CENTRE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
DU
KURDISTAN
(CRSK)
Dr Ali KILIC, Emeil: dralikilic@yahoo.fr
 

Sur la question du changement climatique

et

sur le Colloque de l’Académie des Sciences

 
Depuis ces trois dernières années les Académie des Sciences travaillent sur le changement climatique du_ monde qui est une réalité de notre siècle. On peut s’interroger sur l’avenir de l’humanité et de l’univers à partir des principes de l’Ethique de la Science en posant des questions suivantes : Qui sont des responsables de menaces de l’environnement ?  Est -ce que les approches métaphysiques de l’environnement pourront résoudre la question au niveau planétaire ? Si oui, comment se fait –t-il qu’il n’ y a pas du progrès ? Si non ; quelle est la responsabilité des savants et des philosophes non seulement dans le domaine du changement climatique ; mais aussi dans toutes les applications des sciences ? Dans le cas de l’utilisation d’armes chimiques au Kurdistan et bombardement intensifiés le département de Dersime; la construction des barrages les dernières bombardements de l’aviation iranienne et turque dans la région de Qaladiza au Kurdistan Sud; posent des problèmes purement scientifiques. Les universités des Techniques de Turquie et les Facultés des Sciences iraniennes qui travaillent les armées turques et iraniennes et le programmes de la militarisation de la science de l’OTAN posent des questions éthiques scientifiques et aussi techniques au niveau . de la certitude de la science. Certains scientifiques répondent qu’il y aura probablement toujours des incertitudes dans la compréhension d'un système aussi complexe que le climat à l'échelle mondiale. Il convient de citer l’approche de Richard Feynman selon laquelle Les artistes de la Renaissance disaient que l’homme doit être le principal objet d’intérêt de l’homme, mais il existe pourtant d’autres choses intéressantes dans l’univers. Les artistes eux-mêmes apprécient les couchers de soleil, et les vagues de l’océan, et la marche des étoiles au travers des cieux. Il y a donc de bonnes raisons pour s’y intéresser aussi. Cette simple contemplation suffit à nous pro curer -une satisfaction d’ordre esthétique. Mais il existe aussi dans les phénomènes de la nature un rythme, une structure, invisibles pour l’oeil et qui n’apparaissent qu’à l’analyse ; ce sont ces rythmes et structures que nous appelons Lois physiques Je voudrais discuter, dans cette série de conférences, des caractéristiques générales de ces Lois physiques, me plaçant à un autre niveau, plus général, si vous voulez, que l’étude des lois elles-mêmes » Selon R. Feynman   « Les anciens, tout d’abord, observèrent comment les planètes semblent se déplacer dans le ciel et conclurent que toutes, y compris la Terre, tournent autour du soleil. Cette découverte plus tard fut retrouvée indépendamment par Copernic, après que les gens l’eurent oubliée. La question se posa ensuite comment, exactement, les planètes tournent-elles autour du soleil, c’est-à-dire avec quel type de mouvement, précisément ? Tournent-elles sur un cercle avec le soleil pour centre, ou suivent-elles une autre sorte de courbe? Avec quelle vitesse se déplacent-elles? Et ainsi de suite. Cette découverte prit plus de temps. Après Copernic il y eut de grands débats pour savoir si les planètes tournaient vraiment autour du soleil avec la terre, ou si la terre occupait le centre de l’univers, etc. Puis un homme appelé Tycho Brahé’ imagina une façon de répondre à la question. Il pensa que ce serait peut-être une bonne idée d’observer très, soigneusement, et de noter exacte ment où les planètes se situaient dans le ciel, et qu’alors les théories rivales pourraient peut-être être distinguées l’une de l’autre. C’est là la clé de la science moderne et ce fut le commencement d’une véritable compréhension de la Nature, cette idée d’observer la chose, d’en enregistrer les détails et d’espérer que l’information ainsi recueillie suggérera une interprétation théorique. De sorte que Tycho, un homme riche qui possédait une île près de Copenhague, équipa son île avec de grands cercles de cuivre, des stations d’observation spéciales, et enregistra, nuit après nuit, les positions des planètes. Seul un travail aussi dur peut nous permettre d’espérer trouver quelque chose. »( R/ Feynman, Nature de la Physique;pp;14-17): Et bien maintenant nous sommes au milieu de la réalité scientifique et académique. Des milliers des universitaires turcs qui courent derrière les forces armées pour massacrer le peuple du Kurdistan ) partir de la bombe posée par leur commandant de l’Etat Major commencent à jouer le théâtre nazi à la manière de Dimitrov. Je pense que seule la science «  aussi dure peut nous permettre d’espérer trouver quelque chose »
Toutefois, il est pratiquement sûr qu'un réchauffement global s'installe actuellement. En témoignent les mesures directes des températures de l'air au voisinage du sol et des températures de la couche superficielle des océans ainsi que des phénomènes tels que l'élévation de la moyenne du niveau des mers, la fonte des glaciers et des modifications de nombreux systèmes biologiques physiques :
Il est probable que la majeure partie du réchauffement des dernières décades est due à l'activité humaine:Ce réchauffement a déjà conduit à un changement du climat de la Terre. L'existence de gaz à effet de serre dans l'atmosphère est indispensable à la vie sur terre -en leur absence, les températures moyennes seraient d’environ 30 degrés centigrades plus basses. Mais l'activité humaine provoque actuellement un accroissement des concentrations atmosphériques de ces gaz -incluant le dioxyde de carbone, le méthane, l'ozone troposphérique et le protoxyde d'azote- bien au-dessus des niveaux des ères préindustrielles. Les taux de dioxyde ont augmenté, passant de 280 ppm en 1750 à plus de 375 m aujourd'hui, chiffre plus élevé que tous les taux antérieurs qui peuvent être mesurés de façon fiable (c'est à dire durant les 420 000 dernières années). L'augmentation des gaz à effet de serre provoque une élévation des températures ; la température de la surface de la Terre a augmenté d'environ 0.6 degré centigrade pendant le XXè siècle. Le groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a estimé que la moyenne globale des températures de surface continuera à augmenter, et qu'elle se situera en 2100 dans une fourchette comprise entre 1.4 et 5.8 degrés centigrades au-dessus des niveaux de 1990.
La compréhension scientifique du changement climatique est maintenant assez claire pour justifier que les États entreprennent rapidement des actions. Il est indispensable que tous les pays identifient les mesures ayant un rapport coût efficacité correct, qu'elles peuvent prendre dès maintenant, pour contribuer à une réduction substantielle et à long terme des émissions nettes de gaz à effet de serre.
Les actions entreprises aujourd'hui pour réduire significativement l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère réduiront l'ampleur et la rapidité du changement climatique. Comme le dit la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC, United Nations Framework Convention on Climate Change), l’absence de certitudes scientifiques relatives à certains aspects du changement climatique n'est pas une raison pour tarder à apporter une réponse immédiate qui peut, à un coût raisonnable, prévenir une perturbation causée par les activités humaines, et dangereuse pour le système climatique. Compte tenu du développement économique des nations pendant les 25 prochaines années, on estime que la demande mondiale en énergie primaire sera accrue de près de 60%. Les énergies fossiles, qui sont responsables de la majeure partie des émissions de dioxyde de carbone produites par les activités humaines, fournissent des ressources précieuses pour beaucoup de nations. On estime qu'elles représenteront 85% de la demande (IEA 2004)3. Réduire la quantité du dioxyde de carbone correspondant qui atteindra l'atmosphère est un défi majeur. Il existe beaucoup d'options technologiques ayant un bon rapport coût efficacité qui peuvent contribuer à stabiliser les concentrations des gaz à effet de serre. Ces technologies en sont à des étapes de recherche et développement diverses. Cependant, certaines barrières qui existent encore à leur plein déploiement, doivent être levées. Le dioxyde de carbone peut rester dans l'atmosphère pendant plusieurs décades. Même avec une réduction des émissions, nous serons soumis aux effets du changement climatique pendant tout le XXIe siècle et au-delà. Ne pas réduire significativement dès aujourd'hui de l'émission nette des gaz à effet de serre rendra la tâche beaucoup plus difficile à l’avenir. Se préparer aux conséquences du changement climatique L’essentiel du système climatique répond lentement aux changements des concentrations des gaz à effet de serre. Même si les émissions de gaz à effet de serre étaient stabilisées instantanément aux taux d'aujourd'hui, le climat continuerait quand même à changer, car il s'adapte à l'émission accrue des décennies passées Les changements futurs du climat sont donc inévitables. Les pays doivent s'y préparer. Les changements prévisibles du climat auront à la fois des effets bénéfiques et défavorables à l'échelle régionale, par exemple sur les ressources en eau, l'agriculture, les écosystèmes naturels et la santé de l'homme. Plus le changement sera important et rapide, plus les effets défavorables domineront. Les températures accrues vont probablement augmenter la fréquence et la gravité des événements météorologiques comme les vagues de chaleur et les grosses chutes de pluies. Elles pourraient conduire à des effets à grande échelle tels que des modifications des flux de l'océan Atlantique Nord (avec des conséquences majeures pour le climat de l'Europe du Nord) et la fonte de grandes calottes glaciaires (avec des effets majeurs sur les régions de basse altitude dans le monde entier). Le GIEC estime que les effets combinés de la fonte des glaces et de la dilatation de l'eau de mer due au réchauffement des océans devraient provoquer une augmentation du niveau de la mer d'une amplitude comprise entre 0.1 et 0.9 mètre entre 1990 et 2100. Au Bangladesh seul, une montée du niveau de la mer de 0.5 mètre soumettra environ 6 millions de personnes au risque d'inondation. Les pays en développement qui manquent des infrastructures ou des ressources pour répondre aux effets du changement climatique seront particulièrement affectés. Il est clair que beaucoup des peuples les plus pauvres du monde souffriront le plus des changements du climat. Les efforts globaux sur le long terme pour créer un monde en bonne santé, prospère et durable peuvent être considérablement freinés par le changement climatique. Inventer et développer des stratégies pour l'adaptation aux conséquences du changement climatique imposera les contributions en collaboration internationale de plusieurs types d'experts, en sciences physiques et naturelles, en sciences de l'ingénieur, en sciences sociales, en sciences humaines et en sciences médicales ainsi que de grands chefs d'entreprises et des économistes. C’est pourquoi les Académies des Sciences Academia Brasileira de Ciencias - Brésil RSC : The Canadian Academies - Canada Chinese Academy of Sciences - Chine Académie des sciences - France Deutsche Akademie der Naturforscher Leopoldina - Allemagne Indian National Science Academy - Inde Accademia Nazionale dei Lincei - Italie Science Council of Japan - Japon Academia Mexicana de Ciencias -Mexique Russian Academy of Sciences - Russie Academy of Science of South Africa - Afrique du Sud Royal Society - Royaume Uni National Academy of Sciences - Etats-Unis ont lancé une déclaration commune suivante:
« L’innovation est le moteur de l’économie. Les États encouragent l’innovation pour assurer de façon dynamique prospérité et progrès économique, pour conquérir une bonne place dans la compétitivité internationale, et pour améliorer la qualité de vie de leurs citoyens et de ceux d’autres nations. Pour ce dernier point, il faut une collaboration à l’échelle internationale, notamment en recherche et développement.
La collaboration globale nécessite au minimum une promotion et un financement plus importants, en priorité dans des domaines tels que l’énergie renouvelable, l’adaptation au changement climatique et l’effort pour le réduire, la biodiversité, l’eau et les maladies infectieuses. Il est important que les gouvernements investissent fortement dans la recherche fondamentale considérée dans son ensemble, puisque les plus grands bénéfices proviennent souvent de recherches réalisées dans des domaines qui ne sont pas au centre de l’attention internationale à un moment donné.
L’innovation se trouve confrontée à un dilemme fondamental : l’innovateur supporte les coûts, mais n’est pas assuré du plein retour de ses efforts. Des innovateurs menacés par une imitation immédiate sont moins enclins à engager des efforts coûteux. En plus de leurs responsabilités vitales en matière d’éducation et d’instruction, les gouvernements ont pour cette raison entrepris un certain nombre d’approches pour encourager l’innovation qui incluent l’établissement de droits de propriété intellectuelle, comme les brevets et les droits de reproduction, le soutien financier de R&D et l’innovation par des financements ou des subventions publics. Il est très important qu’un juste équilibre soit atteint entre les investissements gouvernementaux lourds et la suppression de barrières pour la recherche et les licences.
Le développement d’agendas à long terme à l’échelle internationale pour certains sujets prioritaires de la recherche peut augmenter considérablement le rythme et le nombre de découvertes et d’inventions et ainsi stimuler l’innovation et la commercialisation. Un tel développement doit inclure la participation de l’industrie, de la recherche académique et des gouvernements.
Les nations doivent stimuler la culture de l’esprit d’entreprise et de l’innovation et garantir l’existence de plans d’action qui permettent que cet esprit se traduise en résultats tangibles pour le bénéfice de la société. Le monde en développement considère de plus en plus l’innovation comme une route vers la croissance et le développement durable. Les agences internationales et la communauté croissante de donneurs devraient soutenir et encourager les nations du monde en développement à bâtir leurs propres systèmes d’innovation, y compris les instruments pour financer à l’échelle nationale la recherche et le développement. En particulier, des investissements y compris des infrastructures, devraient encourager l’introduction d’innovations porteuses vers le marché (encouragement au capital risque et à la micro finance, capacité locale de fabrication et de fourniture de services). Les connaissances traditionnelles pertinentes ont un rôle à jouer en nourrissant la découverte et l’innovation dans les pays en développement. Le monde développé devrait faciliter là où c’est approprié, le transfert des connaissances et des technologies innovantes vers le monde en développement, en travaillant en partenariat pour que les technologies puissent être appliquées et adaptées aux besoins locaux. Ces transferts permettront que le monde en développement saute les étapes habituelles sur la route du développement. En même temps, il faut que le monde en développement garantisse que les infrastructures locales favorisent de tels transferts de technologie avec des tarifs appropriés, des régimes d’investissements et de protection.
Il est crucial pour l’économie des pays en développement et des pays émergents qu’ils disposent de personnel entraîné à résoudre des problèmes complexes pour permettre à leur pays de créer et d’exploiter la recherche, le développement et l’innovation. L’éducation et la formation en sciences, sciences de l’ingénieur, technologie et médecine, sans distinction de sexe, sont essentielles pour le succès.
Protection
L’innovation a besoin de protection, mais il faut faire attention à ce que les mesures protectrices ne deviennent pas des freins à l’innovation (à tout niveau, de l’entreprise à l’individu). L’accès à la ,connaissance est critique.
Porter atteinte au droit de propriété intellectuelle ébranle à long terme les progrès de l’innovation. Un des buts des pays du G8 est d’assurer que les régimes nationaux et internationaux de protection de la propriété intellectuelle facilitent et promeuvent l’accès à la connaissance.
Pour garantir que le système de brevets fournit les motivations nécessaires pour le progrès continu en sciences et technologies, il est nécessaire de montrer clairement les critères clés de brevetabilité :utilité, nouveauté, et originalité. Les pays du G8 doivent fournir des standards harmonisés pour faciliter une diffusion précoce de la connaissance par une « période de grâce ». Cette disposition protège l’inventeur des effets néfastes de ses propres publications avant la date d’enregistrement. Pour que la recherche scientifique soit encouragée, les lois sur les brevets doivent aussi inclure une dérogation spécifique pour la recherche et permettre l’utilisation de technologie brevetée à des fins non commerciales de recherche, comprenant l’amélioration et le développement à venir du domaine soumis à brevet. Beaucoup de temps et de ressources sont encore dépensés à préparer et à enregistrer les brevets dans de multiples juridictions. Des efforts globaux ont été entrepris pour harmoniser certains besoins et partager les informations grâce au Substantive Patent Law Treaty (SPLT), qui rencontre actuellement des problèmes. Puisque les principales différences et exigences de partage surgissent entre les juridictions des nations du G8, ces pays les plus industrialisés du monde pourraient élaborer entre eux un accord provisoire. Ce système devrait inclure les meilleures pratiques et les niveaux de haute qualité dans la recherche et dans l’examen des droits de priorité. De plus, dans le cas des brevets, il y a un besoin urgent d’améliorer de façon substantielle la qualité des droits issus. Si le besoin de l’application d’une technologie nouvellement brevetée en provenance de nations industrialisées existe principalement dans le Sud, un retour adéquat sur investissement par l’industrie du Nord a souvent peu de chances de survenir dans des conditions normales. Les gouvernements du G8 doivent examiner la subvention du développement de technologie brevetée et également sa commercialisation dans le Sud. Ceci pourrait être réalisé en subventionnant le développement technologique par un programme lié en amont du processus de brevetage (par exemple par des subventions, la longueur de la période couverte par le brevet, ou par le paiement au juste prix par les nations du G8 d’un produit développé pour un pays du Sud). En retour, les gouvernements des pays du Sud entreprendraient de faire respecter les brevets, les politiques de fabrication locale sous licence, etc. Cette stratégie pourrait être bénéfique pour la commercialisation des produits dont le Sud a besoin et qu’il ne peut acquérir autrement. En conclusion Les Académies des Sciences recommandent b que les chefs des gouvernements du G8 :
encouragent le développement d’un agenda international à long terme pour promouvoir l’innovation dans des secteurs prioritaires ; facilitent le transfert de la connaissance et de l’innovation vers le domaine commercial, particulièrement entre les universités et l’industrie et mettent en place des systèmes pour stimuler l’esprit d’entreprise ;
travaillent avec les pays en développement pour construire des systèmes de science, technologie et innovation pour le développement économique et social, et promeuvent l’éducation et l’instruction de leurs futurs dirigeants particulièrement en science, ingénierie, technologie et médecine ;
promeuvent les politiques globales de connaissance concernant la génération, la transmission, l’utilisation et la protection, plutôt que de se concentrer seulement sur ce dernier point.
Les Académies des Sciences recommandent que les chefs des gouvernements du G8 :
encouragent les efforts globaux pour simplifier et mettre en application la protection de l’innovation tout en s’assurant qu’un juste équilibre est maintenu entre les droits formels de propriété intellectuelle bien établis et le libre accès à la connaissance et à l’information ;
développent et mettent en oeuvre les politiques levant les barrières à l’innovation, et favorisant de plus la mise en place d’infrastructures prometteuses ;
mettent en place des initiatives audacieuses via des institutions financières globales pour faciliter et protéger l’innovation du monde en développement ;
insistent auprès du monde en développement pour qu’il ait, avec leur aide, une infrastructure locale, des lois et règlements pour catalyser et protéger l’innovation locale, ceci créant un environnement stimulant pour le transfert de technologie.
Conclusion
Les Académies des Sciences adjurent toutes les nations, en accord avec les principes de l'UNFCCC4, d’entreprendre rapidement des actions pour réduire les causes du changement climatique et pour s'adapter à ses effets et de s'assurer que cette question est incluse dans toutes les stratégies pertinentes nationales et internationales. En tant qu'Académies nationales des sciences, nous nous engageons à travailler avec les gouvernements pour aider à développer et à mettre en œuvre la réponse nationale et internationale au défi du changement climatique.Les pays du G8 ont été responsables pour beaucoup des émissions passées de gaz à effet de serre. En tant que parties prenantes à l’UNFCCC, ces pays prennent l'engagement de montrer la voie pour répondre au changement climatique et aider les pays en développement à affronter les enjeux de l'adaptation et de la mitigation. Appellent les leaders mondiaux, y compris ceux du sommet du G8 à : Reconnaître que la menace du changement climatique est évidente et croissante ;
Lancer une étude internationales pour définir sur des bases scientifiques des cibles pour les concentrations de gaz à effet de serre et les scénarios d'émissions correspondants, pour permettre aux nations d'éviter les effets considérés comme inacceptables.
Identifier les mesures ayant un bon rendement coût efficacité, qui peuvent être prises maintenant pour contribuer à une réduction substantielle et à long terme des émissions nettes globales de gaz à effet de serre. Reconnaître que tout retard dans l’action accroîtra le risque d'effets environnementaux indésirables et exposera à des coûts plus importants.
Travailler avec les pays en développement à bâtir le potentiel scientifique et technologique le mieux adapté à leurs moyens, leur permettant de développer des solutions innovantes pour atténuer les effets indésirables du changement climatique et s'y adapter, tout en reconnaissant explicitement leurs droits légitimes au développement.
Montrer la voie pour développer et déployer les technologies d'énergie propre et les moyens d’améliorer l’efficacité énergétique et partager cette connaissance avec toutes les autres nations. Mobiliser la communauté scientifique et technologique pour accroître les efforts de recherche et développement, qui sont susceptibles de mieux éclairer les décisions concernant le changement climatique. C’est pour que l’Académie des Sciences de France organise les 4;5; 6 juin prochaine un colloque sur l ‘Écosystèmes et Événements Climatiques Extrêmes:
DR Ali KILIC
Paris le 27-05-2007
PROGRAMME DU COLLOQUE DE L’ACADEMIE DES SCIENCES
Ecosystèmes et Evénements Climatiques Extrêmes
Ecosystems and Extreme Climatic Events
Colloque de l’Académie des sciences
Comité scientifique
Membres
Henri Décamps (Président)
Jean-Claude André
Pierre Auger
Anny Cazenave
Claude Combes
Jean Dercourt
Bernard Derrida
Lucien Laubier
Yvon Le Maho
Ghislain de Marsily
Michel Petit
Philippe Taquet
Organisation
Académie des sciences
Service des Colloques
email : fabienne.bonfils@academie-sciences.fr
Site Internet : www.academie-sciences.fr
Photo : Ecpa-d
Mercredi 4 juillet 2007
Accueil / Welcome Address
9h Jean DERCOURT, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences
9h15 Henri DÉCAMPS, de l’Académie des sciences
Introduction /
9h30 Populations humaines et variations du climat. Leçons du passé et perspectives / Human Populations and Climate Change. Lessons from the Past and Prospects
Henri LERIDON, de l’Académie des sciences, Institut national d’études démographiques, Inserm U569,
Le Kremlin-Bicêtre
1. Evénements climatiques extrêmes et Société / Extreme Climatic Events and Society
10h Président / Chair Ghislain de MARSILY, de l’Académie
Geoffrey BOULTON, University of Edinburgh
10h05 Etude des sécheresses du passé pour modéliser la vulnérabilité des systèmes d’alimentation
dans la perspective des impacts du changement climatique, avec des résultats préliminaires
pour le nord est de la Chine / Studying Past Droughts to Build Models of Food System Vulnerability for Future Climate Change Impacts, with Preliminary Results from North Eastern China
Evan FRASER, Sustainability Research Institute, School of Earth and Environment, University of
Leeds, United Kingdom
10h35 Pause
10h55 Information historique et mémoire des inondations : des outils pour la prévention des risques
naturels et l’aménagement du territoire / Documentary records and memory of past flood events : some tools for flood risk management and land planning
Denis COEUR et Michel LANG, Acthys-Diffusion, Grenoble et Unité de recherche Hydrologie-
Hydraulique, Cemagref, Lyon
11h25 Evaluation des efforts de prévention envers les évènements extrêmes / Economic Evaluation of Preventive Efforts Towards Extreme Events
Christian GOLLIER, Toulouse Sciences Economiques, Université de Toulouse 1
11h55 Discussion
2. Les leçons d’un passé lointain / Lessons from the Distant Past
14h Président / Chair Philippe TAQUET, de l’Académie des sciences
Nils Ch. STENSETH, de l’Académie des sciences
14h05 Le rôle des événements extrêmes dans l’évolution / The Role of Extreme Events in Evolution
Claude COMBES, de l’Académie des sciences, Centre de Biologie, Université de Perpignan
14h35 Changements de biodiversité en temps profond : apports de l’étude de la métacommunauté des
Mammifères paléogènes du Quercy et de la Limagne (Massif Central, France) / Unearthing Deep-
Time Biodiversity Changes: A Mesoscale Perspective from the Mammalian Palaeogene Metacommunity of The Quercy and Limagne Area (Massif Central, France)
Gilles ESCARGUEL, Serge LEGENDRE et Bernard SIGE, Paléoenvironnement et Paléobiosphère,
Université de Lyon 1
15h05 Réinitialisation des horloges évolutionnaires chez certains invertébrés marins lors des crises
environnementales majeures / Reinitialization of Evolutionary Clocks during Sublethal environmental Stress in selected marine Invertebrates
Jean GUEX, Institut de Géologie et Paléontologie, Université de Lausanne, Suisse
15h35 Pause
15h55 Changements abrupts et variabilité millénaire du climat. Leçons du monde marin / Abrupt
Changes and Millenial Climate Variability. Lessons from the Marine World
Laurent LABEYRIE, Université Versailles St-Quentin, Institut universitaire de France, Laboratoire des
sciences du climat et de l'environnement (LSCE), CNRS, Gif-sur-Yvette
16h25 Interactions entre végétation et variabilité climatique en Europe: quelles sont les leçons de la
modélisation en relation avec les données du passé / Interactions Between Vegetation and Climate Variability In Europe: What Are the Lessons from Modelling in Relationship to the Data of the Past?
Joël GUIOT, Centre européen de recherche et enseignement en Géosciences de l’environnement
(CEREGE), Aix-en-Provence
16h55 Impact du changement climatique sur la distribution et l'extinction des grands mammifères lors
de la dernière transition glaciaire/interglaciaire / The Impact of Climate Change on Large Mammal Distribution and Extinction at the Last Glacial/Interglacial Transition
Adrian LISTER, University College London, United Kingdom
17h25 Discussion
Jeudi 5 juillet 2007
3. Réponses de systèmes écologiques aux événements extrêmes / Responses of Ecological Systems to Extreme Events
9h10 Président / Chair Yvon LE MAHO, de l’Académie
Janine GIBERT, Université Lyon 1
9h15 Les événements climatiques extrêmes dans la recherche en écologie / Extreme Climatic Events in Ecological Research
Anke JENTSCH, Disturbance Ecology and Vegetation Dynamics, Centre for Environmental Research
Leipzig, Allemagne
9h45 Effet des évènements ENSO sur la régénération des forêts en zone semi-aride sur le continent Sud-Américain / Forest Regeneration During ENSO Events in Semi Arid South America
Milena HOLMGREN, Resource Ecology Group, Wageningen University, The Netherlands
10h15 Forêts et événements climatiques extrêmes / Forests and Extreme Climatic Events
Nathalie BREDA, Ecologie et écophysiologie forestière, INRA, Champenoux
10h45 Pause
11h05 Evénements extrêmes et environnement marin / Extreme Events and the Marine Environment
Lucien LAUBIER, Université de la Méditerranée, Marseille
11h35 Variabilité des débits et vitalité à long terme des systèmes d’eau courante / Flow Variability and the long-term Vitality of River Systems
Robert J. NAIMAN, School of Aquatic and Fishery Sciences, University of Washington, Seattle, WA,
USA
12h05 Discussion
4. Evénements extrêmes et besoin de connaissance / Extreme Events and Knowledge Needed
14h Président / Chair Claude COMBES, de l’Académie
Katia Laval, Université Paris 6
14h05 Ce que les écologues ont besoin de savoir à propos des effets des événements extrêmes sur les écosystèmes / What Ecologists Need to Know about the Effects of Extreme Events on Ecosystems?
Nils Ch. STENSETH, de l’Académie des sciences, Centre for Ecological and Evolutionary Synthesis,
University of Oslo, Norway
14h35 La modélisation des incertitudes dans l’analyse des événements extrêmes / Modeling Uncertainties When Analyzing Extreme Events
Philippe NAVEAU, Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), CNRS, Gif-sur-
Yvette
15h05 Quelques modèles simples présentant des évènements extrêmes / Some Simple Models Generating Extreme Events
Bernard DERRIDA, de l’Académie des sciences, Département de physique de l’ENS, Université Pierre
et Marie Curie, Paris
15h35 Pause
15h55 Composante atmosphérique des changement hydrologiques: modélisation et observations /
Changes in the Atmospheric Component of the Global Hydrological Cycle: Observations and Modelling
Hervé LE TREUT, de l’Académie des sciences, Laboratoire de météorologie dynamique (LMD), Ecole
Polytechnique, Ecole Normale Supérieure, Université Paris 6
16h25 Les cyclones tropicaux et le changement climatique / Tropical Cyclones and Climate Change
Jean-Claude ANDRE, de l’Académie des sciences, Centre européen de recherche et de formation
avancée en calcul scientifique (CERFACS), Toulouse
16h55 Catastrophes glaciaires du Groenland à l’Himalaya / Glacial Catastrophes from Greenland to the Himalayas
Geoffrey BOULTON, School of Geosciences, University of Edinburgh, United Kingdom
17h25 Discussion
Vendredi 6 juillet 2007
5. Se préparer aux événements extrêmes / Preparations for Extreme Events
9h10 Président / Chair Michel PETIT, de l’Académie
Claudine SCHMIDT-LAINÉ, Cemagref
9h15 Evaluer les impacts des épisodes de pollution atmosphérique: du local au global / Assessing the mpacts of Air Pollution Episodes: From Local to Global Scales
Mike ASHMORE, Environmental Department, University of York, United Kingdom
9h45 Les épidémies : des leçons du passé au dispositif actuel de réponse / Epidemics : lessons from. ,the past and current patterns of response
Paul MARTIN, Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie
10h15 Impacts du changement climatique sur les évènements climatiques extrêmes / Expected Impacts of Climate Change on Extreme Climate Events
Serge PLANTON, Météo France, Toulouse
10h45 Pause
11h05 Etudier des situations environnementales encore non existantes, pour des gestionnaires à
venir : les défis spécifiques du futur en recherche environnementale / Studying Environmental Situations that are not yet There, for Management by Actors Still to Come: The Specific Challenges of Futures in Environmental Research
Laurent MERMET, Analyse stratégique des situations de gestion environnementale, Ecole Nationale du
Génie Rural des Eaux et des Forêts (Engref), Paris
11h35 Discussion
12h00 Conclusion : Henri DECAMPS, de l’Académie des sciences
12h20 Allocution de clôture
 

 

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