SECTION FRANCAISE DU CENTRE DE PEN KURDE
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Dr Ali KILIC                                                                 Paris le 08-04-2007

 

SOLIDARITE  POUR LE COMBAT DU DR  YEKTA UZUNOGLU

 

         Je viens de recevoir  une lettre de  Dr Yekta Uzunoglu ? membre du Centre de PEN  KURD qui a entamé une grève de la faim depuis le 20 mars 2007 en République Tchèque soutenu  en premier lieu par le Président de la République Monsieur VACLAN HAVEL par  150 autres  personnalités  tchèques  coordonnées par la Section du Centre de   Chèque PEN et l’Amnesty international  Dans sa lettre en langue kurde Monsieur  le Docteur YEKTA Uzunoglu  précise que   « .

150 heri navdaren Chek – di nav wan de V.Havel u xwedana Xelate Oscar Z.Sverak ji te de – bi dor dikevin trefa birchibune.

Koordinationa wan, di ve nave de civinen chapemayi, kongra salaniya Kluba Pen a Chek u Amnesty International  uhd.uhd. mecal nehishtin ku ez bersiva te di dema xwe de bidim. Leborine xwe tika dikim.

Malesef chapa Kurdi – ku minimum te xwendin – tera xwe cih neda van buyeran. Li vir sere shere hiquqe ez wek kurdeki dikshinim u sedan navdar dur min de wek du Kurdeki de te, le chapa Kurdi xwe ker dike….

Qaski bere name ki ji Nassrin ( Helena) Qasemlu ji Parise hat ku ew ji sibe dest bi trefa birchibune dike, kecha Qasemlu – Mina Norlin Xan – doh ket trefa birchibune.

Bawer nakim ku di tu welateki dine de nasnama Kurdi wek Sherwane doza Hiquqa welate mevandar ta nuha hatibe naskirine … Yani ji gele Chek ji 7 ta 70 Sali edi Kurd wek shrevanen Hiquqe, dostaniye li vi welate de nas dikin…. »

  En effet ,la situation  du Dr YEKTA UZUNOGLU pose la question de  la dignité humaine qui  est un concept relativement nouveau en Droit en Europe. Classiquement, c’est une caractéristique d’une fonction ou d’une institution (ex : dignité de la Justice) par rapport à l’Etat de droit. Après les atrocités commises durant la seconde guerre mondiale, les conventions internationales de protection des droits de l’Homme se sont référées à la Dignité humaine comme fondement de tous les autres droits fondamentaux. Il suffit de lire les textes internationaux sur la bioéthique adoptés ces dernières années, notamment ceux de l’UNESCO et du Conseil de l’Europe, pour constater le rôle absolument central qu’ils accordent à la notion de dignité humaine. Bien qu’elle ait toujours eu une place importante dans le droit international des droits de l’homme, le tout premier plan que la dignité occupe dans le nouveau droit international Initialement, la dignité humaine avait donc vocation à protéger l’individu des atteintes les plus graves. Ainsi selon Marie-Luce Pavia, « la dignité de la personne humaine va devenir le concept juridique opératoire pour désigner ce qu’il y a d’humain dans l’homme. C’est pourquoi elle est inhérente à tous les membres de la famille humaine et tout ce qui tend à déshumaniser l’homme sera considéré comme une atteinte à cette dignité ».

 

       Mais à partir de cette conception irréductible de la dignité, la loi et la jurisprudence vont en faire une application amplificatrice. Ignorée du droit français et en Europe avant sa consécration par le Conseil constitutionnel en 1994, la dignité est en passe de devenir un concept mou que l’on peut utiliser à sa guise. Tout particulièrement, les juges ont tendance à substituer la dignité aux bonnes mœurs considérées comme trop connotées. Nul ne songerait à justifier une atteinte à la dignité alors que les bonnes mœurs sont considérées.

 

       Il est vrai que la dignité humaine  entraîne une exigence de « respect des personnes », comme l’admet Macklin. Cependant, ces deux notions ne s’identifient pas. Le respect des personnes n’est que la conséquence de leur dignité. Si l’on doit respecter inconditionnellement tout être humain, quel que soit son âge, son sexe, sa santé physique ou mentale, sa religion, sa condition sociale ou son origine ethnique, c’est précisément parce qu’il a une valeur intrinsèque ou dignité. L’idée de dignité est donc préalable à celle de respect et vise à répondre à la question « pourquoi doit-on respecter les personnes ? ».

 

   Certes, si l’on peut aller plus loin et s’interroger sur le fondement ultime de la valeur inhérente à l’être humain, la question devient plus complexe car il est alors peut-être impossible d’éviter une explication métaphysique ou théologique.Mais la question de l’injustice  sociale  posée par le cas du Dr YEKTA UZUNOGLU, est une affaire  de Dreyfus Kurde.A ce niveau, l’argumentation la plus fréquente est sans doute celle qui renvoie à la nature spirituelle de l’âme humaine. On peut remontait  jusqu’ à  Aristote est sans aucun doute le philosophe qui a argumenté en ce sens de la manière la plus rigoureuse. Selon lui, tout être vivant est, par définition, animé par un principe de vie. Mais la faculté intellectuelle (nous) propre à l’âme humaine distingue radicalement celle-ci des âmes des autres êtres vivants : l’âme humaine est immatérielle au sens plein du terme. Aristote déduit cela de la capacité humaine d’abstraire, c’est-à-dire d’assimiler les « formes » (ou essences) des choses qu’il connaît sans pourtant incorporer la « matière » qui les constitue. Or, cela n’est possible que dans la mesure où l’intellect humain n’est aucunement une entité matérielle, c’est-à-dire dans la mesure où il est quelque chose de plus que juste la faculté d’un organe corporel. Autrement dit, étant donné que l’âme humaine est capable de penser toutes choses, elle est forcément non mélangée à aucune (De Anima, III, 4, 429a). Mais qu’est ce que  nous voulons dire aux autorités de la République  Tchèque, lorsque  le Président  Jacques Chirac a recu, à Paris M. Jiri PAROUBEK, Premier ministre de la République Tchèqula question essentielle relative à l’harmonisation européenne  sur le plan des droits de l’Homme est posée :

      « C'est un sujet essentiel car nous devons aujourd'hui réconcilier les Européens avec le projet européen, » a dit le Président Chirac «  leur montrer que l'Union est activement engagée pour répondre à leurs préoccupations. Car l'Europe est la meilleure réponse à la mondialisation. Car l'Europe constitue le cadre d'action irremplaçable pour relever ses défis.

 

Nous y parviendrons si nous sommes rassemblés et unis. Si nous menons les nécessaires réformes tout en restant fidèles à nos valeurs humanistes et à notre modèle social. Si nous réaffirmons notre volonté de construire une Europe politique et sociale, fondée sur la solidarité, des politiques communes et une démarche d'harmonisation.

 

      La question qui se pose, est de savoir  dans ce sens quel rapport établir entre  la dignité humaine  et le combat pour ses droits et l'Etat de droit de Yekta Uzunoglu,qui a  entamé une grève de la faim, soutenu par plusieurs personnalités de la vie publique tchèque y compris  par le président VACLAV HAVEL par  Mme  Hélène Ghassemlou  et sa fille Mina et les autres 150  personnalités. Est-ce que les autorités  Tchèques, vont  ajouter  à leur histoire comme la France une affaire Affaire de Dreyfus ou elles vons écouter la voix de la sagesse  du Président  VACLAV  HAVEL  et 150 autres  personnalités ? il s’agit de  « František Janouch, Markus Pape, PhDr.Libuše Šilhánová, PhDr.Květa Jechová, Svatopluk Karásek, Doc.Dr.Miloslav Kalab (Kanada), Jan Rejžek, Martin Vadas, Václav Marhoul, Táňa Fischerová, Martin Chramosil, Ivan Peschka, JUDr.Milan Hulík, Ing.Karel Jech, prof.Dr.Pavel Štěpánek,Ph.D., Jan Křivonožka, Tomáš Kramár, Jan Beránek, Doc.Dr.Boris Krška, Josef Hrdinka, Mgr.Radim Ucháč, Alena Abbrentová, Jaromír Štětina, Monika Uzunoglu, Slávka Pešulová, Mgr.Petr Nymburg, Dr.Pavel Gan (SRN), Milan a Zdeňka Bártovi, Jiří Stránský, RNDr.Gustav Louženský, Věra Trakalová, Jiří Fojt, Pepa Nos, Claudie Nikolajenková, Magdalena Šebestová, Gabriela Červená, Doc.RNDr.Zdeněk Kluiber,CSc.Ph.D., Jaroslav Kos, Jan Dus, Petra Alexander (USA), Igor Linhart, Ivana a Milan Bártovi, Ing.Karel Hegenbart, Jitka Žáková, Martin Štumpf, Jan Šinágl, Karel Kramář, Věra Roubalová, Pavla Hájková, prof.Dr.Jan Čermák, Mgr.Karel Mrzílek, Jiří Jína, Philipp Janýr, Ing.Hynek Bulíř, Petr Kotouček, Otakar Vojtěch, Bc.Jana Mulačová, Ida Kaiserová, Emílie Nečasová, Michal Dočekal, Dušan Dvořák, Dobroslava Gabryšová, Daniel Vacek, Eva a Jindřich Růžičkovi, Jiří Peňás, prof.PhDr.Daniela Jarušková CSc., Ladislav Maria Wagner, Božena Wagnerová, Barbara Issa Wagnerová, Jaromír Vacek, Dana Križaničková, Jozef Wagner, Dušan Mlynarčík, Alena Rusňáková, prof.RNDr.Martin Černohorský,CSc., Martin Maděra, Martin Reiner, Dr.Marta Chovancová, Mgr.Tomáš Jurčík, V.Heřman Lang, Ing.Blanka Císařovská, David Navara, Georg Warning (SRN), Doc.PhDr.Zdeněk Pinc, Mgr.Eliška Pincová, Bc.František Pinc, Vratislav Pinc, Benedikt Pinc, Jindřich Pinc, Barbora Pánová, Martina Rychlíková,  Břetislav Rychlík, Jana Cejpová, Tomáš Cejp, Lubor Veleba, Zuzana Schreiberová, Milan Hanyš, Alida Horváthová, Jiří Vaněk (Sydney), Petr Pojar, JUDr.Mgr.Jaroslav Grinc,Ph.D., Gerald Turner, Milan Kozelka, Ing.Pavel Galle, Prokop Voskovec, Vlasta Voskovcová (Paříž), Klaus-Henning Rosen (SRN, bývalý šéf kanceláře Willyho Brandta), Vladimír Hučín, Ladislav Zikmund, Emanuel Mandler, Andrea Lexová, Jaroslav Čarady, Ing.Zora Rysová, Jiří Hrdina, Petr Borka, Milan Hrabal, MUDr.Petr Kašpar, Fedor Gál, Urban Westling (Švédsko), Marta Kordíková, Bernhard von Grünberg (SRN), Helena Illnerová (bývalá předsedkyně AV ČR), Naďa Dvorská, Eva Vavroušková, RNDr.Marie Fojtíková, Jana Červenková, Jitka Pešulová, Jitka Pešulová ml., Monika MacDonagh-Pajerová, František Vaněk, JUDr.Stanislav Křeček, Michal Šimek, Doc.Ing.František Hezoučký, Pavel Novotný, Jaroslav Karafiát, Dalibor Pech, Milan M. Horák, Pavla Béliveau (Paříž), Martin Groman, Hana Růžičková, Jaroslava Kratochvílová, MVDr.Zdeněk Hladký, MUDr.Eva Vaníčková, Bohdana Pfannová, Šimon Pellar, Ing.Pavel Vlasák, Štěpánka Matúšková, Martin Patřičný, Ivan Martin Jirous, Pavel Kačírek, Ing.Josef Cyrus, Mojmír Kovář. „.

 

D’abord, je veux remercier à ces personnalités, plus particulièrement à Monsieur le Président VACLAV HAVEL  qui soutiennent le combat du Dr  YEKTA UZUNOGLU,avec 150 personnalités de son pays, à Madame Nesrine  Hèlene  Ghasemlou et Mina  Ghassemlou  qui ont fait une déclaration ce jour la. Puis  j’affirme que j’ai écris  à Monsieur le Président de la Jacques Chirac, Président de la République de la France , son intervention auprès de la République  Chèque  au Président du Parlement, aux Présidents des Groupes politiques, au Sénat , plus particulièrement  à Madame la Sénatrice Nicole Borvo, Présidente de la Commission des Lois au Sénat  de France et nombreuses personnalités, Président du Conseil et du Parlement européen et au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour alerter l’opinion publique française et internationale sur la base juridique suivante:

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

-Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

-1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté. (art.2)

-Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. (art/3)

-Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. (art.4)

-Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. (art.5)

-Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique. (art.6),

j’ajoute que  lors de l'entretien du Président de la République, M. Jacques CHIRAC, avec M. Jiri PAROUBEK, Premier ministre de la République Tchèque en date du 17 octobre 2005, il a été convaincu que

Le Président de la République a accueilli le Premier ministre en lui disant sa joie de le recevoir à Paris et en soulignant les sentiments de grande amitié que la France et les Français éprouvent pour la République tchèque et son peuple. "Nous suivons avec beaucoup d'intérêt l'évolution économique de la République tchèque dont les résultats sont particulièrement encourageants" a-t-il ajouté.

L'entretien a porté tout d'abord sur les questions européennes. Le Président de la République a évoqué les trois prochaines échéances.
S'agissant de la réunion informelle d'Hampton Court, il a indiqué que la France était d'accord pour que la discussion se concentre sur des sujets qui permettent de démontrer la capacité d'impulsion du projet européen dans le contexte de la mondialisation. Il a évoqué à cet égard l'intérêt d'initiatives dans les domaines de la recherche et de l'innovation, de l'énergie, des grands réseaux européens, de la démographie ou de la défense. Il a également estimé que la réunion devrait permettre d'aborder des questions comme la lutte contre la pauvreté dans le monde ou la lutte contre le changement climatique.

Le deuxième rendez-vous a indiqué M. Jacques CHIRAC, est le Conseil Européen de décembre qui doit permettre d'adopter les perspectives financières nécessaires notamment pour réussir le financement de l'élargissement. Le Président de la République a rappelé que la France était déterminée à faire tout son possible pour faciliter un accord, dans le respect des engagements pris et de façon à ce que chacun prenne sa juste part du financement de l'élargissement. (..)

Concernant les relations bilatérales, le Président de la République et le Premier ministre sont convenus d'intensifier les coopérations décentralisées et d'étudier la possibilité de faire travailler ensemble des pôles de compétitivité français et tchèques. Les deux dirigeants ont souligné qu'il existe un fort potentiel de développement des relations économiques entre la République Tchèque et la France.

Sur la libre circulation, le Président a rappelé au Premier ministre tchèque le contexte dans lequel ce débat se situait en France. Les deux dirigeants ont décidé d'organiser des contacts spécifiques entre les gouvernements français et tchèque pour voir comment aborder cette question dans la perspective du rendez-vous de 2006.

Je pense que la réponse du docteur YEKTA UZUNOGLU à la Radio de Prague met en évidence le caractère injuste de la pratique  de la police de la République Tchèque. Le combat pour ses droits et l'Etat de droit de Yekta Uzunoglu, aujourd'hui en grève de la faim, il a été interrogé  par Alexis Rosenzwig, correspondant de la Radio de Prague en date du 20-03-2007 La République tchèque au quotidien Écoute Real Audio 16kb/s ~ 32kb/s

 

C'est une affaire compliquée qui sent le crime organisé après la révolution de velours, avec des relands d'histoires d'espions communistes. Yekta Uzunoglu, homme d'affaires kurde originaire de Turquie, a été emprisonné en 1994 pour être relâché plus de deux ans après sans un mot d'explication. Aujourd'hui, 13 ans après, Yekta Uzunoglu veut obtenir justice et souhaite une réforme des institutions judiciaires et policières tchèques. La semaine dernière, il a entamé une grève de la faim, soutenu par plusieurs personnalités de la vie publique tchèque.

 

Vous avez entamé une grève de la faim la semaine dernière, pourquoi ?

« Il y a 13 ans que je suis persécuté par la justice et la police tchèques. J'étais l'un des plus grands entrepreneurs du pays à l'époque, en 1994. Je venais de signer un contrat de 340 millions de dollars pour Skoda et quand je suis rentré chez moi j'ai été arrêté. Je ne savais pas que c'était des policiers, ils m'ont emmené je ne sais où ; plus tard j'ai su que c'était des membres de la police. J'ai été enfermé en prison pendant deux ans et demi avec les plus grands criminels de ce pays. Au bout de deux ans et demi j'ai été libéré, mais entre temps j'ai reçu la nationalité allemande en prison. »


Donc vous avez été libéré au bout de deux ans et demi sans aucune explication ?


« Sans aucune explication... On pense que c'est le seul cas dans ce pays après la révolution, mais ce n'est pas vrai. C'est un cas qu'on connaît aujourd'hui, mais il y a plein de cas similaires et les gens soit manquaient de courage, soit n'avaient pas assez de moyens pour financer les procès qui coûtent assez cher dans ce pays. »


Quelle est votre interprétation aujourd'hui, 13 ans après - quelle est l'explication à votre arrestation ?


« Le chef de police qui m'a arrêté s'appelle Opava. Entre temps, il a été condamné à 14 ans parce que le juge pense qu'il a été le chef du plus grand gang de ce pays, le gang de Bedrych. C'est lui qui m'a arrêté... Mes avocats ont longtemps tenté de montrer dans mon affaire que ce type était «discutable» mais personne n'a réagi : ils l'ont laissé encore dix ans en exercice, le temps pour lui et son gang de tuer des gens et commettre tous leurs crimes. Il a été arrêté en 2004 seulement... »

Pourquoi cette grève de la faim aujourd'hui ? Vous avez donc la nationalité allemande, pourquoi ne pas quitter ce pays où vous avez par ailleurs obtenu très récemment le prix Frantisek Kriegl de la Charte 77 mais où vous n'arrivez pas à obtenir justice ?

 

Yekta Uzunoglu avec Vaclav Havel, photo: www.uzunoglu.info

« J'aime ce pays, j'ai plein d'amis ici. A l'époque, dans les années 70, on s'est battu contre le régime totalitaire et on n'avait pas peur à cette époque, je ne trouve aucune raison d'avoir peur aujourd'hui. C'est pour ça, c'est un combat pour ce pays, pour la démocratie et pour un nouveau système judiciaire. »


Qu'est-ce que vous réclamez aujourd'hui en faisant cette grève de la faim ?


« On veut certaines réformes de la justice et de la police, surtout de l'inspection du ministère de l'Intérieur. Il faut qu'on trouve des solutions pour les cas de criminels dans les rangs de la police. »


A votre niveau personnel, vous voulez également que votre nom soit blanchi ?

Yekta Uzunoglu avec Karel Schwarzenberg, photo: www.uzunoglu.info


« Oui, c'est ça. Karel Schwarzenberg, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères, fait partie des signataires d'une lettre ouverte publiée il y a neuf mois et intitulée « J'accuse ». Comme Emile Zola, la lettre accuse tous les policiers coupables dans cette affaire, la justice de ce pays et les structures de police coupables dans ce cas. »

Maintenant qu'il est ministre cela pourrait peut-être arranger votre cas ?

« Naturellement, il essaie dans le gouvernement d'actualiser ces problèmes, pas seulement à cause de mon cas, qui comme je l'ai dit n'est pas unique dans le pays. Il faut que ce gouvernement trouve une solution à ce problème. »


Quel est le problème principal, la mafia dans la police ?


« Pas seulement dans la police, dans la justice et au niveau des procureurs aussi. On a une mafia contre laquelle jusqu'à maintenant on ne peut pas se battre. Les politiciens ont peur, les écrivains et les journalistes aussi. C'est la première fois qu'on parle de ça. Mais ça fait déjà 13 ans que j'en parle moi.»

 

 j’ajoute  que Madame NESRINE HELENE GHASSEMLOU XAN , malgré  les conditions de santé, elle a fait une déclaration   ce jour là, qu’elle va entamer une grève de la Faim du 14-04-2007 au 208-04-2007 pour soutenir la grève de la Faim entamée par Dr YEKTA  UZUNOGLU depuis le 20-03-2007 pour que les Républiques  Tchèques  et Slovaquie mettent en application des reformes juridiques  et ainsi qu’elles  punissent  l’organisation de la police  et que  les membres  de la Mafia de Sususrluk soient punis  et condamnés en raison des pratiques commises  de  reconnaître l’identité kurde.Mme Ghassemlou   âgée de 72 ans et avait subi  d’un Cancer, malgré cela  elle va entamer  une grève de la faim dans son domicile à Paris  pour soutenir le combat du Dr YEKTA UZUNOGLU.( voir sa déclaration ci jointe) ; L’attitude de Mme Ghassemlou m’a forcé d’ajouter l ; L’attitude de Mme Ghassemlou m’a forcé d’ajouter l’extrait de l’article que j’avais rédigé pour le Dr. A.Ghassemlou, publié dans le Journal  le Bien Public à Dijon  le 14-07-1989 :

      «  Le Dr A.Ghassemlou est. né au Kurdistan d’iran. Dès à l’âge de 16 ans a commencé â militer au sein du Parti Démocratique du Kurdistan d’iran. Il a connu la première République Kurde de Mahabad fondé en 1946 par Ghazi Muhammed.Aprés la chute de la République Kurde. Des milliers de combattants du Kurdistan continuèrent à lutter et à  se sacrifier.Le Dr.Ghassemlou était en exil durant vingt ans en Irak. En URSS et puis en Tszchekoslovaquie où il a obtenu le grade ès docteur en Sciences Economiques.ll a enseigné â l’Académie des Sciences de Tszchecoslovaquie.Après les événements de Prague il s’est réfugie en Pologne et puis à Paris il a enseigné â la Sorbonne.En 1973 il devient le Secrétaire Général du PDK1.

Pourquoi  ont-ils tué  Le Dr A.R. Ghassemlou?

D’abord il était le plus grand organisateur des masses populaires Kurdes, un grand diplomate, un théoricien des questions politiques et sociales du Moyen-Orient, un combattant révolutionnaire dans le peuple. Et puis le Dr.Ghassemlou était un grand scientifique kurde, un grand savant contemporaine et il voyait l’avenir des Kurdes. Selon lui les Kurdes nom qu’une seule solution:”s’unir pour se défendre par tous les moyens. Que ce soit claire: cette fois-ci, il n’y aura pas de capitulation.La résistance du peuple kurde se poursuivra dans les villes et dans les campagnes et elle aura recours a toutes les formes de lutte.»

 

La lutte du peuple Kurde en Iran

En effet, le Dr.Ghassemlou, a dirigé le Parti Démocratique du Kurdistan d’iran comme un mouvement bien organisé avec a sa tête une direction révolutionnaire ».En 1988 il a défini deux tâches essentielles pour les Kurdes: Premièrement, Tout en poursuivant leur lutte de résistance, les Kurdes d’abord doivent s’imposer comme un facteur indépendant sur la scène politique du Moyen-Orient. Deuxièmement, les Kurdes doivent ensuite oeuvrer pour l’internationalisation du problème kurde.l1 nous faut poser la question kurde dans toute sa dimension, poser le problème de vingt cinq millions d’hommes et de femmes qui constituent une nation avec le droit â l’autodétermination.

Le Dr.Ghassemlou voulait sauvegarder notre culture. La langue kurde doit être reconnue comme une langue officielle au Kurdistan d’iran. Les enfants kurdes doivent pouvoir être éduqués dans leur langue. Le pouvoir politique doit être décentralisé et les affaires intérieures du Kurdistan gérées par les représentants du peuple kurde démocratiquement élus. Ces revendication des masses populaires kurdes sont légitimes et conformes a tous les courants religieux et au droit international: droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Lors d’une soirée de solidarité avec le peuple Kurde que notre Comite avait organisé â Dijon le 20 Octobre 1984, nous avions projeté les deux films sur la lutte du peuple Kurde en Iran pour informer 1opinion publique francaise.Nous constatons que la guerre déclarée par le régime iranien au peuple opprimé du Kurdistan. Se poursuit actuellement. Depuis dix ans, (<villes, villages du Kurdistan sont la proie des canons des chars. des hélicoptères, d’assaut, des Phantomes du régime Khomeiny. Des milliers de civils kurdes ont été tués ou blessés. Des centaines d’habitations ont été détruites. Devant l’assaut. Sans pitiés des forces gouvernementales, des dizaines de milliers de citoyens ont fui leurs maisons et se sont réfugiés dans les montagnes. Face aux revendications légitimes du peuple du Kurdistan le régime de Khomeiny écrivait 1e Dr Ghassemlou dans son n”message du 24 avril 1983. “N’oppose qu’une seule réponse: la balle du fusil et les bombes. l a non seulement anéanti l’ensemble des libertés politiques:

Il ne respecte même pas les droits élémentaires de l’homme. Notre patrie devient une vaste prison des minorités.,.) Le régime de Khomeiny applique dans le Kurdistan une politique de génocide. Outre les massacres de population dans les zones rurales, les exécutions civils se multiplient dans le villes depuis le début de l’offensive.»(Message du Dr.A.R. Ghassemlou aux Organisations internationales et humanitaires, aux Personnalités, t l’opinion publique de tous les pays du monde.)

 

Cette explication du Dr Ghassemlou pose une question fondamentale: Qui a tué le Dr Ghassemlou ? C’est une question à laquelle doit répondre la Direction politique du P.D.K.L.Nous considérons que cet lâche assassinat est organisé par les ennemis du peuple du Kurdistan. non seulement contre le Dr. A.R. Ghassemlou et ses camarades mais aussi contre la nation kurde. Les études sur le massacre de nos camarades confirmeront que l’assassinat a visé directement l’indépendance de notre nation.» Nous n’accepterons jamais, de n’importe quel gouvernement, une aide liée à des conditions inacceptables pour notre peuple, car nous aimons et nous sommes fières de notre indépendance. Nous disait le Camarade Ghassemlou n’accepterons jamais que quelqu’un nous dicte les décisions que nous devons prendre, quitte à nous passer d’une aide.Cette indépendance est un des principes fondamentaux de notre parti, et nous ne [échangerons contre rien»

 

Le peuple kurde résistera

Le peuple Kurde et le Parti Démocratique du Kurdistan d’iran ont perdu leur dirigeant combattant. Mais le Dr Abdul Rahman Ghassemlou nous a laisse un parti politique responsable, démocratique et humanitaire, Le camarade Ghassemlou a toujours réf usé par principe et dans sa pratique tout acte de terrorisme. Lors d’une intervention à l’institut de Solidarité avec l’Amérique latine et l’Afrique, à Madrid le 6 octobre 1988. Le camarade Ghassemlou disait «Nous avons un besoin urgent du soutien moral et politique de la communauté internationale. Un proverbe kurde dit “Un ennemi c’est trop et mille amis c’est peu.” Malheureusement, les Kurdes ont beaucoup d’ennemis. C’est la raison pour laquelle, nous sommes à la recherche «amis.» A la lumière de la pensée philosophique et politique du Dr A.R. Ghassemlou, nous exigeons la même chose comme  NESRINE HELENE GHASSEMLOU dans  sa déclaration et je pense que le Dr YEKTA UZUNOGLU est un disciple du Dr A.Ghassemlou   et ma réflexion  me renvoie   à la conclusion suivante :

 

 Le Peuple du Kurdistan  demeure  soumis à la domination de plusieurs États colonialistes, Turquie, Iran et La Syrie, qui contestent leur particularité ethnique et culturelle, leur revendication nationale et, a fortiori, leur avenir politique. Avant le renversement du régime de Saddam le sort réservé au Kurdistan Sud, durant la Guerre du Golfe, a attiré l'attention du monde et entraîné l'intervention des pays occidentaux. La question nationale du Kurdistan  est revenue ainsi sur la scène internationale. Une résolution à ce sujet a été adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU et une autre par le Parlement européen. Certains auteurs considèrent cette reconnaissance internationale comme un signe d'espoir pour le  droit à l’autodétermination de la  nation kurde.

 

Dr Ali KILIC, Paris le 08-04-2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE-I

 

Daxuyani

 

Roja 8.4.2007 bi nameki taybeti Nasrin ( Helena ) Qasemlu  Xan ji Parise da zanin ku di rojen 14.4., 21.4. a 28.4.2007 de we besdare greva bircibune bo pisgirtiya tekosina Dr.Yekta Uzunoglu li Komara Cheki, Slovaki bo reformen hiquqe, reformek di teskilata Polis, derxistin u cezakirina endamen mafya Susurluk u nasnama Kurdi bibe.

Nasrin Qasemlu di nama xwe de dibeje ku „ kese ku buyeren di komara Ceki de nizanibe we bawar neke ku, iro hember neheqi, zilme ku diji mirovayeti rojane di welate min Komara Ceki  de pek te sere xwe Kurdeki rakiriye u sere tekosina bo wekhevi, hiquqe u demokrasiye diksine. Ev yek bo Dr.Yekta u gele Kurd seref e., serbilindiye.“  U didomin e : „ ji ber ku saxiya min dest nade ku ez werim Prag u li wir besdare ve calakiye bibim, eze besdare greva bircibune  di rojen  14.4., 21.4. a 28.4.2007 de di mala xwe de, li Parise bibim.“

U didomine : „ eze rojane  ji hezaran kilometre ji dr.Yekta dur , kulameki geleriya Ceki bistrim „ kure min , bidomine  , ew nikarin te dewanbar bikin, bidomine kure mine  „ .

U dibeje „ez bi hebuna xwe bi Dr.Yekta u tekosina wi me, tiste ku ji min te, hevi dikim ku ji min were xwestin.“

Wek te zanin Nasrin Qasemlu Xan 72 saliye u di salen bihuri de 3 emelyetan derbas kir. Ducar ya dile ( By-Pass) u carki ji ye Kansere Pesire.

Rojen bihuri de keca Dr.Abdulrahman Qasemlu, Mina Norlin ji besdare greva bircibune bo pisgirtiya Dr.Yekta bibu.

Disa wusa li Parise du navdaren Cek ji di greva bircibune de ne. Helbestvan Prokop Voskovec, biraziye artiste efsaneviya Cek  Voskovec u wenecekera navdar Vlasta Voskovcova.

Wek te zanin greva bircibune Dr.Yekta Uzunoglu 13.03.2007 di seva 30. saliya saziya Charta 77 de destpekiribu. Di ve nave de 150 sexsiyeten heri navdare Komara Ceki di caraliya dine de besdare ve greva bircibune bun. Grev he domdar e. Nav van sexsiyetan de serokomare kevn u navdartirin sexsiyeta Komara Cek Vaclav Havel, xwudane xelata Oscar Zdenek Svìrák , navdartrin niviskar u helbestvane Cek Ivan M.Jirous u dehan navdaren ulumdar, niviskar, siyasetmedar ,rojnemevan, hunermen henin.  

Ev buyer wek mezintrin Bayera greva bircibune di diroka Komara Cek te kebul kirin.Tu car di  diroke de calakiki wusa pek nehatibu.

Ev 3 hefte ne Komara Ceki buye du perce. Kesen ku pisgirtiye ve calakiye dikin u yen ku diji ne. Yen ku dijine, pirani karbidesten istixbarata Komuniste kevnin.

Di van 3 heftan de diyar bu ku vezíre karen hundure – vexwe- ku soze reforman di teskilata Polis de li ber kamerayen televizione  dabu Dr.Yekta Uzunoglu, telefona wi ,malbata wi u ta hevalen zaruken wi – 46 kes - ye 12 Sali ji ali Polis de ten guhdarkirin. Gele cek bi van buyeran radibe u rudine.

Disa wusa „zu bi zu „ mehkeme ki pek hat u di nav 3 seetende Dr.Yekta Uzunoglu bi buyereki 12 sal kevn bi sert bo 2 salan ceza kir.

Gor dadigeh Dr.Yekta Uzunoglu tirkeki ku ajantiye wi ji ali wezareta hundir – vexwe- hatiye ispat kirin berya vi ya 12 salan iskence kiriye. Le ew roj ku ev buyer gor idianame pek hatiye Dr.Yekta Uzunoglu li Hotel Diplomat li gel cigere vezíre aboriye, seroke fabrika SKODA, seroke belediye Prag u bi dehan kesen din re buye.

Bi ve dadigehe u qerare xwestin ku Dr.Yekta Uzunoglu tawanber bikin. Le ev buyeran bun sedeme ne tene serhildana gele Cek. Le wusa ji Amnesty International ta Action Courage, Komita Helsinky ya Navneteweyi u ta PEN Klub di cihane de denge xwe hember ve neheqiye bilind kirin u dikin.

Di nav wan de Sefira Swede li Komara Ceki Catherine von Heidenstam Xan ji te de cendan sefiren welaten Ewrupa Rojaava u siyasetmedar wek Jo Leinen yan Ruth Hieronymi  pisgirtiyen xwe yen sexsi bo tekosina Dr.Yekta Uzunoglu bi ziyareten xwe yen sexsi li Prag ya Dr.Yekta  anin zimen.

            

 Wene : Nasrin Qasemlu u Dr.Yekta Uzunoglu

Mina Norlin ( Keca Sehid Dr.A.Qasemlu ) u Dr.Yekta Uzunoglu

ANNEXE –II

Le combat pour ses droits et l'Etat de droit de Yekta Uzunoglu, aujourd'hui en grève de la faim

20 mars 2007
La République tchèque au quotidien
Alexis Rosenzweig                                          Écoute 16kb/s ~ 32kb/s 

 

C'est une affaire compliquée qui sent le crime organisé après la révolution de velours, avec des relands d'histoires d'espions communistes. Yekta Uzunoglu, homme d'affaires kurde originaire de Turquie, a été emprisonné en 1994 pour être relâché plus de deux ans après sans un mot d'explication. Aujourd'hui, 13 ans après, Yekta Uzunoglu veut obtenir justice et souhaite une réforme des institutions judiciaires et policières tchèques. La semaine dernière, il a entamé une grève de la faim, soutenu par plusieurs personnalités de la vie publique tchèque.

    Yekta Uzunoglu

Vous avez entamé une grève de la faim la semaine dernière, pourquoi ?

« Il y a 13 ans que je suis persécuté par la justice et la police tchèques. J'étais l'un des plus grands entrepreneurs du pays à l'époque, en 1994. Je venais de signer un contrat de 340 millions de dollars pour Skoda et quand je suis rentré chez moi j'ai été arrêté. Je ne savais pas que c'était des policiers, ils m'ont emmené je ne sais où ; plus tard j'ai su que c'était des membres de la police. J'ai été enfermé en prison pendant deux ans et demi avec les plus grands criminels de ce pays. Au bout de deux ans et demi j'ai été libéré, mais entre temps j'ai reçu la nationalité allemande en prison. »


Donc vous avez été libéré au bout de deux ans et demi sans aucune explication ?


« Sans aucune explication... On pense que c'est le seul cas dans ce pays après la révolution, mais ce n'est pas vrai. C'est un cas qu'on connaît aujourd'hui, mais il y a plein de cas similaires et les gens soit manquaient de courage, soit n'avaient pas assez de moyens pour financer les procès qui coûtent assez cher dans ce pays. »


Quelle est votre interprétation aujourd'hui, 13 ans après - quelle est l'explication à votre arrestation ?


« Le chef de police qui m'a arrêté s'appelle Opava. Entre temps, il a été condamné à 14 ans parce que le juge pense qu'il a été le chef du plus grand gang de ce pays, le gang de Bedrych. C'est lui qui m'a arrêté... Mes avocats ont longtemps tenté de montrer dans mon affaire que ce type était «discutable» mais personne n'a réagi : ils l'ont laissé encore dix ans en exercice, le temps pour lui et son gang de tuer des gens et commettre tous leurs crimes. Il a été arrêté en 2004 seulement... »

Pourquoi cette grève de la faim aujourd'hui ? Vous avez donc la nationalité allemande, pourquoi ne pas quitter ce pays où vous avez par ailleurs obtenu très récemment le prix Frantisek Kriegl de la Charte 77 mais où vous n'arrivez pas à obtenir justice ?

 

Yekta Uzunoglu avec Vaclav Havel, photo: www.uzunoglu.info

« J'aime ce pays, j'ai plein d'amis ici. A l'époque, dans les années 70, on s'est battu contre le régime totalitaire et on n'avait pas peur à cette époque, je ne trouve aucune raison d'avoir peur aujourd'hui. C'est pour ça, c'est un combat pour ce pays, pour la démocratie et pour un nouveau système judiciaire. »


Qu'est-ce que vous réclamez aujourd'hui en faisant cette grève de la faim ?


« On veut certaines réformes de la justice et de la police, surtout de l'inspection du ministère de l'Intérieur. Il faut qu'on trouve des solutions pour les cas de criminels dans les rangs de la police. »


A votre niveau personnel, vous voulez également que votre nom soit blanchi ?

Yekta Uzunoglu avec Karel Schwarzenberg, photo: www.uzunoglu.info


« Oui, c'est ça. Karel Schwarzenberg, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères, fait partie des signataires d'une lettre ouverte publiée il y a neuf mois et intitulée « J'accuse ». Comme Emile Zola, la lettre accuse tous les policiers coupables dans cette affaire, la justice de ce pays et les structures de police coupables dans ce cas. »

Maintenant qu'il est ministre cela pourrait peut-être arranger votre cas ?

« Naturellement, il essaie dans le gouvernement d'actualiser ces problèmes, pas seulement à cause de mon cas, qui comme je l'ai dit n'est pas unique dans le pays. Il faut que ce gouvernement trouve une solution à ce problème. »


Quel est le problème principal, la mafia dans la police ?


« Pas seulement dans la police, dans la justice et au niveau des procureurs aussi. On a une mafia contre laquelle jusqu'à maintenant on ne peut pas se battre. Les politiciens ont peur, les écrivains et les journalistes aussi. C'est la première fois qu'on parle de ça. Mais ça fait déjà 13 ans que j'en parle moi.»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE -III

Bahoza Aborînas Dr. Uzunoglu Ewropa

Navîn hejand "Nasnameya kurd nas bikin!"

 

Gabar Çiyan:

Berî niha li komara Çekê, li navenda PENê, serokê Charta 77, prof. Janouch, nivîskara pirtûkê Jana Kluskova, gelek nivîskar û siyasetmedarên çekî, heval û dostên Dr. Yekta Uzunoðlu gihiþtibûn hevûdu. Armanc danasîna pirtûkekî bû. Uzunoðlu nijad kurd e. Ew bi

salan li Çekê maye, ji bo wî welatî xebatên hêja kiriye. Bi taybetî ji awira aboriyê ve þopên xwe pir alî hiþtiye û ji ber xebatên xwe rêzdariya li hemberî wî bilindir bûye. Xebata Kluskova bi navê ``Yekya `Monte` Uzunoglu- Kurdê ku serê wî nayê tewandin`` li Çekê, rê ji niqaþên nû re vekir. Ji ber ku Doktor Yekta li hemberî qencî û fedekariyên xwe hatibû girtin. Zindanîkirin. Spasiya ji bo xebatên wî hatibû jibîrkirin.

 

Rewþenbîr û nasdarên Çekî di kombûnê de ji dewletê lêborînek fermî dixwestin. Piþtî kombûnê, berhema giranbûha ya Kluskova ne tenê li nav çêkiyan û kurdan, lê li deverên din jî bû sedama balkêþiyê.

 

Uzunoglu, ev demek e hewil dide ku nasnameya kurd bi þêweyek fermî bide pejirandin. Ji bo nasîna nasnameya kurd ji awira polîtîk û fermî li Komara Çekê bi serê xwe bi birêvebirên wir e gavek mezin avêt. Ji bo bidestxistina vê armancê ev deh roj in li Komara Çekê ketiye rojiya birçîbûnê. Bi sedan kesên navdar ji tevayê cîhanê di birçîbûnê de ne û piþtgiriya çalakiya wî dikin. Tv, radîo û çapemenî qala wî dike. Bi hezaran mesaj jê re tê þandin. Me xwe gihand Dr. Yekta Uzunoglu û li ser armanca çalakiya wî pê re hevpeyvînek kir.

 

- Doktor, em gelek spas dikin ji bo ku te wextê xwe da me...

Ez jî spas dikim ji bo nêzîkbûna we.

 

- Li gorî em pê hisiyan li komara çekê we dest çalakiyekê kir. Çi þêwe çalakî bû? Ji ber çi sedeman û li çi cihî ev çalakî çêbû?

 

Di minasebeta þahiya 30. saliya avabûna sayiza Charta 77 -ku di Çekoslovakya ya berê de þoreþa qadife di sala 1989 de pêk anibû ��" seroke Charta(Xarta te xwendin) 77 ulumdare herî navdarê Komara Çekî Prof.Fratiþek Janouch di peyva xwe ya vekirina þevê de li ser þerê min a bo abori, demokrasî û heqên mirovayetî sekinî û dawî got ku ‘’ Dr.Yekta biryar da ku ewê bo pekanîna reformên hiquqê di welatê me de , bo nasîna nasnama Kurd û bo derxistina kesên bi nifûse Tirk ku ser wan de þik heye û giredayiyê mafia tirk in, we dest bi rojiya birçibûnê bike. Ji ber ku gelek caran me ji hikûmetê xwest ku van daxwazên Dr.Yekta pek bînin, neanîn cîh min bi xwe wek þaxs biryar da ku ezê jî bi Dr.Yekta re 24 seet rojiya birçîbûnê bigrim. Em ji endamên Charta 77 ku li vir in hêvî dikin ku piþtivaniya vê çalakiyê bikin. Û buyer li pêþ mêvanan, diplomatên mêvana þevê, li ber V. Havel û wezirên ku di dêrê de hazir bûn, hat îlan kirin.

 

- Çend rojan domand?

 

Ev deh roje dom dike. Ez deh rojin di rojiyê de me. Le hevalên din ku min tenê nehêlin timî 24 saet rojî digrin û dorê teslimê yen din dikin.

 

- Çi kesan piþtgiriya we kir?

 

Ta nuha 120 kes ji tevekên dinê de beþdarî rojiyê bû. Ji Emerîka ta Swêd, ji Fransa ta Avusturalya yê. Ew tev jî navdartirîn þexsiyet in di warê xwe de. Mînak wek Vaclav HAVEL ��" serokkomare berê û navdartirîn þexsiyeta Çek di dîroka gelê Çek de-, Zdenek SVERAK ��"filmçeker û artîst, ku xwedanê xelata OSKAR ê, 8 þexsiyetên ku xûdan þana þerefê ya dewlet, navdartirîn senator J. Þtetina, serokê Komîta Helsînkî, rektorê kevntirîn Zaningeha Ewrupa Navîn, du dekan, çendan Profesor, ulumdar, rojnemevan, þervanên heqên mirovayetî, parlamenter, dengbêj, nivîskar, serokê PEN a Çek û rojnemevanên herî navdar jî. Kem kes heye di Komara Çekî de ku beþdarê vê rojiye nebûbe. Yên ku hinek navdar be û hê beþdar nebûbe jî bê agahiye ye. Kesên beþdar ev in. Her ku diçe ev hejmar zêde dibe:

 

Prof.František Janouch(Navdartirin ulumdare ve welate ,seroke sayiza Charta 77), Markus Pape(rojnemevane alman), PhDr.Libuše Šilhánová(Seroke Komita Helsinky, xwedane Sana Serefe ya dewlete), PhDr.Květa Jechová, Svatopluk Karásek(Parlamenter, servane demokrasiye navdar,berpirsiyare hikumete bo heqen mirovayeti), Doc.Dr.Miloslav Kalab (Kanada), Jan Rejžek( Navdartirin rojnemevan), Martin Vadas( Filmcekere navdar), Václav Marhoul, Táňa Fischerová(Parlamenter), Martin Chramosil, Ivan Peschka, JUDr.Milan Hulík(Navdartirin Avukat), Ing.Karel Jech( Heval u hogire 40 salan a Dr.A.Qasemlu), prof.Dr.Pavel Štěpánek,Ph.D., Jan Křivonožka, Tomáš Kramár, Jan Beránek, Doc.Dr.Boris Krška, Josef Hrdinka, Mgr.Radim Ucháč, Alena Abbrentová, Jaromír Štětina, Monika Uzunoglu, Slávka Pešulová, Mgr.Petr Nymburg, Dr.Pavel Gan (Almanya), Milan a Zdeňka Bártovi, Jiří Stránský, RNDr.Gustav Louženský, Věra Trakalová, Jiří Fojt, Pepa Nos, Claudie Nikolajenková, Magdalena Šebestová, Gabriela Červená, Doc.RNDr.Zdeněk Kluiber,CSc.Ph.D., Jaroslav Kos, Jan Dus, Petra Alexander (USA), Igor Linhart, Ivana a Milan Bártovi, Ing.Karel Hegenbart, Jitka Žáková, Martin Štumpf, Jan Šinágl, Karel Kramář, Věra Roubalová, Pavla Hájková, prof.Dr.Jan Čermák, Mgr.Karel Mrzílek, Jiří Jína, Philipp Janýr, Ing.Hynek Bulíř, Petr Kotouček, Otakar Vojtěch, Bc.Jana Mulačová, Ida Kaiserová, Emílie Nečasová, Michal Dočekal, Dušan Dvořák, Dobroslava Gabryšová, Daniel Vacek, Eva a Jindřich Růžičkovi, Jiří Peňás, prof.PhDr.Daniela Jarušková CSc., Ladislav Maria Wagner, Božena Wagnerová, Barbara Issa Wagnerová, Jaromír Vacek, Dana Križaničková, Jozef Wagner, Dušan Mlynarčík, Alena Rusňáková, prof.RNDr.Martin Černohorský,CSc., Martin Maděra, Martin Reiner, Dr.Marta Chovancová, Mgr.Tomáš Jurčík, Ing.Blanka Císařovská, David Navara, Georg Warning (Almanya ), Doc.PhDr.Zdeněk Pinc( Navdartirin FILOZOFE cek), Mgr.Eliška Pincová, Bc.František Pinc, Vratislav Pinc, Benedikt Pinc, Jindřich Pinc, Barbora Pánová, Martina Rychlíková, president Václav Havel, Břetislav Rychlík, Tomáš Cejp, Lubor Veleba, Zuzana Schreiberová, Milan Hanyš, Alida Horváthová, Jiří Vaněk (Sydney), Petr Pojar, JUDr.Mgr.Jaroslav Grinc,Ph.D., Gerald Turner, Milan Kozelka, Ing.Pavel Galle, Prokop Voskovec, Vlasta Voskovcová (Paris), Klaus-Henning Rosen (Almanya ,Seroke daira Willy Brandt ya bere , cigere seroke UNHCR ya yekitiya netewi ), Vladimír Hučín, Ladislav Zikmund, Emanuel Mandler, Andrea Lexová, Jaroslav Čarady, Ing.Zora Rysová, Jiří Hrdina, Petr Borka, Milan Hrabal, MUDr.Petr Kašpar

 

- Çapemeniya çek bûyera çalakiyê çawa dinirxîne?

 

Çapameniya çek ji rojname ta televizon û radyo ciyekî bê hempa da vê bûyerê ji ber ku kes di xewna xwe de jî bawer nedikir ku kesekî wek V. Havel yan Z.Sverak beþdarê bûyerekî wusa bibin.

 

- Nêzîkayiya gelê çek çawa bû?

 

Rojê sedan e-mail, SMS û mesaj têne ji min re. Tevde pîroz dikin, spasiyên xwe tînin zimên ku min bûyerek e wusa bê hempa di dîroka vî welatî bicîh anî. Wek tê zanîn hê di sala 1975 de ez, Heci Ehmed, Memo Çalî û deh xwendekarên Kurd, me xwe avêt sefereta Swedê li Prag û li wir dest bi roji yê kir. Armanca wê rojiye protestokirina siyaseta rejîma komûnîst hember gelê Kurd bû. Lê weka giþti gelê çek tiþtên wusa nizanin, nas nakin.

 

- Hûn çiqasî gihiþtin armanca xwe?

Wezire karên derva ji xwe piþtivanê me ye. Wezirê karên hundûr (vexwe) li ber kamerayên televizyonê soz da ku tirkên ku þik serê wan de heye ji vir derxe, hemkarên wan ên polîs ceza bike û guhartinên bingehîn di wezaretê xwe de pêk bîne. Wezirê adalatê dîsa wusa. Lê ev sozên siyasetmedara ne. Ta ku dest bi icraatê nekin ez dev ji vê aksionê bernadim. Îro serokê polisê komara çek mecbûr ma îstifa bike. Ta ku em neghêjin armancên xwe dev jê berdan nîn e.

 

- Di plana we de çalakiyên wisan hene an na?

Ne edetê min e ku ji berê de ez qala plan û projeyan bikim. Min tu car nekir. Ve buyerê jî tene min û serokê Charta 77 dizanîbû ta deqa dawi. Lê ez wek istisnaye jiyanê bêjim, belê ez dixwazim ku ev carkî din pêk were, lê îcar li Brûkselê di nav Parlamentoya Ewrupa de ku zêdetir deng bide, bala gelen Ewrupî giþ de bikþîne.

Roja 20.03 e mehê li vir, li Pragê þahiya pirozahiya 50. saliya peymana Romê hebû. Ku ew peyman bibû bingeha Yekitiya Ewrupî. Di senato ya komara Çekî de pek hat. Ji seroke parlamentoya Ewrupî ta dehan wezîren ewrupî hatibûn. Ez jî beþdar bûm. Û di wê derê de ji ev bûyer hat danasîne.

 

Dr. Yekta Uzunoðlu kî ye

1953 de li Farqînê hatiye dinyê. 1971 ji bo xwendina bilind tê fransayê. Li wir zimanê fransî dixwîne. 1973 de tê Pragê. Piþtî xwendina tendurustiyê, dibe doktor û di 1980  de di gel hejmarek doktor li Kurdistanê dixebite. Piþtre tê Almanya. Li wir di avakirina enstituya kurdî li Parîsê û entîtuya kurdî a Bonnê rolên berbiçav hildigre ser milê xwe. Paþê vedigere Pragê. Dr. Yekta di saxiya Þehîdê nemir hêja Evdirehman Qasimlo de jê dersên aborî werdigirt. Paþê li ser makro ekonomî xebitî, li ser zaniyariya aboriyê kur bû. 1993 de li gel Serekomarê Çekê Veclav Klaus û hejmarek ekonomîstên wir, li ser bingeha berhema xwe bi navê ``Perspektîvên Aboriya komara Çekî`` xebatên aboriyê dikin. Ji ber komployekê di sala 1994 de tê girtin. Ew di sala1997 de azad dibe. Di sala 2006 de xelata Frantisek-Krigelê wergirtiye. Dr. Yekta zewiciye, du zarokên wî hene û li Komara Çekê dijî (Zarathustra News).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe III

24 Mar 2007

Dne 13.3.2007 zahájil Yekta Uzunoglu  

HLADOVKU 

ukončení hladovky MUDr.Uzunoglu

řetězová hladovka pokračuje

Pokud někdo chce tuto protestní akci za nápravu práce české justice a policie podpořit, nechť se přihlásí na e-mailu HLADOVKA@UZUNOGLU.INFO 

Jména občanů připojujících se k solidární 24-hodinové hladovce:

František Janouch, Markus Pape, PhDr.Libuše Šilhánová, PhDr.Květa Jechová, Svatopluk Karásek, Doc.Dr.Miloslav Kalab (Kanada), Jan Rejžek, Martin Vadas, Václav Marhoul, Táňa Fischerová, Martin Chramosil, Ivan Peschka, JUDr.Milan Hulík, Ing.Karel Jech, prof.Dr.Pavel Štěpánek,Ph.D., Jan Křivonožka, Tomáš Kramár, Jan Beránek, Doc.Dr.Boris Krška, Josef Hrdinka, Mgr.Radim Ucháč, Alena Abbrentová, Jaromír Štětina, Monika Uzunoglu, Slávka Pešulová, Mgr.Petr Nymburg, Dr.Pavel Gan (SRN), Milan a Zdeňka Bártovi, Jiří Stránský, RNDr.Gustav Louženský, Věra Trakalová, Jiří Fojt, Pepa Nos, Claudie Nikolajenková, Magdalena Šebestová, Gabriela Červená, Doc.RNDr.Zdeněk Kluiber,CSc.Ph.D., Jaroslav Kos, Jan Dus, Petra Alexander (USA), Igor Linhart, Ivana a Milan Bártovi, Ing.Karel Hegenbart, Jitka Žáková, Martin Štumpf, Jan Šinágl, Karel Kramář, Věra Roubalová, Pavla Hájková, prof.Dr.Jan Čermák, Mgr.Karel Mrzílek, Jiří Jína, Philipp Janýr, Ing.Hynek Bulíř, Petr Kotouček, Otakar Vojtěch, Bc.Jana Mulačová, Ida Kaiserová, Emílie Nečasová, Michal Dočekal, Dušan Dvořák, Dobroslava Gabryšová, Daniel Vacek, Eva a Jindřich Růžičkovi, Jiří Peňás, prof.PhDr.Daniela Jarušková CSc., Ladislav Maria Wagner, Božena Wagnerová, Barbara Issa Wagnerová, Jaromír Vacek, Dana Križaničková, Jozef Wagner, Dušan Mlynarčík, Alena Rusňáková, prof.RNDr.Martin Černohorský,CSc., Martin Maděra, Martin Reiner, Dr.Marta Chovancová, Mgr.Tomáš Jurčík, V.Heřman Lang, Ing.Blanka Císařovská, David Navara, Georg Warning (SRN), Doc.PhDr.Zdeněk Pinc, Mgr.Eliška Pincová, Bc.František Pinc, Vratislav Pinc, Benedikt Pinc, Jindřich Pinc, Barbora Pánová, Martina Rychlíková, president Václav Havel, Břetislav Rychlík, Jana Cejpová, Tomáš Cejp, Lubor Veleba, Zuzana Schreiberová, Milan Hanyš, Alida Horváthová, Jiří Vaněk (Sydney), Petr Pojar, JUDr.Mgr.Jaroslav Grinc,Ph.D., Gerald Turner, Milan Kozelka, Ing.Pavel Galle, Prokop Voskovec, Vlasta Voskovcová (Paříž), Klaus-Henning Rosen (SRN, bývalý šéf kanceláře Willyho Brandta), Vladimír Hučín, Ladislav Zikmund, Emanuel Mandler, Andrea Lexová, Jaroslav Čarady, Ing.Zora Rysová, Jiří Hrdina, Petr Borka, Milan Hrabal, MUDr.Petr Kašpar, Fedor Gál, Urban Westling (Švédsko), Marta Kordíková, Bernhard von Grünberg (SRN), Helena Illnerová (bývalá předsedkyně AV ČR), Naďa Dvorská, Eva Vavroušková, RNDr.Marie Fojtíková, Jana Červenková, Jitka Pešulová, Jitka Pešulová ml., Monika MacDonagh-Pajerová, František Vaněk, JUDr.Stanislav Křeček, Michal Šimek, Doc.Ing.František Hezoučký, Pavel Novotný, Jaroslav Karafiát, Dalibor Pech, Milan M. Horák, Pavla Béliveau (Paříž), Martin Groman, Hana Růžičková, Jaroslava Kratochvílová, MVDr.Zdeněk Hladký, MUDr.Eva Vaníčková, Bohdana Pfannová, Šimon Pellar, Ing.Pavel Vlasák, Štěpánka Matúšková, Martin Patřičný, Ivan Martin Jirous, Pavel Kačírek, Ing.Josef Cyrus, Mojmír Kovář

TV Prima - viz. 22.3.2007 - Držení hladovky

"ŽALUJEME"

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ANNEXE-IV

Stanovisko ČHV k případu Yekty Uzunoglu pro Amnesty International

Podle Českého helsinského výboru (ČHV) kauza  MUDr. Y. Uzunoglu svědčí o velkém, stěží napravitelném selhání české justice a Policie ČR.

ČHV se kauzou  zabýval od samého počátku, od roku 1994, kdy byl Yekta Uzunoglu (dále též Y.U.) obviněn. Právnička ČHV Mgr. Alena Slámová zkoumala od konce roku 1994 okolnosti trestného činu mučení (přes závažné překážky navštívila obviněného ve vazební věznici, vedla rozhovory s několika zúčastněnými osobami) a zjistila, že Y.U. byl v inkriminované době na zcela jiném místě než bylo uvedeno ve sdělení Policie ČR. Opatřila k tomu svědectví několika osob plus doklad z restaurace v hotelu Diplomat, kde Y.U. s těmito osobami jednal. (Tato zjištění i doklad se nacházejí v soudním spisu.) Pokud šlo o obvinění z trestného činu mučení, měl tedy Y.U. alibi. Orgány činné v trestním řízení však na uvedená zjištění po dobu 12 let nijak nereagovaly.

Pracovníci ČHV nemohli zkoumat oprávněnost obvinění z hospodářských podvodů, jež se později ukázala jako lichá a byla zrušena, ale byli přesvědčeni, že ostatní obvinění (z mučení, přípravy vražd, z nedovoleného ozbrojení) jsou neoprávněná. Proto se také v situaci, kdy byla panu Y.U. prodloužena vazba v ruzyňské věznici na 2 a půl roku, zúčastnili manifestace přátel a příznivců pana Y.U. za jeho propuštění. (Krátce po této události se odehrála v úřadu ČHV podivná krádež, při níž byly - m.j. - rozházeny a odcizeny některé spisy z případu Y.U.)

Nutno ještě dodat, že některé sdělovací prostředky (zejména denní tisk) zcela neeticky a v rozporu s principem presumpce neviny zostuzovaly v určitém období dr. Yektu Uzunoglu hanlivými charakteristikami, jako „turecký mafián“, což mohlo ovlivnit jak veřejnost, tak i orgány činné v trestním řízení ve smyslu xenofobie.

Po propuštění dr. Y. Uzunoglu z vazby  dne 12.3.1997 až k podání obžaloby dne 1.5.2000 orgány činné v trestním řízení zřejmě - jak se domníváme - zůstaly naprosto nečinné, nebyl proveden žádný úkon. První soudní líčení proběhlo až 25.6. 2004(!). Při pokusech o dohledání a výslechy svědků se české státní orgány dopustily řady závažných chyb, zejména obesíláním těchto osob turecké a kurdské národnosti (pobývajících navíc v Turecku) dopisy psanými česky. Navíc zcela ignorovaly svědky, např. zástupce anglické farmaceutické společnosti Boots, turecké kosmetické společnosti a též několik českých osobností, kteří mohli dosvědčit, že dr. Uzunoglu s nimi byl v době, kdy se podle obvinění měl dopustit závažného trestného činu. Zástupci společnosti Boots se marně domáhali svého svědectví, mimo jiné : prostřednictvím AI(!).

Během času podávali zástupci ČHV četné žádosti, protesty a dotazy u příslušných představitelů ČR a žádali, aby byly důkladně prozkoumány všechny podstatné souvislosti případu, aby byla stažena obžaloba a Y.U. prohlášen za nevinného. Případem Y.U. se v ČHV zabývala zejména dr. Libuše Šilhánová, později i Mgr. Miroslav Krutina.

Při hlubším zkoumání se stále více ukazovalo a ukazuje, že v pozadí obvinění a obžaloby pana Y.U. je především závažný střet politicko-ekonomických zájmů a komplot (spolčení) osob, kterým překážely politické a ekonomické aktivity pana Y.U. Tyto osoby ve spojení s osobami ze starých politických a policejních struktur dosáhly toho, že Y.U. byl obviněn a obžalován ze závažných trestných činů, aniž bylo dbáno principu presumpce neviny.

Když se lidé z okruhu příznivců Y.U., signatáři protestního dopisu „Žalujeme“ (v roce 2006), pokoušeli získat některé důležité materiály z Ministerstva vnitra ČR, týkající se některých osob z okruhu Policie ČR, dostali odpověď, že tyto materiály - operativní spis - byly skartovány /dodáváme: ač probíhalo a dosud probíhá soudní řízení s Y.U., pro které mohou mít procesní význam/.

Obvodní soud pro Prahu 4  nebral a stále nebere v úvahu podstatné okolnosti a příčiny vzniku trestního případu, zabýval se většinou a po dlouhou dobu nepodstatnými věcmi a velmi dlouho také trvalo než se podařilo přimět hlavního svědka Otana Göksela alias Gürkena Gönena (policejního agenta), aby se dostavil k soudu a vypověděl, co se stalo. Když tento muž při dvou ze soudních jednání opakovaně prohlásil, že dr. Y.U. nikoho nemučil a na dotyčném místě ani nebyl, očekávali zúčastnění občané, že obžaloba týkající se (zbývajícího) trestného činu mučení bude stažena a Y.U. prohlášen za nevinného. Též očekávali obvinění G.G. za původní křivé svědectví. To se však nestalo a soudní řízení pokračuje …

PhDr. Libuše Šilhánová
V Praze 31.10. 2006       
předsedkyně Českého helsinského výboru

4/2006 - Amnesty International ke kauze Uzunoglu

284 přečtení

Ještě ke kauze E.Y. Uzunoglu

Přesto, že už už by měl - po dvanácti letech od obvinění – zaznít výrok o nevině, přesto, že hlavní svědek v kauze tzv. mučení Otan Göksel, alias Gürken Gönen, nedávno před soudem prohlásil: „pan doktor Uzunoglu mě nemučil, ani tam nebyl“, pokračuje soudní proces dál, aniž by směřoval k podstatě věci. Jen tím, že se při posledním líčení 7. a 8. prosince podrobně zabýval událostmi z roku 1994 a narážel na postupy policistů, které byly bezesporu nezákonné, dospívá snad pozvolna k tomu, že trestní oznámení, obvinění, zatčení i obžaloba MUDr. E.Yekty Uzunoglu byly kýmsi, zřejmě jakýmsi komplotem, vykonstruované. Y. Uzunoglu se přitom hájí tak, jako by byl profesionálním obhájcem. To proto, že se ho celá věc už dlouhou řadu let bytostně dotýká, že ji dopodrobna zná a disponuje mnoha záznamy i doklady.


Pokud soud v čele s Mgr. V. Rašíkem nebude jen klouzat po povrchu (sčítat např. papírky, gumičky, šroubečky aj. v různých kufřících) a položí si otázky k příčinám vzniku celé kauzy, mohl by se snad dobrat pravdy.


Pokud se ovšem u nás v Česku pozitivisticky a formalistně laděné právo nemíjí zcela se spravedlností a pokud kdosi shůry – kvůli hrozbě vysokého odškodného pro stát - neponouká k prodlužování celého řízení.

O proces s MUDr. Ergünem Yektou Uzunoglu se zajímá jak velvyslanectví NSR (jejímž je obžalovaný občanem) a dosvědčuje svůj výrazný zájem mj. přítomností své zástupkyně na hlavních líčeních, tak i londýnská centrála Amnesty International. Nedávno položil její pracovník Barbado několik otázek předsedkyni Českého helsinského výboru PhDr. Libuši Šilhánové, která je zodpověděla. Zveřejňujeme tyto otázky i odpovědi.

Otázky výzkumníka Amnesty International (Londýn)
jménem Rubén Barbado Sánchez de Molina
k případu MUDr.
Yekty Uzunoglu   z 24.10.2006

Vážená paní Šilhánová!
Jsem Ruben Barbado, výzkumník AI pro Českou republiku.
Před tím než budeme moci rozhodnout, jakým způsobem můžeme být nápomocni - berouce v úvahu návrhy, které jste učinili mým kolegům v české sekci AI - klademe otázky týkající se případu pana Uzunoglu na základě informací, které jsme obdrželi.

1.     Kdy byla vznesena 3 první obvinění proti p.Uzunoglu, týkající se ilegálních zbraní, hospodářských podvodů a přípravy vražd?

2.     Proč trvalo 12 let než byl vyslechnut hlavní svědek obžaloby Otan Göksel, nebo – jestliže se nemýlíme – při jakých příležitostech byl slyšen u soudu a jaká byla jeho prohlášení v různých fázích soudní procedury?

3.     Co přesně řekl O.G. u soudu?

4.     Jaké je obvinění p. Uzunoglu čelícího nyní prohlášení pana O.G.?

5.     Jaký je (nyní – pozn.překl.) zbývající důkaz proti p.Uzunoglu?

6.     Proč byl pan Uzunoglu proti uzavření případu?

7.     Co pan Uzunoglu očekává od soudu?

8.     Kdy se konalo poslední soudní slyšení a jaký byl jeho výsledek?

9.     Můžete nám objasnit, jaké je přesně stanovisko Českého helsinského výboru a dalších organizací zabývajících se tímto případem, jako je Nadace Charty 77, Pen klub a osobně pan senátor J. Štětina?

10. Kdy poslal pan U. svůj případ Evropskému soudu pro lidská práva a na    jakém základě?

11. Jestliže se pan U. odvolal (rozumí se: proti zastavení soudního řízení na základě ustanovení evropské Úmluvy o ochraně lidských práv, týkajícího se trvání řízení -  pozn. L.Š), v čem spočívá nekorektnost nového řízení…?
    
      Předem bychom Vám chtěli poděkovat za Vaši pomoc.

                                                                                  Rubén Barbado Sánchez de Molina
        výzkumník týmu pro EU

 

 

 

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