Dr Ali KILIC
Paris le 06-05-2008

Académie des Sciences du Kurdistan

et

Les sciences Physiques, Chimiques et  Biologiques

Et

La conférence de l’Académie des Sciences

 

Les sciences   Physiques ; Chimiques  et Biologiques étaient l’objet de notre analyse sur la classification des Sciences et l’Informatique , Fondements philosophiques de l’Informatique[1]. La philosophie  de la biologie, de la chimie et de la physique  était l’une de mes préoccupations dans l’histoire des sciences qui ont  abouti à la rédaction d’un projet pour la Fondation de l’Académie des Sciences  du Kurdistan, dans le but de la planification  et de la programmation  de la science  pour la fondation de l’Etat de la République du Kurdistan. Mais  Ni  Monsieur Massoud Barzani  et  Ni Monsieur Djelal Talabani ont répondu à notre demande.
 
Le 13 mai 2008 la section de Biologie moléculaire et cellulaire, génomique de l’Académie des sciences  organisera  une conférence  sur l’épigénétique et mémoire cellulaire. C’est une nouvelle discipline  de la Biologie moléculaire et cellulaire, génomique. La question qui se pose Qu’est-ce que l’épigénétique?  Quel rapport établir  avec la recherche scientifique  que j’avais terminé  il y  a vingt ans ? Quelles sont des conclusions par rapport  au projet pour la fondation de l’Académie du Kurdistan  que nous avons déposé  depuis janvier 2005 aux autorités du Kurdistan ?
 
En effet, pour les chercheurs  et les scientifiques du Kurdistan  le cas de la Fondation de l’Académie  des Sciences  et du Centre de la Recherche Scientifique du Kurdistan,  est une  question de l’organisation scientifique  du savoir, elle est désormais au cœurs  de nos  travaux  scientifiques et philosophiques depuis des années. La  question qui se pose  est la suivante : comment les Scientifiques  du Kurdistan peuvent  rester indifférents  face au progrès scientifique  et technique dans la mesure où les  Etats qui  occupent le  Kurdistan utilisent toutes les technologies nouvelles  pour empêcher à la libération du peuple kurde.  Autrement dit ,comment et par  quels moyens   nos chercheurs  peuvent transformer  ces nouvelles  technologies  pour modifier les rapports  de forces  pour que  le progrès  scientifique et technique  soit  à la disposition de la construction du Kurdistan libéré. Il y a plusieurs  raisons.
 
Tout d’abord la raison scientifique de l’organisation de la science et l’objectif de l’Académie des Sciences. Avec la révolution scientifique et technique, les transformations radicales qualitatives s’effectuant dans le système moderne de la science modifient tous les aspects des rapports technologiques et mettent en évidence les tâches scientifiques importantes et complexes:Importantes, parce qu’elles exigent la nécessité de jeter les fondements scientifiques d’une nouvelle société par l’introduction des nouvelles technologies. Du fait que la Révolution Scientifique et Technique ont engendré une nouvelle primauté de la science sur la Technique et celle de la Technique sur la production, la science devient un facteur décisif et plus dynamique du développement des forces productives. Complexes, parce qu”à la fois elles sont indispensables pour maintenir de la compétitivité de l’économie en crise, et à la fois créent des contradictions antagonistes qui «ont des changements technologiques, des connaissances sur l’homme, dans sa vie professionnelle, sur l’emploi doivent être radicalement maîtrisés. »
 
De nos jours , personne  ne met  en doute  le fait que la science peut servir l’homme, l’humanité et l’ensemble des peuples du monde, mais en même temps , on constate que ses résultats  sont  souvent utilisés par les forces dominantes  pour nuire l’humanité et les intérêts  des peuples. Cette situation engendre  un grave  problème social ;
 
Comment donner à, la science une orientation qui favorisera le développement  de la civilisation ?
Comment apprendre à diriger le mouvement  de la pensée scientifique  dans  sens  des intérêts de l’homme, de l’humanité et des peuples ?
 
Dans les  deux cas, la question qui se pose  en premier lieu, concerne l’organisation de la science dans la société  et la recherche scientifique, les prévisions du développement des processus  sociaux et dans la science elle-même. Ce sont des applications  de la science et des sciences qui mettent en évidence, les principes de l’Ethique de la Science, qui est devenue  l’objet de nombreuses recherches scientifiques. La vérité, c’est que  l’étude de la science, est une nécessité de la réalité  scientifique de notre époque Dans l’histoire de la philosophie, la question de la science, a été posée par les  philosophes en deux manières différentes :
 
Primo, la science est une activité cognitive.
Secundo, la science est un système des connaissances de l’homme ayant un objet déterminé et une méthode d’investigation propre. Cela exige l’intervention active de l’organisation scientifique du savoir des salariés scientifiques pour une nouvelle planification et une nouvelle organisation de la division du travail scientifique pour fonder l’Académie des Sciences du Kurdistan. Partant d’une classification dialectique des Sciences basée sur la division des Sciences de l’Homme, des Sciences de la Nature et des Sciences de la Terre et de l’espace, l’Académie des Sciences fixe son objectif de la manière suivante:
 
_Adopter des programmes de recherches scientifiques d’action visant à renforcer le rôle de la science et d’accroître les connaissances scientifiques et techniques à partir d’une classification dialectique des sciences et de l’interaction interdisciplinarité scientifique,
 
            effectuer ou faire d’effectuer les recherches scientifiques pour l’avancement de la science, de résoudre des problèmes nouveaux ou non traités jusqu’à maintenant dans les domaines des civilisations anatoliennes, afin de contribuer à la sauvegarde des cultures millénaires,
 
            encourager les chercheur pour réaliser des travaux , de subventionner les publications scientifiques et de créer des nouvelles unités de recherches appliquées pour favoriser le dialogue entre les activités scientifiques et l’ouverture internationale d’une coopération scientifique et technique,
 
            organiser et contrôler l’enseignement préparatoire à la recherche. En dernière analyse, les objectifs de la démarche scientifique de l’organisation du savoir scientifique est de répondre aux questions de l’environnement scientifique et de mettre en évidence les unités de recherches scientifiques ainsi que les liens qui existent entre elles.
 
L’étude de l’environnement scientifique
1. Dans  quel environnement scientifique sommes nous?
2. Quel est le potentiel scientifique existant à l’intérieur et à l’extérieur du pays et quel est le niveau de son organisation scientifique, technique et académique?
3. Quelles sont des qualités scientifiques existantes et pour quelle finalité scientifique pouvons nous réorganiser les besoins scientifiques du pays et de la région et comment pouvons nous améliorer les performances dans les quatre Universités du Kurdistan?
4. Quelles sont les perspectives d’une ouverture internationale pour la coopération scientifique et technique pour une organisation scientifique et de la recherche fondamentale en considérant les enjeux et ses risques?
5 .Quel est notre choix stratégique et technologique par rapport à la finalité scientifique, politique et commerciale et comment pouvons nous développer les nouvelles méthodes s’appuyant les nouvelles technologies à partir de l’organisation du savoir scientifique et son transfert international dans le processus de la fondation de l’Etat kurde et face au développement de la science européenne ?
5.            Structures de l’organisation scientifique du savoir
A) De l’organisation du savoir scientifique à l’organisation du potentiel scientifique existant au Kurdistan et en Mésopotamie
B)        La nature de l’organisation et la planification et la réorganisation de la science dans le Processus de la création de Assemblée Constitutive et de l’état au Kurdistan Sud.
 
C) La définition des tâches scientifiques et techniques principales et des sous- tâches scientifiques spécialisées pour la planification de la Société du Kurdistan,
 
Finalement, une recherche est une activité scientifique dont l’objectif est la pratique scientifique.
 
          La réalisation d’une recherche scientifique est assurée par une méthodologie qui consiste soit en une procédure technique, soit en une stratégie assurant la finalité scientifique ou la réalisation de plusieurs sous tâches. Autrement dit la réalisation de chaque tâche exige la participation active de chaque scientifique spécialisé, en fonctions des données sur lesquelles s’appliquent l’objectif scientifique déterminé.
 
Le choix libre du chercheur et du scientifique est le fondement du développement et de l’épanouissement de la liberté scientifique et académique de chercheur ou le scientifique est responsable de son choix et de la méthode appropriée dans le secteur donné et est obligé d’effectuer des travaux scientifiques, techniques et artistiques conformément à ses choix.
 
6. L’orientation actuelle des sciences et la finalité scientifique de la diffusion de la science pour une méthodologie scientifique du réel l’analyse théorique de la question de l’organisation du savoir scientifique exige la détermination de l’orientation du développement des sciences et l’étude de leurs domaines d’applications. Dans ce sens ,nous considérons qu’il est impossible de résoudre les questions de la réorganisation scientifique du savoir et de ses liens avec la société en posant ces questions soit en sciences de l’homme soit en science de la nature, comme des questions purement méthodologiques, en faisant totalement abstraction des qualités gnoséologiques, soit comme des questions purement gnoséologiques qui font totalement abstraction des questions méthodologiques de la connaissance et de la science (abstraction de la dialectique ), soit comme des questions purement économiques et politiques en faisant totalement abstraction de l’application de la science à la production. En revanche, cela signifie que l’application rigoureuse de la science à la production est une nécessité, car les besoins de la société sont composés des besoins de la science, dont la satisfaction dépendra essentiellement du niveau de la production, de l’état de la technique, des possibilités matérielles et du potentiel scientifique de la société elle-même. L’orientation scientifique de notre démarche concernant la fondation du Centre de la Recherche Scientifique du Kurdistan dépend en premier lieu de la réorganisation des sciences de l’homme des sciences de la nature et des sciences de la terre et de l’espace en deuxième lieu de l’interprétation de l’objet des sciences fondamentales et appliquées. C’est la raison pour laquelle  nous attribuons une grande  valeurs aux activités scientifiques  des  Académies  des Sciences en Europe, plus particulièrement  à l’Académie des Sciences de France y compris les bases de la fondation de l’Académie des Sciences du Kurdistan.
 
Quel  rapport établir entre notre activité scientifique et académique au niveau du développement des sciences et la Conférence de l’Académie des Sciences  vingt ans après de nos travaux scientifique et académiques ?
 
La question  essentielle c’est  que  le développement des sciences physiques. Chimiques
et biologiques comme base de la diversification des branches scientifiques de la science était mon point du départ.
 
             Tout d’abord Je rends hommage au Président  du Jury Académique et Scientifique qui s’est exprimé favorablement lors de la présentation de ma thèse. « Amoureux des traces des surfaces, des images des corps en mouvement remarquable connaisseur des arts des sciences[2]et des techniques » François Dagognet dans son discours prononcé au Colloque du Creusot, disait « la science na pas cessé de jeter au dehors ce qui relève de l’intériorité. Les disciplines les plus novatrices ont arraché aux opérateurs leurs procédures secrètes, les ont ensuite décomposées. reproduites et même améliorées On a souffert de ce rapt. on l’a. contesté, mais il ne s’est pour autant interrompu.»[3].Mais le problème est de savoir comment l’une des particularités essentielles du développement des sciences consiste en ce qu’elle s’oriente vers l’étude non seulement d’objets déjà inclus dans la transformation pratique de masse à la. production, dans l’expérience quotidienne. Mats aussi d’objets dont l’utilisation pratique ne se fera en principe qu’à des stades futurs du développement historique de la. civilisation dans son ensemble?
 
Dans le cours de son évolution historique, la  science assimilait divers types d’objets systémiques, élaborant des connaissances sur leurs propriétés, sur les lois de leur fonctionnement et de leur transformation.
 
Chaque type d’organisation systémique des objets nécessite pour être connu et compris, une grille catégorielle spéciale servant des notions scientifiques concrètes qui caractérisent les détails de la structure et du comportement des objets en question.
 
Sans doute la philosophie est capable de créer les matrices catégorielles nécessaires à la recherche scientifique avant que la science ne commence à maîtriser les types d’objets correspondants. L’application  des catégories élaborées par la philosophie dans la recherche scientifique concrète les enrichit et les développe. Cependant pour fixer leur contenu nouveau, on a besoin une nouvelle fois de la. Réflexion philosophique sur la science qui forme un aspect particulier de l’appréhension philosophique de la réalité dans le courant do laquelle se développe l’appareil catégoriel de la philosophie. « Mais la philosophie n’est pas une science. (.) son objet n’est pas tel ou tel domaine particulier du réel. Mais en même temps la philosophie est une science-la science des lois générales du réel.»[4].Ici, E .Bitsakis mélange la définition de la dialectique avec la philosophie. Elle est distincte des sciences particulières et est en même temps une science pour des raisons multiples selon lui. « La philosophie possède un objet déterminé; elle s’efforce de dégager et de formuler les lois de cet objet: Elle utilise les méthodes des sciences. Elle possède un corps constitué de connaissances ; elle a une histoire, comme les sciences- semblable- et en même temps profondément différente;(...) La définition de la philosophie comme science ne peut pas dissimuler son caractère spécifique, son autonomie relative par rapport aux sciences particulières et sa différence qualitative par rapport à elles. La science formule et définit les concepts, la philosophie formule et définit les catégories philosophiques.»[5].La. confrontation de l’histoire de la philosophie et celle des sciences naturelles permet donc de constater que la philosophie possède certaines possibilités prévisionnelles par rapport à la recherche scientifique, puisqu’elle est capable d’élaborer à l’avance les structures catégorielles qui y seront nécessaires.« La philosophie ne peut jouer son rôle efficace dans le développement de la conception du monde scientifique écrit N, Séménov, que si elle parvient à se faire valoir aux côtés des autres sciences, comme leur égale, c’est-à-dire comme science spéciale dotée de sa problématique précise, justiciable d’une étude aussi méticuleuse et concrète que l’objet de n’importe qu’elle science,» [6](3). La contradiction qui s’affirme entre le caractère universel de la connaissance humaine et sa démarche nécessairement cloisonnée au sein des sciences; la contradiction entre la spécification du savoir scientifique et la tendance à son intégration, voilà bien ce qui rend si indispensable l’élaboration d’une conception du monde scientifico-’ philosophique.
 
La question qui se pose est de savoir quels sont les mécanismes assurant une telle élaboration des catégories du développement des sciences de l’union et de leur diversification des branches scientifiques en général, et le développement scientifique de l’informatique en particulier. La réponse n’est pas liée seulement à l’étude de la nature de la connaissance philosophique mais aussi à la connaissance ingénierie informatique. Elle suppose l’analyse des fonction de la philosophie en tant que noyau théorique de la conception du monde et l’activité cognitive de l’élucidation des rapports entre les catégories philosophiques et celles de la culture.
 
La science, la révolution scientifique et technique ont entraîné une profonde différenciation entre les diverses branches spécialisées dans la fabrication de produits déterminés. Mais au fur à mesure que s’accentue cette différenciation et qu’apparaissent des branches toujours nouvelles. On voit grandir l’importance des relations entre les diverses branches et de leur coordination, lesquelles appellent une fonction centralisée de l’économie. Au coeur de ce développement scientifique la place de l’informatique appliquée à. tous les niveaux de la vie est capitale. C’est pour quoi, il convient de préciser notre classification dialectique des sciences et la place de l’informatique dans le schéma que nous proposons a un caractéristique scientifique.
 
Tout d’abord, la classification dialectique des sciences la division fondamentale entre les sciences de la nature et les sciences de l’homme et finalement les sciences techniques. Puis nous divisons les sciences de la nature en trois parties:
 
1. Les sciences physico-techniques et des mathématiques
2.Les sciences chimico-technologiques et biologiques _____
3. Les sciences de la Terre.
 
L Les sciences physico- techniques et des mathématiques
divisent en six parties: Ce sont:
 
I L’informatique. le calcul scientifique et l’automatisation
2. Les sciences mathématiques
3 .La physique générale et l’astronomie
4. La physique nucléaire
5. La physico technique de l’énergétique
6. La mécanique et les processus de commande
 
II. Les sciences chimico-technologiques et biologiques se divisent en cinq parties suivantes:
 
l. La chimie générale et technique
2. La. Physico-chimie et la technologie des substances inorganiques
3. La biochimie, la biophysique et chimie des composés,
4. La physiologie
5. La biologie générale.
 
111. 1es sciences de la terre sont es suivantes:
 
1 La géologie, la géophysique et géochimie
2. La océanographie, la physique de 1’ atmosphère
 
 
Les sciences de l’homme se divisent entre:
 
I. La philosophie
2. L’histoire
3. 1’ économie et le droit
4. la Littérature et la linguistique.
 
Le développement des sciences a été déterminé par trois sciences fondamentales: les sciences physiques, les sciences chimiques et les sciences biologiques. La classification des sciences et la connexion et la différenciation des branches scientifiques de l’informatique sont inséparables du processus scientifique.
 
 
I. Les sciences physiques
 
Ce sont sans aucun doute la physique et les physiciens qui ont donné le coup d’envoi à la révolution dans les sciences de la nature de notre temps. Les découvertes géniales et, le développement fulgurant des sciences physiques, notamment  après la Seconde Guerre Mondiale, ont fécondé et stimulé le développement et les progrès radicaux des autres sciences de la nature.
 
L’intervention inévitable de la physique dans toutes les divisions des sciences de la nature procède en grande mesure du fait qu’eUe prend comme objet d’étude les propriétés à la fois les plus simples et les plus générales de la matière. C’est à juste raison que la physique est appelée la « mère de la. Mécanique ». Le progrès des sciences physiques exerce une Influence directe sur tous les éléments essentiels de la production moderne - base énergétique, instruments de travail et technologie la  physique des solides exerce une influence croissante sur les objets de travail (matières premières et matériaux). Cela est particulièrement évident à notre époque où l’on voit naître l’énergétique et la technique atomique et nucléaire, la technologie  électronique et du laser, la technique des semi-conducteurs et des circuits intégrés etc.
 
On peut dire sans exagérer que les résultats des sciences physiques o. servi de point de départ à la création et au développement d’un très grand nombre sciences fondamentales (notamment celles qui surgissent à la jonction des sciences chimiques et physiques, biologiques et physiques). et de nombreuses disciplines  scientifiques fondamentales de l’ingénierie.
 
Les progrès de la physique ont exercé une immense influence sur toute la conception du monde contemporain. Ceci est dû avant tout aux liens étroits unissent la physique et la. théorie de la connaissance, Des divisions fondamentales la physique moderne, comme l’étude de la structure de la matière, la théorie de .a relativité, la mécanique quantique, sont organiquement liées a la théorie de la connaissance.
 
La théorie restreinte et généralisée de la. Relativité d’Albert Einstein e la théorie de la, mécanique quantique ont été naturellement des théories fondamentales qui ont donné le départ de la théorie scientifique moderne en physique et pour une grande part dans toutes les sciences de la nature.
 
Dans la science contemporaine, les travaux scientifiques d’Einstein, en offrent un exemple saisissant. Il prouve que de la relativité de l’espace, du temps et mouvement, on peut déduire que la masse d’un corps dépend de sa vitesse et donc l’énergie de son mouvement. Si la vitesse approche de sa limite - 300 000 km/ sec - la masse du corps tend vers l’infini, La. Thèse d’Einstein selon laquelle la masse d’un  corps au repos dépend de son énergie interne E eut une immense importance. Ces ainsi que fut jetée la base de l’énergétique de la révolution scientifique et technique Il apparaissait que si l’on mesurait l’énergie et la masse au moyen des unités  habituelles, l’énergie est égale à la masse multipliée par le carré de la vitesse de la lumière -1. Autrement dit E.=ml
 
La division du noyau d’uranium dégage 3 millions de fois plus d’énergie que la réaction chimique d’une combustion (1g d’uranium fournit plus de chaleur que 3 tonnes de charbon). Cependant ce n’est là. Qu’une petite partie de l’énergie contenue dans toute la masse de la matière. Déjà l’énergie nucléaire utilise environ dix fois plus de l’énergie intérieure des particules comparativement à l’énergie atomique de l désintégration des noyaux lourds.
 
La formule d’Einstein ouvre des perspectives encore plus lointaines et grandioses à l’utilisation de l’énergie du noyau, elle recèle les étapes suivantes de la révolution scientifique et technique en matière énergétique. Pour se faire une idée complète des possibilités énergétiques de la matière découlant de la formule d’Einstein, il suffit de se livrer â, de simples calculs arithmétiques.
 
 
D’après la formule d’Einstein, l’énergie est égale à la masse (disons par exemple 1g) multipliée par le carré de la vitesse de la lumière -1. La vitesse de la lumière est de 300 000 km/s, ou 3.10 cm/s. Conséquence 1 = 9,10 cm/s. En multipliant la masse en grammes par 1 nous obtenons l’énergie qu’elle contient en ergs. 1kWh est égal à. 3,6.10 ergs. Donc l’énergie totale recelée dans un gramme de matière est égale à 9.10 ergs; et divisée par 3,6.10 , elle est égale à 2.5.10 kWh (ou 25 millions de kwh).
 
A partir des réactions qui nous sont connues aujourd’hui, la réalisation complète de cette énergie n’est possible que par le heurt de la matière et de l’antimatière, que par la réaction dite d’annihilation. Il a été établi que si une particule rencontre l’antiparticule qui lui correspond, elles annihilent, disparaissent, tandis que leur énergie et leur masse se transforment en énergie et de plus intégralement (par exemple dans la radiation), sans enfreindre la loi de la conservation, avec réalisation totale de toute l’énergie, conformément à la formule d’Einstein E = ml Ce qui dépasse de plusieurs milliers de fois la quantité d’énergie par unité de masse dégagée lors des réactions nucléaires,
 
La révolution en physique renferme donc des possibilités de tournants dans la technique et dans toute la production matérielle.
 
Autre axe de la révolution scientifique en physique, étroitement lié à. la physique nucléaire et à l’énergétique atomique la mécanique quantique, annonciatrice de tournants révolutionnaires dans la technique, la technologie et la production.
 
On peut comprendre les processus aboutissant à la fission et à la synthèse nucléaires uniquement à, l’aide de la théorie des quanta. La mécanique quantique fut la base théorique du développement de l’électronique, et plus tard, des générateurs quantiques de lumière, les lasers, c’est-à-dire la base fondamentale d’un tournant révolutionnaire déjà visible dans la technologie de production.
 
Les possibilités offertes par l’utilisation des rayons laser sont immenses.
Les propriétés du rayon laser -la possibilité de la focaliser sur des masses infimes de la matière- permettent, en le dirigeant sur une masse thermonucléaire (mélange de deutérium et de tritium), de créer les conditions d’une réaction thermonucléaire température de dizaines de millions de degrés et densité du combustible dépassant de centaines de fois la densité du corps solide. C’est là une des orientations prometteuses de la création d’une énergie thermonucléaire.
 
L’application de la technique du laser ouvre aussi de grandes perspectives à. la création d’une méthode optique de traitement des informations et la fabrication de calculatrices optiques à vitesse opératoire - ce qu’on appelle l’optoélectronique. Cela concerne le remplacement d’une liaison habituelle par câble et fil par une liaison optique - par guide de lumière en fibre, la fabrication d’une <mémoire optique de travail d’une grande capacité pour les ordinateurs et d’une <mémoire) permanente pour les systèmes d’information.
 
 
Toutes ces idées et. Découvertes ont ouvert la porte a un progrès extraordinaire de la radiotechnique et au cortège triomphai de l1ectronique, qui pénètre littéralement touti’4es branches de la technique et des domaines de pointe de la technologie.
 
L’influence que la physique, et notamment la théorie des quanta, a exercé sur les sciences chimiques, est à. cet égard très instructive. La classification périodique de Mendêléev, qui était dans une grande mesure une loi empirique de la chimie, a acquis, avec le développement. de la mécanique quantique et l’homologation du modèle atomique quantique, de solides bases théoriques, fi se trouve que la disposition des éléments découverte par Mendéléev a un sens physique à. la fois important et simple. Le numéro d’ordre d’un élément dans le sens mendéléevien (les physiciens l’appellent nombre atomique) est égal au nombre de charges positives ou, autrement dit, au nombre de protons contenus dans le noyau des atomes de cet élément. La loi de Mendéléev est devenue l’une des lois de la physique atomique et nucléaire.
La théorie des quanta ouvre d’immenses possibilités à la physique des solides dans le domaine de l’action sur les propriétés fondamentales des métaux et du cristal en général. Les propriétés quantiques des solides permettent d’utiliser le cristal dans la fabrication de nombreux instruments de physique. L’étude des phénomènes physiques sur de minces films semi-conducteurs est devenue l’élément essentiel des travaux menés pour obtenir des circuits intégrés, hybrides et fonctionnels, ce qui touche directement à. la miniaturisation et à la microminiaturisation des montages électroniques et à la création des dernières générations d’ordinateurs.
 
Tel est le tableau bien incomplet des changements décisifs intervenus dans la physique au XXÔ siècle. Tout ce que nous venons de dire concerne des découvertes scientifiques déjà. faites et leurs incidences déjà. Visibles sur la technique et la production matérielle,
 
Mais la révolution dans la physique se poursuit. Les moyens techniques toujours plus puissants mis à la disposition de la recherche dans le domaine dé la physique augmentent sans cesse ses possibilités. Dotés d’une technique de recherches et d’expériences de plus en plus complexe, les physiciens, en pénétrant dans les profondeurs du micro et du macro- monde, découvrent des problèmes toujours nouveaux et non résolus d’une importance globale et fondamentale.
 
Les succès obtenus dans la construction d’accélérateurs de particules à. énergie toujours plus grande ont permis d’obtenir des données très importantes qui ont fait surgir des problèmes fondamentaux dont la solution ouvrira à. l’humanité de nouvelles possibilités.
 
Ce sont en premier lieu les problèmes de la structure des particules à forte interaction (les adrons ), dont les plus connus sont le proton et le neutron. Leurs propriétés et leur systématique sont aujourd’hui bien décrites à. partir de l’hypothèse des particules subélémentaires, les quarks...
 
 
Il est tout à fait possible que l’énergie obtenue avec les accélérateurs actuels ne soit pas suffisante pour libérer les quarks concentrés dans les adrons. Si cette hypothèse se confirme, cela veut dire qu’il faudra envisager des procédés de dégagement d’énergie dans l’acte élémentaire des centaines ou des milliers de fais plus puissant que celui obtenu avec les réactions nucléaires classiques, ceci ouvrant la perspective d’un bond gigantesque dans les possibilités énergétiques de l’Univers et peut-être de l’humanité.
 
Autre groupe encore, celui des problèmes de la. faible interaction. Il peut avoir une importance fondamentale non seulement pour comprendre la microstructure de la matière, mais aussi la structure spatio-temporelle de notre monde et, peut-être, pour la cosmologie. Notamment, il pourra se faire que la solution des problèmes principaux de la structure de la. matière nécessitera de revoir les représentations fondamentales de l’espace et du temps, que la pénétration dans le coeur du micro-monde rendra possible des procédés qui nous paraissent aujourd’hui invraisemblables I ».
 
De l’avis des physiciens,le rapprochement des particules à une distance de 10 - 16 - 10 - 17 cm peut faire surgir des phénomènes d’une importance fondamentale. Des distances de cet ordre correspondent à une énergie d’environ 300 milliards d’électrovolts dans un système dont le centre d’inertie correspond à des particules en collision. C’est pourquoi L’étude d’un ensemble permet d’obtenir des protons d’une énergie de 2 à 5 mille milliards d’électrovolts.
Et de nouvelles possibilités jusque-là inconnues apparaissent encore ‘ le choc des noyaux lourds peut faire surgir des phénomènes comparables aux ondes de choc sous l’action desquelles la matière nucléaire peut passer à des états inhabituels. Les scientifiques chercheurs signalent à ce propos l’existence possible de nouvelles formes de matières nucléaires différentes des noyaux atomiques que nous connaissons.
 
L’accélération de la technique engendre de nouveaux phénomènes pratiques d’ordre purement technologique et scientifique. En voici quelques exemples:
 
Les faisceaux des particules accélérées s’exercent sur de nombreuses substances très spécifiques qu’on ne peut obtenir par d’autres méthodes,
 
les sources de rayons gamma, les accélérateurs électroniques sont largement utilisés pour la stérilisation dans l’industrie des instruments médicaux, pour la polymérisation par rayonnement de l’isolant des câbles, pour la défectoscopie des grosses pièces dans l’industrie mécanique, etc.;
 
les faisceaux d’électrons d’une intensité atteignant un million d’ampères sont appliqués dans les recherches pour le contrôle de la fusion thermonucléaire;
 
Les ions lourds accélérés peuvent être utilisés dans la fabrication de filtres moléculaires à virus par irradiation d’un film plastique Ces filtres permettent de procéder à la désinfection de l’eau par simple filtrage.
 
Ces exemples que nous avons cité dans le domaine de la physique peuvent aboutir à une interprétation nouvelle des sciences de la nature et des lois générales du monde, ouvrir de nouvelles perspectives à la nouvelle technique et l’informatisation de la société et de la production Cette révolution dans le domaine des sciences physiques est inséparable dans les sciences chimiques dans l’unité dialectique du processus des connaissances scientifiques et techniques et. de leurs applications.
 
11. Les sciences chimiques
 
La révolution dans les sciences chimiques s’est développée d’un côté de façon autonome dans le cadre même de cette science, c’est-à-dire dans le processus de l’unification et de la diversification des branches scientifiques chimiques, et de l’autre, sous la puissance des récentes tendances apparues en physique et avant tout en physique quantique, nucléaire, en physique des hautes énergies ou physique subatomique.
 
La révolution technique en chimie est liée au contrôle de la structure des molécules et conséquemment à la création de substances à structure et propriétés définies d’avance, c’est-à-dire à la création de liaisons chimiques contrôlées. Là aussi, l’intégration (ou l’interaction) et l’utilisation (différenciation) des récentes conceptions des sciences physiques jouent un rôle de premier plan. D’une part, l’application scientifique de l’architecture des molécules fut suivies de découvertes fondamentales celle, par exemple, qui a permis de déterminer les poids moléculaires et. la validation de la notion de valence des éléments, c’est-à-dire le nombre d’atomes types avec lesquels un atome de l’élément donné est capable de s’unir pour former une combinaison stable. Ainsi furent formulées les lois de La composition des molécules et jetées les bases théoriques de la synthèse chimique de la matière. D’autre part, le progrès enregistré par la science chimique elle-même met à profit les nouvelles théories et possibilités offertes par les branches scientifiques de la physique moderne, qui lui apportent en premier lieu l’explication théorique des nombreuses lois établies empiriquement.
 
Ceci dit,le développement des sciences vers le milieu du XXè siècle a permis de découvrir que non seulement l’électron en mouvement crée un champ magnétique mais que l’électron au repos, également un ‘ aimant élémentaire possède un ensemble de propriétés qui lui permettent d’être valentiel,  Ce rôle de l’électron entraîne tout un ensemble de phénomènes remarquables dans la. Chimie des cristaux, incluant le contrôle d’un réseau cristallin, le contrôle des propriétés semi-conductrices et diélectriques, la formation de composés chimiques entièrement nouveaux.
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La possibilité de constituer des molécules et des substances nécessitait naturellement de poursuivre l’étude approfondie de l’architecture des substances et des molécules existantes, de son interrelation avec les propriétés essentielles de la substance, ainsi que de découvrir les moyens d’agir sur l’architecture des molécules. Il fallait étudier intensément l’architecture chez ce grand architecte qu’est la nature. Les propriétés essentielles de la matière dépendant de la disposition géométrique de mêmes atomes dans l’espace (dans le cadre des molécules) ont donné naissance à une branche spécifique de la chimie qui s’occupe de la disposition spatiale des atomes dans la molécule et de l’influence de ce facteur géométrique sur les propriétés de la matière c’est la stéréochimie. L’apparition de cette science était déjà prévue au siècle dernier par A. Bourtherov,
 
C’est pourquoi nous pouvons poser clairement expliquer la nature de la diversification des branches scientifiques ( physiques, chimiques, biologiques ) à la fois dans l’unité dialectique d’interaction fondamentale et dans la diversité de l’union et de lutte de leurs contraintes ? Autrement dit, si la connaissance complète de la structure et des lois du monde environnant a offert à l’humanité, à la technique et à la production, la possibilité de créer de façon contrôlée  et planifiée, des substances et des matériaux dotés de propriétés définies à l’avance et nécessaires aux hommes, est-ce qu’il y aura une réponse scientifique qui résoudra le problème des objets du travail informatisé - l’un des éléments de base essentiels pour la production matérielle assistée par les nouvelles technologie de l’informatique?
 
D’abord, l’essence et la spécificité de la révolution scientifique et technique s’expriment dans la combinaison de l’analyse et de l’explication de la structure de la matière, de la nature des réactions et des processus qui se produisent dans le monde environnant de la structure des processus de la vie organique, du fonctionnement des mécanismes et de l’action mécanique sur les processus du travail, avec des procédés d’un tout. autre ordre comme:
 
- l’action orientée sur la structure de la matière, sur la synthèse des corps à propriétés données d’avance, sur l’obtention artificielle et sur le contrôle des réactions de désintégration et de synthèse des noyaux lourds et légers;
 
- l’élaboration et l’utilisation pratique d’une théorie de l’information, d’une théorie et d’une pratique de la commande automatique, des systèmes des machines;
 
- la création de systèmes de traitement automatique de l’information, de systèmes de gestion automatique et automatisée dans l’ensemble complexe de technique et de production socio-économiques;
- une deuxième action orientée sur le processus de la vie organique toujours plus importante.
Les caractéristiques d’ordre matériel et technique de la. Révolution scientifique de l’informatique avec pour corollaire, les changements radicaux intervenus dans les relations de l’homme avec le milieu, définissent l’aspect social de cette révolution. Elle ne modifie pas seulement la technique et la technologie informatique en particulier, mais elle crée aussi des conditions nécessaires pour un changement radical du caractère et du contenu du travail humain dans les processus technologiques en général. De plus, elle change radicalement le rôle de l’homme et le rôle de la science elle-môme dans le système des forces productives.
 
Une des conséquences sociales importantes de la révolution scientifique et technique est quelle offre en môme temps la possibilité d’augmenter sensiblement le temps libre, ce qui à son tour crée des conditions pour une augmentation du niveau d’instruction et de qualification. La vie intellectuelle des hommes est elle aussi profondément modifiée ils reçoivent une masse et un éventail d’informations sans cesse croissants, les moyens modernes de transports et de communications augmentent de façon extraordinaire leurs possibilités de participer aux événements les plus divers, se rapportant à des époques ou à des lieux les plus variés, l’éventail usuel des biens de consommation et des services change radicalement, entraînant un changement corollaire des besoins humains. Toutes ces modifications sont marquées par un extraordinaire dynamisme du développement social.
 
Ainsi, la révolution scientifique crée les prémisses matérielles d’un développement des forces productives, d’une augmentation du potentiel scientifique qui donne à la disposition de l’homme les possibilités créatrices qui lui permettent d’intervenir pour modifier et résoudre les problèmes socio-économiques essentiels du mode de production. Une autre prémisse exceptionnellement importante de la révolution dans les sciences de la nature est l’intervention des mathématiques et des méthode mathématiques dans tous les domaines des sciences de la nature. La formulation des lois essentielles de la physique, de la chimie, de la biologie et de l’informatique s’appuie aujourd’hui sur les mathématiques. C’est par cette réalité que nous voulons élaborer les progrès de la chimie théorique, l’utilisation des résultats de la physique qui ont considérablement élargi l’éventail des problèmes étudiés par les sciences chimiques. Car la chimie englobe des domaines toujours nouveaux du monde organique et inorganique, pénètre dans le domaine des sciences connexes, forme de nouvelles sciences limitrophes. S’enrichissant des méthodes et des conclusions de ces sciences, tout en les enrichissant en nième temps, nous voulons citer les orientations fondamentales de la chimie.
 
Dans un premier temps, nous divisons la chimie générale en deux parties fondamentales celle de la chimie élémento-organique et celle de la chimie non organique. Dans un deuxième temps, nous étudierons la diversification des branches scientifiques de la chimie et nous voulons montrer la possibilité de cette différenciation dans le système existant des sciences. La chimie des composés complexes, la géo-chimie ou la chimie de la terre, la mécanique physico-chimique, l’électrochimie, la biochimie, la radio-chimie, la physique chimique, la cinétique chimique, et pour terminer la chimie des solides et l’agrochimie. Puis, nous montrerons, d’une part, dans le développement de la chimie des solides, les problèmes des classifications chimiques de ces solides, et d’autre part, la méthode de la stratification moléculaire crée par les chercheurs de notre époque, qui a contribué non seulement au développement des sciences physiques, mais aussi les progrès enregistrés par les sciences chimiques exerceront à leur tour, une immense influence sur les développements réellement révolutionnaires qui ont lieu dans les sciences biologiques..
 
 
Le développement des sciences chimiques et la classification des  branches scientifiques:
 
 
a) La chimie élémento -organique, qui se situe a la jonction de la chimie organique et non organique Le développement de cette branche a permis de créer des familles entières de nouveaux polymères de composés organométalliques et organosiliciés aux propriétés encore inconnues, ainsi que d’adopter des méthodes technologiques d’obtention des polymères incomparablement plus simples et plus économiques.
 
b) La chimie des composés complexas qui permet de découvrir de multiples classes de nouveaux composés chimiques. Elle a, permis de créer une .industrie  des métaux précieux et de résoudre les aspects chimiques de l’énergie nucléaire, La chimie des composés complexes joue un rôle déterminant en ce qui concerne la mise au point de procédés chimico technologiques  efficaces pour le traitement de la matière première.*
 
c) La géochimie ou chimie de la Terre, qui dans ses recherches  les matières et les processus terrestres s’appuie sur les lois et les méthodes chimiques. Cette science étudie l’évolution chimique de notre planète, cherche à expliquer du point de vue chimique l’origine et l’histoire de la Terre, de ses couches, son relief, montagnes, mers et océans.
 
 
d) La .mécanique physico-chimique   qui relie les propriétés mécaniques et électriques de la matière à. sa composition et sa structure chimique.
 
e) L’électrochimie, ramification de la chimie consacrée à l’ étude des propriétés des systèmes contenant des ions et des processus où interviennent des ions, se déroulant au point de rencontre de ces systèmes avec d’autres  corps, notamment les métaux. On peut classer dans l’électrochimie tout ce qui rapporte à la liaison entre les phénomènes électriques et chimiques.
 
f) La biochimie, qui étudie la structure des protéines et des molécules protéines, les fonctions des enzymes, les problèmes de la synthèse et protéines.  dans l’organisme, la relation de dépendance entre la structure chimique et. fonctions biologiques (activité) des protéines. La. biochimie étudie des processus essentiels et complexes contre 1’ immunité et les propriétés immunisantes des  protéines
 
g) .La radiochimie, qui est étroitement liée aux problèmes de la radio- activité et des isotopes radioactifs, à  l’utilisation de l’énergie atomique.
 
h) La physique chimique, qui s’intéresse à l’application des résultats la physique moderne, aux problèmes essentiels de la chimie, et précisément aux questions  de la structure des atomes et des molécules et à. l’étude du mécanisme intime réactions chimiques.
 
i) La cinétique chimique, science des transformations chimiques .qui die les vitesses et les orientations de la réaction chimique. L’élaboration d’une  théorie générale des processus en chaîne et la découverte des possibilités de contrôler les réactions chimiques en chaîne sont fonction du développement de cette branche de la chimie.
 
Les progrès enregistrés par les sciences physiques et les sciences chimiques ont une influence sur les sciences biologiques Car c’est â partir de la physique et de la chimie que les biologistes s’attelant avec énergie et efficacité â l’étude des processus complexes qui se déroulent dans l’organisme vivant, Et réciproquement. la chimie cherche â utiliser les principes biologiques pour résoudre les tâches de la synthèse chimique.
 
III les sciences biologiques
 
Les récentes découvertes de la physique, de la chimie et des méthodes mathématiques ont entraîné une véritable révolution dans les sciences biologiques. La biologie moléculaire a révolutionné la science du monde vivant dans les mômes proportions que la théorie quantique a révolutionné la physique nucléaire il y a de cela quarante ans.
 
L’étude intense des fonctions biologiques des êtres vivants. à partir de l’analyse de la structure et des interactions moléculaires a conféré à la biochimie un rôle dirigeant et débouchant sur une science relativement nouvelle - la biologie moléculaire. En môme temps, l’établissement du principe catalytique du fonctionnement de la matière vivante fut d’une portée fondamentale pour le développement de la science biologique.
 
Prenons les ferments dans le domaine des sciences biologiques
Les ferments sont sous bien des rapports incomparablement supérieurs aux catalyseurs artificiels. Avant tout par leur puissance d’action, des milliers de réactions chimiques se déroulent dans les organismes vivants à. l’aide des ferments, en l’absence de hautes températures et pressions, des millions et des milliards de fois plus vite qu’en présence des meilleurs catalyseurs chimiques.
 
Les ferments ont encore un autre avantages - le plus important. Ils se distinguent des catalyseurs artificiels par la rationalité surprenante de leurs actions, rigoureusement orientées et d’une efficacité maximale. Chaque ferment agit de façon optimale, sans recherche de solutions technologiques optimales ‘, en ne transformant qu’un seul composé ou un groupe de composés très proches. et en les transformant dans une direction rigoureusement déterminée.)
 
La découverte et la description d’un nombre croissant de réactions biochimiques mettait â l’ordre du jour la tâche de chercher  à établir les principes fondamentaux qui régissent la nature et l’interdépendance de ces réactions. Sans cela. il était impossible d’élaborer une systématique des processus vivants, des innombrables termes biochimiques.
 
 
La solution de ces problèmes fut d’abord liée a deux découvertes fondamentales faites dans les années trente et quarante et qui ont été des éléments essentiels de la révolution dans les sciences biologiques, en particulier sur le plan biochimique. La première est la découverte de la «  conservation.» de l’énergie des réactions  biochimiques sous forme de liaisons chimiques particulières dans une matière qui reçut le nom de triphosphate d’adénosine. La deuxième est la découverte du principe de conjugaison  des réactions dans les systèmes biologiques, c’est-à-dire que le surplus d’énergie formé dans une des réactions en cours peut se transmettre à une autre réaction qui sans cela ne serait pas d’elle-même possible.
 
Ces deux découvertes fondamentales apportent immédiatement de la logique dans les recherches sur l’organisation biochimiques de l’activité des cellules en permettant de distinguer les combinaisons des réactions énergétiquement. admissibles et non admissibles. Ainsi commença l’assemblement des éléments biochimiques en groupes séparés ou en mécanismes entiers, et lorsque les chercheurs eurent fiai d’opérer sur un certain segment, ils s’aperçurent qu’ils avalent réussi à former, à partir d’éléments, tel ou tel processus physiologique dont les biochimistes avaient entrepris l’élaboration trente ans auparavant. ‘ »[7]
 
Les progrès ultérieurs de la science, une pénétration plus profonde des secrets de la vie permirent de découvrirent des processus plus complexes que la photosynthèse et la respiration, que la biochimie ne permettait pas encore de comprendre. C’était en premier lieu les processus de croissance et de développement ainsi que les phénomènes de l’hérédité et de sa transmission.
 
Ni les méthodes et expériences de la physiologie, ni celles de la biochimie n’avaient pu mettre en lumière les propriétés de la matière vivante qui constituent le fond de ces phénomènes. Ce n’est qu’avec l’apparition de la microscopie électronique que l’on put pénétrer dans le monde inconnu des particules infiniment petites de la cellule vivante. Ainsi  les résultats pratiques de la révolution .intervenue dans la physique furent un puissant catalyseur de la révolution  dans la biologie. Si le pouvoir séparateur du microscope ordinaire permet d’atteindre un grossissement de deux à trois mille fois, le microscope électronique permet de grossir les objets étudiés de centaines de mille fois et même de plus d’un million de fois. La quantité se convertit en qualité des possibilités fondamentales se sont ouvertes à l’étude des organisations microscopiques, des processus intimes qui s’opèrent dans la cellule vivante.
 
En pénétrant toujours plus profondément dans les secrets des processus vivants, la. science biologique découvre aussi le mécanisme de l’utilisation de l’information génétique. Ainsi, la biologie fut amenée à étudier les molécules géantes des bio polymères : les acides nucléiques, les protéines et certains hydrates de carbone, c’est-à-dire des formations qui jouent un rôle décisif dans l’accomplissement des fonctions vitales essentielles. L’étude de ces molécules nécessitait des méthodes et des procédés spéciaux d’analyse et constitua l’une des orientations essentielles d’une science en plein essor la biologie moléculaire, dont nous parlerons un peu plus loin.
 
Les résultats  de la chimie biologique furent et sont encore aujourd’hui an paissant outil de connaissances des processus vitaux. Mais le langage de la chimie ne permettait pas lui seul de pénétrer les arcanes de la vie. La biophysique vint à la rescousse. Les recherches poursuivies pour résoudre le problème du vivant ont une immense importance méthodologique et pratique pour le développement et l’amélioration de la production matérielle,
 
L’académicien G. Frank écrit «Ce que nous appelons le vivant ne peut se traduire en langage purement chimique. Outre l’énumération des réactions qui participent aux processus chimiques de l’échange de substances, outre les  catalyseurs de réactions et la cinétique chimique de ces processus, il faut une certaine organisation dans l’espace (structure) des ensemble  rnacromoléculaires, qui déborde le cadre des représentations purement chimiques. »[8]
 
Cette organisation, écrit G. Frank, n’est pas seulement le lieu du déroulement des processus chimiques; elle agit elle-même, se modifie, détermine leur déroulement et organise. C’est pourquoi, à côté de la chimie et des approches moléculaires, nous avons besoin de ce qu’on pourrait appeler en langage conventionnel d’« approches surmoléculaires » Ces approches surmoléculaires ne peuvent déjà plus relever de la seule compétence de la chimie et de la biochimie. On voit surgir ici des processus qualitativement différents et s’ajouter aux forces chimiques d’interaction des phénomènes caractéristiques du système surmoléculaire complexe. L’étude de ces phénomènes relève habituellement de la biophysique ou de la biologie  physico chimique »[9]
 
Les sciences biologiques accordent naturellement une importance particulière la nature des activités des organismes vivants et de leurs plus infimes composants au niveau de la cellule et des composants de la cellule elle-même. La science a pénétré ainsi dans la structure inframicroscopique de la cellule, ce qui lui permit de faire des découvertes les plus inattendues, obligeant une révision radicale des idées en cours sur les principes biochimiques, biophysiques et physico-chimiques des processus cellulaires.
 
« Comment naît. une nouvelle science, une nouvelle spécialité ?», demande P. Thuiflier, ton n’a pas apporté de réponse la fois générale et satisfaisante cette question, bien que diverses hypothèses aient été formulées. »[10]
Cette interprétation nous parait sceptique, car le développement d’une nouvelle discipline et la naissance d’une nouvelle science ne dépend pas de l’identité intellectuelle ou de l’originalité des idées. Au contraire, elle dépend du caractère de la nature de l’objet de la science elle-même de méthode d’ exposition dans le plus large c’est le moyen d’atteindre un objectif, une activité ordonnée selon un certain mode. C’est par le rôle méthodologique qu’on arrache le voile l’extraordinaire aux phénomènes complexes de la nature, de la société et de la conscience humaine et oriente la science vers le dégagement des liens naturels, objectifs, obligeant le chercheur à rester sur le terrain faits rigoureusement établis. Par exemple, lob jet de la biologie moléculaire est d’étudier les manifestations essentielles de l’activité vitale à leurs niveaux primaires élémentaires dans la cellule et ses composants, le noyau et le cytoplasme, dans les infimes structures intra-cellulaires, dans les systèmes les plus simples situés à la frontière du vivant et du non vivant comme le virus et le bactériophages, et enfin, dans les systèmes des polymères biologiques macromoléculaires protéines et acides nucléides qui remplissent ses fonctions essentielles dans les formations vivantes...
 
On observe un développement particulièrement intensif des recherches de biologie moléculaires touchant les problèmes de la multiplication, de l’hérédité, de la structure et. des propriétés des composés macromoléculaires, de leur biosynthèse et des lois de leur reproduction dans les processus de croissance, de division et de développement cellulaires.
 
Autrement dit, les bios polymères macromoléculaires et les acides nucléiques sont les objets essentiels de recherche de la biologie moléculaire.
 
Au cours des trente dernières années, la biologie a connu une transformation profonde par la convergence de disciplines restées longtemps indépendantes tant par les problèmes qu’elles considéraient que par le matériel et la méthodologie qu’elles utilisaient. C’est ainsi que la physiologie cellulaire, la génétique, la biochimie, la virologie, la microbiologie se sont fondues en une discipline commune, qu’on s’accorde aujourd’hui à désigner sous le nom de biologie moléculaire. Celle-ci vise à interpréter les phénomènes qui se déroulent au sein des organismes vivants en fonctions des structures et des interrelations fonctionnelles qui se manifestent entre les constituants macromoléculaires de la cellule.
Dans sa première étape, la biologie moléculaire s’est attachée à analyser le matériel cellulaire le plus simple, à savoir la cellule bactérienne, que certaines découvertes avaient rendue accessible à. une telle étude. En quelques années, l’élucidation de la structure des principales macromolécules biologiques, protéines et acides nucléiques, l’interprétation de leurs fonctions en termes de structure, la reconnaissance de leur voies de biosynthèse et de leurs régulations ont renouvelé notre connaissance de l’hérédité et des mécanismes cellulaires. »[11]
 
Ceci éprouve le développement et la différenciation, de plus l’interconnexion des sciences fait que les résultats, les modèles et les méthodes de certaines sciences sont de plus en plus largement utilisés en d’autres ( par exemple l’emploi des dodèles physiques et chimiques en biologie et en médecine); cela fait apparaître le problème de la recherche interdisciplinaire. Une autre particularité importante de l’étape actuelle du développement de la science consiste à l’accroissement considérable du rôle des éléments constructifs dans la connaissance scientifique. « D’une part. chez l’organisme entier, d’autres part dans les cultures de cellules somatiques prélevées chez les organismes complexes. »[12] car la découverte de la nature et de la structure des acides nucléides démontre l’exceptionnelle rationalité de la nature et de l’organisation de ses créatures, En fait, les acides nucléiques sont composés en tout de quatre éléments : les quatre nucléotidiques qui ne se distinguent l’un de l’autre que par leur teneur en azote - adénine, guanine, cytosine, themine. Ainsi, la formidable diversité de la. vie sur la. Terre a. toujours une base biochimique parfaitement unique et universelle. De plus, le principe de complémentarité, qui explique le secret séculaire de l’hérédité, est une des bases essentielles de la. biologie moléculaire avec lequel on a établi que dans une molécule d’ADN, la quantité de guanine est toujours égale à. la quantité de cytosine, et la quantité d’adénine est égaie à. la quantité de themine. Au cours de l’activité vitale de l’organisme, les molécules d’A.D.N. impliquées dans les échanges cellulaires subissent de nombreuses détériorations sous l’influence de facteurs internes et externes. Ainsi, les nouvelles orientations du développement de la biologie moléculaire et ses progrès révolutionnaires continus s’appuient sur de solides bases de méthodologie générale.
 
« Il s’agit de la combinaison, de la  synthèse organique et très fructueuse, de deux démarches méthodologiques. l’étude de la  nature et des propriétés des composants les plus simples d’un corps complexe, et l’étude de la structure, de l’organisation, des propriétés du corps complexe dans son ensemble, des forces et processus qui constituent ce système en tant. que tout.
 
La question essentielle est de savoir comment le simple donne naissance au complexe, quelles sont les forces et les lois qui opèrent ici, comment se structurent de nouvelles propriétés du système complexe.
 
Il s’agit d’une orientation de la recherche scientifique qui part des niveaux moléculaires les plus primitifs et les plus élémentaires conduisant è, des niveaux d’organisation de complexité croissante, à. des systèmes dotés de nouvelles propriétés et fonctions . »[13] (
 
Le trait essentiel de ce passage du simple au complexe étant un processus intégré, on propose le terme d’intégrisme pour définir l’orientation de science cognitive.
 
Si l’on analyse le développement des sciences naturelles, techniques et sociales, on découvre beaucoup de traits communs dans leur méthodologie et leur pratique.
 
Ainsi, cette démarche méthodologique est-elle absolument indispensable tant en ce qui concerne la création des systèmes automatiques que l’élaboration de l’énorme majorité des programmes complexes, puisqu’il s’agit de résoudre les problèmes de la relation entre la partie et le tout, entre le simple et le composé. La nécessité d’une telle démarche méthodologique se fait plus que jamais sentir aujourd’hui en ce qui concerne la solution des problèmes économiques et socio-économiques et l’élaboration des programmes dans lesquels nous avons toujours affaire à de grands systèmes complexes à plusieurs composants.
 
D’oc l’actualité du problème de 1’« intégrisme » pour toutes les sciences de la nature, techniques et sociales. Le mécanisme du développement des sciences de leur processus de l’unification de la différenciation des branches scientifiques occupe une place importante dans l’orientation de la pensée scientifique et technique de notre siècle. 11 ouvre deux possibilités fondamentales pour développer et perfectionner les forces productives matérielles, à travers lesquelles nous pouvons constater le développement de la révolution dans les sciences de la nature, technique, sociale et leur interaction dialectique sous deux aspects:
 
Premièrement, l’humanité pourra influer de façon orientée sur les processus de la vie organique et à partir de la. Élever de façon colossale l’efficacité de la production sociale, et également augmenter les possibilités de l’homme lui-même - première force productive de la société -, et le parfaire considérablement.
 
Deuxièmement, la société pourra en permanence introduire dans la production les résultats technologiques et organisationnels de la vie organique > et à. partir de là permettre une nouvelle révolution scientifique et technique qui, on a toute raison de le penser, laissera loin derrière elle les possibilités ouvertes par l’actuelle révolution scientifique et technique.
 
Cette révolution dans les sciences biologiques réveille la « technique », « la «technologie » et l’organisation de systèmes de fonctionnement qui dépassent en complexité tous les systèmes que l’homme a pu créer et qui possèdent une productivité encore jamais vue dans la pratique de l’industrie mondiale en même temps qu’une capacité, une infinité de dimensions, un rendement économique et une fiabilité inimaginable.
 
La phase active de la révolution dans les sciences biologiques a commencé, semble-t-il, plus tard qu’en physique et en chimie, et ses résultats pratiques ne sont peut être pas aussi évidents et importants que les résultats atteints par les physiciens et les chimistes, Mais il est déjà visible aujourd’hui que les possibilités, tant d’ordre cognitif que pratique, ouvertes par la révolution dans les sciences sont d’une  ampleur qu’elles pourront servir de tremplin â. une nouvelle révolution scientifique et informatique, ce qui signifie le développement des sciences physiques, chimiques, biologiques comme la base du développement et de la différenciation des branches scientifiques de l’informatique,
 
 
 
                 LA CONFERENCE DE L’ACADEMIE  DES SCIENCES
 
Le 13 mai 2008  prochaine la section de Biologie moléculaire et cellulaire, génomique de l’Académie des sciences  organisera  une conférence  sur l’épigénétique et mémoire cellulaire. C’est une nouvelle discipline  de la Biologie moléculaire et cellulaire, génomique. La question qui se pose Qu’est-ce que l’épigénétique? 
 
C’est souvent à Conrad Waddington (1905-1975) qu’on attribue l’invention du terme « épigénétique », en 1942, pour nommer « la branche de la biologie qui étudie les relations de cause à effet entre les gènes et leurs produits, faisant apparaître le phénotype ». La première mention de l’épigénétique dans la littérature est apparue au milieu du XIXème siècle, mais on peut faire remonter l’origine du concept à Aristote (384-322 av. J.-C.). Il croyait en une épigénèse : c’est-à-dire le développement d’une forme organique individuelle dérivée de l’informe. Ce point de vue contesté était le principal argument contre une forme de développement à partir de minuscules corps déjà formés. Encore aujourd’hui, la question de savoir dans quelle mesure nous sommes préprogrammés ou façonnés par l’environnement continue à susciter des controverses. Le domaine de l’épigénétique est apparu pour combler la brèche entre l’inné et l’acquis. Au XXIème siècle, la définition la plus courante de l’épigénétique est « l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence ADN ». Mais voyons ce que les scientifiques qui travaillent dans ce domaine florissant ont à dire sur le sujet… « L’épigénétique a toujours été l’ensemble de ces choses bizarres et merveilleuses que la génétique ne sait pas expliquer. »[14]

« L’ADN est comme une bande magnétique porteuse d’information, mais qui ne sert à rien sans magnétophone. L’épigénétique joue en quelque sorte le rôle du magnétophone. »[15]  Selon Jörn Walter[16] « Je prendrais une photo d’un ordinateur et je comparerais l’ADN au disque dur et l’épigénome aux logiciels. On peut accéder à certaines informations sur le disque dur grâce aux programmes installés sur l’ordinateur. Mais il y a certains domaines qui sont protégés par des mots de passe et d’autres qui ne le sont pas. Je dirais que l’on essaye de comprendre pourquoi il y a des mots de passe pour certaines zones alors que d’autres sont libres d’accès. » Pour Gunter Reuter