Dr Ali KILIÇ

 

 

         EVÎN  ÇÎÇEK ET LA POESIE DE LA RESISTANCE

 

 Evîn Çîçek

 

Introduction

                   

 Depuis de l’antiquité, l’art poétique, préoccupe  une place importante   dans la vie  philosophique  et  littéraire  comme  partie intégrante de l’esthétique. Chez Evin  la dimension de la création se  tourne vers l'art qui  est une représentation particulière, personnelle, de la nature  non seulement d'un sentiment, du sacré... mais aussi, toute  la liberté exigée par la résistance humaine. Sans doute, on analyse du point de vue des normes  différenciées poétiquement. D’un côté  la poésie populaire, a une très longue histoire  issue d’une tradition orale qui a donné à la naissance d’Iliade  et d’Odysséia.. Avant Homère , il faut  remonter aux textes Hourrites de  l' Epopée  de  Gilgamesh et au Hymne Phénicien  dédie au  Dieu Nikal et aux Déesses Koþarót provenant  de Ras –Shamra :« aśŕ Nkl w  eb(dh), Hrĥb mlk qš, Hrĥb mlk,tġzt b sġ (    ) Śpś » « Je chante  Nikal et je le glorifie, Harhab, roi de l’été, Harhab, roi de …par le soleil..Le dieu de la lune… »(1)Ch.Virolleaud, Syria,XVII). De l’autre coté, dans la région de Qoçgirî qui constitue géographiquement un pont entre Sophène (Dersîm)  et   Pont-Euxin  Strabon, fils  d’une femme d’origine Mède est né á Amasia qui est devenu  le plus grand savant de l’Univers et qui parle  Sophène (Dersîm)    (Géog. anc.) ; Strabon, l. XI. p. 527. La met au nord de la Mésopotamie & de la Commagène, entre les monts Masius & Antilaurus. Selon Ptolémée, l. V. c. xiij. La Sophene s'étendit à l'orient de l'Euphrate, entre la Basilissene au nord, l'Aclisene à l'orient, & l'Anzitene au midi. Procope, oedif. l. III. c. iij.  Où le peuple a conservé de nombreuses  légendes épiques dont  la maison royale zélanide du Pont n'était qu'une branche de la dynastie zélanide de Commagène (région de Malatiya - Marash - Samsat).Toutes deux étaient issues des  Zelan (les Zilan de l'époque actuelle, qui avec les Milan constituent les deux principales subdivisions. D'une part,  les Daylamites des monts Elbourz aussi sont une branche des Kîrmançki- Dimilî (Zaza) qui est venue de l'Elbourz vers le IIIe siècle avant J-C. C'est à peu près à cette date que les Zelan s'installaient en ~ Cappadoce,  et d’autre part, il y avait les habitants de Sophène (Dersîm)  dont Xenephon  les  avait rencontré et dans le Pont Euxin  on sait que cette dynastie est venue de Commagène (régions entre Malatya, Samsat et Maras), peu après la mort d'Alexandre le Grand.Appien nous dit que quatre enfants du Zélanide du Pont Mithridate Eupator s'appelaient Darius, Cyrus, Xerxès, et Atosa. En Commagène, un mariage ultérieur entre la maison zélanide locale et la maison royale séleucide, conduisit à donner aux enfants des noms royaux séleucides tels qu'Antiochus. (C'est un fils du Zélanide Mithridate Callinicus appelé Antiochus, qui construisit la plupart des monuments du Nimrut Dagh.).C’est notre histoire tragique.  Mais  la poésie de Qoçgiri, par son originalité remonte aux siècles du passé. Sous l’occupation des forces étrangères  le Peuple de Qoçgiri n’a pas trouvé  de la liberté  d’expression comme aujourd’hui, ce qui a été reflété par  les différents proses en  exigeant  la liberté interprétée par Hölderlin :

« Je vois briller le terme sacré  de la liberté /C’est là qu’avec  vous , astres souverains/ Mon luth fera entendre des accents plus solennels »( 2) Au nom de cette liberté,  «  des  cris des souvenirs », deviennent l’Epopée  de Qoçgiri  comme des élégies de Pablo Neruda (3)  dans le  ciel bleu du Chili :

« Seul dans les solitudes / je veux pleurer comme les fleuves. Je veux m’étendre  dans la pierre de la nuit »

 Avec Ars poética  Awaza Serpêhatîyan (L’art poétique du cris des souvenirs) de la Poétesse Evîn Çîçek : la poésie commence par elle-même « Çuçika Zer » «  Oiseau doré ».L’événement  qui motive la création poétique  se passe dans un camps des réfugiés en Suisse suite à un souhait de son fils qui veut planter  « une fleur » dans le jardin du camps des réfugiés. Alors que   l’enfant  kurde en exil ne dispose pas d’une  propriété privée au Kurdistan ni  en Suisse,ni ailleurs .Il est privé de la liberté d’existence chez lui  dans son propre pays  au Kurdistan  et  il ne peut pas  planter une fleur dans un pays comme la Suisse ,pays si riche , où des Capitaux des criminels circulent. Au fond c’est la question de l’existence humaine  au sein d’une nation  opprimée est posée poétiquement par  la problématique  d’exil dans un espace réel à partir de la revendication de l’enfant exilé. Alors que la Déclaration Universelle des Droits de l’Enfant a été adoptée par l’ONU ce qui n’a pas de sens  pour l’enfant kurde en exil.

    LA VIE LITTERAIRE D’EVIN ÇÎÇEK ET L’INTERDICTION DE SES OEUVRES

                 La nostalgie des montagnes du Kurdistan est la base de la  pensée  poétique  et politique d'Evîn Çîçek .Elle  est héritière  de la résistance d’Alicher  et  de Zarifé, martyrs de notre révolution  symbolises  par sa poésie  lyrique. Elle n’est pas  seulement poétesse,

 

 

 
 mais aussi économiste. Journaliste scientifique  kurde  de haut niveau, elle a signé  le projet pour la fondation de l’Académie des Sciences  et  la création  du Centre de Recherche Scientifique  du Kurdistan, soumis aux autorités du Kurdistan Sud. Sa première œuvre éditée par la Maison d’Editions d’APEC en 1999 s’ intitule « Mouvement de Libération Nationale du  Qoçgiri », partie inséparable  de notre histoire politique dont la  deuxième sera publiée par  Péri Yayinlar,i «la Maison d’Editions Peri » ; « Les Voyageurs d’Ararat » publié en janvier  2005  et " Juridiction  Féministe " au mois de mars 2006 par la même maison d’éditions. Elle a fondé la section de l’Association des Droits de l’Homme à  Siirt, elle est devenue membre du Conseil d’Administration. Elle dénonce  des crimes commis par le  régime turc en matière de droits de l’homme. Elle est menacée de mort. Elle continue de lutter, en 1990 elle  devient Présidente de l’IDH  et cadre dirigeante du HEP, le Parti Populaire du Travail, en 1991. Amnisty  International  fait des appels urgents à plusieurs reprises  sur son cas et  envoie à l’Etat turc  des lettres de protestation. En 1990 sur la proposition d’Eric  Sisby, responsable danois du Comité  d’Observation d’Helsinki, elle obtenu le prix des droits de l’homme. En 1993 elle est élue  en tant que membre de l’Assemblée Nationale du Kurdistan (KUM). En avril 1993 elle est invitée  par l’Union Patriotique du Kurdistan (YNK) avec  six autres journalistes et y  établit des relations, puis elle passe  au Camp de Zélé où elle interroge  les  femmes kurdes dans la guérilla du PKK. Elle participe aux travaux de  fondation de l’Assemblée Nationale du Kurdistan et  rédige deux autres  livres, puis  rentre au Kurdistan Nord. En octobre 1993 elle rentre à Qoçgiri où elle effectue des recherches sur le Mouvement de Libération Nationale du Qoçgiri  de 1921. Elle rencontre des personnes âgées de sa famille, elle est recherchée en novembre 1993, ses camarades sont condamnés de 12 à15 ans de prison. Avec  son jeune fils  pour des raisons de sécurité, elle quitte le pays et depuis  cette date, elle est  en exil .Son premier livre a été édité en Suède, les huit autres   livres par la Maison d’Editions  Peri à Istanbul. Son deuxième livre  intitulé « Passions et Condamnés  » dès  sa sortie, est interdit. Le livre  d’ Evîn Çîçek  qui a été publié par notre Maison d’Editions  en 2000 a été interdit par la 2e Chambre du  TGI   de Beyoglu, sous prétexe d’insultes à l’égard d’Atatürk, Mme Evîn Çîçek : l’ayant qualifié de “Misto le Bétonné”. C’est pourquoi un procès a été entamé  à l’encontre de l’éditeur de la Maison d’Editions  Péri, en vertu de l’article 159/1, et il a été condamné à quinze mois de prison. Pour que  la condamnation soit  changée en amende pécuniaire, l’avocat de monsieur  Ahmet Onal  a  fait  un recours  devant le Conseil d’Etat. Lors  de l’audience  en date du 16.09.2003 dans l’affaire  principale 2003-390,  la Cour Constitutionelle  a annulé le jugement qui l’a condamné  et l’audience  en date du 29 mai 2006, la Cour a jugé l’affaire et a condamné  l’éditeur  à quinze mois  de prison pour avoir publié le livre  d’ Evîn Çîçek . Le procureur  de la République de la 2e Chambre du TGI de Beyoglu a rendu le jugement de  condamnation à de la prison ferme. Les motifs de cette condamnation sont liés  aux insultes dites par  Sado, originaire de Diyarbakir, du district d’Ergani, dans le Consulat Général de Turquie à Milan  où Sado s’adressait aux autorités consulaires  pour la délivrance de son passeport. Sado en face des  policiers : «  J’ai déchiré le passeport, j’ai insulté  Misto le Bétonné (Ataturk). En raison de ces faits, la Deuxième Chambre du TGI de Beyoglu a condamné  Ahmet Onal  conformément  à la Loi  pour la protection d’Ataturk adoptée le 30 février 1930 ;

                  Lors de l’audience  en date du 31.06.2006, M Onal a déclaré  que «  ces  qualificatifs  qui se trouvent à la page 67 du livre de Mme Evîn Çîçek : et utilisées par Sado à l’encontre des autorités turques dans le consulat général de turquie ne peuvent pas constituer  des  motifs  pour ma condamnation ni pour la condamnation d’ Evîn Çîçek :Certains demandeurs d’asile  qui ne sont pas des personnes  politiques, mais des demandeurs d’asile à caractère économique, ont des problèmes psychologiques dans les conditions de vie en Europe et  vivent  dans  des circonstances  très dramatiques  dans une dépression anormale. Ces propos ont été  rédigés objectivement par l’écrivain Evîn Çîçek : C’est une explication objective d’une réalité. En raison de cette situation, ni moi, ni l’écrivain Evin Cicek ne devions être condamnés pour avoir présenté une réalité. C’est pourquoi ma condamnation et l’accusation de l’écrivain Evîn Çîçek : sont mal fondées.

 En  effet,  la personne en question Sado  a 19 ans, berger kurde, il contracte  le mariage coutumier avec Cané dont la date de naissance est imprécise, non inscrite  à l’Etat Civil Turc. Le père de Cané, demande à Sado le versement du prix de deux camions  pour donner son consentement «  Le prix de Can était égale au prix  des deux camions » (page ; 67. » Dit Sado. » J’ai frappé Cané et je lui cassé les  bras en trois endroits, car Cané était victime quand je m’énervais  je perdais  mon équilibré et après la naissance de mon enfant j’ai quitté la maison. Je suis venu en Italie  où je suis resté trois  ans, ma demande  d’asile a été refusée. J’ai commencé à boire et je suis devenu alcoolique. Je suis allé  acheter du vin dans un magasin Migros, je suis  sorti , mais , je ne pouvais  pas marcher ; Je suis  revenu  au magasin de mander d’aide de la vendeuse qui m’a emmené  au camps des réfugiés(p ;67)«  Finalement, Sado décide  de se marier  avec  la vendeuse Sara, de nationalité suisse. Il dépose  une demande  de documents  d’état civil  au Consulat Général  de Turquie à Milan, il reste  quatre mois  dans un Hôtel « ça  nous  a coûté  60.000francs. La réponse  est venue de l’Etat turc, en disant que Sado est célibataire et pourra se marier. Cette fois  la question du visa est posée et le Consul m’a dit «  rentre en Turquie fais ton  service militaire ». J’ai répondu  que «  j’ai faim, j’étais venu ici pour gagner  mon pain. Je ne veux pas y rentrer  pour le service militaire ; » J’ai effectue  de nombreuses demandes  au consulat. La dernière fois  où j’y suis allé, j’ai insulté  Mustafa Kemal en l’appelant  Misto le Bétonné. Le Consulat m’a dit » Tu es turc, tu portes le passeport turc ». Cette fois j’ai dit  des insultes  en kurde : » si je suis turc, tu comprends ce que j’ai dit » Alors les policiers  italiens  sont entrés dans le consulat  et ont dirigé  leurs fusils sur moi, je leur ai expliqué  la situation. Le consul disait qu’il n’ y a  pas de kurdes en Turquie ; Il a montré  un policier originaire de Mardin en disant «  lui aussi est turc de Mardin » J’ai dit » non, lui est un vendu, il vous a vendu  son identité pour manger » Les policiers  italiens  se sont étonnés. Le personnel  du consulat  est fâché. La police italienne  a dit «  il y a la guerre au Kurdistan ; Cet homme ne veut pas faire la guerre. C’est un kurde, c’est pourquoi nous ne voulons pas le renvoyer dans son pays ». Je suis sortir avec  Saha Je suis entré en Suisse » (p.67).

        Du point de vue méthodologique, ne pas prendre en considération la totalité du livre d’ Evîn Çîçek  et  rendre un jugement seulement à cause d’une seule phrase met en évidence que la Cour a commis une  erreur juridique, et la construction de la décision est injuste, mal fondée, dépourvue de toute  valeur juridique. C’est pourquoi  il faut annuler cette  décision et la  remplacer par l’acquittement. »Mais, le rapport d’expertise  préparé par les experts  a justifié et soutenu les arguments du Ministère Public. C’était la base fondamentale  de la condamnation. Conformément  aux procédures, si l’auteur du livre est prouvé  alors l’éditeur  ne sera pas  condamné. Alors que la Cour n’a pas admis la procuration délivrée par  le cabinet de notaire helvétique rédigée en langue française, par laquelle « l’écrivain Evin Ciçek admet qu’elle a de la responsabilité en tant qu’auteur du livre PASSIONS  ET CONDAMNES. Finalement l’éditeur de la Maison d’Eiditions M. Onal est condamné à 15 mois  de prison sous prétexte que l’écrivain Evîn Çîçek  est à l’étranger et qu’ il est impossible de la condamner.Selon  Onal,” les idées expliquées dans le livre d’ Evîn Çîçek   sont dans les limites de la liberté d’expression, conformes  aux normes  de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. En tant qu’éditeur,  je ne suis pas d’accord avec le contenu, mais du point de vue de la liberté de presse et de la liberté d’expression je suis obligé de les publier. C’est dans cette optique que j’ai publié le livre d’ Evîn Çîçek . On ne peut pas discuter des idées devant le tribunal et mais il faut discuter devant l’opinion publique”. Malgré cela,  la Cour a condamné Ahmet Onal le 31.05.2006 en vertu de l’article 59 à quinze mois  de prison ferme.

     Evîn Çîçek  a publié trois volumes de poésie « Cris des Souvenirs » puis en 2005, «  Les voyageurs   d’Ararat » et l’un de ses livres  est en état de publication en langue française : « Paroles de femmes  kurdes révoltées ».  Evîn Çîçek  a publié en janvier 2006 un autre livré  intitulé  «  Juridiction Féministe »  et ses  articles  en langues kurdes  sont publiés par  AGIRI, organe du Comité central du Parti Démocratique  du Kurdistan  PDK –IRAN)  ainsi que  l’un de ses poèmes  concernant  une jeune militante kurde de Mehabad.

                        L’EXIL D’EVÎN ÇÎÇEK ET LA POESIE DE LA RESISTANCE

En traversant Les forets  de Suisse, dans un TGV au bord du Lac Léman, vers la  destinations de  France j’ai réfléchi sur la poésie d’ Evîn Çîçek   en particulier  et la poésie des poètes et poétesses kurdes  membre  Pen a Kurde en générale.

Au bord du Lac Léman,  deux types de poésies se rencontrent : La poésie d’ Evîn Çîçek  et de  celle de  Lamartine. Evin,  concrétise   directement  sa pensée poétique

ez dibêm, te ji fêm kir/ Tu xeribi û bêkesiya min dibini /Helina te, bê maliya min / Azadiyê te , Girtibuna min »(4)

Mais la  poésie de  Lamartine   reste romantique  face au réalisme d’ Evîn Çîçek . «  Fleur qui décores la ruine,/sans  un regard pour y’admirer/ je cueillis ta blanche étamine et j’emporterai sur ma poitrine, tes parfums pour les respirer » (5) .Mais,Lamartine, qui parlait de Rustem e Zal et des Revoles Kurdes  dans une façon héroïque et de la  curisification des dizaines de milliers  des disciples  de  Dede Sultan, qui n’ont  pas désisté de la révolte contre la tyrannie ottomane  et qui n’ont jamais reculé  dont sa révolté est basée  sur les deux principes : La liberté et l’égalité  qui détermine  selon Lamartine  la révolution Allemande et la Révolution Française. En face de cette  histoire, mon peuple comme sa poétesse  Evîn Çîçek  dispose rien. Les colonialistes  l’ont supprimé  toute sa mémoire et  ainsi que les sentiments  de l’enfant kurde  en exil sont privés des droits des fleurs y compris la liberté de son pays.

Cette résistance poétique  nous a fait souvenir au Satire contre Mahmoud Ghaznavide  par  Firdoûsî (6) « J’ai rendu par mes vers le monde beau comme un paradis et personne avant moi n’a su semer la semence de la parole. »(..) « Mais le fils d’un esclave ne peut valoir grande chose ». L’injustice infligée par l’oppression systématique  pratiquée par Mahmoud Ghaznavide contre le grand poète  Firdousie, la force en exil comme Evîn Çîçek :

« Le rastî / Kurmanc ji ber zilme bar dikin (.) Dilên wan ji welatên wan dûr dikin » (7) Dans son poème Evîn Çîçek   fait la comparaison entre un oiseau  qui est libre, avec la  vie d’une  poétesse kurde en exil qui n’est pas libre comme un oiseau de son pays. Cette sensibilité nous a fait souvenir le poème  de  Catulle sur l’oiseau( Luctus in morte passeris) « Lugete O Veneres  Cupidinesque  et quaantum est hominum  venustiorum) ( Poésie de C.V.Catulle,(8) en face du Lac de Léman. « Pleurez, Grâces, pleurez  Amours, pleurez vous tous hommes aimables ». Le destin humain est universellement  connu comme le destin de l’enfant  et de la femme Qoçgirienne en exil.

Au bord du Lac  de Léman, Léo Ferré (9)  chante. « D’où vient  cette  blessure ? Où  meurt la mer  comme un chagrin » reflète  la  vie en exil à la manière kurde au sein de  « Cette blessure comme un  soleil « » au bord  du Lac Léman, comme disait Lamartine : « O temps, suspends ton vol.. suspendez votre cours ».et  Victor Hugo ajoute á son tour:" D'où vient-elle? Des cieux, de la mer ou  des monts-Est-ce que le char du feu aqui porte  des démons –A quelque planète prochaine (10)" Evîn Cîçek   répond au temps à sa manière  la transposition du temps idéal  dans l’image de liberté de la femme kurde qui n’existe pas dans la richesse  de ce monde.

 « Cuçika zer, tu dixwînî / Qey cîh tunebû ? /Hatî ser tayé serê min disekinî » en  faisant la  comparaison   avec la poétesse grecque Sapho ou Catulle, poète lyrique latin  appariait avec son poème  en tant que citoyen de  Res Publica, fondée sur le système d’esclavagiste, mais en subjectivité destinée

Si nous faisons une comparaison avec la poésie  lyrique  d’Evin Cicek  avec  la poésie des  autres peuples, par exemple, des poètes  grecs ou des romains,  ou des allemands et français , anglais américains,  l’aspect esthétique de la poésie, est très différent des autres,  nous pouvons  mettre en évidence que  nos oiseaux  ne sont pas morts de la mort naturelle, mais de la mort chimique.Aucun poète dans le monde  ne pourra pas s’interpréter la tragédie  du  Kurdistan. En effet, Shakespeare, Milton, Hölderlin qui ont inspiré de la tragédie  du  Kurdistan. En effet, Shakespeare, Milton, Hölderlin qui ont inspiré de la poésie  pindarique n’ont pas vécu de la souffrance  des  poètes et poétesses kurdes  forcées en exil. C'est le cas de Dr Roza Tilooi, emprisonnée les mollahs iraniens et Evîn Çîçek  est intervenue auprès de Monsieur le Président Jacques Chirac, Monsieur Joseph Borrel,  auprès de Madame Nicole Borvo,  auprès de Monsieur Koffi Annan,  du Roi du Maroc Sa Majesté Muhammed VI,  auprès du Roi Abdellah  II et auprès de Mme  Marie George Buffet pour la libération  du Dr ROYA TILOOI qui a été mise en liberté.

 Dans la Poésie de C.V.Catulle, l’oiseau  d’une jeune femme de Rome, il dit

 « lugete, o Veneres, cupidiasque / Et quantum est humanium venustiorum, passer mortus est meae puellae » Mais le  lyrisme de Catulle, n’est pas loin  des poètes kurdes  y compris,. Pindaros  commence par élément inýtial avancé par Thales :

« Première est l’eau, et l’Or, en feu qui brûle,/

Éclate  la nuit au comble de la richesse alière /

(11) Pindare, Oeuvres Complètes, Paris, 2004, p.64)

Ariston men udwr, o de CrusoV aiJomenon pur

ate diaprepei nukti meidnoroV   exoCa ploutou

Virgile et Horace, ces chefs reconnus, ces rois de la pensée poétique de leur temps, se sont partagés les deux directions que suit toute poésie.  Horace  dit «  Pindare est un fleuve  immense  rechapée d’une source divine, (.) Sa parole immortalise aussi ce courage et ces vertus d l’âge d’or » (12) .

La poésie  de Qoçgirî  après  Ehmede Xanî vit son  l’âge d’or avec Evîn Çîçek, on peut comparer  avec  le génie lyrique des Grecs jette également un éclat  dans les choeurs de la tragédie. 

Ez dayik im

Kê got bar sivik im?

Bin giranîya dêbûnê

Bin giranîya jinbûyînê

Bin giraniya rewþenbîrîyê

Bin giranîya welatparêzîyê

Bin giranîya ramanên kevneperest

Bi hemû hêrs û kamên xwe gav davêm

Dagirker û dijminan re

Ez qefilîm, teslîm, teslîm.....

Qet nabêm

Seba xwe û zarokên xwe wekhevîyê dixwez im

Helbestên xêrxwaziyê dibêm, dinivisîn im

Hêla ronahîyê ve dibez im

Ew zarok in

Xwedî heq in

Yêk destê min

Yê din pêþa min

Bi hev re dikiþîn in

Hûr in 

Barê li paþ stûyê min de nabîn in

Hezkirina min parve nak in

Pevdiçin, þer dikin”

Chaque poème  d’Evîn Çîçek est une tragédie humaine   qui universalise  la souffrance du Peuple du Kurdistan  et la femme kurde dans  ses conditions humaines. Il  y a une grande ressemblance entre  la poésie d’Evîn Çîçek  et de celle d’   Horace(Horatius) dans son Art poétique, ne présente le choeur que comme un personnage du drame malgré une différence  historique sur le caractère de l’Etat car Evîn Çîçek est une poétesse sans Etat. Pour en donner l'idée complète, il aurait dû le montrer tour à tour pathétique, splendide, effrayant dans Eschyle, plein de fraîcheur, de majesté, de richesse dans Sophocle et dans Euripide, idéal et brillant même dans Aristophane, quand il laisse apparaître la beauté pure et sérieuse au milieu des satires et des bouffonneries. Toute cette poésie "bouillonne comme celle de Pindare, et s'échappe à grands flots de ces bouches profondes," pour emprunter le magnifique langage d'Horace.

            La poésie lyrique d’Evîn Çîçek, est peut-être à la pensée ce que le chant est à la parole; et, par l'ampleur, la variété et l'éclat du rythme et des sons, elle tient de près à la musique, cette traduction enivrante et sensuelle de la passion et de la rêverie, mais dans la réalité de vie. Et les poésies de Pindare, comme les choeurs de la tragédie grecque, étaient accompagnés par les instruments, et quelquefois même figurées par la danse. Nous vivons  cette tragédie   dans les chants composés par Alicher, sa mort tragique indivisible du destin du Peuple de Koçgiri.   Les références  concernant  l’aide retardée de Dêrsim, qui devient  l’une des causes de la défaite nous renvoie  à une  musique  qui n’est pas d’autres choses que la prière de notre tragédie humaine. C’est dans ce sens  la  que  la poésie lyrique et tragique d’Evîn Çîçek apparaît aux premiers jours des sociétés kurdes et elle a le privilège de convenir à toutes les époques de leur existence, lorsqu'elles ont conservé du génie et du style, parce que la poésie lyrique et tragique  est la réalité humaine  de Qoçgiri. Evîn Çîçek née au milieu  des croyances de  la Montagne sacrée de Çengelli équivalent  de l’Olympos des grecs où  nous l'avons vue, de nos jours, remuer profondément les générations modernes dont la tragédýe  de la femme du Kurdýstan   interprétée  de la manière  suivante.

 

Welatê min bihuþtek e

Ez jî kurmanc im

Kêfxweþî, rehetî ....

Ew hest ji min pir dûr in !

Ez bi êþan, ez bi janan re zelîqî me

Tengasîya dil bûye rêhevala min

Hemêzkera min e

Belê, belê, ez û jan, em bi hev re dîjin

Ecêb jîyanên bê êþ, bê jan çawa ne ?

Ji beredayîtîya mezinên me

Ji me dûr mane

Rûyên xwe vegerandin e, qarîn e, suketin e

Loma rojên welatê me bê tamin e

Têkilî bê tîn mane”

Il y a des poètes qui sortent d'eux-mêmes, se répandent au dehors, se confondent avec ce qu'ils peignent, la nature et la société. C'est ce qu'a fait Virgile, tout en laissant paraître la sensibilité, la tristesse mélancolique de son âme; c'est ce qu'il a fait dans les petites scènes de ses Églogues, dans les tableaux de ses Géorgiques, dans les récits de son Énéide: l'épopée, le drame, le poème didactique et descriptif sont les formes principales de cette poésie où s'absorbe en quelque sorte la personnalité du poète  qui a influencé  Dante, dans la Divine  Comédie(,Enfer, Chant,1,p.21á « Tu se' quel Virgilio e quale fonte -Or, est tu ce Virgile, et cette source -che spandi di parlar si largo fiume  - qui répand en parlant si large fleuve?-Tu se' lo  moi  maestro e ' l moi  autore- Tu es mon maître et mon auteur- Tu se' solo colui da cu'io tolsi- lo bello stilo che ma fato onore Tu es  seul auquel je doive le noble style qui m' a fait honneur"… Io cominciai ; «  Poeta che mi guidi,-guarda la mia virtu s’ell'  e possente  Prima ch’all’alto passo tu mi fidi »Je commencerai:" poète qui me guides regarde á ma vertu et á sa force avant de me commettre au si haut pas"(Enfer,Chant,2.p.26) (13).

Mais  ce  qui guide Evîn Çîçek  ce n’est pas  tel ou telle poètese. Au contraire   sa conscience  poétique  et politique  qui n’est pas d’autre chose de l’engagement d’Alîchêr a donné sa vie pour la liberté et l’ýndépendance de son pays. En effet. La Poésie n'est pas toujours aussi désintéressée. Il y a des poètes qui se renferment en eux-mêmes, ne sortent pas d'eux-mêmes, se prennent eux-mêmes pour leur sujet. Il  faut faire une grande différence entre la poésie  italienne de Dante  et de celle  d’Evin Çiçek. Il est vrai que  le grand souci de Dante  était la questýon de la naissance de langue italienne :  Dante  dans  de l’éloquence en langue vulgaire accentue  sur « une théorie  de l’éloquence en langue vulgaire n’a jamais été élaborée jusqu’á aujourd’hui, comme nous  pouvons  facilement de le constater bien qu’un connaissance approfondie de cette discipline soit indispensable  á tous » (14)Dante, Œuvres Complètes,p.387). Dante, dit, «  nous avons en réalité une seconde langue (le latin) que les Romains  ont appelée « grammaire », mais la langue  vulgaire « selon Dante »est la plus noble..Parce que c’est la première langue parlée du par le genre humain. » Par contre  Evîn Çîçek  explique  sa responsabilité poétique  de la manière suivante.

o       “Çima dinivisînim?

o       Çima dixwezim pênivis li min dûr nekev e ?

·        Nav tilliyên min de veger e

·        Çerm li hemêzkirinê biqefil e

·        Gora xwastina min bê çalekî bimîn e

·        Hewceîya min bi nivisandine heye

·        Dema yê dora meran, meran fêmnekin

·        Bê naskirî, bi kêm zanîn

·        Rabin, rûnin þîroveyên xelet bik in

·        Ya rind ew e

·        Meri tenebûne re bibe rêheval

·        Rûpelên sîs re deng ke

·        Xwastinên xwe bi tîpên reþ dû hev de rêz ke

·        Xibirdank tê ziman

·        Gotin û xwastinan qebul dike

·        Dema ney bîstîn !

·        Çima meri zimanê xwe biqefilîn e

·        Çima ber pidiyan da bigerîn e

·        Çima nav ava tirþ da vegerîn e ”

C’est presqu’ identique  expérience  de ce qu’André Chenier s'écriait, plein d'une vertueuse rage, à une bien triste époque:

« S'il est écrit aux cieux que jamais une épée

N’étincellera dans mes mains,

Dans l'encre et l'amertume une autre arme trempée

Peut encor servir les humains.

Mourir sans vider mon carquois !

Sans percer, sans fouler, sans pétrir dans leur fange,

 Ces bourreaux barbouilleurs de lois,

Ces tyrans effrontés de la France asservie,

Egorgée !… ô mon cher trésor,

O ma plume ! fiel, bile, horreur, dieux de ma vie,

Par vous seuls je respire encor.... »

(15)André Chénier, Iambes, III)

Ces vers d’André Chénier nous ont offert une bien frappante définition du genre, et par l'entrelacement de mesures inégales, par une verve emportée et furieuse, ils nous ont paru reproduire heureusement quelque chose des ïambes d'Evin Çiçek :

Þirnex ! 

Bajarekî biçûk

Bajar rûniþtiye ser kendalekî

Piþta xwe daye daristanan

Gundan, dora bajêr dixemland

Îro li dorê gund û gundî    neman

Paþ sêrî de çîyayê sêv ê

Li hêla xwarê û çepê dewlemendiya neft ê

Bin lingan de deþta Cizîr ê

Destê çepê Qilab û çiyayê Cudî

Hember ve Gabar û gundên  bê xwedî

Rojek havînê ye  » 

 

Au fond  la poésie d’Evin Çiçek. Est une poésie de la résistance comme  de celle  de Paul Eluard quý a rédigé des poèmes  lors de la résistance  contre  l’occupation  allemande. Sous  l'occupation il vit à Paris, où il publie des recueils de poésie à tirage restreint. Vers 1942 il commencera son activité clandestine et se rapprochera du parti communiste et organisera le comité national des écrivains de zones occupées.

« Sur mes cahier d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom
. » 

Paul Eluard  a écrit  seulement  le nom de la « liberté ». Ses oeuvres commencent à paraître en 1943 sous divers pseudonyme (ex. Jean Du Haut) dans des revues clandestines. Très vite il devra se cacher et "s'exilera" en Lozère puis à Paris jusqu'a la libération de la capitale. Mais Evîn Çîçek a rédigé ses ouvres  dans les zones  libérées de la Résistance  kurde á Zele. La France est occupée seulement par les allemands, mais le Kurdýstan est divisé d’abord par la France  et par l’Angleterre en 1916, puis colonisé par la Turquie. L’Iran .l’Irak et la  Syrie. C’est pourquoi la poésie  d’Evin Çiçek  est une poésie de la résistance qui oblige les savants et les écrývains  kurdes  de  défendre la liberté et l’indépendance du Kurdýstan sans condition. Je  veux  citer le cynisme de mon camarade  Louis Aragon. Je lui ai écrit le 17 février 1980 une longue lettre sur le caractère fasciste  du régime turc et sur la situation du Kurdistan et je lui ai envoyé aussi mes poèmes  pour la publication  en tant que membre du PCF, en raison de l'interdiction de ma langue maternelle par le régime colonialiste et fasciste turc. Mais Louýs  Aragon n’a jamais  pas répondu et il n'est pas  intervenu. Sur l’intervention du PCT, révisionniste  et contre révolutionnaire siégé  á Prague, le groupe de la langue kurde, crée au sein du PCF  dans la Fédération de la Cote d'Or et de la Saône et Loire  qui menaient  des activités politiques du PCF en langue Kirmancki  des publications en langue kurde au sein du PCF a été  interdit contrairement  au statut du PCF.Malgré mon rencontre avec Georges  Marchais et mes interventions auprès  André Lajoinie  interdiction a justifié  la politique révisionniste et opportuniste du PCT et du PCF  au sujet de la question nationale  et coloniale au  Moyen  Orient. Face á l'interdiction de l'activité du Groupe de la Langue Kurde par le PCF, nous n'avons pas quitté le parti, au contraire, nous avons fondé la section kurde de la Radio  K Libre( Dengé Kurdistan-Voix du Kurdistan) qui a défendu ne seulement  la cause  du Kurdistan,mais aussi  la cause des tous les peuples opprimes et des travailleurs du monde entier  et a suivi une politique de la solidarité internationale  et qui a donné la parole aux membres  et aux dirigeants du PCF sur la Voix du Kurdistan dans ses émissions en langue kurde et en langue française et après  la Mort de Louis  Aragon avons réalisé de nombreuses émissions  avec René Justrabo,  Christian Paris, Claude Pinot, Secrétaire Fédéral du PCF ,Marcel Janelli, Germaine Chausivert., Daniel Cahen, Certaines de ces émissions ont été consacrées à  Louis Aragon, malgré sa politique opportuniste et  droite comme dans  le cas de Nazim Hikmet Ran, poète  turc  d'origine polonaise qui n'a jamais consacré un poème  á la tragédie kurde sauf une lettre envoyée á Monsieur Bedirxan. Je n'ai jamais eu de  la confiance á Nazim Hikmet et á Louis Aragon. Pour moi, ces  deux esclaves malheureux  du révisionnisme moderne de l'URSS, n'étaient pas des  communistes justes. Malgré que Aragon avait écrit dans son poème  sur Moscou:

"J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines" Moscou (16)

Je ne crois pas que Nazim Hikmet et  Louis Aragon ont appris de grandes choses du communisme de Moscou.

Notre poésie avec Evin Çiçek prend une dimension non seulement nationale,mais internatýonale  quý m’oblige de faire  des références   á  ces  deux  grands poètes  kurdes  Apo Osman SABRÝ  et CÝGERXWUN que j’ai fait la connaissance á Paris  avec Yýlmaz Güney.

D’abord Apo Osman SABRÝ., poète. Résistant kurde qui a été arrêté et emprisonné  á dix huit fois et qui n’a jamais   abandonné la résistance  et quý écrivait   en 1965

« Iro gelê min rabûye (..) Jý bona doza nýchtýmani çûne býn sehpa ».

Consacré sa vie a la lutte pour la liberté  et l’indépendance du Kurdistan Osman Sabri  croit profondément  a la cause du peuple kurde lors du traité de l’autonomie le 12 03 1970 ýl termýnait  sa poésýe.

Býjý j ýbo gel her tubýjý serdarê kurdan

Býjý serbýlýnd gewreyê kurd dý nav Kurdýstan ».

Il me semble qu’ýl a consacré  le poème « Serdarê Býlýnd » au Général Molla  Mýstefa  Barzanî :

« Serdarê býlýnd. gel tê gîhand warê azadî

Têkoþîna tê ýro da wan  rûmet û sadý

Neh salan  dýgel dýjmenê bê bext û stemkar

Þer bû, bê eman agýr di ezmen de dýhat xar

Gundên me lý ser jav û zeç de  hýldýn  weþandýn

Bombeyên napalm rel û devî tev þevýtandýn. (130

De notre siècle  dans le monde  aucun  poète  n’est pas proche au  peuple  kurde qu’  Osman Sabri dans son engagement si solide, si claire. Nous  trouvons  les caractéristiques  partýculiers aussi  chez Cigerxwýn :

« Gula baxe býhýþta rojhýlatým

Dý tarýxa þevê rojým hýlatým

Jý nav  sýnga demê pýjkîme îro-Dý tarýxê fýreh hatým.Feratým

Hemî jîným. Dýxazým xweþ vejýným » ( Kime ez 1973 )

Le grand poète  Cýgerxwýn pose  ses questýons  fondamentalement hýstorýques :

Ta kýngî kole býn em -Pî dý bend û mýl dý nîr

Tým lý benda koledaran. »-Il va au loýn :-Ta kengî emê  kolê û rswa û ebîd býn

Býndestê mýrovên weký Bayar û Seýd býn » (17)

En réalité la poésie kurde est  dans un espace  politique du combat populaýre quý revendique  la lýberté  et l’ýndépendance du Kurdýstan  dont  dans la régýon  de Koçgiri ou  l’Etat indépendant  est  proclamé en mars 1921. Evin Çiçek est aussý  historienne. Elle est l’auteur du Mouvement de Libératýon de Koçgiri  édité par APEC à Stockholm en 1999 qui est  l’objet d’éloge pour  Qoçgîrî et Dersim, Lettre á Louis Aragon la deuxième partie de cette étude.(suite –II )

Dr  Ali KILIÇ ,Paris le 02-08-2006

 

BIBLIOGRAPHIE

(1)Charles Virolleaud, Syria,XVII

2-.Hölderlin : Poèmes, (Dedichte), Traduit par Geneviève  Bianquis, Aubier, Paris 1943, p.69).

3-Pablo Neruda, Chant Général, Gallimard, 1977, pp ; 72-73

4- Evîn Çîçek , Awaza Serpêhatîyan -L’art poétique du cris des souvenirs-

5-Lamartine, Médiations poétiques, A une fleur séchée dans un album, pp ; 149, 150, Paris Hachette, 1916 in  Oeuvres Poétiques ,Paris Hachette, 1916,pp ;159 160)

6- Satire contre Mahmoud Ghaznavide  par  Firdoûsî, Traduction de Jules Moles

7.  Evîn Çîçek , Awaza Serpêhatîyan  volume I, p.7.

8-Poésie de C.V.Catulle, Paris Ed.Garnier 1860, p.4

9-Léo Ferré  chante. « D’où vient  cette  blessure ?

10-Victor Hugo, Les Orientales, Gallimard, p.27, Paris, Mars, 2005

11-Pindare, Oeuvres Complètes, Paris, 2004, p.64)

 12- Les ouvres d’Horace, Traduction de Jules Janin, 1878, p.229)

13- Dante, Divine Comédie, Enfer, Chant I,p.21 Chant II  p.26, Paris, La Différence, 2003

14-Dante, Œuvres Complètes,p.38715)André Chénier, Iambes, III)

  16- Louis Aragon, le Roman Inachevé, Gallimard, oct.2005, p.239

 

  17,Cigerwxun

 

 

 

 

print

copyright © 2002-2005 info@pen-kurd.org