Monsieur
le Président, Monsieur le Député Nous
avons l’honneur de solliciter votre intervention auprès des
autorités géorgiennes pour
les raisons de santé extrêmement graves en faveur de Monsieur
Dursun Ali Kűçűk, écrivain, journaliste
et politicien kurde, réfugié politique statutaire en RFA
qui a été arrêté en Géorgie et
mis en prison depuis le
01-02-2005, qu’il soit libéré conformément
à la Déclaration Universelle des Droit de l’Homme et à la
Convention Européenne des Droits de l’Homme. Il est l’un des membres
de notre Centre des
Ecrivains du Kurdistan PEN Kurde, dont
nous sommes responsables de la Section Française. Nous
savons que le
Président de la République de
Géorgie est juriste renommée francophone élu
en recueillant 95 % des voix, est considéré comme le héros de
la " révolution des roses " des 22 et 23 novembre et portant
les espoirs d’un peuple de 4.4 millions
d’habitants est un ami de la France , c’est pourquoi nous accordons
une très valeur
importante au discours
prononcé par Jean Paul II, au sujet de ; «La
Géorgie » qui est très
célèbre comme pays de poètes et d'artistes et elle est fière d'être
l'héritière d'une antique tradition, enrichie au cours des siècles par
des éléments issus des contacts avec d'autres pays et populations. A
présent, après l'effondrement des barrières qui ont si longtemps
symbolisé la séparation entre l'Est et l'Ouest, la Géorgie a entamé un
chapitre nouveau et stimulant de son histoire et elle est pleinement
engagée dans la reconstruction de son tissu social et dans la création
d'un avenir d'espérance et de prospérité pour son peuple. En tant que
représentants du monde de la culture, vous jouez un rôle irremplaçable
dans ce processus. C'est à vous qu'il revient de créer une nouvelle vision
culturelle qui puiserez à l'héritage du passé pour inspirer et modeler
l'avenir. Cette noble tâche devient un devoir sacré au moment où la
Géorgie va célébrer son 3.000 anniversaire en tant que nation. »
Comme
vous le savez, Monsieur le Député, « La Commission des droits
de l'Homme est le seul organe multilatéral ayant pour mandat non seulement
de connaître des violations de droits de l'Homme, de mandater des missions
d'enquête dans des pays, de condamner les violations, mais aussi
d'élaborer des normes juridiques. A travers son ordre du jour, elle aborde
des questions aussi fondamentales que le droit au développement, à
l'autodétermination, à la lutte contre la discrimination raciale et la
xénophobie, les droits des minorités, mais aussi ceux des défenseurs des
droits de l'Homme. Elle constitue donc une enceinte essentielle à l'action
menée par les défenseurs des droits de l'Homme sur la scène
internationale. » Que nous partageons et permettez nous
de vous présenter les faits précis
concernant la situation particulière
de Mr Dursun Ali Kűçűk, Exposé
des faits : Suite
à la lettre de Mme Songul Kűçűk,
en date du 30-03-2005, j’ai rencontré à Mme Natia DJAPARIDZE votre
Ambassadrice de Géorgie en France le 01-04-2005 à Paris en lui
demandant la libération de Monsieur Dursun
Ali Kűçűk.
Les autorités
diplomatiques géorgiennes m’ont
répondu qu’il ne sera pas expulsé vers la Turquie, ce qui mérite
la justice de Géorgie et je remercie,
également à l’ Ambassadrice
Mme Natia DJAPARIDZE et au personnel diplomatique de Géorgie en
France. Permettez moi, Monsieur le député
de citer la lettre de Mme Songul Kűçűk
selon laquelle, « Le 1 février 2005, Dursun Ali KUCUK, a été arrêté en Georgie,
alors qu’il tentait de regagner l’Allemagne pour me rejoindre. Il a
été arrêté pour détention de faux passeport et violation du territoire.
Pendant plusieurs semaines je n’avais plus de ses nouvelles les autorités
géorgiennes ne voulant pas reconnaître officiellement sa détention. Sa détention s’est officialisé après que notre avocat allemand s’est
rendu sur place et chargé un bureau d’avocats géorgiens de le défendre
et d’entamer une procédure d’asile. Le gouvernement turc a dans la
foulé lancée une procédure d’extradition à son encontre. Mon mari, Dursun Ali KUCUK, a été arrêté en 1977, torturé très
sauvagement, est condamné à la peine de mort. Il a fait toutes les prisons
de Turquie durant les 16 années de détentions. Il a été finalement
libéré le 9 octobre 1993. A sa libération il est resté très peu de temps dans les métropoles
turques, il n’a même pas eu le temps de retourner dans sa ville natale,
et revoir sa famille et a dû quitter la Turquie pour se réfugier en
Allemagne où il a obtenu l’Asile Politique. Dursun Ali KUCUK a milité
longtemps pour le droit et la libération du peuple Kurde, c’est la raison
pour laquelle l’Etat turc demande son extradition à la Georgie. S’il
est remis aux autorités turques, sa vie sera en danger. Après sa libération en 1993, il a continué à écrire ses opinions
politiques et défendre les droits du peuple kurde. Dans ses articles il a
toujours dénoncé les massacres et assassinats de l’Etat Turc et
condamné ce dernier. Aujourd’hui
tout le monde connaît les pratiques de l’Etat turc et sait les tortures
qu’il est capable d’infliger aux Kurdes. Nous pouvons apporter des
milliers de documents prouvant cela. C’est pourquoi j’attire votre
attention sur ce qui pourrait lui arriver s’il est remis aux autorité
turques. Je lance un appel à toutes les organisation des droits de
l’Homme afin d’empêcher cette extradition. Mon mari est menacé par l’Etat Turc parce qu’il est ancien membre
du PKK/KONGRAGEL et parce qu’il a continué à dénoncer
la situation dans laquelle se trouve le peuple kurde aujourd’hui. Mon mari se trouve actuellement dans une prison Georgienne, dans des
conditions très précaires. Les tractions entre La Turquie et le
gouvernement Georgienne continuent et ce sont les intérêts économiques
qui détermineront l’issu et non les droits juridiques. Moi même je suis réfugiée politique en Allemagne et j’ai entamé une
procédure de regroupement familiale pour mon mari. Je lance de nouveau un appel à tous les défenseurs des droits de
l’Homme, pour qu’ils fassent pression sur les autorités Géorgiennes,
afin que la vie de mon mari soit préservée et qu’il soit libéré et non
remis à la Turquie où sa vie est en danger”. Monsieur le Président, Monsieur le Député, En respectant à votre personnalité et à la justice de votre pays nous
aimerions expliquer la
situation partculière de cette famille kurde que je connais
personnellement. Nous
affirmons que tous les membres de sa famille
ont été arrêtés pour ses opinions politiques, ses origines
ethniques (Kurde) et la revendication des droits du peuple Kurde, ils sont
réfugiés politiques en France et en Allemagne En
Turquie il y a une volonté de réduire au silence les médias Kurdes et
surtout les journalistes Kurdes et les hommes politiques. Il
y a un véritable contexte politique à prendre en considération et toute
personne dénonçant les agissements et l’attitude du gouvernement turc à
l’égard des Kurdes ne peut pas être traité de terroriste. Un
peuple qui revendique des droits n’est pas terroriste mais le terrorisme
étatique de l’Etat et des gouvernements turcs n’est pas pris en compte.
Il y a bien des rapports tant des Nations Unies que d’Amnesty
International qui retracent le sombre bilan des exaction turques au
Kurdistan Nord : plus de 4000 villages Kurdes bombardés, plus de 30 000
personnes tuées, des centaines de journalistes, d’écrivains et
d’intellectuels Kurdes assassinés ou arrêtés arbitrairement. Ceci est
le lot quotidien des Kurdes en Turquie auxquelles leur langue, leur
identité, leur culture sont interdites. Le seul fait de prononcer le mot
Kurdistan est passible de la prison à vie. Aucune
liberté d’expression et d’opinion n’existe en Turquie. Le délit de
presse est réprimé très sévèrement par le code pénal turc. Le
25-11-2006 le quotidien Pro-Kurde ULKEDE GUNDEM est interdit. La plus petite critique peut être une cause d’accusations
diverses et sans justification Tout journaliste Kurde qui essaie de faire
correctement son travail et d’informer l’opinion publique sur ce qui se
passe au Kurdistan est accusé de terroriste, d’être dirigeant d’une
organisation terroriste, de faire de la propagande terroriste. Aucun
respect des droits de l’Homme n’existe en Turquie et la torture, les
traitements inhumains et dégradants sont encore et malheureusement monnaies
courantes dans ce pays quand on est Kurde et engagé surtout
intellectuellement. Peut-on
qualifier tout dissident, tout opposant à la politique étatique de
terroriste ? Peut-on traiter tout Kurde qui revendique des droits
fondamentaux de terroriste ? Non, mais en Turquie on n’hésite pas à
bafouer toutes les règles juridiques et d’humanité quand on ose se
prétendre Kurde et revendiquer certains droits. Les
reproches faits à Mr DURSUN
ALI KÜÇÜK sont
tout à fait dénués de sens et motivés par des considérations de race et
d’appartenance à un groupe ethnique et social (les Kurdes) mais encore à
cause des opinions politiques de celle-ci, en tant qu’écrivain,
journaliste kurde,membre de Centre de PEN Kurde. Nous
affirmons Mr DURSUN ALI KÜÇÜK risque
fort d’être soumise à des actes de torture au sens des articles 1 et 3
de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants et de l’article 3 de la
convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés et qu’il
puisse rejoindre sa famille en RFA, conformément
à l’Article 8 de la Convention Européenne des Droits de
l’Homme. Nous
vous prions de prendre , en considération de ces éléments et des
pièces que nous vous faisons parvenir, d’étudier avec la plus grande
attention le cas de Mr
DURSUN ALI KÜÇÜK d’ordonner
qu’il soit remise en liberté par
votre grâce présidentielle et de refuser son extradition vers la Turquie. Comme Mme Kűçűk a précisé dans sa lettre ,Mr Dursun Ali KUCUK a personnellement fait l’objet de traitements inhumains et qu’il est recherché pour des crimes totalement inventés et irréalistes. Dès lors sa vie est en danger en Turquie, il serait assassinée ou torturée à mort ou emprisonné à vie injustement à cause de ses idées et de ses opinions politiques. » C’est pourquoi, Monsieur le Président, nous sollicitons votre intervention conformément l'article 27 (1) Soulignant que l'élimination de l'apartheid, de toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de colonialisme, de néocolonialisme, d'agression, d'occupation et domination étrangères et d'ingérence dans les affaires intérieures des Etats est indispensable à la pleine jouissance par l'homme et la femme de leurs droits, Affirmant
que le renforcement de la paix et de la sécurité internationales, le
relâchement de la tension internationale, la coopération entre tous les
Etats quels que soient leurs systèmes sociaux et économiques, le
désarmement général et complet et, en particulier, le désarmement
nucléaire sous contrôle international strict et efficace, l'affirmation
des principes de la justice, de l'égalité et de l'avantage mutuel dans les
relations entre pays et la réalisation du droit des peuples assujettis à
une domination étrangère et coloniale et à une occupation étrangère à
l'autodétermination et à l'indépendance, ainsi que le respect de la
souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale favoriseront le
progrès social et le développement et contribueront par conséquent à la
réalisation de la pleine égalité entre l'homme et la femme,
Monsieur le Président, Les témoignages recueillis auprès des
associations des droits de l’homme de Turquie qui ont pu accéder aux
informations relatives à l’Armée turque les personnes sont persécutées
et des demandeurs d’asile en Europe de leurs retour en Turquie ont été
fusillés sur 25 cas et 23 sont exécuté C’est le cas du jeune CICEK,
BARIS fils de Suleyman CICEK qui est actuellement réfugié politique
en France et ce procès est devant la Cour Européenne des Droits de
l’Homme. C’est pourquoi son retour en Turquie n’est par conforme aux
l’article 4 de la Charte européenne des droits fondamentaux comme par
l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de
l'homme et des libertés fondamentales En
octobre 2004, Hina Jilani, représentante spéciale du secrétaire général
de l’ONU sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, s’est
rendue en Turquie et a exprimé sa préoccupation face au nombre élevé de
poursuites engagées contre des défenseurs des droits humains. Elle a
recommandé un réexamen de toutes les affaires en instance. » Comme
vous le savez, Monsieur le Président, L’article
4 du protocole 4 de la CEDH et de l’article II-19-1 de la Charte des
droits fondamentaux interdisent les expulsions collectives. Selon la Cour
Européenne des Droits de l’Homme (arrêt Andric c/ Suède n°45917/99,
arrêt Conka c/ Belgique n°51564/99, v. annexe 3), on entend par expulsion
« toute mesure contraignant des étrangers, en tant que groupe, à
quitter un pays, sauf dans le cas où une telle mesure est prise à
l’issue et sur la base d’un examen raisonnable et objectif de la
situation particulière de chacun des étrangers qui forme le groupe ».
La Commission des droits de l'homme avait poursuivi, l'examen de la question
de la violation des droits de l'homme et des libertés fondamentales Plusieurs
délégations ont mis l'accent sur l'importance de la prévention des
conflits et de la lutte contre l'impunité pour assurer la promotion et la
protection des droits de l'homme. Il a été rappelé que les processus de
réconciliation et de promotion de la tolérance sont les moteurs de toute
solution dans des situations d'après-conflit. Certains intervenants ont
insisté sur la nécessité de procéder à la recherche des personnes
disparues dans plusieurs contextes internationaux. D'autres ont rappelé que
le respect de la souveraineté des États est l'un des principes
fondamentaux du droit international. Certains pays ont fait part des mesures
qu'ils ont prises au niveau national en vue d'assurer une plus grande
protection des droits de l'homme universellement reconnus. La
plupart des cas de disparition, qui concernent des personnes d'origine
kurde, ont eu lieu dans les provinces de Diyarbakir et de Siirt, dans le
Kurdistan Nord où l'armée et les forces de sécurité combattent
les combattants Kurdes et où
un état d'urgence a été décrété. Certains des cas de disparition
signalés ont eu lieu à Antalya, à Izmir et à Istanbul. La plupart des
cas se dérouleraient selon le même scénario : selon les témoignages, les
disparus étaient arrêtés à leur domicile pour appartenance au PKK et
conduits au poste de police, mais les autorités, le plus souvent la police
ou le parquet, niaient leur détention. Dans bien des cas, les forces de
sécurité étaient accusées ou soupçonnées de commettre des actes de
torture ou des sévices. Certaines des disparitions ont eu lieu au cours de
raids menés par des gendarmes accompagnés, parfois, des milices
villageoises. .Les
derniers événements survenus en Turquie en sont la tragique illustration
et ils appellent tous ceux épris des principes fondamentaux des Droits de
l'Homme à s'informer sur les conditions de détention des prisonniers
politiques, à condamner l'État fasciste turc et à militer pour la
Justice, la Liberté et la Démocratie dans ce pays. Les actes de torture
sont en général commis lors des premiers jours de détention par la police
ou la gendarmerie, lorsque les personnes arrêtées sont privées de tout
contact avec le monde extérieur. Le plus souvent, on leur met un bandeau
sur les yeux pour les interrogatoires, et certaines personnes sont
contraintes de le garder tout au long de leur détention. Les autres
méthodes de torture et de mauvais traitements régulièrement dénoncées
sont les passages à tabac, l'obligation de se déshabiller entièrement,
les atteintes sexuelles, les menaces de mort ou de viol, ainsi que d'autres
actes de torture psychologique comme la privation de sommeil, de nourriture
ou de boisson ainsi que l'interdiction d'aller aux toilettes. Certains
détenus sont soumis à des chocs électriques, suspendus par les bras,
soumis à des jets d'eau froide à haute pression ou subissent la falaka
(coups donnés sur la plante des pieds). Selon
le rapport du Parti de la Démocratie du Peuple, concernant les violations
des droits de l’homme durant les mois de Janvier et février 2005. Date à
laquelle Mr Dursun Ali Kuçuk est arrêté. Selon l’information une
extradition judiciaire et cinq décès, suites à des actes de torture, on
été constatés durant cette période de deux mois, ainsi que 333 gardes à
vue, dont 106 mises en détention, et 177 procès ouverts à l’encontre
des membres et dirigeants de DEHAP Le président
de la Commission "la Justice et des Droits de l’Homme" du DEHAP,
dans sa déclaration à l’opinion publique, attire l’attention sur
l’augmentation des violations des droits de l’homme de puis le 17
décembre 2004 à l’encontre des organisations civiles et des forces
démocratiques : "le tableau des deux dernières mois montre que les
activités démocratiques organisés par DEHAP subissent une véritable
politique de persécution et d'empêchement" et, ajoute-t-il,. Face à
l’utilisation d’armes chimiques contre
les combattants kurdes par l’Armée turque constitue des crimes de
guerre et des crimes commis contre les peuples et contre
la paix, plus particulièrement contre le peuple Kurde, dont de notre
famille cinquante deux enfant
ont été fusillés et 250
personnes de notre Tribut sont
fusillées et les corps sont brûlés par l’armée turque dans la région de Dersim et
7 personnes ont été pendues
et nous avons porté plainte contre la Turquie
devant la Commission des Droits de l’Homme
en 1999. En
ce qui concerne, le principe de non refoulement tel qu’énoncé
dans la Convention de Genève sur les réfugiés de 1951 et son article 33 :
« Aucun des Etats contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque
manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où
sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion,
de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de
ses opinions politiques ». Ce principe de non refoulement a, à de
nombreuses reprises, été réaffirmé par l’Union Européenne comme
étant l’axe central de la protection des réfugiés, que ce soit dans la
Charte européenne des droits fondamentaux, lors du Sommet de Tampere
d’octobre 1999, ou dans le texte la Communication de la Commission
Européenne du 21 mars 2001. Ce principe, s’il n’emporte pas obligation
pour les Etats d’accueillir les demandeurs d’asile, n’en impose pas
moins à leur égard l’obligation de procéder à un examen individuel,
raisonnable et objectif de leurs demandes. Conformément
à l’article II-19-2 de la Charte européenne des droits fondamentaux, «
nul ne peut être éloigné, expulsé ou extradé vers un État où il
existe un risque sérieux qu'il soit soumis à la peine de mort, à
la torture ou à d'autres peines ou traitements inhumains ou dégradants .
C’est le cas de Monsieur Dursun
Ali Kűçűk qui était condamné à mort en Turquie et il est
resté pendant seize en prison. Les
Etats membres et l’Union européenne ont toujours proclamé leur
attachement au respect des libertés et droits fondamentaux, et en
particulier au droit d’asile. En témoignent les divers instruments tels
que la Convention de Genève de 1951, la Convention européenne de
sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales de 1950
ainsi que la Charte européenne des droits fondamentaux de 2000. Or
aujourd’hui, bien que l’Union européenne ait affirmé à plusieurs
reprises sa volonté de créer un espace de « sécurité et de justice »
européen et la Cour de justice des Communautés européennes, au respect du
droit communautaire par l’ensemble des Etats membres. Le Traité
d’Amsterdam, ainsi que de la Convention Européenne de sauvegarde des
droits de l’Homme et des libertés fondamentales dont l’Union
européenne s’est engagée à respecter les principes et de la Charte
européenne des droits fondamentaux qu’elle a intégré dans le traité
constitutionnel signé le 29 octobre 2004, dont les principes servent de
référence aux travaux de la CJCE. •violation
des droits de la défense et du principe du contradictoire •violation
de la prohibition d’infliger des traitements inhumains et dégradants énoncée
à l’article 4 de la Charte européenne des droits fondamentaux et à
l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales. •violation
de l’interdiction de la pratique des expulsions telle qu’énoncée
à l’article 4 du protocole n°4 de la Convention européenne des
sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et
l’article 19 de la Charte européenne des droits fondamentaux. •violation
du principe de non refoulement tel qu’énoncé à l’article 33 de la
Convention de Genève relative aux réfugiés de 1951. Ce principe renvoie
à l’absence d’examen individuel des demandes, mais aussi au renvoi des
intéressés vers un pays où il existe un “risque sérieux d’atteinte
à l’intégrité physique de ces personnes” (mentionné à l’article
19§2 de la Charte européenne). Tout
refus d’agir porterait à croire que des droits fondamentaux tels que le
droit à la défense, la protection contre les traitements inhumains et
dégradants, l’interdiction de expulsion et le principe de non refoulement
des réfugiés ne font pas partie du droit communautaire, ou que les
institutions européennes ne sont pas en mesure de les défendre. Monsieur
le Président,Monsieur le Député, avec tous nos
respects nous vous demandons votre
intervention auprès des autorités géorgiennes pour les raisons de santé extrêmement graves en
faveur de Monsieur Dursun
Ali Kűçűk, écrivain, journaliste
et politicien kurde, réfugié politique statutaire en RFA
qui a été arrêté en
Géorgie et mis en
prison, depuis le 01-02-2005 qu’il soit libéré conformément à la Déclaration Universelle des
Droit de l’Homme et à la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Dans
l’attente, nous vous prions de
croire, Monsieur le Président, Monsieur le Député à
l’assurance de notre haute
considération Evin CICEK, économiste,
écrivain, Journaliste scientifique Dr
Ali KILIC, Docteur en philosophie des
Sciences.
PJ. Copie
des documents.
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