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Dr
Ali KILIC
Paris
le 11 Mars 2008 QAMISHLO
WELATE ME MANIFESTATION
A LONDRES [1] CONTRE REGIME COLONIALISTE DE SYRIE
Dr
Cewad Mella . Président l΄
Association du Kurdistan
Sud Est a fait la
déclaration suivante ! «Quatre ans après le massacre commis par le régime
raciste syrien contre notre
peuple kurde au Sud Est Kurdistan.l΄Association
du Kurdistan Sud Est
et de la communauté kurde au Royaume-Uni
vous invitent de
participer à une manifestation de protestation à l occasion de
l'anniversaire du massacre
commis par le régime raciste syrien
contre notre peuple
kurde dans au Sud Est Kurdistan. Le régime syrien applique
des pratiques barbares de torture systématique
commet de meurtres dans
les centres de détention, en plus des assassinats politiques dans les rues
des villes kurdes parfois arrangés comme des accidents tels que
l'assassinat de Prince Jaladat
Baderkhan (par un camion-citerne) et le militant Ahmad Kamal Leader
du Parti démocratique kurde de la Syrie et de ses compagnons (dans
un chemin arrangé accident) et
Ma'ashuq Cheikh Dr Muhammad Al-Khaznawi (qui a été kidnappé par
le service des renseignements
syrien et mort sous torture t
mais le régime syrien n'a pas admis
ses crimes jusqu a maintenant : Longue vie à la mémoire des
martyrs du 12 Mars 2004 et hommage a tous
les martyrs du_ soulèvement
du Kurdistan Nous
sommes solidaires avec les manifestations
organisées par nos
camarades ă Londres et la lutte pour la
liberté et l ²
Indépendance du Kurdistan Sud Est ; est un élément
inséparable de la lutte pour
l’unifications politique du Kurdistan dans son ensemble : La
vérité c’est que l’opinion publique mondiale connaît le sort des
Kurdes au Kurdistan Sud
Est depuis le 12 mars 2004,
date à laquelle les forces de
sécurité syriennes à Qamishlo, à Alep et à Haseke dans le nord, et à
Damas ont arrêté ;* des centaines d’hommes, dont des jeunes parfois
âgés de quatorze ans, auraient été interpellés à leur domicile. Leurs
familles restent sans nouvelles d’eux. Selon Amnesty International, il est
à craindre que les personnes ayant trouvé la mort aient été victimes
d’homicides délibérés ou d’un recours excessif à la force. « Il
est probable que les victimes et les personnes arrêtées ont été prises
pour cibles en raison de leur origine kurde, a
déclaré Amnesty International.
Les détenus risquent d’être soumis à des actes de torture et autres
mauvais traitements, d’autant que leur lieu de détention demeure inconnu. »
Amnesty
International demande qu’une enquête indépendante et impartiale soit
diligentée sur ces homicides et que les responsables présumés soient
traduits en justice dans le respect des normes internationales d’équité
des procès. « Les
autorités syriennes doivent informer les personnes concernées du lieu où
sont incarcérés les prisonniers, afin d’éviter qu’ils ne soient
victimes de mauvais traitements ou que de nouvelles violences n’éclatent »,
a insisté l’organisation de défense des droits humains. C’est
une histoire tragique du Kurdistan. La
question nationale et coloniale du
Kurdistan Sud Ouest (Welate maye bin Xete) est l’ordre du jours .Apres
la mort d’ Hafýz El Assad, son fils Bashar
el Assad
a suývý la politique
agressive a l’
encontre de notre
peuple, la partie intégrante de
notre pays annexée colonisée
par l’Etat colonialiste syrien. Le 7 octobre 2006 d es centaines de
Kurdes ont manifesté
hier à Londres contre la politique
du gouvernement colonialiste de Basschar El Assad
devant l’Ambassade de Syrie à Londres et Soixante-quinze
Kurdes du, Kurdistan Sud Ouest arrêtés
le 20 mars par les forces de sécurité à Alep, dans le nord de la Syrie,
ont été relâchés dimanche 3 septembre 2006, a annoncé le président de
L’Organisation nationale des droits de l’Homme en Syrie (ONDHS), Ammar
al-Qorabi."Les autorités syriennes ont libéré hier 75 détenus
Kurdes arrêtés le 20 mars pendant les célébrations du nouvel an kurde à
Alep", a déclaré M. Qorabi.Précisant qu’avec ces libérations,
toutes les personnes arrêtées lors de ces célébrations ont été relâchées,
il a appelé "les autorités à libérer tous les détenus politiques,
les détenus d’opinion ainsi que les détenus de conscience pour clore ce
dossier définitivement".Quelque 3.000 Kurdes portant des drapeaux
kurdes s’étaient rassemblés le 20 mars dans un quartier d’Alep pour célébrer
le nouvel an kurde, le Newroz. Les policiers étaient intervenus pour les
disperser à coups de gaz lacrymogènes et les manifestants avaient riposté
en jetant des pierres sur les forces de l’ordre.Une centaine de personnes
avaient alors été arrêtées. Réagissant à ces libérations, le secrétaire
général du Parti démocratique progressiste kurde, Aziz Daoud, a qualifié
de mesure de "positive", précisant qu’"elle répondait à
une lettre ouverte adressée par des avocats kurdes au président syrien
Bachar al-Assad lui demandant de les amnistier"Il a souhaité, dans une
déclaration, que cette mesure "soit suivie de la libération des
autres Kurdes en détention, et en particulier 45 arrêtés lors d’une
manifestation de Kurdes à Qamichli (ville située à 680 km au nord-est de
Damas) le 5 juin 2005 qui réclamaient que la lumière soit faite sur le
meurtre d’un ouléma kurde syrien, cheikh Mohammad Maachouk Khaznaoui.Des
affrontements sanglants avaient opposé en mars 2004, pendant cinq jours,
des Kurdes aux forces de l’ordre ou à des tribus arabes dans le nord de
la Syrie, notamment à Qamichli et Alep, faisant 40 morts selon des sources
kurdes, et 25 morts selon les autorités syriennes. Avec
les événements du 12 mars 2004 le Peuple Kurde au Kurdistan
sud ouest a fait
l’objet d’une
politique discriminatrice
sans cesse. Autrement dit, les massacres dont notre peuple a fait
l’objet ne débute pas depuis
mars 2004, date à laquelle des
milices armées par les baathistes syriens s'en prenaient lors d'un match de
football à des supporters kurdes de la ville de Qamishlo. Mais,
le massacre du peuple kurde en Syrie est
au-delà de cette date. Les Kurdes avaient riposté avec une énergie
qui avaient surpris tout le monde et les
violences s'étaient alors propagées dans la plupart des villes kurdes.
Devant l'ampleur
du soulèvement,
(serhildan en kurde), le
gouvernement syrien avait paru reculer et
Bashar el Assad avait tenté, dans
un discours télévisé aux accents pluralistes pour
le moins inhabituels, d'apaiser les esprits. Mais une fois le calme revenu,
les Kurdes qui avaient été arrêtés n'ont pas tous
été relâchés et d'autres arrestations ont suivi.
L’année dernière la
Cour de sûreté de l'Etat a condamné quinze d'entre eux à des peines de
prison allant de deux à trois ans pour "agressions contre les autorités"
(le fait de ne pas se laisser abattre comme des moutons par les milices
d'Etat étant compris comme une agression par la Syrie), pour "faire
partie d'une organisation secrète visant à faire annexer une partie de la
Syrie par un pays étranger" (en gros les Kurdes de Syrie sont soupçonnés
de vouloir être rattachés au Kurdistan d'Irak, et de ce fait, ils vivent
si bien en Syrie qu'on ne voit vraiment pas pourquoi ils auraient de
pareilles idées), pour "dissensions confessionnelles" (là
j'ignore pourquoi, le serhildan ayant été une révolte aux accents
nationaux mais pas du tout religieux) et "incitations à la sédition".
La question qui se pose comment
cette partie du Kurdistan a été colonisé par l’Etat colonialiste syrien
et quel rapport établir entre le colonialisme français et britannique et
de celui du colonialisme arabe syrien ? Quelle était la finalité
du colonialisme français et britannique au Moyen Orient, quelles étaient
des causes de la domination turque, arabe, perse par rapport à la politique
impérialiste française et
britannique ? Qui était le responsable de la division politique, économique,
culturelle du Kurdistan ? Quelles sont les perspectives de luttes
politiques contre le
colonialisme arabe syrien actuel pour la libération du
Kurdistan sud ouest ?
Au
fond, l’origine
de cette question réside dans
le partage du Kurdistan
dès 1916. « A la suite d'un long échange de lettres
entre M. Paul Cambon, ambassadeur de France a Londres, et Sir Edward Grey,
Secrétaire d'Etat au Foreign Office, un accord ultra-secret est conclu a
Downing Street entre Sir Mark Sykes, pour I'Angleterre et M. François
Georges-Picot, pour la France. II équivaut a un véritable depecaage de
I'espace compris entre la mer Noire, la Méditerranée, la mer Rouge, I'océan
Indien et la mer Caspienne, Cette région est découpée en
Une zone bleue française, d'administration directe ( Liban et
Cicilie ) ; Une zone arabe A, d'influence française ( Syrie du nord et
province de Mossoul ) ; Une zone rouge anglaise, d'administration directe (
Koweit et Mésopotamie ) ; Une zone arabe B, d'influence anglaise, (Syrie du
sud, Jordanie et Palestine ) ; Une zone Brune, d'administration
internationale comprenant St-Jean d'Acre, Haiffa et Jérusalem. (Cf. Jean
Pichon : Le Partage du Proche-Orient, p. 92.) Cela mérite de poser la
question du colonialisme français et britannique. Sans poser cette question
nil est impossible de lutter contre le colonialisme arabe syrien qui domine
sur une partie du territoire du Kurdistan. Au
lendemain de la Première guerre mondiale, les Kurdes demandent la création
d’un Etat indépendant. Leur représentant à la Conférence de paix de
Paris, le général Chérif Pacha, dans ses deux mémorandums (février et
mars 1919), revendique l’indépendance du Kurdistan au nom du principe
wilsonnien des nationalités et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Pour être viable et se consacrer à son développement économique basé
sur l’élevage, le futur Etat kurde indépendant devait - estimait le représentant
kurde - comprendre toute la région habitée par les Kurdes de l’Empire
ottoman. Première
reconnaissance du droit à l’indépendance en
vertu du traité de Sèvres du 10 août 1920 (chapitre III, articles
62 à 64) prend partiellement en compte les revendications des Kurdes pour
la création d’un Kurdistan indépendant. En effet, le futur Etat kurde se
limite à la partie la plus pauvre et la plus montagneuse du Kurdistan :
à l’est de l’Euphrate, au sud de la frontière de l’Arménie, et au
nord de la frontière de la Turquie avec la Syrie et la Mésopotamie. Le
riche vilayet pétrolifère et agricole de Mossoul n’y est pas inclus.
Loin de satisfaire les revendications territoriales des Kurdes, ce futur
Etat est conçu pour servir de tampon entre l’Arménie et la Turquie. Le
traité de Sèvres demeure, pourtant, le premier instrument juridique
international à reconnaître les droits des Kurdes à se constituer en région
autonome promise à indépendance... dans un délai d’un an. Mais, en dépit
de sa ratification par le dernier parlement ottoman, le traité de Sèvres
ne fut jamais accepté par les nationalistes turcs dirigés par Mustafa
Kemal (1880-1938), ni ratifié par les parlements des pays alliés. Jusqu’à
sa victoire définitive sur les Grecs en 1922, Mustafa Kemal n’a cessé de
promettre la création d’un Etat musulman des Turcs et des Kurdes.
Mais le traité de Lausanne du 24 juillet 1923, reconnaissant la République
de la Turquie, consacra l’annexion d’une importante partie du Kurdistan
à la Turquie, sans aucune garantie concernant les droits des Kurdes. En
fait, à Lausanne, le critère retenu pour identifier les minorités était
la religion. Les textes des articles traitant de la question des minorités
ont été rédigés en termes de minorités religieuses. Si les Arméniens
ont pu bénéficier d’une certaine reconnaissance théorique de leurs
droits, les Kurdes, majoritairement musulmans, n’ont même pas obtenu le
statut de minorité.Auparavant, l’accord franco-turc du 20 octobre 1921,
avait annexé à la Syrie, sous mandat français, les provinces kurdes de
Djezireh et de Kurd-Dagh. Le sort du riche vilayet de Mossoul fut réglé le
16 décembre 1925, par la Société des Nations, qui estimait que l’Etat
irakien, pour être viable, devait comprendre les richesses agricoles et pétrolières
de cette province. Depuis,
le territoire kurde est morcelé, le peuple kurde est partagé entre quatre
Etats : Turquie, Syrie, Iran et Irak. Sa lutte pour la reconnaissance
de ses droits fondamentaux n’a pas cessé, mais sa division entre quatre
Etats hostiles à ses revendications, a ensanglanté son histoire tout au
long du XXème siècle. C’était complètement
une politique impérialiste de
Mustafa Kémal soutenu par les bolchevicks et ont invité les criminels du génocide des peuples ; Enver Talat ; Cemal avec
264 kémalistes panislamistes
et panturquistes pantouranismes au Congrès
de Bakou . C’est pourquoi la lettre de Sheik Mahmoud Berzanci
à la Société de Nations mérité d’être citée du fait les bolchevicks
n’ont pas invité les treprésentants du Peuple du Kurdistan, mais ils ont
invité des criminels. Il est toute à fait honorable de citer la lettre de
notre Scheik Mahmoud qui a mena la lutte armée contre l’occupation
britannique. Dans sa lettre Scheik Mahmoud a dit que «
Excellence,[2][1]
J'ai
l'honneur de porter à Votre connaissance les doléances d'une nation que
vous aviez pris sous Votre tutelle et protection. Car qui dit tutelle dit
protection. Cette nation est la nation kurde, à laquelle j'ai le grand
honneur d'appartenir, et qui habite la partie sud de la patrie kurde annexée
à l'Irâk.
Je
crois de mon devoir d'attirer Votre attention sur le fait que le territoire
kurde annexé à l'Irâk ne fut point conquis par les armées des puissances
alliées et associées, comme c'est le leu pour la Mésopotamie. Les
Kurdes prirent de leurs propres initiatives les armes en 1918, obligèrent
les troupes turques à évacuer leur pays, proclamèrent leur indépendance
et établirent un gouvernement qui prit en mains l'administration du pays
sous le nom de « gouvernement du Kurdistan du Sud ». A cette époque
l'Irak était livré à l'anarchie et les troupes alliées et associées y
combattaient encore. Malheureusement pour les Kurdes, notre territoire fut,
par la suite, annexé à Irak et l'Europe qui disait avoir pris les armes
pour défendre le droit et l'équité, ne recula point devant l'injustice
criarde d'attacher le sort et l'avenir d'un peuple qui possédait déjà un
gouvernement de fait sinon de jure, à une nation de laquelle la race, les
moeurs, l'histoire, la langue, les coutumes, la physiologie le séparent.
Cette injustice était néanmoins atténuée par la promesse de Votre
Honorable Société de doter le Kurdistan du Sud d'une large autonomie. D’abord
le processus de constitution des Etats de la région, et le rôle du
Royaume-Uni et de la France dans le partage du Kurdistan en quatre parties,
au début des années 1920 est une réalité historique. L’accès au pétrole
de la région de Mossoul, également convoité par les Britanniques, était
prioritaire pour Paris, d’où son accord avec Ankara contre les Kurdes.
Les Kurdes de Syrie seront condamnés à la « négation absolue »
de leur existence jusqu’au début des années 1960, et l’accession au
pouvoir du parti Baas arabe . Ils seront ensuite instrumentalisés par Damas
comme arme de guerre contre les voisins : l’Irak d’abord, au début
des années 1970, et la Turquie, au cours des années 1980, Damas abritant
alors le PKK. Une politique qui permettait de faire silence sur les droits
des Kurdes au Kurdistan Sud Est .les revendications culturelles, sociales,
économiques et politiques, de notre peuple dans cette partie de notre pays colonisé par
la Syrie ; il s’agit des régions, la Jezireh, reliée aux Kurdistans
d’Irak et de Turquie, et la Kobani, autrefois rattachée à Urfa et dépendant
désormais de la province d’Alep.
Selon
les estimations, 1,5 million de Kurdes vivent en Syrie, majoritairement
dans la région de Jazira, dans le nord-est du pays. Actuellement, 350 000 Kurdes
sont privés de la nationalité syrienne et de leurs droits civiques.
Depuis
longtemps, de violentes confrontations opposent les autorités syriennes aux
Kurdes. En mars 1986, lors des festivités du Nawruz (nouvel an kurde), des
heurts entre les deux camps s’étaient soldés par plusieurs morts et
blessés. En octobre 1992, les Kurdes ont commémoré le 30e anniversaire
du recensement qui a privé nombre d’entre eux de leur nationalité
syrienne et de leurs droits civiques élémentaires. En réaction, les
forces de sécurité syriennes ont procédé à des arrestations massives.
En 1995, les autorités syriennes ont interdit les célébrations
traditionnelles du Nawruz et arrêté des dizaines de Kurdes. Peuple
autochtone d’environ 30 millions de personnes, les Kurdes, descendants des
Mèdes, sont divisés entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie, avec
une forte diaspora d’environ 850 000 personnes en Europe occidentale,
principalement en Allemagne mais aussi en France et dans les pays
scandinaves. Ils parlent le kurde, langue appartenant au rameau iranien des
langues indo-européennes. La très grande majorité des Kurdes est
musulmane. C’est un peuple sans patrie, l’un des groupes ethniques le
plus important du monde non constitué en Etat indépendant. L'Assemblée
générale adopte la Déclaration des droits des peuples autochtones mais le
gouvernement colonialiste syrien comme la Turquie
et iranien condamnent
les intellectuels Kurdes d’avoir participé à l’organisation d’une Fête
de Newroz qui est une Journée
Internationale des peuples du
Moyen et du Proche Orient.
Cette condamnation et l’emprisonnement
de notre frère Mihemed Eli Tico
ne sont pas conformes avec la déclaration Universelle des Droits de
l’Homme et de la Chartre des
Nations Unies y compris les déclarations des Droits des Peuples à décider
de disposer leur avenir d’eux-mêmes. Car
L’Assemblée
générale, Prenant
acte de la recommandation faite par le Conseil des droits de
l’homme dans sa résolution 1/2 du 29 juin 2007, par laquelle il a adopté
le texte de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones, Rappelant sa résolution
61/178 du 20 décembre 2006, par laquelle elle a décidé, d’une part,
d’attendre, pour examiner la Déclaration et prendre une décision à son
sujet, d’avoir eu le temps de tenir des consultations supplémentaires sur
la question, et, de l’autre, de finir de l’examiner avant la fin de sa
soixante et unième session, Adopte
la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones dont le texte est annexé à la présente résolution. L’Assemblée
générale, Guidée
par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies
et convaincue que les États se conformeront aux obligations que leur impose
la Charte,
Affirmant
que les peuples autochtones sont
égaux à tous les autres peuples, tout en reconnaissant le droit de tous
les peuples d’être différents, de s’estimer différents et d’être
respectés en tant que tels,
Affirmant également
que tous les peuples contribuent à la diversité et à la richesse
des civilisations et des cultures, qui constituent le patrimoine commun de
l’humanité, Affirmant
en outre que toutes les
doctrines, politiques et pratiques qui invoquent ou prônent la supériorité
de peuples ou d’individus en se fondant sur des différences d’ordre
national, racial, religieux, ethnique ou culturel sont racistes,
scientifiquement fausses, juridiquement sans valeur, moralement condamnables
et socialement injustes,
Réaffirmant
que les peuples autochtones, dans l’exercice de leurs droits, ne Doivent
faire l’objet d’aucune forme de discrimination,
Préoccupée par le fait
que les peuples autochtones ont subi des injustices historiques à cause,
entre autres, de la colonisation et de la dépossession de leurs terres,
territoires et ressources, ce qui les a empêchés d’exercer, notamment,
leur droit au développement conformément à leurs propres besoins et intérêts,
Consciente
de la nécessité urgente de
respecter et de promouvoir les droits Intrinsèques des peuples autochtones,
qui découlent de leurs structures politiques, Économiques et sociales et
de leur culture, de leurs traditions spirituelles, de leur Histoire et de
leur philosophie, en particulier leurs droits à leurs terres, territoires
et Ressources,
Consciente
également de la nécessité
urgente de respecter et de promouvoir les Droits des peuples autochtones
affirmés dans les traités, accords et autres Arrangements constructifs
conclus avec les États, Se félicitant
du fait que les peuples
autochtones s’organisent pour améliorer Leur situation sur les plans
politique, économique, social et culturel et mettre fin à Toutes les
formes de discrimination et d’oppression partout où elles se produisent, Convaincue
que le contrôle, par les
peuples autochtones, des événements qui Les concernent, eux et leurs
terres, territoires et ressources, leur permettra de Perpétuer et de
renforcer leurs institutions, leur culture et leurs traditions et de
Promouvoir leur développement selon leurs aspirations et leurs besoins, Considérant que le respect des savoirs, des cultures et des
pratiques Traditionnelles
autochtones contribue à une mise en valeur durable et équitable de
L’environnement et à sa bonne gestion, Soulignant
la contribution de la démilitarisation
des terres et territoires des Peuples autochtones à la paix, au progrès économique
et social et au développement, à la compréhension et aux relations
amicales entre les nations et les peuples du monde,
Considérant
en particulier le droit des
familles et des communautés Autochtones de conserver la responsabilité
partagée de l’éducation, de la formation, de
l’instruction et du bien-être de leurs enfants, conformément aux droits
de l’enfant, Estimant que
les droits affirmés dans les traités, accords et autres arrangements
constructifs entre les États et les peuples autochtones sont, dans
certaines situations, des sujets de préoccupation, d’intérêt et de
responsabilité à l’échelle internationale et présentent un caractère
international, Estimant
également que les traités,
accords et autres arrangements constructifs, ainsi que les relations
qu’ils représentent, sont la base d’un partenariat renforcé entre les
peuples autochtones et les États, Constatant que
la Charte des Nations Unies, le Pacte international relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels1 et le Pacte international relatif aux droits civils et
politiques2, ainsi que la Déclaration et le Programme d’action de
Vienne3, affirment l’importance fondamentale du droit de tous les peuples
de disposer d’eux-mêmes, droit en vertu duquel ils déterminent librement
leur statut politique et assurent
librement leur développement économique, social et culturel, Consciente qu’aucune
disposition de la présente Déclaration ne pourra être invoquée pour dénier
à un peuple quel qu’il soit son droit à l’autodétermination, exercé
conformément au droit international, Convaincue que
la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans la présente Déclaration
encouragera des relations harmonieuses et de coopération entre les États
et les peuples autochtones, fondées sur les principes de justice, de démocratie,
de respect des droits de l’homme, de non-discrimination et de bonne foi, Encourageant
les États à respecter et
à mettre en oeuvre effectivement toutes leurs obligations applicables aux
peuples autochtones en vertu des instruments internationaux, en particulier
ceux relatifs aux droits de l’homme, en consultation et en
coopération avec les peuples concernés, Soulignant que
l’Organisation des Nations Unies a un rôle important et continu à jouer
dans la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, Convaincue
que la présente Déclaration est une nouvelle étape importante sur
la voie de la reconnaissance, de la promotion et de la protection des droits
et libertés des
peuple Considérant et réaffirmant
que les autochtones sont admis à bénéficier sans aucune discrimination de tous les
droits de l’homme reconnus en droit international, et que les peuples autochtones ont
des droits collectifs qui sont indispensables à leur existence,
à leur bien-être et à leur développement intégral en tant que peuples,
autochtones et dans le développement des activités pertinentes du Système
des Nations Unies dans ce domaine, Considérant également
que la situation des peuples
autochtones n’est pas la même
selon les régions et les pays, et qu’il faut tenir compte de
l’importance des particularités
nationales ou régionales, ainsi que de la variété des contextes
historiques et culturels » Alors
pourquoi les gouvernements des Etats colonialistes de Syrie ; de Turquie et de
l’Iran ne respectent pas les droits du Peuple du Kurdistan ? Ont
–ils peur de leur fins comme Saddam ? Si oui, alors il faut respecter
le droit à l’autodétermination de la nation du Kurdistan.
Dr
Demen Rowar Ali KILIC
Paris le 11 Mars 2008
__________________
1
Voir l’annexe de la résolution 2200 A (XXI). 2
A/CONF.157/24 (Part I), chap. III.
3
Résolution 217 A (III). A/61/L.67
4 07-49831
[1]-Manifestation
en date du 12/3/2008 de 14 heures
a 15 heures Organisé
par Association du Sud Est
KurdistanWKA, Palingswick House, 241 King Street, London W6 9LP,
UK Tel: 0208 748 7874, Fax: 0208 741 6436
|
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