Dr Ali KILIC

Paris le 05-10-2007

Adnan Hassanpour et  Hiwa Boutimar

Sont au cœur

de Journée mondiale contre la peine de mort

Le 10 octobre marque la Journée mondiale contre la peine de mort. A l’initiative  de la Coalition mondiale contre la peine de mort, des organisations du monde entier organisent autour du 10 octobre des initiatives pour dire NON A LA PEINE DE MORT et la manifestation  contre la peine de mort  aura lieu à Paris Manifestation devant l’ambassade d’Iran ! Rendez-vous à 11H00, devant l’ambassade d’Iran, Boulevard Franklin Roosevelt,

Pour nous  les écrivains et les intellectuels du Kurdistan, plus particulièrement des départements de Dersime et Kotchgiri, cette journée a une importance particulière car, nous avons  un passé douloureux sur les condamnations à mort. Dans la déclaration du Gouvernement Provisoire du Kurdistan  nous constatons que  le gouvernement kémaliste avait condamné à mort plus de mille  combattants. En 1925 seyh Said Efendi est pendu avec 47 résistants Kurdes  pour la liberté et l’indépendance du Kurdistan

Seyh Said et 47 combattants  sont pendus le 25 juin 1925

Sur les cinq continents, notamment dans des pays qui continuent à appliquer la peine de mort, pétitions, tables rondes, conférences de presse, expositions, pièces de théâtre, visites de condamnés à mort sont prévues dans plus d’une centaine de pays.  Mais personne n’a pas posé la question des pendaisons des  combattants  de notre  résistance de  Dersime  le 17 novembre 1937 à El Aziz sur l’ordre de Mustafa Kémal en premier lieu  Seyyid Reza et Aliyé  Mirzaliyé Silemani ont été pendus.

Aliyé Mir Zaliyé  Silemanî,  lors de  l’arrestation par les militaires turcs

Pendu avec Seyyid Reza «  la mort est rien  pour nous , l’homme né un jour, meurt un autre vivre notre  résistance », » ters çik o, merdene çik a, mordem rozé beno,rozé mîreno, pêrodaisé ma wes vo ! »

Seyyid Reza avec  ses camarades  avant d’être pendu  17 novembre 1937

La Journée mondiale contre la peine de mort est l’occasion de rappeler que la peine de mort est un acte de vengeance qui ne saurait s’inscrire dans un processus de justice. Vaine et non dissuasive pour prévenir le crime, la peine de mort est le plus souvent prononcée au terme de procès au cours desquels les droits de la défense et les garanties d’une justice équitable ont été violés.  Il st juste, mais nos combattants de la résistance de Dersime n’ont pas des tombeaux  les corps sont brûlés sur l’ordre de Mustafa Kémal, criminel, responsable des génocides  des Arméniens, des Grecs, des Kurdes  et des Dersimis.

En 1946 le Président  de la République  de Mehabad du Kurdistan Ghazi Mohammed est pendu par le régime sanguinaire iranien avec les autres dirigéants  Kurdes


            Aujourd’hui, les nations du monde envisagent de mettre fin à la peine de mort en appelant à un moratoire universel sur les exécutions. Partout, citoyens et gouvernements doivent décider de dire non à la peine de mort en soutenant cette initiative.
 
• Le droit à la vie est inaliénable et nulle autorité ne saurait décider de la mort d’un être humain. A l’instar de la torture, l’exécution est une agression physique et psychologique extrême. La douleur physique ressentie par un être humain lors de son exécution ne peut être quantifiée.  La justice n’est jamais à l’abri de l’erreur judiciaire. Mais la peine de mort est irréversible et peut être appliquée à des innocents.
• La peine de mort n’a pas plus d’effet sur le taux de criminalité que toute autre punition.
• La peine de mort est un acte de vengeance qui, fondamentalement, légitime la violence d’Etat.
• La peine de mort est discriminatoire et frappe le plus souvent les personnes démunies, les malades mentaux et les personnes issues de minorités raciales, ethniques ou religieuses.
• Le recours à la peine de mort laisse penser qu’un être humain peut perdre toute valeur et devenir irrécupérable, et qu’il est acceptable de tuer dans certaines circonstances. Un gouvernement se doit de protéger la vie humaine et non de la détruire.

Dans la grande majorité des cas, la peine de mort est prononcée à la suite de procès inéquitables. Elle s’applique souvent sur la base d’« aveux » obtenus sous la torture.

• Le droit international tend vers l’abolition universelle et encourage les Etats à abolir la peine de mort
 Aujourd’hui, 130 Etats ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique.
En 2006, des exécutions ont été recensées dans 25 pays ; 91 % d’entre elles ayant eu lieu dans un petit nombre d’entre eux : Chine, Iran, Irak, Pakistan, Soudan et Etats-Unis.
Un mouvement est désormais en marche : l’objectif d’un monde sans peine de mort devient accessible.
 
Une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU ne suffira pas à empêcher un État de procéder à une exécution, les résolutions n’étant pas juridiquement contraignantes.
Pourtant, un appel ferme de la plus haute instance politique de l’ONU, l’Assemblée générale, en faveur d’un moratoire sur les exécutions aurait un poids moral considérable.
Il constituerait un atout précieux pour convaincre les États réticents d’instituer un moratoire, étape importante sur la voie de l’abolition universelle.

L’objectif à long terme de lutte en ce qui concerne l’Assemblée générale des nations unies est l’adoption de résolutions sur la peine capitale comprenant des dispositions améliorées petit à petit, qui permettraient de soutenir la campagne mondiale pour un monde sans peine de mort.

L’objectif à long terme  est d’amener tous les Etats : à supprimer toute référence à la peine de mort dans leur législation pénale de manière que cette peine ne puisse plus être prononcée par un tribunal  - à ratifier les traités internationaux qui interdisent le recours à la peine de mort en toutes circonstances.

-         C’est pourquoi la Coalition mondiale contre la peine de mort a consacré l’édition 2006 de la Journée mondiale au thème : « Les échecs de la justice».

     Cette édition s’est traduite par plus de 450 initiatives locales dans 47 pays. La Journée a été officiellement soutenue par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe. Au total, 145 142 signatures ont été recueillies pour les cinq condamnés à mort emblématiques des échecs de la justice que voulait dénoncer la Coalition à l'occasion de cette 4e édition : condamnation à mort d'innocents, application discriminatoire, non respect du procès équitable, traitements cruels, inhumains et dégradants pendant la détention et l'exécution, et enfin condamnation à mort d'handicapés mentaux.

               Composée d’ONG, de Barreaux d'avocats, de collectivités locales et de syndicats, la Coalition mondiale contre la peine de mort, créée à Rome le 13 mai 2002, vise à renforcer la dimension internationale du combat contre la peine de mort, et  à contribuer à mettre un terme définitif aux condamnations à mort et aux exécutions.  La Coalition mondiale s’efforce notamment de faciliter la constitution ou le développement  de coalitions nationales contre la peine de mort. Depuis 2003, la Coalition a instauré le 10 octobre comme Journée mondiale contre la peine de mort. Des centaines d’initiatives locales se déroulent sur les cinq continents, avec un thème dominant chaque année. La Journée mondiale, notamment soutenue par l’Union européenne, contribue à diffuser un message universel en faveur de l’abolition. Journée contre la peine de mort : le monde décide

           La Journée mondiale contre la peine de mort du 10 octobre 2007 mettra l'accent sur le projet de résolution soumis à l'Assemblée Générale de l'ONU. La proposition prévoit un moratoire universel sur les exécutions, afin de sauver des vies et de permettre aux populations des Etats rétentionistes de constater que la suspension de la peine capitale n'entraîne pas de hausse de la criminalité dans leur pays.Une résolution émanant de l’organe politique le plus important des Nations unies constituerait un événement international déterminant de la campagne pour l’abolition de la peine de mort dans le monde et serait dotée d’une force morale considérable.- Cette initiative a d’ores et déjà reçu le soutien de 5 millions de personnes dans le monde y compris le Peuple du Kurdistan.

Dr Ali KILIC, Paris le 05-10-2007

PJ. Information sur la manifestation  à Paris le 10-10-2007 à 11 heures

 

 

 

 

 

 

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