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- SECTION
FRANCAISE DU CENTRE DE PEN KURDE
- www.pen-kurd.org
- Responsable
en France
- Dr
Ali KILIC
- Docteur en philosophie des sciences
- 4,
rue de Saverne, Appt., 21000 –DIOJN
- Télé :
06-31-55-68-96, email : dralikilic@yahoo.fr
Dijon
le 15-04-2008
Monsieur H.E.
Ban Ki Moon
Secrétaire général
Nations Unies
First Avenue at 46th Street
New York, NY 10017
Fax : +1 212 963 7055 / 4879
OBJET :
LIBERTE POUR TERESA TODA, JABIER SALUTREGI, JOURNALISTES,
ECRIVAINS BASQUES ET LIBERTE POUR
LES PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES
- Monsieur
le Secrétaire Général
-
- Nous
avons l’honneur de
solliciter votre intervention auprès
des autorités espagnoles,
en premier lieu auprès de sa Majesté , le
Roi d’Espagne Monsieur Juan
Carlos I er et auprès de
Monsieur José Luis
Rodriguez Zapatero pour que
Teresa Toda , journaliste et écrivaine Basque
membre de la Direction du Centre PEN BASQUE(euskalPENkliba)
ainsi que Monsieur Jabier Salutregi
et les autres prisonniers politiques soient libérés
conformément à la Chartre des Nations Unies et à la Convention européenne des
droits de l’Homme.
-
- Nous
pensons que Monsieur le Secrétaire Général , la liberté
d’expression est à la base, historiquement, le droit de penser et la
liberté de communiquer ses idées. Historiquement elle s’est
principalement développée autour de la liberté de la presse ;
Autrement dit, la liberté d'opinion et d'expression est généralement
considérée comme une liberté fondamentale à l'homme. Elle est citée
à l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
comme suit:
-
- « Tout
individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui
implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui
de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,
les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce
soit. »
-
- De
même, dans la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 :
-
- « La
libre communication des pensées et des opinions est un des droits les
plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire,
imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans
les cas déterminés par la loi. »[1]
- Pour
l'Europe Convention européenne des droits de l’Homme, Conseil de
l’Europe de 1980 [2]
- « 1
Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la
liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des
informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence
d'autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent
article n'empêche pas les États de soumettre les entreprises de
radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime
d'autorisations. »
- « 2
L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des
responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions,
restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des
mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité
nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publiqu[3]e,
à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la
protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation
ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations
confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du
pouvoir judiciaire. » et « La liberté d'expression vaut
non seulement pour les « informations » ou « idées »
accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes,
mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent :
ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture
sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique ». »
-
- Si
la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ne spécifie
pas davantage de conditions particulières ni restrictions à cette
liberté d'expression, cependant, un certain nombre de juridictions,
sous l'égide des Nations unies et des pays y adhérant, - ce qui est le
cas de la législation française -, restreignent toutefois cette liberté
en interdisant les propos incitant à la haine raciale, nationale ou
religieuse et relevant de l'appel au meurtre qui sont des délits
interdits par la loi.
-
- Elle
va de pair avec la liberté d'information et plus spécifiquement la
liberté de la presse, qui est la liberté pour un propriétaire de
journal de dire ou de taire ce que bon lui semble dans son journal, sous
réserve d'en répondre devant les tribunaux en cas de diffamation ou
calomnie. La calomnie et la diffamation étant là aussi, les
restrictions imposées à la notion de liberté d'expression pour toute
parole publique, comme pour l'incitation à la haine et au meurtre.
- Le
Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par
l'Assemblée générale des Nations unies précise que la liberté
d'expression comprend «la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre
des informations et des idées de toute espèce sans considération de
frontière» [4] .Mais contrairement à la Charte de l’ONU aux
fondements du Droit International aux Conventions Internationales, l’Etat
de la République de l’Espagne vient
d’arrêter de nombreux compatriotes basques, des journalistes,
en premier lieu Teresa
Toda journaliste , écrivaine basque, membre de la
Direction du Centre PEN BASQUE(euskalPENkliba)
le 30 novembre 2007 á
16 heures en Urnieta, la commune ou elle habitait, près de Donostia
(St Sebastien). Teresa Toda avec
les autres détenus sont transférés
dans les différentes maisons d'arrêt des environs de Madrid, et
le 20 décembre tous les
autres prisonniers sont
conduits devant le Tribunal Spécial de Madrid (Audiencia
Nacional). Lors de l'audience
Teresa a refusé l’accusation
et les prisonniers commencent à chanter
"Eusko Gudariak",[5]
les autres chantent aussi tous et
toutes sont délogées. Une semaine après, l’Etat d’Espagne a
commencé à la disperser
les prisonniers dans les autres prisons
en Espagne. Teresa Toda est
actuellement dans la maison
arrêt de Topas (Salamanque), qui a une distance de
460 kilomètres de son maison. Les
autres prisonniers politiques
sont transférés à Almeria, dans le sud de l'Espagne,
plus de 1000 kilomètres sont loin
de leurs familles.
-
- Et
vous avez dit« Si la sécurité et le développement sont deux des pôles
d’activité de l’ONU, les droits de l’homme sont le troisième. La
promesse de la Déclaration universelle des droits de l’homme, dont le
soixantième anniversaire tombe en 2008, doit continuer d’inspirer
l’action menée sur le terrain. Le Conseil des droits de l’homme
doit se montrer à la hauteur de sa mission de champion des droits de
l’homme à travers le monde, sans défaillance et avec équité. Il ne
faut pas que « plus jamais ça » soit une expression creuse. Je
m’efforcerai de traduire en action le principe de la responsabilité
de protéger les populations confrontées au génocide, au nettoyage
ethnique ou à des crimes contre l’humanité.»[6]
et comme le Directeur de «L’UNESCO»
avait précisé,l’Unesco est
la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la
liberté d’expression et la liberté de la presse. L’article 1 de
son Acte constitutif déclare que l’Organisation se propose «d'assurer
le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme
et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de
sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît
à tous les peuples ». Pour y parvenir l’Organisation doit favoriser
« la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant
son concours aux organes d’information des masses et recommande, à
cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour
faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image»[7]
-
-
- Comme
vous le savez, Réuni en session plénière à Strasbourg, le Parlement
européen a adopté ce mercredi 25 octobre 2006 (par 321 voix pour, 311
contre et 24 abstentions), la résolution commune des groupes politiques
Socialistes, Verts/ALE, Libéraux et Gauche Unitaire Européenne saluant
"le processus de paix en Espagne". C'est un jour historique,
car il est rarissime que l'europarlement s'immisce ainsi dans la
politique d'un Etat membre.
-
- Pourtant,
il y a moins d'un an de cela, quand un petit groupe de députés européens
(issus essentiellement des Verts/ALE et de la GUE) avait lancé au sein
de leur parlement un groupe de soutien à ce processus de paix, ils
avaient été ignoré - et même conspués - par nombre de leurs collègues.
Depuis, le Peuple basque - notamment sa société civile - a répondu à
leur attente en lançant une dynamique d'espoir nouvelle, dont le fait
marquant a été l'annonce par l'ETA, en mars 2006, d'un cessez-le-feu
complet, et le début d'un dialogue officiel avec le gouvernement
espagnol. Aujourd'hui, après de multiples contacts et réunions, les
tenants de la paix sont majoritaires dans l'hémicycle.
-
- Pour
Gérard Onesta, qui avait présidé la première conférence de ce
groupe de soutien au Parlement européen à Bruxelles en décembre 2005,
c'est "le triomphe de la méthode européenne : le dialogue est
le meilleur antidote à la violence". Il est vrai que c'est au
travers de la concertation que l'Union européenne a pu tourner le dos
aux atrocités de sa propre Histoire.Pour Gérard, les cinq
indispensables ingrédients du possible succès du "processus
basque" sont les suivants :
- -
1) Arrêt préalable de la violence sur une longue durée, permettant de
donner des garanties de bonne foi à chaque partie ;
-
- -
2) Ouverture du dialogue à toutes les personnes et organismes concernés,
sans aucune exclusive, car, par définition, au commencement d'un
processus de paix, ce sont les "ennemis" et non les
"amis" qui doivent se retrouver autour de la table de négociation
;
-
- -
3) Aucun préjugé ni conditions préalables quant au résultat à
atteindre, car dans un dialogue ouvert et loyal, on ne doit pas présupposer
- ni tenter d'imposer à l'avance - les résultats d'un débat ;
-
- -
4) Validation démocratique finale du résultat du processus par les
citoyens concernés ;
-
- -
5) Caution internationale pour aider le
processus, en protéger la cohésion et, au besoin, le relancer s'il
s'enlise ; C'est ce dernier point qui a été acté à Strasbourg, car
le Parlement européen est désormais le "parrain moral" de la
paix en Pays Basque.
- Les
députés européens ont apporté leur soutien au processus de résolution
du conflit basque lors du débat qui s’est tenu hier matin dans l’hémicycle
de Strasbourg. Ceci dit, la résolution présentée par les socialistes,
les Verts et les libéraux a été adoptée par une courte majorité de
321 voix contre 311. Au total, 24 élus se sont abstenus, et 76 ont décidé
de ne pas être présents lors du vote
-
- Pour
sa part, le groupe de Gauche Unitaire Européenne au Parlement européen
a manifesté aujourd’hui son espoir d’un processus "irréversible"
et a soutenu l’attitude de l’exécutif Zapatero. Le président du
groupe, le Français Francis Wurtz, a rappelé "l’attitude
ouverte et responsable" du chef du gouvernement espagnol et a
souligné qu’il est soutenu par la majorité du Congrès et du Sénat,
soit, tous les partis politiques sauf le PP.
- "
Même si ce processus est très difficile et sans résultat certain,
nous le soutenons", a pour sa part souligné au nom des Verts
l’Italienne Monica Frassoni, estimant que le conflit est de nature
politique et que "la clé" de la paix réside dans "le
dialogue".
-
- Pour
Batasuna, le débat à lui seul est un fait "historique",
parce que pour la première fois "tous les représentants des pays
intégrés dans l’Union européenne ont eu la possibilité de
s’informer et de débattre sur la façon d’aborder le processus de
paix". Historique aussi, puisqu’en Europe "il est reconnu
que le Pays Basque est un sujet politique, mais aussi qu’il y a un
conflit politique et qu’il est nécessaire d’y apporter une solution
dans les paramètres de l’Union européenne".
-
- Batasuna
regrette par ailleurs que la résolution adoptée n’aborde pas
"les bases politiques du conflit", ni non plus "le droit
du peuple basque à sa libre détermination, un compromis acquis par le
président Zapatero le 28 juin 2006 au Congrès espagnol".Selon le
parti de la gauche abertzale, dont certains membres tels que le
porte-parole Xabi Larralde se sont vu interdire l’entrée de l’hémicycle,
ce n’est qu’en reconnaissant le droit des Basques à décider de
leur avenir "qu’une solution démocratique sera apportée au
conflit qui, pendant des siècles, a fait s’opposer le Pays Basque et
les Etats espagnol et français".
-
- À
l’initiative de la Table pour l’Accord, une délégation du Pays
Basque a pu suivre en direct le débat ainsi que le vote de la résolution.
Cette délégation était composée de : Jean Lissar (conseiller régional
des Verts), Kotte Ecenarro (maire socialiste d’Hendaye), Xabi Larralde
(membre de Batasuna qui n’a pas pu accéder à l’hémicycle), Jakes
Abeberry (élu abertzale biarrot), Mikel Epaltza (Herria 2000), Mertxe
Colina (AB) ou Michel Mendiburu (Anai-Artea) entre autres.
-
- Le
coordinateur général de LAB, Rafa Diez, la présidente d’Eusko
Alkartasuna, Begoña Errazti, la présidente du Parlement de la
Communauté Autonome Basque, Izaskun Bilbao, le coordinateur général
d’Aralar, Patxi Zabaleta, ou l’ancien député européen, Koldo
Gorostiaga, se trouvaient aussi parmi les invités .
-
-
Malgré cela Je viens de recevoir
de l’écrivain Basque Teresa Toda envoyée de sa prison,
à la Conférence de Glashow elle dit :
-
- « Mon
nom est Teresa Toda. Je suis journaliste, et membre du Conseil de
l’administration de
Centre Club Pen
Basque. Je suis en prison depuis le 1 Décembre 2007, en mesure
de purgent de
10 ans à peine de
prison. Mon seul "crime" est d'avoir travaillé en tant que Rédactrice
en chef adjointe dans le journal basque EGIN, fermé par
les autorités espagnoles en 1998. Le rédacteur en chef, Jabier
Salutregi, est également en prison on demande 12 ans de son e prison.
Avec 10 membres du conseil d'administration du Journal, nous étions
tous les deux condamnés après 16 mois d'essai, dans un maxi-affaire
qui a impliqué des différentes
associations basques
oeuvrant dans les domaines des mouvements sociaux, de la langue basque
et de la politique
indépendantiste. Le procès était en proie à de graves irrégularités,
dont le droit européen des associations a pleinement connaissance.
-
- EGIN
était un quotidien avec 50,000 exemplaires publiés,
distribués jusqu’ à la date de sa fermeture. EGIN était
un organe quotidien
de la presse indépendante
et indépendantiste basque du
point vue imprenable sur la
famille sur la société
et sur la politique des
affaires étrangères, et plus particulièrement la presse est
consacrée aux
questions sociales et aux
questions du travail. Autrement dit EGIN
était destinée à être la voix de ceux qui trouvent rarement
une voix dans les médias de
grand public.
-
- Sa
fermeture, due à des raisons purement politiques, représente un coup sévère
contre la liberté d'expression et de la presse au Pays basque, un coup
qui le gouvernement espagnol a réitéré en 2003 par la fermeture du
seul tout papier basque Egunkaria.
-
- La
liberté de la presse est un élément fondamental de l'homme et de
droit démocratique. Il a été grièvement blessé dans le Pays basque,
et de la réparation des dommages causés est une tâche de tous ceux
qui croient en la liberté de parole et aux tableaux de la plus large
gamme d'opinions et d'informations pour les journalistes, les écrivains
et les peuples libres.
-
- Au
nom de Jabier Salutregi et moi-même, je tiens à exprimer mes
remerciements à la
Direction de PEN International et je vous demander à tous de se tenir
au courant de votre travail en défense de la liberté d'expression et
de la presse du monde entier »
-
- Comme
vous le savez Monsieur le Ministre, Teresa Toda comme elle a déclaré,
elle est une
journaliste et militante infatigable en faveur de la liberté
d'expression. Elle est née au Brésil en 1950 dans la famille d'un
diplomate du régime franquiste et vécu en Amérique du Nord et du Sud
ainsi que dans le Royaume-Uni, jusqu'à ce qu'elle ait amorcé son étude
en journalisme. En raison de ses anti-franquistes et de la position de
gauche, elle a été expulsée de l'université ; puis elle
a terminé ses études quelques années plus tard.
-
- Alors
que le dictateur Franco était au pouvoir, à partir des années 1970
Teresa Toda combiné sa passion pour le journalisme à son combat en
faveur des opprimés. Après avoir travaillé dans différents médias
et les syndicats à Madrid et à Barcelone, elle a commencé à
travailler pour le journal EGIN que son correspondant de Madrid en 1984.
Elle resta dans la capitale espagnole jusqu'en 1990.
-
- Elle
a connu l'assassinat du membre du Parlement espagnol et journaliste Josu
Muguruza de première main, et puis est venu
au Pays Basque. Voilà comment elle se rappela l'événement
quelques années plus tard: j'avais un dîner avec les membres de DP
[parti politique de la gauche nationaliste basque]. Josu Muguruza était
un ami et un collègue. C'était très dur. La situation à Madrid n'était
pas du tout facile et EGIN proposé en 1990 que je dois venir ici. J'ai
passé un an en Bizkaia et Gipuzkoa, puis je
suis venue. Ici,
j'ai été Rédactrice en
chef adjointe, ainsi que le rédactrice en chef du monde et de la
Section de l'économie.
-
- Teresa
Toda est venue au Pays
basque, elle a pris sur la plupart des responsabilités du journal EGIN
et appris la langue basque.
Elle déclare qu’elle a pris
un congé en 1998 pour travailler pour le magazine du syndicat LAB. J'ai
continué à contribuer à EGIN. Mais, en ce moment même, le journal a
été fermé. C’était un jour terrible. J'ai pleuré toute la nuit.
J'ai vu mon avenir est coupé.
Tout à coup, vous vous retrouvez sans emploi et que vous pouvez voir
tous vos collègues dans la même situation. Et puis bien sûr, il avait
une énorme pertinence politique. Finalement
ils sont allés aussi loin que la fermeture EGIN. Et comment étaient-nous
censés réagir? À mon avis, nous avons réagi de façon appropriée.
Le jour même, Euskadi Info a été publié et est ensuite venu
"Gara".
-
- S'il
y avait eu le moindre doute que des considérations politiques
l'emportent sur celles juridique dans la fermeture de EGIN (la prise de
mesures provisoires contre lui aurait suffi, mais le fermer complètement
signifiait que les mesures punitives étaient permanentes), puis le
Premier ministre espagnol, José Maria Aznar, bientôt dissipé tous les
doutes quand il a dit: ce que quelqu'un pense que nous n'oserait pas?
-
- La
fermeture du journal EGIN (et de la station de radio du même nom) a été
suivie par celui de la revue Ardi Beltza et quatre ans plus tard par
celle du quotidien de langue basque Euskaldunon Egunkaria. Au cours de
ces années, l'affaire a été en progression; Teresa Toda et d'autres
personnes occupant des postes de responsabilité au EGIN ont obtenu la
liberté conditionnelle (ce qui implique d'avoir à rendre compte régulièrement
des tribunaux, et ne pas être autorisés à franchir les frontières de
l'Etat espagnol), mais Ils ont continué avec les initiatives en faveur
de la liberté d'expression par la mise en place et le journal GARA
participant contribue aux activités du centre PEN et d'autres
organisations et forums.
-
- Le
procès dans l'affaire 18/98 qui comprenait le journal EGIN portées châtiment
supplémentaire: tous les jours, pendant seize mois, les accusés ont dû
être présent à son procès à la Cour pénale nationale espagnole à
Madrid, à 500 km de la maison, ce qui interfère avec leur vie
quotidienne totalement. Dans un procès entaché de nombreuses irrégularités
Teresa Toda, Jabier Salutregi (EGIN du rédacteur en chef) et de onze
autres membres du personnel du journal ont été condamnés à des
peines de prison de plus de dix ans. Dans le cas de Thérèse, comme déjà
indiqué, pour s'engager dans le journalisme. Comme dans le cas de
beaucoup d'autres journalistes, le juge a tourné l'entrevue que Teresa
et avait procédé avec Jabier dirigeants de l'ETA en collaboration avec
le terrorisme.
-
- Le
journal en langue basque "Berria" rapporté ce qui
s'est passé pendant le procès: ils [Teresa et Jabier] a donné des détails
sur les principaux événements sur lesquels les charges sont fondées:
ils n'ont pas tenu une réunion avec la direction de l'ETA, mais il a
mené un journal Entrevue; afin qu’entrevue n'avait rien à voir avec
le rendez-vous avec l'un d'eux en tant que rédacteur en chef, et
l'autre en tant que Rédacteur en chef adjoint, (&) Salutregi ne
pouvait pas avoir été en contact direct avec la direction de l'ETA par
l'intermédiaire du modem de son ordinateur, Parce que, entre autres
choses, ils n'ont pas eu un modem.
Un signe de l'attitude du juge est illustrée par le fait qu'elle
interdisait de parler, quand Teresa Teresa essayé d'expliquer pourquoi
elle ne serait pas répondu au Procureur:
Mais .- La raison pour laquelle je ne souhaite pas répondre, c'est que
nos droits ont été refusés &.
Juge principal.- Il est sans intérêt et
T. - Mais je crois qu'il est.
P. - Non, il ne l'est pas.
T. - Avec tout le respect, je pense qu'il est.
P. - je décide ce qui est intéressant et ce qui ne l'est pas.
T. - Mais je suis exigeant mon droit à la défense.
P. - Vous pouvez dire ce que vous voulez dans votre défense, mais je ne
suis pas intéressé à la raison pour laquelle vous n'êtes pas répondre
à ces accusations.
T. - Je voudrais expliquer, parce que je pense qu'il est nécessaire ...
P. - Non, il n'est pas
T. - et parce que nous revendiquons le droit à la liberté
d'expression, et on nous a nié. .
Sur disant qu'elle décompressé son chandail et a montré le collège
des juges du T-shirt blanc qu'elle portait portant le slogan, Egin,
adierazpen askatasuna (Egin, la liberté d'expression).
-
- Comme
nous avons précisé Teresa Toda est membre du conseil d'administration
de PEN basque. Elle est une de première classe et de journaliste pour
les 35 dernières années a été un fervent militant en faveur de la
liberté d'expression. ? L’emprisonnement
de Teresa Toda
de dix ans
non seulement
immoral, mais aussi totalement
injuste, c'est une profonde insulte au Centre
PEN Basque et pour
nous tous qui croyaient à
la liberté d'expression. Pour toutes ces raisons, nous exigeons la
liberté inconditionnelle pour Teresa et pour tous ceux qui ont été
condamnés dans l'affaire EGIN.
- Monsieur
le Secrétaire Général
-
-
- Il
est impossible de partager
les idées de Monsieur le
Président de la République et
de Monsieur José Luis Rogriguez Zapatéro
à l’encontre du Peuple et
des militants Basques, c’est une participation directe aux
crimes commis par le gouvernement de
l’Espagne contre les écrivains
et contre les journalistes
arrêtés et emprisonnés. Malgré cela Monsieur le Président de la République
à l’issue du Sommet Franco-espagnol Palais de l’Elysée — Jeudi 10
janvier 2008
-
- « D’abord,
nous avons une vision commune de ce que doit être l’évolution de
l’Europe. Nous avons proposé à l’Espagne de travailler main dans
la main durant la Présidence française de l’Union Européenne. Nous
avons une vision commune de ce que doit être l’organisation de
l’Union pour la Méditerranée. Nous avons décidé de procéder à
des déplacements communs en Méditerranée, au niveau des ministres des
Affaires étrangères comme des Premiers ministres et chefs d’Etat,
pour faire avancer le projet de l’Union pour la Méditerranée et préparer
le sommet de Paris.
-
- Nous
avons des préoccupations communes sur la question de la croissance en
Europe. Il y aura une initiative espagnole soutenue pour la France pour
que nous puissions débattre des meilleurs moyens pour conforter la
croissance européenne. Sur les plans politiques les plus sensibles,
nous avons décidé de renforcer encore notre collaboration dans la
lutte contre le terrorisme. C’est le travail de Michèle ALLIOT-MARIE
et de notre ami RUBALCABA. Je veux dire de la façon la plus solennelle,
parlant au nom du gouvernement français et du Premier ministre, que la
France sera toujours aux côtés de la démocratie espagnole face au
cancer du terrorisme, qu’il s’agisse du terrorisme interne ou du
terrorisme externe. S’agissant de la lutte contre le terrorisme, de
l’ETA, la France a depuis bien longtemps choisi son camp. Son camp,
c’est celui de l’Espagne démocratique. Chacun doit bien comprendre
que c’est une décision stratégique qui va au-delà des alternances
en France, comme en Espagne. (..) Enfin, dernier point. Je voudrais
remercier la délégation espagnole et le Président du Conseil pour la
part décisive qu’ils ont prise lorsqu’il a fallu, au sommet de
Bruxelles de l’été dernier, décider de l’adoption du traité
simplifié. L’Espagne, je parle sous le contrôle de Bernard KOUCHNER
et de Jean-Pierre JOUYET, a pris, par l’intermédiaire de notre ami
MORAT1NOS et du Président ZAPATERO, ses responsabilités pour faire
avancer le traité simplifié.»
-
- Alors
qu’ à Madrid l´arrestation de 46 personnalités de la gauche basque
a été lancé par Le ministre de l’Intérieur Rubalcaba
, ami de Monsieur Sarkozy a annoncé des peines lourdes, avant même le
rendu du jugement par le tribunal
- La
police espagnole a entamé une
opération pour arrêter les accusés du procès 18/98 mené devant l’Audience Nationale espagnole, à la veille du rendu du
jugement. Des mandats d’arrêt ont été lancés contre 46 personnalités
reconnues pour leur travail pour la culture, la langue ou pour leurs
prises de position publiques pour l’indépendance du Pays Basque. Hier
soir, 23 personnes avaient été interpellées.
- Les
personnes visées font partie des accusés du plus grand procès organisé
à Madrid pour des affaires basques, de novembre 2005 à mars 2007. Un
procès truffé d’irrégularités, où les droits de la défense
avaient été constamment bafoués. À cause de ces manquements, après
huit mois d’audience, le procès avait même été annulé, pour tout
reprendre dès le début. Même après la reprise, une délégation de
juristes internationaux venus en observateurs avait dénoncé les
manquements aux droits de la défense qui n’avait pas eu accès, entre
autre, au dossier de mise en accusation.
- Lors
des audiences, le simple fait de s’affirmer de gauche et abertzale
avait été considéré comme preuve d’une appartenance à l’ETA. Thèse
qui aurait donc été retenue par le tribunal dont le jugement doit être
rendu dans quelques jours. L’Audience Nationale, le tribunal
antiterroriste d’exception espagnol, a invoqué le "risque élevé
de fuite" des accusés pour justifier ces mandats d’arrêt, à
l’approche du verdict qui sera rendu "probablement le 10 décembre",
a-t-on précisé de source judiciaire. Les arrestations hier se sont déroulées
pourtant dans le calme, sans que les accusés n’aient voulu se
soustraire à leur interpellation. Ces militants sont considérés par
les tribunaux comme appartenant "à un conglomérat
d’organisations basques agissant sur le terrain politique (Kas-Ekin),
international (Xaki), médiatique (Egin) et culturel ou promouvant des
actions de désobéissance civile (Fondation Joxemi Zumalabe)".
Autrement dit, la justice espagnole assimile cet appel à la désobéissance
civile, proclamée par Gandhi ou Thoreau, à une initiative
terroriste...
- Parmi
les 23 personnes arrêtées figurent cinq personnes qui devraient être
condamnées à des peines allant de 12 à 18 ans de prison : Xabier
Alegria (risque 18 ans de prison), l’avocat, Txema Matanzas (14 ans),
Juan Maria Mendizabal (13 ans), l’ancien patron du journal Egin Xabier
Salutregui (12 ans) et la journaliste de Xaki, Elena Beloki (13 ans), a
précisé la source judiciaire. Des peines lourdes qui risquent de se
confirmer car hier soir, depuis Berlin où il est en voyage, Alfredo Pérez
Rubalcaba, ministre espagnol de l’Intérieur a affirmé que les
condamnations seront "lourdes". Une telle déclaration pose
d’ailleurs la question de la séparation des pouvoirs en Espagne,
sachant que le jugement n’est pas encore rendu. Rubalcaba a par
ailleurs ajouté qu’il souhaitait que l’ensemble des arrestations se
terminent "dans la soirée". De leur côté, les organisations
EA, EB, PNV, Aralar et ELA ont toutes critiqué ces détentions des
inculpés du procès 10/98 et ont signalé que cette action résultait
d’une "volonté politique". Au cours du procès, les accusés
avaient tous nié leur appartenance à l’ETA. Ces arrestations
marquent une nouvelle phase de l’offensive de Madrid contre la gauche
abertzale avant les élections de mars.
- Je
ne partage pas de certaines
méthodes utilisées par
des organisations de libération nationales mais
je pense le droit à l’autodétermination
du peuple Basque est tout à fait conforme au Droit International
et à la Charte des Nations Unies et le recours à la force des
peuples est légitime comme la
Nation Française a utilisé
contre l’occupation fasciste hitlérienne
pour la libération de la France
comme le peuple vietnamien comme la résistance armée du
Kurdistan qui battu les 20-29 février 2008
l’armée fasciste et colonialiste
turque aidée par les USA et par l’Israël. C’est pourquoi le
discours de Monsieur
Zapatero à l’encontre du Mouvement de Libération Nationale
du Peuple Basque est inadmissible.
- Mais
Monsieur José Luis Rogriguez Zapatéro dans son discours prononcé au
Palais Elysée disait clairement « L’ambiance entre la
France et l’Espagne est une ambiance privilégiée, une ambiance qui
est toujours encouragée par le Président SARKOZY. Je vous le souligner
car le Président SARKOZY sera toujours présent dans ma plus haute
considération. Je veux que les Espagnols le sachent, mais également
les Français.
- De
plus, il s’est agi d’un sommet où nous avons pris des décisions,
nous avons fixé des objectifs, des décisions, particulièrement par
rapport à deux questions qui, pour l’Espagne, revêtent beaucoup
d’importance.La première de ces deux questions : la France a touj
ours été engagée depuis très, très longtemps dans la lutte contre
le terrorisme, contre le terrorisme de l’ETA. La collaboration de la
France est vitale. Nous le savons tous et plus particulièrement les
forces de l’ordre de notre pays et également de la France.
- Aujourd’hui,
nous avons franchi un pas de plus que nous avions déjà commencé à
franchir lors du sommet qui a eu lieu à Lisbonne entre l’Union européenne
et l’Afrique. Nous venons de signer un accord portant sur la
constitution des équipes permanentes d’enquête pour la prévention
et la poursuite du terrorisme. Cet accord entre l’Espagne et la France
vise, de façon plus particulière, le terrorisme de l’ETA.
-
- Cet
accord veut dire que la direction générale de la Police en France et
la direction générale de la Police et la Garde civile dans notre pays
vont avoir une structure permanente de collaboration, vont pouvoir élargir
leur effectif et bien entendu nos forces de l’ordre vont pouvoir agir
avec le plein soutien, avec toutes les garanties dans ce travail commun
sur le territoire français. Bien entendu, les forces de l’ordre françaises
pourront agir de même dans notre pays. Il est très difficile
qu’entre deux pays souverains, bien qu’unis par le biais de
l’Union Européenne, il existe cette capacité d’entente pour
arriver à un accord de cette nature pour partager sur le terrain, un
terrain qui est délicat, celui de la sécurité. Il est difficile
d’arriver à partager des moyens si efficaces et si bien intégrés. »
-
- Monsieur
le Secrétaire Général
-
- vous
savez que face au problème de la guerre civile espagnole,qui oppose
depuis juillet 1936 le gouvernement du Front Populaire à une partie de
l’armée menée par le général Franco , Léon Blum a choisi la
non-intervention et
la politique de Léon Blum pendant la guerre en Espagne
a empêché au passage des chars destinés à la résistance
contre Franco ; et nous savons que José Luis Rodriguez Zapatero ;
est le petit fils du
capitaine de l'Armée de terre Juan Rodríguez Lozano, d'idéologie républicaine ;
il commença sa carrière lors des sanglants combats coloniaux de l'armée
espagnole contre les indépendantistes marocains, y recevant une haute
distinction militaire, sous les ordres du général Sanjurjo, un des
futur chefs du soulèvement nationaliste de 1936. Puis, il participa
pleinement à la féroce répression contre les mineurs asturiens en
1934, sous les ordres du général Franco. Il faut préciser cependant
que la révolution des Asturies était fortement tintée d'influences
bolcheviques et socialistes. Il refusa de rejoindre le soulèvement
militaire contre le gouvernement républicain au commencement de la
Guerre civile le 18 juillet 1936. Il sera fusillé un mois plus tard, le
18 août 1936, aux environs de Léon, accusé lors de son procès
sommaire d'avoir exécuté des militants phalangistes "en les ayant
enterrés vivants jusqu'à la tête et avoir usé de celles-ci comme
cible pour ses soldats". Un des grands mystères est pourquoi il
rentre à Léon, du camp nacional, alors qu'il n'était qu'à six
kilomètres du front.Le capitaine Rodríguez Lozano avait déposé
devant un notaire son testament dans lequel il réitérait sa croyance
en Dieu, plaidait pour son innocence, pardonnait à ceux qui allaient
l'exécuter et demandait que son honneur soit rétabli ?
- Dans
ma lettre ouverte à
Monsieur Zapatero j’ai demandé la libération de tous les prisonniers
basques en Espagne et en France le 21-11-2007 neuf jours avant
l’arrestation de Teresa Toda.« conformément à la réalisation
universelle du droit des peuples à l'autodétermination adoptée par
l’ONU, je me permets de vous écrire au sujet du peuple basque et de
ses militants indépendantistes qui ont été arrêtés par la police
espagnole et française.
- Comme
vous savez Monsieur le Président, depuis 1970 j’ai engagé en faveur
de la cause basque contre la dictature de Franco. Je pense que «
l'importance, pour la garantie et l'observation effectives des droits de
l'homme, de la réalisation universelle du droit des peuples à l'autodétermination
consacré par la Charte des Nations Unies et énoncé dans les Pactes
internationaux relatifs aux droits de l'homme Résolution 2200 A (XXI),
annexe. Ainsi que dans la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance
aux pays et aux peuples coloniaux figurant dans sa résolution 1514 (XV)
du 14 décembre 1960 » est prémordiale pour la réalisation de la
Question Nationale du pays Basque et de celle de la nation du Kurdistan.
Sans doute, nos peuples sont « soumis à la domination
coloniale, étrangère ou extérieure exercent progressivement leur
droit à l'autodétermination et accèdent au statut d'États souverains
et à l'indépendance ». C’est notre droit exiger conformément
au Droit International de garantir de l’avenir de nos pays et de nos
peuples. Nous sommes profondément préoccupées par la persistance de
menaces ou de cas effectifs d'intervention et d'occupation militaires étrangères
qui risquent de réduire à néant, l’histoire de nos nations opprimées,
si ce n'est déjà fait, le droit de nations et de peuples souverains à
l'autodétermination, » est indispensable. Historiquement avec les
méthodes policières ni vous, ni votre pays Espagne , ni la
Turquie en tant qu’Etat colonialiste et impérialiste qui veut dans
toutes les conditions l’annexion du Kurdistan actuellement occupé par
elle, l’Iran et la Syrie et qu’elle est actuellement en guerre
contre la volonté de notre résistance armée avec plus d’un million
armée, financée par l’OTAN et par l’Union Européenne, soutenue
par les USA et par la France et Angleterre et les autres pays impérialistes
en première lieu l’Allemagne.
- Depuis
1977 avec le Projet de GAP financé par les USA ; Allemagne ;
Autriche ; France, 9000.000 Kurdes ont dû quitter la terre du
Kurdistan et de plus en raison de la guerre plus de 6 millions Kurdes
ont quitté leur pays.Malgré cela comme vous accusez Batasuna et
l’ETA comme des organisations terroristes, les USA et l’UE accusent
le PKK de la même façon alors que les américains et les européennes
soutiennent directement les actes terroristes de l’armée impérialiste
turque au Kurdistan. C’est pourquoi craignant vivement que, par suite
de cet état de choses, des millions de Kurdes n'aient été ou ne
soient arrachées de leurs foyers, devenant ainsi des réfugiés dans le
monde et des personnes déplacées, et soulignant la nécessité urgente
d'une action internationale concertée pour leur venir en aide aux
Kurdes contre lesquels les armes chimiques utilisés par Saddam et
actuellement l’aviation turque depuis des mois bombardent nos
montagnes et nos objectifs civils ; a fait brûler nos forets et
nos maisons et nous ne voulons pas les mêmes choses se déroulent
contre le peuple Basque et les prisons d’Espagne ne nous donnent que
l’image de la période de Franco.
- Monsieur
le Président, rappelant les résolutions concernant la violation du
droit des peuples à l'autodétermination et d'autres droits
fondamentaux comme suite à une intervention, une agression et une
occupation militaires étrangères adoptées par la Commission des
droits de l'homme à ses cinquante-sixième Voir Documents officiels
du Conseil économique et social, 2000, Supplément no 3
et rectificatif (E/2000/23 et Corr.1), chap. II, sect. A. et précédentes
sessions, Réaffirmant ses résolutions sur la réalisation
universelle du droit des peuples à l'autodétermination, y compris sa résolution
54/155 du 17 décembre 1999, et que prenant acte du rapport du
Secrétaire général sur le droit des peuples à l'autodétermination
A/55/176 et Add.1.
- Je
réaffirme que la réalisation universelle du droit à l'autodétermination
de tous les peuples, y compris ceux Kurdes et Basques soumis à une
domination coloniale espagnole et turque étrangère ou extérieure, est
une condition essentielle pour la garantie et le respect effectifs des
droits de l'homme et pour la préservation et la défense de ces droits
de ces peuples et je déclare fermement opposée à tous actes
d'intervention, de la police espagnole turque ou française d'agression
et d'occupation militaires étrangères turcs sur le Kurdistan , qui ont
réduit à néant le droit des peuples à l'autodétermination et autres
droits fondamentaux dans certaines régions du monde,
- C’est
pourquoi,nous vous demandons à vous en tant qu’un président
socialiste en Espagne et en demandant aux États responsables de tels
actes de mettre fin immédiatement à leur intervention et à leur
occupation militaires en pays et territoires étrangers ainsi qu'à tous
actes de répression, de discrimination et d'exploitation et à tous
mauvais traitements infligés aux peuples de ces pays et territoires, et
de renoncer en particulier aux méthodes cruelles et inhumaines qui sont
apparemment employées à ces fins.
- Par
conséquence, je vous demande Monsieur le Président la libération des
tous les prisonniers politiques de la nation Basque en Espagne et en
France et de mettre fin de l’interdiction de leur organisation
respectives et de respecter le droit à l’autodétermination de la
nation Basque. »[8]
- Monsieur
le Secrétaire Général
-
- Comme
vous savez l’Espagne est un pays membre de l’Union européenne qui a
signé de nombreux Traités relatifs aux droits de l’Homme ainsi que
la Convention de Sauvegarde des
Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales. L’emprisonnement
de Teresa Toda et Jabier Salutregi avec les autres
journalistes est
une violation du Droit International et Européen dont vous êtes
Président du Groupe confédéral de la Gauche
Unitaire Européenne (GUE) au Parlement européen
- « Nul
ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements
inhumains ou dégradants. »[9]
- « Toute
personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être
privé de sa liberté »[10]
- « Toute
personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement,
publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant
et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations
sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé
de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. Le
jugement doit être rendu publiquement, mais l’accès de la salle
d’audience peut être interdit à la presse et au public pendant la
totalité ou une partie du procès dans l’intérêt de la moralité,
de l’ordre public ou de la sécurité nationale dans une société démocratique,
lorsque les intérêts des mineurs ou la protection de la vie privée
des parties au procès l’exigent, ou dans la mesure jugée strictement
nécessaire par le tribunal, lorsque dans des circonstances spéciales
la publicité serait de nature à porter atteinte aux intérêts de la
justice. »[11]
-
- Dans
l’attente de votre intervention je vous prie
de croire Monsieur le Secrétaire Général
- ,
à l’ assurance de ma haute considération.
-
- SECTION
FRANCAISE DU CENTRE DE PEN KURDE
- www.pen-kurd.org
- Responsable
en France
- Dr
Ali KILIC
- Docteur
en philosophie des sciences
- 4,
rue de Saverne, Appt., 21000 –DIOJN
- Télé :
06-31-55-68-96, email : dralikilic@yahoo.fr
-
- ANNEXES- I,
Lettre de Teresa Toda de la prison
- ANNEXES-II
Journaliste Teresa
Toda
- ANNEXES-III-Informations
sur les Journalistes
Basques emprisonnés
- ANNEXES-IV
-BIBLIOGRAPHIE
-
-
-
-
-
- ANNEXE-I
- Lettre
de Teresa Toda de la Prison
-
-
-
- My
name is Teresa Toda. I am a journalist, and member of the Board of
Basque Pen Club. I am in jail since December 1st 2007,
serving a 10 year sentence. My only "crime" is having worked
as Assistant Editor in Chief in the Basque newspaper EGIN, shut down by
the Spanish Authorities in 1998. The Editor in Chief, Jabier Salutregi,
is also jailed, with a 12 year sentence.
-
Along
with 10 members of the Board of the paper, we were both sentenced after
a 16-month long trial, in a maxi-case that involved different Basque
associations working in the fields of social movements, the Basque
language and independendist politics. The trial was plagued with serious
irregularities, of which European law associations have full knowledge.
- Egin
was a daily newspaper with 50.000 copies circulation at the time of its
closure. It was an independent and Basque independentist daily, with an
open view on home and foreign affairs, and especially dedicated to
labour and social issues. It aimed at being the voice of those who
rarely find a voice in mainstream media.
- Its
closure, due to purely political reasons, represents a severe blow
against freedom of speech and of the press in the Basque country, a blow
which the Spanish government repeated in 2003 by closing down the only
all-Basque paper Egunkaria.
- Freedom
of the press is a fundamental human and democratic right. It has been
seriously wounded in the Basque Country, and repairing the damage done
is a task for all those who believe in freedom of speech and in the
valued of the widest range of opinions, and information for journalists,
writers, and the free peoples.
- On
behalf of Jabier Salutregi and myself, I would like to express my
hearthfull thanks to International Pen Club, and I appeal to you all to
keep up your work in defense of freedom of speech and of the press all
over the world
-
-
-
-
- ANNEXES-II
-
-
-
- TERESA
TODA, profile of a journalist
- [05/01/2008]
- TERESA
TODA, profile of a journalist
- Teresa
Toda (Porto Alegre, Brazil, 1950) is a journalist and tireless
campaigner in support of freedom of expression. She was born in
Brazil into the family of a diplomat of the Francoist regime and
lived in North and South America as well as in the United Kingdom
until she embarked on her journalism studies. Owing to her
anti-Francoist and leftwing stance, she was expelled from university
and completed her studies a few years later.
- While
the dictator Franco was in power, from the 1970s onwards Teresa
Toda combined her passion for journalism with her struggle in favour
of the downtrodden. After working in different media and trade
unions in Madrid and Barcelona, she began to work for the newspaper
EGIN as its Madrid correspondent in 1984. She remained in the Spanish
capital until 1990.
- She
experienced the assassination of the member of the Spanish Parliament
and journalist Josu Muguruza at first hand, and then came to the
Basque Country. This is how she remembered the event a few years
later: I was having dinner with members of HB [political party of
the Basque nationalist left]. Josu Muguruza was a friend and colleague
of mine. It was very hard. The situation in Madrid was not at all easy
and in 1990 EGIN proposed that I should come here. I spent a year in
Bizkaia and then came to Gipuzkoa. Here I was Deputy Editor as well as
Chief Editor of the world and economy sections_.
- Teresa
Toda came to the Basque Country, took on most of the responsibilities
of the newspaper EGIN and learnt Basque. I took leave of absence in
1998 to work for the magazine of the trade union LAB. I continued to
contribute to EGIN and my plan was to return within a couple of years.
But at that very moment the newspaper was closed down. It was a
terrible day. I wept the whole night. I saw my future cut off. All of
a sudden you end up without a job and you see all your colleagues in
the same situation. And then of course it had tremendous political
relevance. In the end they went as far as closing down EGIN. And
how were we supposed to react? In my view we reacted appropriately.
That very day _Euskadi Información_ was published and then came
"Gara_".
- If
there had been any doubts that political considerations outweighed
legal ones in the closing down of EGIN (the taking of provisional
measures against it would have sufficed, but closing it down
completely meant that the punitive measures were permanent), the
then Spanish Prime Minister, Jose Maria Aznar, soon dispelled any of
the doubts when he said: Did anyone think we wouldn't dare?_.
- The
closing down of the newspaper EGIN (and the radio station bearing the
same name) were followed by that of the magazine Ardi Beltza
and four years later by that of the Basque-language daily Euskaldunon
Egunkaria.
Over these years the case has been gradually expanding; Teresa Toda
and other people in positions of responsibility at EGIN were granted
conditional liberty (which entailed having to report to court
regularly, and not be permitted to cross the borders of the Spanish
State), but they continued with initiatives in support of freedom of
expression by setting up the newspaper GARA and participating in the
Basque PEN centre and other organisations and forums.
- The
trial in the 18/98 case that included the newspaper EGIN brought
further punishment: every day for sixteen months the defendants had to
be present during the trial at the Spanish National Criminal Court in
Madrid, 500 km from home, which interfered totally with their everyday
lives. In a trial full of irregularities Teresa Toda, Jabier Salutregi
(EGIN's Editor-in-Chief) and a further eleven of the newspaper's staff
were sentenced to prison terms in excess of ten years. In Teresa's
case, as already stated, for engaging in journalism. As in the case of
many other journalists, the judge turned the interview that Teresa and
Jabier had conducted with ETA leaders into collaboration with
terrorism.
- The
Basque-language newspaper "Berria"_ reported what happened
during the trial: They [Teresa and Jabier] gave details of the main
events on which the charges are based: they had not held a meeting
with the ETA leadership, but had conducted a newspaper interview; so
that interview had nothing whatsoever to do with the appointment with
one of them as Chief Editor, and the other as Deputy Editor; (&)
Salutregi could not have been in direct contact with the ETA
leadership through the modem of his computer, because, among other
things, they didn't have a modem__.
- A
sign of the judge's attitude is illustrated by the fact that she
forbade Teresa to speak when Teresa tried to explain why she would not
be responding to the Prosecutor:
- Toda.-
The
reason I do not wish to answer is that our rights have been
denied&.
Senior Judge.- It is of no interest&
T.- But I think it is.
P.- No, it isn't.
T.- With all due respect, I think it is.
P.- I decide what is of interest and what is not.
T.- But I am demanding my right to defence.
P.- You can say whatever you like in your defence, but I'm
not interested in why you are not responding to the charges.
T.- I would like to explain, because I feel it is
necessary...
P.- No, it isn't
T.- &because we are claiming the right to freedom of
expression, and we are being denied it. .
- Upon
saying that she unzipped her sweater and showed the panel of judges
the white T-shirt she was wearing bearing the slogan, Egin,
adierazpen askatasuna (Egin, freedom of expression).
- Teresa
Toda is a member of the Basque PEN's board. She is a first-class
journalist and for the last 35 years has been a staunch activist in
support of freedom of expression. Sending Teresa Toda down for ten
years is not only immoral and totally unjust, it is a deep insult to
the Basque PEN and to all of us who believe in freedom of expression.
For all these reasons we demand unconditional freedom for Teresa and
for all those convicted in the EGIN case.
-
- Euskal
PEN - Basque PEN
-
-
-
-
-
-
- ANNEXE-III
-
- Plus
de 250 journalistes, reporters d’images et professionnels de la
communication du Pays Basque ont demandé hier à travers un manifeste
la mise en liberté des membres du quotidien Egin, de la radio Egin
Irratia et de la maison d’édition Orain S.A. condamnés récemment à
des peines de prison dans le cadre d’un des procès jugés à
l’Audience Nationale espagnole sur le macro-dossier18/98.
- En
représentation de ces journalistes, les rédacteurs en chef des
quotidiens Gara et Berria, Josu Juaristi et Martxelo Otamendi, ont lu le
manifeste de solidarité qui dénonce la fermeture de médias en Espagne
le journal bascophone Egunkaria et la revue d’investigation Ardi
Beltza ont également été fermés ces dernières années comme
"une attaque à la liberté d’expression et
d’information".
- Le
manifeste rappelle que le 15 juillet prochain, cela fera dix ans que le
quotidien Egin, né en 1977 grâce au soutien populaire, aura été fermé.
"Les juges de l’Audience Nationale espagnole ont affirmé que la
société Orain SA était contrôlée et dirigée par l’organisation
ETA, mais ils n’ont pas montré de preuves à ce sujet", poursuit
le texte, ajoutant que "les magistrats ont préféré approfondir
l’injustice commise il y a dix ans".
- Les
signataires du manifeste souhaitent rappeler que la fermeture d’un média
est "une mesure extrêmement grave qui n’est applicable que dans
des situations complètement exceptionnelles. Les éventuelles
imputations pénales à des personnes concrètes si elles existent, car
dans ce cas précis ça n’a pas été démontré ne justifient en
aucun cas la fermeture d’un média puisque cela bafoue gravement la
liberté d’expression des salariés, ainsi que la liberté
d’information des lecteurs et auditeurs, donc de toute la société".
- A
la veille des élections municipales au Pays Basque nord et au lendemain
de la sentence du procès 18/98, les membres de l’Assemblée des élus
Udalbiltza alertent sur l’imminence de leur procès. Ainsi, le 18
janvier, ils offriront, à Ustaritz, une soirée d’information. Ils se
pencheront sur l’affaire concernant les 22 membres d’Udalbiltza,
dont l’élu hazpandar Xarlo Etxezaharreta.
- A
partir de 20 heures, la soirée explorera son aspect juridique,
politique et humanitaire. L’inculpé labourdin s’y présentera avec
d’autres membres de l’institution nationale. Avocat et membre du
Comité de Défense de
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