Dr Ali KILIC,  Paris le 13-10-  2006

Fête de la science 2006 :l’environnement et de  la santé

C’est la première fois que   nous  célébrons la Fête de la Science au Kurdistan et plus particulièrement au  département de Dersim et de Qoçgiri.Le thème  de  l’environnement et de  la santé est l’ordre du jour. Je pense  qu’il y a « un continuum entre les facteurs environnementaux selon qu’ils sont soit subis, non modifiables (telle l'exposition aux radiations cosmiques) soit subis, mais modifiables (par exemple par la loi dans le cas d’une exposition aux polluants industriels), soit encore vécus comme «personnels»,comme l’ expliquait  Alain Jacques  Valleron à  l’occasion de la Fête  de la Science lors de la séance de l’Académie des Sciences à Paris . Mais chez  nous au Kurdistan, la question de l’environnement  a été posée par les autres facteurs liés à la politique de la domination coloniale. D’abord  la contamination de la terre continue depuis  l’utilisation d’armes chimiques à Halabja au Kurdistan Sud et puis avec les bombardements de l’aviation turque et perse  dans les  montagnes  du Kurdistan nord continuent  et l’utilisation des  bombes  chimiques , des armes  bactériologiques et de larguer des armes  biologiques. Avec les constructions des bagages les colonialistes ont détruit  l’environnement du Kurdistan  et ont aggravé  la santé de notre  peuple. La    vérification l’influence  de la radioactivité  sur la santé  du peuple  et les conclusions de la contamination  de la terre et de l’environnement avec la construction des barrages dans la région de Dersim sont opposées aux pratiques de la science. C’est pourquoi les chercheurs de notre pays ont  obligé  d’effectuer des recherches scientifiques sur la question concernée.

 Puis, sur le plan  international  le 29 avril 2005, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) marque l'huitième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention sur les armes chimiques. Malgré cela le gouvernement turc en septembre et en octobre 2005 avait utilisé les  armes chimiques contre les Kurdes au Kurdistan Nord. En mai 2006 les armes chimiques ont été utilisées de nouveau.  Alors que la Convention est le premier accord multilatéral de désarmement, qui impose l'élimination totale d'une catégorie entière d'armes de destruction massive selon un calendrier établi. En outre, en mettant en oeuvre un régime de vérification non discriminatoire, global, indépendant et rigoureux visant à assurer que des produits chimiques à double usage ne sont pas détournés, elle œuvre pour empêcher l'apparition de nouvelles armes chimiques.

Le mandat de l'OIAC est très clair et sans ambiguïté : superviser la destruction totale de toutes les armes chimiques déclarées, la mise hors service puis la destruction ou la conversion de toutes les installations de fabrication d'armes chimiques et l'inspection de la fabrication, et dans certains cas du traitement et de la consommation de produits chimiques à double usage, ainsi que la réception des déclarations de transfert desdits produits chimiques, afin de garantir qu'ils sont employés exclusivement à des fins pacifiques. Ce régime global et complexe est brièvement évoqué dans cette quatrième édition révisée, de "L'essentiel sur le Désarmement chimique".Mais la question qui se pose  pour quelle raison l'OIAC n’a pas mis en cause les pratiques  de la République de Turquie ?

Malgré tous ces efforts sont déployés par les 167 États parties (représentant plus de 98 % de l'industrie chimique mondiale et 95 % de la population de la planète) dans un but unique et commun : interdire définitivement l'emploi de produits chimiques comme armes, la Turquie l’a utilisé. Les produits chimiques toxiques font partie intégrante de notre vie quotidienne; sans eux, pas d'industrie ou de médecine moderne. Au moyen de la Convention, on a pu définir et recenser les activités définitivement interdites, tout en favorisant l'application de la chimie à des fins pacifiques. La présente brochure évoque également l'historique de la Convention ainsi que sa mise en œuvre.

Je ne pense pas que les huit premières années d'existence de l'Organisation ont été témoin d'un grand nombre de réalisations dont la moindre n'est pas le rapide accroissement du nombre de ses membres. En moyenne, pendant les huit dernières années, on a enregistré une adhésion nouvelle à la Convention presque chaque mois. L'Organisation a recensé plus de huit millions de munitions et d'agents en vrac et a vérifié qu'ils n'étaient pas détournés; plus de 22 % de ces munitions individuelles ont été détruites sous la surveillance de  l'OIAC. Mais les  pratiques de l’Etat turc ne sont pas jugées. Au total, 70 000 tonnes d'agents chimiques, prêts à l'emploi sous forme d'armes très meurtrières, ont été mises en lieu sûr. La destruction de plus de 11 % de cette quantité a été vérifiée. Plus des deux-tiers des anciennes installations de fabrication d'armes chimiques ont été détruites ou converties à des fins pacifiques. En outre, l'Organisation envoie régulièrement des inspecteurs dans des installations chimiques industrielles, mais en Turquie sur le lieu où les armes chimiques ont été utilisées. La question qui se pose  jusqu’à quand l’ONU va tolérer la Turquie  et l’Iran ? L’impacts de nombreux facteurs environnementaux sur la santé seront démontrés ? Comment  la conférence sélectionnera des exemples typiques à la fois du point de vue des méthodes utilisés et de celui des résultats obtenus ? Ou comment on a pu conclure qu'au moins 80 % des 30 000 cancers des bronches actuels sont dus au tabac ? Comment on peut mesurer l'impact des variations climatiques sur la mortalité ? Comment on peut identifier des conditions climatiques et environnementales qui favorisent certaines maladies (exemple de la fièvre du rift) en utilisant des données satellitaires ?

 

LES BARRAGES, ENERGIES, CLIMAT

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Au coeur de la région se situe la chaîne des montagnes de Munzur dont le sommet le plus élevé atteint une altitude de 3462 mètres. La rivière qui traverse la région porte le même nom. Dersim présente une biodiversité exceptionnelle. Vu la richesse de la région, le 21 décembre 1971 l'Etat turc déclare la Vallée de la rivière Munzur « premier parc national de la Turquie » et il est actuellement le plus grand du pays. La vallée a une longueur de 85 kilomètres. Avec les Montagnes de chèvre de montagne aux cornes crocs ; dans la rivière il existe des truites dont la particularité est d'avoir des écailles rouges.

 

Munzur elle abrite 1518 espèces de plantes dont 227 n'existent qu'en Turquie et 43 uniquement dans la vallée de Munzur. La richesse naturelle de la région est comparable à celle d'un pays entier... Dans la Vallée et sur la chaîne des Montagnes de Munzur nous trouvons également une faune très riche. On y trouve les animaux en voie de disparition comme l'ours brun, le chat sauvage, le mouton sauvage, la chèvre de montagne aux cornes crocs ; dans la rivière il existe des truites dont la particularité est d'avoir des écailles rouges. Dersim est certes une région très riche, mais sa richesse ne la met pas à l'abri d'une éventuelle catastrophe. La région est cette fois-ci menacée d'une catastrophe écologique. Car l'Etat turc projette de construire dans la Vallée de Munzur huit barrages et des centrales hydroélectriques. Que peut apporter la construction de ces barrages à la région ? Ils fourniront 0,97 % de la production totale d'électricité de la Turquie. Quelles seront les conséquences ? Premièrement, 84 villages seront noyés sous les eaux des barrages et cela causera des dommages irréparables à la région qui a déjà perdu une grande partie de sa population à cause de la politique de dépeuplement pratiquée par l'Etat turc pendant sa guerre contre les maquisards kurdes qui s'est intensifiée dans les années 1990. Deuxièmement, la région sera divisée en deux et donc perdra son unité géographique; au risque de créer de nombreux problèmes économiques et culturels. Troisièmement, les changements climatiques radicaux se produiront et les plantes endémiques, les animaux rares perdront leur habitat, donc disparaîtront. Finalement, la Vallée de Munzur qui s’est formée en 42 millions d'années, selon les spécialistes, sera complètement détruite. D'après les opinions des experts un barrage a une vie moyenne de 70 ans et au bout de cette durée il ne nous restera que des ruines en lieu et place de la beauté paradisiaque de la vallée.

           Sur la construction de Barrages au Kurdistan, une politique colonialiste a été suivie par les Etats  colonialistes  de Turquie, d’Iran de l’Irak et de  la Syrie ; Cette question mérite  d’être posée scientifique de chaque partie du Kurdistan qui sera plus longue de l’objet  de notre recherche. Mais dans la région de résistance et de Qoçgiri, une destruction de notre pays a été mise en pratique par la construction des Barrages. Comme j’avais précisé dans l’un de mon article, actuellement en Turquie les 110 barrages en projet de construction et 50 sont en préparation de chantier. Ce chiffre place la Turquie à la deuxième place dans la construction de barrages hydro-électriques juste après la Chine. J’affirme que dans le monde sur 45000 barrages  seulement 8000 sont en fonction et l’énergie à la base ‘hydro-éléctriques et complément hors de la production, de la créativité de  la nature, contrairement est une politique de destruction. C’est pourquoi notre projet scientifique en matière énergétique prévoir l’utilisation de l’énergie solaire comme  de la consommation énergétique scolaire. La durée de la vie d’un barrage, ne pourra pas qu’un siècle et avec la pollution de l’eau et de la transformation bactériologique de l’environnement, les barrages seront transformés en terre non cultivés, arides, vides, c’est la mort de la nature. Ceci représente une politique du génocide de la nature, en dehors des bombardements chimiques, bactériologiques et nucléaires. C’est pourquoi la politique menée par la Turquie conduit à une chemin sombre menant à la destruction de l’environnement et cette politique dénoncée par le peuple de Dersim et de Qoçgiri ; Dans la région de Dersim, le Service Public des Eaux de Dersim(Tunceli) au Kurdistan Nord, a informé qu’un des 8 barrages en projet de construction sur le parc naturel de Munzur, le barrage de « Uzun Cayir » aller se remplir d’eau  en 2005 et allait impliquer des prises de mesures spécifiques.Le communiqué du service des eaux informait que le remplissage du barrage de « Uzun Cayir » ensevelirait sous les eaux l’infrastructure de transport d’énergie et télécommunications desservant les villages  de Uzuncayir, Ka,noglu,Puluçayir, Meytan et barrages, ainsi que les quartier de Kanoglu et Ataturk. Un appel d’offre a été lancé pour faire les travaux nécessaires sous une période de 6 mois. Cette nouvelle était le premier pas dans la destruction du parc naturel  de Murzur en particulier et dans la région de Dersim en général.

 

1. Le parc naturel  de Munzur  au Département de Dersim

 

Le parc naturel de Munzur s’étend sur une longueur des 85 km avec 42 mille hectare de surface, c’est le parc le plus grand  dans le département de Dersim au Kurdistan nord.Il l’a été reconnu officiellement Parc Naturel en 1971 par la Turquie.La loi turque sur les parcs naturels  stipule qu’aucune intervention n’est autorisée si celle-ci influence environnemental et écologique de la région, la vie sauvage ainsi n que la faune. D’après les  recherches scientifiques, 1518 espèces végétales ont été dénombrées dans la faune de Munzur dont 43 sont propres au parc naturel et 227 sont propres  au Kurdistan  Nord et à la Turquie. Le parc naturel arbite des animaux rares et en voie de disparition. Mais  avec la construction de ces barrages , les espèces  végétales  et animales  vivantes au de ce site naturel vont disparaître. D’une part, la construction de ces centrales  hydro-électriques de

minerai détruit ce parc naturel placé  sous  protection depuis 1971 par la Turquie ? La question qui se pose  pour quelle raison l’Etat de la République de Turquie a décidé  d’installer ces barrages  qui n’ont pas de l’avenir plus d’un siècle ? Quel était le but militaire et stratégique du point de vue du génocide  physique et culturel ? Est-ce que la Turquie va dominer le Kurdistan pendant un siècle ou non ? Si oui, pourquoi on ne cherche pas l’utilisation de l’énergie nucléaire-solaire autrement dit fusion  nucléaire à base  solaire ? Si non, la Turquie, commettra  des crimes non seulement contre l’ humanité , mais aussi, contre les peuples.

 

Les barrages  hydro-électriques

 

1.    Le bouleversement de  l’environnement.

Aujourd’hui dans le monde, 19% de l’électricité proviennent des barrages hydro-électrique et seulement 12 % des agro aliments proviennent de l’irrigation d’eau provenant de barrages. En contrepartie, plus de 80 millions de personnes ont été arrachées de leur terre, des cultures de civilisations et des sites  archéologiques, tout un patrimoine mondial est resté  sous les eaux. Mais les barrages  ont aussi contribué à une déstabilisation de l’équilibre du climat. Sur 130 dernières années, le climat mondial s’est réchauffé à une déstabilisation de l’équilibre du climat. Sur 130 années, le climat  mondial s’est réchauffée de 0.7 degrés et un tiers du bloc glacier du pôle nord a fondu. Il a été aussi prouvé scientifiquement que certaines  espèces végétales ensevelies  sous les eaux dégagent des gazes toxiques  comme le CO2 ou le méthane pendant toute la durée de vie du barrage. Lors du sommet  mondial au Japon en 1977 sur l’émission de gaz à effet de Serre, il a été adopté de réduire ces émissions. Mais jusqu’à  aujourd’hui aucun pays n’a pris mesure nécessaire dans ce sens, et ils continué à construire de centrales  hydro-électriques.

 

Les barrages sur le Munzur : un projet  catastrophique

 

C’est une première  mondiale dans l’histoire des barrages, la consctruction de 8 barrages hydro-éléctriques sur une période de 10 ans sur 85 Km.Aucun autre  exemple de ce type n’existe à ce jour, même les plus grands  fleuves comme le Nil ou Amazone, où il n’ y a qu’un seul barrage. Le parc naturel deviendra une grande  étendue d’eau artificielle et ne produira que 367 MW sur une année alors que l’énergie hydro-électrique produite en Turquie est l’ordre de 37079 MW, ce qui représenterait même pas 1% de l’hydrolique  produite. La construction de huit barrages sur un fleuve ne s’alimentant que  de la fonte des neiges est jugée par les spécialistes comme un projet incompréhensible et déplacé du point de vue technique et économique. Le fleuve de Munzur a une longeur de 144 Km et a un débit moyen de 87 M3/s. Au mois d’avril, ce débit est l’ordre de 398 M3/s et en octobre de 44 M3/s. Ce débit faible  est insuffisant pour alimenter un barrage à lui seul.

 

La situation des barrages

Sur les barrages hydroélectriques en construction deux sont terminés et six en phase  de construction.

-Barrage de Mercan :situé dans la région d’Ovacik, d’une longueur de 11 Km,il est terminé et déjà commencé à produire de l’électricité.

-Barrage d’Uzun Çayir : situé entre  centre de Dersim(Tunceli) et Mazgirt d’une longueur de 20 Km il est terminé et en phase de remplissage d’eau.

-Barrage de Bozkaya : situé entre centre ville de Dersim et d’Ovacik, d’une longueur de 7 Km,il est  en phase  de projet. Les plans sont terminés.

-Barrage de Plumur( Koçakoç-Pax), situé entre centreville de Dersim et Pulumur, d’une longueur de 5 Km, il est  en phase  de projet. Les plans sont terminés.

-Barrage de Akkayik :situé dans la région d’Ovacik, d’une longueur de 5 Km, il est  en phase  de projet. Les plans sont terminés.

-Barrage de Konaktepe I ( Torunova) situé entre centreville de Dersim et d’Ovacik, d’une longueur de 26 Km,il est en nphase  de projet.

--Barrage de Konaktepe Ii ( Torunova) situé entre centreville de Dersim et d’Ovacik, d’une longueur de 15  Km,il est en nphase  de projet.

-Barrage de Kaletepe :situé entre centreville de Dersim et d’Ovacik, d’une longueur de 14 Km, en phase de projet, les plans sont terminés.

La destruction d’une région, d’une culture et d’un peuple

La construction de ces 8 barrages va ensevelir 60 villages  et 84 villages  vont être forcé à migrer. La ville  chef du département de  Dersim, centreville va être coupé  de ses villes avoisinante par ce biais elle sera complètement isolée.

Une volonté politique du gouvernement colonialiste turc, de détruire toute appartenance à l’identité et à la culture de la région de Dersim. Des lieux de cultes naturels( des sources d’eaux, des fontaines, des chutes d’eaux) seront  ensevelis. Ces  croyances et cette culture fortement influencée par des philosophies où la nature est au centre  n’auront plus  lieu d’exister. Aucune fouille archéologique n’a eu lieu à ce jour, la vie étant concentrée autour des grands axes routiers et des fleuves, tous le patrimoine historique sera enseveli sous l’eau.

La situation avec le cyanure

Les barrages  hydro-électriques ne sont pas seule causse de destruction, la recherche de minerai comme l’or avec le cyanure contribue fortement, pollu la région et tue la vie sauvage selon le propos Robert Dautray, Membre de l'Académie des sciences « la seule solution, garantissant la santé publique, est d'enfouir le plus vite possible tous les déchets ultimes, en tenant compte de tous les obstacles à un confinement efficace : puissance résiduelle, mobilité dans les couches géologiques confiantes et dans les aquifères. Les diverses catégories de déchets demandent des durées de refroidissement différentes ; pour certains d'entre eux, des entreposages transitoires sont nécessaires, après les avoir triés par séparation-retraitement. Dans ces entreposages, le risque radiotoxique potentiel le plus grave, en cas d'adversité, est lié au plutonium et à ses descendants. Pour l'auteur, la solution la mieux adaptée est la séparation du plutonium (et de ses descendants), suivie de ses fissions, jusqu'à le réduire quasi complètement en corps dilués dans des matrices (vitrification, par exemple) enfouies profondément. Cette solution implique que soit élaboré par la puissance publique un "plan plutonium et ses descendants".L'auteur montre que la résolution de ces problèmes permettra d'effectuer des choix, dans le respect du "critère général", et de situer certains d'entre eux dans un cadre européen. Des propositions concrètes sont formulées pour renforcer la radioprotection, développer la radiobiologie et l'approche épidémiologique, et diminuer les risques de prolifération ». Alors que la société AMDL, côté en bourse des Etats-Unis et du Canada AMDL( Anatolian Minerals  Develepment Ltd), travaille en Turquie et au Kurdistan Nord, sous le nom YAMAS. Cette  société a reçu une autorisation de l’état  pour une  recherche pour l’exploitation de l’or jusqu’en 2007 notamment dans les régions  d’Ovacik,Kizilviran et Sin. En contrepartie, elle a versé 1,5 million de dollars au gouvernement colonialiste turc.Les recherches  sont conclus sur la présence de cuivre et Or dans la région de Kizilviran sur une surface de Km sur  Km, la présence de cuivre,or et molybdène sur une surface de 2 Km et  Km, à Sin. Ceci annonce dans un futur proche le recours au cyanure pour extraire ces minerais.

Le changement  climatique et les conséquences.

Il a été constaté que  depuis 1975 un changement climatique dans les régions de Keban et de Seyhan à cause de barrages  et de Firat et d’Ataturk. La vérité c’est que  depuis les constructions des barrages au Kurdistan Nord, plus particulière, projet de Keban et de la GAP le climat de notre pays est totalement changé.  Nous avons  ne seulement perdu toutes les richesses  historiques et archéologiques de notre pays. Comme cette situation a été expliqué par  la déclarations des Académies des Sciences  de la manière suivante : «  Le changement de climat est vrai là sera toujours incertitude en comprenant un système aussi complexe que le climat du monde

 

Le changement climatique est une réalité. Il y aura probablement toujours des incertitudes dans la compréhension d'un système aussi complexe que le climat à l'échelle mondiale. Toutefois, il est pratiquement sûr qu'un réchauffement global s'installe actuellement1. En témoignent les mesures directes des températures de l'air au voisinage du sol et des températures de la couche superficielle des océans ainsi que des phénomènes tels que l'élévation de la moyenne du niveau des mers, la fonte des glaciers et des modifications de nombreux systèmes biologiques et physiques. Il est probable que la majeure partie du réchauffement des dernières décades est due à l'activité humaine (GIEC 2001). Ce réchauffement a déjà conduit à un changement du climat de la  Terre.

 

L'existence de gaz à effet de serre dans l'atmosphère est indispensable à la vie sur terre –en leur absence, les températures moyennes seraient d’environ 30 degrés centigrades plus basses. Mais  l'activité humaine provoque actuellement un accroissement des concentrations atmosphériques de ces gaz -incluant le dioxyde de carbone, le méthane, l'ozone troposphérique et le protoxyde d'azote- bien au-dessus des niveaux des ères préindustrielles. Les taux de dioxyde ont augmenté, passant de 280 ppm en 1750 à plus de 375 ppm aujourd'hui, chiffre plus élevé que tous les taux antérieurs qui peuvent être mesurés de façon fiable (c'est à dire durant les 420 000 dernières années). L'augmentation des gaz à effet de serre provoque une élévation des températures ; la température de la surface de la Terre a augmenté d'environ 0.6 degré centigrade pendant le XXè siècle. Le groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a estimé que la moyenne globale des températures de surface continuera à augmenter, et qu'elle se situera en 2100 dans une fourchette comprise entre 1.4 et 5.8 degrés centigrades au-dessus des niveaux de 1990.

 

La compréhension scientifique du changement climatique est maintenant assez claire pour justifier que les États entreprennent rapidement des actions. Il est indispensable que tous les  pays identifient les mesures ayant un rapport coût-efficacité correct, qu'elles peuvent prendre dès maintenant, pour contribuer à une réduction substantielle et à long terme des émissions nettes de gaz à effet de serre.

 

Les actions entreprises aujourd'hui pour réduire significativement l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère réduiront l'ampleur et la rapidité du changement climatique. Comme le dit la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC, United Nations Framework Convention on Climate Change), l’absence de certitudes scientifiques relatives à certains aspects du changement climatique n'est pas une raison pour tarder à apporter une réponse immédiate qui peut, à un coût raisonnable, prévenir une perturbation causée par les activités humaines, et dangereuse pour le système climatique. Compte tenu du développement économique des nations pendant les 25 prochaines années, on estime que la demande mondiale en énergie primaire sera accrue de près de 60%. Les énergies fossiles, qui sont responsables de la majeure partie des émissions de dioxyde de carbone produites par les activités humaines, fournissent des ressources précieuses pour beaucoup de nations. On estime qu'elles représenteront 85% de la demande (IEA 2004)3. Réduire la quantité du dioxyde de carbone correspondant qui atteindra l'atmosphère est un défi majeur. Il existe beaucoup d'options technologiques ayant un bon rapport coût efficacité qui peuvent

Contribuer à stabiliser les concentrations des gaz à effet de serre. Ces technologies en sont à des étapes de recherche et développement diverses. Cependant, certaines barrières qui existent encore à leur plein déploiement, doivent être levées.

 

Le dioxyde de carbone peut rester dans l'atmosphère pendant plusieurs décades. Même avec une réduction des émissions, nous serons soumis aux effets du changement climatique pendant tout le XXIe siècle et au-delà. Ne pas réduire significativement dès aujourd'hui de l'émission nette des gaz à effet de serre rendra la tâche beaucoup plus difficile à l’avenir.

 

L’essentiel du système climatique répond lentement aux changements des concentrations des gaz à effet de serre. Même si les émissions de gaz à effet de serre étaient stabilisées instantanément aux taux d'aujourd'hui, le climat continuerait quand même à changer, car il s'adapte à l'émission accrue des décennies passées Les changements futurs du climat sont donc inévitables. Les pays doivent s'y préparer.

 

Les changements prévisibles du climat auront à la fois des effets bénéfiques et défavorables à l'échelle régionale, par exemple sur les ressources en eau, l'agriculture, les écosystèmes naturels et la santé de l'homme. Plus le changement sera important et rapide, plus les effets défavorables domineront. Les températures accrues vont probablement augmenter la fréquence et la gravité des événements météorologiques comme les vagues de chaleur et les grosses chutes de pluies. Elles pourraient conduire à des effets à grande échelle tels que des modifications des flux de l'océan Atlantique Nord (avec des conséquences majeures pour le climat de l'Europe du Nord) et la fonte de grandes calottes glaciaires (avec des effets majeurs

Sur les régions de basse altitude dans le monde entier). Le GIEC estime que les effets combinés de la fonte des glaces et de la dilatation de l'eau de mer due au réchauffement des océans devraient provoquer une augmentation du niveau de la mer d'une amplitude comprise entre 0.1 et 0.9 mètre entre 1990 et 2100. Au Bangladesh seul, une montée du niveau de la mer de 0.5 mètre soumettra environ 6 millions de personnes au risque d'inondation. Les pays en développement qui manquent des infrastructures ou des ressources pour répondre aux effets du changement climatique seront particulièrement affectés. Il est clair que beaucoup des peuples les plus pauvres du monde souffriront le plus des changements du climat. Les efforts globaux sur le long terme pour créer un monde en bonne santé, prospères et durables peuvent être considérablement freinés par le changement

 

climatique. Inventer et développer des stratégies pour l'adaptation aux conséquences du changement climatique imposera les contributions en collaboration internationale de plusieurs types d'experts, en sciences physiques et

naturelles, en sciences de l'ingénieur, en sciences sociales, en sciences humaines et en sciences médicales ainsi que de grands chefs d'entreprises et des économistes. A cause  du changement climatique  toutes merveilles de la nature, les vallées , les animaux, la faune  ont été detruites y compris Lynx Lynx, Alectoris  Chukar, RUPI capra Vulpes Vulpes, Salmo Trutta,heophron percnopterus, Lutra Lutra,Martes foina, Aquila chyryssaetos, Canis Lupus Capra Ipex, Ciconia Nigra, Martes foina,  et  Sus Scrufa.  Il faut ajouter que la pleine de Konya est en train de  s’asseché.Les  couches d’eaux souterrains ne sont plus alimentées. C’est le même sénario qui va produire  dans le dfépartement de Dersim.40% du potentiel d’eau  de la région sera retenu dans les barrages.

Le département de Dersim deviendra une  grande d’eau provoquant le changement climatique.Les chutes de naige vont baisser. Les proches d’eaux souterains ne seront alimentés et la secheresse  arrivera. Il exioste 43 espèces  végétales  propres

un parc naturel, ces especes n’existent nulle part ailleurs. Elles seront toutes detruites.

      Je pense qu’à la lumière de cette explication  nous avons toute la possibilité  d’établir des rapports entre notre analyse et de celle des Académie des sciences des pays du G8  qui ont souhaité faire connaître par une déclaration commune la convergence de leurs points de vue sur deux questions.

« La première concerne la réponse globale au changement climatique. Elle est signée par les Académies du   G8 auxquelles se sont jointes celles du Brésil, de la Chine et de l’Inde.

La seconde concerne la Science et la Technologie pour le développement de l’Afrique. Elle est signée par les Académies du G8 auxquelles s’est joint le Réseau des Académies africaines (Académie africaine, Cameroun, Ghana, Kenya, Madagascar, Nigeria, Sénégal, Ouganda et Afrique du Sud). »

La vérité c’est que  depuis les constructions des barrages au Kurdistan Nord, plus particulière, projet de Keban et de la GAP le climat de notre pays est totalement changé.  Nous avons  ne seulement perdu toutes les richesses  historiques et archéologiques de notre pays. Comme cette situation a été expliquée par les déclarations des Académies des Sciences de la manière suivante        

 

 

 

Souci de l’environnement et développement durable

 

L’Etat de la République de Turquie et L’Etat de la République Islamique, l’Etat Syrien et Irakien,  ont  systématiquement détruit les forêts  et les terres du Kurdistan. L’armée turque  a  évacué et brûlé systématiquement les villages  tant

 que les villageois  ont fui la, région, l’armée et les autorités politiques et militaires  sont restés  indifférentes  à leur sort.Plusieurs villageois et les paysans sont fouillés par l’armée turque et les armes chimiques et bactériologiques sont utilisées contre les combattants. C’est pourquoi l’environnement est en danger total. Suite au bombardement  de l’aviation  turque les forêts de Dersim étaient brûlées

 

 

La société contemporaine a une conscience de plus en plus vive de l’importance de l’environnement, dont elle se perçoit à la fois dépendante et responsable. La géographie de la Terre a subi des transformations radicales au cours des temps géologiques. Depuis l’apparition de la vie sur notre planète, des espèces vivantes sont apparues puis ont disparu pour laisser la place à d’autres. Cette évolution continue montre qu’il est impensable de conférer à la nature, par des règles juridiques, un droit à l’immuabilité qu’elle n’a jamais connu, alors que la notion même de vie implique une adaptation à des conditions qui ont constamment changé. Le problème nouveau qui se pose aujourd’hui est que les possibilités ouvertes par la science et la technique ont atteint un niveau tel que l’homme est capable d’altérer gravement son cadre de vie et d’emprunter des voies de développement qui perturberont encore plus gravement celui des générations futures. La recherche du nécessaire compromis entre développement et préservation de l’environnement de nos descendants, est ce que recouvre le concept de développement durable. Ce devoir de solidarité entre les générations impose que les inévitables modifications de l’environnement restent dans des limites acceptables. Il faut concilier, à terme, la protection de l’environnement, de la santé et des ressources naturelles avec le développement économique et social qui seul peut permettre la réduction des tensions que créent les inégalités géographiques et sociales et l’évolution démographique.

 

Les progrès de la science et des techniques ont assuré les avancées observées depuis deux siècles dans la moindre pénibilité du travail et de la vie quotidienne, dans la qualité de vie, dans la santé et la longévité, dans l’éducation et dans les possibilités d’échanges entre les hommes et entre les cultures. Alors qu’il y a quelques décennies on pouvait craindre que la croissance démographique n’entraînât un déficit de la production agricole globale, cette dernière est aujourd’hui excédentaire, même si le problème de la faim dans le monde est loin

D’être résolu. La gestion concrète des conséquences des actions humaines sur l’environnement ne peut se faire, dans une perspective humaniste, que grâce à une évaluation des conséquences négatives et positives des décisions à prendre. L’évaluation de ces conséquences est d’autant plus facile que les phénomènes sont mieux compris, et la recherche est indispensable pour progresser dans ce sens ; elle peut également apporter certaines solutions techniques.

 

C’est la responsabilité des scientifiques de poursuivre ces efforts, en se pénétrant des obligations du développement durable. Mais ils doivent aussi contribuer à l’information des responsables politiques et des citoyens sur l’état des connaissances, et des incertitudes qui restent à lever. Ainsi seront posées les bases

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D’une prise de conscience sociale des enjeux, des risques et des arbitrages. Les citoyens aborderont d’autant plus facilement les problèmes d’environnement qu’ils auront une culture de base solide. Il convient donc que l’enseignement obligatoire.Comprenne une initiation aux phénomènes physiques, mathématiques, chimiques, géologiques et biologiques qui interviennent dans l’interaction entre l’homme et son environnement. Les notions de risque et de gestion des risques devraient  également être  inculquées dès le plus jeune âge, ainsi que les véritables dimensions des différents problèmes d’environnement et de santé, sans oublier leur coût.Mais la Turquie  n’occupe pas, elle continue de détruire la beauté du Département de Dersim par le bombardement  et utilisant des bombes à phosphores en incendiant les forêts  de notre pays 

 

Le principe de précaution

 

Une large part de l’opinion publique se déclare favorable au principe de précaution, qui semble répondre aux craintes que suscitent d’éventuels effets néfastes des nouvelles techniques. Cependant ce consensus sur un mot n’est qu’apparent et cache en fait des positions diverses, car sa définition est très controversée. Son application, du fait de ses difficultés d’interprétations et des dérives existantes, peut être un frein au progrès et s’opposer à l’intérêt général. Certaines décisions de justice ont été fondées sur le principe de précaution compris comme l’interdiction d’agir si la moindre possibilité d’une conséquence négative de l’action peut être crainte. Une acception aussi extrême d’un principe considéré comme fondamental pourrait conduire à des décisions aussi absurdes que de renoncer à toute mesure pouvant avoir un effet négatif. Il est en fait impératif de peser les risques d’une technique par rapport à ses avantages.

Le souci de protéger le cadre de vie de l’homme peut légitimement conduire à veiller à ce que celui qui propose une décision ait fait au préalable une analyse approfondie de toutes les implications, avantages et inconvénients de celle-ci, en faisant appel à toutes les connaissances scientifiques et techniques du moment. Une telle règle peut être comprise comme le principe de précaution.

 

La diversité, la complexité et la gravité des problèmes soulevés, la nécessité aussi d’un large débat plaide pour la mise en place d’une structure capable de les envisager dans toutes leurs dimensions éthique, scientifique, économique et juridique.

 

 

Au sujet de la matière organique dans l'amont et l'aval du cycle électronucléaire:des gisements aux déchets,  Patrick Landais Lauréat 2006 du Prix Charles Jacob a affirmé que  le 03-10-2006 lors de la Conférence de l’Académie des Sciences  à Paris  «  La recherche en sciences de la terre est faite d’observations, d’analyses, d’expérimentations puis de modèles et de simulations numériques. Associer ces différentes composantes autour d’un même objet ou d’une même thématique constitue pour le chercheur un objectif qu’il n’a pas toujours l’opportunité d’atteindre. J’ai eu la chance au cours des différentes étapes de ma carrière d’aborder, certes sur des sujets différents mais avec le même dénominateur commun, ces différents éléments de la démarche scientifique au travers de l’étude des matières organiques. En effet, la matière organique a été largement sollicitée au cours de ces quarante dernières années pour fournir des informations susceptibles de participer à la compréhension de phénomènes qui touchent à la fois les mécanismes de concentration de l’uranium dans les milieux naturels, les modalités d’immobilisation de résidus de traitement du combustible irradié et les caractéristiques de roches hôtes susceptibles d’accueillir des stockages souterrains de déchets radioactifs. Quasiment tous les aspects de la recherche en géochimieOrganique ont été sollicités dans le cadre des études portant sur l’amont et l’aval du cycle électronucléaire : origine, paléo environnement, altérations, complexation et transport, évolution thermique. Ces recherches ont également nécessité de définir la répartition spatiale des composants organiques, d’en réaliser l’analyse moléculaire, d’en définir expérimentalement la réactivité dans l’optique de caractériser les schémas réactionnels et de les utiliser pour reconstituer ou prédire l’évolution de milieux naturels et des matrices dé confinement.

Pour conclure  j’aimerais citer  l’académicien Jean Dercourt, sevretaire perpétuel de l’Académie des sciences  sur l’histoire de la terre ; Selon lui, «  Depuis une vingtaine d'années et, en particulier, depuis des rapports successifs des groupes d'experts internationaux comme le GIEC (Groupement Intergouvernemental d'Exploration des Climats), on sait que l'accroissement récent des émissions anthropiques de gaz à effet de serre devrait produire un accroissement global des températures. C'est devenu une des principales préoccupations écologiques, économiques et politiques de l'humanité. Pour beaucoup de citoyens dans le monde, l'action de l'homme a déclenché un phénomène unique dans l'histoire de la Terre qui mettrait en jeu sa survivance dans les siècles prochains. Pendant la même période, des techniques nouvelles : spatiales, sismiques, chimiques, paléontologiques, paléogéographiques et des concepts originaux mettent en évidence la dynamique et, dans quelques cas privilégiés, la cinématique des différentes enveloppes terrestres, depuis le noyau jusqu'à la haute atmosphère. Elles permettent de comprendre le processus et de placer en perspectives temporelles les bouleversements redoutés.

Dans l'opinion publique, les mouvements dans les enveloppes externes de la planète, c'est-àdire l'atmosphère et les océans, les évolutions redoutées, sont attendues à l'échelle du temps des hommes, des saisons, des années et des siècles. Ils sont d'autant plus redoutés qu'ils ne se seraient jamais produits sur la planète aussi rapidement ni aussi brutalement.

Les mouvements des enveloppes profondes seraient connus, au mieux, à l'échelle du million d’années. Il y aurait donc une discordance majeure entre l'histoire géologique de la Terre et le temps qu'apprécient les hommes.

La multiplication des découvertes et l'approfondissement des données commencent à éclairer le temps des hommes par l'histoire de la Terre, toutes les sciences y contribuent : la présence, epuis l'origine de la Terre, de phénomènes rapides et brutaux est attestée.

Ce bouleversement des idées est suivi par l'Académie dans des colloques et dans ses publications. Je vais tenter de les exposer à partir d'articles publiés dans les Comptes Rendus de l'Académie des sciences et, en particulier, dans des numéros thématiques qui y sont consacrés : ceux conduits par Michel Petit sur "l'effet de serre" en 1999 et 2005, sur la "paléoclimatologie" par André Berger et Jean-Claude Duplessy en 2004, par Vincent Courtillot sur "les dynamiques de la Terre" en 2003, par Jean-Claude Duplessy sur "les accidents climatiques brutaux et localisés", enfin, par Henry de Lumley en association avec l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, consacré aux "climats, cultures et sociétés aux temps

préhistoriques".

Avant d'aborder cette présentation, je voudrais rappeler deux vérités de base souvent oubliées. Elles constitueront le décor de mon propos : 1er point : L'énergie initiale affectant la planète Terre, et beaucoup d'autres, est nucléaire.

Dans le soleil d'abord, où la nucléosynthèse produit des photons. Ils arrivent

sur la surface terrestre perpendiculairement à l'équateur, où ils l'échauffent fortement, et presque tangentiellement aux pôles, où ils l'échauffent moins. La tendance à l'homogénéisation des températures induit la dynamique de l'atmosphère et des océans. En outre, par réactions photosynthétiques, les végétaux stockent l'énergie dans le bois, les charbons, les pétroles, bitumes et les gaz. Par ailleurs, au coeur de la planète, l'énergie nucléaire est issue de la désintégration des éléments instables depuis leur formation dans le nuage stellaire originel. En outre, des éléments radiogéniques sont concentrés en minerais dans les roches magmatiques et dans les roches sédimentaires. 2ème point : La Terre a une histoire, c'est-à-dire un début, un présent et elle aura une fin.

         Cette histoire est jalonnée par une succession d'époques, chacune caractérisée

par sa biodiversité.

L'unité de temps de cette histoire, si elle est toujours l'année, le pas d'une

époque à une autre est d'autant plus grand que ces époques sont lointaines. Les plus anciennes s'expriment en milliards d'années, celles du dernier milliard le sont en millions d’années et celui du dernier million, en milliers d'années. Mais, ces changements d'échelles sont autant de blocages psychologiques. Tout se passe comme s'il y avait deux temps distincts : le temps long où beaucoup d'événements se déroulent, curieux et intéressants, mais sans commune mesure avec ce qui se produit aujourd'hui. Tout se passe comme si l'histoire de la Terre et le temps de hommes étaient distincts. Je voudrais montrer que le temps des hommes n'est qu'une étape dans l'histoire de la Terre et celle-ci nous apprend beaucoup pour celle-là.

 

Je vais tenter de le faire en présentant la dynamique des enveloppes internes, puis des enveloppes externes et, enfin, leurs interférences.

 

Pour aborder les enveloppes internes, je citerai, sans en dire plus, la tectonique des plaques, fort connue de tous car, à chaque tremblement de terre, à chaque émission volcanique, tous les médias l'illustrent et souvent fort bien. Dans le manteau, faits de roches solides mais visqueuses, des courants de convection, dont l'état actuel est de mieux en mieux imagés par tomographie, sont responsables du déplacement des plaques en surface.

 

Sous le manteau, au-delà de 3000 km de profondeur, le noyau liquide est un fluide de fer fondu de faible viscosité, voisine de celle de l'eau. Il engendre le champ magnétique terrestre.

 

Le champ magnétique oriente l'aiguille de la boussole, il est d'origine interne, dipolaire, comme si un barreau aimanté était placé au centre de la Terre. Sa valeur d'environ 40 000 nanoteslas à nos latitudes est environ 100 000 fois plus faible que celle du champ magnétique que l'on pouvait obtenir avec un grand électroaimant, celui de Bellevue, par exemple. Mais, ce champ fluctue et sa direction et son intensité varient dans l'espace et le temps (c'est la "variation séculaire"). On observe, par exemple, que la déclinaison, c'est-à-dire l'angle entre le nord indiqué par un compas magnétique et le nord géographique, varie quand on se déplace sur la surface du globe (Christophe Colomb l'avait remarqué lors de son premier voyage), ainsi qu'au cours des années, ce qui oblige à indiquer sa variation en marge des cartes.

La rapidité, à l'échelle humaine, des variations du champ magnétique terrestre, conduit à stimer la vitesse du fluide à la surface du noyau à des valeurs de l'ordre du millimètre par seconde, c'est-à-dire à celle de l'eau. Courtillot et Le Mouël ont mis en évidence des variations impulsives globales de moins d'une année : les secousses, dont les plus récentes se sont produites en 1914, 1970, 1978 et 1991. On observe, à l'échelle de la dizaine d'années, des variations de la longueur du jour de l'ordre de la milliseconde, qui ne peuvent être attribuées qu'à l'action du noyau. Ces variations de la longueur du jour sont bien corrélées aux "secousses" de la variation séculaire du champ magnétique, elles-mêmes liées aux mouvements fluides dans le noyau. La corrélation est si bonne que l'identification d'une impulsion de variation séculaire en 1978 a conduit à la prédiction d'un début d'augmentation de la longueur du jour une dizaine d'années plus tard, prédiction qui a été confirmée par les faits. La champ magnétique terrestre engendre une magnétosphère autour de la Terre qui la protège du vent solaire On ignore encore à quels phénomènes sont corrélées ces variations du champ magnétique.

 

Parmi les enveloppes externes, dans les océans, la circulation dépend de la morphologie des bassins, du régime des vents, des forces de Coriolis liées à la rotation de la Terre et des différences de densité de l'eau.

 

Les principaux échanges thermiques actuels sont, désormais, bien connus. Les eaux chaudes de surface du Pacifique sud-ouest entrent dans l'Océan Indien, restent sur son bord septentrional, contournent l'Afrique, traversent l'Atlantique à l'équateur jusqu'au golfe du Mexique, d'où elles le traversent à nouveau en rejoignant l'Océan Arctique, entre Groenland et Europe (c'est alors le Gulf Stream). Ce mouvement est compensé par celui des eaux froides profondes. Elles plongent par des tourbillons gigantesques localisés, entre Canada et Groenland, entre Groenland et Scandinavie, elles longent les côtes américaines puis, entre Argentine et Antarctique, se déplacent vers l'est à la base de l'océan austral. Enfin, par paliers, elles remontent en surface dans le Pacifique où elles se dispersent. Ce circuit dure de 1000 à 1200 ans et notre confrère Éric Orsenna vient de le conter avec rigueur et pétillance. Les courants du passé peuvent être reconstitués car, comme les actuels, ils ont façonné l'architecture des sédiments où les fossiles traduisent les conditions climatiques des dépôts et parfois des transports. On sait ainsi, par exemple, reconstituer les courants marins dans l'Atlantique central depuis son ouverture, il y a 150 millions d’années, de celle de l'Atlantique sud, ouvert il y a 100 millions d’années, et dans l'Atlantique septentrional, il y a 20 millions d’années, ou les conséquences de la fermeture de la liaison Atlantique/Pacifique, il y a 4 millions d’années ; tous traits morphologiques qui affectent fortement les transferts d'énergie, donc les climats. Lors de rares périodes dans l'histoire de la Terre, des calottes glaciaires ont existé aux deux pôles, alors les faibles variations de température liées aux différents cycles de l'orbite terrestre prennent une importance considérable sur les transports d'énergie et donc sur les climats. La planète a amorcé sa plus récente entrée en glaciation il y a 5 millions d’années, en Antarctique et 1 800 000 ans en Arctique. La cyclicité du forçage astronomique sur la température de l'atmosphère se lit dans de petites bulles d'air piégées dans la glace. Et depuis juin 2004, elle est caractérisée jusqu'à 740 000 ans, dans le forage antarctique européen d'EPICA où deux cycles de 400 000 ans scindés en cycles plus courts de 100 000, 41 000, 23 000 et 19 000 ans ont été mis en évidence. Ces étapes de refroidissements/réchauffements se retrouve dans les sédiments des hautes latitudes. Mais, d'autres variations de la température de l'air fortes et rapides sont superposées aux cycles astronomiques. Dans les bulles d'air des glaciers arctiques, par exemple, à une période froide succède un réchauffement abrupt qui ne dure que quelques décennies, puis une nouvelle période froide reprend pour quelques millénaires. Les ,changements brutaux de température atteignent 10 à 16° C au Groenland où, par exemple, on relève 16 épisodes dits de Dansgaard entre 58 000 ans et 28 000 ans avant l'actuel. La durée de chaque épisode n'est pas constante. Des échos de ces variations rapides s'observent en mer.

 

Dans les sédiments alternent des niveaux finis et fossilifères avec des niveaux détritiques, grossièrement classés et dépourvus de fossiles, transportés par les icebergs fossilisant les brutales successions de périodes froides et de périodes chaudes. Ces variations climatiques tiennent à l'instabilité mécanique des calottes glaciaires et à la circulation océanique plus qu'à des variations de l'insolation. Leur influence sur la circulation dans les océans est importante, par exemple l'afflux de grandes quantités d'eau froide, conséquence de la fonte des calottes glaciaires pendant les réchauffements brefs et intenses, bloque les eaux chaudes du Gulf Stream. Il cesse d'apporter de l'énergie au nord de l'Europe.

 

Je voudrais montrer, maintenant, que la dynamique des enveloppes internes interfère fortement avec celle des enveloppes externes dont elle modifie la composition chimique et le comportement physique. Prenons, tout d'abord, l'exemple des variations de gaz à effet de serre. Partons du plus efficace d'entre eux qu'est la vapeur d'eau. Son abondance est liée à la surface des mers et des océans. Ainsi, au Crétacé, il y a 100 millions d’années, une activité accrue de la dynamique des plaques fait déborder les océans et aboutit à noyer la moitié des continents. L'évaporation accroît la quantité de vapeur d'eau, elle provoque un réchauffement, d'autant plus que l'activité volcanique croît également dans les zones d'accrétion et celles de subduction. La température globale moyenne atteint 5 à 7 C de plus que l'actuel. Toutes les glaces polaires fondent, les différences de température entre pôles et équateur diminuent donc aussi l'activité des vents et des courants et les différences entre les zones climatiques s'affaiblissent. La biodiversité, mais surtout la quantité de matières organiques croît. Plusieurs fois dans l'histoire de la Terre, ce mécanisme s'est répété avec des amplitudes variées.

 

Arrêtons-nous maintenant un instant sur les gaz et les poussières volcaniques. Des panaches montent dans le manteau et construisent en surface de vastes plateaux basaltiques, les uns sur le plancher océanique, les autres sur les continents, on parle alors de trapps. Les trapps ont une surface moyenne de 1 milliard de km2 et un volume compris entre 2 et 4 milliards de km3. L'essentiel des éruptions dure en moyenne 1 million d’années. En considérant les seize principales provinces de trapps émises depuis 200 millions d’années, dont les pics d'émission

sont datés, on constate la forte coïncidence avec les grandes crises mondiales de la biodiversité, à chaque crise un grand nombre d'espèces disparaît. Elles constituent même les barreaux de l'échelle géologique. Entre les crises, des espèces se renouvellent, prospèrent, une nouvelle biodiversité s'installe lentement. Les coïncidences entre trapps et crises sont trop nombreuses pour ne pas y voir de liens de causalité. Certes, à la centaine de crises de la biodiversité ne sont pas corrélés des évènements volcaniques exceptionnels, car beaucoup de plateaux émis sur le

plancher océanique ont été engloutis dans les plans de subduction.

 

Des crises du monde vivant sont dues à l'abondance de gaz à effet de serre, à leur toxicité et àl'opacité des aérosols. Ces causes ont également été évoquées et pourraient survenir lors de lachute de grandes météorites, les effets seraient les mêmes. Trapps et météorites ne sont pasexclusifs, par les deux, la biodiversité souffre gravement.

 

Nous venons d'évoquer l'accroissement des gaz à effet de serre, mais il est des circonstances où ils diminuent. Dans les chaînes de montagnes jeunes, les reliefs sont forts, les pluies, l'érosion et les altérations considérables. Les minéraux, en s'altérant, consomment du CO2, la couverture végétale est en grande masse piégée dans les sédiments, elle stocke le CO2. Il en est actuellement ainsi dans la chaîne alpino-himalayenne. Cette chaîne se forme depuis 70 millions d’années et, depuis 25 millions d’années, le relief est très élevé, le régime des moussons prend

l'importance qu'on lui connaît aujourd'hui et la diminution du CO2 s'intensifie, ce qui réduit l'effet de serre sur l'ensemble du globe. Les modèles numériques suggèrent que ce soit là une cause possible du refroidissement global et, depuis les 5 derniers millions d’années, s'installe progressivement un régime glaciaire aux pôles, fait d'alternance de périodes très froides et d'autres plus chaudes, liées à la cyclicité astronomique.

 

Cette même histoire s'est produite il y a 300 millions d’années, à l'occasion de la formation de la chaîne varisque, des glaciations s'installèrent aux pôles, accompagnées par la plus grande crise de la biodiversité des temps fossilifères, 95 % des espèces vivantes fossilisables disparurent.

 

Je conclurai en rappelant que des bouleversements climatiques interviennent à diverses unités de temps (la décennie, le millénaire), leur ampleur varie et, avec elle, les sévérités des crises de la biodiversité. Plus les événements sont anciens, moins leur vitesse est précise et il est tentant de confondre imprécision des datations et durée des phénomènes ; ce qui conduit à considérerqu'autrefois ils étaient lents et réguliers et aujourd'hui, rapides et saccadés. Depuis peu, on sait qu'il n'en est rien. Il existe une spécificité des temps glaciaires peu fréquents dans l'histoire de la Terre : alors une extrême sensibilité des températures aux variations, même faibles font passer des masses d'eau considérables du solide au liquide et réciproquement. Ainsi, la cyclicité des rayonnements solaires joue, alors, un rôle considérable. Les très brutales et brèves modifications des températures, même si elles ne résultent pas d'un forçage astronomique, ont un rôle majeur dans les océans et sur les climats, donc sur les biotopes. Les hommes, comme tous les êtres vivants suivaient les déplacements de leur biotope, comme en témoignent les industries lithiques : pierre martelée, taillée, polie. Ceci cessa d'être une règle absolue lorsque l'homme maîtrisa le feu, il y a 400 000 ans. Depuis lors, à chaque grande période de refroidissement étendant la surface des glaces et des sols gelés, en permanence, des populations, grâce au feu, s'adaptèrent à ces conditions de vie extrêmes et restèrent sur place en modifiant leur mode de vie. Des migrations de populations continuaient cependant, de moins en moins importantes au fur et à mesure que la technologie progressait.

 

Néanmoins, les populations qui ne maîtrisent pas les technologies suivent leur biotope sur des milliers de kilomètres, par saccades, par crises, qui correspondent au rythme des phénomènes naturels. Ils abandonnent ou réoccupent les territoires qui leur sont les plus favorables.

 

Actuellement, l'effet de serre additionnel, c'est-à-dire anthropique, fait craindre que l'homme déclenche un phénomène brutal et rapide, le modeste accroissement de température pouvant, par exemple, déclencher l'éclatement de bulles de méthane piégées dans les sols gelés injectant dans l'atmosphère de très grandes quantités de gaz à effet de serre. D'aucuns suggèrent qu'un phénomène naturel pourrait compenser ce réchauffement anthropique. Rien n'appuie cette hypothèse puisqu'aucune cyclicité de phénomènes brutaux et rapides n'a été mise en évidence.

 

Ils sont aujourd'hui imprévisibles. Les technologies actuelles qui peuvent contribuer à limiter les émissions de gaz à effet de serre doivent être mises en oeuvre, être améliorées et des énergies libres de toute émission de gaz à effet de serre, et en particulier l'énergie nucléaire, doivent être développées. Elles réduiront les migrations qui se sont plusieurs fois accomplies dans le passé et même dans l'histoire.

 

Mais, tous les continents, tous les peuples exposés, ne bénéficient pas de ces technologies avec la même efficacité ; ils seraient amenés, comme nos ancêtres, à entreprendre des migrations en masse en suivant leur biotope si les peuples riches de leur technologie ne réagissaient pas.

 

. • Reconnaître que la menace du changement climatique est évidente et croissante ;

• Lancer une étude internationale  pour définir sur des bases scientifiques des cibles pour les concentrations de gaz à effet de serre et les scénarios d'émissions

Correspondants, pour permettre aux nations d'éviter les effets considérés comme

Inacceptables.

• Identifier les mesures ayant un bon rendement coût efficacité, qui peuvent être prises maintenant pour contribuer à une réduction substantielle et à long terme des émissions nettes globales de gaz à effet de serre. Reconnaître que tout retard dans l’action accroîtra le risque d'effets environnementaux indésirables et exposera à des coûts plus importants.

• Travailler avec les pays en développement à bâtir le potentiel scientifique et

Technologique le mieux adapté à leurs moyens, leur permettant de développer des

Solutions innovantes pour atténuer les effets indésirables du changement climatique et s'y adapter, tout en reconnaissant explicitement leurs droits légitimes au

Développement.

• Montrer la voie pour développer et déployer les technologies d'énergie propre et les moyens d’améliorer l’efficacité énergétique et partager cette connaissance avec toutes les autres nations.

• Mobiliser la communauté scientifique et technologique pour accroître les efforts de recherche et développement, qui sont susceptibles de mieux éclairer les décisions concernant le changement climatique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr Ali KILIC,

Paris le 13-10-2006

 

 

 

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