Dr Ali KILIC

 

Sur le destin de Mihemed Emîn Mihemed et

 

Les Kurdes du Kurdistan Sud Est

 

Le peuple  du Kurdistan  Sud Est a perdu l’un de ses fils  courageux Kek Mihemed Emîn Mihemed. J’ai été informé par élégie de mon frère  Koné  Resh qui est un grand poète du Kurdistan Sud Est et de notre poétesse  Bewar Ibrahim. Avec cette nouvelle  j’ai senti que j’ai perdu une partie  de mon âme. Mon cœur est blessé comme la souffrance de  mort d’Albert Camus que j’ai attendu de la Radio.

C’était bouleversant la mort de Mihemed Emîn Mihemed sur la route entre Hewler  et Souleimanié et l’élégie  de Kone Resh donne  l’essentiel sur la question du Kurdistan Sud Est. Koné Resh et Bewar Ibrahim donnent une explication claire sur cette disparition et je m’incline devant ses souvenirs et quelques heures de notre rencontre au restaurant de l’Assemblée Nationale à Paris Kone Resh :

 

Ji Zaxoka Bad'nan..Ji Duhoka Dasinyan...

Ji Pîrmam û Kerkûkê ez hatime...

Mizgîniya min li we:

Kak Mesûd Barzanî bûye serokê Kurdistana azad..

Mam Celal bûye serokê komara Iraqa federal...

Sedam bi biryara dadgeheke iraqî hatiye bidarvekirin...

Kerkûk, Þingal û Zemar li maka xwe vegeryane..

Kurdistan azade azad...

 

Mihemed Emîn Mihemed menait des activités politiques au sein de son parti  pour la liberté  des   Kurdes du Kurdistan Sud Est (1,75 million soit 10% de la population syrienne) qui  ne  peuvent pas être décrit comme un ‘peuple oublié’.Le sort de notre peuple  a été décidé par les impérialistes anglais et français avec le traité de Sykes Picot en 1916 et a poursuivit avec le mandat français. Cette division du Kurdistan avait pour but de partager les richesses du Kurdistan.C’est pourquoi certains  romantiques  jouent entre les Etats colonialistes  utilisent le même langage comme eux. Alors qu’il s’agit  de l’invisibilité d’action  politique  pour le droit à l’autodétermination  de la nation kurde,  on ne peut pas séparer cette partie du Kurdistan des autres parties.

Depuis 1961, les non-Arabes ne sont plies reconnus en tant que tels dans la ‘République arabe de Syrie’. Le régime  fasciste et colonialiste de Bashar al-Asad ne permet toujours pas aux Kurdes du Kurdistan Sud Est d’avoir une activité politique ou culturelle et a régulièrement réprimé ou jeté en prison des militants kurdes. De plus, il y a la situation incroyable de 320 à 350.000 Kurdes dans la province  al-Hasaka auxquels lors du référendum de 1962 on a ôté la citoyenneté syrienne de jour au lendemain.  

         A l’arrivée de Bashar al-Assad au pouvoir à la mort de son père en 2000  nous n’avons jamais eu  des espoirs d’ouverture grâce aux propos lénifiants du nouveau président. Les intellectuels naïfs  qui ont lancé  une pétition en septembre 2000 se sont trompés. Damas une ville des criminels arabes jamais un printemps de leur part. L’expérience politique a montré qu’. Il n’y eut pas de suite en 2002, les arrestations d’opposants au régime se multiplièrent.

 La chute de Saddam Hussein en 2003 et le développement positif qu’a connu le Kurdistan  Sud  ont été suivis avec beaucoup d’intérêt par les Kurdes du Kurdistan Sud Est  qui ont vu un encouragement pour leur propre action. Les partis kurdes du Kurdistan Sud Est  focalisent surtout leurs demandes sur le plan des droits culturels et l’enseignement. C’est un programme réformiste qui reste dans les limites des intérêts de l’Etat  colonialistes  de Syrie. D’abord  l’Etat Syrien  est Etat colonialiste occupe une partie du Kurdistan colonisé. La solution  ne viendra jamais du fasciste Bashar al-Assad la solution est le renversement de son régime  comme le cas de SADDAM. Sur le plan d’un programme minimal  les partis kurdes demandent une solution minimale sans oublié naturellement une réponse à leur demande d’une véritable démocratie. Ils demandent que l’état d’urgence soit levé, que la justice soit indépendant et ont signé la ‘Déclaration Damas’ du 16 octobre 2005 dans la quelle cinq partis d’opposition et quelques personnalités importantes appellent un à l’établissement d’un régime démocratique et à l’égalité complète pour les Kurdes du Kurdistan Sud Est  en Syrie.

La disparition de Mihemed Emîn Mihemed nous obligent de serrer nos rangs avec les partis politiques du Kurdistan Sud Est.

Paris  le 14-02-2007

 

 

 

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