SECTION FRANCAISE DU CENTRE DE PEN KURDE
4, rue de Saverne, Appt., 21000 –DIOJN -télé : 06-31-55-68-96, emeil : dralikilic@yahoo.fr
Secrétaires :
Dr Ali KILIC Docteur en philosophie des sciences
Evin CICEK, économiste, écrivain, Journaliste scientifique

                                                          

DIJON le 1.08.2007

Objet : DROIT A VIE POUR ADNAN HASSANPOUR et POUR HIWA BUTIMAR

 

A l’attention de  Monsieur le  Ministre   BERNARD KOUCHNER

Ministre des Affaires Etrangères-Paris

                                    

Monsieur  le Ministre,

Nous avons l’honneur de solliciter votre intervention auprès  des autorités  de la République Islamique d’Iran  au nom du droit à vie  pour que la condamnation à mort  confirmée  en date du 31 07 2007 par Cour Suppreme Iranien à l’encontre des deux journalistes Kurdes  ADNAN HASSANPOUR,   et  HIWA ne  soient pas ex écutés   conformément  à la déclaration Universelle des Droits de l’Homme à la Chartre de l’ONU,  au  Pacte international sur les droits civils et politiques.

EXPOSE DES FAITS

Adnan Hassanpour œuvre en faveur des droits culturels des Kurdes iraniens. Il a été arrêté le 25 janvier à Marivan, où il vit, dans la province du Kurdistan. Il a été conduit dans un centre de détention géré par le ministère du Renseignement à Sanandaj, la capitale de la province, où il a apparemment été détenu au secret, une situation l'exposant au risque d'être torturé ou soumis à d'autres formes de mauvais traitements. Adnan Hassanpour est un ancien membre du Comité de rédaction d'Aso (Horizon), un hebdomadaire kurdo-perse supprimé par les autorités iraniennes en août 2005. Il aurait déjà été jugé pour des infractions liées, semble-t-il, à des articles publiés dans ce magazine et Adnan Hassanpour,  ont été condamnés à mort avec  Hiwa Butimar  militant de la cause kurde.

La condamnation à mort des  deux journalistes Kurdes  Adnan Hassanpour,  de Hiwa Butimar  en date du  11 juillet 2007 par les autorités de la République Islamique ; est confirmée par la Cour Supreme le 31-07-2007/

                 Enfin, le 11 mars 2007, la Commission d'autorisation et de surveillance de la presse, sous l'autorité du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique, a suspendu l'hebdomadaire en langue kurde "Payam Kurdistan" pour "propagation d'idées séparatistes", après la publication dans le dernier numéro d'une carte représentant le "Grand Kurdistan".

                  Adnan Hassanpour aurait été transféré à la prison de Marivan le 26 mars, en même temps qu'un autre journaliste kurde, Mansour Tayfouri. Les deux hommes auraient eu les yeux bandés pendant toute la durée du transfert. Aucune charge n'a été retenue contre eux.

 Comme vous le savez  Monsieur le Ministre , le 9 octobre 1981, la peine de mort est abolie en France. Ce vote par le Parlement en septembre 1981 est l'aboutissement d'un long combat mené depuis le XVIII. ème siècle par des écrivains, des juristes, des parlementaires.

Lorsque Robert Badinter s'exprime à la tribune de l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981, cent quatre vingt-six ans après Le Pelletier de Saint-Fargeau devant la Convention, le moment est historique, solennel : "Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France." Il disait « Aujourd’hui, 90 % des exécutions dans le monde sont le fait de 4 Etats : la Chine, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’Iran. L’alliance entre totalitarisme, fanatisme et peine de mort est historique. La première question, dans la marche à l’abolition universelle, est celle de la situation aux Etats-Unis, seule grande démocratie à recourir à la peine de mort. En dépit de l’attachement de l’opinion publique américaine à la peine de mort, des signes encourageants se manifestent : moratoires des exécutions dans certains Etats, diminution du nombre des exécutions et des condamnations à mort depuis le début de l’année, ralliement de grands média à l’abolition. Au jour d’hui  le 11 juillet 2007, le Gouvernement de la République Islamique a condamné à mort  l’écrivain kurde, journaliste,  Adnan Hassanpour et Hiwa Butimar  à cause de  ses idées pacifiques en faveur de la libération  du Peuple kurde et cette condamnation à mort est confirmée par la Cour Suppreme Iranienne.

La peine de mort est un sujet qui depuis l’Antiquité  partage les opinions sur son abolition ou son maintien. Bien que le débat soit ancien, les arguments ont peu changé avec le temps. Alors que les uns invoquent le droit à  vie, l'irréversibilité de la peine et l'importance du pardon, les autres appellent la protection de la société s et la nécessité de l'exemple pour dissuader les crimes. Protagoras (dont la pensée est rapportée par  Platon, critiquait le principe de vengeance. Ainsi la peine de mort ne pouvait être infligée que pour la protection de la société contre l’accusé. Comme Socrate ; Protagoras est condamné à mort à causes de ses idées. Giordano Bruno, Michel Servet, Vanini, condamnés  à mort et  Aliyé Mirzaliyé  Silemani  est pendu avec 11 résistants de Dersime en 1937. Comme le cas d’Aliyé Mizaliyé Sîlemani les exécutions se produisent habituellement par pendaison, mais aussi parfois par lapidation. Dans ce cas, le condamné est enveloppé des pieds à la tête dans un vêtement blanc et enterré (la femme jusqu'aux aisselles, l'homme jusqu'à la taille) ; un chargement de pierres est livré sur le lieu de l’exécution et les fonctionnaires en charge - voire parfois même dans certains cas de simples citadins autorisés par les autorités - accomplissent l'exécution. L'art. 104 du Code Pénal établit que "les pierres ne doivent pas être assez grandes pour provoquer la mort avec un ou deux coups", afin que la mort soit lente et douloureuse. Si le condamné réussit à survivre, il restera emprisonné au moins 15 ans, mais il ne sera pas exécuté.

Comme  vous le savez Monsieur le Ministre, Le peuple Kurde, est un Peuple indo-européen établi de longue date sur un territoire grand comme la France, le Kurdistan, riche en eau et en pétrole, les trente cinq millions de Kurdes n'ont jamais pu obtenir leur indépendance et restent aujourd'hui divisés entre quatre Etats du Moyen-Orient (Turquie, Irak, Syrie, Iran).  Les Kurdes constituent, aussi bien sur le plan régional qu'au niveau mondial, la plus grande nation sans Etat, dont le pays se trouve partagé entre plusieurs Etats de la région, tous de nature tyrannique et totalitaire, qui ne répondent aux revendications démocratiques et légitimes du peuple du Kurdistan que par la violence et la répression. Dans ce domaine, malheureusement, l'histoire de notre peuple est remplie de tragédies, de massacres et d'atrocités. Vu le partage du Kurdistan contre la volonté de la nation  et du peuple kurde, vu l'oppression et les barbaries dont il(elle) a été et est encore victime, et enfin, vu le droit des peuples à l'autodétermination (dont l'indépendance constitue l'expression ultime) reconnu par la communauté internationale, on pourrait au premier regard avancer l'idée de l'établissement d'un Etat indépendant kurde dans chaque partie du Kurdistan, ou bien de la réunification de toutes les parties du Kurdistan, sous l'autorité d'un seul Etat kurde indépendant, comme l'unique solution au problème. Mais un ensemble d'importants d'obstacles d'ordre interne, régional et international empêche les Kurdes d'y accéder.

Primo, les Etats sous la domination desquels se trouvent les Kurdes sont aujourd'hui comme par le passé des Etats totalement étrangers aux critères démocratiques, au respect des droits de l'homme, des droits des peuples et de ceux des minorités. Dans ces pays, toute aspiration des peuples opprimés, y compris le peuple kurde, est réprimée sans merci dans le sang, sous divers prétextes, notamment celui de combattre le séparatisme. Depuis l'avènement de la République islamique EN Iran, un prétexte supplémentaire est utilisé pour justifier la répression dont est victime le peuple kurde en Iran. C'est l'imam Khomeiny en personne qui, qualifiant les Kurdes d'Iran globalement d'"enfants de Satan" et les dirigeants du mouvement kurde d'"ennemis de Dieu", a proclamé le 19 août 1979 le Djihad (guerre sainte) contre le peuple  kurde d'Iran. C'est ainsi que les nouvelles autorités iraniennes se sont livrées sans vergogne au Kurdistan à des massacres impitoyables, à des destructions de villages kurdes, à des actes terroristes contre les dirigeants du Kurdistan.

En outre, ces Etats s'opposent obstinément à toute possibilité de résoudre le problème par le dialogue et d'une manière pacifique, ne laissant aux Kurdes d'autres moyens que celui du recours à la résistance armée pour se défendre. Dans ce domaine, la supériorité militaire, économique et technique de ces Etats a fait que depuis près d'un siècle, malgré la bravoure et les sacrifices héroïques des combattants kurdes, l'avantage est resté aux forces gouvernementales.

Il existe un autre obstacle d'ordre interne et régional jouant en défaveur des Kurdes : ce sont les tensions, les désaccords et les divisions régnant entre les forces kurdes, aboutissant le plus souvent à des affrontements sanglants et de longue durée, portant des coups sérieux à leurs mouvements de libération. Ces affrontements qui sont la plupart du temps le résultat de machinations et de manipulations des Etats de la région, atteignent parfois un point tel que les forces kurdes oublient leur lutte contre les Etats qui les dominent et consacrent leur énergie et tous leurs efforts au combat contre la partie adverse kurde. Ces guerres inter kurdes leur ont parfois fait perdre de grandes occasions.

Secundo, les obstacles d'ordre externe : la situation géopolitique du Kurdistan et la place sensible qu'il occupe au Moyen-Orient (lui-même constituant une des régions les plus sensibles du monde) ont fait que le sort du peuple kurde a été, dans le passé, une sorte de jouet entre l'ex-Union soviétique et les pays occidentaux. Aujourd'hui, à la poursuite de leurs seuls intérêts mercantiles, les pays occidentaux mènent le même jeu vis-à-vis des Kurdes. Cette politique occidentale ne s'arrête pas là : avec les moyens techniques et militaires très destructeurs qu'ils fournissent aux Etats, ces pays participent indirectement à la répression barbare dont est victime le peuple kurde.

A l'heure actuelle, les pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, soutiennent les revendications des Kurdes irakiens qui, forts de ce soutien, réclament le fédéralisme au lieu de l'autonomie reconnue par la Constitution irakienne. En ce qui concerne le Kurdistan de Turquie, , les Etats-Unis et les pays européens font apparemment pression sur la Turquie afin que celle-ci résolve le problème kurde par des moyens pacifiques avec les élections  une trentaine  des députés indépendantistes kurde sont élus  dans le Parlement turc et dans la pratique, rien de concret n'a encore été fait. Pour ce qui est du Kurdistan d'Iran qui, après le Kurdistan de Turquie abrite le plus grand nombre de Kurdes, les Etats-Unis ont opté pour une politique de silence : même pas un mot sur les droits de près de dix millions de Kurdes dans ce pays ! Les Etats européens ne font pas mieux : occupés par leurs rivalités économiques dans ce pays et par les profits énormes qu'ils tirent du marché iranien, ils mènent eux aussi une politique de silence sur les droits des Kurdes en Iran et ferment les yeux sur la répression. Peut-être l'une des raisons de ce silence sur les Kurdes en Iran vient de ce que nous, les Kurdes d'Iran, nous sommes pour une solution pacifique du problème, refusant de recourir à des actes aventuriers comme la pratique du terrorisme, la pose de bombes et le détournement d'avions.

En Iran, les défenseurs des droits humains kurdes sont en danger. Plusieurs défenseurs et journalistes ayant participé aux manifestations de juillet 2005 ont été menacés de mort. Liberté de conscience, droits individuels ou égalité des sexes sont des concepts très anciens dans la société iranienne. Les traces les plus anciennes connues de ces principes, sources du concept des droits de l’homme finalisés en Occident il y a deux siècles, ont été retrouvées dans l'antiquité perse. Ils ont connu des modifications importantes au cours de la longue histoire du pays. Au cours du XXe siècle, l’Iran subit à plusieurs reprises de profonds bouleversements sociaux et politiques, s'accompagnant de changements multiples dans l'application des droits humains fondamentaux. Une période de terreur suit l'instauration de la république islamique, mais la généralisation de l'accès à l'éducation et l'arrivée au pouvoir de réformistes se traduisent par la mise en place d'une liberté relativement plus importante. Malgré des critiques internationales très sévères, plusieurs résolutions de l'Assemblée générale et de la commission des droits de l’homme de l’ONU portant sur la manière dont l’Iran applique la convention internationale sur les droits de l'homme ; le gouvernement de la république Islamique d’Iran continue de restreindre la liberté d’expression, d’avoir recours à la torture, et à la peine capitale. Des femmes et des minorités sont discriminées. Paradoxalement, la société iranienne change et se modernise. Des élections sont régulièrement organisées, et leurs résultats influencent la manière dont sont appliqués les droits de l'homme en Iran.

Monsieur le  Ministre ,

Depuis l’avènement de la République islamique en 1979, les exécutions se comptent par milliers en Iran. Certaines victimes auraient été exécutées sans jugement ou après avoir été condamnées à une peine d’emprisonnement ; bon nombre d’entre elles ont été exécutées à l’issue de procédures contraires aux normes internationales. Parmi les personnes exécutées depuis 1979 figurent un nombre inconnu d’opposants politiques dont beaucoup ont été jugés et exécutés secrètement pour leurs activités politiques non violentes ou leurs convictions religieuses. Un grand nombre de personnes ont également été exécutées pour meurtre, trafic et usage de stupéfiants, et opposition armée au gouvernement. Des milliers de personnes ont péri lors de la vague d’exécutions arbitraires qui a atteint son apogée au début des années 80. 

La loi de hodoud (crimes contre la volonté de Dieu; au singulier hadd) et qesas (réparation) fait partie intégrante du Code pénal islamique iranien adopté pour une période d’essai par l’Assemblée consultative islamique en 1982. Elle prévoit la peine de mort pour un grand nombre de délits, dont l’assassinat, le viol et les crimes « moraux « tels l’adultère, la sodomie et la consommation d’alcool en récidive. Sont également passibles de la peine capitale, aux, termes de la loi de hodoud et qesas, les condamnés déclarés « corrompus sur terre « ou « ennemis de Dieu.  Ces termes très vagues peuvent s’appliquer aux opposants politiques, y compris à ceux qui expriment leurs opinions sans recourir à la violence. 

L’application de la peine de mort à titre de châtiment possible pour meurtre est déterminée par le principe de qesas selon une interprétation du droit musulman, le plus proche parent masculin de la victime d’un meurtre a le droit d’obtenir réparation ou d’exiger le prix du sang. Tout condamné pour meurtre ne peut être exécuté qu’avec le consentement de ce plus proche parent qui peut choisir de recevoir une indemnité compensatoire (diya, le prix du sang) plutôt que de réclamer l’exécution du coupable. La peine capitale pour meurtre ne peut être infligée aux aliénés, aux personnes âgées de moins de dix-huit ans au moment des faits ni aux aveugles. Le Code pénal stipule qu’aucune peine ne sera prononcée pour le meurtre de certaines catégories de personnes, notamment celles qui ont insulté le Prophète ou les imams. La peine de mort est obligatoire pour certains crimes prévus par le Code pénal tels l’adultère, la sodomie et l’accusation calomnieuse qui sont considérés comme des crimes contre Dieu (hodoud) et donc passibles d’un châtiment divin. 

La peine de mort peut être prononcée par les cours d’assises ou par les tribunaux révolutionnaires islamiques, qui sont respectivement compétents pour des catégories différentes d’infractions. Relèvent des tribunaux révolutionnaires islamiques les crimes suivants tous les crimes contre la sûreté intérieure et la sécurité extérieure de l’Etat; la «corruption sur terre ‘ ou le fait d’être « ennemi de Dieu < ; les tentatives d’assassinat des hommes politiques ; le trafic de drogue ; les atteintes â la lutte du peuple iranien; le détournement de fonds publics et l’enrichissement illicite. 

Selon les textes officiels, les tribunaux révolutionnaires islamiques doivent être composés de trois personnes dont deux magistrats. En pratique, ils ne sont formés le plus souvent que d’un seul juge religieux. Dans certains cas, la présomption de culpabilité s’est traduite par des procès qui se sont résumés à la lecture de l’acte d’accusation et au prononcé de ta condamnation. D’après les informations parvenues à Amnesty International, dans les affaires politiques, les aveux seraient extorqués sous la torture et serviraient de base aux condamnations à mort. A la connaissance de l’Organisation, aucun accusé comparaissant pour un délit politique devant un tribunal révolutionnaire islamique n’a pu être assisté d’un avocat. 

Au début des années 80, des milliers de personnes ont été exécutées sommairement à l’issue de procès rapides et inéquitables devant des tribunaux révolutionnaires islamiques. Amnesty International a appris que toutes les condamnations à mort prononcées par ces tribunaux sont désormais soumises à l’approbation du Conseil judiciaire suprême, formé d’experts en jurisprudence islamique, qui peut à son tour renvoyer le dossier devant le même tribunal pour révision. Cette procédure a parfois entraîné l’ajournement des exécutions. Il semble toutefois - au moins dans les affaires politiques que le condamné ne dispose pas du droit d’appel de la déclaration de culpabilité ni de la peine à un niveau supérieur de juridiction; il ne peut pas non plus obtenir une révision judiciaire des erreurs éventuelles du tribunal. En pratique, la plus grande partie des condamnations à mort sont encore prononcées par les tribunaux révolutionnaires islamiques. 

Le Code pénal insiste sur le rôle du témoignage d’« hommes irréprochables comme moyen de preuve de la culpabilité pour les crimes passibles de la peine de mort, ce témoignage pouvant être prouvé par le serment au nom de Dieu (qassameh). Ce système peut également servir comme preuve suffisante de la culpabilité devant les cours d’assises jugeant des crimes comme le meurtre. Les déclarations sous serment au nom de Dieu ne peuvent être contestées par l’accusé, mais elles peuvent constituer l’unique motif de la condamnation. Amnesty International n’a toutefois pas eu connaissance d’exécutions découlant de tels cas. 

Le droit d’interjeter appel de la déclaration de culpabilité et de la condamnation n’existe pas pour les infractions jugées par les cours d’assises. Toutefois, la Cour suprême de cassation doit vérifier la conformité de la procédure avec la loi toutes les fois que les cours d’assises prononcent la peine capitale ou d’autres sanctions graves. Aucun jugement n’est exécutoire  du peuple (Oimp) ont été pendus en public dans des villes de l’Ouest de l’Iran, à la suite d’une incursion armée de l’Armée de libération nationale (soutenue par l’Oimp) sur le territoire iranien.

Monsieur le  Ministre,

Nous  pensons  que non seulement dans le domaine du nucléaire, mais aussi, dans le domaine des droits de l’Homme et des droits du peuple kurde la France pourra agir. Nous espérons  que grâce à votre intervention avec   le droit à vie pour   ADNAN HASSANPOUR  et HIWA BUTIMAR  soient  accordés  et le Président  de la République d’Iran   doit respecter aux exigences de l’ONU  et aux résolutions  relatives des droits de l’Homme en Iran. L’Iran poursuit  sa politique de l'apartheid, raciste, colonialiste, agressive,  qui n’est pas conforme à  l'article 27 (1) du Traité « Soulignant que l'élimination de l'apartheid, de toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de colonialisme, de néocolonialisme, d'agression, d'occupation et domination étrangères et d'ingérence dans les affaires intérieures des Etats est indispensable à la pleine jouissance par l'homme et la femme de leurs droits,

Affirmant que le renforcement de la paix et de la sécurité internationales, le relâchement de la tension internationale, la coopération entre tous les Etats quels que soient leurs systèmes sociaux et économiques, le désarmement général et complet et, en particulier, le désarmement nucléaire sous contrôle international strict et efficace, l'affirmation des principes de la justice, de l'égalité et de l'avantage mutuel dans les relations entre pays et la réalisation du droit des peuples assujettis à une domination étrangère et coloniale et à une occupation étrangère à l'autodétermination et à l'indépendance, ainsi que le respect de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale favoriseront le progrès social et le développement et contribueront par conséquent à la réalisation de la pleine égalité entre l'homme et la femme.C’est  la raison pour laquelle  nous  souhaitons  votre intervention auprès  de la République Islamique d’Iran  permettra d’  obtenir des éclaircissements sur les circonstances dans lesquelles les autorités ont procédé à l’exécution des personnes susmentionnées ; il convient de demander  également des précisions sur les procédures judiciaires dont celles-ci ont fait l’objet, et notamment sur la nature des charges retenues contre elles ; il sera souhaitable d’une part, que les autorités  de la République  Islamique d’Iran  n’executent pas la peine mort confirmée   à l’encontre  des deux journalistes kurdes   ADNAN HASSANPOUR   et HIWA BUTIMAR

-         Dans l’attente de votre intervention,  nous vous prions  de croire, Monsieur le  Ministre ,  à l’assurance de notre  haute considération.

Evin CICEK, économiste, écrivain, Journaliste scientifique

Dr Ali KILIC, Docteur en philosophie des Sciences.                                                                     

Dijon  le 12-07-2007

 

ANNEXES.

 

July 19, 2007

 


Kurdish Committee for Democracy In Iran
Press Release

 

Kurdish Journalist Mr. Adnan Hassanpour, and Kurdish activist Mr. Hiwa Butimar have been Sentenced To Death In Iran


On July 17th 2007 two Kurdish Journalists and social activists have been sentenced to death for their work with Kurdish human rights and Kurdish media.
The trial has been accompanied by unconfirmed suggestions in the Iranian media that the two men journalist Adnan Hassanpour and social activist Hiwa Butimar were working with “banned Iranian-Kurdish groups” that oppose the Islamic government.
Mr. Hassanpour’s lawyers, Dr. Saleh Nikbakhat, who was not allowed in the Islamic Revolutionary Court, told the media that he would appeal their death sentences.

Mr. Hassanpour was arrested in January 25th 2007 in front of his home in his hometown, Marivan, in Province of Kurdistan of Iran. Then he was taken to a detention facility run by the Ministry of Intelligence in the provincial capital, Sannandaj, where he has had been held incommunicado, which has put him at risk of torture or ill treatment. Since he has been taken to Sannandaj on Feb. 2007, he was not allowed to have access to a defending lawyer or his family.

Mr. Adnan Hassanpour is a former member of the editorial board of the Kurdish-Persian weekly journal Aso, which the Iranian authorities closed down in his journal on August 2005. His Journal has been suspended on the orders of the Culture and Islamic Orientation Ministry, because it carried articles about the very tense situation in Iranian Kurdistan.

The Islamic Regime of Iran continues to imprison the most number of journalists and human rights activists in the world. The situations of journalists in the Kurdish part of Iran have become worse and worse.
We believe that the execution sentence against Mr. Hassanpour and Mr. Boutimar is in contravention of the human rights convention and also is against all humankind. We strongly condemn their detention and trial at the hands of Iranian authorities.
We urgently ask all human rights defenders and pro- democracy people around the world to force the Islamic republic of Iran to stop execution, torturer, and imprisonment, toward Kurdish and non Kurdish Human rights defenders, and journalist, in Iran.

Azad Moradian
Chair of Kurdish  Committee for Democracy in Iran
Los Angeles, USA

818.434.9692
http://www.vokradio.com

 

 

Kurdish Journalist, Activist Sentenced To Death In Iran

Iran -- Map, undated

 

(RFE/RL)

July 19, 2007 (RFE/RL) -- Authorities in Iran's northwestern Kurdistan Province have condemned two ethnic Kurds to death for acting against the country's national security.


Their lawyers told Radio Farda that they will appeal their death sentences.

The trial has been accompanied by unconfirmed suggestions in the Iranian media that the two men -- journalist Adnan Hassanpur and social activist Hiwa Butimar -- were working with banned groups that oppose the government.

Iran's heavily Kurdish northwest is the scene of sporadic tensions between locals and the central authorities.

Hassanpur and Butimar were reportedly convicted of acting against Iran's national security.

The men are currently being held at an unknown location or locations.

Some Iranian news websites have suggested that both men are members of Kurdish groups that oppose the central government.

Hassanpur's sister today rejected such suggestions in comments to Radio Farda:

"I think his only [offense] is his pen and the articles he has written," she said. "As Adnan's sister, I know all about him -- he didn't have any relation to any political party inside or outside Iran. All our relatives and friends know that Adnan was not related to any [opposition] parties and he's been a totally independent journalist."

Hassanpur was a member of the editorial board of the weekly "Assu," which covered the situation in Iran's Kurdistan Province -- including unrest in 2005 over the death of a youth activist.

The weekly was shut down by authorities in August 2005.

Reports say Hassanpur has been in jail since late January.

Butimar was reportedly jailed in early January.

The news of the death sentences against the two Kurds came as four Iranian-Americans, three of whom are in detention, are also facing charges of acting against Iran's nationality security.



 

Campaign to Stop the Execution of Iranian Kurdish Journalist


Campaign to Stop the Execution of Iranian Kurdish Journalist "Adnan Hassanpour" and Civil Activist, "Hiva Boutimar"  

View Current Signatures   -   Sign the Petition


To:  Amnesty International,
Reporters without Frontiers,
Human Rights Watch,
European Union

Freedom Loving People of the World!
UN Security Council!

US State Department!
Union of Journalists!
PEN!
Human Rights Organisations!

On 17th July, Iranian media announced the execution sentence to be carried out on Iranian Kurdish journalist, Adnan Hassanpour, member of the editorial board for the banned weekly, Assu and civil activist, Abdolvahed (Hiva) Boutimar.

The execution sentence against these two individuals is in contravention of the human rights convention to which the Islamic Republic of Iran is a signatory of.

Along with a number of other civil activists, journalists, intellectuals, cultural, student, women, human rights and political activists and Adnan’s sister, Leyla, we condemn these sentences and ask for a fair trial of these two individuals.

We also ask other institutions across the globe to join us and speak out in support of these two Iranian Kurds.

Sincerely,

The Undersigned

View Current Signatures

Two journalists facing death penalty - PDF- Print- E-mail

 

Written by DI Campagin Team   

Thursday, 19 July 2007

Article Index

Defenderinternational.com ;Journalists Adnan Hasan Poor and Abdel Wahd Butimar have allegedly been tortured and are have reportedly received death penalties on July 17, 2007.According to the Iranian Revolutionary Court in Sanandaj their writings were aimed to topple the Islamic Republic of Iran.

The case:

The journalists Adnan Hasan Poor and Abdel Wahd Butimar, have allegedly been tortured and are reportedly facing imminent execution.

Adnan Hasan Poor, editor of the weekly Newspaper ?Asso?, was reportedly captured on 25-1-2007, the Iranian authorities searched his home, confiscated his computer and several books. At that time the charges of which he was convicted were not known. He has reportedly spent several months in detention facilities where torture is practiced systematically.

Abdel Wahd Butimar, member of Mareewan Green Council for protecting environment, has been detained for several months as well.

On July 17, 2007 Adnan Hasan Poor and Abdel Wahd Butimar were sentenced to death by the Revolutionary Court in Sanandaj. According to the court their writings were aimed to topple the Islamic Republic of Iran.  Read more...

Background

Iran - 7 journalists imprisoned

Adnan Hassanpour, Asou
Journalist Adnan Hassanpour, who was arrested in front of his home on 25 January, works for the weekly Asou. Publication has been suspended since 2005 on the orders of the Culture and Islamic Orientation Ministry, because it carried articles about the very tense situation in Iranian Kurdistan.

Other cases


27 11 2006 - Ali Farahbakhsh, Sarmayeh

18 12 2006 - Kaveh Javanmard , Karfto

1 07 2007 - Mohammad Sadegh Kabovand,
Payam-e mardom-e Kurdestan

28 05 2007 - Said Matinpour, Yarpagh

12 2006 - Mohammad Hassin Falahieh, Alalam

9 07 2007 - Ejlal Ghavami, Payam-e mardom-e Kurdestan

 

 


 

2007

58 -Journalists killed

10 -Media assistants killed

130 -Journalists imprisoned

6 -Media assistants imprisoned

66 -Cyberdissidents imprisoned

- -

 


AI Index: MDE 13/039/2007-      -30 March 2007


-

URGENT ACTION

Iran: Further information on Fear of torture or ill treatment/ arbitrary arrest: Adnan Hassanpour (m) and Mansour Tayfouri (m)

PUBLIC AI Index: MDE 13/039/2007
30 March 2007

Further Information on UA 39/07 (MDE 13/017/2007, 16 February 2007) – Fear of
torture or ill-treatment/arbitrary arrest

IRAN Adnan Hassanpour (m), Kurdish journalist and cultural rights
activist
New name: Mansour Tayfouri (m), Kurdish journalist and
translator

Adnan Hassanpour was reportedly transferred to Marivan prison on 26 March,
together with another Kurdish journalist, Mansour Tayfouri. Both were
reportedly kept blindfolded throughout. Neither has been charged with any
offence.

Adnan Hassanpour is an advocate of cultural rights for Iranian Kurds. He was
detained on 25 January in his home town, Marivan, in the province of Kurdistan.
He was then taken to a detention facility run by the Ministry of Intelligence
in the provincial capital, Sanandaj, where he is believed to have been held
incommunicado, putting him at risk of torture or ill-treatment. Adnan
Hassanpour is a former member of the editorial board of the Kurdish-Persian
weekly journal Aso (Horizon), which the authorities closed down in August
2005. Adnan Hassanpour had reportedly been tried for offences supposedly
arising from articles published in the journal.

Mansour Tayfouri, a member of the Kurdistan Journalists' Association, was
reportedly detained in Marivan by Ministry of Intelligence officials on or
around 8 March and held in a facility run by the Ministry of Intelligence. At
some point he was reportedly taken to a court in Marivan by Ministry of
Intelligence officials, and then taken to Marivan prison.
 

AI Index: MDE 13/039/2007-      -30 March 2007




Two more journalists arrested; RSF calls for release of four journalists held in Kurdish northwest

 

Country/Topic: Iran
Date: 15 March 2007
Source: Reporters Without Borders (RSF)
Person(s): Kia Jahani, Aso Salah, Adnan Hassanpour
Target(s): journalist(s)
Type(s) of violation(s): arrested , detained
Urgency: Flash

(RSF/IFEX) - Reporters Without Borders has called for the release of a total of four journalists held in Iran's Kurdish northwest after the arrests of Kia Jahani on 24 February 2007 in Marivan and Aso Salah on 8 March in Sanandaj. Two others arrested earlier, Adnan Hassanpour and Kaveh Javanmard, are still being held without being allowed visits.

"The situation of journalists in the Kurdish part of Iran has become even worse," the press freedom organisation said. "With increasing frequency, they are being arrested arbitrarily and held incommunicado without the authorities feeling it necessary to inform their families or provide them with a lawyer. We call for their immediate release as no evidence of any guilt has been produced."

Jahani, who was arrested without any reason being given on 24 February in Marivan (near the western border with Iraq), has for many years been a contributor to the Kurdish-language television station Kurdistan TV.

Salah, who works for the weekly "Didgagh", was arrested 12 days later by intelligence officials in Sanandaj, the capital of Kordestan province, while covering an authorised demonstration marking International Women's Day. As he suffers from asthma, his family took his asthma medicine to the prison at the request of the prison authorities.

Hassanpour, a journalist with the weekly "Asou" who was arrested outside his home on 25 January, is still being held in Mahabad prison without being able to receive visits from his family or lawyer. There is also no word of Javanmard of the weekly "Karfto", who has been held in the main Sanandaj prison since his arrest on 18 December. It is not known what charges may have been brought against either of these two journalists.

The Press Authorisation and Surveillance Commission, an offshoot of the Ministry of Culture and Islamic Orientation, meanwhile suspended the Kurdish-language weekly "Payam Kurdistan" on 11 March for "spreading separatist ideas" after its latest issue included a map of "Greater Kurdistan."

The Islamic Republic of Iran continues to be the Middle East's biggest prison for journalists, with a total of seven detained.

MORE INFORMATION:


For further information contact Hajar Smouni, RSF, 5, rue Geoffroy Marie, Paris 75009, France, tel: +33 1 44 83 84 84, fax: +33 1 45 23 11 51, e-mail: moyen-orient@rsf.org, Internet: http://www.rsf.org

**New cases and update to IFEX alert on the Hassanpour case of 30 January 2007; for further information on the Javanmard case, see IFEX alert of 11 January 2007**

OTHER RELEVANT ALERTS:



PREVIOUS ALERT(S):

-
Three online journalists arrested at Tehran airport; another goes missing after being arrested in Sanadaj

MORE RECENT ALERT(S):

-
Three journalists sentenced to prison, another on trial, for covering demonstrations; "Didgah" and Kurdistan TV reporters out on bail


Amnesty International

Iran: Iranian Kurdish journalist Adnan Hassanpour detained; fears of ill treatment.

Author(s): Cathy McCann - WiPC Asia and Middle East Researcher
Date: 28th February, 2007

The Writers in Prison Committee of International PEN is seriously concerned about the detention of Iranian Kurdish journalist, writer and human rights activist Adnan Hassanpour, who has been held incommunicado since 25 January 2007. International PEN fears that he is being detained solely for the peaceful exercise of his right to free expression and if so calls on the Iranian authorities to release him with immediate effect. International PEN is also alarmed by reports that he may be at risk of ill treatment, and is seeking reassurances of his well being from the Iranian government.

Amnesty International gives the following information (Urgent Action: UA 39/07):
 

Adnan Hassanpour, journalist and advocate of cultural rights for Iranian Kurds, was reportedly detained on 25 January in Marivan, a small city in the northwestern province of Kurdistan. He is believed to be held incommunicado in the provincial capital Sanandaj, where he is at risk of torture or ill treatment.
Up to six people, reportedly from the Ministry of Intelligence, are said to have telephoned Adnan Hassanpour’s mobile telephone on 25 January and told him to go to a certain place. When he followed their instructions, he was arrested. Security forces personnel reportedly took him back to his home where they removed his computer, notebooks and other personal effects prior to detaining him. It is believed that he was transferred the same day to a detention centre in the provincial capital, Sanandaj, around two hours away, where he is believed to be held incommunicado.

Adnan Hassanpour has reportedly been denied access to his family and his lawyer. His mother is said to have made several requests to Ministry of Intelligence officials to visit him, after travelling for more than two hours in cold winter weather to reach Sanandaj, which have all been denied. The officials have reportedly indicated that he will be detained for several more weeks, although he is not known to have been charged with any offence.

Adnan Hassanpour is a former member of the editorial board of the Kurdish-Persian weekly journal, Aso (Horizon), which was closed by the Iranian authorities in August 2005. Adnan Hassanpour had previously reportedly been tried in connection with articles published in the journal.

According to PEN’s information, Adan Hassanpour’s arrest may have been motivated by a recent interview he gave to the Voice of America. No charges against him have been made known.

RECOMMENDED ACTION

Please send appeals:

·         Calling on the Iranian authorities to disclose the charges under which Adnan Hassanpour is being held and calling for his release if he is being held solely for peacefully exercising his right to free expression;

·         Expressing concerns at reports that he may be at risk of ill treatment and seeking reassurances from the Iranian authorities that Adnan Hassanpour’s wellbeing is guaranteed.



AI Index: MDE 13/017/2007-      -16 February 2007

URGENT ACTION

Iran: Fear of torture or ill treatment/ arbitrary arrest: Adnan Hassanpour (m)

PUBLIC AI Index: MDE 13/017/2007
16 February 2007

UA 39/07 Fear of torture or ill treatment/ arbitrary
arrest

IRAN Adnan Hassanpour (m), journalist

Adnan Hassanpour, journalist and advocate of cultural rights for Iranian Kurds,
was reportedly detained on 25 January in Marivan, a small city in the
northwestern province of Kurdistan. He is believed to be held incommunicado in
the provincial capital Sanandaj, where he is at risk of torture or
ill-treatment.

Up to six people, reportedly from the Ministry of Intelligence, are said to
have telephoned Adnan Hassanpour’s mobile telephone on 25 January and told him
to go to a certain place. When he followed their instructions, he was arrested.
Security forces personnel reportedly took him back to his home where they
removed his computer, notebooks and other personal effects prior to detaining
him. It is believed that he was transferred the same day to a detention centre
in the provincial capital, Sanandaj, around two hours away, where he is
believed to be held incommunicado.

Adnan Hassanpour has reportedly been denied access to his family and his
lawyer. His mother is said to have made several requests to Ministry of
Intelligence officials to visit him, after travelling for more than two hours
in cold winter weather to reach Sanandaj, which have all been denied. The
officials have reportedly indicated that he will be detained for several more
weeks, although he is not known to have been charged with any offence.

Adnan Hassanpour is a former member of the editorial board of the
Kurdish-Persian weekly journal, Aso (Horizon), which was closed by the Iranian
authorities in August 2005. Adnan Hassanpour had previously reportedly been
tried in connection with articles published in the journal.

On 13 February 2007, over 20 Kurdish writers, journalists and artists issued a
petition against the manner of his arrest.

Kurdish human rights defender and journalist Sherko Jihani, who was arrested on
27 November 2006, is believed to have been tortured, including by being beaten
severely, while held incommunicado at an unknown location, believed to be a
detention facility belonging to the Ministry of Intelligence in Iranian
Kurdistan. (See further information on UA 331/06, MDE 13/009/2007, 26 January
2007:
http://web.amnesty.org/library/Index/ENGMDE130092007?open&of=ENG-IRN).

AI Index: MDE 13/017/2007-      -16 February 2007

 

 

 

 

 

 

 

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