Dijon le 05-04-2008
Monsieur
Bernard
KOUCHNER Ministre des Affaires étrangères et européennes 37,
quai d’Orsay OBJET :
LIBERTE POUR TERESA
TODA, JABIER SALUTREGI, JOURNALISTES,
ECRIVAINS BASQUES ET LIBETE POUR
LES PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES Monsieur
le Ministre, Nous
avons l’honneur de solliciter votre intervention auprès
des autorités espagnoles,
en premier lieu auprès de sa Majesté , le
Roi d’Espagne Monsieur Juan
Carlos I er et auprès de
Monsieur José Luis Rodriguez
Zapatero pour que
Teresa Toda , journaliste et écrivaine Basque
membre de la Direction du Centre PEN BASQUE(euskalPENkliba)
ainsi que Monsieur Jabier Salutregi
et les autres prisonniers politiques soient libérés
conformément à la Constitution Française « les droits
et libertés de l'homme et du
citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes
fondamentaux reconnus par les lois de la République » dont « ,La
loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux
de l'homme.,Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la
liberté a droit (..) Sur les territoires de la République française, fidèle à
ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle
n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera
jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple »
C’est notre point de départ constitutionnel. Nous
pensons que Monsieur le Ministre, la liberté d’expression est à la
base, historiquement, le droit de penser et la liberté de communiquer ses
idées. Historiquement elle s’est principalement développée autour de la
liberté de la presse ; Autrement dit, la liberté d'opinion et
d'expression est généralement considérée comme une liberté
fondamentale à l'homme. Elle est citée à l'article 19 de la Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme comme suit: « Tout
individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique
le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher,
de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les
informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. » De
même, dans la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : « La
libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus
précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer
librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés
par la loi. »[1] Pour
l'Europe Convention européenne des droits de l’Homme, Conseil de
l’Europe de 1980 [2] « 1
Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la
liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des
informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités
publiques et sans considération de frontière. Le présent article n'empêche
pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou
de télévision à un régime d'autorisations. » « 2
L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités
peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou
sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires,
dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité
territoriale ou à la sûreté publiqu[3]e,
à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de
la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits
d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou
pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire. »
et « La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations »
ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme
inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent,
choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance
et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique ». » Si
la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ne spécifie pas
davantage de conditions particulières ni restrictions à cette liberté
d'expression, cependant, un certain nombre de juridictions, sous l'égide
des Nations unies et des pays y adhérant, - ce qui est le cas de la législation
française -, restreignent toutefois cette liberté en interdisant les
propos incitant à la haine raciale, nationale ou religieuse et relevant de
l'appel au meurtre qui sont des délits interdits par la loi. Elle
va de pair avec la liberté d'information et plus spécifiquement la liberté
de la presse, qui est la liberté pour un propriétaire de journal de dire
ou de taire ce que bon lui semble dans son journal, sous réserve d'en répondre
devant les tribunaux en cas de diffamation ou calomnie. La calomnie et la
diffamation étant là aussi, les restrictions imposées à la notion de
liberté d'expression pour toute parole publique, comme pour l'incitation à
la haine et au meurtre. Le
Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par
l'Assemblée générale des Nations unies précise que la liberté
d'expression comprend «la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre
des informations et des idées de toute espèce sans considération de
frontière» [4]
.Mais contrairement à la Charte de l’ONU aux fondements du
Droit International aux Conventions Internationales, l’Etat de la République
de l’Espagne vient d’arrêter
de nombreux compatriotes basques, des journalistes, en premier lieu
Teresa Toda journaliste , écrivaine basque, membre
de la Direction du Centre PEN BASQUE(euskalPENkliba)
le 30 novembre 2007 á
16 heures en Urnieta, la commune ou elle habitait, près de Donostia
(St Sebastien). Teresa Toda avec
les autres détenus sont transférés
dans les différentes maisons d'arrêt des environs de Madrid, et le
20 décembre tous les autres prisonniers sont conduits
devant le Tribunal Spécial de Madrid (Audiencia Nacional). Lors de
l'audience Teresa a refusé l’accusation
et les prisonniers commencent à chanter
"Eusko Gudariak",[5]
les autres chantent aussi tous et
toutes sont délogées. Une semaine après, l’Etat d’Espagne a commencé
à la disperser les prisonniers
dans les autres prisons en
Espagne. Teresa Toda est
actuellement dans la maison arrêt
de Topas (Salamanque), qui a une distance de
460 kilomètres de son maison. Les
autres prisonniers politiques sont
transférés à Almeria, dans le sud de l'Espagne, plus de 1000 kilomètres
sont loin de
leurs familles. Monsieur
le Ministre, Je
viens de recevoir de l’écrivain
Basque Tersa Toda envoyée de sa prison,
à la Conférence de Glashow elle dit : « Mon
nom est Teresa Toda. Je suis journaliste, et membre du Conseil de
l’administration de Centre Club
Pen Basque. Je suis en prison
depuis le 1 Décembre 2007, en mesure de purgent
de 10 ans
à peine de prison. Mon seul "crime" est d'avoir travaillé
en tant que Rédactrice en chef
adjointe dans le journal basque EGIN, fermé par les autorités
espagnoles en 1998. Le rédacteur en chef, Jabier Salutregi, est également
en prison on demande 12 ans de son e prison.
Avec 10 membres du conseil d'administration du Journal, nous étions
tous les deux condamnés après 16 mois d'essai, dans un maxi-affaire qui a
impliqué des différentes
associations basques oeuvrant
dans les domaines des mouvements sociaux, de la langue basque et de la
politique indépendantiste.
Le procès était en proie à de graves irrégularités, dont le droit européen
des associations a pleinement connaissance.
Comme
vous le savez Monsieur le Ministre, Teresa Toda comme elle a déclaré,
elle est une journaliste
et militante infatigable en faveur de la liberté d'expression. Elle est née
au Brésil en 1950 dans la famille d'un diplomate du régime franquiste et vécu
en Amérique du Nord et du Sud ainsi que dans le Royaume-Uni, jusqu'à ce
qu'elle ait amorcé son étude en journalisme. En raison de ses
anti-franquistes et de la position de gauche, elle a été expulsée de
l'université ; puis elle a
terminé ses études quelques années plus tard.
Monsieur
le Ministre, Il
est impossible de partager les idées de
Monsieur le Président de la République
et de Monsieur José Luis Rogriguez
Zapatéro à
l’encontre du Peuple et des
militants Basques, c’est une participation directe aux crimes commis par
le gouvernement de l’Espagne contre les écrivains
et contre les journalistes arrêtés
et emprisonnés. Comme vous le savez il y a trois mois Vous même
personnellement vous avez tenu des propos et vous avez
accusé le PKK comme une organisation terroriste. Mais vous n’avez
jamais condamné le terrorisme de l’Etat colonialiste et impérialiste
turc qui a détruit 4000 villages
Kurdes et a chassé
de 1500000 Kurdes de leurs terres
9 millions à cause des barrages et 6 millions à cause de la guerre.
C’était une négation totale du
droit à l’autodétermination de la nation du Kurdistan. Vous que
nous considérons comme
un ami du peuple du Kurdistan et votre discours au cimétier
Père Lachaisse sur le tombeau du Dr Abdelrahman Ghasemlou que vous
l’avez défini comme un grand guérilleros. J’ai admiré à votre
discours personnellement et vous avez intervenu
auprès des autorités iraniennes pour que les deux Journalistes Kurdes
Adnan Hassapour et Hiwa Boutimar ne soient pendus.Je vous remercie la
condamnation à mort des deux journalistes est annulée. Mais Monsieur le
Ministre ; la question du peuple Basque
n’est pas différente de la question du Kurdistan. Je suis
optimiste comme la Septième chambre du Tribunal
de la première instance des communautés européennes a décidé
d’annulation de la
décision du Conseil de l’Europe
qui avait mis l’Organisation du PKK sur la Liste des organisation
terroristes. Alors nous les Kurdes et
les Basques nous menons une lutte pour l’autodétermination qui est
conforme avec la Charte des Nations Unies et je crois profondément
que les peuples Kurdes et Basques gagneront le droit à l’autodétermination.
C’est pourquoi j’étais bouleversé
des explications de
Monsieur le Président de la République
à l’issue du Sommet
Franco-espagnol Palais de l’Elysée — Jeudi 10 janvier 2008 « D’abord,
nous avons une vision commune de ce que doit être l’évolution de
l’Europe. Nous avons proposé à l’Espagne de travailler main dans la
main durant la Présidence française de l’Union Européenne. Nous avons
une vision commune de ce que doit être l’organisation de l’Union pour
la Méditerranée. Nous avons décidé de procéder à des déplacements
communs en Méditerranée, au niveau des ministres des Affaires étrangères
comme des Premiers ministres et chefs d’Etat, pour faire avancer le projet
de l’Union pour la Méditerranée et préparer le sommet de Paris. Nous
avons des préoccupations communes sur la question de la croissance en
Europe. Il y aura une initiative espagnole soutenue pour la France pour que
nous puissions débattre des meilleurs moyens pour conforter la croissance
européenne. Sur les plans politiques les plus sensibles, nous avons décidé
de renforcer encore notre collaboration dans la lutte contre le terrorisme.
C’est le travail de Michèle ALLIOT-MARIE et de notre ami RUBALCABA. Je
veux dire de la façon la plus solennelle, parlant au nom du gouvernement
français et du Premier ministre, que la France sera toujours aux côtés de
la démocratie espagnole face au cancer du terrorisme, qu’il s’agisse du
terrorisme interne ou du terrorisme externe. S’agissant de la lutte contre
le terrorisme, de l’ETA, la France a depuis bien longtemps choisi son
camp. Son camp, c’est celui de l’Espagne démocratique. Chacun doit bien
comprendre que c’est une décision stratégique qui va au-delà des
alternances en France, comme en Espagne. (..) Enfin, dernier point. Je
voudrais remercier la délégation espagnole et le Président du Conseil
pour la part décisive qu’ils ont prise lorsqu’il a fallu, au sommet de
Bruxelles de l’été dernier, décider de l’adoption du traité simplifié.
L’Espagne, je parle sous le contrôle de Bernard KOUCHNER et de
Jean-Pierre JOUYET, a pris, par l’intermédiaire de notre ami MORAT1NOS et
du Président ZAPATERO, ses responsabilités pour faire avancer le traité
simplifié.» Alors
qu’ à Madrid l´arrestation de 46 personnalités de la gauche basque a été
lancé par Le ministre de l’Intérieur Rubalcaba , ami de
Monsieur Sarkozy a annoncé des peines lourdes, avant même le rendu du
jugement par le tribunal La police espagnole
a entamé une opération
pour arrêter les accusés du procès 18/98 mené devant l’Audience Nationale espagnole, à la veille du rendu du
jugement. Des mandats d’arrêt ont été lancés contre 46 personnalités
reconnues pour leur travail pour la culture, la langue ou pour leurs prises
de position publiques pour l’indépendance du Pays Basque. Hier soir, 23
personnes avaient été interpellées. Les personnes visées
font partie des accusés du plus grand procès organisé à Madrid pour des
affaires basques, de novembre 2005 à mars 2007. Un procès truffé d’irrégularités,
où les droits de la défense avaient été constamment bafoués. À cause
de ces manquements, après huit mois d’audience, le procès avait même été
annulé, pour tout reprendre dès le début. Même après la reprise, une délégation
de juristes internationaux venus en observateurs avait dénoncé les
manquements aux droits de la défense qui n’avait pas eu accès, entre
autre, au dossier de mise en accusation. Lors des audiences,
le simple fait de s’affirmer de gauche et abertzale avait été considéré
comme preuve d’une appartenance à l’ETA. Thèse qui aurait donc été
retenue par le tribunal dont le jugement doit être rendu dans quelques
jours. L’Audience Nationale, le tribunal antiterroriste d’exception
espagnol, a invoqué le "risque élevé de fuite" des accusés
pour justifier ces mandats d’arrêt, à l’approche du verdict qui sera
rendu "probablement le 10 décembre", a-t-on précisé de source
judiciaire. Les arrestations hier se sont déroulées pourtant dans le
calme, sans que les accusés n’aient voulu se soustraire à leur
interpellation. Ces militants sont considérés par les tribunaux comme
appartenant "à un conglomérat d’organisations basques agissant sur
le terrain politique (Kas-Ekin), international (Xaki), médiatique (Egin) et
culturel ou promouvant des actions de désobéissance civile (Fondation
Joxemi Zumalabe)". Autrement dit, la justice espagnole assimile cet
appel à la désobéissance civile, proclamée par Gandhi ou Thoreau, à une
initiative terroriste... Parmi
les 23 personnes arrêtées figurent cinq personnes qui devraient être
condamnées à des peines allant de 12 à 18 ans de prison : Xabier Alegria
(risque 18 ans de prison), l’avocat, Txema Matanzas (14 ans), Juan Maria
Mendizabal (13 ans), l’ancien patron du journal Egin Xabier Salutregui (12
ans) et la journaliste de Xaki, Elena Beloki (13 ans), a précisé la source
judiciaire. Des peines lourdes qui risquent de se confirmer car hier soir,
depuis Berlin où il est en voyage, Alfredo Pérez Rubalcaba, ministre
espagnol de l’Intérieur a affirmé que les condamnations seront
"lourdes". Une telle déclaration pose d’ailleurs la question de
la séparation des pouvoirs en Espagne, sachant que le jugement n’est pas
encore rendu. Rubalcaba a par ailleurs ajouté qu’il souhaitait que
l’ensemble des arrestations se terminent "dans la soirée". De
leur côté, les organisations EA, EB, PNV, Aralar et ELA ont toutes critiqué
ces détentions des inculpés du procès 10/98 et ont signalé que cette
action résultait d’une "volonté politique". Au cours du procès,
les accusés avaient tous nié leur appartenance à l’ETA. Ces
arrestations marquent une nouvelle phase de l’offensive de Madrid contre
la gauche abertzale avant les élections de mars. Alors que « Résolution
1379 (2001) Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 4423e séance, le 20
novembre 2001 Le Conseil de sécurité, Reconnaissant les effets négatifs
que les conflits armés ont à de multiples niveaux sur les enfants et les
conséquences qui en résultent à long terme pour la paix, la sécurité et
le développement durables, Rappelant les buts et les principes énoncés
dans la Charte des Nations Unies, sa responsabilité principale en matière
de maintien de la paix et de la sécurité internationales, et, dans ce
contexte, sa volonté de régler la question des effets des conflits armés
sur les enfants »[6]
Soulignant qu’il faut que toutes les parties concernées se conforment aux
dispositions de la Charte des Nations Unies et aux normes du droit
international, en particulier celles qui concernent les enfants, .
et le Conseil de Sécurité de l’ONU
Demande à toutes les parties à un conflit armé De
respecter pleinement les dispositions pertinentes des normes juridiques
internationales relatives aux droits et à la protection des enfants dans
les conflits armés, en particulier les Conventions de Genève de 1949 et
les obligations dont elles sont assorties en vertu des Protocoles
additionnels de 1977 y relatifs, la Convention des Nations Unies relative
aux droits de l’enfant de 1989 et le Protocole facultatif y relatif du 25
mai 2000, le Protocole ii à la Convention sur l’interdiction ou la
limitation de l’emploi de certaines armes classiques qui peuvent être
considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme
frappant sans discrimination, tel qu’amendé, la Convention No 182 de
l’Organisation internationale du Travail contre les pires formes de
travail des enfants, ainsi que la Convention d’ Ottawa sur
l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du
transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, et constate que
la conscription ou l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans dans les
forces armées nationales ou leur engagement actif dans les hostilités
figurent parmi les crimes de guerre visés par le Statut de Rome; »[7]
Dans la même résolution le Conseil a
demande aux États Membres: a) De mettre fin à
l’impunité et de poursuivre les responsables de génocide, de crimes
contre l’humanité, de crimes de guerre et autres crimes abominables
commis contre des enfants, d’exclure autant que possible ces crimes des
mesures d’amnistie et des actes législatifs du même ordre, et de veiller
à ce que les mécanismes de recherche de la vérité et de réconciliation
mis en place après les conflits s’occupent des abus graves dont les
enfants ont été victimes; Monsieur
le Ministre, Le
gouvernement de Monsieur José Luis Rogriguez Zapatéro
en emprisonnant les enfants Basques
comme le gouvernement fasciste turc tue les Enfants Kurdes
ou gouvernement islamiste fasciste iranien
qui a pendu des centaines des
enfants ces pratiques ne sont
pas conforme à
l’application des principes et objectifs
suivants de la résolution S-27/2du
10-05-2002 de l’ONU : « 1.
Donner la priorité aux enfants. Dans toutes les actions concernant les
enfants, l’intérêt supérieur de l’enfant doit toujours être la
principale considération. 2.
Éliminer la pauvreté : miser sur les enfants. Nous réaffirmons notre
promesse de rompre le cycle de la pauvreté en une seule génération, unis
dans la conviction que les investissements en faveur des enfants et le
respect de leurs droits sont parmi les moyens les plus efficaces d’éliminer
la pauvreté. Des mesures doivent être prises immédiatement pour éliminer
les pires formes de travail des enfants. 3.
N’oublier aucun enfant. Tous les enfants naissent libres et égaux en
dignité et en droits par suite, toutes les formes de discrimination à leur
égard doivent prendre fin. 4.
Prendre soin de chaque enfant. Il importe d’assurer aux enfants le
meilleur départ possible dans la vie. Leur survie, leur protection, leur
croissance et leur développement dans des conditions de bonne santé et de
bonne nutrition sont le socle sur lequel s’appuie le développement
humain. Nous déploierons des efforts concertés pour combattre les maladies
infectieuses, lutter contre les principales causes de la malnutrition et éduquer
les enfants dans un environnement sûr qui leur permette d’être en bonne
santé physique, mentalement alertes, émotionnellement stables, socialement
aptes et capables d’apprendre. 5.
Permettre à chaque enfant d’accéder à l’éducation. Tous les enfants,
les filles tout autant que les garçons, doivent avoir accès à un
enseignement primaire complet, gratuit, obligatoire et de bonne qualité,
principe qui est essentiel à la prestation d’une éducation de base complète.
Les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et
l’enseignement secondaire doivent être éliminées. 6.
Protéger les enfants contre les sévices et l’exploitation. Les enfants
doivent être protégés contre tout acte de violence, de maltraitance,
d’exploitation et de discrimination et contre toutes les formes de
terrorisme et de prise d’otages. 7.
Protéger les enfants contre la guerre. Les enfants doivent être protégés
contre les horreurs des conflits armés. Les enfants vivant dans des
territoires sous occupation étrangère doivent également être protégés,
conformément aux dispositions du droit international humanitaire. 8.
Lutter contre le VIII/sida. Les enfants et leur famille doivent être protégés
contre les effets dévastateurs du virus de l’immunodéficience
humaine/syndrome d ‘ immunodéficience acquise (VIH/sida). 9.
Écouter les enfants et assurer leur participation. Les enfants et les
adolescents sont des citoyens pleins de ressources, capables de contribuer
à l’avènement d’un avenir meilleur pour tous. Aussi devons-nous
respecter leur droit d’expression et de participation concernant toutes
les questions qui les touchent, compte tenu de leur âge et de leur maturité
d’esprit. 10.
Protéger la Terre pour les enfants. Nous devons préserver notre
environnement naturel qui, par sa diversité, sa beauté et ses ressources,
contribue à la qualité de l’existence, pour les générations présentes
et futures. Nous n’épargnerons aucun effort pour protéger les enfants et
alléger l’impact que les catastrophes naturelles et les effets de la dégradation
de l’environnement ont sur eux. 8.
Nous reconnaissons que l’application de la présente Déclaration et du
Plan d’action exige non seulement une volonté politique renouvelée mais
aussi la mobilisation et l’affectation de ressources supplémentaires aux
niveaux national et international, compte tenu de l’urgence et de la
gravité des besoins particuliers des enfants. 9.
Conformément à ces principes et objectifs, nous adoptons le Plan
d’action figurant à la section 111 ci-après, convaincus que nous bâtirons
ensemble un monde dans lequel tous les enfants, garçons et filles, auront
une enfance heureuse, un monde dans lequel, aimés, respectés et chéris,
les enfants pourront jouer et s’instruire, un monde dans lequel leurs
droits seront promus et protégés, sans discrimination d’aucune sorte, un
monde dans lequel leur sécurité et leur bien-être revêtiront la plus
haute importance et où ils pourront s’épanouir, en bonne santé, dans la
paix et dans la dignité. »[8] Monsieur
le Ministre, Je
ne partage pas de certaines méthodes
utilisées par des organisations de libération nationales mais
je pense le droit à l’autodétermination
du peuple Basque est tout à fait conforme au Droit International
et à la Charte des Nations Unies et le recours à la force des
peuples est légitime comme la Nation Française
a utilisé contre l’occupation fasciste hitlérienne pour la libération de la France
comme le peuple vietnamien comme la résistance armée du Kurdistan
qui battu les 20-29 février 2008 l’armée
fasciste et colonialiste turque
aidée par les USA et par l’Israël. C’est pourquoi le discours de
Monsieur Zapatero à l’encontre du Mouvement de Libération
Nationale du Peuple Basque est
inadmissible. Mais Monsieur José Luis Rogriguez Zapatéro dans son discours
prononcé au Palais Elysée disait clairement « L’ambiance
entre la France et l’Espagne est une ambiance privilégiée, une ambiance
qui est toujours encouragée par le Président SARKOZY. Je vous le souligner
car le Président SARKOZY sera toujours présent dans ma plus haute considération.
Je veux que les Espagnols le sachent, mais également les Français. De
plus, il s’est agi d’un sommet où nous avons pris des décisions, nous
avons fixé des objectifs, des décisions, particulièrement par rapport à
deux questions qui, pour l’Espagne, revêtent beaucoup d’importance.La
première de ces deux questions : la France a touj ours été engagée
depuis très, très longtemps dans la lutte contre le terrorisme, contre le
terrorisme de l’ETA. La collaboration de la France est vitale. Nous le
savons tous et plus particulièrement les forces de l’ordre de notre pays
et également de la France. Aujourd’hui,
nous avons franchi un pas de plus que nous avions déjà commencé à
franchir lors du sommet qui a eu lieu à Lisbonne entre l’Union européenne
et l’Afrique. Nous venons de signer un accord portant sur la constitution
des équipes permanentes d’enquête pour la prévention et la poursuite du
terrorisme. Cet accord entre l’Espagne et la France vise, de façon plus
particulière, le terrorisme de l’ETA. Cet
accord veut dire que la direction générale de la Police en France et la
direction générale de la Police et la Garde civile dans notre pays vont
avoir une structure permanente de collaboration, vont pouvoir élargir leur
effectif et bien entendu nos forces de l’ordre vont pouvoir agir avec le
plein soutien, avec toutes les garanties dans ce travail commun sur le
territoire français. Bien entendu, les forces de l’ordre françaises
pourront agir de même dans notre pays. Il est très difficile qu’entre
deux pays souverains, bien qu’unis par le biais de l’Union Européenne,
il existe cette capacité d’entente pour arriver à un accord de cette
nature pour partager sur le terrain, un terrain qui est délicat, celui de
la sécurité. Il est difficile d’arriver à partager des moyens si
efficaces et si bien intégrés. » Monsieur
le Ministre, vous savez que face au problème de la guerre civile
espagnole,qui oppose depuis juillet 1936 le gouvernement du Front Populaire
à une partie de l’armée menée par le général Franco , Léon Blum
a choisi la non-intervention et
la politique de Léon Blum pendant la guerre en Espagne
a empêché au passage des chars destinés à la résistance contre
Franco ; et nous savons que José Luis Rodriguez Zapatero ; est le
petit fils du capitaine de l'Armée de terre Juan Rodríguez Lozano,
d'idéologie républicaine ; il commença sa carrière lors des
sanglants combats coloniaux de l'armée espagnole contre les indépendantistes
marocains, y recevant une haute distinction militaire, sous les ordres du général
Sanjurjo, un des futur chefs du soulèvement nationaliste de 1936. Puis, il
participa pleinement à la féroce répression contre les mineurs asturiens
en 1934, sous les ordres du général Franco. Il faut préciser cependant
que la révolution des Asturies était fortement tintée d'influences
bolcheviques et socialistes. Il refusa de rejoindre le soulèvement
militaire contre le gouvernement républicain au commencement de la Guerre
civile le 18 juillet 1936. Il sera fusillé un mois plus tard, le 18 août
1936, aux environs de Léon, accusé lors de son procès sommaire d'avoir exécuté
des militants phalangistes "en les ayant enterrés vivants jusqu'à la
tête et avoir usé de celles-ci comme cible pour ses soldats". Un des
grands mystères est pourquoi il rentre à Léon, du camp nacional,
alors qu'il n'était qu'à six kilomètres du front.Le capitaine Rodríguez
Lozano avait déposé devant un notaire son testament dans lequel il réitérait
sa croyance en Dieu, plaidait pour son innocence, pardonnait à ceux qui
allaient l'exécuter et demandait que son honneur soit rétabli ? Dans
ma lettre ouverte à Monsieur
Zapatero j’ai demandé la libération de tous les prisonniers basques en
Espagne et en France le 21-11-2007 neuf jours avant l’arrestation de
Teresa Toda. « conformément
à la réalisation universelle du droit des peuples à l'autodétermination
adoptée par l’ONU, je me permets de vous écrire au sujet du peuple
basque et de ses militants indépendantistes qui ont été arrêtés par la
police espagnole et française. Comme
vous savez Monsieur le Président, depuis 1970 j’ai engagé en faveur de
la cause basque contre la dictature de Franco. Je pense que «
l'importance, pour la garantie et l'observation effectives des droits de
l'homme, de la réalisation universelle du droit des peuples à l'autodétermination
consacré par la Charte des Nations Unies et énoncé dans les Pactes
internationaux relatifs aux droits de l'homme Résolution 2200 A (XXI),
annexe. Ainsi que dans la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux
pays et aux peuples coloniaux figurant dans sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre
1960 » est prémordiale pour la réalisation de la Question Nationale
du pays Basque et de celle de la nation du Kurdistan. Sans doute, nos
peuples sont « soumis à la domination coloniale, étrangère ou extérieure
exercent progressivement leur droit à l'autodétermination et accèdent au
statut d'États souverains et à l'indépendance ». C’est notre
droit exiger conformément au Droit International de garantir de l’avenir
de nos pays et de nos peuples. Nous sommes profondément préoccupées par
la persistance de menaces ou de cas effectifs d'intervention et d'occupation
militaires étrangères qui risquent de réduire à néant, l’histoire de
nos nations opprimées, si ce n'est déjà fait, le droit de nations et de
peuples souverains à l'autodétermination, » est indispensable.
Historiquement avec les méthodes policières ni vous, ni votre pays Espagne ,
ni la Turquie en tant qu’Etat colonialiste et impérialiste qui veut dans
toutes les conditions l’annexion du Kurdistan actuellement occupé par
elle, l’Iran et la Syrie et qu’elle est actuellement en guerre contre la
volonté de notre résistance armée avec plus d’un million armée, financée
par l’OTAN et par l’Union Européenne, soutenue par les USA et par la
France et Angleterre et les autres pays impérialistes en première lieu
l’Allemagne. Depuis
1977 avec le Projet de GAP financé par les USA ; Allemagne ;
Autriche ; France, 9000.000 Kurdes ont dû quitter la terre du
Kurdistan et de plus en raison de la guerre plus de 6 millions Kurdes ont
quitté leur pays.Malgré cela comme vous accusez Batasuna et l’ETA comme
des organisations terroristes, les USA et l’UE accusent le PKK de la même
façon alors que les américains et les européennes soutiennent directement
les actes terroristes de l’armée impérialiste turque au Kurdistan.
C’est pourquoi craignant vivement que, par suite de cet état de choses,
des millions de Kurdes n'aient été ou ne soient arrachées de leurs
foyers, devenant ainsi des réfugiés dans le monde et des personnes déplacées,
et soulignant la nécessité urgente d'une action internationale concertée
pour leur venir en aide aux Kurdes contre lesquels les armes chimiques
utilisés par Saddam et actuellement l’aviation turque depuis des mois
bombardent nos montagnes et nos objectifs civils ; a fait brûler nos
forets et nos maisons et nous ne voulons pas les mêmes choses se déroulent
contre le peuple Basque et les prisons d’Espagne ne nous donnent que
l’image de la période de Franco. Monsieur
le Président, rappelant les résolutions concernant la violation du droit
des peuples à l'autodétermination et d'autres droits fondamentaux comme
suite à une intervention, une agression et une occupation militaires étrangères
adoptées par la Commission des droits de l'homme à ses cinquante-sixième
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2000,
Supplément no 3 et rectificatif (E/2000/23 et Corr.1), chap.
II, sect. A. et précédentes sessions, Réaffirmant ses résolutions
sur la réalisation universelle du droit des peuples à l'autodétermination,
y compris sa résolution 54/155 du 17 décembre 1999, et que prenant acte
du rapport du Secrétaire général sur le droit des peuples à l'autodétermination
A/55/176 et Add.1. Je
réaffirme que la réalisation universelle du droit à l'autodétermination
de tous les peuples, y compris ceux Kurdes et Basques soumis à une
domination coloniale espagnole et turque étrangère ou extérieure, est une
condition essentielle pour la garantie et le respect effectifs des droits de
l'homme et pour la préservation et la défense de ces droits de ces peuples
et je déclare fermement opposée à tous actes d'intervention, de la police
espagnole turque ou française d'agression et d'occupation militaires étrangères
turcs sur le Kurdistan , qui ont réduit à néant le droit des peuples à
l'autodétermination et autres droits fondamentaux dans certaines régions
du monde, C’est
pourquoi,nous vous demandons à vous en tant qu’un président socialiste
en Espagne et en demandant aux États responsables de tels actes de mettre
fin immédiatement à leur intervention et à leur occupation militaires en
pays et territoires étrangers ainsi qu'à tous actes de répression, de
discrimination et d'exploitation et à tous mauvais traitements infligés
aux peuples de ces pays et territoires, et de renoncer en particulier aux méthodes
cruelles et inhumaines qui sont apparemment employées à ces fins. Par
conséquence, je vous demande Monsieur le Président la libération des tous
les prisonniers politiques de la nation Basque en Espagne et en France et de
mettre fin de l’interdiction de leur organisation respectives et de
respecter le droit à l’autodétermination de la nation Basque. »[9] Monsieur
le Ministre, Comme
vous savez l’Espagne est un pays membre de l’Union européenne qui a
signé de nombreux Traités relatifs aux droits de l’Homme ainsi que
la Convention de Sauvegarde des
Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales. L’emprisonnement de Teresa
Toda et Jabier Salutregi avec les autres
journalistes est
une violation du Droit International et Européen dont vous êtes
Ministre des Affaires Etrangères. « Nul ne peut
être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. »[10] « Toute
personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé
de sa liberté »[11] « Toute
personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement,
publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et
impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses
droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute
accusation en matière pénale dirigée contre elle. Le jugement doit être
rendu publiquement, mais l’accès de la salle d’audience peut être
interdit à la presse et au public pendant la totalité ou une partie du
procès dans l’intérêt de la moralité, de l’ordre public ou de la sécurité
nationale dans une société démocratique, lorsque les intérêts des
mineurs ou la protection de la vie privée des parties au procès
l’exigent, ou dans la mesure jugée strictement nécessaire par le
tribunal, lorsque dans des circonstances spéciales la publicité serait de
nature à porter atteinte aux intérêts de la justice. »[12] Dans l’attente de
votre intervention je vous prie de
croire Monsieur le Ministre, à l’ assurance de ma haute considération. SECTION FRANCAISE DU CENTRE DE PEN
KURDE www.pen-kurd.org Responsable en France Dr Ali KILIC Docteur en philosophie des sciences 4, rue de Saverne, Appt., 21000
–DIOJN Télé : 06-31-55-68-96, email :
dralikilic@yahoo.fr ANNEXES- I, Lettre de Teresa Toda
de la prison ANNEXES-II
Journaliste Teresa Toda ANNEXES-III-Informations
sur les Journalistes
Basques emprisonnés ANNEXE-I Lettre de Teresa
Toda de la Prison
My
name is Teresa Toda. I am a journalist, and member of the Board of Basque
Pen Club. I am in jail since December 1st 2007, serving a
10 year sentence. My only "crime" is having worked as Assistant
Editor in Chief in the Basque newspaper EGIN, shut down by the Spanish
Authorities in 1998. The Editor in Chief, Jabier Salutregi, is also jailed,
with a 12 year sentence.
Egin
was a daily newspaper with 50.000 copies circulation at the time of its
closure. It was an independent and Basque independentist daily, with an open
view on home and foreign affairs, and especially dedicated to labour and
social issues. It aimed at being the voice of those who rarely find a voice
in mainstream media. Its
closure, due to purely political reasons, represents a severe blow against
freedom of speech and of the press in the Basque country, a blow which the
Spanish government repeated in 2003 by closing down the only all-Basque
paper Egunkaria. Freedom
of the press is a fundamental human and democratic right. It has been
seriously wounded in the Basque Country, and repairing the damage done is a
task for all those who believe in freedom of speech and in the valued of the
widest range of opinions, and information for journalists, writers, and the
free peoples. On
behalf of Jabier Salutregi and myself, I would like to express my hearthfull
thanks to International Pen Club, and I appeal to you all to keep up your
work in defense of freedom of speech and of the press all over the world ANNEXES-II
TERESA
TODA, profile of a journalist [05/01/2008]
TERESA
TODA, profile of a journalist Teresa
Toda (Porto Alegre, Brazil, 1950) is a journalist and tireless campaigner in
support of freedom of expression. She was born in Brazil into the family
of a diplomat of the Francoist regime and lived in North and South
America as well as in the United Kingdom until she embarked on her
journalism studies. Owing to her anti-Francoist and leftwing stance, she was
expelled from university and completed her studies a few years later. While
the dictator Franco was in power, from the 1970s onwards Teresa Toda
combined her passion for journalism with her struggle in favour of the
downtrodden. After working in different media and trade unions in Madrid
and Barcelona, she began to work for the newspaper EGIN as its Madrid
correspondent in 1984. She remained in the Spanish capital until 1990. She
experienced the assassination of the member of the Spanish Parliament and
journalist Josu Muguruza at first hand, and then came to the Basque Country.
This is how she remembered the event a few years later: I was having
dinner with members of HB [political party of the Basque nationalist left].
Josu Muguruza was a friend and colleague of mine. It was very hard. The
situation in Madrid was not at all easy and in 1990 EGIN proposed that I
should come here. I spent a year in Bizkaia and then came to Gipuzkoa. Here
I was Deputy Editor as well as Chief Editor of the world and economy
sections_. Teresa
Toda came to the Basque Country, took on most of the responsibilities of the
newspaper EGIN and learnt Basque. I took leave of absence in 1998 to work
for the magazine of the trade union LAB. I continued to contribute to EGIN
and my plan was to return within a couple of years. But at that very moment
the newspaper was closed down. It was a terrible day. I wept the whole
night. I saw my future cut off. All of a sudden you end up without a job and
you see all your colleagues in the same situation. And then of course it had
tremendous political relevance. In the end they went as far as closing down
EGIN. And how were we supposed to react? In my view we reacted
appropriately. That very day _Euskadi Información_ was published and then
came "Gara_". If
there had been any doubts that political considerations outweighed legal
ones in the closing down of EGIN (the taking of provisional measures against
it would have sufficed, but closing it down completely meant that the
punitive measures were permanent), the then Spanish Prime Minister, Jose
Maria Aznar, soon dispelled any of the doubts when he said: Did anyone
think we wouldn't dare?_. The
closing down of the newspaper EGIN (and the radio station bearing the same
name) were followed by that of the magazine Ardi Beltza and four
years later by that of the Basque-language daily Euskaldunon Egunkaria.
Over these years the case has been gradually expanding; Teresa Toda and
other people in positions of responsibility at EGIN were granted conditional
liberty (which entailed having to report to court regularly, and not be
permitted to cross the borders of the Spanish State), but they continued
with initiatives in support of freedom of expression by setting up the
newspaper GARA and participating in the Basque PEN centre and other
organisations and forums. The
trial in the 18/98 case that included the newspaper EGIN brought further
punishment: every day for sixteen months the defendants had to be present
during the trial at the Spanish National Criminal Court in Madrid, 500 km
from home, which interfered totally with their everyday lives. In a trial
full of irregularities Teresa Toda, Jabier Salutregi (EGIN's
Editor-in-Chief) and a further eleven of the newspaper's staff were
sentenced to prison terms in excess of ten years. In Teresa's case, as
already stated, for engaging in journalism. As in the case of many other
journalists, the judge turned the interview that Teresa and Jabier had
conducted with ETA leaders into collaboration with terrorism. The
Basque-language newspaper "Berria"_ reported what happened during
the trial: They [Teresa and Jabier] gave details of the main events on
which the charges are based: they had not held a meeting with the ETA
leadership, but had conducted a newspaper interview; so that interview had
nothing whatsoever to do with the appointment with one of them as Chief
Editor, and the other as Deputy Editor; (&) Salutregi could not have
been in direct contact with the ETA leadership through the modem of his
computer, because, among other things, they didn't have a modem__. A
sign of the judge's attitude is illustrated by the fact that she forbade
Teresa to speak when Teresa tried to explain why she would not be responding
to the Prosecutor: Toda.-
The
reason I do not wish to answer is that our rights have been denied&. Upon
saying that she unzipped her sweater and showed the panel of judges the
white T-shirt she was wearing bearing the slogan, Egin, adierazpen
askatasuna (Egin, freedom of expression). Teresa
Toda is a member of the Basque PEN's board. She is a first-class journalist
and for the last 35 years has been a staunch activist in support of freedom
of expression. Sending Teresa Toda down for ten years is not only immoral
and totally unjust, it is a deep insult to the Basque PEN and to all of us
who believe in freedom of expression. For all these reasons we demand
unconditional freedom for Teresa and for all those convicted in the EGIN
case. Euskal PEN -
Basque PEN ANNEXE-III Plus
de 250 journalistes, reporters d’images et professionnels de la
communication du Pays Basque ont demandé hier à travers un manifeste la
mise en liberté des membres du quotidien Egin, de la radio Egin Irratia et
de la maison d’édition Orain S.A. condamnés récemment à des peines de
prison dans le cadre d’un des procès jugés à l’Audience Nationale
espagnole sur le macro-dossier18/98. En représentation
de ces journalistes, les rédacteurs en chef des quotidiens Gara et Berria,
Josu Juaristi et Martxelo Otamendi, ont lu le manifeste de solidarité qui dénonce
la fermeture de médias en Espagne le journal bascophone Egunkaria et la
revue d’investigation Ardi Beltza ont également été fermés ces dernières
années comme "une attaque à la liberté d’expression et
d’information". Le manifeste
rappelle que le 15 juillet prochain, cela fera dix ans que le quotidien
Egin, né en 1977 grâce au soutien populaire, aura été fermé. "Les
juges de l’Audience Nationale espagnole ont affirmé que la société
Orain SA était contrôlée et dirigée par l’organisation ETA, mais ils
n’ont pas montré de preuves à ce sujet", poursuit le texte,
ajoutant que "les magistrats ont préféré approfondir l’injustice
commise il y a dix ans". Les
signataires du manifeste souhaitent rappeler que la fermeture d’un média
est "une mesure extrêmement grave qui n’est applicable que dans des
situations complètement exceptionnelles. Les éventuelles imputations pénales
à des personnes concrètes si elles existent, car dans ce cas précis ça
n’a pas été démontré ne justifient en aucun cas la fermeture d’un média
puisque cela bafoue gravement la liberté d’expression des salariés,
ainsi que la liberté d’information des lecteurs et auditeurs, donc de
toute la société". A la veille des élections
municipales au Pays Basque nord et au lendemain de la sentence du procès
18/98, les membres de l’Assemblée des élus Udalbiltza alertent sur
l’imminence de leur procès. Ainsi, le 18 janvier, ils offriront, à
Ustaritz, une soirée d’information. Ils se pencheront sur l’affaire
concernant les 22 membres d’Udalbiltza, dont l’élu hazpandar Xarlo
Etxezaharreta. A partir de 20
heures, la soirée explorera son aspect juridique, politique et humanitaire.
L’inculpé labourdin s’y présentera avec d’autres membres de
l’institution nationale. Avocat et membre du Comité de Défense des
Droits de l’Homme du Pays Basque, Coco Abéberry détaillera l’aspect
juridique. Cette réunion est ouverte aux élus et aux personnes intéressées.
Elle aura pour
objet d’informer sur une affaire qui réserve des peines allant de 10 à
15 ans de prison. Telle est la requête du procureur de l’Audience
Nationale espagnole, Juan Moral. Il accuse les 22 inculpés
"d’appartenance à une organisation armée". Les quatre membres
qui encourent des peines de 15 ans sont, en outre, accusés de
"malversation de fonds publics". Cette demande présentée
en septembre dernier présage le dénouement proche de cette affaire.
Surtout, à la lumière des sentences du procès des mouvements des jeunes
indépendantistes Jarrai-Haika-Segi (janvier 2007) et celui du dossier 18/98
(décembre) qui concernait plusieurs entités travaillant pour la
construction du Pays Basque. L’élu Xabi Larralde dénonce que cette dernière
sentence "rend délictuel le fait de travailler pour la construction
nationale, dans les mouvements sociaux et à l’étranger en tant que
pays". Et Xarlo Etxezaharreta de conclure : "c’est une agression
contre le Pays Basque". Cette période décisive se trouve d’ailleurs
entre deux rendez-vous électoraux. Les municipales des provinces du sud se
sont déroulées en mai 2007 et les trois provinces du nord préparent les
leurs pour mars prochain. Essentiellement
formée d’élus municipaux, Udalbiltza annonçait sa réorganisation, en
janvier dernier. Dotée de nouveaux membres qui seraient plébiscités dans
les 685 communes, elle espérait, en ces temps de trêve, "devenir un
agent actif pour la paix et le processus démocratique". Sa volonté affichée
depuis sa création, en 1999, n’a pas suffi à l’Etat espagnol pour la
taxer d’appartenance à l’organisation ETA. En 2003, à la veille des élections
municipales du Pays Basque sud, la police espagnole incarcérait huit
membres de l’institution nationale, scellait ses locaux et réquisitionnait
le matériel trouvé. Cette opération coïncidait avec l’exclusion des élections
du parti indépendantiste Batasuna, ainsi que des plateformes municipales,
Aub incluse. Ces interdictions proviennent de la Loi des Partis promulguée
en 2002 alors que le Parti Populaire était au pouvoir. Larralde précise,
cependant, que toutes ces lois et ces procès sont menés jusqu’au bout
par le gouvernement socialiste de Zapatero. Au-delà de
l’interprétation polaque, l’inculpé labourdin, voit dans ces affaires
juridiques la souffrance des inculpés et de leur entourage. "Dans
notre cas, il s’agit de la douleur de dix familles qui risquent leur santé
et leur vie sur les routes". [1] Article 11 de la déclaration [2] Convention européenne des droits de l’Homme ; l’article 10 [3]
Jurisprudence (Cour
Européenne des Droits de l’Homme, 21 janvier 1999, n°29183/95,
Fressoz et Roire c. France) : [4] Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, article 4 [5] L’Hymne du combattant Basque [6] Résolution de l’ONU 1379 (2001) Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 4423e séance, le 20 novembre 2001 [7] Résolution de l’ONU 1379 (2001) Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 4423e séance, le 20 novembre 2001 [8] Résolution adoptée par AG de l’ONU le 10 mai 2003 N°A/RES/S-27-2 [9] Dr Ali KILIC, Lettre ouverte à Monsieur Luis Rogriguez Zapatero le 21-11-2007 www.pen-kurd.org [10] Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales , article 3 [11] Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales,article,5 [12] Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales,article 6
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