Dr Ali KILIC

Paris le 04-02-2005

 

LIBERTE POUR MIHEMED ELI TICO

 

 

 

              Mihemed Eli Tico , intellectuel  kurde de nationalité syrienne    défenseur des droits de l’homme et des libertés fondamentales  du peuple Kurde est arrêté    le 3 février 2008  par la  police politique syrienne au moment où  La Haute cour de sûreté de l'Etat a condamné quatre autres  intellectuels  Kurdes  à de lourdes peines de prison pour "tentative d'amputation d'une partie du territoire syrien pour l'annexer à un Etat étranger", a annoncé lundi le 04-02-2008 l'Organisation nationale des droits de l'homme de Syrie (ONDHS).

Hamid Souleimane Mohammad et Adnane Mouaïmech ont été condamnés dimanche à dix ans de prison tandis qu'Ibrahim Haj Youssef et Ahmad Hassan Habache se sont vus infliger sept ans d'emprisonnement pour avoir "tenté par des actes, des plans ou des écrits d'amputer une partie du territoire syrien pour l'annexer à un pays étranger", a indiqué l'organisation dans un communiqué.

En Syrie, les détenus kurdes sont systématiquement accusés de vouloir rattacher une partie du territoire syrien à un futur Etat indépendant du Kurdistan.

Le sort de nos compatriotes  est un élément inséparable  de l’ensemble des Peuples du Kurdistan. Nous avons que  les quatre Kurdes avaient été arrêtés en mars 2006 après avoir participé à une manifestation organisée à Afrine, dans le gouvernorat d'Alep (nord) à la veille de la fête kurde du Newroz, et accusés alors d'avoir attaqué une patrouille de sécurité.

L'ONDHS et la Ligue syrienne de défense des droits de l'Homme (LSDDH) ont demandé "la suppression" de ce tribunal d'exception dont les jugements sont sans appel.

La LSDDH a demandé au gouvernement syrien de "prendre des mesures urgentes pour garantir les droits civiques et politiques des accusés" et de "fermer le dossier des détenus politiques en les libérant tous", dans un communiqué.

  La vérité c’est que   l’opinion publique mondiale connaît le sort des  Kurdes au  Kurdistan Sud Est depuis  le 16 mars 2004, date à laquelle  les forces de sécurité syriennes à Qamishlo, à Alep et à Haseke dans le nord, et à Damas ont arrêté ;* des centaines d’hommes, dont des jeunes parfois âgés de quatorze ans, auraient été interpellés à leur domicile. Leurs familles restent sans nouvelles d’eux. Selon Amnesty International, il est à craindre que les personnes ayant trouvé la mort aient été victimes d’homicides délibérés ou d’un recours excessif à la force.

 

« Il est probable que les victimes et les personnes arrêtées ont été prises pour cibles en raison de leur origine kurde, a déclaré Amnesty International. Les détenus risquent d’être soumis à des actes de torture et autres mauvais traitements, d’autant que leur lieu de détention demeure inconnu. »

 

Amnesty International demande qu’une enquête indépendante et impartiale soit diligentée sur ces homicides et que les responsables présumés soient traduits en justice dans le respect des normes internationales d’équité des procès.

 

« Les autorités syriennes doivent informer les personnes concernées du lieu où sont incarcérés les prisonniers, afin d’éviter qu’ils ne soient victimes de mauvais traitements ou que de nouvelles violences n’éclatent », a insisté l’organisation de défense des droits humains.

 

 C’est une histoire tragique du Kurdistan.

Malgré   l’opinion publique mondiale  connaît très mal sur le plan  historique  le sort des Kurdes au Kurdistan Sud Est, établis dans le nord du pays, le long de la frontière turque. Les accords Sykes-Picot (1915-1916), pour le partage de l’Empire ottoman, n’ont pas épargné le territoire kurde. Une grande partie du Kurdistan géographique est dans la zone d’influence russe, alors que le vilayet de Mossoul était inclus, lui, dans la zone A, sous influence française. Au lendemain de la Première guerre mondiale, Clémenceau accepte d’abandonner le vilayet de Mossoul aux Britanniques. Occupé aussitôt par les troupes britanniques et annexé en 1925 au nouvel Etat irakien, la région s’est révélée être parmi les plus riches en pétrole...

Au lendemain de la Première guerre mondiale, les Kurdes demandent la création d’un Etat indépendant. Leur représentant à la Conférence de paix de Paris, le général Chérif Pacha, dans ses deux mémorandums (février et mars 1919), revendique l’indépendance du Kurdistan au nom du principe wilsonnien des nationalités et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Pour être viable et se consacrer à son développement économique basé sur l’élevage, le futur Etat kurde indépendant devait - estimait le représentant kurde - comprendre toute la région habitée par les Kurdes de l’Empire ottoman.

Première reconnaissance du droit à l’indépendance en vertu du  traité de Sèvres du 10 août 1920 (chapitre III, articles 62 à 64) prend partiellement en compte les revendications des Kurdes pour la création d’un Kurdistan indépendant. En effet, le futur Etat kurde se limite à la partie la plus pauvre et la plus montagneuse du Kurdistan : à l’est de l’Euphrate, au sud de la frontière de l’Arménie, et au nord de la frontière de la Turquie avec la Syrie et la Mésopotamie. Le riche vilayet pétrolifère et agricole de Mossoul n’y est pas inclus. Loin de satisfaire les revendications territoriales des Kurdes, ce futur Etat est conçu pour servir de tampon entre l’Arménie et la Turquie. Le traité de Sèvres demeure, pourtant, le premier instrument juridique international à reconnaître les droits des Kurdes à se constituer en région autonome promise à indépendance... dans un délai d’un an. Mais, en dépit de sa ratification par le dernier parlement ottoman, le traité de Sèvres ne fut jamais accepté par les nationalistes turcs dirigés par Mustafa Kemal (1880-1938), ni ratifié par les parlements des pays alliés. Jusqu’à sa victoire définitive sur les Grecs en 1922, Mustafa Kemal n’a cessé de promettre la création d’un Etat musulman des Turcs et des Kurdes.  Mais le traité de Lausanne du 24 juillet 1923, reconnaissant la République de la Turquie, consacra l’annexion d’une importante partie du Kurdistan à la Turquie, sans aucune garantie concernant les droits des Kurdes. En fait, à Lausanne, le critère retenu pour identifier les minorités était la religion. Les textes des articles traitant de la question des minorités ont été rédigés en termes de minorités religieuses. Si les Arméniens ont pu bénéficier d’une certaine reconnaissance théorique de leurs droits, les Kurdes, majoritairement musulmans, n’ont même pas obtenu le statut de minorité.Auparavant, l’accord franco-turc du 20 octobre 1921, avait annexé à la Syrie, sous mandat français, les provinces kurdes de Djezireh et de Kurd-Dagh. Le sort du riche vilayet de Mossoul fut réglé le 16 décembre 1925, par la Société des Nations, qui estimait que l’Etat irakien, pour être viable, devait comprendre les richesses agricoles et pétrolières de cette province.

Depuis, le territoire kurde est morcelé, le peuple kurde est partagé entre quatre Etats : Turquie, Syrie, Iran et Irak. Sa lutte pour la reconnaissance de ses droits fondamentaux n’a pas cessé, mais sa division entre quatre Etats hostiles à ses revendications, a ensanglanté son histoire tout au long du XXème siècle. C’était complètement   une politique impérialiste  de Mustafa Kémal soutenu par les bolchevicks et ont invité les criminels  du génocide des peuples ; Enver Talat ; Cemal avec 264 kémalistes  panislamistes  et panturquistes pantouranismes au Congrès  de Bakou . C’est pourquoi la lettre de Sheik Mahmoud Berzanci à la Société de Nations mérité d’être citée du fait les bolchevicks n’ont pas invité les treprésentants du Peuple du Kurdistan, mais ils ont invité des criminels. Il est toute à fait honorable de citer la lettre de notre Scheik Mahmoud qui a mena la lutte armée contre l’occupation britannique. Dans sa lettre Scheik Mahmoud a dit que

«  Excellence,[1]

 

J'ai l'honneur de porter à Votre connaissance les doléances d'une nation que vous aviez pris sous Votre tutelle et protection. Car qui dit tutelle dit protection. Cette nation est la nation kurde, à laquelle j'ai le grand honneur d'appartenir, et qui habite la partie sud de la patrie kurde annexée à l'Irâk.

 

Je crois de mon devoir d'attirer Votre attention sur le fait que le territoire kurde annexé à l'Irâk ne fut point conquis par les armées des puissances alliées et asso­ciées, comme c'est le leu pour la Mésopotamie. Les Kurdes prirent de leurs propres initiatives les armes en 1918, obligèrent les troupes turques à évacuer leur pays, proclamèrent leur indépendance et établirent un gouvernement qui prit en mains l'administration du pays sous le nom de « gouvernement du Kurdistan du Sud ». A cette époque l'Irak était livré à l'anarchie et les troupes alliées et associées y combattaient encore. Malheureusement pour les Kurdes, notre territoire fut, par la suite, annexé à Irak et l'Europe qui disait avoir pris les armes pour défendre le droit et l'équité, ne recula point devant l'injustice criarde d'attacher le sort et l'avenir d'un peuple qui possédait déjà un gouvernement de fait sinon de jure, à une nation de laquelle la race, les moeurs, l'histoire, la langue, les coutumes, la physiologie le séparent. Cette injustice était néanmoins atténuée par la promesse de Votre Honorable Société de doter le Kurdistan du Sud d'une large autonomie.

 

Mais, quoique des années et des années passèrent et se succédèrent depuis lors, non seulement cette promesse ne fut point exécutée, mais bien su contraire nos vies, nos femmes et enfants, nos pères se trouvent journellement exposés aux feux des bombes des avions et des mitrailleuses parce que nous refusons toujours d'être arabisés et nous tenons à l'exécution des engagements pris envers nous.

 

Le gouvernement arabe de Irak n'a pas hésité à faire bombarder dans la ville de Suléymanié - capitale du Kurdistan du Sud - ceux des Kurdes qui refusaient de prendre part aux élections, que le même gouvernement voulait pour faire rati­fier un traité qui déniait tous les droits des Kurdes et démolissait tous leurs espoirs pour l'avenir. Nous estimons que ces bombes et ces coups de mitrailleuses, par­dessus les corps des victimes qu'ils font au Kurdistan du Sud, attaquent aussi le prestige de Votre Honorable Société, puisque les Kurdes sont sous sa tutelle, c'est-à-dire sa protection.

 

Si les forces du gouvernement arabe de Irak n'étaient point appuyées par les avions et les troupes du gouvernement anglais à qui Votre Honorable Société à donné mandat pour gérer ces pays en son nom, répéter l'histoire et marcher sur Bagdad et l'occuper serait pour les Kurdes une question de jours. Nous sommes et serons toujours en état de défendre notre Patrie contre les Arabes. Mais ne vou­lant pas entrer en conflit armé avec le gouvernement anglais qui agit au nom de Votre Honorable Société, nous préférons nous adresser à Elle pour demander justice et équité.

 

Ce n'est point en voulant annexer notre patrie à Irak arabe et en essayant de nous faire accepter cette annexion par 1a force des armes que la paix et la sécurité si chères à Votre Honorable Société pourraient être assurées dans cette partie du monde. Tant que la destinée de la patrie kurde ne sera pas confiée à ses enfants, tant qu'un gouvernement kurde ne prendra pas en mains l'administration de la patrie kurde, il ne faut y espérer, ni paix, ni sécurité. Les Kurdes qui ont un passé historique de plusieurs milliers d'années, qui à travers les vicissitudes de l'histoire ont toujours su et pu défendre leur existence, leur histoire, leur patrie, leurs insti­tutions nationales, sont décidés plutôt à mourir jusqu'au dernier en se défendant les armes à la main que de se soumettre aux Arabes de Irak

 

Nous, les Kurdes, nous voulons être amis avec toua les peuples et toutes les nations, nous n'avons de haine pour aucune nation, mais nous ne pouvons pas tolérer que le droit d'auto disposition reconnu même à quelques peuples pri­mitifs de l'Afrique - tel que le Libéria - soit refusé à notre nation qui a su gagner une place marquée dans l'histoire des peuples par sa loyauté, s'a bravoure, ses ins­tincts chevaleresques et son intelligence. Surtout depuis ces derniers temps, le gouvernement arabe de Irak, fort de l'appui du gouvernement anglais se laissant entraîner par les passions du chauvinisme national arabe, essaie de vaincre ,notre résistance par des mesures des plus sanguinaires.

Des centaines de Kurdes qui sans armes et sans intentions agressives ne voulaient­ qu'exprimer leurs opinions politiques furent fauchés par les mitrailleuses et les bombes. Si aujourd'hui les Kurdes se trouvent avoir pris les armes, la faute en incombe à ces agressions sanguinaires et injustifiées.

 

Le sang et le feu, sont et resteront impuissants à défigurer toute une histoire, à transformer des centaines de milliers de Kurdes, les Saladin, les Kerim khân Zend, en Arabes. Ma nation et moi, nous ne sommes point des révolutionnaires, des sectaires avides de sang. Si nous avons pris les armes, c'est qu'on nous y a forcés, obligés, condamnés.

 

Nous ne demandons à dominer aucun peuple, aucun pays, être maîtres de per­sonne. Mais nous n'admettons pas aussi d'être dominés par d'autres, ni avoir d'autre maître et seigneur que nous-mêmes. Idéal pour lequel plusieurs millions d'êtres humains se sont sacrifiés pendant la dernière guerre. Droit que Votre Honorable Société nous a reconnu et affirmé dès les premiers jours.

 

Permettez-moi de vous affirmer que cet état révolutionnaire, que la mauvaise foi des gouvernants de Irak ont fait naître, ne prendra fin que lorsque tous nos droits seront reconnus et respectés.

 

Ce que nous voulons, la reconnaissance de l'indépendance de notre patrie, du « gouvernement indépendant du Kurdistan du Sud », sous le mandat direct de Votre Honorable Société, et l'élimination de tout lien, de quelle nature qu'il soit, avec le gouvernement arabe de Irak D'ailleurs le nouveau traité entre l'Angle­terre et l'Irâk mettant fin su mandat anglais, rend la solution que nous proposons logique et inévitable.

Votre Honorable Société doit, par la nature même des faits, revenir il sa décision de 1925.

 

Veuillez agréer, Excellence, mes hommages les plus respectueux.

 

Pour la population du Kurdistan du Sud.

 

Cheikh Mahmoud. »

 

Depuis de cette date rien a changé dans la vie du Peuple du Kurdistan sauf le renversement du régime de Saddam Hossein qui a fait autant  vengeance  pour la Turquie, l’Iran et la Syrie.

 

D’abord  le processus de constitution des Etats de la région, et le rôle du Royaume-Uni et de la France dans le partage du Kurdistan en quatre parties, au début des années 1920 est une réalité historique. L’accès au pétrole de la région de Mossoul, également convoité par les Britanniques, était prioritaire pour Paris, d’où son accord avec Ankara contre les Kurdes. Les Kurdes de Syrie seront condamnés à la « négation absolue » de leur existence jusqu’au début des années 1960, et l’accession au pouvoir du parti Baas arabe . Ils seront ensuite instrumentalisés par Damas comme arme de guerre contre les voisins : l’Irak d’abord, au début des années 1970, et la Turquie, au cours des années 1980, Damas abritant alors le PKK. Une politique qui permettait de faire silence sur les droits des Kurdes au Kurdistan Sud Est .les revendications culturelles, sociales, économiques et politiques,  de notre peuple dans cette partie de notre pays colonisé par la Syrie ; il s’agit des régions, la Jezireh, reliée aux Kurdistans d’Irak et de Turquie, et la Kobani, autrefois rattachée à Urfa et dépendant désormais de la province d’Alep.

 

Selon les estimations, 1,5 million de Kurdes vivent en Syrie, majoritairement dans la région de Jazira, dans le nord-est du pays. Actuellement, 350 000 Kurdes sont privés de la nationalité syrienne et de leurs droits civiques.

 

Depuis longtemps, de violentes confrontations opposent les autorités syriennes aux Kurdes. En mars 1986, lors des festivités du Nawruz (nouvel an kurde), des heurts entre les deux camps s’étaient soldés par plusieurs morts et blessés. En octobre 1992, les Kurdes ont commémoré le 30e anniversaire du recensement qui a privé nombre d’entre eux de leur nationalité syrienne et de leurs droits civiques élémentaires. En réaction, les forces de sécurité syriennes ont procédé à des arrestations massives. En 1995, les autorités syriennes ont interdit les célébrations traditionnelles du Nawruz et arrêté des dizaines de Kurdes.

             Peuple autochtone d’environ 30 millions de personnes, les Kurdes, descendants des Mèdes, sont divisés entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie, avec une forte diaspora d’environ 850 000 personnes en Europe occidentale, principalement en Allemagne mais aussi en France et dans les pays scandinaves. Ils parlent le kurde, langue appartenant au rameau iranien des langues indo-européennes. La très grande majorité des Kurdes est musulmane. C’est un peuple sans patrie, l’un des groupes ethniques le plus important du monde non constitué en Etat indépendant.

L'Assemblée générale adopte la Déclaration des droits des peuples autochtones mais le gouvernement colonialiste syrien comme la Turquie  et iranien  condamnent les intellectuels Kurdes d’avoir participé à l’organisation d’une Fête de Newroz  qui est une Journée Internationale  des peuples du Moyen  et du Proche Orient. Cette condamnation et l’emprisonnement  de notre frère Mihemed Eli Tico  ne sont pas conformes avec la déclaration Universelle des Droits de l’Homme  et de la Chartre des Nations Unies y compris les déclarations des Droits des Peuples à décider de disposer leur avenir d’eux-mêmes. Car  L’Assemblée générale, Prenant acte de la recommandation faite par le Conseil des droits de l’homme dans sa résolution 1/2 du 29 juin 2007, par laquelle il a adopté le texte de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, Rappelant sa résolution 61/178 du 20 décembre 2006, par laquelle elle a décidé, d’une part, d’attendre, pour examiner la Déclaration et prendre une décision à son sujet, d’avoir eu le temps de tenir des consultations supplémentaires sur la question, et, de l’autre, de finir de l’examiner avant la fin de sa soixante et unième session, Adopte la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dont le texte est annexé à la présente résolution.

L’Assemblée générale,

Guidée par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et convaincue que les États se conformeront aux obligations que leur impose la Charte,

 

Affirmant que les peuples autochtones sont égaux à tous les autres peuples, tout en reconnaissant le droit de tous les peuples d’être différents, de s’estimer différents et d’être respectés en tant que tels,

 

Affirmant également que tous les peuples contribuent à la diversité et à la richesse des civilisations et des cultures, qui constituent le patrimoine commun de l’humanité,

Affirmant en outre que toutes les doctrines, politiques et pratiques qui invoquent ou prônent la supériorité de peuples ou d’individus en se fondant sur des différences d’ordre national, racial, religieux, ethnique ou culturel sont racistes, scientifiquement fausses, juridiquement sans valeur, moralement condamnables et socialement injustes,

 

Réaffirmant que les peuples autochtones, dans l’exercice de leurs droits, ne

Doivent faire l’objet d’aucune forme de discrimination,

 

Préoccupée par le fait que les peuples autochtones ont subi des injustices historiques à cause, entre autres, de la colonisation et de la dépossession de leurs terres, territoires et ressources, ce qui les a empêchés d’exercer, notamment, leur droit au développement conformément à leurs propres besoins et intérêts,

 

Consciente de la nécessité urgente de respecter et de promouvoir les droits

Intrinsèques des peuples autochtones, qui découlent de leurs structures politiques,

Économiques et sociales et de leur culture, de leurs traditions spirituelles, de leur

Histoire et de leur philosophie, en particulier leurs droits à leurs terres, territoires et

Ressources,

 

Consciente également de la nécessité urgente de respecter et de promouvoir les

Droits des peuples autochtones affirmés dans les traités, accords et autres

Arrangements constructifs conclus avec les États,

 

Se félicitant du fait que les peuples autochtones s’organisent pour améliorer

Leur situation sur les plans politique, économique, social et culturel et mettre fin à

Toutes les formes de discrimination et d’oppression partout où elles se produisent,

Convaincue que le contrôle, par les peuples autochtones, des événements qui

Les concernent, eux et leurs terres, territoires et ressources, leur permettra de

Perpétuer et de renforcer leurs institutions, leur culture et leurs traditions et de

Promouvoir leur développement selon leurs aspirations et leurs besoins,

Considérant que le respect des savoirs, des cultures et des pratiques

Traditionnelles autochtones contribue à une mise en valeur durable et équitable de

L’environnement et à sa bonne gestion,

 

Soulignant la contribution de la démilitarisation des terres et territoires des

Peuples autochtones à la paix, au progrès économique et social et au développement,

à la compréhension et aux relations amicales entre les nations et les peuples du

monde,

 

Considérant en particulier le droit des familles et des communautés

Autochtones de conserver la responsabilité partagée de l’éducation, de la formation,

de l’instruction et du bien-être de leurs enfants, conformément aux droits de

l’enfant,

 

Estimant que les droits affirmés dans les traités, accords et autres arrangements

constructifs entre les États et les peuples autochtones sont, dans certaines situations,

des sujets de préoccupation, d’intérêt et de responsabilité à l’échelle internationale

et présentent un caractère international,

 

Estimant également que les traités, accords et autres arrangements constructifs,

ainsi que les relations qu’ils représentent, sont la base d’un partenariat renforcé

entre les peuples autochtones et les États,

 

Constatant que la Charte des Nations Unies, le Pacte international relatif aux

droits économiques, sociaux et culturels1 et le Pacte international relatif aux droits

civils et politiques2, ainsi que la Déclaration et le Programme d’action de Vienne3,

affirment l’importance fondamentale du droit de tous les peuples de disposer d’eux-mêmes,

droit en vertu duquel ils déterminent librement leur statut politique et

assurent librement leur développement économique, social et culturel,

 

Consciente qu’aucune disposition de la présente Déclaration ne pourra être

invoquée pour dénier à un peuple quel qu’il soit son droit à l’autodétermination,

exercé conformément au droit international,

 

Convaincue que la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans la

présente Déclaration encouragera des relations harmonieuses et de coopération entre

les États et les peuples autochtones, fondées sur les principes de justice, de

démocratie, de respect des droits de l’homme, de non-discrimination et de bonne

foi,

 

Encourageant les États à respecter et à mettre en oeuvre effectivement toutes

leurs obligations applicables aux peuples autochtones en vertu des instruments

internationaux, en particulier ceux relatifs aux droits de l’homme, en consultation et

en coopération avec les peuples concernés,

 

Soulignant que l’Organisation des Nations Unies a un rôle important et continu

à jouer dans la promotion et la protection des droits des peuples autochtones,

Convaincue que la présente Déclaration est une nouvelle étape importante sur

la voie de la reconnaissance, de la promotion et de la protection des droits et libertés

des peuple Considérant et réaffirmant que les autochtones sont admis à bénéficier sans

aucune discrimination de tous les droits de l’homme reconnus en droit international,

et que les peuples autochtones ont des droits collectifs qui sont indispensables à leur

existence, à leur bien-être et à leur développement intégral en tant que peuples,

s autochtones et dans le développement des activités pertinentes du

Système des Nations Unies dans ce domaine,

Considérant également que la situation des peuples autochtones n’est pas la

même selon les régions et les pays, et qu’il faut tenir compte de l’importance des

particularités nationales ou régionales, ainsi que de la variété des contextes

historiques et culturels »

Alors pourquoi les gouvernements  des Etats colonialistes de Syrie ; de Turquie et de l’Iran ne respectent pas les droits du Peuple du Kurdistan ? Ont –ils peur de leur fins comme Saddam ? Si oui, alors il faut respecter le droit à l’autodétermination de la nation du Kurdistan.

 

Dr Ali KILIC

                                                                  Paris le 04-02-2005

 

 

 

__________________

1 Voir l’annexe de la résolution 2200 A (XXI).

2 A/CONF.157/24 (Part I), chap. III.

3 Résolution 217 A (III).

A/61/L.67  4 07-49831

 



[1] Lettre de Sheik Mamhmoud Berzenci A Monsieur Le Président Du Conseil De La Société Des Nations. Paris le 21 Mar s1931

 

 

 

 

 

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