Dr Ali KILIC

Paris le 11 Mars  2008

QAMISHLO WELATE ME

MANIFESTATION A LONDRES [1]

CONTRE REGIME COLONIALISTE DE   SYRIE

 

 

 Dr Cewad  Mella . Président l΄ Association  du Kurdistan  Sud Est  a fait la  déclaration suivante !

 «Quatre ans après le massacre commis par le régime raciste  syrien contre notre peuple kurde au Sud Est  Kurdistan.l΄Association  du Kurdistan  Sud Est  et de la communauté kurde au Royaume-Uni  vous invitent  de participer à une manifestation de protestation à l occasion de l'anniversaire  du massacre  commis par le régime raciste  syrien  contre  notre peuple kurde dans au Sud Est Kurdistan. Le régime syrien applique  des pratiques barbares de torture systématique  commet de meurtres  dans les centres de détention, en plus des assassinats politiques dans les rues des villes kurdes parfois arrangés comme des accidents tels que l'assassinat de  Prince Jaladat Baderkhan (par un camion-citerne) et le militant Ahmad Kamal Leader  du Parti démocratique kurde de la Syrie et de ses compagnons (dans un chemin arrangé  accident) et Ma'ashuq Cheikh Dr Muhammad Al-Khaznawi (qui a été kidnappé par  le service des  renseignements syrien et  mort sous torture t mais le régime syrien n'a pas  admis  ses crimes jusqu a maintenant : Longue vie à la mémoire des martyrs du 12 Mars 2004 et  hommage  a tous  les martyrs  du_ soulèvement du Kurdistan
Le sang de nos saints martyrs est la flamme qui éclaire le chemin  pour la  liberté et   l ² Indépendance

Nous  sommes solidaires avec les  manifestations  organisées  par nos camarades ă Londres et la lutte pour  la  liberté et   l ² Indépendance du Kurdistan Sud Est ; est un élément  inséparable   de la lutte  pour l’unifications politique du Kurdistan dans son ensemble :

 La vérité c’est que   l’opinion publique mondiale connaît le sort des  Kurdes au  Kurdistan Sud Est depuis  le 12 mars 2004, date à laquelle  les forces de sécurité syriennes à Qamishlo, à Alep et à Haseke dans le nord, et à Damas ont arrêté ;* des centaines d’hommes, dont des jeunes parfois âgés de quatorze ans, auraient été interpellés à leur domicile. Leurs familles restent sans nouvelles d’eux. Selon Amnesty International, il est à craindre que les personnes ayant trouvé la mort aient été victimes d’homicides délibérés ou d’un recours excessif à la force.

« Il est probable que les victimes et les personnes arrêtées ont été prises pour cibles en raison de leur origine kurde, a déclaré Amnesty International. Les détenus risquent d’être soumis à des actes de torture et autres mauvais traitements, d’autant que leur lieu de détention demeure inconnu. »

Amnesty International demande qu’une enquête indépendante et impartiale soit diligentée sur ces homicides et que les responsables présumés soient traduits en justice dans le respect des normes internationales d’équité des procès.

« Les autorités syriennes doivent informer les personnes concernées du lieu où sont incarcérés les prisonniers, afin d’éviter qu’ils ne soient victimes de mauvais traitements ou que de nouvelles violences n’éclatent », a insisté l’organisation de défense des droits humains.

 C’est une histoire tragique du Kurdistan.

La question nationale et coloniale   du Kurdistan Sud Ouest (Welate maye bin Xete) est l’ordre du jours .Apres  la mort d’ Hafýz El Assad, son fils Bashar el Assad a suývý la   politique  agressive   a l’ encontre  de notre  peuple, la partie intégrante  de notre pays  annexée  colonisée par l’Etat colonialiste syrien. Le 7 octobre 2006 d es centaines de  Kurdes  ont manifesté hier à Londres contre la  politique du gouvernement colonialiste de Basschar El Assad  devant l’Ambassade de Syrie à Londres et Soixante-quinze Kurdes du, Kurdistan Sud Ouest  arrêtés le 20 mars par les forces de sécurité à Alep, dans le nord de la Syrie, ont été relâchés dimanche 3 septembre 2006, a annoncé le président de L’Organisation nationale des droits de l’Homme en Syrie (ONDHS), Ammar al-Qorabi."Les autorités syriennes ont libéré hier 75 détenus Kurdes arrêtés le 20 mars pendant les célébrations du nouvel an kurde à Alep", a déclaré M. Qorabi.Précisant qu’avec ces libérations, toutes les personnes arrêtées lors de ces célébrations ont été relâchées, il a appelé "les autorités à libérer tous les détenus politiques, les détenus d’opinion ainsi que les détenus de conscience pour clore ce dossier définitivement".Quelque 3.000 Kurdes portant des drapeaux kurdes s’étaient rassemblés le 20 mars dans un quartier d’Alep pour célébrer le nouvel an kurde, le Newroz. Les policiers étaient intervenus pour les disperser à coups de gaz lacrymogènes et les manifestants avaient riposté en jetant des pierres sur les forces de l’ordre.Une centaine de personnes avaient alors été arrêtées. Réagissant à ces libérations, le secrétaire général du Parti démocratique progressiste kurde, Aziz Daoud, a qualifié de mesure de "positive", précisant qu’"elle répondait à une lettre ouverte adressée par des avocats kurdes au président syrien Bachar al-Assad lui demandant de les amnistier"Il a souhaité, dans une déclaration, que cette mesure "soit suivie de la libération des autres Kurdes en détention, et en particulier 45 arrêtés lors d’une manifestation de Kurdes à Qamichli (ville située à 680 km au nord-est de Damas) le 5 juin 2005 qui réclamaient que la lumière soit faite sur le meurtre d’un ouléma kurde syrien, cheikh Mohammad Maachouk Khaznaoui.Des affrontements sanglants avaient opposé en mars 2004, pendant cinq jours, des Kurdes aux forces de l’ordre ou à des tribus arabes dans le nord de la Syrie, notamment à Qamichli et Alep, faisant 40 morts selon des sources kurdes, et 25 morts selon les autorités syriennes. Avec les événements du 12 mars 2004 le Peuple Kurde au Kurdistan  sud ouest   a fait l’objet  d’une  politique  discriminatrice  sans cesse. Autrement dit, les massacres dont notre peuple a fait l’objet ne débute pas  depuis mars 2004, date à laquelle  des milices armées par les baathistes syriens s'en prenaient lors d'un match de football à des supporters kurdes de la ville de Qamishlo. Mais, le massacre du peuple kurde en Syrie est  au-delà de cette date. Les Kurdes avaient riposté avec une énergie qui avaient surpris tout le monde et les violences s'étaient alors propagées dans la plupart des villes kurdes. Devant l'ampleur du soulèvement, (serhildan en kurde), le gouvernement syrien avait paru reculer et Bashar el Assad avait tenté, dans un discours télévisé aux accents pluralistes pour le moins inhabituels, d'apaiser les esprits. Mais une fois le calme revenu, les Kurdes qui avaient été arrêtés n'ont pas tous été relâchés et d'autres arrestations ont suivi.  L’année dernière  la Cour de sûreté de l'Etat a condamné quinze d'entre eux à des peines de prison allant de deux à trois ans pour "agressions contre les autorités" (le fait de ne pas se laisser abattre comme des moutons par les milices d'Etat étant compris comme une agression par la Syrie), pour "faire partie d'une organisation secrète visant à faire annexer une partie de la Syrie par un pays étranger" (en gros les Kurdes de Syrie sont soupçonnés de vouloir être rattachés au Kurdistan d'Irak, et de ce fait, ils vivent si bien en Syrie qu'on ne voit vraiment pas pourquoi ils auraient de pareilles idées), pour "dissensions confessionnelles" (là j'ignore pourquoi, le serhildan ayant été une révolte aux accents  nationaux mais pas du tout religieux) et "incitations à la sédition".  La question qui se pose  comment cette partie du Kurdistan a été colonisé par l’Etat colonialiste syrien et quel rapport établir entre le colonialisme français et britannique et de celui du colonialisme arabe syrien ? Quelle était la finalité  du colonialisme français et britannique au Moyen Orient, quelles étaient des causes de la domination turque, arabe, perse par rapport à la politique impérialiste  française et britannique ? Qui était le responsable de la division politique, économique, culturelle du Kurdistan ? Quelles sont les perspectives de luttes politiques  contre le colonialisme arabe syrien actuel pour la libération du  Kurdistan sud ouest ?

 

Au fond,  l’origine  de cette question réside  dans le   partage du Kurdistan  dès 1916. «  A la suite d'un long échange de lettres entre M. Paul Cambon, ambassadeur de France a Londres, et Sir Edward Grey, Secrétaire d'Etat au Foreign Office, un accord ultra-secret est conclu a Downing Street entre Sir Mark Sykes, pour I'Angleterre et M. François Georges-Picot, pour la France. II équivaut a un véritable depecaage de I'espace compris entre la mer Noire, la Méditerranée, la mer Rouge, I'océan Indien et la mer Caspienne, Cette région est découpée en  Une zone bleue française, d'administration directe ( Liban et Cicilie ) ; Une zone arabe A, d'influence française ( Syrie du nord et province de Mossoul ) ; Une zone rouge anglaise, d'administration directe ( Koweit et Mésopotamie ) ; Une zone arabe B, d'influence anglaise, (Syrie du sud, Jordanie et Palestine ) ; Une zone Brune, d'administration internationale comprenant St-Jean d'Acre, Haiffa et Jérusalem. (Cf. Jean Pichon : Le Partage du Proche-Orient, p. 92.) Cela mérite de poser la question du colonialisme français et britannique. Sans poser cette question nil est impossible de lutter contre le colonialisme arabe syrien qui domine sur une partie du territoire du Kurdistan.

Au lendemain de la Première guerre mondiale, les Kurdes demandent la création d’un Etat indépendant. Leur représentant à la Conférence de paix de Paris, le général Chérif Pacha, dans ses deux mémorandums (février et mars 1919), revendique l’indépendance du Kurdistan au nom du principe wilsonnien des nationalités et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Pour être viable et se consacrer à son développement économique basé sur l’élevage, le futur Etat kurde indépendant devait - estimait le représentant kurde - comprendre toute la région habitée par les Kurdes de l’Empire ottoman.

Première reconnaissance du droit à l’indépendance en vertu du  traité de Sèvres du 10 août 1920 (chapitre III, articles 62 à 64) prend partiellement en compte les revendications des Kurdes pour la création d’un Kurdistan indépendant. En effet, le futur Etat kurde se limite à la partie la plus pauvre et la plus montagneuse du Kurdistan : à l’est de l’Euphrate, au sud de la frontière de l’Arménie, et au nord de la frontière de la Turquie avec la Syrie et la Mésopotamie. Le riche vilayet pétrolifère et agricole de Mossoul n’y est pas inclus. Loin de satisfaire les revendications territoriales des Kurdes, ce futur Etat est conçu pour servir de tampon entre l’Arménie et la Turquie. Le traité de Sèvres demeure, pourtant, le premier instrument juridique international à reconnaître les droits des Kurdes à se constituer en région autonome promise à indépendance... dans un délai d’un an. Mais, en dépit de sa ratification par le dernier parlement ottoman, le traité de Sèvres ne fut jamais accepté par les nationalistes turcs dirigés par Mustafa Kemal (1880-1938), ni ratifié par les parlements des pays alliés. Jusqu’à sa victoire définitive sur les Grecs en 1922, Mustafa Kemal n’a cessé de promettre la création d’un Etat musulman des Turcs et des Kurdes.  Mais le traité de Lausanne du 24 juillet 1923, reconnaissant la République de la Turquie, consacra l’annexion d’une importante partie du Kurdistan à la Turquie, sans aucune garantie concernant les droits des Kurdes. En fait, à Lausanne, le critère retenu pour identifier les minorités était la religion. Les textes des articles traitant de la question des minorités ont été rédigés en termes de minorités religieuses. Si les Arméniens ont pu bénéficier d’une certaine reconnaissance théorique de leurs droits, les Kurdes, majoritairement musulmans, n’ont même pas obtenu le statut de minorité.Auparavant, l’accord franco-turc du 20 octobre 1921, avait annexé à la Syrie, sous mandat français, les provinces kurdes de Djezireh et de Kurd-Dagh. Le sort du riche vilayet de Mossoul fut réglé le 16 décembre 1925, par la Société des Nations, qui estimait que l’Etat irakien, pour être viable, devait comprendre les richesses agricoles et pétrolières de cette province.

Depuis, le territoire kurde est morcelé, le peuple kurde est partagé entre quatre Etats : Turquie, Syrie, Iran et Irak. Sa lutte pour la reconnaissance de ses droits fondamentaux n’a pas cessé, mais sa division entre quatre Etats hostiles à ses revendications, a ensanglanté son histoire tout au long du XXème siècle. C’était complètement   une politique impérialiste  de Mustafa Kémal soutenu par les bolchevicks et ont invité les criminels  du génocide des peuples ; Enver Talat ; Cemal avec 264 kémalistes  panislamistes  et panturquistes pantouranismes au Congrès  de Bakou . C’est pourquoi la lettre de Sheik Mahmoud Berzanci à la Société de Nations mérité d’être citée du fait les bolchevicks n’ont pas invité les treprésentants du Peuple du Kurdistan, mais ils ont invité des criminels. Il est toute à fait honorable de citer la lettre de notre Scheik Mahmoud qui a mena la lutte armée contre l’occupation britannique. Dans sa lettre Scheik Mahmoud a dit que

«  Excellence,[2][1]

 

J'ai l'honneur de porter à Votre connaissance les doléances d'une nation que vous aviez pris sous Votre tutelle et protection. Car qui dit tutelle dit protection. Cette nation est la nation kurde, à laquelle j'ai le grand honneur d'appartenir, et qui habite la partie sud de la patrie kurde annexée à l'Irâk.

 

Je crois de mon devoir d'attirer Votre attention sur le fait que le territoire kurde annexé à l'Irâk ne fut point conquis par les armées des puissances alliées et asso­ciées, comme c'est le leu pour la Mésopotamie. Les Kurdes prirent de leurs propres initiatives les armes en 1918, obligèrent les troupes turques à évacuer leur pays, proclamèrent leur indépendance et établirent un gouvernement qui prit en mains l'administration du pays sous le nom de « gouvernement du Kurdistan du Sud ». A cette époque l'Irak était livré à l'anarchie et les troupes alliées et associées y combattaient encore. Malheureusement pour les Kurdes, notre territoire fut, par la suite, annexé à Irak et l'Europe qui disait avoir pris les armes pour défendre le droit et l'équité, ne recula point devant l'injustice criarde d'attacher le sort et l'avenir d'un peuple qui possédait déjà un gouvernement de fait sinon de jure, à une nation de laquelle la race, les moeurs, l'histoire, la langue, les coutumes, la physiologie le séparent. Cette injustice était néanmoins atténuée par la promesse de Votre Honorable Société de doter le Kurdistan du Sud d'une large autonomie.

 D’abord  le processus de constitution des Etats de la région, et le rôle du Royaume-Uni et de la France dans le partage du Kurdistan en quatre parties, au début des années 1920 est une réalité historique. L’accès au pétrole de la région de Mossoul, également convoité par les Britanniques, était prioritaire pour Paris, d’où son accord avec Ankara contre les Kurdes. Les Kurdes de Syrie seront condamnés à la « négation absolue » de leur existence jusqu’au début des années 1960, et l’accession au pouvoir du parti Baas arabe . Ils seront ensuite instrumentalisés par Damas comme arme de guerre contre les voisins : l’Irak d’abord, au début des années 1970, et la Turquie, au cours des années 1980, Damas abritant alors le PKK. Une politique qui permettait de faire silence sur les droits des Kurdes au Kurdistan Sud Est .les revendications culturelles, sociales, économiques et politiques,  de notre peuple dans cette partie de notre pays colonisé par la Syrie ; il s’agit des régions, la Jezireh, reliée aux Kurdistans d’Irak et de Turquie, et la Kobani, autrefois rattachée à Urfa et dépendant désormais de la province d’Alep.

 

Selon les estimations, 1,5 million de Kurdes vivent en Syrie, majoritairement dans la région de Jazira, dans le nord-est du pays. Actuellement, 350 000 Kurdes sont privés de la nationalité syrienne et de leurs droits civiques.

 

Depuis longtemps, de violentes confrontations opposent les autorités syriennes aux Kurdes. En mars 1986, lors des festivités du Nawruz (nouvel an kurde), des heurts entre les deux camps s’étaient soldés par plusieurs morts et blessés. En octobre 1992, les Kurdes ont commémoré le 30e anniversaire du recensement qui a privé nombre d’entre eux de leur nationalité syrienne et de leurs droits civiques élémentaires. En réaction, les forces de sécurité syriennes ont procédé à des arrestations massives. En 1995, les autorités syriennes ont interdit les célébrations traditionnelles du Nawruz et arrêté des dizaines de Kurdes.

             Peuple autochtone d’environ 30 millions de personnes, les Kurdes, descendants des Mèdes, sont divisés entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie, avec une forte diaspora d’environ 850 000 personnes en Europe occidentale, principalement en Allemagne mais aussi en France et dans les pays scandinaves. Ils parlent le kurde, langue appartenant au rameau iranien des langues indo-européennes. La très grande majorité des Kurdes est musulmane. C’est un peuple sans patrie, l’un des groupes ethniques le plus important du monde non constitué en Etat indépendant.

L'Assemblée générale adopte la Déclaration des droits des peuples autochtones mais le gouvernement colonialiste syrien comme la Turquie  et iranien  condamnent les intellectuels Kurdes d’avoir participé à l’organisation d’une Fête de Newroz  qui est une Journée Internationale  des peuples du Moyen  et du Proche Orient. Cette condamnation et l’emprisonnement  de notre frère Mihemed Eli Tico  ne sont pas conformes avec la déclaration Universelle des Droits de l’Homme  et de la Chartre des Nations Unies y compris les déclarations des Droits des Peuples à décider de disposer leur avenir d’eux-mêmes. Car  L’Assemblée générale, Prenant acte de la recommandation faite par le Conseil des droits de l’homme dans sa résolution 1/2 du 29 juin 2007, par laquelle il a adopté le texte de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, Rappelant sa résolution 61/178 du 20 décembre 2006, par laquelle elle a décidé, d’une part, d’attendre, pour examiner la Déclaration et prendre une décision à son sujet, d’avoir eu le temps de tenir des consultations supplémentaires sur la question, et, de l’autre, de finir de l’examiner avant la fin de sa soixante et unième session, Adopte la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dont le texte est annexé à la présente résolution.

L’Assemblée générale, Guidée par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et convaincue que les États se conformeront aux obligations que leur impose la Charte,

  Affirmant que les peuples autochtones sont égaux à tous les autres peuples, tout en reconnaissant le droit de tous les peuples d’être différents, de s’estimer différents et d’être respectés en tant que tels,

  Affirmant également que tous les peuples contribuent à la diversité et à la richesse des civilisations et des cultures, qui constituent le patrimoine commun de l’humanité,

Affirmant en outre que toutes les doctrines, politiques et pratiques qui invoquent ou prônent la supériorité de peuples ou d’individus en se fondant sur des différences d’ordre national, racial, religieux, ethnique ou culturel sont racistes, scientifiquement fausses, juridiquement sans valeur, moralement condamnables et socialement injustes,

  Réaffirmant que les peuples autochtones, dans l’exercice de leurs droits, ne

Doivent faire l’objet d’aucune forme de discrimination,

  Préoccupée par le fait que les peuples autochtones ont subi des injustices historiques à cause, entre autres, de la colonisation et de la dépossession de leurs terres, territoires et ressources, ce qui les a empêchés d’exercer, notamment, leur droit au développement conformément à leurs propres besoins et intérêts,

Consciente de la nécessité urgente de respecter et de promouvoir les droits Intrinsèques des peuples autochtones, qui découlent de leurs structures politiques, Économiques et sociales et de leur culture, de leurs traditions spirituelles, de leur Histoire et de leur philosophie, en particulier leurs droits à leurs terres, territoires et

Ressources,

Consciente également de la nécessité urgente de respecter et de promouvoir les Droits des peuples autochtones affirmés dans les traités, accords et autres Arrangements constructifs conclus avec les États,

Se félicitant du fait que les peuples autochtones s’organisent pour améliorer Leur situation sur les plans politique, économique, social et culturel et mettre fin à Toutes les formes de discrimination et d’oppression partout où elles se produisent,

Convaincue que le contrôle, par les peuples autochtones, des événements qui Les concernent, eux et leurs terres, territoires et ressources, leur permettra de Perpétuer et de renforcer leurs institutions, leur culture et leurs traditions et de Promouvoir leur développement selon leurs aspirations et leurs besoins, Considérant que le respect des savoirs, des cultures et des pratiques  Traditionnelles autochtones contribue à une mise en valeur durable et équitable de L’environnement et à sa bonne gestion,

Soulignant la contribution de la démilitarisation des terres et territoires des Peuples autochtones à la paix, au progrès économique et social et au développement, à la compréhension et aux relations amicales entre les nations et les peuples du  monde,

Considérant en particulier le droit des familles et des communautés Autochtones de conserver la responsabilité partagée de l’éducation, de la formation,  de l’instruction et du bien-être de leurs enfants, conformément aux droits de l’enfant,

Estimant que les droits affirmés dans les traités, accords et autres arrangements constructifs entre les États et les peuples autochtones sont, dans certaines situations, des sujets de préoccupation, d’intérêt et de responsabilité à l’échelle internationale et présentent un caractère international,

Estimant également que les traités, accords et autres arrangements constructifs, ainsi que les relations qu’ils représentent, sont la base d’un partenariat renforcé entre les peuples autochtones et les États,

Constatant que la Charte des Nations Unies, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels1 et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques2, ainsi que la Déclaration et le Programme d’action de Vienne3, affirment l’importance fondamentale du droit de tous les peuples de disposer d’eux-mêmes, droit en vertu duquel ils déterminent librement leur statut politique et  assurent librement leur développement économique, social et culturel,

Consciente qu’aucune disposition de la présente Déclaration ne pourra être invoquée pour dénier à un peuple quel qu’il soit son droit à l’autodétermination, exercé conformément au droit international,

Convaincue que la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans la présente Déclaration encouragera des relations harmonieuses et de coopération entre les États et les peuples autochtones, fondées sur les principes de justice, de démocratie, de respect des droits de l’homme, de non-discrimination et de bonne foi,

Encourageant les États à respecter et à mettre en oeuvre effectivement toutes leurs obligations applicables aux peuples autochtones en vertu des instruments internationaux, en particulier ceux relatifs aux droits de l’homme, en consultation et  en coopération avec les peuples concernés,

Soulignant que l’Organisation des Nations Unies a un rôle important et continu à jouer dans la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, Convaincue que la présente Déclaration est une nouvelle étape importante sur la voie de la reconnaissance, de la promotion et de la protection des droits et libertés  des peuple Considérant et réaffirmant que les autochtones sont admis à bénéficier sans  aucune discrimination de tous les droits de l’homme reconnus en droit international,  et que les peuples autochtones ont des droits collectifs qui sont indispensables à leur  existence, à leur bien-être et à leur développement intégral en tant que peuples,  autochtones et dans le développement des activités pertinentes du  Système des Nations Unies dans ce domaine,

Considérant également que la situation des peuples autochtones n’est pas la  même selon les régions et les pays, et qu’il faut tenir compte de l’importance des  particularités nationales ou régionales, ainsi que de la variété des contextes historiques et culturels »

Alors pourquoi les gouvernements  des Etats colonialistes de Syrie ; de Turquie et de l’Iran ne respectent pas les droits du Peuple du Kurdistan ? Ont –ils peur de leur fins comme Saddam ? Si oui, alors il faut respecter le droit à l’autodétermination de la nation du Kurdistan.

 

Dr  Demen Rowar Ali KILIC

                                                                                    Paris le 11 Mars 2008

 

 

 

__________________

1 Voir l’annexe de la résolution 2200 A (XXI).

2 A/CONF.157/24 (Part I), chap. III.

3 Résolution 217 A (III).

A/61/L.67  4 07-49831



[1]-Manifestation en date du  12/3/2008 de 14 heures  a 15 heures
Lieu: en face de l'ambassade du régime syrien à Londres
Ambassade syrienne
8 Belgrave Square
Londres SW1

Organisé par Association  du Sud Est  KurdistanWKA, Palingswick House, 241 King Street, London W6 9LP, UK Tel: 0208 748 7874, Fax: 0208 741 6436
E-mail: info@westernkurdistan.org.uk www.westernkurdistan.org.uk

 

 

 

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