Dr Ali KILIC

Paris le 13-06-2007

 

LES ARMEES DES ETATS COLONIALISTES  HORS DU KURDISTAN

NON A L’INGERENCE

DE TURQUIE ET DE L’IRAN, DE LA SYRIE  

AU KURDISTAN

 

Les forces armées de Turquie et de l’Iran ont commencé à  bombarder les montagnes du Kurdistan Sud depuis la semaine dernière. L’attaque militaire massive turco iranienne, impliquant plus 250.000 militaires, représente  une agression  barbare   contre les acquis de notre révolution du Kurdistan et viole les principes du Droit International. Les actes  des deux états colonialistes justifient  qu’ils n’ont pas  pris de conscience du fait que les violations des droits de l'homme à grande échelle constituent une atteinte à l'humanité, qui concerne tous. Les crimes contre l'humanité ont désormais des instances qui les jugent, comme le tribunal pénal de La Haye. Les procès de Nuremberg ont fait précédent à cet égard. La souveraineté des Etats ne tient plus contre ces crimes. Avec la création de l'ONU, les Etats ont accepté formellement que l'organisation représente un garant de la paix et la sécurité internationales. Les opérations de maintien de la paix menées par l'ONU, ou ses interventions humanitaires écarter les menaces que les violations des droits de l'homme peuvent engendrer, sont une application de l'obligation prise par les Etats de coopérer à la quête pour la paix.

Que faire ? Est –il légitime le silence de l’ONU depuis la destruction des notre République de Mahabad de 1946 date à laquelle  nos  dirigeants sont pendus  et notre peuple est massacré en présence des soviétiques et les britanniques par la  collaboration des armées turco iraniennes ? Autrement dit ; le Kurdistan sera-t-il de nouveau l’objet du génocide pour la réalisation du plan du Grand Moyen Orient avancé par le Président W.G. Bush ? Si oui ; quelle est la différence entre le Traité de Sykes-Picot et le plan du Grand Projet du Moyen Orient ? Si non ; comment pouvons nous agir avec quelle analyse scientifique  stratégique des rapports  de forces  afin de mettre en application  la déclaration de l’ONU pour sauvegarder les acquis de notre révolution dans le but de la réalisation  de notre projet concernant  l’unification politique de notre pays d’une part et d’autre part  pour mettre fin   la domination coloniale des Etats occupants ; Turquie,l’Iran et la Syrie, dans la mesure où les USA et l’Angleterre ; en tant que Etats membres  du Conseil de Sécurité de l’ONU peuvent  saisir le Conseil afin de mettre en application la déclaration de l’ONU relative l’octroi à l’indépendance aux peuples coloniaux sans être dominé par une autre force étrangère dont le peuple du Kurdistan fait partie ?

Je pense que c’est ici  qui réside le point du départ de la démocratisation des rapports des forces  au Moyen Orient sans la fondation d’une République démocratique  indépendant libre unifiée il n’y aura plus la  réalisation du plan du Grand Moyen Orient.

Position du Problème

     Défenseur des droits de l'homme, René Cassin fut l'artisan de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948. Malgré cette universalité déclarée de ces droits, la guerre froide qui s'installe ajourne l'émergence d'une quelconque ingérence de la communauté internationale, divisée en deux blocs, sur la conduite des Etats envers leurs peuples. Les résistances proviennent du bloc soviétique essentiellement. Lors de la décolonisation, la France invoque le principe de non-ingérence pour ne pas avoir à répondre de sa politique en Algérie.

      Cependant, le discours des droits de l'homme acquiert une portée grandissante, et l'ONU exerce un droit de regard limité, avec les ONG, sur certains pays. Ainsi le 6 novembre 1974, les Nations Unies adoptent une résolution qui prie le Chili d'appliquer les principes de la Déclaration de 1948. Ce type d'action deviendra de plus en plus courant. Dans la même dynamique, ce droit de regard évolue d'une simple capacité, certes confrontée à des résistances fortes, de la communauté internationale, à un devoir de dénonciation des exactions commises. Mais au sujet du partage du Kurdistan entre les états colonialistes ; la Turquie l’Iran ; La Syrie et l’Irak et intervention des forces militaires de Turquie  et de l’Iran dans le Kurdistan Sud ; il n’ y a pas  eu d’une action juridique  de l’ONU alors que   nous sommes non seulement en face d'un problème institutionnel d'ordre juridique internationale ; mais  aussi la présence de ces Etats colonialistes qui ont commis des génocides et qui occupent  le Kurdistan ; suppriment les principes de la Charte de l’ONU. Dans ce sens ; a domination  coloniale au Kurdistan représente  une violation du Droit  International  y compris la Charte de l’ONU.  La question qui se pose est ce que l’ONU gardera son silence face à la violation de sa Chartre par les Etats colonialistes  de Turquie ; de l’Iran et de la Syrie ?   Si oui, en quoi consiste  à l’application de la Charte des Nations Unies ? Si non ; quelles seront les perspectives des initiatives juridiques internationales de l’ONU et de l’EU ?

            D’abord « l'ingérence désigne en droit international l'immixtion sans titre d'un Etat ou d'une organisation intergouvernementale dans les affaires qui relèvent de la compétence exclusive d'un Etat tiers. »  Selon  Bernard Kouchner ;  Ministre des Affaires Etrangères de France   «  La indignation devant un massacre n'a rien de futile. La passivité reste un crime. Je crois en une globalisation positive. La France a inventé l'ingérence », (1) mais  en même temps elle a gardé ses relations diplomatiques avec les Etats colonialistes qui occupent le Kurdistan en délivrant d’armes chimiques en Irak de Saddam et en Iran de Khomeiny.Ainsi le droit d'ingérence n'est ici qu'une application des engagements pris avec la signature de la Charte des Nations Unies. Reste que les Etats s'opposent parfois à l'action de l'ONU en niant les faits. La véritable ingérence est portée par la société civile, qui prend une place grandissante dans l'ordre international. La question qui se pose est de savoir quel est  le statut illégal des états  occupants et quelle était la réponse  du Conseil de Sécurité de l’ONU face    à une insécurité qui fait de nombreuses victimes du peuple du Kurdistan. Puis , la sensibilisation de l'opinion internationale peut faire apparaître que les  revendications de la nation du Kurdistan le droit à l’autodétermination sont légitimes. Par suite, cette légitimité peut rendre les Etats responsables de leurs méfaits à l'encontre de la revendication de la nation du Kurdistan conformément à la Chartre de l’ONU. En outre, elle est une étape essentielle pour obtenir la codification en droit international d'engagements de l’ONU en faveur du Peuple du Kurdistan  afin de saisir el Conseil  de Sécurité  en vertu de la déclaration de 1960 du droit à l’octroi l’indépendance au Kurdistan en raison de son statut colonial. Cependant, leur motivation pour favoriser le principe d'assistance humanitaire n'est pas uniquement de pouvoir mener leurs actions dans de meilleures conditions : elle se fonde aussi sur leur volonté de propager des valeurs essentielles et leur croyance aux droits de l'homme.

             Face à la menace turco-persane dans un communiqué publié à Bagdad, le ministère des Affaires étrangères a indiqué qu’il a envoyé une lettre au Ministre turc des Affaires Etrangères  pour protester contre des bombardements de l’armée turque  dans les provinces de Dohouk et d'Erbil, qui ont causé des dégâts importants, des  incendies et ont fait  la panique parmi la population civile.Selon  Jabbar Yawar, porte-parole des forces armées  Kurdes  a  affirmé que la province est visée par l’aviation  turque « Le bombardement turc d'artillerie a eu lieu à l'aube aujourd'hui, visant des villages dans la province de Dohuk, qui  a duré pendant 45 minutes et était les villages de  Zakho et des régions d'Amadiyah de Dohuk, sont visés. »Ce la signifie que le Peuple du Kurdistan fait l’objet d’une agression militaire qui annihile tous les droits de la nation kurde de 40 millions au Moyen Orient. Pour légitimer sa politique l’Etat   turc utilise la contre guérilla ; JITEM fondé par le général Yasar Buyukkanit chef de l’Etat Major turc bénéficiaire de  l’ancienne tactique  dans la stratégie de l’OTAN, en tant que  commandant des forcés militaires des alliées. De plus, les forces armées de Turquie réalisent des provocations terroristes jettent la responsabilité sur la résistance kurde. C’est pourquoi en oubliant  les responsabilités du droit international  en gardant le silence face au terrorisme des Etats turc et iranien contre le  Kurdistan    le secrétaire  général de l’OTAN M Jaap de Hoop Scheffer a déclaré  « Je déplore les attentats terroristes qui ont eu lieu en Turquie ces dernières semaines et de nouveau hier soir dans l’est du pays. Je présente, au nom de tous les pays de l’Alliance, mes sincères condoléances au peuple turc et en particulier aux familles de ceux qui ont trouvé la mort.  Nous condamnons avec force le terrorisme, quelles qu’en soient les motivations et les manifestations. La lutte contre le terrorisme reste un dossier prioritaire de l’OTAN.(2) » Nous,les Kurdes nous  aussi ; nous  condamnons de la même façon  le terrorisme  de   l’Etat Major Turc à Ankara et au Kurdistan ainsi que   toutes formes du terrorisme y compris le terrorisme  de l’Etat turc et iranien qui bombardent  les villes et les villages  kurdes  et qui ont déclaré la guerre au peuple du Kurdistan. La question qui se pose est de savoir  qui a organisé cette provocation terroriste  à Ankara et quelle force  était  derrière de ces actes criminels ? Est-ce que ce sont des forces  armées  turques, à l’aide la contre guérilla turque JITEM dont  le commandant de l’Etat major turc  Yasar Buyukkanit en tête ont posé la bombe à Ankara ? Si oui, il me semble que Mr Jaap de Hoop Scheffer  le secrétaire Général de l’OTAN  a  oublié  le terrorisme d’Etat turc ; sans savoir qui a posé la bombe à Ankara ;  si non quelles sont des preuves du secrétaire général de l’OTAN justifiant que   l’Etat Major Turc dirigé par le Général  Yasar Buyukkanit n’a pas mélé dans cette affaire , alors qu’il a  défendu   ses agents qui  ont posé déjà des bombes  dans une librairie à Semdinli ? Est-ce que Mr Jaap de Hoop Scheffer  a condamné les actes des forces armées turques dans cette affaire ? Si oui, Mr Jaap de Hoop Scheffer   doit déclarer comme  nous  que le général  Buyukkanit est un criminel de guerre connu et qui a commis des crimes contre l’humanité au Kurdistan  et actuellement   les forces armées turques iraniennes  violent toutes les normes du droit international .Les  manœuvres militaires de l’OTAN  constitue un soutien au terrorisme de l’Etat turc. Si non,  la rencontre du secrétaire général de l’OTAN avec Yasar Buyukkanit,  est un soutien au criminel de guerre au Kurdistan:

 12-06-2007 à Ankara Mr Jaap de Hoop Scheffer  avec le Chef de l’Etat Major turc Yasar Buyukkanit

La vérité c’est  la Turquie, pays membre de l’OTAN , a conclu un contrat d’un montant de 1,78 milliard de dollars portant sur l’achat de 30 chasseurs F-16 à l’avionneur américain Lockheed Martin, dans le cadre d’un ambitieux programme de modernisation de ses forces armées. En vertu du contrat, les avions seront fabriqués, montés, testés et livrés par la compagnie turque Tusas à Ankara, a déclaré le ministre turc de la Défense, Vecdi Gonul."Grâce à ce projet, des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers turcs auront de nouvelles possibilités d’emploi et cela compensera une partie du prix d’achat des 30 appareils", a dit Gonul au cours de la conférence de presse consécutive à la signature des contrats. L’ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, Ross Wilson, a déclaré voir dans ce contrat un exemple de coopération étroite entre les deux pays. La Turquie compte la deuxième armée de l’Otan après celle des Etats-Unis. Lockheed Martin est quant à lui le principal fournisseur du Pentagone.

A la fin 2006, le groupe américain d'aéronautique et de défense Lockheed Martin a reçu du gouvernement américain un contrat de 635 millions de dollars pour la modernisation de la flotte de chasseurs F-16 de la Turquie. Au terme de ce contrat, daté du 22 décembre, Lockheed Martin fournira à l'armée de l'air turque 216 kits de modernisation pour ses avions de combat polyvalents F-16C et F-16D, ainsi que diverses prestations de type essais en vols, formation et support technique, a précisé le groupe. Ce sont ces avions que la Turquie utilise dans le bombardement du Kurdistan.

L'exécution de ce contrat, qui s'appuie sur un accord gouvernemental américano-turc signé en avril 2005, doit durer jusqu'en février 2016. Le ministre turc de la Défense Vecdi Gönül a affirmé fin octobre 2006 que son pays s'engagerait à acheter à Lockheed Martin une centaine de chasseurs de nouvelle génération F-35, pour une valeur estimée de 11 à 12 milliards de dollars.

 Au niveau de la gestion militaire, nous savons  que le Conseil de l'Atlantique Nord, est le principal organe décisionnel de l'OTAN, qui se prononce sur le rôle de l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme. Les aspects spécifiques des activités de l’OTAN sont développés par l’intermédiaire d’organismes et de comités spécialisés au sein des quels le général  Yasar Buyukkanit est spécialisé. Mais  au  sein de l’OTAN les forces armées turques utilisent depuis    des années le terrorisme d’Etat contre le peuple du Kurdistan et actuellement l’aviation turque  bombarde le sol du Kurdistan  avec  52 bases militaires  de l’OTAN ont été déployées pour contribuer à protéger l’attaque  de l’Armée turque. « Les pays membres de l'OTAN et les pays partenaires collaborent aussi dans le but d'améliorer l'état de préparation civile face aux conséquences d'éventuels attentats terroristes perpétrés au moyen d'agents chimiques, biologiques ou radiologiques, et de pouvoir gérer ces conséquences. Dans un premier temps, ils ont établi un inventaire des capacités civiles et militaires nationales pouvant être mises à disposition pour aider les pays touchés. » Alors que ce sont les forces armées turques  qui ont utilisé  les armes chimiques  et bactériologiques contre les combattants  kurdes ; ont incendié nos forêts et ont détruit 4000 de nos villages ont forcé à la déportation de 6000 000 kurdes  et il me semble que  Mr Jaap de Hoop Scheffer  n’a  pas condamné  ces actes du terrorisme de l’Etat Turc, alors  les dirigeants de l’OTAN planifient  la nouvelle  stratégie suivante :

  « La Force de réaction  est composée de navires, d’aéronefs et de troupes terrestres capables de réagir à toutes sortes de situations de crise partout dans le monde sur un très court préavis. Elle fonctionne selon le principe des «  rotations », les pays membres de l’OTAN engageant des unités terrestres, aériennes et navales ou des forces spéciales pour une période de six mois. L’entraînement est donc essentiel et c’est grâce à des mises à l’épreuve dans le cadre d’exercices de ce type que la NRF reste constamment prête à remplir n’importe quelle mission que les décideurs de l’OTAN pourraient choisir de lui confier. » Dans les circonstance actuelles contre qui ont organisé  ces manœuvres ? Et quels rapports établir entre ces manœuvres et l’intervention des armées turco iranienne  au Kurdistan Sud ? Du fait  que l’occupation du Kurdistan Sud a été organisé par l’Etat Major Turc depuis quatre mois et c’est le 23 troisième fois, la   violation des frontières ; malgré l’opposition de Mme RICE et l’opposition de Monsieur Bush   est ce que l’OTAN sera  d’accord avec l’intervention des forces armées turques au Kurdistan Sud qui luttent avec les forces des alliées contre les saddamistes ?

            La vérité c’est que « Le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer » a visité  le 12 juin à Ankara, a rencontré  au chef de l’Etat Major Turc Yasar Buyukkanit  « a demandé à la Turquie de "faire preuve d'une retenue maximale" dans sa lutte contre les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l'issue d'une entrevue avec le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül. Tout en soulignant que "l'OTAN exprime sa solidarité et \[qu'\]elle est impliquée dans la guerre contre le terrorisme", M.de Hoop Scheffer a rejeté l'idée d'une action de l'OTAN contre les séparatistes kurdes en territoire irakien. Cet appel à la modération et à une solution diplomatique aura sans doute fait grincer des dents dans les rangs de l'état-major turc, à un moment où les relations avec Washington et avec l'organisation atlantique sont plutôt fraîches. Même si le département d'Etat a fermement rappelé, mardi, que "le PKK est une organisation terroriste", l'armée turque reproche à son allié américain son inaction contre le PKK en Irak. Selon Ankara, au moins 3500 rebelles seraient stationnés dans les montagnes de la province autonome irakienne du Kurdistan, avec la bénédiction des autorités kurdes locales. De leur côté, les rebelles kurdes ont voulu lancer un signal, mardi, en décrétant, à la surprise générale, un "cessez-le-feu unilatéral". "Nous renouvelons nos appels à cesser les attaques contre l'armée turque. Nous voulons la paix et nous sommes prêts à négocier, a rapporté Abdul Rahman Chaderchi, l'un des dirigeants du PKK côté irakien. Mais si nous sommes attaqués, nous nous battrons et nous aurons la capacité de répondre à toute agression turque." A de nombreuses reprises déjà, le PKK a appelé à des cessez-le-feu, mais généralement sans être pris au sérieux. » (3)

 

           Quelle était la motivation des forces armées turques ? C’est une armée impérialiste  qui a été soutenue par l’OTAN  et qui possède des monopoles  et firmes  militaires  industrielles  pour mettre en évidence cette situation il est indispensable de citer  deux réunions  qui ont lieu à Ankara  et à Istanbul . La première c’est la conférence internationale   organisée par l’Etat Major turc la question mondialisation  et les nouvelles dimensions de la sécurité a été ouverte  par  Yasar Buyukkanit

« Avant de prononcer mon discours je tiens à préciser   que  de 55 pays  800 personnes ont assisté au symposium organisé  par le  Centre d’Etudes  des Recherches Stratégiques des Forces  Armées Turques (SAREM) les participants  sont venus ici pou  discuter les nouvelles dimensions de la sécurité »Le chef de l’Etat Major a ajouté  qu«  on peut arriver aux objectifs justes avec les approches  scientifiques. Comme a souligné le grand  chef Ataturk «  dans la vie la science est la guide la plus  juste  » Il a ajouté qu’il a travaillé au siège de l’OTAN a Bruxelles et puis il a présidé  «  la Direction des renseignements généraux et  l’OTAN et de l’Europe Sud (…)  Je voudrais exprimer clairement ; la structure ethnique est fait sociologique; on neut pas sous estimer; mais  si on prend la parole sur  une structure ethique; on transforme la structure éthinque en une structure raciste; si elle veut aboutir à son objectif par la force armée ; le nationalisme etnique se transforme  en une organisation terroriste. C’est ainsi  en face de Turquie le niveau du developpement nationaliste  ethnique  du PKK représente une organisation fasciste”  »(4)

         Si la logique du Général  Buyukkanit est juste ; alors la construction juridique de la Chartre de l’ONU et des Traités relatives à l’interdiction  de la discrimination  raciste ; est fausse. Au contraire ; si la construction juridique de la Chartre de l’ONU et des Traités relatives à l’interdiction  de la discrimination  raciste ; est juste ; alors  toutes les déclarations du Général Mehmet Yasar Buyukkanit sont fausses, il faut  juger ces criminels de guerre devant la Cour Pénale Internationale  en raison de ses propos racistes ; en raison des pratiques de l’extermination des Kurdes.

  En ce qui concerne la seconde manifestation  est   la conférence du  Bilderberg 2007  dont délégation de cette année comprendra une fois de plus tous les hommes politiques, hommes d’affaires, banquiers centraux, commissaires européens et patrons de la grande presse occidentale les plus importants. Ils seront rejoints à la table par les principaux représentants de la royauté européenne, menée par la Reine Beatrix, fille du fondateur du Bilderberg et ancien Nazi, le Prince Bernhard des Pays-Bas, et le Président du Bilderberg, le Belge Etienne Davignon, vice-président de Suez-Tractebel. Selon la liste du Comité Exécutif à laquelle l’auteur de cet article a eu accès, les noms suivants ont été confirmés comme participants officiels du Bilderberg pour la conférence (5)

            Sur le premier point si on étudie   l’histoire du fascisme ; on peut établir des  liens existants  entre le nazisme et le kémalisme ; le statut de l’armée  turco ottomane à un caractère fasciste et colonialiste fondé  sur la base de l’alliance turco germanique. Le pangermanisme et le panturquisme et panislamisme  fonctionnent ensemble sur les mêmes bases. L’antisémitisme et la discrimination raciste et l’extermination des masses des pratiques des génocides  sont des points communs. Autrement dit les conditions actuelles ; l’armée turque  est une armée complètement impérialiste. Mustafa Kemal ; en tant que fondateur de  l’organisation «  patrie et liberté » ; du Comité de l’Union et Progrès  de l’organisation spéciale  et du Parti Ay Yildiz ;(Lune Astre) toutes ces organisations  sont des organisations des types nazis; et Mustafa Kémal  n’a jamais coupé ses relations politiques  et militaires avec Enver Pacha ; Talat pascha et Djemal pacha qui  ont exterminé les arméniens ; grecs  assyro-chadéens et les Kurdes. Tous ces militaires  ont été formés par la doctrine  militaire impérialiste allemande. Malgré cela, Mustafa Kemal est battu par les italiens il a perdu avec Enver Pacha 450.000 soldats  et il a perdu la guerre en Palestine contre les britanniques  et 75.000 soldats  ont été capturés par les anglais en Palestine 65.000 au Yémen et 60.000 à  de guerre  Amman tous ces prisonniers de guerre  ont été envoyés par les britanniques en l’Inde aux travaux forcés.

 

      La vérité c’est que pendant toute son histoire ; les forces armées turques ont massacré  les peuples  arménien ; kurde et grec   ont commis des crimes contre l’humanité ont réalisé des génocides et  les criminels de guerre, des crimes contre l’humanité et  du génocide  ne sont pas jugés :C’est le cas de Mustafa Kemal  qui a participé directement aux crimes  et il a forcé à la déportation de 400.000 kurdes  le 17-01-1917 et a massacré 25  fois le peuple  du Kurdistan Nord  et  a donné des ordres à  Nurettin Pacha afin de  massacrer le peuple de Qoçgiri  en 1921 et le peuple de Dersim en 1936-37. Dans ce sens  les forces armées turques représente des menaces pour le peuple  du Kurdistan dans son ensemble. Il faut juger ces criminels de guerre devant  la Cour Pénale Internationale  Deuxièmement ; la question de la Science attribuée à Mustafa Kemal par Yasar Buyukkanit  est un concept  de la guerre impérialiste basée les idées  des idéologues militaires allemandes. Le livre  du Général Carl Litzmann « Thèmes tactiques et jeu de la guerre, contribution à l'instruction tactique de nos officiers... » Traduit de l'allemand par le capitaine Mustafa Kemal en 1909 en langue Ottomane et l’a préfacé le 3 février 1909 selon les publications de l’Etat major turc( alors M. Kemal ne parlait pas  l’allemand lors de rencontre  Sultan Vahdettin avec l’empereur Kaiser) Le livre du général Carl Litzmann avait été publié par l’Université Militaire  de Berlin.C’est une étude de formation de l’armée impérialiste allemande dont Hitler salu le général  Carl Litzmann (héros la première guerre  mondiale (le lion de brzeziny)  début 1930 Hitler et son adjuvant Major personnel  Willihelm Bruckner et Hitler  lui a rendu hommage à  Litzmann.

 

Hitler salu le général  Carl Litzmann 1930

 

Ce point est assez important ; car l’Etat Major turc a considéré  le livre de Litzmann comme œuvre de Mustafa Kemal . La question qui se pose  quel rapport établir entre la pensée politique et militaire allemande et de celle de  Mustafa Kemal ; Enver et Djamal  et les autres unionistes  dans les pratiques militaires.

 

 Une autre étude  ce sont des notes de Mustafa Kemal  concernant les manœuvres militaire  dans le Quartier Général de Dijoumali sous la direction du Général de la  Cavaleries  Suphi Pacha.Le 12-09-1909 Mustafa Kemal a participé aux manœuvres e t a  publié les notes  qu’il  a  pris. Ces manuscrits ont été réédités[1] en 1954 : Selon  Mustafa  Kemal «  ce n’est Pas un livre ; mais c’est un commencement de la vie militaire que j’ai voulu dédier à mes camarades (les notes de dix jours) » [2] le Quartier Général de Dijoumali est  rédigé  sous l’influence de la doctrine militaire allemande. Dans un sens c’est la pratique à partir de la doctrine théorique.

         

Deuxième titre important ; c’est  « L’application de la tactique », qui a été éditée  en 1911 par l’imprémerie militaire à Salonique.La Direction d’Etudes  Stratégiques et de l’histoire Militaire auprès de l’Etat Major en1995 suite à l’édition de la Banque d’affaires de Turquie en 1959 intitulé  « Les Oeuvres d’Atatürk sur l’Art Militaire »  Selon l’Etat major turc le texte a été rédigé par Mustafa Kemal ; alors que ce sont des notes prises des conférences de Baron Von Der Goltz Pacha et un  résumé  du livre de Baron  Von der  Goltz intitulé « PATROUILLES INDEPENDANTES. TACTIQUE NOUVELLE NECESSITEE PAR LES ARMES A LONGUE PORTEE ET LA POUDRE SANS FUMEE. TRAD. AVEC L'AUTORISATION DE L'AUTEUR PAR E. JAEGLE écrit par VON DER GOLTZ (BARON G.) : » Edité par HINRICHSEN paru en 1890 ; traduit et publié  en français en 1893. Mustafa Kemal  dans sa lettre (10) envoyée de Bulgarie le 05-11-1913(10) « Lors d’un rencontre avec le commandant de l’Etat Major  de Bulgarie le Général Fiçef ; m’a dit que j’ai appliqué  le plan de la guerre balkanique  selon le rapport que envoyée m’a envoyé du coté de Luleburgaz ; car j’avais appris  tous les plans de l’Etat  major de l’Empire Ottoman ; nous les gardons/ Ce  sont des officiers allemands qui m’ont donné ces  renseignements et nous avons  bénéficié  plus particulièrement de Goltz Pacha. J’ai reçu régulièrement des renseignements sur la situation des forces ottomanes chaque jour et notre Attaché militaire de Berlin ; est informé par les allemands chaque jour »

Baron von der Goltz Pacha

Au fond sur le plan tactique militaire Mustafa Kemal est disciple du Général  Goltz ; il est sous son influence absolue du Général  Goltz : Dans ses manuscrits «Les dialogues entre  l’officier et  le commandant » est issu du livre du Général Goltz : C’est un résumé du livre du Général Goltz. Au moment j’ai compris «  je suis tombé amoureux de votre livre »(11) qu’il l’a lu à plusieurs reprisses.Suivant  les idées initiales  dans l’Introduction du livre  concernant «  le caractère scientifique  et les compétences militaires » , « ce sont des point qui nourrissent l’âme de l’officier » dont il doit imposer aux soldats  «  guerre «   est la vérité  la plus authentique  qui permet de connaître l’Art militaire ». Plu tard ; Mustafa Kemal sous l’influence  du Général allemand pense que «  le guide le plus  juste  est la science ». Ici le concept  de la science  est utilisé au même sens que  la science de la guerre. Mustafa Kemal déclare que «  ce lui qui était disciple plus connu du Général  Goltz au sein de notre armée…. Et la première fois lors  de la monarchie des manœuvres  de l’armée ottomane  à Andrinople ; imaginons les  »(12)  Ce n’est pas hasard que le général  von  der Goltz »(13) . En conclusion la pensée militaire allemande n’a rien avec la science.

Troisièmement   il convient de citer notre ami Ambassadeur Bernard  Dorin «  Or à quoi assistons-nous actuellement en Turquie ? à une étrange palinodie. Le gouvernement, et surtout l’armée, souhaitent le débarquement à Alexandrette des 60 000 soldats américains qui attendent au large depuis plusieurs semaines l’autorisation de mettre le pied sur le sol turc afin d’ouvrir le " front nord " contre l’Irak. Or le Parlement turc, du fait de la défection d’une partie des députés de la formation islamiste au pouvoir, n’a pas été en mesure d’approuver le débarquement des G.I.’s qui conditionne l’octroi à la Turquie d’une très substantielle indemnité, alors que le matériel, lui, continue d’être déchargé et acheminé vers la frontière irakienne par les 2 000 militaires américains présents sur place. ( ..)Mais ce qui est déterminant en revanche, c’est la volonté déclarée de l’État Major Turc de faire pénétrer au Kurdistan d’Irak au moins deux fois plus de soldats turcs que de militaires américains, c’est à dire quelque 120 000 hommes. Pour justifier cette véritable invasion, le général turc Ozkök a déclaré : " la guerre sera plus courte si un second front est ouvert au nord de l’Irak ". En réalité, les motivations turques sont loin de se limiter à un appui tactique des forces d’invasion américaines. Elles sont essentiellement de deux ordres.

D'une part, il s’agit de neutraliser les forces armées Kurdes présentes dans la partie libérée du Kurdistan d’Irak et d’anéantir ainsi le régime d’autonomie dont jouissent les Kurdes dans cette zone. En effet, les autorités turques répètent à l’envie qu’elles ne sauraient tolérer un régime de liberté pour les Kurdes d’Irak. Ce qui pourrait inciter la plus grande partie du peuple Kurde, qui se trouve justement en Turquie, à reprendre le combat pour ses droits élémentaires bafoués. L’enjeu est trop vital pour Ankara, qui a mis des années à réduire la rébellion du P.K.K., pour que l’on puisse s’attendre sur ce point à la moindre concession turque. Une chance unique s’offre pour les Turcs d’anéantir en Irak toute velléité Kurde, non seulement de constituer un Etat souverain (ce qui n’est pas dans les intentions Kurdes), mais même de former une région autonome dans un Irak fédéral ou confédéral. On peut être certain que cette occasion là, les Turcs ne vont pas manquer de la saisir. » (14)

Troisièmement, lors d'une réunion prolongée entre les parties de KDP et de PUK, dans Salahaddin, jeudi, Président Massoud Barzani et Président Jalal Talabani ont discuté de diverses questions politiques Kurdes et le processus politique en Irak. Dans une conférence de presse, le Président Barzani a décrit leur réunion comme accomplissement historique. Il a dit qu'ils s'étaient concentrés sur une stratégie commune à long terme. Ils ont convenu sur la nécessité d'effectuer des réformes dans leurs parties dans l'intérêt de servir les personnes de la région du Kurdistan. Le Président Barzani a nié que les troupes turques avaient croisé en le Kurdistan. N'importe quel mouvement à travers la frontière serait considéré comme une incursion en l'Irak. Il a dit qu'ils ont été disposés à coopérer avec la Turquie à chercher une solution paisible à la question du PKK. Le président a déclaré que la Turquie ne peut pas s'attendre à ce que les autorités Kurdes prennent une mesure militaire contre le PKK.

 La question qui se pose  est de savoir premièrement  quel est l’objectif  de la Conférence internationale  organisée par l’Etat Major turc sur la mondialisation et la nouvelle dimension de la sécurité alors qu’elle représente une force occupante et impérialiste  et menace sécurité du Peuple du Kurdistan ? Deuxièmement  « la mondialisation exerce-t-elle une influence sur la puissance militaire et les emplois de la force armée et, si oui, laquelle et jusqu’à quel point ? Les conséquences de la mondialisation sur la puissance militaire font l’objet d’intenses débats théoriques, empiriques et politiques. Les analystes d’inspiration libérale soulignent l’ampleur et l’influence de la mondialisation qui impose des contraintes de plus en plus rigides aux dirigeants politiques et militaires, limitant leur capacité à créer la puissance militaire et à employer la force armée. Inversement, les analystes d’inspiration réaliste contestent l’ampleur et l’influence de la mondialisation et, quand ils lui reconnaissent un rôle, elle leur apparaît comme une source de vulnérabilités. Troisièmement quel rapport établir entre la Conférence du Bilderberg  et le rôle de l'OTAN
dans la sécurité du Grand Moyen-Orient ?  
Quatrièmement
qui sont les vrais acteurs du terrorisme international ? Quelles sont les organisations de basses ? Pour quelles raisons  les Etats colonialistes et impérialistes  ont considéré les organisations du Mouvement de Libération Nationale  comme des organisations terroristes alors que la lutte armée pour l’indépendance nationale pour chaque nation opprimée est légitime et conforme au Droit International  et à la Charte des Nations Unies ? C’est la raison pour laquelle  dans un premier temps  nous insisterons sur  le rapport entre  les emplois de la force armée  et les  mécanismes

 internes  des organisations militaires clandestines au sein de l’armée turque comme  la contre guérilla , JITEM , la  Direction  Spéciale de la guerre « organisation spéciale qui  met en évidence  la fonctionnalité et la pratique criminelle de l’armée turque, dans un deuxième temps  nous élaborons le rapport entre  la Conférence du Bilderberg et le rôle de l'OTAN dans la sécurité du Grand Moyen-Orient  et dans un troisième  temps ,  nous insisterons sur la légitimité  le  droit  à l’autodétermination de la nation du Kurdistan et des possibilités  de la mise en application de la déclaration de l’ONU 1960.

A ce sujet ; je pense que les fondements du droit international et de l’ordre international, qui engagent tous les Etats, sont la Charte des Nations unies et les résolutions qui en découlent, ainsi que les arrêts de la Cour internationale de justice. Ces textes interdisent la menace ou l’usage de la force, sauf autorisation explicite du Conseil de sécurité après qu’il a constaté l’échec des moyens pacifiques, ou, jusqu’au moment où il décide d’intervenir, en cas de légitime défense contre « une attaque armée », concept juridique précisément délimité.

Cela ne couvre évidemment pas toutes les situations. Ainsi, il existe pour le moins une tension, voire une radicale contradiction entre les règles de l’ordre mondial posées par la Charte des Nations unies et les droits énoncés par la Déclaration universelle des droits de l’homme, autre pilier de l’ordre mondial. La Charte bannit le viol, par la force, de la souveraineté des Etats, alors que la Déclaration universelle garantit les droits des individus contre les Etats oppresseurs

Sur le premier point,

 je pense que, l’entretien entre  Silvia Cattori et  le Chercheur  Daniele Ganser  au sujet  de l’OTAN est  une explication très claire ; précise  sur l’origine  des organisations  militaires clandestines au sein de l’OTAN ; qui sont la sources du terrorisme de l’Etat turc. Sur ce sujet  Mr Ganser  déclare que «    L’Otan était au cœur de ce réseau clandestin lié à la terreur ; le Clandestine Planning Committee (CPC) et l’Allied Clandestine Committee (ACC) étaient des substructures clandestines de l’Alliance atlantique, qui sont clairement identifiées aujourd’hui. Mais, maintenant que cela est établi, il est toujours difficile de savoir qui faisait quoi. Il n’y a pas de documents pour prouver qui commandait, qui organisait la stratégie de la tension, comment l’Otan, les services de renseignement ouest-européens, la CIA, le MI6, et les terroristes recrutés dans les milieux d’extrême droite, se distribuaient les rôles. La seule certitude que nous avons est qu’il y avait, à l’intérieur de ces structures clandestines, des éléments qui ont utilisé la stratégie de la tension. Les terroristes d’extrême droite ont expliqué dans leurs dépositions que c’était les services secrets et l’Otan qui les avaient soutenus dans cette guerre clandestine. Mais quand on demande des explications à des membres de la CIA ou de l’Otan -ce que j’ai fait pendant plusieurs années- ils se limitent à dire qu’il a peut-être pu y avoir quelques éléments criminels qui ont échappé à leur contrôle.

Silvia Cattori : Ces armées secrètes étaient-elles actives dans tous les pays ouest-européens ?

Daniel Ganser : Par mes recherches, j’ai apporté la preuve que ces armées secrètes existaient, non seulement en Italie, mais dans toute l’Europe de l’Ouest : en France, en Belgique, en Hollande, en Norvège, au Danemark, en Suède, en Finlande, en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Suisse, en Grèce, au Luxembourg, en Allemagne. On avait d’abord pensé qu’il y avait une structure de guérilla unique et que, par conséquent, ces armées secrètes avaient toutes participé à la stratégie de la tension, donc à des attentats terroristes. Or, il est important de savoir que ces armées secrètes n’ont pas toutes participé à des attentats. Et de comprendre ce qui les différenciait car elles avaient deux activités distinctes. Ce qui apparaît clairement aujourd’hui est que ces structures clandestines de l’Otan, communément appelées Stay behind [15), étaient conçues, au départ, pour agir comme une guérilla en cas d’occupation de l’Europe de l’Ouest par l’Union soviétique. Les États-Unis disaient que ces réseaux de guérilla étaient nécessaires pour surmonter l’impréparation dans laquelle les pays envahis par l’Allemagne s’étaient alors trouvés.

Nombre de pays qui ont connu l’occupation allemande, comme la Norvège, voulaient tirer les leçons de leur incapacité à résister à l’occupant et se sont dit, qu’en cas de nouvelle occupation, ils devaient être mieux préparés, disposer d’une autre option et pouvoir compter sur une armée secrète dans le cas où l’armée classique serait défaite. Il y avait, à l’intérieur de ces armées secrètes, d’honnêtes gens, des patriotes sincères, qui voulaient uniquement défendre leur pays en cas d’occupation.

Silvia Cattori : Si je comprends bien, ces Stay behind dont l’objectif initial était de se préparer pour le cas d’une invasion soviétique, ont été détournées de ce but pour combattre la gauche. Dès lors, on peine à comprendre pourquoi les partis de gauche n’ont pas enquêté, dénoncé ces dérives plus tôt ?

Daniele Ganser : Si on prend le cas de l’Italie, il apparaît que, chaque fois que le Parti communiste a interpellé le gouvernement pour obtenir des explications sur l’armée secrète qui opérait dans ce pays sous le nom de code Gladio [16], il n’y a jamais eu de réponse sous prétexte de secret d’Etat. Ce n’est qu’en 1990 que Giulio Andreotti [17] a reconnu l’existence de Gladio et ses liens directs avec l’Otan, la CIA et le MI6 [18]. C’est à cette époque aussi que le juge Felice Casson a pu prouver que le véritable auteur de l’attentat de Peteano en 1972, qui avait secoué alors l’Italie, et qui avait été attribué jusque là à des militants d’extrême gauche, était Vincenzo Vinciguerra, apparenté lui à Ordine Nuovo, un groupe d’extrême droite. Vinciguerra a avoué avoir commis l’attentat de Peteano avec l’aide des services secrets italiens. Vinciguerra a également parlé de l’existence de cette armée secrète Gladio. Et il a expliqué que, pendant la Guerre froide, ces attentats clandestins avaient causé la mort de femmes et d’enfants [19]. Il a également affirmé que cette armée secrète contrôlée par l’Otan, avait des ramifications partout en Europe. Quand cette information est sortie, il y a eu une crise politique en Italie, Et c’est grâce aux investigations du juge Felice Casson qu’on a eu connaissance des armées secrètes de l’Otan. (..)

Silvia Cattori : Qu’en est-il aujourd’hui ? Ces armées clandestines seraient-elles toujours actives ? Y aurait-il des structures nationales secrètes qui échappent au contrôle des États ?

Daniele Ganser : Pour un historien, il est difficile de répondre à cette question. On ne dispose pas d’un rapport officiel pays par pays. Dans mes ouvrages, j’analyse des faits que je peux prouver.

Silvia Cattori : Peut-on penser que, après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis et l’Otan a continué de développer la stratégie de la tension et les False flag sur d’autres fronts ?

Daniele Ganser : Mes recherches se sont concentrées sur la période de la Guerre froide en Europe. Mais l’on sait qu’il y a eu ailleurs des False flag où la responsabilité des États a été prouvée. Exemple : les attentats, en 1953, en Iran, d’abord attribués à des communistes iraniens. Or, il s’est avéré que la CIA et le MI6 s’étaient servis d’agents provocateurs pour orchestrer le renversement du gouvernement Mohammed Mossadegh, ceci dans le cadre de la guerre pour le contrôle du pétrole. Autre exemple : les attentats, en 1954, en Égypte, que l’on avait d’abord attribués aux musulmans. Il a été prouvé par la suite que, dans ce que l’on a appelé l’affaire Lavon [20], ce sont les agents du Mossad qui en étaient les auteurs. Ici, il s’agissait pour Israël d’obtenir que les troupes britanniques ne quittent pas l’Égypte mais y demeurent, aussi pour assurer la protection d’Israël. Ainsi, nous avons des exemples historiques montrant que la stratégie de la tension et les false flag ont été utilisés par les USA, la Grande Bretagne et Israël. Il nous faut encore poursuivre les recherches dans ces domaines, car, dans leur histoire, d’autres pays ont également utilisé la même stratégie. »

            En Turquie la contre guérilla turque, JITEM, la direction de la guerre  spéciale  ont commis des crimes contre notre peuple ; malgré cela  dans une étude intitulée l'Official General Report on Turkey (January 2002(23) préparé pour le Conseil de l'Union européenne par le ministère des Affaires extérieures néerlandais, précise que :

[...] le gouvernement turc considère les aspirations nationalistes des Kurdes comme une menace pour l'indivisibilité de l'État turc unifié et comme une cause de division entre les citoyens turcs fondée sur l'ethnie. [...] Appuyer la cause kurde constitue [...] une infraction criminelle en vertu [...] du Code criminel ou [...] de la loi antiterroriste, selon le type d'appui fourni. Les dispositions pénales s'appliquent à tous les Turcs, qu'ils soient d'origine turque ou kurde.Les autorités turques ne s'attardent pas tant au fait qu'une personne soit turque ou kurde qu'à la sympathie qu'elle affiche pour la cause séparatiste. Les autorités turques donnent au séparatisme une définition large qui n'est pas toujours sans équivoque. »

            Cette approche est plus proche est de  celui de Monsieur  Chuck Hagel Sénateur des États-Unis (Nebraska) et membre républicain de la commission sénatoriale des affaires étrangères et du comité sénatorial spécial sur le renseignement. Selon le Monsieur le sénateur Chuck Hagel la menace qui pèse aujourd'hui sur l'OTAN ne provient pas de grandes puissances mais de pays faibles. Le monde ne peut s'offrir le luxe de choisir les défis qu'il veut relever. Terrorisme, pauvreté, maladies endémiques, prolifération des armes de destruction massive, États déstructurés et conflits prolongés en sont les causes complexes et interdépendantes. Le futur succès de l'OTAN sera déterminé par son aptitude à approfondir et à étendre la coopération dans les domaines du renseignement, de l'application des lois, de l'économie, de la diplomatie et de l'action humanitaire, notamment au Grand Moyen-Orient. On se demande quelle est l’avis  du  sénateur américain sur la déportation forcée de 6000 000 kurdes  et la destruction de 4000 villages  au Kurdistan Nord. Est-ce  que les forces militaires  armées turques  ou les revendications légitimes du Peuple du Kurdistan  menacent  le OTAN ? Monsieur Chuck Hagel fait la références  de la diplomatie de Monsieur Kissinger que  nous avons longuement  critiqué dans une autre recherche :La pérennité et l'objet de l'Alliance atlantique ont toutefois été bien saisis par Henry Kissinger, qui note dans son ouvrage intitulé Diplomatie ajoute le sénateur Hagel.

« Les architectes de l'Alliance atlantique auraient été incrédules si on leur avait dit que la victoire dans la guerre froide viendrait jeter des doutes sur l'avenir de leur création. Il était évident pour eux que le prix de cette victoire serait un partenariat atlantique durable. C'est au nom de cet objectif que se sont livrées et qu'ont été remportées certaines des batailles politiques décisives de la guerre froide. Dans ce processus, l'Amérique était liée à l'Europe par des institutions consultatives permanentes et par un système de commandement militaire intégré, structure d'une ampleur et d'une durée uniques dans l'histoire des coalitions. » Mr Chuck Hagel écrit  que «  La lutte dans laquelle nous sommes engagés aujourd'hui est une lutte mondiale qui se livre dans des conditions différentes de celles des affrontements ou des alliances militaires des époques précédentes. Il ne s'agit plus du choc traditionnel entre deux armées qui combattent pour acquérir ou défendre des territoires. La progression doit se faire à l'intérieur des pays, sur le terrain des droits de l'homme, de la bonne gouvernance et de la réforme économique, au-delà de la force militaire, avant que nous puissions espérer une sécurité et une stabilité durables. » mais cette approche Mr Chuck Hagel ,est contradictoire par rapports aux revendications légitimes   du Peuple du Kurdistan Nord  qui lutte pour les droits fondamentaux de l’homme ; en face duquel la Turquie  soutenu par l’OTAN.  L’armée turque  a été financée par l’OTAN  contre la lutte  légitime  du Peuple de Kurdistan. Je pense qu’il est impossible de fonder sur cette base politique l’avenir de  du Moyen et du Proche Orient. Selon le sénateur américain Mr Chuck Hagel  « Le président Bush a proposé un plan pour le Grand Moyen-Orient qui est de portée potentiellement historique et qui reflète l'importance stratégique de cette région pour la politique étrangère des États-Unis. Le soutien de l'Amérique à la liberté au Grand Moyen-Orient doit s'accompagner de programmes opérationnels de partenariat avec les populations et les gouvernements de la région afin de promouvoir une démocratisation politique et une ouverture économique. L'OTAN est d'une importance essentielle pour le succès de cette entreprise. (..)La Turquie est également une charnière culturelle et géographique avec le monde arabe et islamique. En rapprochant d'elle la Turquie, l'Alliance atlantique augmentera ses chances d'encourager la poursuite des réformes politiques et économiques et accroîtra les possibilités de règlement des différends impliquant ce pays. Si nous repoussions la Turquie, nous irions à l'encontre de nos intérêts qui sont liés à la paix et à la stabilité de toute la région. » (25) C’est le fondement du discours du Général  Yasar Buyukkanit.

            Pour  Anthony Cordesman Chercheur principal et titulaire de la chaire de stratégie Arleigh A. Burke, Centre d'études stratégiques et internationales « Si des raisons impérieuses poussent les membres de l'Alliance à coopérer à l'instauration de la sécurité dans le Grand Moyen-Orient, cela nécessite une évaluation réaliste des diverses politiques nationales, une réelle compréhension des problèmes politiques et socio-économiques de la région, et un engagement à éliminer les causes profondes qui sous-tendent l'instabilité, la violence et le terrorisme. »

      Du fait  que le  grand marché pétrolier du Kurdistan représente un facteur déterminant de la géopolitique  du Moyen Orient avec ses sources naturelles, cette particularité   attire l’attention des grandes  puissances dans  le but du nouveau partage de ses richesses principales de notre pays. Cet aspect  a été interprété par le chercheur Antony Cordesman de la manière suivante

 «  Le Grand Moyen-Orient présente un intérêt stratégique vital en matière de sécurité nationale pour l'Europe comme pour les États-Unis. Les nations industrialisées du monde deviennent de plus en plus dépendantes d'une économie mondiale alimentée par les exportations énergétiques du Moyen-Orient »  Selon Cordesman, « La population totale du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord est passée de 78,6 millions d'habitants en 1950 à 307,1 millions en 2000. Selon des projections conservatrices, elle atteindra 376,2 millions en 2010, 522,3 millions en 2030 et 656,3 millions en 2050. Cette croissance épuisera les ressources naturelles en eau, imposera une dépendance permanente vis-à-vis des importations alimentaires et portera le chiffre de la population active jeune (groupe des 15 à 30 ans) de 20,5 millions en 1950 à 145,2 millions en 2050. Avec plus de 40 % de la population de la région aujourd'hui âgée de 14 ans ou moins, il y aura des contraintes énormes sur les systèmes sociaux, éducatifs, politiques et économiques. » (26)

 Nous sommes en face d’une problématique historique des forces colonialistes et impérialistes et les explications de la  Conférence du Bilderberg tenue  à  Istanbul  du  31 mai au 3 juin mettent en évidence une autre vision  du Grand Projet du Moyen Orient : A côté du bourbier en Irak, les problèmes d’énergie continuent de dominer les discussions du Bilderberg. Le pétrole et le gaz naturel sont des ressources finies non renouvelables. Une fois utilisées, elles ne peuvent être reconstituées. Au fur et à mesure que le monde tourne et que les ressources de pétrole et de gaz naturel se réduisent nous avons dépassé la moitié des possibilités de production et de découverte de pétrole. En effet, alors que la demande explose spectaculairement, en particulier avec les économies indienne et chinoise en plein essor qui veulent tous les accessoires et les privilèges de la manière de vivre des Américains, nous découvrons moins de pétrole que nous en produisons. A partir de maintenant, la seule chose qui est sûre est que l’offre continuera de baisser et que les prix continueront de monter. Dans ces conditions, un conflit mondial est une certitude physique. La fin du pétrole signifie la fin du système financier mondial, une chose qui a déjà été reconnue par le Wall Street Journalet le Financial Times, deux membres à plein temps du cercle d’initié du Bilderberg. Le rapport de Goldman Sachs sur le pétrole [un autre membre à plein temps de l’élite du Bilderberg], publié le 30 mars 2005, a augmenté la fourchette de prix du pétrole pour l’année 2005-2006 de $55-$80 le baril à $55-$105. Lors de la rencontre de 2006, les Bilderbergers ont confirmé que leur estimation du haut de la fourchette de prix pour le pétrole, pour 2007-2008, continue d’osciller entre $105-$150/le baril.

Quant à Nicholas  Burns Ambassadeur des États-Unis auprès de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)il pense que  lors  prochain sommet de l'OTAN à Istanbul et au-delà, les États-Unis envisagent l'adoption de cinq objectifs ambitieux : l'augmentation des troupes et des ressources afin de renforcer la présence de l'OTAN en Afghanistan ; l'attribution à l'OTAN d'un rôle bien défini en Irak ; l'expansion de l'engagement de l'OTAN au Grand Moyen-Orient ; l'amélioration des relations entre l'OTAN et l'Union européenne . Parmi  de cinq objectifs des USA  le premier consiste à l’aide  au peuple afghan ; à ce sujet Madame l’Ambassadeur Victoria Nuland avait expliqué que « L’ordre du jour américain pour le Sommet de Riga n’est un secret pour personne. D’abord et avant tout, les États-Unis espèrent édifier avec leurs Alliés et Partenaires de l’OTAN une alliance qui assure la sécurité dans la défense de leurs valeurs, pas seulement à domicile, mais partout où cette sécurité ou ces valeurs peuvent être menacées et chaque fois que l’OTAN constitue l’instrument adéquat pour faire face aux nouveaux défis. » (27); le second  consiste à «  examiner «comment préparer le terrain en vue de l'attribution d'un rôle accru à l'OTAN en Irak »En troisième lieu, l'OTAN devrait accroître son engagement auprès des États arabes et d'Israël afin de les aider à décider de la voie par laquelle ils s'orienteront vers un avenir plus pacifique dans le Grand Moyen-Orient. Le quatrième objectif est celui de l'amélioration des relations entre l'OTAN et l'Union européenne (UE), ces deux grandes institutions responsables de l'avenir de l'Europe. Le  cinquième objectif est de fortifier les relations de l'OTAN avec la Russie. » (28)

Dans ces circonstances quel sera le statut du Kurdistan et  l’avenir du Peuple du Kurdistan et les autres peuples du Moyen Orient?

La vérité c’est que  le peuple du Kurdistan constitue une nation  à part entière, le quatrième en importance dans la région, estimé de nos jours, sans doute, près de 40 millions un peu plus de la moitie, près de 18 millions, vivent en Turquie où l’armée turque a détruit 4000 villages et a forcé à la déportation 600000 kurdes. Tous ont fort sentiment d’identité nationale, une langue une culture, une histoire Qui leur propres, et une patrie, je devais dire un pays, qui fut leur durant des millénaires, où ils représentaient une large majorité de la population. Après l’arrivée au pouvoir de Mustafa Kemal, le Kurdistan a été partagé entre plusieurs états nations unitaires, qui poursuivent contre les Kurdes, sous différentes formes et à des degrés véritables, une politique d’oppression nationale et de sous-développement, tentant à une totale élimination ou à leur assimilation forcée en tant que peuple distinct. C’est parce qu’ils ont été placés, contre leur gré et sans avoir été consultés, sous la juridiction de tels états -nations totalitaires, que les Kurdes se battent pour l’autodétermination, pour une forme d’état dans le cadre du fédéralisme qui consacrait leur identité nationale et leur garantirait un progrès économique et social.

En effet, le Kurdistan, est assimilé à une colonie, militairement occupée et économiquement exploitée sans même qu’un statut colonial lui soit reconnu par l’ONU. Effectivement, on peut dire que c’est une colonisation pratiquée, en dehors de tout contrôle international par des systèmes totalitaires dans les faits, pire que le colonialisme classique tel qu’il était exercé autrefois par les puissances occidentales »(....) « Cette situation conséquence de trois quarts de siècle de révoltes, de répressions et da massacres,demeure encore assez méconnue,sinon ignorée de l’opinion internationale: Une Etrange conspirations de silence n’a cessé de dissimuler ce génocide. Les divers appels à l’ONU, aux Etats, à la conscience universelle lancés par ce peuple opprimé, voué à l’extermination, n’ont recueilli jusqu’à présent aucun échos.  (29).Officiellement il n’ y a ni Kurdes, ni Question Kurde en Turquie. Un génocide identique a lieu depuis 1992, dans le Kurdistan de Turquie, conte la population kurde civile, de part la volonté du Conseil National de Sécurité Turc et sous l’égide de la Loi Anti Terroriste d’avril 1991. La Turquie est indiscutablement régie par des lois. Dois- je ajouter que  Allemagne hitlérienne était législateur? Le Préambule, §3, de la Déclarations Universelle des Droits de l’Homme déclare la chose suivante:Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’Homme, soient protégés par une régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. ». La Loi se devant d’être fondée sur les grands principes de justice et d’équité toute rébellion contre la tyrannie est légitime. C’est dans ce sens que le peuple du Kurdistan Nord  mène la lutte de libration Nationale contre l’armée colonialiste et fasciste de Turquie pour libérer le Kurdistan  de Jung colonial turc  comme le Général De Gaulle qui avait mené la lutte armée contre l’occupation fasciste hitlérienne et contre le nazisme pour la libération de la France. Mais les nazis ont accusé le Général Charles De Gaulle et les résistants français comme «terroristes », alors que les terroristes étaient des nazis. Aujourd’hui au nom de quoi les représentants  de l’OTAN  pratique l’injustice contre les Kurdes qui ont été persécutés par le régime fasciste turc qui ont fui l’oppression? Cette Pratique ne représente pas la participation de la responsabilité juridique des pays de l’OTAN directe à l’injustice  dont le Peuple Kurde a fait l’objet?

  les Kurdes, peuple sans état, ne sont pas sujet de droit pour la législation internationale, en tant que communauté ethnoculturelle à part entière, ainsi que tout peuple en durant les même conditions. Ils ne peuvent s’adresser eux-mêmes aux organes de l’ONU, à l’Assemblée Générale, Au Conseil de Sécurité ou au Conseil Economique et Social (CEOSOC) pour que justice soit leur rendue. Officiellement, les nations Unies ignorent l’existence des Kurdes, considérés comme citoyens de Turquie d’Iran,  de Syrie ou peut être de Russie soumis comme tels aux lois intérieures des états souverains auxquels ils appartiennent. Ces Etats sont maîtres de leur législation et de leur police, les Etats membres de l’ONU, représentés par leurs gouvernements respectifs, peuvent être démocratiques, plus au moins démocratiques, dictatoriaux, coupables de grave violations des droits de l’Homme, ou même de génocide, cela est sans importance. Aussi longtemps que de telles violations ne seront pas officiellement reconnues, leurs auteurs continueront de jouir pleinement de leur appartenance au Club, avec toute la considération qui leur est due de la part des Ministères européens. Seuls les états peuvent demander à porter une question à l’ordre du Jour auprès des organes de l’ONU, ce qui est une décision politique en soi. Les membres de l’organe, par un autre votre dans lequel interviendront des considérations commerciales, diplomatiques, stratégiques et autres pourront accepter ou non cette question soit mise à l’ordre du jour.

Depuis l’adoption de la Déclaration à l’O.N.U.sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux démontrent à l’évidence chaque fois que les peuples ont résisté aux pressions du néocolonialisme, ceux-ci ont triomphé et ont été libérés. L’article 1er de la Déclaration d’Octroi de l’indépendance des pays et des Peuples Colonisés, du 4 décembre 1960, mentionne « La sujétion des peuples à une soumission, domination et exploitation étrangères constituant un déni des droits humains fondamentaux, est contraire à la Charte des nations Unies et est une entrave à l’avancée de la paix dans le monde et à son entraide » L’article de cette déclaration poursuit de même: «  Tous les peuples ont droit à l’autodétermination ; en vertu de ce droit ils choisiront librement leurs statu~~ts politiques et mèneront leur développement économique social et culturel~ L’article 4 ajoute« Toute action armée ou mesure répressive et quelque de sorte que ce soit, dirigée à l’encontre des peuples non indépendants doit cesser, afin de  leur permettre d’exercer librement et pacifiquement leur droit à une complète indépendance, et l’intégrité de leur territoire national doit être respectée.»

Mais pourquoi les Nations Unies devraient-elles aider à la libération des seuls peuples et territoires placés sous domination occidentale ou européenne? Pourquoi le colonialisme serait-il seulement la faute d’un certains nombre de puissances européennes industriellement avancées? C’est pourquoi nous appelions habituellement le colonialisme officiel, l’autre forme étant, telle qu’on peut la trouver dans des Etats du Tiers Monde, celle du colonialisme honteux. .Le droit à l’autodétermination, défini par l’ONU et par une doctrine approfondi, est universel. Car le droit des peuples et des nations à l’autodétermination est devenue un principe universellement reconnu du droit international. ll signifie non seulement le droit de chaque peuple à élire la forme de direction étatique qu’il considère comme convenant le mieux à son développement, mais aussi l’obligation des autres Etats et peuples à prêter au peuple en question assistance dans la réalisation de son droit à l’autodétermination. 

La question qui se pose  quelle est la responsabilité des Etats au Conseil de Sécurité des Nations Unies vis à vis de la situation du Kurdistan conformément à la Charte des Nations Unies et à la Déclaration sur le progrès et le développement ainsi qu’aux deux Protocoles additionnels aux Conventions de Genève du 12 août 1949 adoptés en 1977 représentent un incontestable progrès du droit humanitaire? 

Le Protocole I, relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux, a reconnu comme tels « les conflits armés dans lesquels les peuples luttent contre la domination coloniale et loccupation étrangère et contre les régimes racistes dans lexercice du droit des peuples à disposer deux-mêmes, consacré dans la Charte des Nations Unies. » Alors quelle est la politique de la France en matière de la Question Kurde?

Le Protocole II est relatif aux conflits armés non internationaux  et sappliquent aux conflits qui se déroulent sur le territoire dune Haute Partie contractante entre ses forces armées et des forces armées dissidentes ou des groupes armés organisés qui, sous la conduite dun commandement responsable, exercent sur une partie de son territoire un contrôle. »

Deuxièmement,le premier chapitre de la Charte des Nations Unies selon lequel lun des buts des Nations Unies est de développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de légalité des droits des peules et de leur droit à disposer deux- mêmes. Autrement dit «  le droit à disposer deux-mêmes pour tous les peuples et le respect universel et effectif des droits de lhomme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou religion. Cela favorise les Nations Unies en Vue de créer les conditions de stabilité et bien-être nécessaires pour assurer entre les nations des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect du principe de légalité des droits des peuples et de leur à disposer eux-mêmes. » Il faut insister sur le droit à lauto détermination de la nation Kurde.

Troisièmement, le document fondamental qui contient la définition universellement admise du développement est la Déclaration sur le progrès et le développement dans le domaine social, adoptée par lAssemblée Générale de lO.N.U. en 1969.Elle proclame: « Le développement et le progrès dabs le domaine social sont fondés sur le respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine et doivent assurer la promotion des droits de lhomme ainsi que la justice sociale, ce qui exige: 

a)   Lélimination immédiate et définitive de toutes les formes dinégalité, dexploitation des peuples et des individus, du colonialisme, du racisme y compris le nazisme et lapartheid et de toute autre politique et idéologie contraires aux buts et aux principes des Nations Unies;  A ce sujet le discours du Général  Buyukkanit  et du Président de l’Etat Turc Ahmet Nectar Sezer  sont complètement racistes et fascistes.

b)    La reconnaissance et la mise en oeuvre effective des droits Civils et politiques ainsi que des droits économiques, sociaux et culturels sans aucune discrimination. Si les obstacles fondamentaux rencontrés dans la voie du développement dans le monde contemporain, sont linégalité,  lexploitation, la guerre, le colonialisme et le racisme, alors comment labolition de ces obstacles est possible pour le Kurdistan qui est un pays de 34 millions dhabitants dont la langue et la culture sont interdites? Comment cela est possible alors quil est morcelé, colonisé par quatre Etats colonialistes, militairement occupé, économiquement exploité sans même quun statut colonial lui soit reconnu par lONU? Autrement dit comment cela est possible sans la création des conditions pour la défense du droit à lautodétermination de la nation Kurde y compris la fondation de son propre Etat?

En effet l’ONU cherche à s’adresser à tout ce qui peut être à l’origine d’un conflit. La prévention des conflits et la promotion de la paix prennent pour cela des formes variées. Tout ce travail de l’ONU est devenu d’autant plus nécessaire que depuis la seconde guerre mondiale, les armes se sont encore perfectionnées et sont devenues encore plus dangereuses. Si l’Etat turc veut saisir l’ONU pour intervenir, il y aura un recours devant de Conseil de  Sécurité de l’ONU en vertu de la déclaration  de l’ONU 1960. Ce n’est pas seulement la question  de l’ingérence au Kurdistan Sud ; mais en même temps de retirer  toutes  ses forces armées turques sur le territoire du Kurdistan Nord et les forces armées iraniennes et Syriennes doivent quitter le Kurdistan. Nous savons que le Conseil de sécurité de l’ONU reste quand même le principal organe des Nations Unies dont le rôle est la résolution des conflits et le maintien de la paix. Il se compose de quinze membres, dont cinq membres permanents – la Chine, les États-Unis, la Fédération de Russie, la France et le Royaume-Uni, et de dix membres élus par l’Assemblée Générale pour deux ans.  Lorsque le Conseil de sécurité est saisi d’un problème qui peut constituer une menace à la paix et à la sécurité internationale, il doit premièrement tenter de le régler de façon pacifique. Ainsi, il est arrivé au conseil de servir de médiateur ou encore, dans le cas de conflits armés, de proposer un cessez-le-feu. Le Conseil peut aussi renforcer ses décisions en mettant en place un régime de sanctions. Selon le rapport « ‘Nous les peuples’… » Les sanctions sont un moyen pour le Conseil de faire appliquer ses décisions et constituent une étape entre la simple condamnation et le recours à l’intervention armée. Il peut s’agir d’embargo sur les armes, de restrictions commerciales et financières, d’une interruption des relations aériennes et maritimes ou encore d’un isolement diplomatique. Toutefois, le Conseil peut aussi opter pour des mesures faisant appel à plus d’hommes et de matériel, comme les opérations de maintien de la paix.  En deuxième lieu ; Monsieur  Zebari  a proposé  des négociations ; si la Turquie réclame les intérêts  sur les villes de Mousoul et Kerkouk ; elle doit  respecter  le droit à l’autodétermination du Peuple du Kurdistan Nord ; dans les cas la Turquie ; l’Iran ; La Syrie seront  perdantes.

En ce qui concerne  l’Union Européenne ; .Le maintient de la paix et le renforcement de la sécurité internationales constituent des buts prioritaires pour l’action de l’UE. Toutefois, le plus important de l’effort à faire ne peut se concentrer sur la seule dimension militaire puisque la sécurité et la paix exigent qu’on « ne ferme pas les yeux sur les injustices criantes qui existent dans le monde ». De plus, l’UE-puissance « veut faire évoluer les rapports dans le monde de sorte qu’ils produisent des avantages pas uniquement pour les pays riches, mais aussi pour les pays les plus pauvres » et « veut encadrer la mondialisation selon les principes de l’éthique, c’est à dire l’ancrer dans la solidarité et le développement durable »[3]0. D’autre part, on ne peut que constater que l’UE dispose aujourd’hui d’instruments stratégiques variés – diplomatiques, économiques, culturels et militaires – lui permettant d’avoir un rôle de « puissance de type nouveau » dans la régulation du système international et de contrebalancer ainsi la puissance hégémonique des EUA[4].

Or, précisément, un des moyens de contrebalancer, mais aussi d’influencer les EUA dans la régulation multilatérale de la sécurité mondiale, consiste en un développement des politiques de prévention des conflits.

 

La prévention des conflits est aujourd’hui une des grandes préoccupations aussi bien des États que des organisations internationales[5] : « le défaut de prévention peut avoir de vastes répercussions et coûts importants à l’échelle internationale. Par ailleurs, la réussite de la prévention nécessite souvent – et dans bien des cas exige – un appui résolu de la communauté internationale. Cet appui peut prendre diverses formes. Il peut consister en une aide au développement et en d’autres actions susceptibles de contribuer à éliminer les causes profondes d’un conflit potentiel ; il peut s’agir d’un soutien aux initiatives prises localement pour promouvoir la bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme ou l’Etat de droit ; ou il peut prendre la forme de missions de bons offices, d’efforts de médiation et d’autres actions destinées à favoriser le dialogue ou la réconciliation. Dans certains cas, l’appui international aux efforts de prévention peut prendre la forme de mesures d’incitation ; dans d’autres, il peut s’agir du recours à des mesures contraignantes, voire punitives. »[6]. En fait, l’Union européenne essaye, depuis quelques années, de mettre en oeuvre ses instruments stratégiques (politique commerciale, coopération, aide au développement, aide humanitaire...) en vue de jouer un rôle de prévention dans le monde[7]. Cette dimension de la politique externe de l’UE connut dernièrement des développements de grande importance. En témoignent le rapport Solana – Patten, présenté au Conseil européen de Nice, le 30 novembre 2000, intitulé « Améliorer la cohérence et l’efficacité de l’action de l’UE dans le domaine de la prévention des conflits » ; la « Communication de la Commission sur la prévention des conflits » du 11 avril 2001 ; ou, encore, le « Programme de l’UE pour la prévention des conflits violents », adopté par le Conseil européen de Goteborg, en 15 et 16 juin 2001.

 

En attendant les futures actions prévues par ce dernier Programme, nous ne pouvons que souligner l’importance de l’effort mené à fin de consolider la cohérence dans l’utilisation des instruments dont dispose l’UE, de façon à garantir une approche transversale de toutes les questions de sa politique externe. D’autre part, il nous faut faire le constat de la nécessité de la création de nouveaux instruments « dans des domaines tels que les compétences en matière de droits de l’homme et de démocratie... permettant le désarmement, la maîtrise des armements, leur contrôle et leur non-prolifération... ». Enfin, nous tenons à souligner que le modèle sécuritaire adopté semble fidèle  à l’esprit de l’article 55 de la Charte des Nations unies, précisant que le maintien de la paix et de la sécurité internationale exigent la promotion « des conditions de stabilité et de bien-être nécessaires pour assurer entre les nations des relations pacifiques et amicales »[8].

 

L’UE considère donc qu’il est essentiel, sur le plan de la prévention des conflits, de trouver des solutions aux problèmes internationaux d’ordre social, économique, culturel, environnemental, éducatif, sanitaire et autres, et de promouvoir le respect universel des droits de l’homme[9].

 

Il s’agit donc d’une approche  kurde ; globale de la sécurité internationale que pourra correspondre  à la politique du  Président du Kurdistan .M. Barzani  avec notre exigence suivante/

«  La Charte des Nations Unies, déclarées résolues à proclamer à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, et à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

Consciente de la nécessité de créer des conditions de stabilité et de bien-être et des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect des principes de l'égalité des droits et de la libre détermination de tous les peuples, et d'assurer le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion,

Reconnaissant le désir passionné de liberté de tous les peuples dépendants et le rôle décisif de ces peuples dans leur accession à l'indépendance,

Consciente des conflits croissants qu'entraîne le fait de refuser la liberté à ces peuples ou d’y faire obstacle, qui constituent une grave menace à la paix mondiale,

Considérant le rôle important de l'Organisation des Nations Unies comme moyen d'aider le mouvement vers l’indépendance dans les territoires sous tutelle et les territoires non autonomes,

Reconnaissant que les peuples du monde souhaitent ardemment la fin du colonialisme dans toutes ses manifestations,

Convaincue que le maintien du colonialisme empêche le développement de la coopération économique internationale, entrave le développement social, culturel et économique des peuples dépendants et va à l'encontre de l'idéal de paix universelle des nations Unies,

Affirmant que les peuples peuvent, pour leurs propres fins, disposer librement de leurs richesses et ressources naturelles sans préjudice des obligations qui découleraient de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l'avantage mutuel, et du droit international,

Persuadée que le processus de libération est irrésistible et irréversible et que, pour éviter de graves crises, il faut mettre fin au colonialisme et à toutes les pratiques de ségrégation et de discrimination dont il s’accompagne,

Se félicitant de ce qu'un grand nombre de territoires dépendants ont accédé à la liberté et à l’indépendance au cours de ces dernières années, et reconnaissant les tendances toujours plus fortes vers la liberté qui se manifestent dans les territoires qui n'ont pas encore accédé à l’indépendance,

Convaincue que tous les peuples ont un droit inaliénable à la pleine liberté, à l'exercice de leur souveraineté et à l'intégrité de leur territoire national,

Proclame solennellement la nécessité de mettre rapidement et inconditionnellement fin au colonialisme sous toutes ses formes et toutes ses manifestations ;

Et à cette fin,  Déclare ce qui suit :

1. La sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l'homme, est contraire à la Charte des Nations Unies et compromet la cause de la paix et de la coopération mondiales.

2. Tous les peuples ont le droit de libre détermination ; en vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique social et culturel.

3. Le manque de préparation dans les domaines politique, économique ou social ou dans celui de l'enseignement ne doit jamais être pris comme prétexte pour retarder l'indépendance.

4. Il sera mis fin à toute action armée et à toutes mesures de répression de quelque sorte qu'elles soient dirigées contre les peuples dépendants, pour permettre à ces peuples d'exercer pacifiquement et librement leur droit à l'indépendance complète, et l'intégrité de leur territoire national sera respectée.

5. Des mesures immédiates seront prises, dans les territoires sous tutelle, les territoires non autonomes et tous autres territoires qui n'ont pas encore accédé à l’indépendance, pour transférer tous pouvoirs aux peuples de ses territoires, sans aucune condition ni réserve, conformément à leur volonté et à leurs vœux librement exprimés, sans aucune distinction de race, de croyance ou de couleur, afin de leur permettre de jouir d'une indépendance et d'une liberté complètes.

6. Toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l'unité nationale et l'intégrité territoriale d'un pays est incompatible avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies.

7. Tous les Etats doivent observer fidèlement et strictement les dispositions de la Charte des Nations Unies, de la Déclaration universelle des droits de l'homme et de la présente Déclaration sur la base de l'égalité, de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et du respect des droits souverains et de l'intégrité territoriale de tous les peuples » y compris le Peuple du Kurdistan.

 

 

Dr Ali KILIC

Paris le 13 juin 2007

Bibliographie

(1)  Bernard Kouchner, Le Nouvel Observateur du 19 Février 2004

(2), Déclaration de Jaap de Hoop Scheffer; Site  de l’OTAN

(3)-Le Monde ; 3-06-2007,

(4), Mehmet Yasar Buyukkanit Discours  en date du 31-05-2007 ; Site internent  www.tsk.tr

(5)  Les délégués au Bilderberg 2007 - Istanbul, Turquie, du 31 mai au 3 juin 

                         Liste des participants, par ordre alphabétique:

-         George Alogoskoufis Ministre grec de l’économie et des finances
-
Ali Babacan Ministre turc des affaires étrangères
-
Edward Balls Economic Secretary to the Treasury, Grande Bretagne
-
Francisco Pinto Balsemão PDG Impresa, ex premier ministre du Portugal
-
José Manuel Barroso President de la Commission Européenne
-
Queen Beatrix Reine des Pays-Bas
- Prince Bernhard Co-fondateur du Groupe de Bilderberg, ancien officier SS, époux de la Reine Beatrix
- Franco Bernabé Vice-président de Rothschild Europe
-
Nicolas Beytout Rédacteur en chef du journal Le Figaro
-
Carl Bildt Former Prime Minister (Sweden)
-
Hubert Burda PDG de Hubert Burda Media Holding (Belgique)
-
Philippe Camus PDG de EADS
-
Henri de Castries PDG d’AXA
-
Juan Luis Cebrian PDG du groupe PRISA media group (Espagne)
-
Kenneth Clark Député de Grande Bretagne
-
Timothy C. Collins PDG de Ripplewood Holdings LLC (USA)
-
Bertrand Collomb PDG de Lafarge
-
George A. David PDG de Coca-Cola
- Etienne Davignon Président du Groupe de Bilderberg, président et fondateur de l’European Round Table (lobbie des multinationales européennes auprès de la Commission Européenne), ex vice-président de la Commission Européenne, membre de la Commission Trilatérale, membre du directoire du think tank Centre for European Policy Studies, ancien ministre belge des affaires étrangères, président de l’Association pour l’union monétaire en Europe, premier président de l’Agence Internationale de l’Energie, président de la Société Générale de Belgique, vice-président de Suez-Tractebel, administrateur de Kissinger Associates, Fortis, Accor, Fiat, Suez, BASF, Solvay, Gilead, Anglo-american Mining, entre autres…
-
Kemal Dervis Administrateur de UNDP (Turquie)
-
Anders Eldrup President de DONG A/S (Danemark)
-
John Elkann Vice-président de Fiat 
-
Martin S. Feldstein Président du National Bureau of Economic Research (USA)
-
Timothy F. Geithner President de la FED (banque centrale américane) de New York
-
Paul A. Gigot Editorialiste au Wall Street Journal
- Dermot Gleeson PDG de AIB Group
-
Donald E. Graham PDG du Washington Post
-
Victor Halberstadt Professeur d’économie à l’université de Leiden (Pays-Bas) et ex secrétaire général des meetings du Bilderberg
-
Jean-Pierre Hansen PDG de Suez-Tractebel
-
Richard N. Haass President du Council on Foreign Relations (CFR)
-
Richard C. Holbrooke Vice-président de Perseus LLC
-
Jaap G. Hoop de Scheffer Secretaire Général de l’OTAN
-
Allan B. Hubbard Conseiller de Bush pour la politique économique, et directeur du National Economic Council
-
Josef Joffe Rédacteur en chef du journal allemand Die Zeit
-
James A. Johnson Directeur général adjoint de Perseus LLC
-
Vernon E. Jordan Jr.Senior Managing Director de la banque Lazard Frères
- Anatole Kaletsky Editorialiste du journal The Times
-
John Kerr of Kinlochard Président de Royal Dutch Shell plc (the Netherlands)
-
Henry Kissinger Président de Kissinger Associates, ministre des affaires étrangères de Nixon (placé auprès de lui par Rockefeller)
-
Mustafa V. Koç Président de Holding A.S. (Turquie)
- Fehmi Koru Journaliste à Yeni Safek (Turquie)
-
Bernard Kouchner Ministre français des Affaires étrangères
-
Henry R. Kravis Founding partner de Kohlberg Kravis Roberts & Co. (USA)
-
Marie-Josée Kravis Membre de la direction de l’Hudson Institute (USA)
-
Neelie Kroes Commissaire européenne à la concurrence
-
Ed Kronenburg Directeur du Private Office au quartier général de l’OTAN
-
William J. Luti Conseiller spécial de Bush pour la politique de défense, et stratège au National Security Council (NSC)
-
Jessica T. Mathews Presidente du think tank Carnegie Endowment for International Peace
-
Frank McKenna Administrateur du Carlyle Group, ex ambassadeur du Canada aux Etats-Unis
-
Thierry de Montbrial Président de l’IFRI (think tank français de politique internationale)
-
Mario Monti Ex Commissaire européen au marché intérieur, président de l’Université Luigi Bocconi de Milan
-
Craig J. Mundie Ingénieur en chef, reponsable des stratégies avancées de Microsoft
-
Egil Myklebust Président du directoire de SAS Norsk Hydro (Norvège)
-
Matthias Nass Editorialiste du journal allemand Die Zeit
-
Adnrzej Olechowski Leader Civic Platform (Poland)
-
Jorma Ollila PDG de Nokia
-
George Osborne Futur ministre des finances britannique en cas de victoire es Conservateurs
-
Tommaso Padoa-Schioppa Ministre des finances de l’Italie
-
Richard N. Perle Membre de l’American Enterprise Institute for Public Policy Research (think tank américain)
-
Heather Reisman PDG de Indigo Books & Music Inc. (Canada)
- David Rockefeller Grand banquier (ex PDG de la Chase Manhattan Bank), co-fondateur du Groupe de Bilderberg, président du CFR, président et co-fondateur de la Commission Trilatérale
- Matías Rodriguez Inciarte Vide-président exécutif du groupe Santander Bank (Espagne)
-
Dennis B. Ross Directeur du Washington Institute for Near East Policy (think tank américain pour la politique étrangère au Moyen-Orient)
-
Otto Schily Député allemand, ex ministre de l’Intérieur, membre du Committee on Foreign Affairs
-
Jürgen E. Schrempp Ex-PDG de Daimler Chrysler
-
Tøger Seidenfaden Rédacteur en chef du journal Politiken (Danemark)
-
Peter D. Sutherland PDG de BP et administrateur de Goldman Sachs
-
Giulio Tremonti Ex ministre des finances de Berlusconi, vice-président du parlement italien
-
Jean-Claude Trichet Gouverneur de la Banque Centrale Européenne
-
John Vinocur Journaliste en chef à l’International Herald Tribune
-
Jacob Wallenberg PDG de la banque Investor AB
-
Martin H. Wolf Journaliste économique au Financial Times
-
James D. Wolfensohn Ex-président de la Banque Mondiale
-
Robert B. Zoellick Sécrétaire d’état et négociateur américain au commerce
-
Klaus Zumwinkel Président du directoire de Deutsche Post
-
Adrian D. Wooldridge Journaliste du magazine The Economist

6-Le Quartier Général  de Djoumali ,Bulletin de ‘Assocation des Bibliothéque de Turquie ; 1954 ; Volume ; I N°2 ; Ankara  et in ; Œuvres Completes; Tome I ; p.32;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

 

-7- Mustafa K-emal ; Œuvres Completes; Tome I ; p.57 ;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

8- Mustafa K-emal ; Œuvres Completes; Tome I ; p.151  ;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

9- Mustafa K-emal ; Œuvres Completes; Tome I ; p.161-163  ;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

10-  VON DER GOLTZ PATROUILLES INDEPENDANTES. TACTIQUE NOUVELLE NECESSITEE PAR LES ARMES A LONGUE PORTEE ET LA POUDRE SANS FUMEE. TRAD. AVEC L'AUTORISATION DE L'AUTEUR PAR E. JAEGLE

Edité par HINRICHSEN paru en 1890 ; traduit et publié  en français en 1893.

11- Mustafa K-emal ; Œuvres Completes; Tome I ;   ;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

12- Mustafa Kemal ; Œuvres Completes; Tome I ;   ;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

13-Evin Cicek; Etudes sur l’armée turque ;

14-Bernard Dorin, Les Kurdes; Destin Héroique; Destin Tragique; Editions

                               Linges de repères; 2005; Paris

[5] Stay behind (qui veut dire : rester derrière en cas d’invasion soviétique) est le nom donné aux structures clandestines entraînées pour mener une guerre de partisans.

[16] Gladio désigne l’ensemble des armées secrètes européennes qui étaient sous la direction de la CIA.

[17] Président du Conseil des ministres, membre de la démocratie chrétienne.

[18] « Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio » document du 26 février 1991, Bibliothèque du Réseau Voltaire.

[19] « 1980 : carnage à Bologne, 85 morts », Réseau Voltaire, 12 mars 2004.

[20] « La France autorise l’action des services US sur son territoire » par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 8 mars 2004.

[21] Affaire Lavon, du nom du ministre de la Défense israélien qui a dû démissionner quand le Mossad a été démasqué comme ayant trempé dans ces actes criminels

23- l'Official General Report on Turkey (January 2002

24  Chuck Hagel Sénateur des États-Unis (Nebraska) et membre républicain de la commission sénatoriale des affaires étrangères et du comité sénatorial spécial sur le renseignement. Les Objectifs de politique étrangère des États-Unis,  Juin ; 2004

25- Anthony Cordesman Chercheur principal et titulaire de la chaire de stratégie Arleigh A. Burke, Centre d'études stratégiques et internationales in  Les Objectifs de politique étrangère des États-Unis,  Juin ; 2004

26 ; Anthony Cordesman ,ibid

(27) Exposé de Madame l'Ambassadeur Victoria  Nuland devant le Cercle Manfred Woerner, le 23 octobre 2006 à Bruxelles, en Belgique

28 Nicholas  Burns Ambassadeur des États-Unis auprès de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN in in  Les Objectifs de politique étrangère des États-Unis,  Juin ; 2004

29)Dr Ali KILIC,Revue Révolution N°467-1989 ; Paris

30 Déclaration de Laeken sur l’avenir de l´UE.

31 Dominique David,  Sécurité: l’après New York, Presses de sciences Po, Paris, 2002, p.98.

32Prévention des conflits armés, rapport du Secrétaire général de l’ONU, New York, 2001.

33La responsabilité de protéger, rapport de la Commission internationale de l’intervention et de la souveraineté des États, Ministère des Affaires Etrangères et du Commerce Mondial, Ottawa, Canada, 2002, p.21.

34 François Janne d’Othée, “L’Union européenne et la prévention des conflits »  in L’Europe et la sécurité internationale, ed. Complexe-GRIP, Bruxelles, 1997, p.63 et s.

35 Nous souhaiterions que cette politique de l’UE ne soit pas exclusivement déterminée par des raisons utilitaristes résultantes de la devise selon laquelle « les EUA combattent, l’ONU alimente, l’EU reconstruit ». Même s’il est vrai que la contribution de l’UE à la reconstruction et à la réhabilitation post-conflictuelle, en Europe centrale et orientale, dans l’ex-Jougoslavie, en Palestine et actuellement en Afghanistan, atteint les 55% et celle des EUA n’atteint même les 10% !

36 Félix Nkundabagenzi, Caroline Paille et Valérie Peclow,  L’Union européenne et la prévention des conflits : concepts et instruments d’un nouvel acteur, GRIP, Bruxelles, 2002.

Il s’agit, encore, d’un excellent rapport du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité de Bruxelles.

 



3-Le Quartier Général  de Djoumali ,Bulletin de ‘Assocation des Bibliothéque de Turquie ; 1954 ; Volume ; I N°2 ; Ankara  et in ; Œuvres Completes; Tome I ; p.32;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

 

-4- Mustafa K-emal ; Œuvres Completes; Tome I ; p.57 ;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

5- Mustafa K-emal ; Œuvres Completes; Tome I ; p.151  ;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

6- Mustafa K-emal ; Œuvres Completes; Tome I ; p.161-163  ;Kaynak Yayinlari 1998; Istanbul

 

[3]0 Déclaration de Laeken sur l’avenir de l´UE.

[4] Dominique David,  Sécurité: l’après New York, Presses de sciences Po, Paris, 2002, p.98.

[5] Prévention des conflits armés, rapport du Secrétaire général de l’ONU, New York, 2001.

[6] La responsabilité de protéger, rapport de la Commission internationale de l’intervention et de la souveraineté des États, Ministère des Affaires Etrangères et du Commerce Mondial, Ottawa, Canada, 2002, p.21.

[7] François Janne d’Othée, “L’Union européenne et la prévention des conflits »  in L’Europe et la sécurité internationale, ed. Complexe-GRIP, Bruxelles, 1997, p.63 et s.

[8] Nous souhaiterions que cette politique de l’UE ne soit pas exclusivement déterminée par des raisons utilitaristes résultantes de la devise selon laquelle « les EUA combattent, l’ONU alimente, l’EU reconstruit ». Même s’il est vrai que la contribution de l’UE à la reconstruction et à la réhabilitation post-conflictuelle, en Europe centrale et orientale, dans l’ex-Jougoslavie, en Palestine et actuellement en Afghanistan, atteint les 55% et celle des EUA n’atteint même les 10% !

[9] Félix Nkundabagenzi, Caroline Paille et Valérie Peclow,  L’Union européenne et la prévention des conflits : concepts et instruments d’un nouvel acteur, GRIP, Bruxelles, 2002.

Il s’agit, encore, d’un excellent rapport du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité de Bruxelles.

 

 

 

 

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