SECTION FRANCAISE DU CENTRE DE PEN KURDE
 
EVÎN ÇÎÇEK                                                                   Dr Ali KILIC  
                                                                                                                            Fribourg                       28-04-2007                        Cite du Soleil

 

SOLIDARITE POUR LA LUTTE DES FEMMES

DU KURDISTAN

Tantum relligio potuit suadere malorum!

Tant la religion put conseiller de crimes !

( Titus, Lucretius, Carus,  De Rerum Natura, I, 103)

D’IPHIANASSA  GRECQUE   A  DOA, KURDE EZIDI,

LES CRIMES D’HONNEUR  et  LES  CRIME DE RELIGIONS

"Ce crime perpétré au nom de la religion est absolument inacceptable ..."

                       Introduction

                       Il  y a tente six  ans j’avais travaillé et préparé une thèse  sur les crimes  de l’idéologie et des crimes  de religions à l’Université d’Istanbul sous la direction du Professeur   Faruk Zeki PEREK. Apres la prise  du pouvoir par l’armée  turque  le 11 mars 1971, j’ai été recherché par la junte militaire et dans les conditions de clandestinités j’ai rencontré et j’ai montré au directeur de recherches mes manuscrits. Mais le  Prof. PEREK a eu peur de ne pas signer, finalement le sujet est modifié, limité par " La conception  de l’interprétation matérialiste  de l’âme chez Epicure  et Chez Lucrèce".Finalement le Prof. PEREK  a donné son avis favorable pour la soutenance et a signé pour la présentation devant  le Jury composé par Monsieur le Prof.Dr.Z. Tasliklioglu et Doc.Dr. M.Erim auxquelles  j’ai rencontre à leurs domiciles le 13 février 1973 Atakoy et  Erenkoy  ayant recherché je ne pouvais  pas présenter   ma thèse devant le Jury. J’ai décidé de rentrer au Kurdistan Nord, au département de Qoçgiri(Zara) oú j’ai été arrêté le 28 avril 1973 envoyé à  la prison de Diyarbakir  j’ai été jugé par la Cour Militaire  de l’Etat de Siège.

 

            Aujourd’hui  je viens de recevoir un message de Mme Berivan Dosky en  kurdmandji :

 

<Ji kerema xwe ve malpere temasha biken li bin nav u nishanen jer u idi bejin na ji ve hoviyatiya me Kurdan re hember jinan.  Ma gelo dibe jinen kurdan wesa bi hoviyati ben kushtine u kesek jere xwedi dernekeve? Ma gelo che bu ciye me jinan di Kurdistane de idi nebe??!!! Ma kengi sistemek ji parastina jinan re ye be danan?!!! Dilee min pir esh u jane u ez dibinim ku em tishteki di malpere de hember kushtina jinen Kurd derbixin u ve hoviyete shermezar bikin >

 

   J’ai été complètement bouleversé par les   faits  concernant  DOA et de la Déclaration d’Amnesty International.

 

< La campagne internationale contre des massacres et lapider des femmes au Kurdistan Condamner lapider à la mort. Le dernier cas,  c’est l’assassinat  honteux de  Doa - une jeune fille Kurde de 17 ans issue d'une famille Yazidi qui a été  lapidée et tuée le 7 avril dernier " Une membre de la minorité religieuse de Yazidi de l'Irak du village de Bahzan au Kurdistan Sud  a été tuée par un groupe de huit ou neuf hommes et en présence d'une grande foule dans la ville de Bashika, près de la ville de Mossoul. On dit que certains de ses parents participent au massacre. On dit que du' meurtre est commis par des parents et d'autres hommes de Yezidi parce qu'elle s'était engagée dans un rapport avec un garçon musulman sunnite et avait été absente de sa maison pour une nuit. Quelques rapports ont suggéré qu'elle ait converti en Islam, mais d'autres nient ceci. Au commencement, elle a été censément donnée l'abri dans la maison d'un chef tribal de Yezidi dans Bashika, mais ses tueurs ont donné l'assaut à la maison, ont pris son extérieur et lapidé lui à la mort. Sa mort en lapidant, qui a duré pendant environ 30 minutes, a été enregistrée sur le film visuel qui alors a été largement distribué et est disponible sur l'Internet. Le film prouve censément que les membres des forces locales de sécurité étaient présent mais n'interviennent pas pour empêcher lapider ou pour arrêter ceux responsables. Dans un acte apparent de revanche, environ 23 ouvriers de Yezidi ont été attaqués et tués le 22 avril, apparemment par des membres d'un groupe armé sunnite. Les Yezidis, censément tous les hommes, voyageaient sur un autobus entre Mossoul et Bashika quand le véhicule a été arrêté par les bandits armés, qui ont fait Yezidis les débarquent et puis ont sommairement tué. International d'amnistie condamne dans les limites les plus fortes le meurtre de du' un Khalil Aswad et les meurtres suivants des hommes de Yezidi, et invite les autorités irakiennes pour prendre étapes immédiates à identifier et apporter à la justice, par des épreuves justes et sans recours à la pénalité de mort ">

 

             Face á cette tragédie humaine et des crimes commis au de la religion j’ai ouvert les pages  de  ma thèse  sur les crimes de  religions  et sur la problématique de la logique des crimes posée par  Albert Camus :

 « A la racine de toute œuvre, on trouve le plus souvent une émotion profonde et simple, longtemps ruminée. Pour ma part, je n’aurais pas écrit l’homme révolté si, dans les années 40, je ne m’étais trouvé en face d’hommes dont je ne pouvais m’expliquer le système et dont je ne comprenais pas les actes. Pour dire les choses brièvement, je ne comprenais pas que des hommes puissent en torturer d’autres sans cesser de les regarder. J’apprenais que le crime pouvait se raisonner, faire une puissance de son système, répandre ses cohortes sur le monde, vaincre enfin, et régner. Que faire d’autre sinon lutter pour empêcher ce règne. »

            Au fond  le spectacle de l'Histoire et de ses crimes éveille la révolte. Ainsi la révolte de l'individu face à sa mort rejoint-elle la révolte de l'homme face à la condition humaine. D'abord conçue comme une réaction individuelle contre l'absurde avec Caligula (1945), la révolte, à partir de La Peste (1947), s'en prend au non-sens historique, à l'absurdité des maux de l'histoire, ceux dont les hommes sont responsables. Camus exalte alors une morale collective de solidarité humaine face au mal. C'est également l'époque d'un engagement ardent dans tous les conflits de son temps. Bien faire son métier d'homme devient une exigence fondamentale, la seule voie par laquelle l'homme peut retrouver fraternité et amour. C'est la naissance d'un nouvel humanisme : malgré un ciel vide, et le monde déraisonnable, l'homme peut vaincre l'absurde en donnant un sens à l'appel des autres hommes.

           La question que se pose Camus, dans la révolte, est de savoir s’il est possible, aujourd’hui, d’agir dans l’histoire sans se référer à une doctrine meurtrière et donc sans devenir soi même, directement ou indirectement, un meurtrier. L’existence et la multiplication des crimes raisonnés ont provoqué son indignation. Elles suscitent aussi sa réflexion, laquelle peut se traduire par la problématique suivante.

 

                Quelles sont les justifications que fournissent les idéologies meurtrières pour légitimer le crime logique ? Est-il possible d’opposer des raisons ou des valeurs à ces justifications ? Si oui, celle-ci peuvent-elles fonder une conduite humaine, ou une morale adaptée à notre temps dans l’adoption d’une nouvelle Constitution du Kurdistan (Ce n’est le texte copie collé rédige vendu par un juriste Canadien-Quebecois aux autorités  Kurdes) conformément   à la Chartre de l’ONU et à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme  et à la Convention Européenne des Droits l’Homme qui permettront  au développement de la personnalité aux conformément et aux Kurdistanaises ? Quelles  sont des réponses de l’ONU et du Gouvernement du Kurdistan face aux crimes commis ?  Avons-nous islamiser la Constitution du Kurdistan et de faire condamner notre peuple aux conditions moyenâgeuses  aux crimes d'honneur dans la civilisation islamique pour laquelle < à la suite du récit de l’agression du fils d’Adam, Caïn, contre son frère Abel : « C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué toute l’humanité. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à toute l’humanité. » [1] Avec toute  une hypocrisie  des religieux réactionnaires  selon lesquels  << L’islam a donc interdit de tuer sauf pour une raison légale, à l’instar des autres religions. Le Très-Haut dit : « Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera alors l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allâh l’a frappé de Sa Colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment. » [2] Néanmoins, en sa qualité de religion de la médiété, l’islam joint au principe de la justice dans l’application des peines, celui de la miséricorde. Ainsi n’agrée-t-il point l’effusion de sang en violation du droit, et n’accepte-t-il point que les familles vivent constamment sous tension, que leurs intérêts soient menacés, et que la discorde règne entre elles. L’islam n’accepte point cette coutume obscurantiste et méprisable qui paralyse les forces vives, détourne du travail sérieux et ne conduit qu’à la corruption.

Ce phénomène trouve son origine dans l’ignorance qui ne peut être dissipée que par le savoir, dans l’oisiveté qui n’a de solution que par le travail, dans le mépris des valeurs et des lois qui ne peut être redressé que par une sanction dissuasive, et dans la couverture des criminels qui ne peut être jugulée que par la surveillance et la réunion des efforts.

L’exécution des peines n’est pas une affaire anarchique dévolue à tout un chacun, applicable selon son bon vouloir. Au contraire, elle est régie par l’État islamique et ses instances. Le crime de la fornication en particulier fait l’objet de lois et son établissement requiert des modalités tellement strictes que l’on ne les exige même pas pour établir d’autres crimes, eu égard au profond impact qu’il peut avoir dans les esprits et dans la société.

Que l’on s’en tienne donc aux limites tracées par Dieu, afin d’épargner les vies et de garantir la sécurité, qui est le plus grand bienfait que Dieu accorde à Ses Serviteurs. C’est en effet grâce à la sécurité que l’être humain peut jouir de la vie, se concentrer sur son épanouissement personnel et renforcer la société dans laquelle il vit. Il laisse ainsi après lui des générations honorables, capables de reprendre loyalement le flambeau dont elles sont dépositaires, ainsi qu’une mémoire digne d’être conservée à travers les âges. Le Très-Haut dit : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allâh, car Allâh est certes dur en punition ! » [3] Et Il dit également : « Et craignez une calamité qui n’affligera pas exclusivement les injustes d’entre vous. Et sachez qu’Allâh est dur en punition. » [4]

               Face  à ces facticités de l’idéologie  islamique oú vont partir les Kurdes ou le le Peuple du Kurdistan? Avons-nous  le droit de rester  sans rien faire devant  la politique religieuse de l’impérialisme arabe ou perse pour massacrer les jeunes générations de notre nation ?  Jusqu à quel point nous aurons obéit à cette politique colonialiste et impérialiste afin de punir notre peuple et de le soumettre de nouveau sous le néo-colonialisme arabe  ? Avons  nous  le droit  de respecter  les conneries de Mahommed qui a contracté le mariage avec neuf femmes ou aux bêtises de Sex Hadi pour massacrer nos jeunes ezidis parce qu’ils aiment ? Aurons nous le droit de prendre la place à cote du Traître Idriss i Betlisi de rester à cote de Yavuz Sultan Selim pour massacrer 700  000 animistes  assimilés zoroastriens ou à cote  du criminel islamiste Bederxan pour massacrer des dizaines des milliers  ezidis qui ont refusé de convertir à l’Islam ?

 

                C’est devant cette  vérité  historique que  nous  posons la problématique  de la mort tragique de cette  jeune kurde Ezidi  DOA à partir de l’analyse d’EVIN CICEK  en faisant une comparaison historique avec Ephianassa, fille du Roi Grec, sacrifiée a la colère des Dieux, de l’interprétation des crimes de religions par   Titus Lucretius Carus,ne a Rome à 98 avant Jésus Chris  dans sa  De Rerum Natura,( De la Nature) en pensant que  à Zarathoustra dont il avait écrit un livre intitule PERI FUSEOS( de la Nature Selon Aristote( Métaphysique, liv.III,) pour arriver de proposer  les perspectives juridiques constitutionnelles  qui seront  favorables pour l’avenir et le bonheur du Peuple du Kurdistan.

 

                 D’abord   comment la question a été pose par Lucretius et quel rapport établir avec le cas de jeune kurde Ezidi Doa ?

               Selon  Lucretius les hommes sont malheureux, constate Épicure. D'où vient qu'ils le soient, et que faut-il pour les sortir de leur misère ? Pour Épicure, ce qui fait leur malheur, c'est:

1) qu'ils s'imaginent que les dieux s'occupent d'eux, leur imposent des devoirs et les surveillent sans cesse, idée qui les affole au point même de les pousser parfois au crime sous prétexte de religion;

2) qu'ils connaissent l'existence de la mort, savent la brièveté de la vie et surtout redoutent l'au-delà, ce qui sera après la mort.

Ces deux craintes, la crainte des dieux et la crainte de la mort, empêchent les hommes de s'enquérir de la vraie nature du bonheur et de régler leur vie en conséquence.

Pour sortir les hommes de cette situation lamentable, la connaissance de la véritable nature du monde qui les entoure est indispensable. La "physique", la science de la nature, en révélant à l'homme la réalité du monde, lui rendra la sérénité de l'esprit, condition indispensable pour atteindre le bonheur en cultivant la sagesse.

Lucrèce est très sévère à l'égard des religions de son temps. Le ton dont il en parle n'a rien de serein; il s'en prend avec un acharnement brûlant aux cultes, aux prêtres surtout (épisode célèbre du sacrifice d'Iphigénie en Lucr., I, 80-101, avec la formule, également célèbre, qui le termine : Tantum religio potuit suadere malorum).

Pour lui, la véritable piété n'est pas de prier les dieux, ou d'offrir des sacrifices de tout genre, comme le prescrivaient les religions du temps; la véritable piété, c'est de cultiver la sagesse épicurienne, c'est-à-dire d'essayer d'atteindre le plus possible la paix, la sérénité, l'ataraxie, qualités qui sont précisément, et au plus haut point, l'apanage des dieux épicuriens. Un texte est très clair sur ce point :

"La piété, ce n'est point se montrer à tout instant, couvert d'un voile et tourné vers une pierre, et s'approcher de tous les autels; ce n'est point se pencher jusqu'à terre en se prosternant, et tenir la paume de ses mains ouvertes en face des sanctuaires divins; ce n'est point inonder les autels du sang des animaux, ou lier sans cesse des voeux à d'autres voeux; mais c'est plutôt pouvoir tout regarder d'un esprit que rien ne trouble" (Lucr., V, 1198-1203) et en ce qui concerne  l’explication de l’univers Lucetius ajoute :

 

<c'est un système qui pénètre l'essence même du ciel et des dieux que je me prépare à t'exposer; je veux te révé­ler les principes des choses, te montrer où la nature puise les éléments dont elle crée, fait croître et nourrit toutes choses, où elle les ramène de nouveau après la mort et la dissolution : ces éléments, dans l'exposé de notre doctrine, nous les appelons ordinairement ma­tière, ou corps générateurs, ou semences des choses, leur donnant également le nom de corps premiers, puisque c'est à eux les premiers que tout doit son origine. Alors qu'aux yeux de tous, l'humanité traînait sur terre une vie abjecte, écrasée sous le poids d'une religion dont le visage, se montrant du haut des régions célestes, menaçait les mortels de son aspect horrible, le premier un Grec, un homme, un mortel osa lever les yeux contre elle, et contre elle se dresser. Loin de l'arrêter, les fables divi­nes, la foudre, les grondements menaçants du ciel ne firent qu'exciter davantage l'ardeur de son courage, et son désir de forcer le premier les portes étroitement closes de la nature. Aussi l'effort vigoureux de son esprit a fini par triompher ; il s'est avancé loin au delà des barrières enflammées de notre univers ; de l'esprit et de la pensée il a parcouru le tout immense pour en revenir victorieux nous enseigner ce qui peut naître, ce qui ne le peut, enfin les lois qui délimitent le pou­voir de chaque chose suivant des bornes inébranlables. Et par là, la religion est à son tour renversée et foulée aux pieds, la victoire nous élève jusqu'aux cieux.

 

 A ce propos, j'éprouve une crainte: peut-être vas-tu croire que tu t'ini­ties aux éléments d'une science im­pie, que tu t'engages dans la voie du crime. Au contraire, c'est le plus souvent la religion elle-même qui enfanta des actes impies et criminels. C'est ainsi qu'à Aulis l'autel de la vierge Trivia fut honteuse­ment souillé du sang d'Iphianassa par l'élite des chefs grecs, la fleur des guerriers. Quand le bandeau enroulé autour de sa coiffure virginale fut retombé en rubans égaux le long de ses joues ; quand elle aperçut, debout devant l'autel, son père accablé de douleur ; près de lui, les prêtres dissimulant le fer, et tout le peuple fondant en larmes à son aspect : muette d'effroi et fléchissant sur les genoux, elle se laissa choir à terre. Malheureuse ! En un tel moment il ne pouvait lui ser­vir d'avoir la première donnée au roi le nom de père. Enlevée par des mains d'hommes et toute tremblante elle fut menée à l'autel, non pour être reconduite, une fois accomplis les rites solennels, au chant clair de l'hyménée ; mais laissée vierge criminellement, dans la saison même du mariage, elle devait succom­ber, victime douloureuse immolée par son père, afin d'assurer à la flotte un départ heureux et des dieux favorables. Tant la religion put conseiller de crimes !

 

Toi-même quelque jour peut-être, vaincu par les récits effrayants des poètes sacrés, tu chercheras à te séparer de nous. Et en effet combien de rêveries peuvent­-ils imaginer capables de bouleverser la conduite de ta vie et de troubler par la crainte toutes tes prospérités! Et ce n'est pas sans cause. Car si les hommes voyaient qu'il est un terme fixé à leurs misères, ils pourraient de quelque façon tenir tête aux superstitions et aux menaces de ces prophètes. Mais aujourd'hui il n'y a nul moyen, nulle faculté de résister, puisque ce sont des peines éternelles qu'il faut craindre dans la mort. On ignore en effet quelle est la nature de l'âme : est-elle née avec le corps, ou au contraire s'y glisse-t-elle à la naissance; et périt-elle en même temps que nous, dans la dissolution de la mort, ou bien va-t-elle voir les ténèbres d'Orcus et ses vastes abîmes, ou enfin s'intro­duit-elle, par l'effet d'une volonté divine, dans d'autres êtres, ainsi que l'a chanté notre Ennius qui, le premier, a ramené du riant Hélicon une couronne au feuillage éternel, dont la gloire devait se répandre parmi les peuples italiotes? Et pourtant, Ennius expose ailleurs et fait connaître en des vers immortels qu'il existe dans l'Achéron des espaces où ne demeurent de nous ni nos âmes, ni nos corps, mais des simulacres d'une - pâleur étrange. C'est de là, nous dit-il, que lui est apparue l'ombre d'Homère à la gloire toujours floris­sante qui, après avoir répandu des larmes amères, se mit à lui révéler les lois de la nature. Aussi non contents de connaître exactement la raison des phéno­mènes d'en haut, de savoir comment se font les mou­vements du soleil et de la lune, et par quelle force chaque chose s'accomplit sur terre ; nous devons en­core et surtout découvrir par une méthode pénétrante de quoi sont formés l'esprit et l'âme, et quels sont ces objets dont la rencontre frappe de terreur notre esprit, éveillé mais affaibli par la maladie, ou encore enseveli dans le sommeil, au point que nous croyons voir et entendre face à face des êtres frappés par la mort, et dont la terre recouvre les ossements. >.

 

           Face  la question posée par le philosophe et poète latin Titus Lucretius Carus, je cite  EVIN CICEK,  dans la préface de son livre :

               < La  religion d’un dieu unique  originaire du Moyen Orient qui nous  a  étrangère, depuis qu’elle  a commencé à  dominer sur nos  terres par ses cultures, ayant  remplacée  notre religion polythéiste, ainsi que  les relations  de nos Déesses, nous ne vivons plus et nous n’avions pas pu vivre  les égalités  juridiques  et politiques pratiques qui étaient indispensables pour notre société et pour notre pays.. Ces différentes cultures  religieuses qui ne sont pas les nôtres, prennent la femme comme objet, ou un  outil de service domestique, ou l’objet  des relations  sociales d’intersubjectivités, ont ouvert les portes de notre pays  avec la clé  de la religion, ont occupé et dominé la prise de conscience de notre peuple. Les occupations colonialistes  nous ont apporté  seulement  des malheurs.

 

                 Dès au début, la femme qui était  libre, dominante  dans  notre pays, a été transformée, par ces cultures en une  prisonnière, en une esclave  qui rend  service à l’occupant. La structure  familiale fondée par ces dernières  a préparé le terrain  au lieu de l’amitié, à l’inégalité, au lieu de la confiance à l’insécurité au lieu de l’amour, à la haine  au lieu de la compréhension à la violence.

 

             La majorité  des  Kurdes, pratiquent des religions  d’un dieu unique, malgré cela, nous adorons  actuellement  à nos Déesses .Par exemple  le Soleil, est l’une des Déesses  des Kurdes Qizilbachs( Tête Rouge), lors du couché du soleil, ils font  les prières  et pleurent,versent leurs larmes. Les Kurdes qizilbachs élèvent leurs enfants avec  des épopées destinées au soleil.

 

              Notre participation à la vie  sociale  en tant que femme n’a pas été appréciée, elle a été empêchée. La nécessité  de  la notion des droits des femmes par ses  diversités, n’a pas été expliquée objectivement à l’opinion publique mondiale. L’évolution de la femme en tant que  sujet de la vie sociale, est une obligation. Le refus des droits de femmes et le rejet de la  participation  de la  femme à la vie sociale et politique pour des raisons religieuses   ne signifie pas d’autre chose que la condamnation de la société à l’esclavage et à l’aveuglément. La conception de vie fondée par une vision  du monde  du père dieu patriarcal a imposé à la société au nom de la protection  des valeurs.

 

                            La protection  de la culture patriarcale qui a été remplacée  les temples de la Déesses à pour but faire vivre les traditions masculines dominantes. C’est la confirmation de l’octroi de droit  à l’homme qui a le pouvoir de continuer les traditions dominantes  masculines. Le but est accepté les fonctions des  religions  d’un dieu unique  qui condamne la femme  à la soumission et à l’oppression.

 

                    La femme a le droit de participer librement à la vie sociale  avec  son identité croyante et athée. En parlant de l’égalité d’une façon  hypocrite avec toutes  interdictions on ne peut pas préparer  un terrain libertaire et égalitaire. La femme  doit déclarer la guerre  toutes  les valorisations  et les approches selon lesquelles  la femme manque de l’intelligence,incapable, coupable et pécheuse.Le changement positif  chez la femme tremblera les citadelles  de la suprématie  masculine  basée  sur des religions  d’un dieu unique. L’individu qui a commencé à reculer, à rouler à travers des  pierres des  citadelles  blessé, pressé commencera à juger à ýnterroger de ceux qui l’ont jugés et condamnés. Ceux qui s’interrogent en demandant des comptes  ont obligé en même  temps  de mener la lutte pour la démocratie. La femme, a été emmené à satisfaire par l’homme au  nom des dieux   d’être une personne de la deuxième classe. La femme  pour satisfaire  son milieu reste active  dans la résistance.  Les livres sacrés, ont été utilisés comme outils de  références par les hommes  afin de soumettre les femmes. C’est pourquoi ýl faut profondément  étudier l’histoire des religions d’un dieu unique. Les femmes  doivent lire les livres  sacrés et poser  des  questions  sur le contenu de ces livres afýn de les valoriser. Il n’y a pas  de démocratie et de l’égalité dans les religions monothéistes. Pour expliquer cette  situation et de mettre en  évidence tes clairement il faut des cœurs courageux. C’est avec la lutte de la femme que la situation  négative de la femme  pourra changer. L’une de nos taches obligatoire qui nous oblige les femmes  est le renforcement de la   participation à la vie sociale. D’abord la démocratie est  une culture  germent  à travers de chaque  société et ce processus prend la forme selon  la particularité de chaque  pays et les traditions. Ceux qui parlent au nom des dieux  et ceux qui ont parlé au nom d’eux ont appliqué une politique de  la terreur sociale aux femmes. Cette politique continue. L’unification  de la religion avec l’exploitation de ne pas tenir en compte la femme comme un être humaine, mais comme une pécheresse coupable quý détruýt les valeurs familiales et renverse  les piliers  de la société  et nous accuse d’avoir fait l’hostilité masculine. Cette  accusation continue

 

 A la lumière des ces conceptions  les portraits des types  du Kurdistan avec leurs discours  font l’objet  de notre recherche. L’auteur doit refléter la vérité sociale L’auteur tente de mettre en évýdence les analyses des structures sociales par  le reflet de la vérýté sociale non seulement  a partir  des rapports sociaux internes de la société mais aussý  observant  les rapports de la société dans son ensemble  l’unité dialectiques des  contradictions.

 

Les femmes du Kurdistan font l’objet des persécutions non seulement des forces  colonialistes  mais aussi des pratiques violentes  du système  de la préméditation dominante masculine Les chercheurs  et les scientýfýques  font  des recherches sur  la transmission  héréditaire de la violence ou d’autre types de maladie  liés aux phénomènes  religieux. La transmission  d’éléments des gènes autrement dit 'hérédité mendélienne classique ou mono génique est basée sur la transmission d'un seul gène sous un mode dominant, récessif ou lié au chromosome sexuel X (ou Y). Les découvertes sur la structure de l'ADN, le code génétique, le génome et l'observation de caractères et maladies génétiques ne répondant pas aux lois de la génétique formelle (hérédité mendélienne) ont orienté les chercheurs vers la définition d'autres modes de transmission dont ceux reliés à l'hérédité multifactorielle et mitochondriale. Par contre l'hérédité multifactorielle fait appel à la synergie de gènes et facteurs environnementaux. L'hérédité mitochondriale extra nucléaire ne peut-être transmise que par la mère dont les cellules contiennent un nombre variable de mitochondries. Plusieurs facteurs peuvent modifier le phénotype attendu chez un individu. Il est d'ores et déjà acquis que nos connaissances sur le mode de transmission des caractères normaux et des maladies seront décuplées dans un avenir plus ou moins rapproché avec une meilleure compréhension de la structure des gènes, leur rôle et l'interaction des gènes entre eux et avec l'environnement. C’est  pourquoi je  pense que  les syndromes héréditaires des  individus doivent être examiné par la psychologie du développement. Eric Shoubridge, Département de neurologie et de neurochirurgie et Département de génétique humaine, Institut neurologique de Montréal. a identifié les défauts génétiques des gènes mitochondriaux et ses recherches sur la transmission des mitochondries de génération en génération ont permis de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent les maladies mitochondriales et de mettre au point  des outils diagnostiques importants, utiles au conseil génétique et au traitement. Les découvertes du professeur Mitchell dans le domaine du génie structurel ont considérablement fait progresser l’étude du stress et des impacts sur les structures en béton et abouti à la mise au point de codes et de normes de conception essentiels pour les séismes et la résistance aux impacts. C’est pourquoi  la dimension  historique  de la transmission héréditaire des gènes  est l’objet de recherche. Georges Pelletier a abordé l’hérédité des génomes cytoplasmiques, plastes et mitochondries, chez les Nicotianées et analysé les échanges d’information génétique au cours de l’hybridation somatique consécutive à la fusion de protoplastes. Il a pu démontrer la formation de nouveaux génomes mitochondriaux qui associent par recombinaison d’ADN des caractéristiques des "parents" de cette hybridation.Les recherches effectuées par les  scientifiques expliquent d’une part la transmission héréditaire dans les systèmes neurologiques  du cerveau humain, d’autre part  ils mettent en évidence  a partir de l’analyse  des images les fondements pysychologiquees de l’autodéfense de la personnalité basée  sur la violence. L’influence de la violence biologique, rationnelle  religieuse utilisée par l’homme contre la femme au Kurdistan fait  d’influences négatives  qui constituent  sera l’objet des recherches.

Actuellement les femmes du Kurdistan sont en face des difficultés à la fois historiques et à la fois culturelles contre lesquelles, elles exposent une résistance particulière exceptionnelle  et extraordinaire. Autrement dit, Les femmes du Kurdistan exposent une attitude assez vigoureuse.La passion de lutte et l'admiration exceptionnelle pour la réussite occupent leurs âmes..Elles sont devenues le symbole du courage parmi les femmes qui constituent la genèse des peuples de la région. Chaque jour, elles ne marchent pas à pas en changeant le système existant vers la forme de vie à laquelle elles ont de nostalgie afin d'y se rejoindre. Mais , les femmes kurdes de notre société actuelle sont privées de ses droits politiques, culturelles,linguistiques,elles ont été opprimées,persécutées, exploitées, éloignées de l sources  de vie par le système colonial existant. En tout cas, elles ont été éliminées de la vie sociale, condamnées à la misère. Contre  ces conditions elles ont décidé     de reprendre haleine à haute voix de leur existence. Pour un monde qu'elles ont voulu décorer avec des nouvelles couleurs et des nouvelles voix dont elles sont dans une situation de l'attaque qui constitue l'objet de cette étude .C'est le choix de la prise d'armes qui était la garantie de leurs vie. C'est pourquoi, elles sont devenues des militantes révoltantes armées de leurs nostalgies Etre privée de certaines notions, est identique de la destruction de leurs vies.

 

L'homme femme conformément est entré dans une nouvelle phase d'effort de l'attraper d'une vie normale définie selon les critères désignés par la Déclaration Universelle des droits de l'homme.  Les kurdes meurent pour cette idéale. C'est la raison pour laquelle, homme femme kurde est forcé de mourir, est obligé de faire tuer.

Le vécu des kurdistanais et des kurdistanaises dans les conditions de vie que les colonialistes nous ont imposées par eux-mêmes, a transformé notre me en lutte armée et en une nécessité de riposte immédiate. Nous avions de colère forcément en raison des amertumes et des souffrances que nous avons subi de guerre coloniale. .Dans cette guerre, les coupables sont des états colonialistes qui ont agressé notre peuple.

 La volonté de la résistance de notre peuple, est liée aux exigences de nos compatriotes, afin de fonder une vie normale, une belle vie qui est la notre. C'est cette vie qui était menacée, elle y est toujours. Nous étions punis. Cette punition continue. La prise de conscience pour la liberté par un peuple, a renversé déjà les ordres établis des structures du colonialisme, renversera.

L'homme -femme kurde issu du peuple, qui partage l'amertume et la souffrance, consacre toute sa vie à la cause du peuple pour le bonheur de l'humanité, est à la recherche de la vérité sans doute, il-elle, devint révolutionnaire.. Des milliers des héros sont tombés martyrs pour la cause du peuple, des milliers sont mutilés dans les différents niveaux, les autres mènent la résistance à leurs amère. Les causes et les raisons d'actions révolutionnaires des héros sont à l'ordre du jours. II faut connaître le sens de la liberté.

La femme au Kurdistan n’a pas commencé à la guerre de libératýon  dans les mêmes conditions égalitaires avec l’homme  du Kurdistan. En raison des conditýons religieuses, culturelles, économiques, dominantes chez nous c’est l’homme  qui était le chef .La femme Kurde  a commencé à prendre les armes dans les circonstances de guerre avec l’homme qui était le maître dans les mêmes conditions oú elle est née grandit et formée sa personnalité. La vie sociale, culturelle, oú nous étions n’était pas brillante, agréable. Actuellement cette situation  continue. Une politique imposée par les colonialistes de l’extérýeur avec les forces  dominantes à l’intérieur, soutenu  plus particulièrement  par  les féodaux, du milieu religieux qui ont passé à notre cou le drap  mortuaire nous voulons  déchirer pour sortir par nos efforts donc une vie empêchée. Nous n’avions aucune garantie de sécurité et nous n’avons  plus actuellement. Nous étýons niées par nos identités féministes  kurdes. Nous sommes niées. Nous étions dégradées. Les hommes kurdes soutiennent cette conception. Ils contýnuent  de soutenir. La femme kurde était écartée de la vie sociale  et politique elle est toujours écartée. Chez nous la femme est considérée comme objet . C’est une matière qui est  achetée et vendue par ses propriétaires. Elle n’a pas été considérée comme un être humain en raison de ses différences et ses identités. Sa personnalité n’a pas été appréciée. elle est conçue comme marchandise achetée et vendue. La femme kurde  s’est sacrifiée toujours, elle était  toujours productrice. Partagiste, donneuse, distributrice. Mais elle  n’a pas pu maîtriser sa production sa force de travail. Elle est toujours donneuse, protectrice et soigneuse. Le caractère donneur  sans organisation  de la femme et son état inconscience l’a apporté la faiblesse. Cette situation continue.

Le courage de la femme, sa combativité sa productivité étaýt  qualifié « femme  comme homme » son courage  était attribué au genre masculin. Je pense que la femme  dans la guérilla ou  la femme politique  qui prend la responsabilité au sein des établissement  n’est pas « la femme comme homme »mais elle est « la femme comme femme » qui a gardé ses identités féminines et elle  a commencé à assumer sa responsabilité .elle mène le combat pour en maintenir. Les femmes de notre pays vivent  les processus des pratiques inhumaines  qu’elles  ne méritent pas. Les conditions  de vie  oú nous sommes   ne sont pas dignes au genre humain et sont opposées à la nature humaine. C’est la raison pour laquelle, elles continueront  vivre  des processus douloureux. En tant que  les femmes kurdes nous devions  nous évoluer avant de transformer l’homme kurde. Nous voyons et sentons  la nécessité du changement et de la transformation. Car la lutte de la femme enseigne l’homme le rend être social et révolutionnaire. L’identité, la culture, la patrie et la liberté avec la volonté des différences  constituent un mode vie. Malheureusement les conditionnement des hommes kurdes  restent invariables les critères  qui entrent dans leur subconscient ne changent plus. Les concepts  comme changement  ou  transformation ne plaisent pas. Ils réagissent en réaction au changement, ils ne surmontent pas les murs  de la peur. Finalement  ils ne veulent partager le pouvoir avec nous.

 

 Depuis  de la naissance au sein de la famille , dans les écoles  des livres  qui ont été préparés un Etat ledit homme sont appropriés leurs roles. Les hommes  ont un égoïsme  intéressant par les jugements de valeurs donnés par le milieu  par l’ éducation et la formation. Dans la vie quotidienne cet égoïsme fait sentir dans les relations. L’homme  de notre société a peur de la liberté de la femme, plus particulièrement de  la liberté. Nos filles et nos  femmes ne sont pas suicidaires. En tant que  femmes kurdes la nécessité être activiste pour la liberté et pour la libération de notre peuple obligent de prendre des décisions assument  la responsabilité exécutent des taches  dans le domaine. La place de l’arme  utilisée  la femme kurde dans la lutte de guérilla est différente. Malheureusement, avec les  hommes que nous avons lutté ensemble dans les différents fronts  nous sommes obligées  de lutter contre eux aussi. La femme kurde dans la guérilla et dans la lutte armée ou de son camarade quý mène des  activités politiques  doit lutter aussi contre la conception des valeurs qui dominent  dans son  subconscience .Car dans les domaines militaire ou politique le mode dominant masculin agit  en secret. C’est la raison pour laquelle  il est indispensable  que la femme kurde doive s’organiser indépendamment. Actuellement est une nécessité. Dans plusieurs régions du monde  comme chez nous l’armée et l’arme s’identifient à l’identité masculine. Les deux concepts sont  symbolisés par l’homme. Mais grâce à la lutte menée par la femme cette conception est  majoritairement  écrasée. La femme dans la guerre au Kurdistan a une ýnfluence déterminante. La femme combattante de nos jours est la plus scientifique, technique et politique. Elle a porté la lutte  à des  dimensions supérieures  et elle la continue. Il faut que la femme  maîtrise  sa force de travail pour être  plus productrice dans la famille, dans la vie sociale, dans l’art  et dans la politique  et dans le domaine  de la science .Le  rôle avant-garde de la femme dans la lutte la sociale  appartient à nous. Nous sommes obligées de perfectionner nos capacités de connaissance et d’expérience d’utiliser en faveur du changement positif de la société. Nos femmes doivent être très  radicales. Si la femme  veut être organisatrice,elle pourra. Elle  y doit. Nous les femmes en menant la lutte pour la reconnaissance de  l’identité nationale nous ne devons pas oublier notre identité féministe. Il y a des formes de lutte. Chacune doit lutter à sa manière,par la forme la plus favorable  qu’elle convient. Elle doit constater l’endroit où elle doit prendre sa place. Les femmes  doivent défendre  leur cause afýn de se libérer de la conception  dominante masculine   formée dans la famille, de milieu religieux des féodaux et du système d’exploitation  de quatre  pays colonialistes. Nous ne voulons pas être retardatrice. Sý nous serons retardatrices alors  nous allons perdre la cause. Nous devons nous s’organiser et nous devons être  des décideuses  des  jugements. Nous  devons changer la société. Car nous sommes  les plus  souffrantes des jugements de valeurs, .nous ne sommes pas adaptés à nos places et nous  très  dérangées  de notre situation. C’est la raison pour laquelle nous sommes opposantes  les plus catégoriques.

 

Je pense que la lutte armée est l’un des moyens de la lutte. Nous devions s’organiser dans tous les domaines de la vie. Nous devons lutter contre les problèmes ýssus de notre condition féminine. Ceux qui ont assumé un rôle négatýf contre notre  développement social et contre  notre unité nationale et quý font partie des classes dominantes kurdes sont dangereux  pour nous comme les colonialistes. Nous ne pouvons pas ignorer  cette situation. Dans  toutes les parties du Kurdistan, plus particulièrement les femmes kurdes qui font l’objet des persécutýons au Sud Kurdistan doivent être  l’ordre des jours comme des actes d’avertissement. Nous devons prendre des précautions  indispensables. Seulement la libération de joug  colonialiste  n’apporte pas  de liberté d’une vie sociale suffisamment. Nous les femmes du Kurdýstan nous n’avons pas eu  de soutýens des femmes des autres  peuples  qui réclament lesdýtes «  je protége l’environnement »* «  je suýs défenseur des droits de l’homme », » je suis démocrate, socialiste, communiste, internatýonaliste », » en raison de ma conception du monde religieux avec le groupe que je me sens religieux je suýs en solidarité avec la communauté ». Nous sommes restées seules dans tous les domaýnes.

 

La Turquýe, prison au ciel ouvert, héritier de l’empire ottoman où vivent les femmes appartenant aux autres  peuples restent sans réaction. Elles n’ont pas cru au combat juste des femmes du Kurdistan. Elles  ne sont pas aux courantes de l’histoire véritable. Elles croient  et adorent aux mensonges dýffusés par le régime de la République de Turquie. Elles ne sont pas capables  de connaître  les buts  et les causes  des luttes des Kurdes. Alors que  les femmes appartenant aux différents  peuples  en Turquýe n’ont pas de différences de la situation des femmes kurdes. Elles subissent des conclusions  de guerre déclanchée  par le régime vivent dans les différentes  dimensions. Ces femmes  n’ont pas  de la conscience politique. Elles montrent des réflexes préjugés. Etant  conditionnées  dans les temples  lesdites écoles aveuglées .elles ne voient plus. C’est la raison pour laquelle  elles jouent les rôles d’aveugles, sourd et muette. La situation de ces femmes  va continuer si elles  n’ont pas eu  la conscience  de  s’organiser, si elles n’ont pas  cherché des solutions.

 

 Des que les guerres de libération nationale  des Kurdes contýnuent, si elles n’ont pas d’empêcher à leurs enfants et à leurs époux de ne pas commettre des crimes contre les Kurdes  Elles vont subir les conséquences de la guerre de la misère de l’amertume.

 

           QUELLES SONT  NOS PERPECTIVES JURIDIQUES ET CONTITUTIONELLES POUR LE DEVELOPEMENT HARMONIE DE LA SOCIETE DU KURDISTAN ?

 

                     A notre avis la question  concernant  la mettre fin de  l’élimination de toutes forces  de discrimination à l’égard des femmes ne peut pas être résolue avec l’abrogation de l’article 7 de la Constitution. Il faut aller au de la et une nouvelle de  Constitution du Kurdistan ne doive être rédigée par les américains eu canadiens, pars les juristes  du Kurdistan  eux-mêmes avec le referendum du peuple du Kurdistan. C’est pour de  point du départ de notre analyse et de notre perspective, c’est  la Convention sur  l’élimination de toutes forces  de discrimination à l’égard des femmes conformément à  la Charte des Nations Unies réaffirmant la foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine et dans l'égalité des droits de l’homme et de la femme adoptée le 3 septembre 1981 l’ONU. La  confirmation de  l’ONU a noté que  "la Déclaration universelle des droits de l'homme affirme le principe de la non discrimination et proclame que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit, et que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune, notamment de sexe" et a rappelé que" la discrimination à l'encontre des femmes viole les principes de l'égalité des droits et du respect de la dignité humaine, qu'elle entrave la participation des femmes, dans les mêmes conditions que les hommes, à la vie politique, sociale, économique et culturelle de leur pays, qu'elle fait obstacle à l'accroissement du bien-être de la société et de la famille et qu'elle empêche les femmes de servir leur pays et l'humanité dans toute la mesure de leurs possibilités," y compris " l'élimination de l'apartheid, de toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de colonialisme, de néo- colonialisme, d'agression, d'occupation et domination étrangères et d'ingérence dans les affaires intérieures des États est indispensable à la pleine jouissance par l'homme et la femme de leurs droits, et   l'importance de la contribution des femmes au bien-être de la famille et au progrès de la société, qui jusqu’à présent n'a pas été pleinement reconnue, de l’importance sociale de la maternité et du rôle des parents dans la famille et dans l'éducation des enfants et conscients du fait que le rôle de la femme dans la procréation ne doit pas être une cause de discrimination et que l'éducation des enfants exige le partage des responsabilités entre les hommes, les femmes et la société dans son ensemble "

 

              Or, nous constatons que " Plus de 5000 cas de crimes d’honneur sont répertoriés chaque année dans le monde  et au Kurdistan ! Toutefois, il est pratiquement impossible d’évaluer avec précision le nombre de crimes dits d’honneur. Le sentiment de honte et des menaces au sein de la communauté (en connexion avec le fait que les victimes de violence domestique ne parlent pas car elles n’ont pas conscience qu’un crime a été commis) et le fait qu’elles sont émotionnellement et économiquement dépendantes de l’agresseur leur donne une fausse perception car elles pensent « mériter » la punition si bien que les témoins ne se manifestent guère et que les décès sont généralement classés parmi les accidents et les suicides. Et ces crimes d'honneur sont des actes de violence, le plus souvent des meurtres, commis par les membres masculins d'une famille à l'encontre de ses membres féminins, lorsqu'ils sont perçus comme cause de déshonneur pour la famille toute entière. Une femme peut être la cible d'individus au sein de sa propre famille pour des motifs divers, comprenant : le refus de participer à un mariage arrangé, le refus des faveurs sexuelles, la tentative de divorce — que ce soit dans le cadre de la violence conjugale exercée par son mari ou dans un contexte avéré d'adultère. La simple interprétation selon laquelle son comportement a "déshonoré" sa famille est suffisante pour enclencher une représailles.  »  et Les États qui  condamné" la discrimination à l'égard des femmes sous toutes ses formes, conviennent de poursuivre par tous les moyens appropriés et sans retard une politique tendant à éliminer la discrimination à l'égard des femmes et, à cette fin" ne  s'engagent pas " à inscrire dans leur constitution nationale ou toute autre disposition législative appropriée le principe de l’égalité des hommes et des femmes, si ce n'est déjà fait, et assurer par voie de législation ou par d'autres moyens appropriés l'application effective du dit principe ; à adopter des mesures législatives et d'autres mesures appropriées assorties, y compris des sanctions en cas de besoin, interdisant toute discrimination à l'égard des femmes " n’ont pas pris " toutes les mesures appropriées, y compris des dispositions législatives, pour modifier ou abroger toute loi, disposition réglementaire, coutume ou pratique qui constitue une discrimination à l'égard des femmes ; et à  abroger toutes les dispositions pénales qui constituent une discrimination à l'égard des femmes."

 

QUE  SIGNIFIE LES CRIMES D’HONNEUR  ET QUELLE EST  LA REPONSE  DE L’AUTORITE JURIDIQUE DU KURDISTAN AUX QUESTIONS POSEES ?

          I. Sur le caractère sociologique et Juridique   des crimes commis  ál’encontre des femmes.

          a) Sur le plan sociologique il s'agit d'un des domaines du droit parmi les plus entrelacés avec les évolutions de la société civile, dans la mesure où les plus anciens codes des lois des civilisations humaines ont légiféré en ce domaine : savoir mettre en place les mécanismes culturels et juridiques permettant d'éviter que le sang soit versé après une déception sentimentale fait donc partie des progrès humanistes identifiés. En outre de nombreuses légendes et mythes de humanité avertissent de l'ardeur ravageuse de ces sentiments de vengeance.

           Se posant garants de la perpétuation de la structure sociale, les textes sacrés de la religion abrahamique ont posé des concepts philosophiques chargeant considérablement les écarts par rapport au modèle du couple monogame et amenant une inégalité dans un contexte sociologique patriarcal ; ce qui amena dans la perception de la société une certaine légitimation du règlement sous forme de crime de sang lorsque le mari se sent offensé [], dont les femmes dans l'Histoire sortent largement victimes. Car []le "crime d'honneur" ; crime commis contre des femmes au nom de l'honneur constitue un ensemble de violences -dont le meurtre en est la forme la plus extrême- infligée aux femmes par les membres de leurs familles. Il s'agit de les punir pour une relation illicite, réelle ou supposée et/ou un "comportement immoral" : par exemple une simple discussion avec un voisin de sexe masculin. Ces familles doivent sauver leur "honneur" en punissant la coupable; ce crime s'apparentant étroitement à la "vengeance dans le sang".Ainsi meurent ou sont mutilées chaque année, des milliers de femmes et de filles, pour sauver l'honneur et laver dans le sang ce que considèrent la famille et la communauté comme une offense ; et ce dans un grand nombre de pays. Ces punitions prennent des formes diverses : ces femmes sont reniées par leur famille, elles sont coupées de leur environnement social et risquent d'être exploitées. Elles sont enlevées, menacées. Beaucoup d'entre elles sont torturées, mutilées et défigurées à vie ; brûlées par l'acide ou immolées.

            Dans la plupart des cas, les meurtres et les mutilations sont perpétrés par le mari, le père ou le frère de la femme qu'il considère comme coupable. La famille considère qu'elle a sali leur honneur et doivent donc être punies pour cette offense. Le fait que les femmes soient considérées comme un objet, une propriété contribue à cette forme de violence ; cette idée étant très enracinée dans les sociétés patriarcales. Ces crimes sont commis dans tous les milieux, et ne concernent pas seulement les régions rurales, mais également les villes et les milieux " éduqués ".

                La perception de ce qui salit l'honneur est très vaste : en effet, la simple impression qu'une femme a enfreint le code de conduite sexuel est une atteinte à l'honneur. Aussi, le contrôle des hommes s'exerce à la fois sur le corps des femmes, mais aussi sur leur comportement, l'ensemble de leurs faits et gestes, leur déplacement et leur langage.

                Les crimes d'honneur sont alors commis si une femme est soupçonnée d'avoir eu des relations sexuelles en dehors du mariage, si elle a exprimé le souhait d'épouser l'homme de son choix : cette attitude constitue un défi grave car c'est le père qui doit négocier le mariage et qui reçoit une compensation en échange de sa fille. Pour la communauté, lorsqu'une femme demande le divorce cet acte est un défi public. Enfin, une femme victime d'une agression sexuelle est considérée comme coupable ; l'homme a qui elle " appartenait " est la victime dont l'honneur a été souillé, elle a donc déshonorer sa famille et l'honneur ne peut être lavé que par sa mort.

                  La vie de ces femmes est ainsi régie par des traditions discriminatoires qui impliquent une séparation stricte des sexes, et une soumission aux hommes. En outre, la quasi-totalité de ces crimes, restent impunis. L'isolement et la crainte ressentis par les femmes qui vivent sous cette menace, sont aggravés par l'indifférence de l'Etat et sa complicité.

               B)Sur le plan juridique, le code de l’honneur est implacable : les femmes qui sont soupçonnées n’ont aucune possibilité de se défendre et, pour les membres de leur famille, la seule solution socialement acceptable consiste à rétablir leur honneur en les attaquant. Dans les crimes d’honneur, la femme victime de l’agression est considérée comme la coupable ; l’homme à qui elle « appartenait » est partie lésée et bénéficie du soutien de la population. L’idée que l’honneur d’une famille dépend de la virginité d’une jeune fille ou de la fidélité d’une femme mariée est profondément ancrée dans les mentalités. Cela n’a rien à voir avec la religion. “Tout peut partir d’une calomnie, d’une robe trop courte, d’une volonté de vengeance...” Le crime d’honneur n’est pas commis sous le coup de la colère, il s’agit souvent d’une décision familiale.

            Sous prétexte de « sauvegarder l’honneur de la famille », un homme tue, voire mutile gravement par brûlure, un membre féminin de sa famille (sœur, cousine, épouse, tante et même mère), soupçonnée d’avoir eu une relation sexuelle en dehors du mariage, fût-elle forcée ou simplement supposée (femmes victimes de viol par exemple) ou tout simplement pour avoir « désobéi » à leur père, leur frère ou leur mari ou refusé un mariage forcé.

            Les auteurs de ces massacres ne sont pas ou très rarement punis, voire même ne sont pas recherchés par les autorités, qui sont complices. Les jugements, lorsqu'il y en a, sont cléments envers les criminels, pour cause de lois inadaptées, de peur des représailles, de poids de la coutume, prépondérante sur les droits nationaux, etc... Des « crimes d’honneur » ont lieu, dans le monde entier, chaque fois qu’un homme considère qu’une femme est sa propriété et qu’il cherche à le démontrer par l’emploi abusif et cruel de la force. En conclusion le "crime d'honneur" ; crime commis contre des femmes au nom de l'honneur constitue un ensemble de violences -dont le meurtre en est la forme la plus extrême- infligée aux femmes par les membres de leurs familles.
Il s'agit de les punir pour une relation illicite, réelle ou supposée et/ou un "comportement immoral" : par exemple une simple discussion avec un voisin de sexe masculin.

            CONCERNANT LA FINALINE DE L’INITIATIVE DE LA CAMPAGNE

            D’abord,  il  convient de poser la question concernant  l’abrogation de l’article 7 du projet de constitution du Kurdistan (article qui stipule que la charia est la source principale de la législation. Une délégation de la campagne internationale pour abroger l’article 7 de la constitution du Kurdistan a présenté une pétition et plus de 4.000 signatures au comité constitutionnel du Parlement kurde.

 

Le 27 mars, une délégation de la campagne internationale pour abroger l’article 7, composée d’Houzan Mahmoud, coordinatrice de la campagne, Sozan Shehab, membre du parlement kurde et Stivan Shamzinani, journaliste et représentant de la campagne au Kurdistan, s’est rendue au Parlement du Kurdistan à Erbil afin d’y présenter toutes les signatures, lettres de soutien et la pétition pour demander la séparation de la religion et de l’Etat.

 

                 Les délégués de la campagne ont été salués et reçus par Monsieur Forsat Ahmad, responsable du comité constitutionnel, ainsi que par Monsieur Shirwan Haidary, Monsieur Tariq Jambaz et Madame Pakshan Zangana, membres du comité constitutionnel. Lors de la réunion, Houzan Mahmoud a parlé de l’idée qui se trouvait derrière cette campagne d’établir une constitution laïque et de refuser l’imposition d’une constitution islamique et théocratique au peuple du Kurdistan. Lors de son intervention, Houzan a dit « Nous sommes ici pour représenter une masse de gens et nous voulons informer que ces gens ne veulent pas de la loi de la Charia islamique et qu’ils organisent dès à présent leurs vies selon des valeurs laïques. » Elle a ajouté que c’est cette réalité qui a créé le potentiel pour changer l’Article 7.


                A la fin, Monsieur Ahmad a assuré la délégation que « nous prendrons en compte tous vos points de vue et prendrons des mesures pour changer l’article 7, tout comme nous avons déjà rédigé un autre article qui stipule que chaque individu est libre de choisir et de suivre la religion de son choix. » Un comité désigné pour préparer une ébauche de constitution pour la Région du Kurdistan a suggérer la formulation suivante de l’article 7 : « Cette constitution déclare que la majorité du peuple kurde s’identifie comme musulman, si bien que les principes fondamentaux de la Charia Islamique seront considérés comme une des principales sources de la législation ».

 

                   Cette campagne déclare qu’un tel article prépare les bases d’une islamisation forcée de la future législation du Kurdistan. Cela pose une grave menace. Nous considérons qu’il s’agit d’une attaque majeure contre les droits et libertés des gens de cette région. En particulier, cela aura des conséquences inquiétantes pour les droits des femmes et pour l’espace laissé à l’opinion laïque et progressiste pour faire entendre sa voix au Kurdistan. Nous voulons faire prendre conscience de cette menace au monde et mobiliser contre elle.


                      Il ne fait aucun doute qu’avec la Charia comme base de la législation au Kurdistan se produira inévitablement des attaques contre la liberté de pensée et d’expression et une restriction des droits civiques. L’apartheid de genre sera mis en pratique. La religion doit être une affaire privée des individus. C’est un principe de base de la liberté de pensée et d’expression que chaque individu puisse pratiquer la religion de son choix. Mais la question qui se pose est de savoir quel rapport établir le rapport entre  les crimes  d’honneur commis par  les criminels religieux  kurdes  contre les femmes au Kurdistan Sud, quel sera le fondement  juridique  de l’application de la Constitution du Kurdistan  faxe aux droits fondamentaux du Peuple du Kurdistan ? Autrement dit comment pouvons nous garantir l’avenir  constitutionnel de  la société du Kurdistan afin de mettre fin de ces crimes produits sur base de la religieuse, mais aussi politique ? Pour quelles raisons les femmes ont été condamnées  et lapidées à mort au Kurdistan ?  Quelle est l’essence de la campagne lancée  sur ce sujet ? Quelle est l’explication  théologique, sociologique et juridique concernant ces crimes ?

              D’abord, malgré notre soutien aux initiatives  prises, nous déclarons que   la lettre envoyée au Gouvernement du Kurdistan manque de précisions. D’abord il manque  de l’analyse  de  la laïcité qui  garantit la liberté de conscience, elle assure à chacun la possibilité d'exprimer et de pratiquer sa foi. Elle interdit toute discrimination, en ne privilégiant aucune option religieuse. Elle garantit la neutralité de l'Etat qui s'abstient de toute intrusion dans le domaine religieux ou spirituel - comme ce dernier s'interdit toute emprise dans la sphère politique. Car, la laïcité traduit une certaine conception de la société, elle est le cadre qui permet de vivre ensemble dans la tolérance et le respect des convictions de chacun. Elle est indissociable de notre démocratie et de son exercice au quotidien. Autrement dit le principe de laïcité doive [être  inscrit dans la constitution constitue aujourd’hui un des fondements de la République du Kurdistan actuel et de l’avenir Elle trouve sa principale expression dans l’enseignement, mais se traduit aussi par un encadrement des relations financières entre les collectivités publiques et les religions et par le principe de neutralité des services publics. Elle repose sur deux principes : l’obligation de l’État de ne pas intervenir dans les convictions de chacun et l’égalité de tous devant la loi, quelle que soit leur religion. Elle implique ainsi la liberté de conscience et de culte, la libre organisation théologique leur égalité juridique, le droit à un lieu de culte, la neutralité des institutions envers les religions, ainsi que la liberté d’enseignement. En d’autres termes, la laïcité désigne le principe de séparation du pouvoir politique et administratif de l'État du pouvoir religieux. Le mot "laïque" désigne les personnes ou les institutions qui respectent ce principe.  Par exemple  les  pères fondateurs des États-Unis se sont prononcés en faveur de la séparation des Églises et de l'État : selon George Washington :  «  Tous possèdent également la liberté de conscience et les protections de la citoyenneté. Le gouvernement des États-Unis n'apporte aucun soutien au sectarisme, ni aucune assistance à la persécution, et requiert seulement que tous ceux vivant sous sa protection se conduisent en bons citoyens [...] Les croyances religieuses d'un homme ne le priveront pas de la protection des lois, ni du droit d'obtenir et d'exercer les plus hautes fonctions publiques existantes aux États-Unis[]. »  Pour James Madison :  «  Le gouvernement n'a pas l'ombre d'un droit de se mêler de religion. Sa plus petite interférence serait une usurpation flagrante. »  Ainsi John Adams  déclare que  « Le gouvernement des États-Unis n'est en aucune manière fondé sur la religion chrétienne ; il n'a aucune inimitié envers la loi, la religion ou la tranquillité des musulmans[6]. »  et Thomas Paine : « De toutes les tyrannies qui frappent l'humanité, la pire est la tyrannie en matière de religion. » 

 

      A côté du principe de laicite,  des perspectives juridiques et constitutionnelles ,nous considérons que  la protection des  droits fondamentaux des femmes du Kurdistan passe par l’adoption d’une nouvelle constitution qui mettra fin  à toutes les traces du colonialisme arabe islamique  ainsi que l’adoption de la Convention de l’ONU  comme  l’initiative fondamentale de la démocratisation du système  juridique et constitutionnel de note pays.

 

    Nous pensons que la Convention est le seul traité relatif aux droits de l'homme qui affirme les droits de la femme en matière de procréation et reconnaît expressément l'influence de la culture et de la tradition dans la formation des rôles attribués à chaque sexe et des relations familiales. La Convention affirme le droit des femmes à acquérir, changer ou conserver leur nationalité et la nationalité de leurs enfants. Les États parties s'engagent également à prendre les mesures appropriées pour lutter contre toutes les formes de trafic et d'exploitation des femmes. De plus le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a été créé en 1982 pour veiller à l'application de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

 

        Le Comité se compose de 23 experts élus par les pays qui ont ratifié la Convention. Ces experts, "d'une haute autorité morale et éminemment compétents dans les domaines auxquels s'applique la Convention", sont élus pour quatre ans et leur mandat est renouvelable. Bien que désignés par les gouvernements de leurs pays respectifs, ils siègent à titre personnel et non comme représentants de leurs pays d'origine. Depuis sa création, et à une seule exception, le Comité s'est toujours entièrement composé de femmes.

 

        Le Comité, qui se réunit une fois par an pendant trois semaines, examine les rapports présentés par les États parties sur l'application de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et évalue les progrès réalisés. Il peut proposer des mesures particulières et formuler des recommandations générales aux États parties sur la manière d'éliminer la discrimination à l'égard des femmes. Il peut également inviter les institutions spécialisées des Nations unies à présenter des rapports et peut recueillir des informations auprès d'organisations non gouvernementales.

 

        Le Comité rend compte chaque année de ses activités à l'Assemblée générale par l'intermédiaire du Conseil économique et social, qui transmet ses rapports pour information à la Commission de la condition de la femme.

 

        La Commission de la condition de la femme est l'un des premiers organes mis en place par le Conseil économique et social de l'ONU. Créée en 1946, elle suit l'évolution de la situation des femmes et s'occupe de promouvoir leurs droits dans les sociétés du monde entier. Elle établit pour l'ONU des recommandations et des rapports sur les questions concernant les femmes. En cas d'urgence, elle peut faire pression afin d'obtenir une action internationale immédiate qui empêche ou atténue les violations des droits des femmes.

 

        L'essentiel des travaux de la Commission consiste à établir des normes universelles concernant l'égalité entre les femmes et les hommes. C'est également la Commission qui a porté les préoccupations des femmes à l'attention des institutions spécialisées du système des Nations unies. Diverses conventions adoptées sous les auspices des Nations unies, notamment la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, constituent de nouvelles références en matière de droits de l'homme. Au cours des années, la Commission s'est occupée de questions telles que la participation des femmes à la vie politique et à la prise de décisions, et le rôle et la contribution des femmes en matière de développement. Elle a présenté des recommandations de principe concernant les droits des femmes à l'emploi et à l'éducation et leur rôle dans l'économie et la protection de l'environnement. Elle a également fait des recommandations concernant la façon d'aider les femmes à lutter contre la pauvreté. Ses travaux sur la violence à l'encontre des femmes ont abouti à l'adoption par l'Assemblée générale, en 1993, de la Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Consciente de l'importance de mécanismes d'appui à la promotion et aux droits des femmes, la Commission a présenté à plusieurs reprises des recommandations sur les mécanismes qui, aux niveaux national, régional et international, devraient permettre de promouvoir et d'appliquer l'idée d'un engagement politique en faveur de l'égalité des femmes.

 

        Le secrétariat du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes et de la Commission de la condition de la femme est assuré par la Division de la promotion de la femme (Département de la coordination des politiques et du développement durable). La Division de la promotion de la femme assure également le secrétariat des conférences mondiales sur les femmes. La Division mène des recherches afin de définir des orientations et elle suit l'exécution des programmes d'action adoptés lors des conférences mondiales sur les femmes. Elle diffuse régulièrement des informations auprès des ONG et des établissements universitaires qui, dans chaque pays, s'occupent de la promotion de la femme. Elle est également chargée de coordonner les activités menées en faveur des femmes dans l'ensemble du système des Nations unies.

 

           L’Union européenne et les droits des femmes

 

         « En effet, dans le traité de Rome de 1957, l'égalité de traitement entre hommes et femmes trouve sa place par défaut : il ne fallait pas fausser les règles de la concurrence ; or l'inégalité entre hommes et femmes peut être une cause de concurrence déloyale. Dès le XIXe siècle, le patronat industriel avait su ainsi briser des grèves en recrutant des femmes.     

        L'égalité de traitement exigée par l'article 119 du traité de Rome prend une forme concrète avec les directives de 1975 et 1976. Cette dernière porte sur l'égalité de traitement dans la vie professionnelle. Elle est révisée en 2002 et intègre le recours possible à des actions positives propres à assurer l'égalité des chances. Elle définit aussi, pour la première fois, le harcèlement sexuel comme une discrimination liée au sexe. Depuis les années soixante-dix, le champ n'a cessé de s'élargir au-delà du strict espace économique. L'égalité face à la prise de décision est un débat venu d'Europe et il a donné lieu en France à la réforme constitutionnelle de la parité. La lutte contre les violences à l'encontre des femmes, violences en temps de guerre et violences domestiques, est désormais soutenue par des programmes. L'article 23 de la Charte des droits fondamentaux (2000) élargit le droit des femmes au-delà de l'économique pur en affirmant l'égalité hommes femmes "dans tous les domaines". La future Constitution européenne devrait, aussi pour la première fois, inscrire l'égalité entre les femmes et les hommes au rang des valeurs de l'Union européenne.

 

        C'est pourquoi, par-delà des manques, sans cesse à dénoncer, nous  pensons  qu'il faut se servir des textes existants, toujours instruments de progrès. Cette vision pragmatique permet de mieux interpréter la valeur fonctionnelle des textes européens. À nous d'obtenir qu'ils soient mis en oeuvre. Ainsi l'article 13 du traité d'Amsterdam sur la lutte contre toutes les discriminations doit donner lieu à une directive européenne sur la discrimination entre les sexes. Impliquant au départ les médias et la publicité, l'éducation et la santé, seul demeure aujourd'hui le régime des assurances. La Commission européenne a renoncé à l'ambition de la Commissaire aux affaires sociales. Au-delà du législatif, la question de l'opinion publique et de la création d'un espace politique propre au droit des femmes est très importante au Parlement européen. À ce titre, et spécialement en matière de droit des femmes, il faut être très attentif aux rapports d'initiative adoptés par le Parlement. Car ces derniers, produits de la seule volonté des commissions parlementaires, ne comportent aucun caractère législatif mais ouvrent des chantiers nouveaux. Ils ont clairement une portée politique. Ainsi le programme communautaire "Daphné" de lutte contre les violences faites aux femmes découle d'un rapport d'initiative du Parlement européen. De même, j'espère que mon rapport d'initiative "Femmes et sport", devenu une résolution adoptée en séance plénière le 5 juin 2003, permette à cette question importante pour la liberté des filles (expression du corps et accès à l'espace public) d'être prise en compte dans les prochaines initiatives communautaires. De même, la question de l'individualisation des droits sociaux est l'utopie des années à venir, l'espoir de garantir une réelle autonomie sociale pour les femmes. Ce dossier très complexe nécessite, au préalable, des rapports d'initiative, des colloques, des études de faisabilité, des comparaisons entre les différents États membres… »


                 Dans un premier temps  nous précisons notre solidarité avec les Femmes du Kurdistan, dans un deuxième temps nous réaffirmons notre solidarité  en faveur des personnalités qui ont initie l’initiative entamée  pour mettre fin á cette tragédie des femmes de notre pays est indispensable  et nous sommes favorable pour une collaboration scientifique et académique sur  tous les problèmes posés par les conditions objectives et subjectives du  monde et  du Kurdistan.

 

EVÎN ÇÎÇEK                                                            Dr Ali KILIÇ

Ecrivain, Journaliste Scientifique                 Docteur en philosophie des Sciences

\Poétesse

 

Bibilographie

 [1] Sourate 5, Al-Mâ’ida, La Table servie, verset 32.

[2] Sourate 4, An-Nisâ’, Les Femmes, verset 93.

[3] Sourate 5, Al-Mâ’idah, La Table servie, verset 2.

[4] Sourate 8, Al-Anfâl, Le Butin, verset 25.

 

 

 

 

 

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