SECTION FRANCAISE DU CENTRE DE PEN KURDE
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COMITE D’EUROPE DE SOLIDARITE
Avec les Universitaires  (CESUT)
          Association de Loi 1901 Journal Officiel  le 2  juillet 1983, Siège Social : Hôtel de Ville 21000-Dijon France
Fondateurs : Prof.Dr. Michel Baridon,  Univ. De  Dijon, Président,Prof. D. Ansuman, Vice Président, Prof. Dominique GROS,Univ. De Dijon, Faculté de Droit, Prof. Jean Vallade, Univ. De Dijon, Faculté des Sciences, Prof. Pierre Albert, Prof. J.C.Rizzi. Dr Ali KILIC, Université de Cumhuriyet Prof. J. Haumennanier,  Chantal  Rizet, Juriste,  Daniel Cahen , Biologiste , Alain daloz, (AI), Crawley Ghislaine.
Dr Ali KILIC Docteur en philosophie des sciences

Paris le 15-12-2006

Objet : La libération des prisonniers  de conscience et politiques

                                     A  Monsieur HU JINTAO

                                     Président de la République  Populaire de Chine

                                     PEKIN-CHINE

Et à l’attention de

 Monsieur Wen Jiabao - Premier Ministre, Conseil d'État de la République populaire de Chine

-de Monsieur Wu Bangguo - Président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire

-de Monsieur Jia Qinglin - Président de la Conférence Consultative du Peuple

-de Monsieur Zeng Qinghong - Vice-Président de la République populaire de Chine

-de Monsieur Huang Ju - Vice Premier Ministre, Conseil de l'État

-de Monsieur Wu Guanzheng - Secrétaire de la Commission centrale pour l'inspection disciplinaire

 Monsieur le Président Hu Jintao,

J’ai l’honneur de solliciter  votre intervention  auprès  des responsables  de  votre République Populaire de Chine  dont les noms de ces responsables  cités   ci-dessus,   pour que  les quatorze  prisonniers politiques  cités ci-dessous soient libérés  conformément à la Chartre des Nations Unies dont la Chine faite partie du Conseil de Sécurité et je demande la libération des prisonniers politiques concernés  en tant que, responsable de la Section Française du Centre de PEN KURDE, affilié à l’International PEN, Union Internationale des Ecrivains,Secrétaire Général du CESUT, universitaire  kurde en exil depuis 27 ans.

Je vous écris Monsieur le Président Hu Jintao, d’une part  du point de vue de ma pensée philosophique de l’éthique de la Science, et d’autre part du point de vue de ma responsabilité humaniste que je ne peux pas rester silencieux face aux tortures systématiques pratiqués  aux  prisonniers politiques en Chine et au Tibet. De plus, en tant que philosophe en exil, j’exprime mes désaccords vis-à-vis de la politique de la République populaire de Chine avec les pays colonialistes et fascistes comme la  Turquie, L’Iran et la Syrie d’une  part et les traités signés avec USA au sujet de la construction des Centrales Nucléaires qui représenteront un très grand danger dans l’avenir de la Chine d’autre part. Car je pense que la Chine est un pas du soleil, la fusion nucléaire de  base de l’énergie solaire sera plus utile pour l’économique  et l’environnement  de la Chine et de la santé de ses populations. Je pense que  les unités scientifiques  de l’Académie des Sciences  sont plus aptes  pourront  vous informer sur ce sujet.

Monsieur le Président Hu Jintao, j’attire votre attention sur la situation  des prisonniers  politiques   suivants :

1-L’avocat Chen Guangcheng a été condamné le 24 août 2006 à plus de 4 ans de prison pour "dommage intentionnel à la propriété publique et perturbation de la circulation par des rassemblements populaires".Alors qu’il aidait des villageois à poursuivre en justice les autorités de la ville de Linyi pour leur politique illégale d'avortement et de stérilisation forcés. Maintenu arbitrairement en résidence surveillée depuis septembre 2005, il a été arrêté et détenu au secret pendant 3 mois avant d’être officiellement inculpé en juin 2006.

2-l’Avocat Gao Zhisheng, qui  a adressé des lettres ouvertes au gouvernement réclamant la liberté de religion et la cessation des persécutions "barbares" du Falun Gong. Le 21 septembre 2006, il a été inculpé "d'incitation à la subversion". Son lieu de détention n’est pas connu, son avocat n'est pas autorisé à le voir et sa femme et ses deux enfants font l'objet d'une surveillance policière renforcée.

 3-Shi Tao, journaliste au Dangdai Shang Bao, a été condamné en avril 2005 à dix ans de prison pour "divulgation de secrets d'Etat à l'étranger" parce qu'il avait envoyé un courriel résumant un communiqué du département de la propagande, sur la manière dont les journalistes devaient traiter le 15ème anniversaire de la répression de Tian Anmen. Son arrestation a été rendue possible parce que son fournisseur d’accès Yahoo a révélé son identité et le contenu de son message aux autorités de Pékin.Pour mémoire, le groupe des Mères de Tiananmen est assigné à résidence tous les ans lors de l'anniversaire du massacre du 4 juin 1989

4-GAO Qinrong: Jinzhong Prison, 030900 Qi County, Shanxi Province, PR China

  5-Hada: No 4 Prison, Chi Feng (Ulaan-Hada) City, Inner Mongolia, PR China

  6-Huang Jinqiu: Pukou Prison, Nanjing City, Jiangsu Province, P.R.China.

  7-Shi Tao : Chishan Prison, P.O. Box 101, 413104 Yuanjiang City, Hunan Province, PR China.

  8-Tao Haidong: Changji Prison, Changji City 831100, Xinjiang Uighur Autonomous Region, P.R. China.

9-Tohti Tunyaz: Xinjiang Uighur Autonomous Region Prison No3, Urumqi, Xinjiang Autonomous Region, P.R. China Xu Zerong: Xichun Prison, Guangzhou City, P.R.China.

  10-Nurehamet Yasin: Urumchi No.1 Prison, Urumchi, Xinjiang Autonomous Region, P.R.China.

  11-Zhao Changqing: Weinan Prison, Letian Street 118, 714000 Weinan City, Shaanxi Province, P.R.China.

 12-Zheng Yichun: Jinzhou Prison, Nanshan Road 86, Taihe District, 121013 Jinzhou City, Liaoning Province, P.R.China.

13-Ven Ngawang Phulchung, Dawa Gyaltsen: Both held in Tibet Autonomous Region Prison (formerly Drapchi Prison), Lhasa, Tibet Autonomous Region, P.R. China.

  14-Dolma Kyab: Chushur Prison, Lhasa, Tibet Autonomous Region, P. R. China

  Je pense que Monsieur le Président Hu Jintao conformément  votre programme politique et l’arrestation  et la condamnation de ces personnes, représentent le cas de l’injustice en Chine. Car « Les communistes chinois, avec le camarade Mao Zedong comme principal représentant, ont créé la pensée de Mao Zedong en combinant les principes fondamentaux du marxisme- léninisme avec la pratique concrète de la révolution chinoise. La pensée de Mao Zedong, c'est le marxisme-léninisme appliqué et développé en Chine ; elle constitue un ensemble de principes théoriques et le bilan de l'expérience de la révolution et de l’édification en Chine, dont la pratique a prouvé la justesse ; elle est la quintessence de la sagesse collective du Parti communiste chinois. A la lumière de la pensée de Mao Zedong, », « votre Parti », a dirigé le peuple multiethnique de la Chine dans la longue lutte révolutionnaire contre l'impérialisme, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique, et l'a conduit à la victoire de la révolution de démocratie nouvelle et à la fondation de la République populaire de Chine, Etat de dictature démocratique populaire. Après la fondation de la République populaire, il l'a amené à accomplir avec succès la transformation socialiste, à réaliser le passage de la démocratie nouvelle au socialisme, à instituer le régime fondamental du socialisme et à développer l'économie, la politique et la culture socialistes. »Si c’était le cas, Monsieur le Président, vous devez respecter  la pensée de Mao Tsetoung selon laquelle « certains intellectuels idéalistes  peuvent  approuver le régime politique et économique du socialisme  sans être  d’accord avec la conception marxiste du monde ; Il en est de même  de patriotes  dans les milieux religieux. Ils sont téistes  et nous sommes athées. »(Mao, Z. Conférence nationale du PCC,12-03-1957) Alors  la question qui se pose  est de savoir   pour quelles raisons vous  avez arrêté  et  emprisonné  Zhao Yan, collaborateur du New York Times, et Ching Cheong, journaliste d’investigation ?  Pourquoi vous avez peur que les gens qui ne  pensent pas comme vous ou  qu’ils ne vous critiquent pas  librement ? Vous êtes  ingénieur d’électricité et vous devez savoir  les principes de la dialectique de la nature et de la société. . « Dans une bombe » disait Mao, « avant l’explosion, les contraires, coexistent dans l’unité. Et c’est seulement avec l’apparition de nouvelles conditions (allumage) que se produit l’explosion.Une situation analogue se retrouve dans tous les phénomènes de la nature » y compris la société « où finalement, la solution des anciennes contradictions et de la naissance de choses  nouvelles se produisent  sous forme de conflits ouverts ». C’est pourquoi vous ne pouvez  pas résoudre l’antagonisme des contraires de la lutte des classes par l’arrestation ou massacre des masses  comme vous avez fait au Tibet. Alors qu’il était possible de mener une autre politique internationaliste afin de. « L’application de la politique «  Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent », loin d’affaiblir la position dirigeante  du marxisme dans le domaine idéologique, la renforcera au contraire. » Vous savez que cette question est posée par Mao au moment où vous avez adhéré au PCC, date à laquelle Mao posé la question de la manière suivante : «  Quelle politique devons nous adopter à l’égard des idées  non marxistes ? Quand il s’agit de contre-révolutionnaires avérés et d’éléments  qui sapent la cause du socialisme , la question aisée à résoudre :on les prive tout simplement de la liberté  de parole( pas d’arrestation et pas  de l’emprisonnement) ; Mais quand  nous avons  affaire aux idées erronées  existent au sein du peuple , c’est une autre question . » Selon Mao Tsetoung « Peut-on bannir ces idées  et ne leur  laisser  aucune possibilité de s’exprimer ? Naturellement non » répond Mao. (Voir, .Cinq Essais Philosophiques, Pekin 1976, pp ; 221-222)

        Je pense que  la première particularité de la révolution chinoise, était  son caractère à la fois la révolution démocratique bourgeoise, et à la fois une révolution de libération nationale dont la pointe est dirigée contre la domination de l’impérialisme étranger en Chine, pas aux intellectuels  que j’ai cité les noms ci dessus.La deuxième particularité de la révolution chinoise , c’est que le prolétariat  de Chine et son Parti avant-garde, ne doit et   ne pourra pas réduire la contradiction principale aux faits nationaux,mais sur la base de la lutte des classes, la contradiction fondamentale, n’est pas entre les peuples de  Chine  eux m^mers,elle se situe entre les peuples de Chine et les forces impérialistes mondiales.C’est pourquoi  l’application de la dictature du prolétariat  pour la libération des peuples doit être  diriger  contre les forces impérialistes. Je pense qu’il totalement injuste que les citoyens de la République populaire de Chine ne puissent pas critiquer librement l’orientation révisionniste du PCC. C’est la raison pour laquelle  je manifeste contre les pratiques systématiques de la torture en Chine et je souhaite que vous me redondiez que  ces pratiques sont inexactes : Voici : « «Les tortures dans la Chine moderne sont souvent utilisées comme des moyens pour extorquer des confessions, ’ceci est la conclusion basée sur de nombreuses enquêtes par un expert légal âgé de 61 ans, M. Chen Yunsheng, docteur en supervision de l’institut des lois, de l’académie des sciences sociales. Dans son livre Vers les droits de l’homme et la règle de la loi – Analyse anti-torture, il donne quelques exemples de situations dont on sait qu’elles sont survenues fréquemment dans la Chine des années 1990. Elles sont très tristes à lire, mais sont énumérées ci-dessous pour ceux qui voudraient encore nier les faits :

1. Donner des coups de manière brutale. En plus des coups de poing et des coups de pieds, l’utilisation de matraques de police est fréquente. Beaucoup de personnes ont été battues à mort. Des femmes enceintes ont même perdu leurs enfants à force d’avoir été frappées à répétition.

2. Frapper une personne alors qu’elle est suspendue. La personne est suspendue par des cordes puis battue. Beaucoup de personnes sont mortes par cette torture.

3. Les mains menottées derrière le dos. La méthode la plus cruelle est « les doigts reliés » dans laquelle les mains sont attachées derrière le dos avec une main qui passe par dessus l’épaule et l’autre contre le bas du dos. La police utilise ensuite beaucoup de force pour rapprocher les deux mains l’une de l’autre et menotte ainsi les deux mains ensemble. La mort est provoquée par un arrêt cardiaque (à cause de la douleur extrême).

4. Brûler avec un fer chaud. C’est une méthode de torture ancienne, mais malheureusement encore appliquée.

5. Brûler avec des cigarettes. Méthode utilisée couramment contre des victimes de sexe féminin.

6. Des électrocutions. En plus des matraques électriques causant la mort, des cas de décès ont été découverts provenant d’une combinaison entre des coups violents et des rayons ultra violet très puissants ou des coups de pistolets électriques.

7. De fortes lumières clignotant dans les yeux de la victime à une toute petite distance, provoquant des troubles de la vision.

8. La position « Position du cheval » ou « conduire une moto. » C’est une posture d’entraînement pour les arts martiaux mais elle est aussi utilisée comme une méthode de torture, car elle est très douloureuse après un laps de temps prolongé.

9. Etre mordu et déchiré par des chiens policiers entraînés.

10. Fausses exécution par balles. Un pistolet vide est placé contre la tempe de la victime et la détente est appuyée.

11. Des méthodes de tortures sexuelles. Elles incluent le fait d’enlever le pantalon de la victime, de la frapper, de frapper ses parties intimes, de lui enfoncer une matraque en bois, ou d’utiliser des matraques électriques sur les parties intimes.

12. Gavage de force avec des excréments humains et de l’urine. Des victimes se sont suicidées à cause de la honte insupportable infligée par cette torture.

13. Des interrogatoires ou des punitions humiliantes. En utilisant des méthodes méprisables pour mettre la victime dans une situation douloureuse, principalement par des procédés qui offensent la dignité de la victime. »

Monsieur le Président Hu Jintao, quelle est votre réponse e t  la réponse des dirigeants chinois  au sujet  de la déclaration Mme Chen Ying  la persécution qu’elle a subie dans les camps  de travaux forcés ? Selon Mme Chen Ying, pratiquante de Falun Gong qui vit actuellement en France, a révélé la persécution qu’elle a endurée en Chine, et les journalistes assistant à la conférence de presse ont été choquée par son histoire. Avec le témoignage sur la torture cruelle de Chen Ying, les gens ont plus réalisé la brutalité du génocide du régime Communiste Chinois contre les groupes de Falun Gong en Chine. En exposant les atrocités du régime Chinois, Chen Ying a dit :’’ J’ai été forcée à travailler énergiquement pendant plus de seize heures par jours, fabriquant des jouets, des cadeaux et des baguettes de bambou jetables pour l’exportation. Si je n'arrivais pas à faire ce qu'ils me demandaient, j’étais privée de sommeil. En plus des abus physiques, ils m’ont torturée spirituellement en me forçant à regarder des programmes TV et lire des livres qui dénonçaient ma croyance. De plus, j’étais forcée d’écrire mes réflexions sur ce que j’avais vu et lu, de chanter les chansons à la gloire des camps de travaux forcés, et de me reconnaître coupable. On m’empêchait aussi de parler aux autres. Ils m’ont privée de ma dignité et de ma personnalité humaine, m’ont forcée à accepter le lavage de cerveau. J’étais sur le point de m’effondrer mentalement. La cruelle torture spirituelle a fait que je me sentais étouffée, comme si j’allais mourir. Une telle souffrance sur le long terme m'a rendue très faible. Le lavage de cerveau de forte intensité du régime Chinois était bien au-delà des limites de ce que je pouvais endurer spirituellement et physiquement. Je fus forcée d’abandonner ma propre croyance et d’agir contre ma conscience. La souffrance spirituelle résultant du lavage de cerveau et de la soi-disant ‘’transformation’’ sont au-delà de ce que les mots peuvent décrire. Je me sentais comme un cadavre ambulant.’’

Monsieur le Président Hu Jintao, Le Vice-président du Parlement européen, M. Edward McMillan-Scott assistait à la conférence de presse. Après avoir entendu l’expérience de la pratiquante de Falun Gong, Chen Ying, au sujet de la persécution qu’elle a endurée en Chine, il a déclaré :’’ La semaine dernière, je me suis rendu à Pékin, et j’ai rencontré des pratiquants de Falun Gong qui ont été incarcérés. Je comprends pleinement comment ils ont été torturés. Les accusations de prélèvements et de ventes d’organes de pratiquants de Falun Gong sont à prendre très au sérieux. Le Parlement européen devrait lancer une enquête sur ce sujet. Personnellement, je pense que les Jeux Olympiques ne doivent pas dérouler dans un pays aussi brutal.’’


Simon Coveney, porte-parole du comité des droits de l’Homme du parti EEP-ED préside la conférence de presse-Après avoir entendu les explications de Chen Ying sur la persécution qu’elle a enduré, M. Simon Coveney a dit :’’ L’Union européenne a établi des liens de plus en plus étroits avec le régime communiste chinois grâce à divers canaux, particulièrement dans les domaines des affaires et du commerce, puisque la Chine est le partenaire économique le plus important de l’Union européenne. Concernant l’histoire que nous venons d’entendre, nous devons en être responsable. C’est de la responsabilité de l’Union européenne et nous ne devrions pas oublier le respect des droits de l’Homme et de la dignité humaine. Nous devons faire de notre mieux pour changer la situation des droits de l’Homme de la Chine, puisque c’est notre responsabilité.’’

 


Amdol LHAMO, nonne tibétaine, explique la persécution qu'elle a soufferte-Une nonne tibétaine du nom de Amdol LHAMO a été emprisonnée durant douze ans par le régime  chinois pour avoir promu des activités culturelles et religieuses tibétaines. Elle est devenue nonne tibétaine lorsqu’elle a commencé à suivre le Dalai Lama en 1989. Depuis 1990, elle a participé à la promotion d’activités culturelles et religieuses tibétaines. En 1992, elle a été condamnée à six années de prison. Durant son incarcération, elle a été cruellement torturée. Parmi les moines et nonnes tibétains emprisonnés, certains ont été persécutés à mort par des tortures cruelles. Mais le régime communiste chinois les a considérés comme des cas de suicides et même les membres de leur famille n’étaient pas autorisés à réclamer leurs cadavres. Elle a ajouté : ‘’Maintenant, je vis librement dans un pays étranger, mais les Tibétains n’ont pas de liberté de religion quel que soit l’endroit en Chine. Dans le passé, il y avait beaucoup de moines et de nonnes dans les temples du Tibet, mais il en reste seulement environ une vingtaine."

Lors de la conférence de presse, quelques personnes ont demandé, après avoir survécu à l’incroyable persécution en Chine, comment est-ce que les nonnes tibétaines et les pratiquants de Falun Gong sont ils allés à l’étranger. Mme Chen Ying a répondu qu’en Chine, le but de l’incarcération des pratiquants de Falun Gong par le régime communiste chinois dans les camps de travaux forcés et les prisons, est de les forcer à abandonner leurs croyances et d’agir contre leur conscience. Pour atteindre cet objectif pervers, le régime chinois a utilisé toutes sortes de méthodes cruelles pour torturer physiquement et spirituellement les pratiquants de Falun Gong fermes dans leur croyance dans les camps de travaux forcés. Lorsque quelqu’un est ferme dans sa croyance, normalement, il est difficile de retrouver la liberté. Elle a dit :’’ J’étais très bouleversée. La torture que j’ai endurée était au-delà des limites que je pouvais endurer. Etant trompée par les mensonges du régime communiste chinois, j’ai agi contre ma conscience et écrit une déclaration de repentir comme ils le demandaient. En écrivant ma déclaration, je pensais à tous ceux qui vivaient à l’étranger avec leurs propres croyances, il est extrêmement douloureux pour un pratiquant de Falun Gong de trahir sa propre croyance et d’agir contre sa propre conscience. J’étais désespérée. En agissant contre ma conscience, mon corps physique était temporairement libre, et j’ai été relâchée du camp de travail forcé, mais mon âme était sur le chemin de la mort durant le processus de trahison.’’

Elle a continué: ‘’ En Chine, mon ex-mari, sous les pressions de tous cotés, a insisté pour divorcer. Comme tous ses collègues l’ont aussi poussé à divorcer, j’ai été sous une grande pression et je n’ai pas pu rester en Chine. Sur la base de mon expérience d'avoir habité en France, puisque mon ex-mari travaillait dans le département éducation de l’ambassade de Chine en 1998, je me suis rendue en France comme universitaire en visite. En France, il m’est arrivé de voir les photos exposant les faits sur la persécution de Falun Gong par le régime communiste chinois. Cela m’a rappelée toutes les tortures que j’avais endurée dans les camps en Chine. Je voudrais profiter de cette occasion pour faire savoir aux gens que dans les camps de travails secrets et les camps de concentrations secrets, sans abandonner sa croyance et sa conscience, on fait face aux menaces de mort à chaque instant. C’est à cause de la politique de génocide du régime chinois contre le Falun Gong que quelques personnes ont été forcées d’abandonner leurs croyances et d’agir contre leur conscience pour survivre, mais en réalité, leurs esprits sont morts’’

Après la conférence de presse, un des organisateurs, le président de l’Association de Falun Dafa belge, a dit à notre journaliste: ‘’ Nous voudrions saisir cette opportunité pour exprimer notre inquiétude concernant la liberté religieuse en Chine.’’

"C’est seulement de l’esbroufe pour le régime communiste chinois de proclamer qu’il a accordé aux religions un plus grand degré de liberté. En fait, la persécution contre le Falun Gong indique que ce n'est pas la liberté que ce régime donne à ceux qui cherchent des croyances spirituelles, mais l’intimidation. Durant les dernières décades, le régime communiste chinois n'a dépendu que d’une cruelle politique de répression. Puisque beaucoup de personnes restent silencieuses au sujet de la situation des droits de l’homme du régime communiste à cause des intérêts économiques, une partie seulement des terrifiantes informations a été exposée, à savoir que des camps de la mort ont été établis en Chine. Cette nouvelle a été confirmée par quelques personnes qui travaillent avec les institutions médicales et militaires de Chine. Les organes internes de pratiquants de Falun Gong incarcérés dans ces camps de concentration ont été prélevés avant qu’ils ne meurent. Les greffes d’organes en Chine sont une affaire lucrative. Après que les organes soient prélevés sur des humains vivants, leurs corps sont brûlés pour détruire les preuves. Les pratiquants de Falun Gong sont considérés comme ennemis de classe en Chine. Ils n’ont pas de droits légaux et ne sont même pas traités comme des êtres humains. Leurs cadavres ne peuvent pas être réclamés par leurs membres de famille ; donc, il existe une source idéale de fourniture d’organes vivants. Dans le même temps, le régime communiste chinois a proclamé avoir fourni aux religions un plus grand degré de liberté. N’est ce pas la plus grande farce ? J’espère qu’à travers cette conférence de presse, une base sera établie, de sorte que l’Union européenne et la société internationale puissent prendre des mesures mettant fin aux actes pervers du régime communiste chinois.’’

Lorsqu’il a été interrogé après la conférence, le directeur de Droits de l’Homme sans Frontières, M. Willy Fautre a dit : ‘’ Je suis engagé dans la promotion de liberté de religion depuis trente ans, et j’ai commencé à être concerné par la liberté de religion dans les pays communistes en 1970. L’année dernière, j’ai eu l’opportunité de rencontrer les gens d’églises et les dissidents durant ma visite en Chine. Dans les quelques années, j’ai eu des contacts avec les pratiquants de Falun Gong dans les pays d’Europe de l’Est. Comme le Dalai Lama visite la Belgique demain, en particulier le Parlement européen, et que les Jeux Olympiques doivent se tenir en Chine dans deux ans, je pense que ce sera de bonnes opportunités pour les législateurs européens et la société internationale de comprendre la persécution du régime communiste chinois contre les groupes religieux dont les Chrétiens, Falun Gong, Tibet, etc.’’ Il a ajouté : ‘’ En termes de prélèvements d’organes sur des êtres humains, je pense que nous devrions exposer le méprisable bilan des droits de l’homme, aux gens du monde entier. Si le régime chinois ne permet pas aux Nations Unies d’envoyer des journalistes en Chine, cela indique qu’il y a quelque chose de honteux et de caché.’’La question qui se pose, quelle est la réponse des autorités chinoises  face aux pratiques de la torture systématique en Chine ? 

Monsieur le Président Hu Jintao, selon « Les statistiques nationales concernant le nombre de personnes condamnées à mort et exécutées sont toujours classées secret d’État. Dans son rapport à la Commission des droits de l’homme cette année, le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a établi qu’un tel secret était incompatible avec les normes relatives aux droits humains à de nombreux titres et qu’il affaiblissait nombre de garanties mises en place pour prévenir les erreurs et les abus et assurer un processus équitable et juste à toutes les étapes. Il a ajouté que le secret empêchait tout débat d’un public informé sur la peine de mort à l’intérieur de la société concernée. Amnesty International remarque également que la transparence est essentielle pour pouvoir juger si le nouveau processus de révision par la Cour populaire suprême conduit effectivement à un recours plus restreint à la peine capitale, comme cela a été prédit.

Environ 68 infractions restent passibles de la peine de mort en Chine, parmi lesquels des délits exempts de violence, comme la fraude fiscale, le détournement de fonds publics et les pots-de-vin. Des universitaires chinois spécialistes du droit et opposés à la peine de mort recommandent de réduire l’éventail des infractions punies de la peine de mort en exemptant par exemple de ce châtiment les délits économiques, mais ces appels sont jusqu’à maintenant restés sans effet.

Plusieurs affaires d’erreurs judiciaires rapportées dans la presse chinoise au cours de ces derniers mois ont soulevé une inquiétude considérable dans la population à propos de l’iniquité de certains procès en Chine. On peut citer l’affaire Nie Shubin, un journalier exécuté pour meurtre et viol en 1995. À l’époque, certains rapports laissaient entendre qu’il avait « avoué » ces crimes sous la torture. En mars de cette année, un détenu arrêté dans le cadre d’une autre affaire, aurait avoué, libre de toute contrainte, les crimes reprochés à Nie Shubin, décrivant même, semble-t-il, les lieux du crime avec précision.

La      Chine reste en tête en ce qui concerne le recours à la peine de mort. Selon les estimations d’Amnesty International, plus de 3 000 personnes ont été exécutées et 6 000 condamnées à mort pour la seule année 2004. Les chiffres réels seraient beaucoup plus élevés. En mars 2004, un député de l’Assemblée populaire nationale a parlé de 10 000 personnes exécutées en Chine chaque année. »

On peut imaginer Monsieur le Président Hu Jintao, que «  la Chine est un pays gouverné par la loi. C’est une loi qui signifie que si vous parlez franchement et critiquez le gouvernement, vous pouvez finir dans un camp de travail. Si vous êtes une femme ou un homme  qui ont eu plus d’un enfant, sous la politique du un seul enfant, vous pouvez être stérilisée de force, ou ce qui est arrivé de nombreuses fois, une femme peut être enfermée dans une pièce jusqu’à ce qu’elle accepte de se faire avorter. Si vous dîtes ce que vous pensez et adhérez à un syndicat indépendant, ou si vous prenez part à une veillée religieuse, vous pouvez finir dans un camp de travail. Voilà le genre de loi utilisée par la Chine pour réprimer et contrôler le peuple. Le gouvernement de Chine n’a qu’un seul critère, c’est de maintenir le pouvoir et de contrôler chaque aspect de la vie, et quiconque défie ce système est passible d’emprisonnement, de torture, et peut-être même de mort. » La question qui se pose, est savoir comment  les communistes chinois  pourront résoudre cette question ? La vérité c’est que, l’ Amnesty a documenté des milliers de cas de gens qui ont souffert ce sort là. Pour le moment, il y a plus de 200 000 personnes dans les camps de travail en Chine pour des crimes qui ne sont même plus listés comme crimes par le gouvernement chinois. Dans le camp de travail, les gens doivent endurer les coups, la faim et la mort, cela sur une base quotidienne. Alors même que nous parlons, des milliers de membres du mouvement Falun Gong font face à ce sort là.  »  Est-elle conforme avec la Chartre des Nations Unies dont l’Etat de la République Populaire de Chine est signataire ?

Monsieur le Président Hu Jintao,

       Je sais très bien qu’Après le troisième plénum du XIe Comité central du Parti, les communistes chinois ayant le camarade Deng Xiaoping comme principal représentant, ont fait un bilan de leur expérience, tant sous l'aspect positif que sous ses côtés négatifs, depuis la fondation de la République populaire et, en libérant leur esprit et en faisant preuve de réalisme, ils ont décidé que le Parti concentrerait désormais ses efforts sur le développement économique et s'engagerait dans la réforme et l'ouverture sur l' extérieur, inaugurant ainsi une ère nouvelle dans le développement de la cause socialiste. En élaborant graduellement la ligne, les principes et les mesures politiques pour la mise en place d'un socialisme à la chinoise ».J’ajoute que quand le Parti Communiste Français dont je suis membre. Notre Parti   avait utilisé  le concept du «  socialisme à la française » il a été critiqué par le PCC comme « un parti révisionniste, opportuniste de droite » mais  alors quand   ces théories ont été formulées par  Deng Xiaoping » votre parti communiste chinois n’était  pas du tout «  un parti révisionniste et opportuniste de droite ? »  Comment vous les communistes chinois  vous manipulez la théorie marxiste léniniste dans une façon pragmatiste  qui n’est pas d’autre  chose qu’une politique opportuniste ?

Je constate que votre programme selon lequel «. Depuis le quatrième plénum du XIIIe Comité central, les communistes chinois, avec le camarade Jiang Zemin comme principal représentant, ont mieux compris, dans le cours de la pratique de la construction du socialisme à la chinoise, ce qu'est le socialisme, comment on doit l'édifier, » Selon les informations  après avoir exécuté  des tâches au Tibet qui ne sont pas conformes à la pratique  du marxisme Léninisme  que vous avez tenté de  massacrer la population tibétaine  sans résoudre la question nationale et coloniale en Chine, avec toutes les contradictions  posées par  votre programme politique, malgré cela  la chose la plus étonnante que  vous êtes arrivés au sommet de la République Populaire de Chine. Je pense qu’il n’ y a pas du mystère dans cette affaire. C’est   Jiang Zemin  et  Deng Xiaoping qui vous ont  poussé  à la direction du Parti et de la République  Populaire de Chine.  Sans doute vous êtes apprécié par Zhao Ziyang, le nouveau chef réformiste du parti, Et vous êtes  nommé secrétaire du PCC au Tibet — que vous avez vécu des troubles  en décembre 1988. Vous y   avez conduit une répression brutale, ce qui vous avez  valu le surnom de « boucher de Lhassa » Alors que  Selon Mao, «  nos minorités  nationales proprement une population de plus de 30 millions d’habitants.Bien qu’elles  ne constituent  que les 6% de la population totale du pays ,elles vivent  dans de vastes régions  et occupent environ 50  à60 % de tout le territoire »(Mao,Ibid,209) Que signifie cette réalité ? 60% du territoire de la Chine, n’appartient pas à la nation dominante chinoise, elles occupent 60 % des terres des autres peuples minoritaires non chinois.  Vous étiez nommé par le réformiste Zhao Ziyang pour massacrer le peuple tibétain. Alors que   selon Mao « Au Tibet, les reformes  démocratiques n’ont pas encore commencé, parce que les conditions n’y sont pas mûres.

Le programme du PC indique que « Le Parti communiste chinois, uni aux ouvriers, paysans et intellectuels de toutes les communautés ethniques du pays, aux partis et groupements démocratiques, aux personnalités sans-parti et aux forces patriotiques des différentes ethnies, oeuvre au développement et au renforcement du front uni patriotique le plus vaste, formé de tous les travailleurs socialistes, des patriotes qui soutiennent le socialisme et comme de ceux qui sont pour la réunification de la patrie »

Votre programme représente des contradictions. D’abord  que signifie «la réunification de la patrie ? »Pour quelle raison la nation dominante chinoise occupera 60% des terres des autres peuples non chinois  au nom de la réunification de la patrie ? Qui a divisé la Chine ? Comment vous allez occuper la terre des autres peuples qui ne sont pas chinois ?   D’Abord le PCC est considérée comme un parti  de la nation dominante  chinoise, comme  votre programme avait marqué  du «  Parti communiste chinois, uni aux ouvriers, paysans et intellectuels de toutes les communautés ethniques du pays » donc la nation chinoise est une nation dominante, La question qui se pose est de savoir  comment le PCC pose la question nationale et des droits des minorités en Chine , autrement dit  quel était le programme de question nationale du PCC face  aux revendications du peuple tibétain et des autres  peuples minorités non  chinois ? Quelles  sont la réponse et  la solution  de la question nationale et coloniale dans le programme du PCC ?

Avez vous  une solution pour le  droit à l’autodétermination de la nation tibétaine, si oui, quelle était  la politique  du PCC face à cette revendication juste ? Si non,  que signifie «  la réunification de la patrie » ? Qui a divisé la Chine si la Chine occupe le Tibet ? Si non quelle est la position du PCC Sur  la situation de Tibet suivante :

La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide, le bilan de l'invasion chinoise est estimé à 1,2 million de victimes depuis 1949.

 

Reuters rapporte que les autorités chinoises sont actuellement poursuivies par la cour de justice espagnole pour génocide à l'encontre du peuple tibétain. Par ailleurs, outre la torture dans les prisons et le fait que celle-ci n'épargnerait pas les mineurs, les ONG font également état de méthodes particulières appliquées aux femmes tibétaines. Alors que les autres minorités ne font pas partie de la politique de contrôle des naissances en Chine, les femmes tibétaines y sont incluses et seraient stérilisées et obligées à avorter au delà du premier enfant, d'après  la commission des droits de l'Homme, rapport de 1999. Le droit de pratiquer librement sa religion est bafoué par le gouvernement de Pékin : les photos du Dalaï-Lama sont interdites, sous peine de prison[4], mais pas celles du Panchem-Lama (celui désigné par le gouvernement central de Pékin, et non celui reconnu par le Dalaï Lama), qui a été remplacé et qui est maintenant de culture chinoise. Les manifestations pour l'indépendance du Tibet sont violemment réprimées : deux nonnes bouddhistes qui avaient réclamé la libération du Tibet ont été enfermées dans la prison de Drapchi, à Lhassa en 1990[5]. Lhundrub Sangmo et Rizin Choekyi ont été libérées respectivement en 1999 et en 2002, après avoir vécu un véritable calvaire dans leurs geôles (tortures, brimades et manque de nourriture). 140 prisonniers d'opinion tibétains sont aujourd'hui détenus dans la prison de Drapchi

 

Plus d'un million de morts. Plus de 6 000 temples détruits. Stérilisations et avortements forcés. Tortures systématiques sur les prisonniers. Le niveau de vie le plus bas de la R.P. de Chine. L'environnement gravement menacé (déforestation massive, surexploitation des ressources minières, destruction des espèces animales sauvages, stockage de déchets radioactifs, essais nucléaires...). Des millions de colons chinois dans les régions annexées de l'Amdo (Qinghaï) et du Kham (Sichuan) Depuis 1987, d'importantes manifestations ont eu lieu en faveur de l'indépendance. Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d'un an de loi martiale (1989-90). Aujourd'hui, les autorités chinoises poursuivent leur « normalisation » et intensifient la colonisation. Le peuple tibétain résiste toujours...Voici les pratiques de la torture systématiques au Tibet :

 

La torture de prisonniers politiques tibétains est utilisée comme méthode de répression depuis que les Chinois ont envahi le Tibet il y a 50 ans. Malgré que la Chine déclare adhérer à la loi internationale interdisant l'usage de la torture, le Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie (TCHRD) a rassemblé d’innombrables témoignages d’anciens prisonniers politiques montrant que la torture est toujours utilisée

 

Une personne peut être arrêtée pour avoir participé à toute activité politique indépendantiste, par exemple manifester, distribuer des tracts, coller des affiches, crier des slogans comme “Libérez le Tibet”. La personne est généralement emmenée dans un centre de détention où une confession doit être obtenue avant qu’une arrestation formelle puisse avoir lieu. Dans la majorité des cas, les interrogatoires sont accompagnés de torture.

 

Un détenu est généralement gardé entre deux et six mois avant qu’une peine soit prononcée. Les prisonniers n’ont presque aucune possibilité de se défendre. Bien que les juges soient souvent au courant que les prisonniers ont été battus ou torturés afin de leur extraire une confession, ils suivent les recommandations du représentant du ministère public.

 

Plusieurs techniques de torture sont utilisées durant la détention. Les méthodes sont devenues de plus en plus sophistiquées, avec l’introduction de nouveaux instruments comme le bâton électrique (parfois appelé aiguillon à bétail électrique) ou la technique consistant à blesser les victimes intérieurement plutôt que de causer des marques extérieures visibles. Une autre technique fréquemment utilisée est l’agression sexuelle avec des instruments de torture perpétrée à l'encontre des femmes, en particulier contre les nonnes. De plus, on refuse aux victimes torturées en prison le traitement médical dont elles ont besoin. Dans certains cas, ceci a mené à des mutilations physiques irréversibles, dans d’autres cas, à la mort.

 

La torture pendant l’emprisonnement prend d’autres formes, comme le travail forcé et des exercices. Certains ont décrit ces exigences physiques comme plus dures que les coups. Il y a aussi des techniques qui ont un effet plus profond sur le psychisme, comme par exemple l’extraction de sang ou la privation de nourriture. Les moines et les nonnes souffrent souvent des formes de torture psychologique les plus terribles, car on les force à violer leurs croyances religieuses. Par exemple, une méthode d’abus psychologique est de forcer les nonnes et les moines à porter des thankas (peintures religieuses) couverts d'excréments humains.

 

Une forme de torture couramment décrite par d'anciens prisonniers est de pendre les prisonniers au plafond au-dessus d'un feu. Ceci est seulement une des multiples techniques de torture auxquelles Palden Gyatso, relâché en 1992 et vivant aujourd’hui à Dharamsala,  a survécu. Il a été emprisonné pendant 33 ans pour des raisons politiques. “D'abord, ils ont attaché notre cou, puis ont noué nos mains à notre cou. Ils ont noué les cordes comme on le fait avec un sac, en utilisant le mur comme support. Nous avons été attachés pendant les sessions d’interrogatoire, puis pendus au plafond. Si nous ne donnions pas de réponse satisfaisante, ils enlevaient nos vêtements, nous pendaient de nouveau au plafond et les tortionnaires nous jetaient de l’eau bouillante sur tout le corps.”

 

Une autre méthode décrite par Palden Gyatso est la menotte auto-serrante, appelée aussi “menotte jaune”. Des dents sont à l’intérieur de la menotte et quand la victime bouge, elles sortent automatiquement et entaillent le poignet. Un autre type de menottes cause des ampoules sur le poignet qui deviennent des inflammations et se développent par après en brûlures.

 

Lorsque le prisonnier est sur le point de mourir à cause de la torture, il est en général hospitalisé ou relâché. La personne meurt alors hors des murs de la prison, ainsi, les autorités ont l’air moins coupables. Les prisonniers meurent également à la suite de maladies prolongées et non traitées dues à la détention. Depuis l'année 1986, le TCHRD a rapporté 17 morts confirmées de personnes décédées immédiatement après avoir été relâchées de prison. Toutes les victimes avaient été torturées.

 

Par exemple, Jampel Thinley, un moine accusé en 1997 d’avoir collé des affiches “contre-révolutionnaires” sur les murs d’un monastère est mort dans les quatre jours après sa libération. A l’hôpital, ses amis proches l’ont entendu murmurer qu’on ne lui avait donné ni eau ni nourriture pendant les neuf jours et nuits qu’il avait été battu et torturé. Les autorités n'ont fourni aucune explication quant à sa mort, même si à son enterrement plusieurs moines avaient vu que son corps était devenu rouge et bleu.

 

Infliger des blessures internes est un moyen sophistiqué de camoufler des signes visibles de torture. Une façon courante de tuer les prisonniers est d’endommager les reins. Ceci suggère que les tortionnaires se concentrent intentionnellement sur l'intérieur du corps afin de minimaliser les blessures externes. Quand les blessures causées sont si graves qu’elles pourraient provoquer la mort, comme dans le cas de la nonne Rinzin Choeden, le prisonnier est souvent relâché. Une semaine après son arrestation, qui avait eu lieu le 8 mars 1989 à la suite d’une manifestation, Rinzin a été ramenée à son couvent de Shugseb dans une condition critique. Ses reins avaient été endommagés par suite de la torture. Elle est décédée en 1990 à l'âge de 25 ans.

 

Même si les prisonniers souffrent de blessures infligées par la torture, ils ne reçoivent pas assez de traitements médicaux ou alors on les soigne trop tard. Ceux qui ont survécu ont souvent les dommages définitifs. Une nonne, Kunchok Tsomo, a passé trois ans en prison avec un bras cassé par une crosse de fusil lors de son arrestation pendant une manifestation en mai 1993. Son bras n’a jamais été soigné. Sa blessure était aggravée par les travaux qu’on lui a infligés en prison, notamment le nettoyage et la séparation de la laine.

 

Le 1er avril 1992, la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant est formellement entrée en vigueur en Chine. Selon cette convention, la détention ou l’arrestation d’un enfant ne peut être utilisée qu’en dernier lieu et selon la loi. Or, à ce jour, on connaît 39 jeunes prisonniers politiques dans plusieurs prisons chinoises au Tibet, et beaucoup de prisonniers actuels avaient moins de 18 ans au moment de leur arrestation.

 

Ces jeunes gens ont été emprisonnés parce qu'ils essayaient d’exercer leur droit à la liberté d’expression. Ils sont détenus dans des prisons d’adultes, on ne leur accorde pas d’avocat ni aucun contact avec leur famille. Ils sont mis aux travaux forcés et sont sujets aux mêmes tortures et abus que les adultes. L’effet psychologique de la torture sur un jeune peut donner des séquelles très profondes. La période de détention, même si ce n’est qu’un mois, peut sembler infinie, et les enfants ne comprennent souvent pas pourquoi ils sont prisonniers.

 

La plus jeune prisonnière politique décédée au Tibet est une petite fille de 15 ans nommée Sherab Ngawang. Elle est morte le 17 avril 1995, deux mois après avoir été relâchés de la prison de Trisam. Apparemment, elle a été électrocutée avec des aiguillons électriques et battus avec un tube en plastic rempli de sable, parce qu'elle s’était jointe à d’autres nonnes pour chanter des chansons de liberté dans la prison. Elle a été battue jusqu’à ce que son corps soit couvert d’ecchymoses et qu’on pouvait à peine la reconnaître.

 

Les femmes sont plus vulnérables aux mauvais traitements que les hommes, car les autorités utilisent la torture sexuelle comme moyen de punition et d’interrogatoire, spécialement envers les nonnes. Même des femmes enceintes, normalement protégées par une loi internationale spéciale, ont été torturées, ce qui a provoqué des fausses couches. On a rapporté des attaques avec des bâtons et des aiguillons électriques introduits de force dans le vagin, l’anus et la bouche. La plupart du temps, les femmes sont torturées par des gardes féminins.

 

Tenzin Choeden a été détenue pendant deux mois dans le centre de détention de Gutsa, près de Lhassa, où elle a été interrogée et torturée tous les jours : “Nous avons été emmenées dans une pièce une par une où il y avait quatre gardiennes. On m'a déshabillé complètement et on m'a dit de me coucher sur le sol comme si je me prosternais.”

 

Les femmes, masquées et portant des gants, ont battu Tenzin sur tout le corps avec les bâtons et elle s'est évanouie. “Quand je me suis réveillée, les gardiennes ont inséré un bâton dans mon vagin avec une violence extrême. Puis elles ont mis le bâton dans ma bouche. J’ai essayé de garder ma bouche fermée mais l'une des gardiennes a poussé tellement fort que les lèvres se sont déchirées et que j'ai perdu deux de mes dents.”

 

Tous les prisonniers détenus dans les prisons au Tibet sont forcés d'effectuer des travaux intensifs. Souvent, on rajoute à cela des exercices forcés et un régime alimentaire exécrable afin d'affaiblir les prisonniers. Luesang, un prisonnier de 16 ans, devait faire des travaux de construction pendant deux ans quand il était à la prison de Toelung Trisam. "Parfois, nous devions travailler presque 24 heures sur 24 : de 8 à 12, de 13 à 18 heures, de 19 heures du soir à 1 heure du matin, et puis de nouveau de 2 heures à 6 heures du matin. Les repas étaient très maigres : deux tranches de pain et de l'eau chaude au matin, des légumes cuits et du riz crû le midi, deux tranches de pain et des légumes bouillis le soir, et de l'eau chaude pendant la nuit."

 

Les prisonniers doivent également labourer, travailler dans les mines ou récolter des excréments humains pour les utiliser comme engrais. Ils travaillent souvent dans des endroits désertiques et inhospitaliers du Tibet et doivent endurer un entraînement idéologique très dur. On leur donne des quotas à réaliser afin de tirer un maximum de profit de leur travail. Ces quotas sont obligatoires même si les prisonniers sont malades. La question qui se pose est de savoir est ce que ces pratiques inhumaines sont compatibles avec la base du Marxisme Léninisme dont PCC est en héritier ?

« Forces anti-impérialistes dans le cadre de la stratégie globale de la révolution mondiale. Ainsi les thèses du II Congrès de l’Internationale Communiste, tout en affirmant que “ la politique de l’Internationale Communiste doit prendre pour point de départ principal l’union des prolétaires et de toutes les masses travailleuses de chaque nation et pays dans une lutte révolutionnaire commune pour le renversement des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie ” (Thèse N4), lorsqu’elles traitent les rapports réciproques entre l’IC et le mouvement révolutionnaire dans les pays arriérés et dominés, ajoutent que “ pour le renversement du capitalisme étranger, qui constitue le premier pas vers la révolution dans les colonies, la coopération des éléments révolutionnaires nationalistes bourgeois est utile. (Thèse complémentaire N7) in “ Thèses et Thèses complémentaires sur la question nationale et coloniale du II Congrès de l’IC 28 Juillet 1920).

Ainsi et comme le constatent tous les courants qui, d’une façon ou d’une autre, se réfèrent à la Troisième Internationale, les Thèses admettent clairement la nécessité de l’alliance ou de la collaboration du prolétariat avec les forces de la bourgeoisie nationale “ révolutionnaire ”. Ce fut Lénine qui, au cours du II Congrès, développa les idées directrices de ces thèses.

1 –       “ L’idée de la distinction, de la division entre peuples oppresseurs et peuples opprimés inspire l’ensemble de nos thèses… ”

2 –       “ La seconde idée directrice de nos thèses est la suivante : dans le cadre de la situation internationale présente, au lendemain de la guerre impérialiste, les rapports entre les peuples, l’ensemble du système mondial des Etats sont déterminés par la lutte d’un petit groupe de nations impérialistes contre le mouvement soviétique et contre les Etats soviétiques, à la tête desquels se trouve la Russie soviétique. Si nous perdions de vue cette donnée, il nous serait impossible de poser correctement la moindre question nationale ou coloniale… ” ;

3 –       “ La question du mouvement démocratique bourgeois dans les pays arriérés. C’est précisément sur ce problème qu’il y a eu des désaccords. Est-il correct d’affirmer sur le plan théorique, sur le plan des principes, que l’Internationale et les partis communistes doivent apporter leur soutien au mouvement démocratique bourgeois dans les pays arriérés ? C’est ce dont nous avons débattu. A la suite de cette discussion nous avons décidé à l’unanimité de ne pas parler de mouvement “ démocratique bourgeois ”, mais de “ mouvement révolutionnaire national … ” (Rapport de la Commission aux questions nationale et coloniale.).

La première “ idée directrice obéit à des critères de propagande mais n’est pas acceptable comme ligne de principe. La division entre peuple oppressé et peuple oppresseur est fallacieuse. D’un côté, elle affirme que les pays de la métropole appartiennent au camp des oppresseurs ; de l’autre elle dit que la catégorie du camp des “ oppressés ” inclut à la fois la bourgeoisie et le prolétariat des pays de la périphérie. La seconde “ idée directrice ” est l’idée centrale qui permet, dans la formulation qu’en donne Lénine, de saisir l’esprit général des Thèses. Ceci en dépit du fait, que les erreurs méthodologiques qui viennent d’être mentionnées montrent que le cœur du problème reste pour l’essentiel non résolu. En fait dans le même discours, Lénine clarifiait la perspective :

“ Si le prolétariat victorieux mène parmi ces peuples une propagande méthodique et si les gouvernements soviétiques leur viennent en aide par tous les moyens dont ils disposent, il est alors erroné de supposer que ces peuples devront inévitablement passer par la phase du développement capitaliste. Dans toutes les colonies et dans tous les pays arriérés, nous ne devons pas seulement créer des structures autonomes de combat, organisations du parti, nous ne devons pas seulement appeler à la formation de soviets paysans et nous efforcer de les adapter aux conditions précapitalistes, non, L’Internationale Communiste “ doit également fixer et donner une assise théorique à la thèse suivant laquelle les pays arriérés, avec l’aide du prolétariat des pays avancés »  La question qui se pose, est de savoir quelle la position du PCC fa ce à la question nationale et coloniale et par rapport  à la question nationale et coloniale du Tibet : Du point de vue de la contradiction principale selon le programme du PCC,  «  A l'étape actuelle, la contradiction principale de notre société est la contradiction entre les besoins matériels et culturels croissants du peuple et le retard de la production sociale. »Le PCC nie la question nationale ; Sa position  est  totalement  réformiste et elle  réconcilie  avec le capitalisme internationale par la voie de la réouverture capitaliste Selon le Programme du PCC «l’o ouverture globale tant sur l'extérieur que sur l'intérieur. Il faut développer les échanges et la coopération économiques et techniques avec l'étranger, utiliser davantage de capitaux, de ressources et de technologies provenant de l’extérieur et le faire au mieux, et assimiler tous les acquis de la civilisation humaine, y compris les méthodes d'exploitation et de gestion avancées des pays occidentaux développés qui reflètent les règles de la production socialisée de notre époque. » Contrairement  aux idées  selon lesquelles « gestion avancées des pays occidentaux développés qui reflètent les règles de la production socialisée de notre époque » est une erreur idéologique et politique très  grave. D’abord les pays occidentaux  sont des pays capitalistes et impérialistes, leur  gestion, est une gestion impérialiste  ne reflètent  jamais «  les règles de la production socialiste ». C’est ici que réside l’erreur fondamentale   et idéologique  du PCC ; Dans les pays capitaliste et impérialiste,  des millions des ouvriers  chinois  sont vendus  aux capitaliste gratuitement  par la mafia chinoise avec l’appui  du PCC et de la République  Populaire de Chine. Parmi  des centaines  des  milliers ouvriers chinois  qui ont adhéré au  de classe comme la  CGT ou aux Partis Communistes. Ces travailleurs vendus par la mafia chinoise  sont  sans autorisations du travail sans sécurité sociale comme les autres travailleurs  clandestins qui font l’objet de l’oppression de la police impérialiste. C’est pourquoi  la politique du PCC n’est pas la politique  internationaliste de la classe ouvrière. La non résolution de la question nationale  de Tibet est liée à cette politique sociale chauvine du PCC. Alors qu’il y a une approche dialectique matérialiste  pour la résolution de la question nationale et coloniale. D’abord  du point de vue du principe de l'internationalisme proletarien et socialiste d’une part,  d'autre part, du point de vue du principe de la coexistence  qui se trouve à la base des normes des rapports internationaux, en tant qu'une " forme spécifique de lutte de classe du socialisme contre le capitalisme  et l’impérialisme" Les deux principes sont dialectiques, liés 1'un à 1`autre, inséparables. Tout d'abord, " l'internationalisme prolétarien est un des principes essentiels de 1'ideologie et de la politique de la classe ouvrière et de son parti. I1 exprime la solidarité des travailleurs de divers pays dans la lutte contre le capitalisme, pour la libération sociale et nationale, pour 1'édification du socialisme pour la vie pacifique des peuples " Dès au  milieu du siècle dernier, le mot d'ardre : " Prolétaires de tous les pays, unissez vous ! " tire du Manifeste du Parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels, est devenu leur devise de cet débat dans lequel " le principe de l'internationalisme prolétarien a trouve une nouvelle expression qualitative avec la formation du système socialiste mondial. Alors que deux autres  principes évoqués par le programme du PCC restent abstraits et subjectifs :

 

« Secundo, émanciper l'esprit, rechercher la vérité dans les faits et avancer avec l'époque. La ligne idéologique du Parti consiste à partir en toute chose de la réalité, à combiner la théorie avec la pratique, à rechercher la vérité dans les faits, et à vérifier et approfondir la vérité dans la pratique.

Tertio, servir le peuple de tout coeur. Le Parti n'a pas d'intérêt autre que ceux de la classe ouvrière et des masses populaires les plus larges. »Cette politique du PCC est une politique des mots vides et elle sans contenu, sans rapport avec la théorie révolutionnaire et de la pratique révolutionnaire.

 

En ce qui concerne les relations entre les Etats socialistes, l'internationalisme prolétarien se manifeste en tant qu'internationalisme (prolétarien) socialiste qui comprend non seulement 1'unite d'actions des détachements nationaux de classe ouvrière victorieuse et leur avant-garde marxiste-léniniste, mais aussi la solidarité multiforme et i'interaction des pays frères " Lénine,avait déjà défini la politique internationaliste des partis communistes pour la défense au droit a 1'autodetermination des nations a disposer d'elles-mêmes dans la solidarité avec les peuples qui doivent repousser les attaques des forces agressives de 1'imperialisme et dans le soutien de la lutte de libération nationale des peuples et des farces progressistes du monde entier de la manière suivante :

 

" L'éducation internationaliste des ouvriers des pays oppresseurs doit nécessairement consister, en tout premier lieu, à apprécier et. À défendre Ie principe de la liberté de séparation des pays opprimés. Sinon, pas d'internationalisme. Nous avons le droit et le devoir de traiter d'impérialiste et de gredin tout social- démocrate d'une nation oppressive qui ne fait. Pas cette propagande. Cette revendication doit être posée d’une façon absolue, sans aucune réserve, quand bien même 1'eventualité de la séparation et devrait. Se présenter et être " réalisable ", avant la réalisation du socialisme, que dans un cas sur mille...

Au contraire, le social- démocrate d’une petite nation doit reporter le centre de gravite de son agitation sur le premier mot de notre formule générale : " union librement consentie " des nations. Il peut, sans faillir a ses obligations d'internationalistes, à la fois pour 1'independance politique de sa nation, et  pour son intégration à un Etat voisin X, Y, Z, etc. Mais il doit en tout état de cause lutter contre 1'etroitesse,l'isolationnisme, et le particularisme de petites nations par la prise en considération du tout et de 1'universel, pour la subordination de 1'interet particulier à 1'interet général " (Y).

Du point de vue du principe de la coexistence pacifique, en tant que forme de lutte de classe du socialisme contre le capitalisme cette lutte se poursuit et se poursuivra dans les sphères de 1'économie, de la politique et, c'est. Incontestable, de 1'ideologie, car les conceptions du monde et les objectifs de classe des deux systèmes sociaux sans opposés et irréconciliables.

Dans la pratique politique nous constatons que le PCC et la République  Populaire de Chine renforcent ses relations avec les pays  fascistes et colonialistes  et impérialistes, comme dans le cas  de Turquie et de l’Iran et la Syrie  selon les informations, de  (xinhua) « La Chine travaillera avec la Turquie pour renforcer l’amitié et la coopération bilatérale, sur la base des principes de confiance mutuelle, d’avantages réciproques, d’égalité et de coopération, a déclaré, vendredi à Beijing, le ministre chinois de la Défense nationale Cao Gangchuan. » L’opinion publique mondiale sait que la Turquie et l’Iran utilisent les  armes chimiques contre les réssitants  du Kurdistan et l’Armée turque a massacré 18 membres  du Comité Central du Parti Communiste Maoïste en Turquie. Il faut ajouter que « Lors d’une rencontre avec le commandant de la Gendarmerie turque Fevzi Turkeri, Cao a souligné que le gouvernement chinois ainsi que l’armée chinoise attachaient de l’importance aux relations avec la Turquie. La China apprécie la position du gouvernement turc vis-à-vis de la politique d’une seule Chine et son soutien à la Chine dans les affaires internationales, a-t-il ajouté.

« Cao, également vice-président de la Commission militaire centrale de Chine et conseiller d’Etat, a fait remarquer que l’amitié sino-turcque remontait très loin dans l’histoire. Depuis l’établissement formel des relations diplomatique entre les deux pays en 1971, les relations bilatérales ont connu un développement durable et stable avec une coopération fructueuse dans le domaine politique, économique et culturel.

Les relations entre les deux armées ont aussi connu un bon développement grâce aux échanges fréquents de visites de haut niveau, selon Cao. Turkeri a exprimé le souhait d’un renforcement des échanges et de la coopération entre les deux armées, tout en soulignant que la Turquie soutenait les efforts de la Chine pour la réunification nationale ainsi que sa politique d’une seule Chine. »

       De plus  votre ex-président chinois Jiang Zemin avait  recule chef de l'Etat-major général de l'armée turque Huseyin Kivrikoglu en visite en Chine. A cette occasion, le président Jiang a rappelé l'amitié traditionnelle entre les deux pays depuis plus de 2000 ans."Après l'établissement des relations diplomatiques, les échanges bilatéraux dans différents domaines se sont multipliés et la coopération renforcée. Les deux armées ont aussi engagé une bonne coopération", a souligné le président Jiang. Et le gouvernement chinois apprécie la position du gouvernement turc en faveur d"'une seule Chine" et remercie son appui à la Chine dans les affaires internationales. De son côté, M. Kivrikoglu a affirmé que son pays souhaite développer davantage les relations bilatérales dans tous les domaines et intensifier les échanges et la coopération à tous les niveaux entre les deux armées. » Alors quelle est la réponse  l’Etat  Major Turc  aux génocides 1.500.000  arméniens, 740. 000grecs, 400.000 assyro chaldéens et  plus de 1000.000.  Kurdes ? Quelle est la réponse des autorités chinoises et turques aux tortures systématiques appliquées au peuple  tibétain et aux peuples du Kurdistan ? J’ajoute ce que j’ai écris à Monsieur le Président  et Camarade Fidel Castro,  dans lettre du 7-11-2006 les pratiques de la dictature militaire fasciste turque et son commandant de l’Etat Major que vous avez signé  des traités  et voici le bilan officiel

 « Selon un journal turc  Cumhuriyet   qui publie, dans l’un de ses numéros de décembre 1989, le bilan des années 80 pour l’ensemble de la Turquie : 650 000 personnes sont gardées à vue, 350 000 personnes interdites de quitter le territoire national, 50 000 employés, enseignants et magistrats licenciés, 250 000 livres brûlés ou mis au pilon, 937 films de cinéma interdits, réquisition de la peine de mort pour 6 400 inculpés dont 50 ont été exécutés, plus de 500 personnes à la suite des grèves de la faim. 30 000 personnes ont quitté le pays pour des raisons politiques et 14 000 d’entre elles ont été déchus de leur nationalité. En effet, le coup d'état du 12 septembre 1980 était la deuxième phase d'un processus de militarisation dans tous les domaines du pays. Et de plus  Aujourd'hui, au 25e anniversaire, nous rappelons une fois de plus les crimes commis par les putschistes du coup d'état du 12 septembre Crimes commis par les putschistes du coup d'état du 12 septembre: · La Constitution imposée en 1982 par la junte militaire a aboli les derniers vestiges des libertés reconnues par la Constitution de 1961.  Cette constitution nie les droits fondamentaux du peuple kurde et des minorités arménienne, assyrienne et grecque de la Turquie. · La domination de l'Armée sur la vie politique, économique et sociale du pays a été rendue intouchable par les privilèges reconnus par cette constitution au Conseil de la sûreté nationale (MGK).En deux ans, plus de 650.000 personnes ont été arrêtées et soumises à la torture. 500 personnes ont perdu la vie durant leur détention.
Des milliers de personnes ont été rendues handicapées. 210.000 procès politiques ont été ouverts devant les cours militaires. Un total de 98.404 personnes a été jugé en raison de leurs opinions. 6.353 personnes ont été jugées sous la menace de peine capitale. 21.764 personnes ont été condamnées aux lourdes peines de prison. Cinquante personnes ont été exécutées à l'issu des procès politiques. Des fichiers ont été ouverts sur 1.683.000 personnes. 348.000 personnes se sont vues refusées l'obtention de passeports.  Les universités ont été placées sous l'autorité du Conseil suprême de l'Education (YOK), dépendant du pouvoir politique.  15.509 personnes ont été chassées de leurs postes universitaires sous la loi N°1402. 18.000 fonctionnaires, 2.000 juges et procureurs, 4.000 officiers de police, 2.000 officiers de l'Armée et 5.000 enseignants ont été forcés de démissionner. Toutes les parties politiques ont été fermées. Les activités des 23.667 associations ont été arrêtées. La presse a été soumise à la censure. 4.509 personnes ont été déportées par les commandants de la loi martiale. Plusieurs condamnés ont perdu la vie en prison en raison de mauvais traitement ou lors de la grève da faim en protestation contre ce mauvais traitement. 113.607 livres ont été brûlés. 39 tonnes de livres, de magasines et de journaux ont été détruites par des usines de papier de l'Etat.937 films ont été interdits. .792 auteurs, traducteurs et journalistes ont été traduits devant les tribunaux.  Le total des peines de prison prononcées contre les journalistes et écrivains s’élevait à 3.315 ans et 3 mois.

J’affirme que la République Populaire de  Chine par ses relations diplomatiques, économiques, militaires avec l’Armée et de l’Etat Turc  et la République Islamique d’Iran et de la Syrie, participe  et contribue directement à l’attaque militaire entamée par ces Etats Colonialistes et  fascistes à l’encontre du Peuple du Kurdistan. Je pense que les taches  internationalistes du Prolétariat  Chinois doivent être  dans les rangs  du Peuple du Kurdistan, sans sa lutte contre l’impérialisme et contre les Etats colonialistes  et fascistes  de Turquie, d’Iran et de la Syrie. La pensée  de Lénine est l’ordre du Jour : « " L'éducation internationaliste des ouvriers des pays oppresseurs doit nécessairement consister, en tout premier lieu, à apprécier et. À défendre Ie principe de la liberté de séparation des pays opprimés. Sinon, pas d'internationalisme. Nous avons le droit et le devoir de traiter d'impérialiste et de gredin tout social- démocrate d'une nation oppressive qui ne fait. Pas cette propagande. Cette revendication doit être posée d’une façon absolue, sans aucune réserve, quand bien même 1'eventualité de la séparation et devrait. Se présenter et être " réalisable ", avant la réalisation du socialisme, que dans un cas sur mille...


Dans l’attente de votre réponse,  Je vous prie de croire, Monsieur le Président Hu Jintao,  à l’assurance de ma haute considération.

 

Dr Ali KILIC

Paris le 15-12-2006

 

 

 

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