Evin ÇÝÇEK          Dr. Ali KILIÇ

Centre  de la Recherche Scientifique  du Kurdistan

 

OBSERVATIONS SUR LES ACTIVITES SCIENTIFIQUES

EN FRANCE ET EN EUROPE

 

Dans le processus  du développement  de la recherche scientifique, la création du Conseil  Européen  de la Recherche, est une très grande avancée  de  l’organisation  et la planification de la recherche  en Europe . Ce processus  scientifique  corresponde  aux objectifs  de  notre projet pour la  fondation de l’Académie des Sciences du Kurdistan et de la création du Centre de la Recherche Scientifique du Kurdistan remis aux  autorités du Kurdistan Sud.

En effet, pour les chercheurs  et les scientifiques du Kurdistan  le cas de la Fondation de l’Académie  des Sciences  et du Centre de la Recherche Scientifique du Kurdistan,  est une  question de l’organisation scientifique  du savoir, elle est désormais au cœurs  de nos  travaux  scientifiques et philosophiques depuis des années. La  question qui se pose  est la suivante : comment les Scientifiques  du Kurdistan peuvent  rester indifférents  face au progrès scientifique  et technique dans la mesure où les  Etats qui  occupent le  Kurdistan utilisent toutes les technologies nouvelles  pour empêcher à la libération du peuple kurde.  Autrement dit ,comment et par  quels moyens   nos chercheurs  peuvent transformer  ces nouvelles  technologies  pour modifier les rapports  de forces  pour que  le progrès  scientifique et technique  soit  à la disposition de la construction du Kurdistan libéré. Il y a plusieurs  raisons.

Tout d’abord la raison scientifique de l’organisation de la science et l’objectif de l’Académie des Sciences. Avec la révolution scientifique et technique, les transformations radicales qualitatives s’effectuant dans le système moderne de la science modifient tous les aspects des rapports technologiques et mettent en évidence les tâches scientifiques importantes et complexes:Importantes, parce qu’elles exigent la nécessité de jeter les fondements scientifiques d’une nouvelle société par l’introduction des nouvelles technologies. Du fait que la Révolution Scientifique et Technique ont engendré une nouvelle primauté de la science sur la Technique et celle de la Technique sur la production, la science devient un facteur décisif et plus dynamique du développement des forces productives. Complexes, parce qu”à la fois elles sont indispensables pour maintenir de la compétitivité de l’économie en crise, et à la fois créent des contradictions antagonistes qui «ont des changements technologiques, des connaissances sur l’homme, dans sa vie professionnelle, sur l’emploi doivent être radicalement maîtrisés. »

Centre  de la Recherche Scientifique  du Kurdistan

Email :dralikilic@yahoo.fr   télé :0631556896

De nos jours , personne  ne met  en doute  le fait que la science peut servir l’homme, l’humanité et l’ensemble des peuples du monde, mais en même temps , on constate que ses résultats  sont  souvent utilisés par les forces dominantes  pour nuire l’humanité et les intérêts  des peuples. Cette situation engendre  un grave  problème social ;

Comment donner à, la science une orientation qui favorisera le développement  de la civilisation ?

Comment apprendre à diriger le mouvement  de la pensée scientifique  dans  sens  des intérêts de l’homme, de l’humanité et des peuples ?

Dans les  deux cas , la question qui se pose  en premier lieu, concerne l’organisation de la science dans la société  et la recherche scientifique, les prévisions du développement des processus  sociaux et dans la science elle-même. Ce sont des applications  de la science et des sciences qui mettent en évidence, les principes de l’Ethique de la Science, qui est devenue  l’objet de nombreuses recherches scientifiques. La vérité, c’est que  l’étude de la science, est une nécessité de la réalité  scientifique de notre époque Dans l’histoire de la philosophie, la question de la science, a été posée par les  philosophes en deux manières différentes :

Primo,la science est une activité cognitive.

Sécundo, la science est un système des connaissances de l’homme ayant un objet déterminé et une méthode d’investigation propre. Cela exige l’intervention active de l’organisation scientifique du savoir des salariés scientifiques pour une nouvelle planification et une nouvelle organisation de la division du travail scientifique pour fonder l’Académie des Sciences du Kurdistan. Partant d’une classification dialectique des Sciences basée sur la division des Sciences de l’Homme, des Sciences de la Nature et des Sciences de la Terre et de l’espace, l’Académie des Sciences fixe son objectif de la manière suivante:

_Adopter des programmes de recherches scientifiques d’action visant à renforcer le rôle de la science et d’accroître les connaissances scientifiques et techniques à partir d’une classification dialectique des sciences et de l’interaction interdisciplinarité scientifique,

          effectuer ou faire d’effectuer les recherches scientifiques pour l’avancement de la science, de résoudre des problèmes nouveaux ou non traités jusqu’à maintenant dans les domaines des civilisations anatoliennes, afin de contribuer à la sauvegarde des cultures millénaires,

          encourager les chercheur pour réaliser des travaux , de subventionner les publications scientifiques et de créer des nouvelles unités de recherches appliquées pour favoriser le dialogue entre les activités scientifiques et l’ouverture internationale d’une coopération scientifique et technique,

          organiser et contrôler l’enseignement préparatoire à la recherche. En dernière analyse, les objectifs de la démarche scientifique de l’organisation du savoir scientifique est de répondre aux questions de l’environnement scientifique et de mettre en évidence les unités de recherches scientifiques ainsi que les liens qui existent entre elles.

L’étude de l’environnement scientifique

1. Dans  quel environnement scientifique sommes nous?

2. Quel est le potentiel scientifique existant à l’intérieur et à l’extérieur du pays et quel est le niveau de son organisation scientifique, technique et académique?

3. Quelles sont des qualités scientifiques existantes et pour quelle finalité scientifique pouvons nous réorganiser les besoins scientifiques du pays et de la région et comment pouvons nous améliorer les performances dans les quatre Universités du Kurdistan?

4. Quelles sont les perspectives d’une ouverture internationale pour la coopération scientifique et technique pour une organisation scientifique et de la recherche fondamentale en considérant les enjeux et ses risques?

5 .Quel est notre choix stratégique et technologique par rapport à la finalité scientifique, politique et commerciale et comment pouvons nous développer les nouvelles méthodes s’appuyant les nouvelles technologies à partir de l’organisation du savoir scientifique et son transfert international dans le processus de la fondation de l’Etat kurde et face au developpement de la science européenne ?

5.         Structures de l’organisation scientifique du savoir

A) De l’organisation du savoir scientifique à l’organisation du potentiel scientifique existant au Kurdistan et en Mésopotamie

B)        La nature de l’organisation et la planification et la réorganisation de la science dans le Processus de la création de Assemblée Constitutive et de l’état au Kurdistan Sud.

C) La définition des tâches scientifiques et techniques principales et des sous- tâches scientifiques spécialisées pour la planification de la Société du Kurdistan,

Finalement, une recherche est une activité scientifique dont l’objectif est la pratique scientifique.

          La réalisation d’une recherche scientifique est assurée par une méthodologie qui consiste soit en une procédure technique, soit en une stratégie assurant la finalité scientifique ou la réalisation de plusieurs sous tâches. Autrement dit la réalisation de chaque tâche exige la participation active de chaque scientifique spécialisé, en fonctions des données sur lesquelles s’appliquent l’objectif scientifique déterminé.

Le choix libre du chercheur et du scientifique est le fondement du développement et de l’épanouissement de la liberté scientifique et académique de chercheur ou le scientifique est responsable de son choix et de la méthode appropriée dans le secteur donné et est obligé d’effectuer des travaux scientifiques, techniques et artistiques conformément à ses choix.

6. L’orientation actuelle des sciences et la finalité scientifique de la diffusion de la science pour une méthodologie scientifique du réel l’analyse théorique de la question de l’organisation du savoir scientifique exige la détermination de l’orientation du développement des sciences et l’étude de leurs domaines d’applications. Dans ce sens ,nous considérons qu’il est impossible de résoudre les questions de la réorganisation scientifique du savoir et de ses liens avec la société en posant ces questions soit en sciences de l’homme soit en science de la nature, comme des questions purement méthodologiques, en faisant totalement abstraction des qualités gnoséologiques, soit comme des questions purement gnoséologiques qui font totalement abstraction des questions méthodologiques de la connaissance et de la science (abstraction de la dialectique ), soit comme des questions purement économiques et politiques en faisant totalement abstraction de l’application de la science à la production. En revanche, cela signifie que l’application rigoureuse de la science à la production est une nécessité, car les besoins de la société sont composés des besoins de la science, dont la satisfaction dépendra essentiellement du niveau de la production, de l’état de la technique, des possibilités matérielles et du potentiel scientifique de la société elle-même. L’orientation scientifique de notre démarche concernant la fondation du Centre de la Recherche Scientifique du Kurdistan dépend en premier lieu de la réorganisation des sciences de l’homme des sciences de la nature et des sciences de la terre et de l’espace en deuxième lieu de l’interprétation de l’objet des sciences fondamentales et appliquées. C’est la raison pour laquelle  nous attribuons une grande  valeurs aux activités scientifiques  des  Académies  des Sciences en Europe, plus particulièrement  à l’Académie des Sciences de France y compris les bases de la fondation de l’Académie des Sciences du Kudistan.

 

OBSERVATIONS SUR  LES ACTIVITES SCIENTIFIQUES

EN FRANCE ET EN EUROPE

 

1.  Conseil Européen de la Recherche  CER

               L’Académie des Sciences   de France a adopté  des récommandations  importante  pour la science européenne.  Du point de vue  scientifique  et académique a pour but «    d’améliorer l’efficacité et l’audience de la recherche européenne, il est envisagé de créer un Conseil Européen de la Recherche, CER (European Research Council ou ERC). Ce Conseil, qui constituera la pierre angulaire de l’extension du dispositif européen à la recherche fondamentale, développera des actions complémentaires des programmes mis en œuvre par la Commission. L’Académie des sciences exprime son soutien chaleureux à cette initiative et souhaite présenter plusieurs recommandations concernant les objectifs, la structure et les modalités de fonctionnement de ce Conseil :

1) L’objectif essentiel du CER doit être d’organiser de manière indépendante le financement de projets de recherche fondamentale sur la base de l’excellence.

2) Le CER doit disposer d’une totale autonomie et d’une complète liberté de ses choix scientifiques, au sein du budget global qui lui est alloué.

3) Le CER doit promouvoir des projets de recherche d’excellence, en favorisant ceux qui sont porteurs de plus-values européennes.

4) Pour soutenir le développement de la recherche fondamentale dans l’ensemble des pays membres de l’Union Européenne, le CER doit mettre en place une politique volontariste d’échange et de mobilité concernant particulièrement les jeunes chercheurs. L’Académie recommande par ailleurs à la Commission que soient créés, par exemple grâce aux fonds structurels, les installations et les moyens nécessaires au développement de la recherche fondamentale dans l’ensemble de ces pays.

5) S’agissant de la composition du Conseil, un échantillon large de disciplines doit être pris en compte comprenant les sciences humaines et sociales. Le Conseil doit être constitué de chercheurs européens d’un niveau d’excellence incontestable désignés à titre personnel, qui devront être régulièrement renouvelés, par exemple par tiers chaque année. ».

Après la création du Conseil Européen de Recherche  un débat  scientifique est  ouvert  parmi les académiciens et scientifiques  cœur de la politique  de l’UE l’orientation de la science et de la  recherche pose de nombreuses  questions  sur l’organisation de la science en Europe  et dans le monde .

 

Réunion conjointe de l’Académie des sciences de l’Institut de France et des Académies des sciences des nouveaux pays membres de l’Union Européenne à Paris,

             Lors de la Réunion conjointe de l’Académie des sciences de l’Institut de France et des Académies des sciences des nouveaux pays membres de l’Union Européenne à Paris, Mr Edouard BREZIN  le Président  de l’Académie des Sciences  de  France, Professeur de physique  à l’Université  Pierre et Marie  Curie , Président du Conseil  d’ Administratif  du CNRS a déclaré que «  Je voudrais vous dire combien nous nous félicitons que vous ayez accepté de célébrer cet anniversaire, l’anniversaire de votre réunion à l’Europe, en étant parmi nous. Je voudrais rappeler que, en ce qui nous concerne, la décision d’organiser cette manifestation scientifique, qui est pour nous très importante pour comprendre vos attentes par rapport à l’Europe et les comparer aux nôtres, a été prise par le Bureau de l’Académie des sciences et le Délégué aux Relations Internationales, le Professeur Capron, il y a maintenant presque un an, en octobre 2004.

En revanche, nous serons très heureux de dialoguer avec vous sur tous les grands enjeux de la Science européenne. Je voudrais commencer par rappeler, même sans le développer, combien le passé scientifique de l’Europe est long et glorieux, et combien il a précédé tous les traités. Je me permettrai d’abord d’évoquer la figure emblématique de Nicolas Copernic, qui a commencé ses études à Cracovie, les a poursuivies à Bologne (c’était pourtant avant le LMD !), fut « post-doc » à Rome, avant de rejoindre sa Pologne natale et d’imposer au monde une révolution conceptuelle irréversible. Mais sans doute faut-il remonter un siècle et demi avant Copernic pour comprendre les conditions qui ont permis l’éclosion de cette révolution. Ces conditions sont la fondation de  l’Université jagellonienne à Cracovie en 1364, qui suivait de près la première université d’Europe Centrale, l’Université Charles à Prague, (Karlovy en tchèque), fondée en 1348, précédant celle de Vienne en 1365, de Pècs en Hongrie en 1367 (initiative de Louis 1er d’Anjou, Roi de Naples), de Heidelberg en 1386, etc. Donc l’Europe des sciences a derrière elle un passé long et glorieux.

Je voudrais en venir à la période contemporaine, ne pouvant dans le temps qui m’est imparti développer toute l’histoire magnifique de la science européenne et Mr  Philippe Busquin avait développé l’idée, reprise par le nouveau commissaire Potocnik, d’un Espace européen de la Recherche, proposé un Conseil européen de la Recherche, aujourd’hui en débat. Il est clair que nous sommes tous attachés à des critères comme l’excellence de la Science qui, en tout cas dans les sciences fondamentales, est une impérieuse nécessité. Il nous semble tout de même, et nous aimerions sur ce point entendre les avis de nos collègues européens, qu’il est important de garder à l’esprit la nécessité de la construction européenne. Nous souhaiterions que ce Conseil européen de la Science, en tout cas c’est l’avis de l’Académie des sciences ici, participe à la construction européenne. S’il est indispensable en effet de construire quelques grands centres qui ont la visibilité des plus grands centres mondiaux, l’un des objectifs à atteindre, la construction européenne, ne peut pas se réduire à ces centres mondiaux. Donc, voilà quelques-uns des enjeux qui sont posés, quelques unes des questions qui sont ouvertes… pour lesquels il nous apparaît particulièrement important de passer ces deux journées en commun, d’écouter vos avis, car réellement sur ce plan nous attendons énormément de ces rencontres. Ce dialogue me paraît essentiel aujourd’hui. Je vous remercie donc de votre présence précieuse parmi nous, et souhaite vivement que cette première rencontre permette de dégager des visions partagées, des actions éventuelles concrètes et qu’elle soit suivie d’autres rencontres dédiées à nos collaborations scientifiques. ».

Lors  la même réunion Ministre des Affaires Etrangères  Michel Barnier  a déclaré que  «  J e crois, en effet, que la Recherche est une des dimensions qui peut le plus faire adhérer à l’Europe. Oui, une recherche commune, aux résultats tangibles, créera une forte légitimité pour les institutions européennes et pourra rendre totalement légitime aux peuples européens l’union des 25 et bientôt des 27 Etats.(..) La recherche européenne n’a en effet cessé de se développer depuis les premiers traités européens de 1957, notamment avec la création des programmes-cadres de recherche et développement (PCRD) pluriannuels. Ceux-ci sont ainsi passés d’un peu plus de 3 milliards d’euros en 1984 à 17,5 milliards d’euros pour le 6ème PCRD (2002-2006).

De même, de grandes infrastructures, comme le CERN à Genève, Desy à Hambourg, l’InstitutLaue-Langevin à Grenoble sont autant de « réalisations concrètes » créant une véritable solidarité européenne par la Science et contribuant ainsi à la cohésion européenne. Selon     Mr Barnierr «  Avec le Traité constitutionnel, une étape supplémentaire sera franchie, en instituant une véritable politique européenne de la recherche et de l’espace. Dans ce cadre, l’Europe de la recherche devrait définitivement devenir une des plus fortes réalités européennes, quotidiennement « palpable » pour l’ensemble des citoyens. »  Les partenariats se sont multipliés selon  Mr Barnier.

          avec la Pologne, un jumelage entre 6 laboratoires français et 7 laboratoires polonais portant sur les Matériaux carbonés et catalytiques pour l’environnement [qui a permis la constitution d’ un consortium ayant obtenu un projet EUREKA avec Gaz de France comme chef de file industriel]
- avec la République Tchèque, un programme sur le pays trans danubien entre l’Empire romain, l’Empire franc et Byzance (V -IX siècles) avec pour partenaires le Centre de recherche d’histoire et civilisation de Byzance du CNRS et l’Institut d’archéologie de Brno
- avec la Hongrie, un programme sur les Interactions entre les plantes et les microorganismes avec l’INRA à Toulouse et le Centre de Biotechnologie (BRC) de Szeged
- avec la Slovaquie, un programme sur le génie chimique entre l’Ecole Nationale supérieure des industries chimiques de Nancy et l’Université de Chimie de Bratislava
- avec la Slovénie, plusieurs projets en cours avec l’INSERM portant sur la physiologie avec l’université de Maribor et la biologie du développement avec l’université de Ljubljana
- avec la Lituanie, un programme sur les transports de charge dans les polymères semi-conducteurs entre le CEA et l’Université de Vilnius,
- avec l’Estonie, un programme sur les impact météoritiques récents d’Estonie entre l’Institut de Géologie de Talinn et le CNRS à Nancy
- avec la Lettonie, un programme d’étude pharmacologique et toxicologique entre l’Université Paris V et la faculté de médecine de Riga
- avec Chypre, une participation conjointe de l’INRIA et de l’Université de Chypre au réseau d’excellence E-NEXT (6ème PCRD) portant sur les systèmes audio-visuels domestiques
- avec Malte, de nombreuses collaborations avec l’Ifremer, dans le cadre des PCRD, portant sur la gestion et le traitement des données océaniques (MEDAR-MEDATLAS II)

Lors  de la Réunion conjointe de l’Académie des sciences de l’Institut de France et des Académies des sciences des nouveaux pays membres de l’Union Européenne à Paris   Monsieur Achilleas MITSOS, Directeur, Directeur Général  de la Recherche à la Commission Européenne, a insisté  sur la nouvelle organisation de la recherche du point de vue de l’utilisation des compétences tangibles du personnel  de la recherche «  nous  voulons  consolider et d’aller au dé là »  dit –il. Pour Chypre et Malte, qui n’ont pas d’Académie des sciences, les informations ci-dessous concernent la structure de recherche principale du pays.

 Prof. Antonis  Makas a représenté Chypre et puis  Prof.   Johanna  Pullicino  a parlé de  Malte.

Dans son exposé Monsieur le Professeur Antonis  Makas  intitulé «  vers une Académie des Sciences à Chypre » a insisté  sur l’héritage scientifique  de Zénon «  Zenonios Académia »

En effet   Il n’y a pas de structure académique actuellement au Chypre. La recherche est menée dans « l’University of Cyprus » à Nicosie (www.ucy.ac.cy). La Faculté des sciences pures et appliquées comporte 5 départements (sciences biologiques, chimie informatique, mathématiques et physique).  Il existe une « Cyprus Research Promotion Foundation » qui est une structure gouvernementale.Selon Prof. A. Makas «  des intituts de recherche sont en train mis en place avec l’aide d’ALLEA »(Fédération des Académies d’Europe) est envisagée.

Selon Prof. Johanna Pulliçino, Malte ne possède pas d’Académie des sciences. La seule structure de coordination dela recherche dans le pays est un organisme gouvernemental, dont les membres sont tous nommés, le « Malta Council for Sciences and Technology ». Ce Conseil est chargé de définir la politique de recherche et de technologie, de coordonner les actionsde Malte vis à vis du FP6 européen. - Le Malta Council s’appuie 1) sur un « Innovation Research Center » pour définir la politique de recherche (il a établi en 2003 un programme national de développementde la recherche) et 2) sur une « Fondation for Sciences and Technology » pour mettre en oeuvre la politique définie. Il finance 8 à 12 programmes par an en recherche fondamentale et appliquée, en technologie et développement. 

L’Académie des Sciences d’Estonie a été créée en 1938 par l’État d’Estonie, son protecteur. Un nouvel acte de création date du 29 avril 1997, correspondant à l’autonomisation du pays. L’Académie est organisée en divisions (astronomie, physique, informatique, ingénierie, biologie, géologie, chimie, humanités et sciences sociales).  Elle gère des Instituts de recherche (zoologie et botanique, écologie, un observatoire).- Sa « Fondation pour les échanges internationaux » est très dynamique et un accord de coopération avec l’Académie des sciences de France (22 mars 1994) permet l’accueil d’un ou deux chercheurs en France, mais le mouvement réciproque est actuellement limité.-  Juri Engelbrecht, Président de l’Académie des sciences d’Estonie avait  répondu particulièrement à la question de Michel Claessens (contribution du 28 novembre 2000) sur le rôle d’un professeur d’université, payé par la société, du point de vue d’un scientifique d’un pays en situation de transition. 21 février 2001.

Dans un petit pays comme l’Estonie, nous sentons bien nous aussi une pression de la société pragmatique s’exercer sur les scientifiques, et cette pression est d’autant plus aiguë qu’elle a lieu dans une atmosphère de transition. Le PIB et donc les salaires moyens sont encore bien au-dessous du niveau européen malgré les grands changements récents et les prévisions faites sur des bases économiques sérieuses. Du point de vue des scientifiques, nous nous sentons fortement à court de gens actifs et compétents. Malgré la petitesse du pays, les universités, les agences de financement, le Ministère de l’éducation, les conseils d’orientation, etc, ont tous à travailler efficacement. Il apparaît clairement que les gens compétents doivent partager leur temps entre plusieurs tâches. Les agences de financement ont mis en place des règles strictes et des codes éthiques pour maintenir l’objectivité dans leurs décisions. On ne peut simplement pas éviter de tenir les chercheurs actifs à l’écart de ces conseils. Nous apprécions l’aide des pays voisins dans des confrontations entre pairs, ce qui implique l’usage de l’anglais. La plupart des professeurs d’université sont capables de respecter les standards, bien qu’une autre menace existe, principalement pour les « sciences douces ». Du fait de cette période de transition, il y a trop d’ »universités » privées, dont les standards sont souvent plus bas (à deux exceptions près). Elles invitent aussi des professeurs venant des universités publiques, ce qui se traduit par une meilleure rémunération salariale, mais aussi moins de temps consacré au travail principal..

L’Académie des Sciences de Hongrie a été créée en 1825 et a joué un rôle éminent dans la vie scientifique du pays, notamment par les avis qu’elle a formulés à la demande de l’État. Elle comporte 200 membres de moins de 70 ans, 320 en tout. Deux  dates marquantes sont à signaler : 1949 où l’Académie a adopté le modèle de structure et de fonctionnement soviétique et 1988, où des réformes ont été introduites, traduites dans un nouvel acte promulgué en 1994, qui a vu la réintégration d’Académiciens expulsés en 1949, l’adoption de règles strictes, comme l’élection des membres (200 de moins de 70 ans) et du Présidium. - Elle comporte 8 sections scientifiques (mathématiques, agriculture, sciences médicales, sciences techniques, chimie, biologie, sciences de la terre, physique). - Elle gère 49 Instituts de recherche, couvrant l’ensemble de ses sections, y compris celles de sciences humaines. L’Académie comporte des membres étrangers dont 10 Français également membres de l’Académie des sciences de France. Un accord avec l’Académie  de chercheurs. La délégation présidée par  l’académicien Stefan KROO,Président honoraire de l’AS d’Hongrie,spécialiste  en Optique des Lasers, a intervenu dans le demain  de la physique  et du développement scientifique européen .

L’Académie des sciences de Lettonie a été créée en 1946 ; elle avait été précédée par des unions scientifiques depuis 1815. En 1992, sa structure a été modifiée pour la rapprocher de celles des autres Académies européennes. Selon l’académicien  Juris Erkmanis, Président Latvanian Académy of Sciences, spécialiste en Phhysique et Energie  l’Académie comprend 3 divisions (physique, technologie, mathématiques ; chimie, biologie, médecine ; sciences humaines et sociales). - Elle gère un Conseil pluridisciplinaire le « Latvian Council of Science » qui élabore la politique de recherche dans le pays, et un outil d’évaluation, le « Centre for Science and  Technology Studies ».  Une lettre d’intention a été signée entre les Académies des sciences de France et de Lettonie. Elle a permis l’accueil en France de deux chercheurs en 1999 et 2003. un renforcement des liens entre l’Académie des sciences de France et l’Académie de Lettonie a été préparé le 2 décembre 2003 en vue d’un accord plus formel.  Trois scientifiques français sont membres associés étrangers de l’Académie de Lettonie, l’un est également membre de l’Académie des sciences de France.  

Prof. Andrejs  SILINS, vice Président de l’Académie des Sciences, a intervenu dans la domaine de l’Espace  européenne de recherche.

La « Lithuanian Academy of Sciences » a été fondée à Vilnius comme Académie des sciences et des études de la République de Lituanie le 16 janvier 1941. Le 12 février 1991, elle a changé de statut et pris son nom actuel. Elle est organisée en 5 divisions : humanités et sciences sociales ; physique, mathématiques, chimie ; biologie, médecine, sciences de la terre ; agriculture et forêts, technologies). Elle comporte 28 membres et des membres associés étrangers, mais aucun Français à ce jour.  Elle gère 24 des 29 Instituts de recherche nationaux, toutes disciplines confondues.  Une lettre d’intention entre les Académies des sciences de France et de Lituanie a été signée en 1994.Réprésenté par  Zenonas  Rokus  Rudzikas, Président de l’Academie  des Sciences de lituanie, il faut rappeler que l’academicien Rudzikas,  est un spécialistes de la physique atomique  selon lui, «  les spectres sont des caractéristiques fondamentales des atomes et des ions, et sont la source principale d’information sur leur structure et des propriétés.  Cette monographie présente un guide complet de la théorie de spectroscopie moderne des atomes.  Le livre décrit l’état contemporain de la théorie d’atomes et d’ions d’beaucoup de-électron, des particularités de leur structure et spectres, des processus de leur interaction avec le rayonnement, et de certaines des applications de la spectroscopie atomique.  Il contient un grand nombre de nouveaux résultats, qui ont été principalement édités dans le Russe et sont donc presque inconnus aux scientifiques occidentaux.  Une référence de niveau graduée des textes et de recherches, ce livre est visée principalement les physiciens atomiques et les chimistes physiques, mais sera précieuse également pour des physiciens et des chimistes dans d’autres secteurs qui emploient la spectroscopie dans leur travail. »

L’Académie des sciences de Pologne (PAN) a été créée en 1952 en remplacement l’Académie des arts et des sciences de Cracovie. En 1989, l’Académie a cessé de fonctionner et elle a été renouvelée par une décision du Parlement du 25 avril 1997.- L’Académie est composée de 350 membres élus par l’Assemblée générale et des membres étrangers, dont 28 Français. Parmi ceux-ci, 11 sont également membres de l’Académie des sciences de France. Les Académiciens de l’Académie polonaise sont regroupés en 7 divisions (sciences sociales ; biologie ; mathématiques, physique, chimie ; technologie ; agriculture, forêt et sciences vétérinaires ; sciences médicales ; sciences de la terre et mines).  Elle gère 79 centres de recherche dont des jardins botaniques, des bibliothèques ou des musées, ainsi que des structures à l’étranger. La PAN possède ainsi une - L’Académie des sciences de France a signé un accord (déclaration conjointe) le 8 février 1983. C’est le plus ancien des accords signés par l’Académie de France. Cet accord définit le cadre scientifique, qui recoupe l’ensemble des divisions et des sections de l’Académie de France et fixe le type des interventions : séjour de chercheurs, séminaires scientifiques communs, conférences « de savants ». Il a permis les visites croisées de chercheurs presque tous les ans jusqu’en 1998 .

La délégation polonaise présidée par le Président Académicien  Andrzej LEGOCKI, a  intervenu à plusieurs reprises  lors de cette rencontre internationale  a marqué historiquement le développement de la science en Pologne  et  la coopération scientifique   entre la France et Pologne. Le Centre Franco-Polonais (CFP[1][1]) de Biotechnologie des Plantes a été fondé le 25 mars 1993 suite à un accord de coopération entre le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), le Comité d’Etat Polonais de la Recherche Scientifique (KBN) et l’Académie Polonaise des Sciences (PAN). La mission du CFP est de promouvoir la coopération entre les laboratoires français et polonais dans les domaines de la biologie moléculaire et de la biotechnologie végétale, en mettant particulièrement l’accent sur la formation des jeunes chercheurs. Lors de sa première réunion, en mai 1994, le Comité Scientifique du CFP a établi treize sujets de recherche prioritaires, ayant trait à la biotechnologie des plantes au sens large. La coopération se déroule en réalisant des projets de recherche en commun incluant principalement des projets à long terme, par échanges de chercheurs, d’informations, et par des séminaires et colloques. Le CFP attache une importance particulière à la formation des jeunes des deux pays dans le domaine de biotechnologie végétale. Les moyens nécessaires pour la coopération sont fournis conjointement par les gouvernements des deux pays. La dotation du CNRS est utilisée en France pour couvrir sur place les frais de coopération (principalement sous forme de bourses à des chercheurs polonais durant leurs stages en France, et de frais de voyage à des chercheurs français se rendant en Pologne). Le KBN met en place un financement équivalent soutenant la collaboration en Pologne (frais de séjour des visiteurs français, subvention directe des projets communs poursuivis en Pologne, frais de voyage des chercheurs polonais se rendant en France, etc.). Le CFP est ouvert à d’autres formules de financement de recherches scientifiques internationales (bourses gouvernementales, fonds européens, etc.). En 2000, conformément à l’article 7 de l’accord de coopération, les nouveaux membres du Comité Scientifique ont été désignés, respectivement par le KBN pour les membres polonais et par le CNRS pour les membres français, pour une période de trois ans à l’exception du Président qui est nommé pour un an.  Il faut rappeler que  l’intervention de Wlodzimierz ZARGOSKI OSTOJA, sur l’influence  des programmes  des cadres  sur la réalité scientifique en Pologne était assez interrésante.  

L’Académie des sciences de la République Tchèque à Prague a été créée dans sa forme actuelle en 1992. En fait, elle est plus ancienne et elle poursuit une tradition académique que l’on peut faire remonter en 1770 avec une Société privée du pays tchèque pour le développement des mathématiques, de l’histoire et des sciences naturelles.  En 1952 a été créée l’Académie des sciences de Tchécoslovaquie, qui regroupait les deux entités géographiques. En fait, dans cette période, l’Académie des sciences de Slovaquie a été mise en sommeil et le siège de l’Académie des sciences à Prague. Tout naturellement après 1989, les deux institutions ont été reconstruites et leurs activités restaurées en 1992.- L’Académie possède 3 divisions : mathématiques, physique, sciences de la terre ; sciences de la vie et chimie ; sciences humaines et sociales. Elle comporte 244 Académiciens et des correspondants étrangers, dont 2 Français qui sont également membres de l’Académie des sciences de France. Elle gère des Instituts de recherche, actuellement 16.Les Académies des sciences de la République Tchèque et de France ont signé une lettre d’intention en mars 1994. Lors de cette Conférence  l’exposé  de Prof ? Jan Palous, dans le demaine  de l’astronomie et de l’ Astrophysique  solaire, des satellites  et l’évolution des  galaxies  était remarquable. J’ajoute que les recherches  théoriques  que j’a effectué en 1989 du point de vue de la philosophie des sciences  dans le domaine de l’Astrophysique nucléaire et sur la réaction nucléaire  dans l’espace et  l’approche que  j’ai développé  sur l’unité  dialectique des noyaux exotiques  et des noyaux atomiques  corresponde aux travaux effectués par l’académicien Jan Palous.(notre essai sur Titan  sera publié prochainement)

L’Académie des sciences de Slovaquie a été établie au 18ème siècle. En juillet 1942, le Parlement slovaque a créé l’Académie slovaque des sciences et des arts qui a été transformée en 1953 en Académie des sciences. La recréation de la Slovaquie a permis la résurgence d’une Académie des sciences nationale. Elle comprend trois sections : physique, sciences de la vie, sciences sociales. Elle a peu de membres et n’a aucun membre associé étranger. L’Académie gère actuellement 74 entités de recherche. 47 sont entièrement financés par la SAS, 27 partiellement.  Une lettre d’intention entre les Académies de Slovaquie et de France a été signée en novembre 2004 et un accord concernant l’introduction du programme La main à la pâte sera signé à Tarnava le 12 mai 2005.

L’académie des sciences et des arts de Slovénie (« Slovenian Academy of Sciences and Art », SAZU) a été fondée en 1938 et est restée depuis autonome. Elle a toujours fonctionné selon des critères d’excellence et la volonté de promouvoir l’héritage culturel du pays - Elle rassemble 66 membres, 22 associés (ce sont des membres étrangers ; il y a u n nombre français) et 73 correspondants. Les Académiciens sont classés en 6 sections : sciences sociales ; philosophie et littérature ; mathématiques, physique, chimie et technologie ; sciences naturelles ; art ; sciences médicales.L’Académie coordonne une « division internationale » et a créé en 1981 le « ScientificResearch Centre » (ZRC SAZU) qui coordonne 17 Instituts de recherche. Le ZRC estinvesti de la mission de définir la politique scientifique du pays.  Les Académies de Slovénie et de France ont signé en 1994 une lettre d’intention de coopération, qui n’a pas encore été suivie d’effet. Les sites (URL) des Académies des sciences des 10 nouveaux pays de l’Union européenne. Les interventions de Monsieur le Professeur Jan Slezak, Vice Président de l’Académie  des Sciences  et de Slovaquie et de celui de Monsieur le Professeur  Fedor  Ciampor, étaient  importants dans le but  de la compréhension du développement  de la  science en Slovaquie .  A travers de  cette rencontre internationale scientifique et académique  un débat scientifique  a mis en évidence entre les chercheurs  sur le développement de la science.

II. Débat  sur l’avenir de la recherche  européenne

« Pour la première fois, un traité européen propose de construire un espace scientifique, fait remarquer pour sa part au ‘‘Quotidien’’ le Prof François Jacob. Une telle ambition est très importante pour la recherche. D’une façon générale, le développement de l’Europe, et bien entendu de la France, repose sur la capacité de développement de la recherche. »

« C’est à travers l’excellence dans la recherche et l’innovation que l’Europe pourra faire face aux grands défis économiques et sociaux du XXIe siècle », peut-on lire dans le texte de l’appel. « Et je ne suis pas sûr que tout le monde l’ait compris », souligne le prix Nobel de médecine 1965. Le Conseil européen de la recherche.  Le Prof. François Gros partage les mêmes sentiments et insiste sur le fait qu’« il existe des liens très étroits entre l’adhésion à la politique européenne dans son ensemble et la relance de la recherche scientifique sur le Vieux Continent ». « Comme tous les scientifiques », il se montre très impatient de voir mettre en œuvre le Conseil européen de la recherche. « Cette instance, précise-t-il, gérée par des personnalités scientifiques de haut niveau, qui va démarrer en janvier ou mars 2006, devrait permettre à l’Europe de combler en partie ses retards dans le domaine de la recherche fondamentale par rapport au Japon et aux Etats-Unis », estime le secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie des sciences.

« C’est le seul moyen de peser scientifiquement pour résoudre les problèmes qui se posent au monde », pense lui aussi le Prof Alain Carpentier, chirurgien, membre de l’Académie des sciences. « Si la France est seule, elle n’est rien. Il ne sera pas possible par exemple d’apporter des réponses aux problèmes de réchauffement de la planète, comme le demande l’académie, qui prévoit que dans cinquante ans tous les étés seront caniculaires comme en 2003, affirme-t-il. J’ajouterai que l’Europe, c’est la garantie de la paix. Depuis soixante ans, elle n’a connu aucun conflit majeur ; ce n’est pas le moindre des acquis pour un citoyen, qui plus est scientifique. Enfin, l’Europe, c’est une chance pour la France, qui a du mal à se réformer. Il faudra bien qu’elle bouge dans le cadre communautaire élargi ! »

Outre les quelques personnalités sollicitées par « le Quotidien », l’appel de scientifiques en faveur du oui au traité constitutionnel a été parafé, entre autres, par les prix Nobel Georges Charpak, Claude Cohen-Tannoudji, Jean Dausset, Pierre-Gilles de Gennes et Jean-Marie Lehn, les professeurs au Collège de France Jean-Pierre Changeux, Yves Coppens et Pierre Chambon, le président de l’Académie des sciences Edouard Brezin et le sociologue Edgar Morin.

 

III.L’ANALYSE CRITIQUE  KURDE DU DEVELOPPEMENT DE LA SCIENCE

ET DE LA CONSTITUTION EUROPENNE

            Contrairement à l’avis des académiciens français cités  ci dessus  je pense qu’en tant  philosophe. spécialiste  de l’histoire  des sciences et de l’épistémologie des sciences.  Je crois que l’orientation des sciences prévues par la Constitution européenne est opposées aux principes de l’Ethique  de la Science j’ai défendu  dans mes recherches  relatives à l’utilisation d’armes chimiques, biologiques et nucléaires, plus particulièrement  dans le  l’utilisation d’armes  chimiques par le régime de Saddam   contre la villa de Halabja au Kurdistan Sud.  Je pense  que  plus  la science pénétre en profondeur les mysteres ; plus elle rend  l’homme puissant. Mais plus son  utilisation implique  de responsablité . C’est la question  des fondements de l’ethique  de la science  qui egige  la responsabilité  philosophie  des scientifique  face à la militarisation de la science  qui n’est  un  processus spontané ; incontroable dicté << par l’autodéveloppement  de la science et de al technique >>  C’est  pourquoi  j’avance des  thèses  contre  la militarisation de la science et  sur  la politique  de sécurité  et de défense commune. En outre, l’utilisation des forces armées de l’OTAN est  une politique  militaire que je condamne très fermement. J’ajoute les   britanniques  et les français   les américains  et les autres n’ont pas du droit à la domination  coloniale sur les pays qui n’appartiennet pas .  Comme  des  pays (la Turquie, l’Irak, l’Iran  et la Syrie ) des Etats  colonialisateurs  n’ont pas  du droit de l’occupation colonialiste et militariste du Kurdistan. C’est pourquoi, en tant que scientifique  je pense que  les peuples  européens  et les  dirigeants de onze de l’Académise des Sciences  qui  ont participé  à cette  conférence  peuvent  réfléchir  sur l’avenir de la science  du point de vue  des principes de l’Ethique de la Science pour les raisons suivantes :

             D’abord  «  dans les domaine  des  la recherche , du développement  technologique  et de l’espace » selon l’article de la  Constitution  ( CE/ Titre :III,Art.14/3.p.11) « l’Union  dispose d’une compétence pour mener  des actions , notamment pour définir et mettre en œuvres  des programmes , sans que l’exercice  de cette compétence »  Mais à  mon  avis  les programmes militaires prévus par l’UE, sont majoritairement  des  programmes  militaires. Les chercheurs  et des  scientifiques n’ont pas  de possibilité du contrôle  sur l’utilisation  des connaissances  scientifiques et des découvertes scientifiques  qu’ils ont produits. Je rappele que l’Acadécien Andrei Sakharov  lors de son discours prononcé à Lyon le 27 septembre 1989  avait insisté  sur la Science  et la Liberté. Mr Sakharov était contre la militarisation de la science  et menait des activités scientifiques  contre les interdictions  des essais nucléaires .

 Si  on prend seulement Article I-41 de la Constitution  nous voyons que cette  la vérité est évidente : «  La politique de sécurité et de défense commune fait partie intégrante de la politique étrangère et de sécurité commune. Elle assure à l’Union une capacité opérationnelle s’appuyant sur des moyens civils et militaires. L’Union peut y avoir recours dans des missions en dehors de l’Union afin d’assurer le maintien de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale conformément aux principes de la charte des Nations unies. L’exécution de ces tâches repose sur les capacités fournies par les États membres.  »  

 Une question se pose  en quoi consiste « recours dans des missions en dehors de l’Union » ? Contre  qui ?  Pourquoi ? Pour quelle raison ? Nous savons que  les talibans  et les intégristes  islamistes  ont été recrutés par l’Administration  des USA, autrement dit ils ont été considérés comme des forces  spéciales  des alliées des USA,qui ont utilisé ces forces réactionnaires contre l’Union Soviétique. C’est pourquoi,  les présidents de  dix  Académie  des Sciences  doivent souvenir cette réalité face à la militarisation de la Science. Dans la mesure où la Constitution Européenne  prévoit cette  «  politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive d’une politique de défense commune de l’Union. Elle conduira à une défense commune, dès lors que le Conseil européen, statuant à l’unanimité, en aura décidé ainsi. Il recommande, dans ce cas, aux États membres d’adopter une décision dans ce sens conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. ». dans ce cas là, d’abord l’ONU  n’a jamais  objectivement appliqué  la déclaration de 1960 au cas du Kurdistan colonisé  et l’ONU n’a jamais accepté  le statut colonial du Kurdistan et si la Turquie adhère à l’UE , si le Peuple Kurde a revendiqué le droit à l’autodétermination  de revendiquer  conformément au droit international  alors , les revendications  légitimes  de la nation kurde seront  l’objet « recours dans des missions  militaires » en vertu de l’article 1/41 de la Constitution. Alors  cette situation est totalement  opposées  à la déclaration de ( ONU 19601514 (XV)) Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux je cite

 «   Consciente de ce que les peuples du monde se sont, dans la Charte des Nations Unies, déclarés résolus à proclamer à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, et à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

 Consciente de la nécessité de créer des conditions de stabilité et de bien-être et des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect des principes de l’égalité de droits et de la libre détermination de tous les peuples, et d’assurer le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion,

 Reconnaissant le désir passionné de liberté de tous les peuples dépendants et le rôle décisif de ces peuples dans leur accession à l’indépendance,

 Consciente des conflits croissants qu’entraîne le fait de refuser la liberté à ces peuples ou d’y faire obstacle, qui constituent une grave menace à la paix mondiale,

 Considérant le rôle important de l’Organisation des Nations Unies comme moyen d’aider le mouvement vers l’indépendance dans les territoires sous tutelle et les territoires non autonomes,

 Reconnaissant que les peuples du monde souhaitent ardemment la fin du colonialisme dans toutes ses manifestations,

 Convaincue que le maintien du colonialisme empêche le développement de la coopération économique internationale, entrave le développement social, culturel et économique des peuples dépendants et va à l’encontre de l’idéal de paix universelle des nations Unies,

 Affirmant que les peuples peuvent, pour leurs propres fins, disposer librement de leurs richesses et ressources naturelles sans préjudice des obligations qui découleraient de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l’avantage mutuel, et du droit international,

Persuadée que le processus de libération est irrésistible et irréversible et que, pour éviter de graves crises, il faut mettre fin au colonialisme et à toutes les pratiques de ségrégation et de discrimination dont il s’accompagne,

Se félicitant de ce qu’un grand nombre de territoires dépendants ont accédé à la liberté et à l’indépendance au cours de ces dernières années, et reconnaissant les tendances toujours plus fortes vers la liberté qui se manifestent dans les territoires qui n’ont pas encore accédé à l’indépendance,

 Convaincue que tous les peuples ont un droit inaliénable à la pleine liberté, à l’exercice de leur souveraineté et à l’intégrité de leur territoire national,

 Proclame solennellement la nécessité de mettre rapidement et inconditionnellement fin au colonialisme sous toutes ses formes et toutes ses manifestations ;

Et à cette fin,

Déclare ce qui suit :

1. La sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l’homme, est contraire à la Charte des Nations Unies et compromet la cause de la paix et de la coopération mondiales.

 2. Tous les peuples ont le droit de libre détermination ; en vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique social et culturel.

3. Le manque de préparation dans les domaines politique, économique ou social ou dans celui de l’enseignement ne doit jamais être pris comme prétexte pour retarder l’indépendance.

4. Il sera mis fin à toute action armée et à toutes mesures de répression de quelque sorte qu’elles soient dirigées contre les peuples dépendants, pour permettre à ces peuples d’exercer pacifiquement et librement leur droit à l’indépendance complète, et l’intégrité de leur territoire national sera respectée.

5. Des mesures immédiates seront prises, dans les territoires sous tutelle, les territoires non autonomes et tous autres territoires qui n’ont pas encore accédé à l’indépendance, pour transférer tous pouvoirs aux peuples de ses territoires, sans aucune condition ni réserve, conformément à leur volonté et à leurs vœux librement exprimés, sans aucune distinction de race, de croyance ou de couleur, afin de leur permettre de jouir d’une indépendance et d’une liberté complètes.

6. Toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l’unité nationale et l’intégrité territoriale d’un pays est incompatible avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies.

7. Tous les Etats doivent observer fidèlement et strictement les dispositions de la Charte des Nations Unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de la présente Déclaration sur la base de l’égalité, de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et du respect des droits souverains et de l’intégrité territoriale de tous les peuples. »  Contrairement à l’esprit  de la déclaration de l’ONU la  Constitution prévoit «  la politique de l’Union au sens du présent article n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre.. » Elle  ajoute que «  Les États membres mettent à la disposition de l’Union, pour la mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune, des capacités civiles et militaires pour contribuer aux objectifs définis par le Conseil. Les États membres qui constituent entre eux des forces multinationales peuvent aussi les mettre à la disposition de la politique de sécurité et de défense commune.  Les États membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires. Il est institué une Agence dans le domaine du développement des capacités de défense, de la recherche, des acquisitions et de l’armement (l’Agence européenne de défense) pour identifier les besoins opérationnels, promouvoir des mesures pour les satisfaire, contribuer à identifier et, le cas échéant, mettre en œuvre toute mesure utile pour renforcer la base industrielle et technologique du secteur de la défense, participer à la définition d’une politique européenne des capacités et de l’armement, ainsi que pour assister le Conseil dans l’évaluation de l’amélioration des capacités militaires. »

La deuxième  question   est  de savoir  est ce que les scientifiques et les académiciens  sont pour la militarisation de la  science ou non ?  nous sommes pour  le développement  d’une  politique de l’humanisation des sciences  ou non? Est-ce que nous serons d’accord  ou non  aux «  décisions européennes relatives à la politique de sécurité et de défense commune, y compris celles portant sur le lancement d’une mission visée au présent article, sont adoptées par le Conseil statuant à l’unanimité, sur proposition du ministre des affaires étrangères de l’Union ou sur initiative d’un État membre. Le ministre des Affaires étrangères de l’Union peut proposer de recourir aux moyens nationaux ainsi qu’aux instruments de l’Union, le cas échéant conjointement avec la Commission ? » Est-ce  la Commission  prendra en considération  la volonté et l’autorité  des scientifiques et des académiciens  sur la prise  des décisions ?

  En effet  selon  Article II-73 relatif à la  Liberté des arts et des sciences « Les arts et la recherche scientifique sont libres. La liberté académique est respectée. » Mais  cela signifie  rien, si les chercheurs  et les scientifiques  ne se prononcent  pas sur l’utilisation  des moyens  scientifiques et techniques quisont  soumis à la  disposition de la politique  militaire de l’UE. C’est pourquoi la responsabilité  scientifique des savants   et  des académiciens  pose la nécessité  de la détermination des principes de l’Ethique de la Science.  Selon Article III-248  de l’a Constitution «  L’action de l’Union vise à renforcer ses bases scientifiques et technologiques, par la réalisation d’un espace européen de la recherche dans lequel les chercheurs, les connaissances scientifiques et les technologies circulent librement, à favoriser le développement de sa compétitivité, y compris celle de son industrie, ainsi qu’à promouvoir les actions de recherche jugées nécessaires au titre d’autres chapitres de la Constitution. » Mais en même  temps , «  , elle encourage dans l’ensemble de l’Union les entreprises, y compris les petites et moyennes entreprises, les centres de recherche et les universités dans leurs efforts de recherche et de développement technologique de haute qualité. Elle soutient leurs efforts de coopération, en visant tout particulièrement à permettre aux chercheurs de coopérer librement au delà des frontières et aux entreprises d’exploiter les potentialités du marché intérieur à la faveur, notamment, de l’ouverture des marchés publics nationaux, de la définition de normes communes et de l’élimination des obstacles juridiques et fiscaux à cette coopération. »

 Face  à cette situation, nous pensons  qu’il s’agit de la finalité  financière qui a été posée  par une autre logique  des firmes  multinationales  imposées à la volonté  des peuples. Il a été dit très clairement que  « Toutes les actions de l’Union dans le domaine de la recherche et du développement technologique, y compris les actions de démonstration, sont décidées et mises en œuvre conformément à la présente section . » Selon Article III-249 « Dans la poursuite des objectifs visés à l’article III-248, l’Union mène les actions suivantes, qui complètent les actions entreprises dans les États membres: a) mise en œuvre de programmes de recherche, de développement technologique et de démonstration en promouvant la coopération avec et entre les entreprises, les centres de recherche et les universités; b) promotion de la coopération en matière de recherche, de développement technologique et de démonstration de l’Union avec les pays tiers et les organisations internationales; c) diffusion et valorisation des résultats des activités en matière de recherche, de développement technologique et de démonstration de l’Union;  d) stimulation de la formation et de la mobilité des chercheurs de l’Union. ». Dans ces circonstances , le chercheurs  n’auront- jamais  de liberté  d’action contre les directions données  par  «  L’Union et les États membres coordonnent leur action en matière de recherche et de développement technologique, afin d’assurer la cohérence réciproque des politiques nationales et de la politique de l’Union. « (Article III-250 ). C’est une politique  de l’intégration   des technologies militaires à la politique  de l’UE. Car  selon  Article III-251  de la Constitution « La loi européenne établit le programme-cadre pluriannuel, dans lequel est repris l’ensemble des actions financées par l’Union. Elle est adoptée après consultation du Comité économique et social  et Le programme-cadre:  «  fixe le montant global maximum et les modalités de la participation financière de l’Union au programme-cadre, ainsi que les quotes-parts respectives de chacune des actions envisagées. ». Autrement dit  « Le programme-cadre pluriannuel est adapté ou complété en fonction de l’évolution des situations. ». Selon  la Constitution, «  Une loi européenne du Conseil établit les programmes spécifiques qui mettent en œuvre le programme-cadre pluriannuel à l’intérieur de chacune des actions. Chaque programme spécifique précise les modalités de sa réalisation, fixe sa durée et prévoit les moyens estimés nécessaires. La somme des montants estimés nécessaires, fixés par les programmes spécifiques, ne peut pas dépasser le montant global maximum fixé pour le programme-cadre et pour chaque action. Cette loi est adoptée après consultation du Parlement européen et du Comité économique et social.  En complément des actions prévues dans le programme-cadre pluriannuel, la loi européenne établit les mesures nécessaires à la mise en œuvre de l’espace européen de recherche. Elle est adoptée après consultation du Comité économique et social. » Selon, Article III-252  de la constitution «  Pour la mise en œuvre du programme-cadre pluriannuel, la loi ou loi-cadre européenne établit:  a) les règles de participation des entreprises, des centres de recherche et des universités;  b) les règles applicables à la diffusion des résultats de la recherche. ». Dans ce sens  il  n’ y a plus de l’autonomie académique , scientifique , administrative. Car , il a été clairement indiquée que «  La loi européenne fixe les règles applicables aux programmes complémentaires, notamment en matière de diffusion des connaissances et d’accès d’autres États membres. Elle est adoptée après consultation du Comité économique et social et avec l’accord des États membres concernés. ». Ainsi  le système  de la logique des  firmes  multinationales   est  prévu par la Constitution selon laquelle «  Dans la mise en œuvre du programme-cadre pluriannuel, la loi européenne peut prévoir, en accord avec les États membres concernés, une participation à des programmes de recherche et de développement entrepris par plusieurs États membres, y compris la participation aux structures créées pour l’exécution de ces programmes. ». Autrement dit . « Dans la mise en œuvre du programme-cadre pluriannuel, l’Union peut prévoir une coopération en matière de recherche, de développement technologique et de démonstration de l’Union avec des pays tiers ou des organisations internationales. »  Quelles  sont  ces  organisation  internationales ? La verité  c’est que la finalité  scientifique est soumise aux multinationales.  L’article  Article III-254  précise clairement  la situation. « Afin de favoriser le progrès scientifique et technique, la compétitivité industrielle et la mise en œuvre de ses politiques, l’Union élabore une politique spatiale européenne. À cette fin, elle peut promouvoir des initiatives communes, soutenir la recherche et le développement technologique et coordonner les efforts nécessaires pour l’exploration et l’utilisation de l’espace. . Pour contribuer à la réalisation des objectifs visés au paragraphe 1, la loi ou loi-cadre européenne établit les mesures nécessaires, qui peuvent prendre la forme d’un programme spatial européen. » La  question qui se pose  est de savoir  l’intérêt scientifique sera  à la disposition de  qui ?  des peuples où aux multinationales. Je veux ajouter  la protection de  la nature  par la science et  ej propose  à partir de la réalité de mon pays  une politique  scientifique de al protection de l’environnement. D’abord du pointe de vue constitutionnel, puis scientifique  en  espérant  l’intervention des  académiciens  sur ce niveau.  J’exprime très clairement  je dénonce dans  tous les domaines  y compris du domaine de l’environnement la politique de l’Etat turc à l’encontre de la nature  humaine de mon pays.

 

Dr  Ali KILIC

 A SUIVRE

 

III.L’ANALYSE CRITIQUE  DE LA POLITIQUE  DE L’ENVIRONNEMENT

ET DE LA CONSTITUTION EUROPENNE,  


 

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