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Dr
Ali KILIC
Paris le 06-05-2008
Académie
des Sciences du Kurdistan
et
Les
sciences Physiques, Chimiques et Biologiques
Et
La
conférence de l’Académie des Sciences
- Les
sciences Physiques ;
Chimiques et Biologiques étaient
l’objet de notre analyse sur la classification des Sciences et
l’Informatique , Fondements philosophiques de l’Informatique[1].
La philosophie de la
biologie, de la chimie et de la physique
était l’une de mes préoccupations dans l’histoire des
sciences qui ont abouti à
la rédaction d’un projet pour la Fondation de l’Académie des
Sciences du Kurdistan, dans
le but de la planification et
de la programmation de la
science pour la fondation
de l’Etat de la République du Kurdistan. Mais
Ni Monsieur Massoud
Barzani et
Ni Monsieur Djelal Talabani ont répondu à notre demande.
-
- Le
13 mai 2008 la section de Biologie moléculaire et cellulaire, génomique
de l’Académie des sciences organisera
une conférence sur l’épigénétique et mémoire cellulaire. C’est une
nouvelle discipline de la
Biologie moléculaire et cellulaire, génomique. La question qui se pose
Qu’est-ce que l’épigénétique?
Quel rapport établir avec
la recherche scientifique que
j’avais terminé il y a vingt ans ? Quelles sont des conclusions par rapport
au projet pour la fondation de l’Académie du Kurdistan
que nous avons déposé depuis
janvier 2005 aux autorités du Kurdistan ?
-
- En
effet, pour les chercheurs et
les scientifiques du Kurdistan le
cas de la Fondation de l’Académie
des Sciences et du
Centre de la Recherche Scientifique du Kurdistan,
est une question de
l’organisation scientifique du
savoir, elle est désormais au cœurs
de nos travaux
scientifiques et philosophiques depuis des années. La
question qui se pose est
la suivante : comment les Scientifiques
du Kurdistan peuvent rester
indifférents face au progrès
scientifique et technique
dans la mesure où les Etats
qui occupent le
Kurdistan utilisent toutes les technologies nouvelles
pour empêcher à la libération du peuple kurde.
Autrement dit ,comment et par
quels moyens nos
chercheurs peuvent
transformer ces nouvelles technologies pour
modifier les rapports de
forces pour que
le progrès scientifique
et technique soit
à la disposition de la construction du Kurdistan libéré. Il y
a plusieurs raisons.
-
- Tout
d’abord la raison scientifique de l’organisation de la science et
l’objectif de l’Académie des Sciences. Avec la révolution
scientifique et technique, les transformations radicales qualitatives
s’effectuant dans le système moderne de la science modifient tous les
aspects des rapports technologiques et mettent en évidence les tâches
scientifiques importantes et complexes:Importantes, parce
qu’elles exigent la nécessité de jeter les fondements scientifiques
d’une nouvelle société par l’introduction des nouvelles
technologies. Du fait que la Révolution Scientifique et Technique ont
engendré une nouvelle primauté de la science sur la Technique et celle
de la Technique sur la production, la science devient un facteur décisif
et plus dynamique du développement des forces productives. Complexes,
parce quӈ la fois elles sont indispensables pour maintenir de la
compétitivité de l’économie en crise, et à la fois créent des
contradictions antagonistes qui «ont des changements technologiques,
des connaissances sur l’homme, dans sa vie professionnelle, sur
l’emploi doivent être radicalement maîtrisés. »
-
- De
nos jours , personne ne met
en doute le fait que
la science peut servir l’homme, l’humanité et l’ensemble des
peuples du monde, mais en même temps , on constate que ses résultats
sont souvent utilisés
par les forces dominantes pour
nuire l’humanité et les intérêts
des peuples. Cette situation engendre
un grave problème
social ;
-
- Comment
donner à, la science une orientation qui favorisera le développement
de la civilisation ?
- Comment
apprendre à diriger le mouvement de
la pensée scientifique dans
sens des intérêts
de l’homme, de l’humanité et des peuples ?
-
- Dans
les deux cas, la question
qui se pose en premier
lieu, concerne l’organisation de la science dans la société
et la recherche scientifique, les prévisions du développement
des processus sociaux et
dans la science elle-même. Ce sont des applications
de la science et des sciences qui mettent en évidence, les
principes de l’Ethique de la Science, qui est devenue
l’objet de nombreuses recherches scientifiques. La vérité,
c’est que l’étude de
la science, est une nécessité de la réalité
scientifique de notre époque Dans l’histoire de la
philosophie, la question de la science, a été posée par les
philosophes en deux manières différentes :
-
- Primo,
la science est une activité cognitive.
- Secundo,
la science est un système des connaissances de l’homme ayant un objet
déterminé et une méthode d’investigation propre. Cela exige
l’intervention active de l’organisation scientifique du savoir des
salariés scientifiques pour une nouvelle planification et une nouvelle
organisation de la division du travail scientifique pour fonder l’Académie
des Sciences du Kurdistan. Partant d’une classification dialectique
des Sciences basée sur la division des Sciences de l’Homme, des
Sciences de la Nature et des Sciences de la Terre et de l’espace,
l’Académie des Sciences fixe son objectif de la manière suivante:
-
- _Adopter
des programmes de recherches scientifiques d’action visant à
renforcer le rôle de la science et d’accroître les connaissances
scientifiques et techniques à partir d’une classification dialectique
des sciences et de l’interaction interdisciplinarité scientifique,
-
- •
effectuer ou faire d’effectuer les recherches scientifiques
pour l’avancement de la science, de résoudre des problèmes nouveaux
ou non traités jusqu’à maintenant dans les domaines des
civilisations anatoliennes, afin de contribuer à la sauvegarde des
cultures millénaires,
-
- •
encourager les chercheur pour réaliser des travaux , de
subventionner les publications scientifiques et de créer des nouvelles
unités de recherches appliquées pour favoriser le dialogue entre les
activités scientifiques et l’ouverture internationale d’une coopération
scientifique et technique,
-
- •
organiser et contrôler l’enseignement préparatoire à la
recherche. En dernière analyse, les objectifs de la démarche
scientifique de l’organisation du savoir scientifique est de répondre
aux questions de l’environnement scientifique et de mettre en évidence
les unités de recherches scientifiques ainsi que les liens qui existent
entre elles.
-
- L’étude
de l’environnement scientifique
- 1.
Dans quel environnement
scientifique sommes nous?
- 2.
Quel est le potentiel scientifique existant à l’intérieur et à
l’extérieur du pays et quel est le niveau de son organisation
scientifique, technique et académique?
- 3.
Quelles sont des qualités scientifiques existantes et pour quelle
finalité scientifique pouvons nous réorganiser les besoins
scientifiques du pays et de la région et comment pouvons nous améliorer
les performances dans les quatre Universités du Kurdistan?
- 4.
Quelles sont les perspectives d’une ouverture internationale pour la
coopération scientifique et technique pour une organisation
scientifique et de la recherche fondamentale en considérant les enjeux
et ses risques?
- 5
.Quel est notre choix stratégique et technologique par rapport à la
finalité scientifique, politique et commerciale et comment pouvons nous
développer les nouvelles méthodes s’appuyant les nouvelles
technologies à partir de l’organisation du savoir scientifique et son
transfert international dans le processus de la fondation de l’Etat
kurde et face au développement de la science européenne ?
- 5.
Structures de l’organisation scientifique du savoir
- A)
De l’organisation du savoir scientifique à l’organisation du
potentiel scientifique existant au Kurdistan et en Mésopotamie
- B)
La nature de l’organisation et la planification et la réorganisation
de la science dans le Processus de la création de Assemblée
Constitutive et de l’état au Kurdistan Sud.
-
- C)
La définition des tâches scientifiques et techniques principales et
des sous- tâches scientifiques spécialisées pour la planification de
la Société du Kurdistan,
-
- Finalement,
une recherche est une activité scientifique dont l’objectif est la
pratique scientifique.
-
- •
La réalisation d’une recherche scientifique est assurée par
une méthodologie qui consiste soit en une procédure technique, soit en
une stratégie assurant la finalité scientifique ou la réalisation de
plusieurs sous tâches. Autrement dit la réalisation de chaque tâche
exige la participation active de chaque scientifique spécialisé, en
fonctions des données sur lesquelles s’appliquent l’objectif
scientifique déterminé.
-
- Le
choix libre du chercheur et du scientifique est le fondement du développement
et de l’épanouissement de la liberté scientifique et académique de
chercheur ou le scientifique est responsable de son choix et de la méthode
appropriée dans le secteur donné et est obligé d’effectuer des
travaux scientifiques, techniques et artistiques conformément à ses
choix.
-
- 6.
L’orientation actuelle des sciences et la finalité scientifique de la
diffusion de la science pour une méthodologie scientifique du réel
l’analyse théorique de la question de l’organisation du savoir
scientifique exige la détermination de l’orientation du développement
des sciences et l’étude de leurs domaines d’applications. Dans ce
sens ,nous considérons qu’il est impossible de résoudre les
questions de la réorganisation scientifique du savoir et de ses liens
avec la société en posant ces questions soit en sciences de l’homme
soit en science de la nature, comme des questions purement méthodologiques,
en faisant totalement abstraction des qualités gnoséologiques,
soit comme des questions purement gnoséologiques qui font
totalement abstraction des questions méthodologiques de la connaissance
et de la science (abstraction de la dialectique ), soit comme des
questions purement économiques et politiques en faisant
totalement abstraction de l’application de la science à la
production. En revanche, cela signifie que l’application rigoureuse de
la science à la production est une nécessité, car les besoins de la
société sont composés des besoins de la science, dont la satisfaction
dépendra essentiellement du niveau de la production, de l’état de la
technique, des possibilités matérielles et du potentiel scientifique
de la société elle-même. L’orientation scientifique de notre démarche
concernant la fondation du Centre de la Recherche Scientifique du
Kurdistan dépend en premier lieu de la réorganisation des sciences de
l’homme des sciences de la nature et des sciences de la terre et de
l’espace en deuxième lieu de l’interprétation de l’objet des
sciences fondamentales et appliquées. C’est la raison pour laquelle
nous attribuons une grande valeurs
aux activités scientifiques des
Académies des
Sciences en Europe, plus particulièrement à l’Académie des Sciences de France y compris les bases
de la fondation de l’Académie des Sciences du Kurdistan.
-
- Quel
rapport établir entre notre activité scientifique et académique
au niveau du développement des sciences et la Conférence de l’Académie
des Sciences vingt ans après de nos travaux scientifique et académiques ?
-
- La
question essentielle c’est que
le développement des sciences physiques.
Chimiques
- et
biologiques comme base de la diversification des branches scientifiques
de la science était mon point du départ.
-
-
Tout d’abord Je
rends hommage au Président du
Jury Académique et Scientifique qui s’est exprimé favorablement lors
de la présentation de ma thèse. « Amoureux des traces des surfaces,
des images des corps en mouvement remarquable connaisseur des arts des
sciences[2]et
des techniques » François Dagognet dans son discours prononcé au
Colloque du Creusot, disait « la science na pas cessé de jeter au
dehors ce qui relève de l’intériorité. Les disciplines les plus
novatrices ont arraché aux opérateurs leurs procédures secrètes, les
ont ensuite décomposées. reproduites et même améliorées On a
souffert de ce rapt. on l’a. contesté, mais il ne s’est pour autant
interrompu.»[3].Mais
le problème est de savoir comment l’une des particularités
essentielles du développement des sciences consiste en ce qu’elle
s’oriente vers l’étude non seulement d’objets déjà inclus dans
la transformation pratique de masse à la. production, dans l’expérience
quotidienne. Mats aussi d’objets dont l’utilisation pratique ne se
fera en principe qu’à des stades futurs du développement historique
de la. civilisation dans son ensemble?
-
- Dans
le cours de son évolution historique, la
science assimilait divers types d’objets systémiques, élaborant
des connaissances sur leurs propriétés, sur les lois de leur
fonctionnement et de leur transformation.
-
- Chaque
type d’organisation systémique des objets nécessite pour être connu
et compris, une grille catégorielle spéciale servant des notions
scientifiques concrètes qui caractérisent les détails de la structure
et du comportement des objets en question.
-
- Sans
doute la philosophie est capable de créer les matrices catégorielles nécessaires
à la recherche scientifique avant que la science ne commence à maîtriser
les types d’objets correspondants. L’application
des catégories élaborées par la philosophie dans la recherche
scientifique concrète les enrichit et les développe. Cependant pour
fixer leur contenu nouveau, on a besoin une nouvelle fois de la. Réflexion
philosophique sur la science qui forme un aspect particulier de l’appréhension
philosophique de la réalité dans le courant do laquelle se développe
l’appareil catégoriel de la philosophie. « Mais la philosophie
n’est pas une science. (.) son objet n’est pas tel ou tel domaine
particulier du réel. Mais en même temps la philosophie est une
science-la science des lois générales du réel.»[4].Ici, E .Bitsakis mélange la définition de la
dialectique avec la philosophie. Elle est distincte des sciences
particulières et est en même temps une science pour des raisons
multiples selon lui. « La philosophie possède un objet déterminé;
elle s’efforce de dégager et de formuler les lois de cet objet: Elle
utilise les méthodes des sciences. Elle possède un corps constitué de
connaissances ; elle a une histoire, comme les sciences- semblable- et
en même temps profondément différente;(...) La définition de la
philosophie comme science ne peut pas dissimuler son caractère spécifique,
son autonomie relative par rapport aux sciences particulières et sa
différence qualitative par rapport à elles. La science formule et définit
les concepts, la philosophie formule et définit les catégories
philosophiques.»[5].La.
confrontation de l’histoire de la philosophie et celle des sciences
naturelles permet donc de constater que la philosophie possède
certaines possibilités prévisionnelles par rapport à la recherche
scientifique, puisqu’elle est capable d’élaborer à l’avance les
structures catégorielles qui y seront nécessaires.« La philosophie ne
peut jouer son rôle efficace dans le développement de la conception du
monde scientifique écrit N, Séménov, que si elle parvient à se faire
valoir aux côtés des autres sciences, comme leur égale, c’est-à-dire
comme science spéciale dotée de sa problématique précise,
justiciable d’une étude aussi méticuleuse et concrète que l’objet
de n’importe qu’elle science,» [6](3). La contradiction qui s’affirme entre le caractère
universel de la connaissance humaine et sa démarche nécessairement
cloisonnée au sein des sciences; la contradiction entre la spécification
du savoir scientifique et la tendance à son intégration, voilà bien
ce qui rend si indispensable l’élaboration d’une conception du
monde scientifico-’ philosophique.
-
- La
question qui se pose est de savoir quels sont les mécanismes assurant
une telle élaboration des catégories du développement des sciences de
l’union et de leur diversification des branches scientifiques en général,
et le développement scientifique de l’informatique en particulier. La
réponse n’est pas liée seulement à l’étude de la nature de la
connaissance philosophique mais aussi à la connaissance ingénierie
informatique. Elle suppose l’analyse des fonction de la philosophie en
tant que noyau théorique de la conception du monde et l’activité
cognitive de l’élucidation des rapports entre les catégories
philosophiques et celles de la culture.
-
- La
science, la révolution scientifique et technique ont entraîné une
profonde différenciation entre les diverses branches spécialisées
dans la fabrication de produits déterminés. Mais au fur à mesure que
s’accentue cette différenciation et qu’apparaissent des branches
toujours nouvelles. On voit grandir l’importance des relations entre
les diverses branches et de leur coordination, lesquelles appellent une
fonction centralisée de l’économie. Au coeur de ce développement
scientifique la place de l’informatique appliquée à. tous les
niveaux de la vie est capitale. C’est pour quoi, il convient de préciser
notre classification dialectique des sciences et la place de
l’informatique dans le schéma que nous proposons a un caractéristique
scientifique.
-
- Tout
d’abord, la classification dialectique des sciences la division
fondamentale entre les sciences de la nature et les sciences de
l’homme et finalement les sciences techniques. Puis nous divisons les
sciences de la nature en trois parties:
-
- 1.
Les sciences physico-techniques et des mathématiques
- 2.Les
sciences chimico-technologiques et biologiques _____
- 3.
Les sciences de la Terre.
-
- L
Les sciences physico- techniques et des mathématiques
- divisent
en six parties: Ce sont:
-
- I
L’informatique. le calcul scientifique et l’automatisation
- 2.
Les sciences mathématiques
- 3
.La physique générale et l’astronomie
- 4.
La physique nucléaire
- 5.
La physico technique de l’énergétique
- 6.
La mécanique et les processus de commande
-
- II.
Les sciences chimico-technologiques et biologiques se divisent en cinq
parties suivantes:
-
- l.
La chimie générale et technique
- 2.
La. Physico-chimie et la technologie des substances inorganiques
- 3.
La biochimie, la biophysique et chimie des composés,
- 4.
La physiologie
- 5.
La biologie générale.
-
- 111.
1es sciences de la terre sont es suivantes:
-
- 1
La géologie, la géophysique et géochimie
- 2.
La océanographie, la physique de 1’ atmosphère
-
-
- Les
sciences de l’homme se divisent entre:
-
- I.
La philosophie
- 2.
L’histoire
- 3.
1’ économie et le droit
- 4.
la Littérature et la linguistique.
-
- Le
développement des sciences a été déterminé par trois sciences
fondamentales: les sciences physiques, les sciences chimiques et les
sciences biologiques. La classification des sciences et la connexion et
la différenciation des branches scientifiques de l’informatique sont
inséparables du processus scientifique.
-
-
- I.
Les sciences physiques
-
- Ce
sont sans aucun doute la physique et les physiciens qui ont donné le
coup d’envoi à la révolution dans les sciences de la nature de notre
temps. Les découvertes géniales et, le développement fulgurant des
sciences physiques, notamment après
la Seconde Guerre Mondiale, ont fécondé et stimulé le développement
et les progrès radicaux des autres sciences de la nature.
-
- L’intervention
inévitable de la physique dans toutes les divisions des sciences de la
nature procède en grande mesure du fait qu’eUe prend comme objet d’étude
les propriétés à la fois les plus simples et les plus générales de
la matière. C’est à juste raison que la physique est appelée la « mère
de la. Mécanique ». Le progrès des sciences physiques exerce
une Influence directe sur tous les éléments essentiels de la
production moderne - base énergétique, instruments de travail et
technologie la physique des
solides exerce une influence croissante sur les objets de travail (matières
premières et matériaux). Cela est particulièrement évident à notre
époque où l’on voit naître l’énergétique et la technique
atomique et nucléaire, la technologie électronique et du laser, la technique des semi-conducteurs
et des circuits intégrés etc.
-
- On
peut dire sans exagérer que les résultats des sciences physiques o.
servi de point de départ à la création et au développement d’un très
grand nombre sciences fondamentales (notamment celles qui surgissent à
la jonction des sciences chimiques et physiques, biologiques et
physiques). et de nombreuses disciplines
scientifiques fondamentales de l’ingénierie.
-
- Les
progrès de la physique ont exercé une immense influence sur toute la
conception du monde contemporain. Ceci est dû avant tout aux liens étroits
unissent la physique et la. théorie de la connaissance, Des divisions
fondamentales la physique moderne, comme l’étude de la structure de
la matière, la théorie de .a relativité, la mécanique quantique,
sont organiquement liées a la théorie de la connaissance.
-
- La
théorie restreinte et généralisée de la. Relativité d’Albert
Einstein e la théorie de la, mécanique quantique ont été
naturellement des théories fondamentales qui ont donné le départ de
la théorie scientifique moderne en physique et pour une grande part
dans toutes les sciences de la nature.
-
- Dans
la science contemporaine, les travaux scientifiques d’Einstein, en
offrent un exemple saisissant. Il prouve que de la relativité de
l’espace, du temps et mouvement, on peut déduire que la masse d’un
corps dépend de sa vitesse et donc l’énergie de son mouvement. Si la
vitesse approche de sa limite - 300 000 km/ sec - la masse du corps tend
vers l’infini, La. Thèse d’Einstein selon laquelle la masse d’un
corps au repos dépend de son énergie interne E eut une immense
importance. Ces ainsi que fut jetée la base de l’énergétique de la
révolution scientifique et technique Il apparaissait que si l’on
mesurait l’énergie et la masse au moyen des unités
habituelles, l’énergie est égale à la masse multipliée par
le carré de la vitesse de la lumière -1. Autrement dit E.=ml
-
- La
division du noyau d’uranium dégage 3 millions de fois plus d’énergie
que la réaction chimique d’une combustion (1g d’uranium fournit
plus de chaleur que 3 tonnes de charbon). Cependant ce n’est là.
Qu’une petite partie de l’énergie contenue dans toute la masse de
la matière. Déjà l’énergie nucléaire utilise environ dix fois
plus de l’énergie intérieure des particules comparativement à l’énergie
atomique de l désintégration des noyaux lourds.
-
- La
formule d’Einstein ouvre des perspectives encore plus lointaines et
grandioses à l’utilisation de l’énergie du noyau, elle recèle les
étapes suivantes de la révolution scientifique et technique en matière
énergétique. Pour se faire une idée complète des possibilités énergétiques
de la matière découlant de la formule d’Einstein, il suffit de se
livrer â, de simples calculs arithmétiques.
-
-
- D’après
la formule d’Einstein, l’énergie est égale à la masse (disons par
exemple 1g) multipliée par le carré de la vitesse de la lumière -1.
La vitesse de la lumière est de 300 000 km/s, ou 3.10 cm/s. Conséquence
1 = 9,10 cm/s. En multipliant la masse en grammes par 1 nous obtenons
l’énergie qu’elle contient en ergs. 1kWh est égal à. 3,6.10 ergs.
Donc l’énergie totale recelée dans un gramme de matière est égale
à 9.10 ergs; et divisée par 3,6.10 , elle est égale à 2.5.10 kWh (ou
25 millions de kwh).
-
- A
partir des réactions qui nous sont connues aujourd’hui, la réalisation
complète de cette énergie n’est possible que par le heurt de la matière
et de l’antimatière, que par la réaction dite d’annihilation. Il a
été établi que si une particule rencontre l’antiparticule qui lui
correspond, elles annihilent, disparaissent, tandis que leur énergie et
leur masse se transforment en énergie et de plus intégralement (par
exemple dans la radiation), sans enfreindre la loi de la conservation,
avec réalisation totale de toute l’énergie, conformément à la
formule d’Einstein E = ml Ce qui dépasse de plusieurs milliers de
fois la quantité d’énergie par unité de masse dégagée lors des réactions
nucléaires,
-
- La
révolution en physique renferme donc des possibilités de tournants
dans la technique et dans toute la production matérielle.
-
- Autre
axe de la révolution scientifique en physique, étroitement lié à. la
physique nucléaire et à l’énergétique atomique la mécanique
quantique, annonciatrice de tournants révolutionnaires dans la
technique, la technologie et la production.
-
- On
peut comprendre les processus aboutissant à la fission et à la synthèse
nucléaires uniquement à, l’aide de la théorie des quanta. La mécanique
quantique fut la base théorique du développement de l’électronique,
et plus tard, des générateurs quantiques de lumière, les lasers,
c’est-à-dire la base fondamentale d’un tournant révolutionnaire déjà
visible dans la technologie de production.
-
- Les
possibilités offertes par l’utilisation des rayons laser sont
immenses.
- Les
propriétés du rayon laser -la possibilité de la focaliser sur des
masses infimes de la matière- permettent, en le dirigeant sur une masse
thermonucléaire (mélange de deutérium et de tritium), de créer les
conditions d’une réaction thermonucléaire température de dizaines
de millions de degrés et densité du combustible dépassant de
centaines de fois la densité du corps solide. C’est là une des
orientations prometteuses de la création d’une énergie thermonucléaire.
-
- L’application
de la technique du laser ouvre aussi de grandes perspectives à. la création
d’une méthode optique de traitement des informations et la
fabrication de calculatrices optiques à vitesse opératoire - ce
qu’on appelle l’optoélectronique. Cela concerne le remplacement
d’une liaison habituelle par câble et fil par une liaison optique -
par guide de lumière en fibre, la fabrication d’une <mémoire
optique de travail d’une grande capacité pour les ordinateurs et
d’une <mémoire) permanente pour les systèmes d’information.
-
-
- Toutes
ces idées et. Découvertes ont ouvert la porte a un progrès
extraordinaire de la radiotechnique et au cortège triomphai de
l1ectronique, qui pénètre littéralement touti’4es branches de la
technique et des domaines de pointe de la technologie.
-
- L’influence
que la physique, et notamment la théorie des quanta, a exercé sur les
sciences chimiques, est à. cet égard très instructive. La
classification périodique de Mendêléev, qui était dans une grande
mesure une loi empirique de la chimie, a acquis, avec le développement.
de la mécanique quantique et l’homologation du modèle atomique
quantique, de solides bases théoriques, fi se trouve que la disposition
des éléments découverte par Mendéléev a un sens physique à. la
fois important et simple. Le numéro d’ordre d’un élément dans le
sens mendéléevien (les physiciens l’appellent nombre atomique) est
égal au nombre de charges positives ou, autrement dit, au nombre de
protons contenus dans le noyau des atomes de cet élément. La loi de
Mendéléev est devenue l’une des lois de la physique atomique et nucléaire.
- La
théorie des quanta ouvre d’immenses possibilités à la physique des
solides dans le domaine de l’action sur les propriétés fondamentales
des métaux et du cristal en général. Les propriétés quantiques des
solides permettent d’utiliser le cristal dans la fabrication de
nombreux instruments de physique. L’étude des phénomènes physiques
sur de minces films semi-conducteurs est devenue l’élément essentiel
des travaux menés pour obtenir des circuits intégrés, hybrides et
fonctionnels, ce qui touche directement à. la miniaturisation et à la
microminiaturisation des montages électroniques et à la création des
dernières générations d’ordinateurs.
-
- Tel
est le tableau bien incomplet des changements décisifs intervenus dans
la physique au XXÔ siècle. Tout ce que nous venons de dire concerne
des découvertes scientifiques déjà. faites et leurs incidences déjà.
Visibles sur la technique et la production matérielle,
-
- Mais
la révolution dans la physique se poursuit. Les moyens techniques
toujours plus puissants mis à la disposition de la recherche dans le
domaine dé la physique augmentent sans cesse ses possibilités. Dotés
d’une technique de recherches et d’expériences de plus en plus
complexe, les physiciens, en pénétrant dans les profondeurs du micro
et du macro- monde, découvrent des problèmes toujours nouveaux et non
résolus d’une importance globale et fondamentale.
-
- Les
succès obtenus dans la construction d’accélérateurs de particules
à. énergie toujours plus grande ont permis d’obtenir des données très
importantes qui ont fait surgir des problèmes fondamentaux dont la
solution ouvrira à. l’humanité de nouvelles possibilités.
-
- Ce
sont en premier lieu les problèmes de la structure des particules à
forte interaction (les adrons ), dont les plus connus sont le proton et
le neutron. Leurs propriétés et leur systématique sont aujourd’hui
bien décrites à. partir de l’hypothèse des particules subélémentaires,
les quarks...
-
-
- Il
est tout à fait possible que l’énergie obtenue avec les accélérateurs
actuels ne soit pas suffisante pour libérer les quarks concentrés dans
les adrons. Si cette hypothèse se confirme, cela veut dire qu’il
faudra envisager des procédés de dégagement d’énergie dans
l’acte élémentaire des centaines ou des milliers de fais plus
puissant que celui obtenu avec les réactions nucléaires classiques,
ceci ouvrant la perspective d’un bond gigantesque dans les possibilités
énergétiques de l’Univers et peut-être de l’humanité.
-
- Autre
groupe encore, celui des problèmes de la. faible interaction. Il peut
avoir une importance fondamentale non seulement pour comprendre la
microstructure de la matière, mais aussi la structure spatio-temporelle
de notre monde et, peut-être, pour la cosmologie. Notamment, il pourra
se faire que la solution des problèmes principaux de la structure de
la. matière nécessitera de revoir les représentations fondamentales
de l’espace et du temps, que la pénétration dans le coeur du
micro-monde rendra possible des procédés qui nous paraissent
aujourd’hui invraisemblables I ».
-
- De
l’avis des physiciens,le rapprochement des particules à une distance
de 10 - 16 - 10 - 17 cm peut faire surgir des phénomènes d’une
importance fondamentale. Des distances de cet ordre correspondent à une
énergie d’environ 300 milliards d’électrovolts dans un système
dont le centre d’inertie correspond à des particules en collision.
C’est pourquoi L’étude d’un ensemble permet d’obtenir des
protons d’une énergie de 2 à 5 mille milliards d’électrovolts.
- Et
de nouvelles possibilités jusque-là inconnues apparaissent encore ‘
le choc des noyaux lourds peut faire surgir des phénomènes comparables
aux ondes de choc sous l’action desquelles la matière nucléaire peut
passer à des états inhabituels. Les scientifiques chercheurs signalent
à ce propos l’existence possible de nouvelles formes de matières
nucléaires différentes des noyaux atomiques que nous connaissons.
-
- L’accélération
de la technique engendre de nouveaux phénomènes pratiques d’ordre
purement technologique et scientifique. En voici quelques exemples:
-
- Les
faisceaux des particules accélérées s’exercent sur de nombreuses
substances très spécifiques qu’on ne peut obtenir par d’autres méthodes,
-
- les
sources de rayons gamma, les accélérateurs électroniques sont
largement utilisés pour la stérilisation dans l’industrie des
instruments médicaux, pour la polymérisation par rayonnement de
l’isolant des câbles, pour la défectoscopie des grosses pièces dans
l’industrie mécanique, etc.;
-
- les
faisceaux d’électrons d’une intensité atteignant un million
d’ampères sont appliqués dans les recherches pour le contrôle de la
fusion thermonucléaire;
-
- Les
ions lourds accélérés peuvent être utilisés dans la fabrication de
filtres moléculaires à virus par irradiation d’un film plastique Ces
filtres permettent de procéder à la désinfection de l’eau par
simple filtrage.
-
- Ces
exemples que nous avons cité dans le domaine de la physique peuvent
aboutir à une interprétation nouvelle des sciences de la nature et des
lois générales du monde, ouvrir de nouvelles perspectives à la
nouvelle technique et l’informatisation de la société et de la
production Cette révolution dans le domaine des sciences physiques est
inséparable dans les sciences chimiques dans l’unité dialectique du
processus des connaissances scientifiques et techniques et. de leurs
applications.
-
- 11.
Les sciences chimiques
-
- La
révolution dans les sciences chimiques s’est développée d’un côté
de façon autonome dans le cadre même de cette science, c’est-à-dire
dans le processus de l’unification et de la diversification des
branches scientifiques chimiques, et de l’autre, sous la puissance des
récentes tendances apparues en physique et avant tout en physique
quantique, nucléaire, en physique des hautes énergies ou physique
subatomique.
-
- La
révolution technique en chimie est liée au contrôle de la structure
des molécules et conséquemment à la création de substances à
structure et propriétés définies d’avance, c’est-à-dire à la création
de liaisons chimiques contrôlées. Là aussi, l’intégration (ou
l’interaction) et l’utilisation (différenciation) des récentes
conceptions des sciences physiques jouent un rôle de premier plan.
D’une part, l’application scientifique de l’architecture des molécules
fut suivies de découvertes fondamentales celle, par exemple, qui a
permis de déterminer les poids moléculaires et. la validation de la
notion de valence des éléments, c’est-à-dire le nombre d’atomes
types avec lesquels un atome de l’élément donné est capable de
s’unir pour former une combinaison stable. Ainsi furent formulées les
lois de La composition des molécules et jetées les bases théoriques
de la synthèse chimique de la matière. D’autre part, le progrès
enregistré par la science chimique elle-même met à profit les
nouvelles théories et possibilités offertes par les branches
scientifiques de la physique moderne, qui lui apportent en premier lieu
l’explication théorique des nombreuses lois établies empiriquement.
-
- Ceci
dit,le développement des sciences vers le milieu du XXè siècle a
permis de découvrir que non seulement l’électron en mouvement crée
un champ magnétique mais que l’électron au repos, également un ‘
aimant élémentaire possède un ensemble de propriétés qui lui
permettent d’être valentiel, Ce
rôle de l’électron entraîne tout un ensemble de phénomènes
remarquables dans la. Chimie des cristaux, incluant le contrôle d’un
réseau cristallin, le contrôle des propriétés semi-conductrices et
diélectriques, la formation de composés chimiques entièrement
nouveaux.
- 321
- La
possibilité de constituer des molécules et des substances nécessitait
naturellement de poursuivre l’étude approfondie de l’architecture
des substances et des molécules existantes, de son interrelation avec
les propriétés essentielles de la substance, ainsi que de découvrir
les moyens d’agir sur l’architecture des molécules. Il fallait étudier
intensément l’architecture chez ce grand architecte qu’est la
nature. Les propriétés essentielles de la matière dépendant de la
disposition géométrique de mêmes atomes dans l’espace (dans le
cadre des molécules) ont donné naissance à une branche spécifique de
la chimie qui s’occupe de la disposition spatiale des atomes dans la
molécule et de l’influence de ce facteur géométrique sur les propriétés
de la matière c’est la stéréochimie. L’apparition de cette
science était déjà prévue au siècle dernier par A. Bourtherov,
-
- C’est
pourquoi nous pouvons poser clairement expliquer la nature de la
diversification des branches scientifiques ( physiques, chimiques,
biologiques ) à la fois dans l’unité dialectique d’interaction
fondamentale et dans la diversité de l’union et de lutte de leurs
contraintes ? Autrement dit, si la connaissance complète de la
structure et des lois du monde environnant a offert à l’humanité, à
la technique et à la production, la possibilité de créer de façon
contrôlée et planifiée,
des substances et des matériaux dotés de propriétés définies à
l’avance et nécessaires aux hommes, est-ce qu’il y aura une réponse
scientifique qui résoudra le problème des objets du travail informatisé
- l’un des éléments de base essentiels pour la production matérielle
assistée par les nouvelles technologie de l’informatique?
-
- D’abord,
l’essence et la spécificité de la révolution scientifique et
technique s’expriment dans la combinaison de l’analyse et de
l’explication de la structure de la matière, de la nature des réactions
et des processus qui se produisent dans le monde environnant de la
structure des processus de la vie organique, du fonctionnement des mécanismes
et de l’action mécanique sur les processus du travail, avec des procédés
d’un tout. autre ordre comme:
-
- -
l’action orientée sur la structure de la matière, sur la synthèse
des corps à propriétés données d’avance, sur l’obtention
artificielle et sur le contrôle des réactions de désintégration et
de synthèse des noyaux lourds et légers;
-
- -
l’élaboration et l’utilisation pratique d’une théorie de
l’information, d’une théorie et d’une pratique de la commande
automatique, des systèmes des machines;
-
- -
la création de systèmes de traitement automatique de l’information,
de systèmes de gestion automatique et automatisée dans l’ensemble
complexe de technique et de production socio-économiques;
- -
une deuxième action orientée sur le processus de la vie organique
toujours plus importante.
- Les
caractéristiques d’ordre matériel et technique de la. Révolution
scientifique de l’informatique avec pour corollaire, les changements
radicaux intervenus dans les relations de l’homme avec le milieu, définissent
l’aspect social de cette révolution. Elle ne modifie pas seulement la
technique et la technologie informatique en particulier, mais elle crée
aussi des conditions nécessaires pour un changement radical du caractère
et du contenu du travail humain dans les processus technologiques en général.
De plus, elle change radicalement le rôle de l’homme et le rôle de
la science elle-môme dans le système des forces productives.
-
- Une
des conséquences sociales importantes de la révolution scientifique et
technique est quelle offre en môme temps la possibilité d’augmenter
sensiblement le temps libre, ce qui à son tour crée des conditions
pour une augmentation du niveau d’instruction et de qualification. La
vie intellectuelle des hommes est elle aussi profondément modifiée ils
reçoivent une masse et un éventail d’informations sans cesse
croissants, les moyens modernes de transports et de communications
augmentent de façon extraordinaire leurs possibilités de participer
aux événements les plus divers, se rapportant à des époques ou à
des lieux les plus variés, l’éventail usuel des biens de
consommation et des services change radicalement, entraînant un
changement corollaire des besoins humains. Toutes ces modifications sont
marquées par un extraordinaire dynamisme du développement social.
-
- Ainsi,
la révolution scientifique crée les prémisses matérielles d’un développement
des forces productives, d’une augmentation du potentiel scientifique
qui donne à la disposition de l’homme les possibilités créatrices
qui lui permettent d’intervenir pour modifier et résoudre les problèmes
socio-économiques essentiels du mode de production. Une autre prémisse
exceptionnellement importante de la révolution dans les sciences de la
nature est l’intervention des mathématiques et des méthode mathématiques
dans tous les domaines des sciences de la nature. La formulation des
lois essentielles de la physique, de la chimie, de la biologie et de
l’informatique s’appuie aujourd’hui sur les mathématiques.
C’est par cette réalité que nous voulons élaborer les progrès de
la chimie théorique, l’utilisation des résultats de la physique qui
ont considérablement élargi l’éventail des problèmes étudiés par
les sciences chimiques. Car la chimie englobe des domaines toujours
nouveaux du monde organique et inorganique, pénètre dans le domaine
des sciences connexes, forme de nouvelles sciences limitrophes.
S’enrichissant des méthodes et des conclusions de ces sciences, tout
en les enrichissant en nième temps, nous voulons citer les orientations
fondamentales de la chimie.
-
- Dans
un premier temps, nous divisons la chimie générale en deux parties
fondamentales celle de la chimie élémento-organique et celle de la
chimie non organique. Dans un deuxième temps, nous étudierons la
diversification des branches scientifiques de la chimie et nous voulons
montrer la possibilité de cette différenciation dans le système
existant des sciences. La chimie des composés complexes, la géo-chimie
ou la chimie de la terre, la mécanique physico-chimique, l’électrochimie,
la biochimie, la radio-chimie, la physique chimique, la cinétique
chimique, et pour terminer la chimie des solides et l’agrochimie.
Puis, nous montrerons, d’une part, dans le développement de la chimie
des solides, les problèmes des classifications chimiques de ces
solides, et d’autre part, la méthode de la stratification moléculaire
crée par les chercheurs de notre époque, qui a contribué non
seulement au développement des sciences physiques, mais aussi les progrès
enregistrés par les sciences chimiques exerceront à leur tour, une
immense influence sur les développements réellement révolutionnaires
qui ont lieu dans les sciences biologiques..
-
-
- Le
développement des sciences chimiques et la classification des
branches scientifiques:
-
-
- a)
La chimie élémento -organique, qui se situe a la
jonction de la chimie organique et non organique Le développement de
cette branche a permis de créer des familles entières de nouveaux
polymères de composés organométalliques et organosiliciés aux propriétés
encore inconnues, ainsi que d’adopter des méthodes technologiques
d’obtention des polymères incomparablement plus simples et plus économiques.
-
- b)
La chimie des composés complexas qui permet
de découvrir de multiples classes de nouveaux composés chimiques. Elle
a, permis de créer une .industrie des métaux précieux et de résoudre les aspects chimiques
de l’énergie nucléaire, La chimie des composés complexes joue un rôle
déterminant en ce qui concerne la mise au point de procédés chimico
technologiques efficaces
pour le traitement de la matière première.*
-
- c)
La géochimie ou chimie de la Terre, qui dans ses
recherches les matières et
les processus terrestres s’appuie sur les lois et les méthodes
chimiques. Cette science étudie l’évolution chimique de notre planète,
cherche à expliquer du point de vue chimique l’origine et
l’histoire de la Terre, de ses couches, son relief, montagnes, mers et
océans.
-
-
- d)
La .mécanique physico-chimique
qui relie les propriétés mécaniques et électriques de la matière
à. sa composition et sa structure chimique.
-
- e)
L’électrochimie, ramification de la chimie consacrée à l’
étude des propriétés des systèmes contenant des ions et des
processus où interviennent des ions, se déroulant au point de
rencontre de ces systèmes avec d’autres
corps, notamment les métaux. On peut classer dans l’électrochimie
tout ce qui rapporte à la liaison entre les phénomènes électriques
et chimiques.
-
- f)
La biochimie, qui étudie la structure des protéines et
des molécules protéines, les fonctions des enzymes, les problèmes de
la synthèse et protéines. dans
l’organisme, la relation de dépendance entre la structure chimique
et. fonctions biologiques (activité) des protéines. La. biochimie étudie
des processus essentiels et complexes contre 1’ immunité et les
propriétés immunisantes des protéines
-
- g)
.La radiochimie, qui est étroitement liée aux problèmes
de la radio- activité et des isotopes radioactifs, à
l’utilisation de l’énergie atomique.
-
- h)
La physique chimique, qui s’intéresse à l’application des
résultats la physique moderne, aux problèmes essentiels de la chimie,
et précisément aux questions de la structure des atomes et des molécules et à. l’étude
du mécanisme intime réactions chimiques.
-
- i)
La cinétique chimique, science des transformations chimiques
.qui die les vitesses et les orientations de la réaction chimique. L’élaboration
d’une théorie générale
des processus en chaîne et la découverte des possibilités de contrôler
les réactions chimiques en chaîne sont fonction du développement de
cette branche de la chimie.
-
- Les
progrès enregistrés par les sciences physiques et les sciences
chimiques ont une influence sur les sciences biologiques Car c’est â
partir de la physique et de la chimie que les biologistes s’attelant
avec énergie et efficacité â l’étude des processus complexes qui
se déroulent dans l’organisme vivant, Et réciproquement. la chimie
cherche â utiliser les principes biologiques pour résoudre les tâches
de la synthèse chimique.
-
- III
les sciences biologiques
-
- Les
récentes découvertes de la physique, de la chimie et des méthodes
mathématiques ont entraîné une véritable révolution dans les
sciences biologiques. La biologie moléculaire a révolutionné la
science du monde vivant dans les mômes proportions que la théorie
quantique a révolutionné la physique nucléaire il y a de cela
quarante ans.
-
- L’étude
intense des fonctions biologiques des êtres vivants. à partir de
l’analyse de la structure et des interactions moléculaires a conféré
à la biochimie un rôle dirigeant et débouchant sur une science
relativement nouvelle - la biologie moléculaire. En môme temps, l’établissement
du principe catalytique du fonctionnement de la matière vivante fut
d’une portée fondamentale pour le développement de la science
biologique.
-
- Prenons
les ferments dans le domaine des sciences biologiques
- Les
ferments sont sous bien des rapports incomparablement supérieurs aux
catalyseurs artificiels. Avant tout par leur puissance d’action, des
milliers de réactions chimiques se déroulent dans les organismes
vivants à. l’aide des ferments, en l’absence de hautes températures
et pressions, des millions et des milliards de fois plus vite qu’en présence
des meilleurs catalyseurs chimiques.
-
- Les
ferments ont encore un autre avantages - le plus important. Ils se
distinguent des catalyseurs artificiels par la rationalité surprenante
de leurs actions, rigoureusement orientées et d’une efficacité
maximale. Chaque ferment agit de façon optimale, sans recherche de
solutions technologiques optimales ‘, en ne transformant qu’un seul
composé ou un groupe de composés très proches. et en les transformant
dans une direction rigoureusement déterminée.)
-
- La
découverte et la description d’un nombre croissant de réactions
biochimiques mettait â l’ordre du jour la tâche de chercher
à établir les principes fondamentaux qui régissent la nature
et l’interdépendance de ces réactions. Sans cela. il était
impossible d’élaborer une systématique des processus vivants, des
innombrables termes biochimiques.
-
-
- La
solution de ces problèmes fut d’abord liée a deux découvertes
fondamentales faites dans les années trente et quarante et qui ont été
des éléments essentiels de la révolution dans les sciences
biologiques, en particulier sur le plan biochimique. La première est la
découverte de la « conservation.» de l’énergie des réactions biochimiques sous forme de liaisons chimiques particulières
dans une matière qui reçut le nom de triphosphate d’adénosine. La
deuxième est la découverte du principe de conjugaison
des réactions dans les systèmes biologiques, c’est-à-dire
que le surplus d’énergie formé dans une des réactions en cours peut
se transmettre à une autre réaction qui sans cela ne serait pas
d’elle-même possible.
-
- Ces
deux découvertes fondamentales apportent immédiatement de la logique
dans les recherches sur l’organisation biochimiques de l’activité
des cellules en permettant de distinguer les combinaisons des réactions
énergétiquement. admissibles et non admissibles. Ainsi commença
l’assemblement des éléments biochimiques en groupes séparés ou en
mécanismes entiers, et lorsque les chercheurs eurent fiai d’opérer
sur un certain segment, ils s’aperçurent qu’ils avalent réussi à
former, à partir d’éléments, tel ou tel processus physiologique
dont les biochimistes avaient entrepris l’élaboration trente ans
auparavant. ‘ »[7]
-
- Les
progrès ultérieurs de la science, une pénétration plus profonde des
secrets de la vie permirent de découvrirent des processus plus
complexes que la photosynthèse et la respiration, que la biochimie ne
permettait pas encore de comprendre. C’était en premier lieu les
processus de croissance et de développement ainsi que les phénomènes
de l’hérédité et de sa transmission.
-
- Ni
les méthodes et expériences de la physiologie, ni celles de la
biochimie n’avaient pu mettre en lumière les propriétés de la matière
vivante qui constituent le fond de ces phénomènes. Ce n’est
qu’avec l’apparition de la microscopie électronique que l’on put
pénétrer dans le monde inconnu des particules infiniment petites de la
cellule vivante. Ainsi les
résultats pratiques de la révolution .intervenue dans la physique
furent un puissant catalyseur de la révolution
dans la biologie. Si le pouvoir séparateur du microscope
ordinaire permet d’atteindre un grossissement de deux à trois mille
fois, le microscope électronique permet de grossir les objets étudiés
de centaines de mille fois et même de plus d’un million de fois. La
quantité se convertit en qualité des possibilités fondamentales se
sont ouvertes à l’étude des organisations microscopiques, des
processus intimes qui s’opèrent dans la cellule vivante.
-
- En
pénétrant toujours plus profondément dans les secrets des processus
vivants, la. science biologique découvre aussi le mécanisme de
l’utilisation de l’information génétique. Ainsi, la biologie fut
amenée à étudier les molécules géantes des bio polymères : les
acides nucléiques, les protéines et certains hydrates de carbone,
c’est-à-dire des formations qui jouent un rôle décisif dans
l’accomplissement des fonctions vitales essentielles. L’étude de
ces molécules nécessitait des méthodes et des procédés spéciaux
d’analyse et constitua l’une des orientations essentielles d’une
science en plein essor la biologie moléculaire, dont nous parlerons un
peu plus loin.
-
- Les
résultats de la chimie
biologique furent et sont encore aujourd’hui an paissant outil de
connaissances des processus vitaux. Mais le langage de la chimie ne
permettait pas lui seul de pénétrer les arcanes de la vie. La
biophysique vint à la rescousse. Les recherches poursuivies pour résoudre
le problème du vivant ont une immense importance méthodologique et
pratique pour le développement et l’amélioration de la production
matérielle,
-
- L’académicien
G. Frank écrit «Ce que nous appelons le vivant ne peut se traduire
en langage purement chimique. Outre l’énumération des réactions qui
participent aux processus chimiques de l’échange de substances, outre
les catalyseurs de réactions
et la cinétique chimique de ces processus, il faut une certaine
organisation dans l’espace (structure) des ensemble rnacromoléculaires, qui déborde le cadre des représentations
purement chimiques. »[8]
-
- Cette
organisation, écrit G. Frank, n’est pas seulement le lieu du déroulement
des processus chimiques; elle agit elle-même, se modifie, détermine
leur déroulement et organise. C’est pourquoi, à côté de la chimie
et des approches moléculaires, nous avons besoin de ce qu’on pourrait
appeler en langage conventionnel d’« approches surmoléculaires »
Ces approches surmoléculaires ne peuvent déjà plus relever de la
seule compétence de la chimie et de la biochimie. On voit surgir ici
des processus qualitativement différents et s’ajouter aux forces
chimiques d’interaction des phénomènes caractéristiques du système
surmoléculaire complexe. L’étude de ces phénomènes relève
habituellement de la biophysique ou de la biologie
physico chimique »[9]
-
- Les
sciences biologiques accordent naturellement une importance particulière
la nature des activités des organismes vivants et de leurs plus infimes
composants au niveau de la cellule et des composants de la cellule
elle-même. La science a pénétré ainsi dans la structure
inframicroscopique de la cellule, ce qui lui permit de faire des découvertes
les plus inattendues, obligeant une révision radicale des idées en
cours sur les principes biochimiques, biophysiques et physico-chimiques
des processus cellulaires.
-
- «
Comment naît. une nouvelle science, une nouvelle spécialité ?»,
demande P. Thuiflier, ton n’a pas apporté de réponse la fois générale
et satisfaisante cette question, bien que diverses hypothèses aient été
formulées. »[10]
- Cette
interprétation nous parait sceptique, car le développement d’une
nouvelle discipline et la naissance d’une nouvelle science ne dépend
pas de l’identité intellectuelle ou de l’originalité des idées.
Au contraire, elle dépend du caractère de la nature de l’objet de la
science elle-même de méthode d’ exposition dans le plus large
c’est le moyen d’atteindre un objectif, une activité ordonnée
selon un certain mode. C’est par le rôle méthodologique qu’on
arrache le voile l’extraordinaire aux phénomènes complexes de la
nature, de la société et de la conscience humaine et oriente la
science vers le dégagement des liens naturels, objectifs, obligeant le
chercheur à rester sur le terrain faits rigoureusement établis. Par
exemple, lob jet de la biologie moléculaire est d’étudier les
manifestations essentielles de l’activité vitale à leurs niveaux
primaires élémentaires dans la cellule et ses composants, le noyau et
le cytoplasme, dans les infimes structures intra-cellulaires, dans les
systèmes les plus simples situés à la frontière du vivant et du non
vivant comme le virus et le bactériophages, et enfin, dans les systèmes
des polymères biologiques macromoléculaires protéines et acides nucléides
qui remplissent ses fonctions essentielles dans les formations
vivantes...
-
- On
observe un développement particulièrement intensif des recherches de
biologie moléculaires touchant les problèmes de la multiplication, de
l’hérédité, de la structure et. des propriétés des composés
macromoléculaires, de leur biosynthèse et des lois de leur
reproduction dans les processus de croissance, de division et de développement
cellulaires.
-
- Autrement
dit, les bios polymères macromoléculaires et les acides nucléiques
sont les objets essentiels de recherche de la biologie moléculaire.
-
- Au
cours des trente dernières années, la biologie a connu une
transformation profonde par la convergence de disciplines restées
longtemps indépendantes tant par les problèmes qu’elles considéraient
que par le matériel et la méthodologie qu’elles utilisaient. C’est
ainsi que la physiologie cellulaire, la génétique, la biochimie, la
virologie, la microbiologie se sont fondues en une discipline commune,
qu’on s’accorde aujourd’hui à désigner sous le nom de biologie
moléculaire. Celle-ci vise à interpréter les phénomènes qui se déroulent
au sein des organismes vivants en fonctions des structures et des
interrelations fonctionnelles qui se manifestent entre les constituants
macromoléculaires de la cellule.
- Dans
sa première étape, la biologie moléculaire s’est attachée à
analyser le matériel cellulaire le plus simple, à savoir la cellule
bactérienne, que certaines découvertes avaient rendue accessible à.
une telle étude. En quelques années, l’élucidation de la structure
des principales macromolécules biologiques, protéines et acides nucléiques,
l’interprétation de leurs fonctions en termes de structure, la
reconnaissance de leur voies de biosynthèse et de leurs régulations
ont renouvelé notre connaissance de l’hérédité et des mécanismes
cellulaires. »[11]
-
- Ceci
éprouve le développement et la différenciation, de plus
l’interconnexion des sciences fait que les résultats, les modèles et
les méthodes de certaines sciences sont de plus en plus largement
utilisés en d’autres ( par exemple l’emploi des dodèles physiques
et chimiques en biologie et en médecine); cela fait apparaître le
problème de la recherche interdisciplinaire. Une autre particularité
importante de l’étape actuelle du développement de la science
consiste à l’accroissement considérable du rôle des éléments
constructifs dans la connaissance scientifique. « D’une part.
chez l’organisme entier, d’autres part dans les cultures de cellules
somatiques prélevées chez les organismes complexes. »[12]
car la découverte de la nature et de la structure des acides nucléides
démontre l’exceptionnelle rationalité de la nature et de
l’organisation de ses créatures, En fait, les acides nucléiques sont
composés en tout de quatre éléments : les quatre nucléotidiques qui
ne se distinguent l’un de l’autre que par leur teneur en azote - adénine,
guanine, cytosine, themine. Ainsi, la formidable diversité de la. vie
sur la. Terre a. toujours une base biochimique parfaitement unique et
universelle. De plus, le principe de complémentarité, qui explique le
secret séculaire de l’hérédité, est une des bases essentielles de
la. biologie moléculaire avec lequel on a établi que dans une molécule
d’ADN, la quantité de guanine est toujours égale à. la quantité de
cytosine, et la quantité d’adénine est égaie à. la quantité de
themine. Au cours de l’activité vitale de l’organisme, les molécules
d’A.D.N. impliquées dans les échanges cellulaires subissent de
nombreuses détériorations sous l’influence de facteurs internes et
externes. Ainsi, les nouvelles orientations du développement de la
biologie moléculaire et ses progrès révolutionnaires continus
s’appuient sur de solides bases de méthodologie générale.
-
- « Il
s’agit de la combinaison, de la synthèse
organique et très fructueuse, de deux démarches méthodologiques. l’étude
de la nature et des propriétés
des composants les plus simples d’un corps complexe, et l’étude de
la structure, de l’organisation, des propriétés du corps complexe
dans son ensemble, des forces et processus qui constituent ce système
en tant. que tout.
-
- La
question essentielle est de savoir comment le simple donne naissance au
complexe, quelles sont les forces et les lois qui opèrent ici, comment
se structurent de nouvelles propriétés du système complexe.
-
- Il
s’agit d’une orientation de la recherche scientifique qui part des
niveaux moléculaires les plus primitifs et les plus élémentaires
conduisant è, des niveaux d’organisation de complexité croissante,
à. des systèmes dotés de nouvelles propriétés et fonctions . »[13]
(
-
- Le
trait essentiel de ce passage du simple au complexe étant un processus
intégré, on propose le terme d’intégrisme pour définir
l’orientation de science cognitive.
-
- Si
l’on analyse le développement des sciences naturelles, techniques et
sociales, on découvre beaucoup de traits communs dans leur méthodologie
et leur pratique.
-
- Ainsi,
cette démarche méthodologique est-elle absolument indispensable tant
en ce qui concerne la création des systèmes automatiques que l’élaboration
de l’énorme majorité des programmes complexes, puisqu’il s’agit
de résoudre les problèmes de la relation entre la partie et le tout,
entre le simple et le composé. La nécessité d’une telle démarche méthodologique
se fait plus que jamais sentir aujourd’hui en ce qui concerne la
solution des problèmes économiques et socio-économiques et l’élaboration
des programmes dans lesquels nous avons toujours affaire à de grands
systèmes complexes à plusieurs composants.
-
- D’oc
l’actualité du problème de 1’« intégrisme » pour toutes les
sciences de la nature, techniques et sociales. Le mécanisme du développement
des sciences de leur processus de l’unification de la différenciation
des branches scientifiques occupe une place importante dans
l’orientation de la pensée scientifique et technique de notre siècle.
11 ouvre deux possibilités fondamentales pour développer et
perfectionner les forces productives matérielles, à travers lesquelles
nous pouvons constater le développement de la révolution dans les
sciences de la nature, technique, sociale et leur interaction
dialectique sous deux aspects:
-
- Premièrement,
l’humanité pourra influer de façon orientée sur les processus de la
vie organique et à partir de la. Élever de façon colossale
l’efficacité de la production sociale, et également augmenter les
possibilités de l’homme lui-même - première force productive de la
société -, et le parfaire considérablement.
-
- Deuxièmement,
la société pourra en permanence introduire dans la production les résultats
technologiques et organisationnels de la vie organique > et à.
partir de là permettre une nouvelle révolution scientifique et
technique qui, on a toute raison de le penser, laissera loin derrière
elle les possibilités ouvertes par l’actuelle révolution
scientifique et technique.
-
- Cette
révolution dans les sciences biologiques réveille la « technique », «
la «technologie » et l’organisation de systèmes de
fonctionnement qui dépassent en complexité tous les systèmes que
l’homme a pu créer et qui possèdent une productivité encore jamais
vue dans la pratique de l’industrie mondiale en même temps qu’une
capacité, une infinité de dimensions, un rendement économique et une
fiabilité inimaginable.
-
- La
phase active de la révolution dans les sciences biologiques a commencé,
semble-t-il, plus tard qu’en physique et en chimie, et ses résultats
pratiques ne sont peut être pas aussi évidents et importants que les résultats
atteints par les physiciens et les chimistes, Mais il est déjà visible
aujourd’hui que les possibilités, tant d’ordre cognitif que
pratique, ouvertes par la révolution dans les sciences sont d’une
ampleur qu’elles pourront servir de tremplin â. une nouvelle révolution
scientifique et informatique, ce qui signifie le développement des
sciences physiques, chimiques, biologiques comme la base du développement
et de la différenciation des branches scientifiques de
l’informatique,
-
-
-
-
LA CONFERENCE DE L’ACADEMIE
DES SCIENCES
-
- Le
13 mai 2008 prochaine la
section de Biologie moléculaire et cellulaire, génomique de l’Académie
des sciences organisera
une conférence sur l’épigénétique et mémoire cellulaire. C’est une
nouvelle discipline de la
Biologie moléculaire et cellulaire, génomique. La question qui se pose
Qu’est-ce que l’épigénétique?
-
- C’est
souvent à Conrad Waddington (1905-1975) qu’on attribue l’invention
du terme « épigénétique », en 1942, pour nommer « la
branche de la biologie qui étudie les relations de cause à effet entre
les gènes et leurs produits, faisant apparaître le phénotype ».
La première mention de l’épigénétique dans la littérature est
apparue au milieu du XIXème siècle, mais on peut faire remonter
l’origine du concept à Aristote (384-322 av. J.-C.). Il croyait en
une épigénèse : c’est-à-dire le développement d’une forme
organique individuelle dérivée de l’informe. Ce point de vue contesté
était le principal argument contre une forme de développement à
partir de minuscules corps déjà formés. Encore aujourd’hui, la
question de savoir dans quelle mesure nous sommes préprogrammés ou façonnés
par l’environnement continue à susciter des controverses. Le domaine
de l’épigénétique est apparu pour combler la brèche entre l’inné
et l’acquis. Au XXIème siècle, la définition la plus courante de
l’épigénétique est « l’étude des changements héréditaires
dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence
ADN ». Mais voyons ce que les scientifiques qui travaillent dans
ce domaine florissant ont à dire sur le sujet… « L’épigénétique
a toujours été l’ensemble de ces choses bizarres et merveilleuses
que la génétique ne sait pas expliquer. »[14]
« L’ADN est comme une bande magnétique porteuse
d’information, mais qui ne sert à rien sans magnétophone. L’épigénétique
joue en quelque sorte le rôle du magnétophone. »[15]
Selon Jörn Walter[16]
« Je prendrais une photo d’un ordinateur et je comparerais
l’ADN au disque dur et l’épigénome aux logiciels. On peut accéder
à certaines informations sur le disque dur grâce aux programmes
installés sur l’ordinateur. Mais il y a certains domaines qui sont
protégés par des mots de passe et d’autres qui ne le sont pas. Je
dirais que l’on essaye de comprendre pourquoi il y a des mots de passe
pour certaines zones alors que d’autres sont libres d’accès. »
Pour Gunter Reuter |