Dr Ali KILIC

Dijon le 01-05-2008

 

SUR LA DECISION DE LA COUR EUROPENNE

CONCERNANT LE PKK ET LE KNK

ET

SUR LA QUESTION DU KURDISTAN SOUS LA PRESIDENCE FRANCAISE

 

         Dans quelques mois la France prendra la présidence de l’Union européenne. De nombreuses questions seront posées. Les travaux préparatoires et les rencontres  pour   la présidence sont en cours. La décision  d’annulation  de la Cour Européenne  concernant  le PKK et le KNK sur la liste des organisations terroristes  doit être mise en application sous la présidence de Monsieur le Président  de la République française Nicolas Sarkozy.

            D’abord quelle est la valeur juridique de cette décision  par rapport aux fondements  juridiques  concernant  le droit à l’autodétermination de la nation kurde ? Puis comment pouvons nous expliquer que  les    déclarations d’ Abdullah Ocalan sont en contradiction avec ces fondements. Autrement dit  pour quelle raison  Ocalan refuse  la fondation de l’Etat du Kurdistan et s’intègre aux inserts de l’Etat colonialiste et impérialiste turc  qui a réalisé des génocides des peuples  arméniens , grecs , Assyro Chaldéennes et Kurdes ? Au nom de quoi  Monsieur Ocalan ridiculise la lutte pour la liberté et l’indépendance du Kurdistan et s’incline devant les colonialistes turcs défend les idées annexionnistes et attache à  la pensée  anarchiste de Bakounine de Kropotkine , d’Emmanuel Wallerstein et Bookclin ?  Je pense que   les déclarations  d’Ocalan  sont   en contradiction d’une part     avec  la finalité de ce jugement rendu  et les pays européens  refusent de l’ appliquer  et d’autre part  pourquoi  les femmes et les hommes qui sont dans la guérilla au Kurdistan  et qui mènent la  lutte armée contre l’armée impérialiste turque  défendent les mêmes idées erronées  contre révolutionnaires d’Ocalan ?

            C’est pourquoi dans un premier temps  nous posons la question de la présidence française dans  le contexte  international  et dans  un deuxième temps  nous examinerons  le fondement juridique international  d’un jugement  juridique et les conditions de la jurisprudence de  l’application et dans un troisième temps   nous élaborons  les politiques des Etats européens  dans la dynamique de la géopolitique internationale.

  Il est vrai que   la France, qui avec l'Autriche, s'est engagé à tenir un référendum sur l'adhésion de la Turquie à l'UE, semble de plus en plus sceptique sur la question turque. Tandis que le Président Chirac a été un ardent défenseur des ambitions d'Ankara, le référendum sur la Constitution européenne a mis à jour les réserves du grand public français. Le président Nicolas Sarkozy est fermement opposé à l'adhésion de la Turquie à l'UE. Il a déclaré que l'Union européenne n'était pas simplement une idée mais une entité géographique et a rejeté l'adhésion turque. N. Sarkozy a également ajouté que l'Europe devrait suspendre les négociations d'adhésion avec la Turquie et qu'elle favorise en revanche l'établissement d'un "partenariat privilégié". En 1998, Paris et Ankara ont signé un plan d'action introduisant une dimension stratégique dans les relations franco-turques. Les entreprises françaises figurent parmi les principaux investisseurs en Turquie, bien que la France ne se classe qu'au 5ème rang en terme de volume d'investissements. La Turquie a exporté des marchandises à destination de la France pour une valeur de 2,12 milliards de dollars américains (1,75 milliards d'euros) en 2002 tandis que la valeur de ses importations a atteint 1,76 milliards de dollars américains (1,45 milliards d'euros). Les Français représentent le 4ème plus gros contingent de touristes visitant la Turquie chaque année. Parallèlement, l'extrême droite très anti-islamiste a fait d'importants progrès sur la scène politique française.

Le 3 avril 2008 date à laquelle la Septième Chambre  du Tribunal de première instance des Communautés  européennes a annulé la décision du Conseil de l’Europe qui a mis le PKK et le Congrès National du Kurdistan sur la liste des organisations terroristes sur la demande des USA. le Président de la République Nicolas  disait «  C’est la première  fois  que j’ai l’honneur de m’exprimer devant le Conseil atlantique. Je sais que les relations de la France avec le Conseil atlantique n’ont pas toujours été apaisées. Beaucoup disaient que la France préconisait pour les autres ce qu’elle n’appliquait pas elle-même. Je voudrais clarifier cela et prendre mes responsabilités. L’effort de défense de la France, ne baissera pas quelles que soient les difficultés budgétaires. Dans le monde d’aujourd’hui, baisser notre effort serait irresponsable.  L’Alliance atlantique, c’est notre alliance : la France est l’un de ses membres fondateurs et l’un de ses principaux contributeurs. Je voudrais remercier le Président Bush pour ce qu’il a dit. Nous avons besoin de l’OTAN et d’une défense européenne. Nous avons besoin des Etats-Unis et les Etats-Unis ont besoin d’allies forts. Cela ouvre la porte pour la France à une rénovation forte de ses relations avec l’OTAN.  Je ne le dis pas ici avant de le dire chez moi. J’ai affronte les débats [...][1]

              Il est vrai que « : la France est l’un de ses membres fondateurs et l’un de ses principaux contributeurs » ce n’est  pas pour rien que la France  envoie ses forces militaires  en Afghanistan. C’est le passé colonial de la France aussi  parmi les autres, elle assume sans doute  sa responsabilité  au sein de l’OTAN. Mais je pense qu’ il est impossible de croire qu’Afghanistan  et le Moyen ou Proche Orient  auront « une pelouse de la Maison –Blanche ». Car en 1983 le président américain avait déclaré qu’en 5 ans  les Etats Unis  avait fourni  aux formations anti-afghanes  un  aide de 218 millions de dollars. En juillet 1984 le Congrès  US a permis à la Maison Blanche d’affecter 50 autres  millions de dollars à ces fins. La vérité c’est que l’Afghanistan  est un enfer crée par la CIA et par le Pentagone à cause de la politique révisionniste  de l’URSS. C’est l’OTAN qui a pris la place de la CIA en Afghanistan .

 Dans son message[2]  Monsieur le Président de la République Nicolas Sarkozy à Monsieur H .  Karzai le Président a dit :

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte odieux commis par des fanatiques dont le seul but est de remettre en cause les progrès que courageusement, avec l'appui de la communauté internationale, votre pays et ses dirigeants s'emploient à accomplir sur le chemin de la stabilisation, de la reconstruction et de la démocratisation", a affirmé M. Sarkozy."Dans le prolongement des décisions que j'ai récemment prises pour renforcer le dispositif français d'appui aux forces afghanes (700 soldats supplémentaires: ndlr) dans leur combat contre le terrorisme et la barbarie, je tiens à vous assurer de l'engagement résolu et constant de la France à vos côtés, au service de la liberté et de la sécurité du peuple afghan", a encore déclaré le président français... »

  Mais qui pourra condamner les attaques militaires dont  la dignité des peuples d’Afghanistan   qui fait l’objet ?   La question qui se pose est de savoir  quelle sera l’avenir   du Kurdistan sous la présidence française  à la lumière de la décision d’annulation Tribunal de première instance des Communautés  européennes et  la finalité de rencontre de Pierre Lelouche  avec les autorités turques et puis quelles sont conclusions de la visite du Président de la Commission Mr José Manuel Barroso  en Turquie ?  Et quelle sera l’orientation des séances pendant le mois de mai 2008 au sein du Parlement Européen et comment l’Europe va  respecter  les décisions de ses propres  Tribunaux ? Dans les mois de l’avenir  envisagerons nous  d’une politique  néo- libérale de  impérialisme européen ou d’une autre phase  nouvelle de la démocratie Européenne ? Avec l’adhésion de Turquie  à l’UE  les forces  armées de l’OTAN participeront  ou  non à la guerre contre le peuple du Kurdistan ?

       Dans sa déclaration au sommet Franco Britanniques Monsieur le Président Nicolas  Sarkozy a déclaré que « Le Royaume-Uni et la France sont convenus que les deux pays doivent plus que jamais agir ensemble, au niveau bilatéral, dans le cadre de l’Union européenne et à l’échelle internationale pour contribuer à organiser la mondialisation. Car la mondialisation est la principale caractéristique de l’économie mondiale : elle a créé des possibilités nouvelles pour les entreprises et les citoyens, mais elle est aussi à l’origine de nouveaux défis économiques, sociaux, environnementaux et sécuritaires. Le Premier Ministre Brown et le Président Sarkozy sont convenus aujourd’hui que la France et le Royaume-Uni allaient intensifier leur coopération et leurs contacts et travailler ensemble dans le cadre d’un partenariat pionnier en mesure d’apporter une réponse mondiale aux grands défis internationaux. Ils ont décidé d’agir ensemble dans le cadre d’initiatives concernant les institutions internationales, la politique étrangère et de défense, le développement, les migrations, le changement climatique, l’énergie et la prospérité mondiale, notamment à travers des réponses concrètes. »[3]

           L’opinion publique mondiale sait que le Président Nicolas Sarkozy est contre l’accès de Turquie à l’Union Européenne  et  on peut être  d’accord  relativement avec lui sur cette politique, que  j’ai précisé dans ma lettre  ouverte[4] au Président des USA à Monsieur George W Bush  les taches  juridiques internationales  que l’ONU doivent assumer  en matière de l’application de la déclaration  de 1960  aux condition de la nation opprimée du Kurdistan y compris la question du génocide des Arméniens et la r ésolution de la question nationale et coloniale de l’Arménie Occidentale. La question qui se pose  est se savoir  sous la Présidence  Française  la question nationale et coloniale au Kurdistan Nord et en Arménie Occidentale sera-t-elle posée au sein de l’Union Européenne et quelle sera la réponse des USA  et la Turquie? Si non, c’est la politique de l’OTAN en Méditerranéenne « mare nostrum » sera mise en application et en contradiction avec le Projet du Prince  Albert de Monaco.

 Nous pensons qu’il y a  deux phases  de la réalité soit   les USA vont saisir le Conseil de Sécurité des Nations Unies  en tant que membre pour l’application de la Déclaration 1960 aux conditions coloniales du Kurdistan et les membre du Conseil de Sécurité vont adopter l’application de la déclaration  de l’ONU  pour une solution juridique internationale  à la question nationale et coloniale  au  Kurdistan par  conséquence la question nationale   sera relativement résolue ;soit  l’ONU  va garder la politique du statu quo classique  concernant la question nationale  l’ONU gardera encore dans le silence absolu, cette pratique signifiera  la négation du Droit International et l’ONU devient une organisation qui nie et n’applique pas  ses propres résolutions. C’est la raison pour laquelle dans un premier temps nous examinerons  le jugement rendu par la Cour Européenne  et l’appréciation  juridique internationale, dans  un deuxième temps nous  aborderons les perspectives européennes  de la Présidence Française dans une autre analyse  juridique internationale et la visite du délégué d’Elysée en Turquie ainsi que la visite de Monsieur Barroso et son discours au Parlement turc.

 Mais  quel était l’intérêt  des USA de mettre le PKK ou ETA sur la liste  des organisations  terroristes alors les organisateurs de l’attaque terroriste contre les USA était l’affaire des agents de la CIA et de  Monsieur BEN LADIN qui était  l’un des  Commissaires  de la Maison Blanche  dans la lutte contre le communisme, alors que le Mouvement de Libération Nationale ,du Kurdistan et du Pays Basque  n’ont  jamais ciblé les bases militaires des USA au Kurdistan Nord ni en Europe Occidentale  et que ces bases militaires  sont à la disposition de l’Armée impérialiste  turque soutenue par l’UE , l’OTAN et les USA y compris Israël. Mais  la défaite de l’Armée colonialiste et impérialiste turque en février 2008 face à la résistance armée du Kurdistan Nord est aussi la défaite des USA et de l’OTAN et Israël Certains milieux Kurdes qui sont dans les loges massoniques kurdo- Israélites Shimon Pérez en tête exaltent l’amitié historique kurdo-juive dans un sens de la  concurrence falsifiée. Parmi les autres, en premier lieu  Abdullah Ocalan qui s’est  réclamé frère du dictateur d’ Hafez El Essad et en 1995 a publié en son nom un article anti-sémite préparé par les services secrets  syriens[5] et  qui a laissé[6]  toutes  les richesses financières du PKK dans les banques syriennes  à l’Etat colonialiste de son frère Hafez El Essad qui persécutait le peuple du Kurdistan Sud Est. Il faut rappeler que c’est Hafez  qui a envoyé 3000 soldats syriens  à Saddam dans la lutte  contre les Kurdes au Kurdistan Sud et après son emprisonnement Mr Ocalan s’est converti cette fois  à l’idéologie officielle  fasciste et colonialiste de l’Etat impérialiste  turc il se présente comme  « nationaliste du kémalisme culturel ».[7] Alors que le Mustafa Kémal  d’origine juive était anti-sémite. Le 21 mars  lors de ses rencontres avec  ses avocats Ocalan a déclaré que, «  Hitler a été crée par l’idéologie des juifs »[8] Cette idéologie est imposée par les juifs  aux allemands selon lui.La référence d’ Ocalan   s’appuie sur les thèses anarchistes  de Bakounine de  Kropotkine et d’ Emmanuel Wallerstein  qui sont ses  écrivains d’origine  juive.. Au solde du kémalisme Abdullah Ocalan nie la fondation de l’Etat du Kurdistan et se présente hostile au judaïsme et à l’Etat Juif sans être de conscience qu’il pratique la même politique de l’Etat d’ Israël ; Car  c’est Israël, La Turquie, l’Iran la Syrie  et l’UE qui sont contre la fondation de l’Etat du Kurdistan au Moyen Orient. Pour Ocalan «  La fédération ou l’autonomie n’est pas  une solution »[9]  il dit «  mon programme initial  était illusoire . La Turquie est notre  patrie commune  je en veux pas  que la  patrie  unique soit divisée, mon but est d’aider à notre pays et renforcer notre Etat»[10]

D’abord quels sont les points communs entre Ocalan et les anarchistes  plus particulièrement ses rapports avec Bakounine   Kropotkine et  Emmanuel Wallerstein  et Bookchin ?  Ocalan a déclaré qu’il est contre la fondation de l’Etat du Kurdistan  et il est pour un Kurdistan libre qui  ne constitue pas un Etat . Il a dit au lieu de Marx je préfère Bakounine. Au fond,l 'idée centrale chez Bakounine est la liberté, le bien suprême que le révolutionnaire doit rechercher à tout prix. Pour lui, à la différence des penseurs des Lumières   et de la  Révolution française, la liberté n'est pas une affaire individuelle mais une question sociale. Ainsi, dans Dieu et l'État, il réfute  Jean Jacques Rousseau: le bon sauvage, qui aliène sa liberté à partir du moment où il vit en société, n'a jamais existé. Au contraire, c'est le fait social qui crée la liberté : "La liberté d'autrui, loin d'être une limite ou la négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. Je ne deviens libre vraiment que par la liberté d'autres, de sorte que plus nombreux sont les hommes libres qui m'entourent et plus profonde et plus large est leur liberté, et plus étendue, plus profonde et plus large devient ma liberté." La véritable liberté n'est pas possible sans l'égalité de fait (économique, politique et sociale). La liberté et l'égalité ne peuvent se trouver qu'en dehors de l'existence d'un Dieu extérieur au monde ou d'un État extérieur au peuple. L'État, le Capital et Dieu sont les obstacles à abattre. Bakounine  dit « «Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m'entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d'autrui, loin d'être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres, de sorte que, plus nombreux sont les hommes libres qui m'entourent, et plus étendue et plus large est leur liberté, plus étendue et plus profonde devient la mienne. C'est au contraire l'esclavage des autres qui pose une barrière à ma liberté, ou, ce qui revient au même, c'est leur bestialité qui est une négation de mon humanité parce que, encore une fois, je ne puis me dire libre vraiment que lorsque ma liberté, ou ce qui veut dire la même chose, lorsque ma dignité d'homme, mon droit humain, qui consiste à n'obéir à aucun homme et à ne déterminer mes actes que conformément à mes convictions propres, réfléchis par la conscience également libre de tous, me reviennent confirmée par l'assentiment de tout le monde. Ma liberté personnelle ainsi confirmée par la liberté de tous s'étend à l'infini... »L'hostilité de Bakounine (et bien sûr de l'ensemble des anarchistes envers l'Etat est définitive. Il ne croit pas qu'il soit possible de se servir de l'État pour mener à bien la révolution et abolir les classes sociales. L'État, y compris s'il s'agit d'un État ouvrier, y compris s'il s'agit du gouvernement des savants ou des "hommes de génie couronnés de vertu", comme il l'écrit au cours de sa polémique contre Mazzini, est un système de domination qui crée en permanence ses élites et ses privilèges. L’athéisme  de Bakounine trouve lui aussi sa base dans la recherche de la liberté pour l'humanité : "Dieu est, donc l'homme est esclave. L'homme est libre, donc il n'y a point de Dieu. Je défie qui que ce soit de sortir de ce cercle, et maintenant, choisissons." Un autre aspect important de la pensée de Bakounine concerne l'action révolutionnaire. A la différence des marxistes qui préconisent l'intervention d'une avant-garde (le Parti, par exemple) devant guider la masse populaire sur le chemin de la révolution, l'organisation bakouninienne, même si elle est secrète, se donne uniquement le droit de soutenir la révolte, de l'encourager, en favorisant l'auto organisation  à la base. Cette conception n'est pas très différente de celle défendue plus tard par les  anarcho syndicales au sein d'organisations de masse. Si les marxistes attribuent au prolétariat industriel le rôle de seule classe révolutionnaire, lui opposant une paysannerie par essence réactionnaire, Bakounine estime au contraire que seule l'union entre les mondes rural et industriel est riche de potentialités révolutionnaires, la révolte anti-étatique de la paysannerie trouvant sa complémentarité dans l'esprit de discipline des ouvriers.

         On se pose la question pourquoi Ocalan est hostile à Marx et pour quelle raison des femmes dans  la  guérilla et qui mènent  la lutte armée nie la fondation de l’Etat du Kurdistan alors le but initial de la lutte armée est de fonder l’Etat du Kurdistan libre et indépendant. Comment  Bese Simal   et les autres femmes du Kurdistan pourront être libre  dans la mesure où la révolution du Kurdistan ne détruit pas l’Etat colonialiste et impérialiste turc et les thèses  d’études philosophiques sur les  Sites d’HPG sont des thèses anti marxistes  et anti matérialistes et qui corroborant avec une vision anarchiste  dont les femmes Kurdes dans la guérilla nient l’orientation d’une dépendance esclavagiste qui est la source de la pensée d’Abdullah Ocalan.

          Contrairement à la pensée de ces Kurdes engagés à la vision anarchiste d’Ocalan  la pensée  de Karl Marx sur la liberté est nette et claire. Selon Marx « En fait, le royaume de la liberté commence seulement là où l'on cesse de travailler par nécessité et opportunité imposée de l'extérieur ; il se situe donc, par nature, au-delà de la sphère de production matérielle proprement dite. De même que l'homme primitif doit lutter contre la nature pour pourvoir à ses besoins, se maintenir en vie et se reproduire, l'homme civilisé est forcé, lui aussi, de le faire et de le faire quels que soient la structure de la société et le mode de la production. Avec son développement s'étend également le domaine de la nécessité naturelle, parce que les besoins augmentent ; mais en même temps s'élargissent les forces productives pour les satisfaire. En ce domaine, la seule liberté possible est que l'homme social, les producteurs associés règlent rationnellement leurs échanges avec la nature, qu'ils la contrôlent ensemble au lieu d'être dominés par sa puissance aveugle et qu'ils accomplissent ces échanges en dépensant le minimum de force et dans les conditions les plus dignes, les plus conformes à leur nature humaine. Mais cette activité constituera toujours le royaume de la nécessité. C'est au delà que commence le développement des forces humaines comme fin en soi, le véritable royaume de la liberté qui ne peut s'épanouir qu'en se fondant sur l'autre royaume, sur l'autre base, celle de la nécessité. »[11] Mais Ocalan est attaché à la pensée de Kropotkine qui proposait une vision alternative de la survie humaine et animale, dépassant les thèses de la « survie du plus apte » défendues à l'époque par quelques  darwinistes sociaux tels que Thomes Henry  Huxley aux  écrits de l'anarchiste  Murray Bookclin  sur l'écologie sociale et la sociobiologie. qui apporte une nouvelle vision politique et philosophique du rapport entre l'homme et l'environnement. Comme Bookclin Ocalan défend  l’idée du municipalisme libertaire.

           Le Journal Yeni Ozgur Politika qui a  publié  des articles l’économiste de l’université de Yale, Emmanuel Wallerstein,qui a été exalté par les militants du PKK comme une théorie de solution des questions politiques et économiques.  

Déplorant l’utilisation souvent erronée des concepts de mondialisation ou économie monde, l’économiste de l’université de Yale, Emmanuel Wallerstein, a entrepris depuis quelques années une étude approfondie du phénomène de mondialisation, afin de donner sa définition de économie monde Selon lui, nous vivons dans un système qui est celui du « capitalisme historique » reposant sur un besoin sans cesse croissant de modernité. Notre système monde est indissociable d’une évolution capitaliste, c’est pourquoi il qualifie l’économie actuelle d’ « économie monde capitaliste » : en effet, les trois éléments essentiels d’une telle économie sont réunis, à savoir : la division et l’organisation mondiale du travail, la polarisation des activités économiques au niveau étatique et global, et l’existence de relations économiques entre les structures politiques de base (les États). Partant de cette définition, Emmanuel Wallerstein distingue économie monde capitaliste, dans laquelle nous vivons, et un système monde ou empire monde possible qui reste à inventer. Son étude de ce qu’il nomme « la mondialisation capitaliste » repose sur trois points : il s’intéresse tout d’abord au cadre temporel de ce phénomène en distinguant des cycles dans l’évolution économique,. Parallèlement il étudie en détails les prémices et le développement historique de économie monde capitaliste afin d’en dégager des concepts fondamentaux. Enfin, il dresse un bilan plutôt pessimiste de la situation actuelle, critiquant fortement les thèses néo-classiques et libérales.   

Emmanuel Wallerstein  a suivi le chemin de Braudel qui impute la paternité de ce concept à The Modern World- System, premier d’une série de trois volumes publiés de 1976 à 1989 par Immanuel Wallerstein 7. S création au sein de l’université de Binghamton (État de New York) d’un Fernand- Braudel Center qui attirera maints chercheurs, plus souvent philosophes ou sociologues qu’économistes, historiens ou géographes, et qui brassera leurs compétences à grand renfort de colloques, séminaires et débats divers. Dans ce centre, dont l’activité ne s’est jamais démentie depuis vingt-cinq ans, aucun ouvrage analogue aux fresques braudéliennes ne verra le jour, mais nombreuses seront les publications, singulières ou collectives, qui déclineront de diverses façons le concept de système mondial et l’illustreront d’exemples variés. Comme en outre l’université du Colorado – où s’est constituée une solide équipe d’anthropologues et de civilisationnistes – adjoint ses efforts à ceux de Binghamton, notamment en publiant un intéressant Journal of World-Systems Research 8, le système mondial est devenu une référence majeure pour beaucoup de recherches américaines, d’où il déborde, par voie de symposiums et de revues, vers de multiples universités étrangères 9.Beaucoup de bon grain est à glaner dans ces travaux, producteurs également d’une abondante paille, mais à mon sens le concept de système mondial ne s’y est enrichi que de façon insuffisante, peut-être parce que Wallerstein l’a importé de la cuvée braudélienne sans le décanter de ses impuretés premières. En effet, la théorisation maintes fois rappelée par Wallerstein demeure fidèle au schéma braudélien – centre/périphérie/semi-périphérie – mais ne précise guère ce qui spécifie la semi-périphérie, ni ce qui détermine les ascensions vers le centre ou les chutes dans la périphérie, hormis quelques références à l’inégal développement du capitalisme et à ses crises cycliques. Certes, Wallerstein enrichit son schéma de considérations multiples et souvent stimulantes sur l’espace et le temps que le système mondial module, sur le quasi-monopole du centre en matière de sciences physiques, de technologies avancées et d’invention des sciences sociales, qui est opposé complètement  à la pensée  de Marx et Engels et cette pensée est soutenue par Abdullah Ocalan.. C’est une contradiction  fondamentale  de la politique des dirigeants du PKK. On se demande  pour quelles raisons  les Etats-Unis  qui ont mis sur la liste des organisations terroristes le PKK qui défend  complètement  le capitalisme américain pro kémaliste  et proaméricain ?

Contrairement  à la pensée anti-marxiste de Wallerstein  je pense que « l”unification dans une seule conception du développement “ du monde naturel” du monde historique et du monde spirituel” constitue le fondement de la pensée de Marx comme un tout composé du matérialisme dialectique, du matérialisme historique, de l’économie politique, de la doctrine scientifique de la société d’une part celle-ci a renversé la dialectique idéaliste de Hegel, d’autre part a développé une nouvelle conception de la classification des sciences. Ainsi, la philosophie pour Marx, ne peut se réaliser que par la suppression du prolétariat, le prolétariat ne peut être supprimé sans la réalisation de la philosophie. En triomphant, le prolétariat se supprime en même temps que son contraire, par l’avènement d’une société sans classe et proprement humaine. Pour certains”cette société est l’appropriation réelle de l’essence humaine par l’homme et pour l’homme, le retour de l’homme à lui-même à titre d’homme social- retour complet, conscient, et qui concerne toutes les richesses du développement antérieur.” pour les autres représente “ une utopie dans une structure anthropologique de l’imaginaire.Mais selon Marx cette société mettra fin à l’antagonisme entre l’homme et la nature, entre l’homme et l’homme, entre l’individu et l’espèce, entre l’existence et l’essence, entre objectivation et l’affirmation de soi, entre la liberté et la nécessité grâce à l’application de la science à la production dans le processus du développement scientifique et technologique comme base matérielle de la réalisation de l’unification des sciences. Cette nouvelle conception de la classification des sciences développée par Engels est une généralisation logique et le reflet du processus historique donné en quatre principes: Selon le principe du reflet des degrés de la nature,selon lequel la classification des sciences reflète le développement des formes du mouvement dans le cadre d’un phénomène local particulier qui consiste à la transformation successive des différentes formes d’énergie.Selon ,le principe du développement des formes du mouvement de leur substrat ; selon lequel la classification des sciences est analysée dans une série :premièrement, comme reflet des degrés successifs de l’histoire de la nature et deuxièmement comme histoire de la science de la nature logiquement généralisée et résumée c’est à dire comme le développement successif des sciences particulières. etc.

Ainsi nous avons étudié les formes de l’énergie, mécanique, cinétique, potentielle, électrique, du point de vue macroscopique et du point de vue microscopique, l’énergie calorique et biochimique et l’énergie nucléaire.

En étudiant le principe de Pauli qui limite d’électrons, nous avons interprété les spectres des atomes de valence utilisant le modèle vectoriel pour les atomes à deux électrons de valence qui se compose de quatre vecteurs de moment orbitaux, Ii, et 12 et de moment du Spin Si et S2.S i dans un champ magnétique faibleJous ces quatre vecteurs se combinent entre eux en donnant le vecteur du moment cinétique total de l’atome J, alors il est fort possible que à partir des éléments de la régularité des spectres atomiques de la classification périodique nous trouvons la structure fondamentale du schéma de la classification des sciences.

Ce processus s’universalise, la science devient une force transformatrice productive directe, influence non seulement les sciences de la nature, mais aussi les sciences sociales. Nous remplaçons à la place du vecteur résultant L les sciences de la nature, vecteur résultant S = les sciences sociales et à la place nombre quantique J = l’unité totale de la science

Pour constater une meilleure interaction de la science philosophique avec les sciences de la nature, les sciences sociales et techniques nous prendrons interactions fondamentales des particules élémentaires de la physique nucléaire qu’elle vise d’une part à l’intégration des connaissances scientifiques, à leur union générale, d’autre part, à la différenciation des connaissances scientifiques et techniques.

En prenant les sciences physiques, chimiques, biologiques comme base du développement de la diversification et de la différenciation des branches scientifiques de l’informatique, j’ai développé une approche concernant les sciences particulières reflétant les aspects de la matière qui se développent et en passent les uns et les autres, ainsi que les formes de son mouvement qui évoluent de façon contradictoires à travers le dédoublement ultérieur opposées. Car le caractère contradictoire du développement de la nature se manifeste dans le dédoublement de la nature en domaines des phénomènes qui sont liés à la fois aux éléments de la nature, à la l’essence de la structure de la nature et à la fois à la nature de l’homme, et de la société. Par conséquent, nous pouvons expliquer très clairement la corrélation de la physique et de la chimie et des sciences de transition entre elles reflète directement les rapports du mouvement des particules élémentaires aux noyaux atomiques et des atomes aux molécules: Le mouvement des particules élémentaires ( protons, neutrons, positrons, électrons deutons, hadrons,mésons, leptons etcs) qui forment des atomes est l’objet de la physique subatomique, de la physique nucléaire et de la physique des particules élémentaires, mais les molécules qui forment les corps est l’objet de la physique moléculaire ( super atomique). Par conséquent, l’ordre de disposition des sciences correspond à l’ordre de développement des formes discrètes de la matière elles-mêmes. Finalement, tout comme les atomes; les molécules constituent on objet à la fois pour la chimie et pour la physique. Pour la chimie elles ne sont que des systèmes complexes, le produit interaction des atomes; pour la physique (moléculaire), elles sont des « cellules» initiales ; c’est à partir d’elles que se forment les agrégats logiques déterminés. Par cette perspective épistémologique que nous répondons aux défenseurs de l’approche moniste métaphysique d’une science unique dans le domaine de l’informatique,ainsi que dans le domaine de la philosophie des sciences .Car l’élaboration des problèmes fondamentaux des sciences de la nature, étroitement liés au développement de la conception philosophique et les rapides progrès de toutes les branches de la recherche fondamentale et leur intégration de plus en plus poussée aux sciences naturelles fondamentales, aux sciences techniques et même aux sciences sociales, intégration qui permet d’accroître le rôle transformateur de la science dans la maîtrise des forces de la nature et de transformer la science en une force productive directe; et-le progrès des sciences sociales et le renforcement de leur lien organique avec les sciences naturelles. »[12]

La vérité c’est que les recherches  académiques effectuées par les chercheurs  turcs ou des universitaires en Turquie, même aux Etats-Unis,  ne portent pas du caractère scientifique  que représente l’idéologie officielle d’Etat, le kémalisme, sauf les travaux   scientifiques du  Dr Ismail Besikçi selon le sociologue  turc Dr Besikçi   « du point de vue des intérêts  de la recherche, les universités turques proclament leur appui aux « peuples opprimés »[13] alors que cela est très loin de la vérité. Cet aspect  de l’idéologie officielle est pris  pour argent comptant. Pourtant les choses ne sont pas simples. Mis à part  son côté scientifique,  le problème a aussi un côté éthique qui est le suivant : les réflexions critiques  sur le Kurdistan et la question des « peuples opprimés » sont passibles de poursuites. Il arrive  fréquemment que ceux qui s’occupent de ces questions–là soient envoyés en prison. Par contre, on accorde tout le soutien moral et financier nécessaire à ceux qui défendent l’idéologie officielle édifiée sur les mensonges. L’Etat se sert souvent des procès judiciaires pour étouffer et réprimer les pensées qui critiquent l’idéologie officielle. Les universités, les professeurs ; les écrivains et la presse ne manifestent  aucune  réaction. Le problème  n’est pas  discuté en Turquie du point de vue  de l’égalité  des droits. Ainsi,  même la politique  de l’Etat n’est pas critiquée. On laisse  toute possibilité de se développer à une forme  de pensée, c'est-à-dire à la défense de l’idéologie officielle. Loin de traiter sur pied d’égalité les défenseurs  de l’esprit scientifique, ont fait pressions sur eux et les incarcérés ».[14](1) En raison de ses recherches scientifiques, le Dr Besikci est  condamné  à vingt six  ans de peine de prison et il a purgé pendant dix-sept ans. La recherche scientifique du  Dr Besikçi  critiquait  l’idéologie officielle  en Turquie à savoir le kémalisme   tel qu’il exerce sa domination à travers les organes de l’Etat  qui est  une organisation spéciale d'un pouvoir  Militaire ; autrement dit, c'est l'organisation de la violence destinée  aux peuples opprimés et  à la destruction des minorités. Dans ce sens l’Etat Turc s’arme avec les capitaux de l’OYAK et se réarme avec frénésie pour faire la guerre au Kurdistan et au Moyen Orient avec ses alliées en utilisant les possibilités  militaires de l’OTAN pour procéder à un nouveau partage de la Mésopotamie. Le 10 mai 1980, de la prison  de Toptasi Dr Besikçi [15]écrivit  une lettre à Ecevit ; le dirigeant des sociaux démocrates turcs, qui se disait « progressiste » et « combattant de la liberté » alors sa politique par rapport au Kurdistan ne se distinguait pas  de celle de Demirel (Chef du parti de la Justice ; conservateur)  ou de Turkes (chef du parti fasciste. Il critiqua dans cette lettre le point de vue d’Ecevit ainsi que l’attitude et les conceptions racistes  de la social-démocratie turque.

 Face à la guerre au Kurdistan, la totalité des  universités de Turquie, des centres de recherches de Technologie, les Laboratoires  de l’Université  Technique du Moyen Orient (ODTU) et de l’Université Technique (ITU), du TUBITAK,  Les  Facultés des Sciences  Fondamentales et des Sciences  Sociales, des instituts de technologie et de l’histoire sont incorporés à la politique de l’armée. La presse turque, les médias sont  à la disposition de la politique du MGK (Conseil de Sécurité Nationale) A l’extérieur du pays ;  les recherches doctorales ,  présentées par les chercheurs turcs  réclament  l’attachement à l’Etat Major ; c’est le cas de Bozdemir , Mevlut, Michel(2-3) Unsaldi, Levent (4) Akagul Deniz(5),Vaner Semih, Kaleaðasý, Bahadýr (6),Kemal Karpat,(7), Ergun Ozbudun ,(8),Weiker Walter,(9) Metin Heper ;(10) Ahmet Evin,(11) y compris Ahmet Insel ; Artun Unsal,   qui  ont  des activités soit disant académiques, mais publicitaires  en faveur de l’armée turque, comme  instruments d’une guerre  psychologique  dont certains parmi eux , sont  bénéficiaires d’aide  de l’armée turque et de l’OTAN.

  La vérité c’est que ces recherches favorisent  les opérations  psychologiques en Turquie et aux Etats-Unis. « l’étude la plus complète sur les opérations psychologiques  et de celle du Ministère  américain de la  défense ;The Art and of Science of Psyhological Operations : Casse  Studies Of Militarys  Application( two volumes ; pamhlet no 525-71 ; Washington ;D.C/ Appril) » est une réalité. «  Cette étude présente  les principes ; doctrine, organisation qui gouvernent  l’action psychologique  aux Etats-Unis ; elle étudie en détail les relations avec les autorités civiles et d’autres  bureaux militaires (notamment les services  de renseignement et de relations publiques) ; analyse les conditions qui favorisent la réceptivité du message (théories de l’impact des communications de masse) ; enfin elle considère 

Quelques cas d’études (américains et étrangères) » (12). En Turquie, le Centre  des Recherches  Stratégiques  de l’Etat Major Turc  utilisent  les  activités des universités  sur le plan technologique  et militaire d’une part et   pour  la guerre  psychologique  au Kurdistan d’autre part. pour nier le génocide des Arméniens. Le SAREM, Centre d’Etudes et des Recherches Stratégiques auprès de l’Etat Major des Forces Arméees de Turquie regroupe et sunventionne 129 académiciens étrangers et 800  turcs. C’est une politique de la militarisation de la science au sein de l’OTAN.

Depuis l’apparition de la Turquie moderne il y a 85 ans, une formation néo-islamiste et colonialiste  obtient la majorité absolue au Parlement et  peut donc diriger seule le pays. En raison de la loi électorale actuelle (qui fixe à 10% le pourcentage de suffrages requis pour qu’un parti entre au Parlement), 45% des 31 millions d’électeurs ne seront pas représentés dans la future Grande Assemblée nationale de Turquie et  l’armée turque a intervenu à trois reprises par la force dans la vie civile qu’il n’ y avait pas  de «  menaces militaires directes » Ce problème constitue d’ailleurs l’une des raisons avancées par le leader du Parti de la justice et du développement, Recep Tayyip Erdogan, pour expliquer la nécessité de modifier la Constitution. Le Parti démocratique du peuple (DEHAP), formation pro-kurde, recueille ainsi 6.5% des suffrages au niveau national et ne sera donc pas représenté au Parlement alors qu’il a obtenu plus de 40% des voix dans les principales villes » au Kurdistan Nord qui n’a pas pu élis un député au Parlement, mais lors des Elections en Turquie du 22 juillet 2007

C'est sans surprise que l'AKP raffle la mise en emportant la majorité absolue des suffrages (46.66%) et obtient 341 sièges y compris 75 députés réactionnaires religieux  Kurdes comme alliance des Tribus d’Hamite auprès de l’assassin rouge Sultan Albul Hamide. Mr Gul qui afinancé Al Qaida est le président de l’Etata turc et Erdogan qui areçu chez lui  les Talibans est le premier Ministre et 75 députés sont des héritiers d’Idrissi Bitlisi qui a  massacré  avec  Yavuz Sultan Selim en 1514 700.000 Kotchgiriens et Dersimis. Ensuite arrive le parti de gauche nationaliste CHP puis enfin

le MHP, parti ultra nationaliste.En ce qui concerne le DTP qui avait présenté des candidats "indépendants" pour contourner la règle qui impose 10% au niveau national pour être représenté au parlement, il totalise 24 sièges.Selon  John Mason: « Une crise de légitimité touche globalement le pouvoir politique, liée à la tendance oligarchique d'un système marqué par des campagnes électorales impliquant de petites équipes d'experts, vendus au plus offrant, d'où des besoins financiers grandissants et finalement une faible participation. Comme l'opinion manifeste sa désaffection pour la plupart des institutions publiques à l'exception de l'armée, les élites politiques et militaires sont d'une extrême prudence pour son implication à l’extérieur. » (20) JNotes -6)

Le rapport présenté en octobre 2004  à l’Assemblée Nationale  par le député  Guy Lengagne  accentue sur  la fonctionnalité  d’intervention militaire.

« La Turquie est une démocratie qui a subi trois coups État militaires en 1960, 1970 et 1980, une guerre civile de quinze ans contre des organisations kurdes faisant 35.000 morts, une instabilité gouvernementale chronique reflétant l'insatisfaction des électeurs les conduisant à essayer toutes les combinaisons possibles de coalition et à en changer à chaque élection, une crise financière de première ampleur largement provoquée par une manipulation du système bancaire par certains milieux corrompus, enfin un renversement des rôles dans lequel un gouvernement islamique modéré devenait le porteur de valeurs de la modernité et de la démocratie européennes à la place d'un pouvoir kémaliste qui en avait été le dépositaire historique tout au long du XXème siècle.» (22) Autrement  dit« la Turquie est en effet le seul pays avec lequel l'Union européenne a réalisé une union douanière. Par ailleurs, les chefs d’État et de gouvernement de l'Union européenne n'ont jamais contesté la légitimité de sa démarche lors des différentes étapes de l'examen des deux candidatures déposées successivement par ce pays, et n'ont émis que des objections tenant au respect de conditions applicables à tout État européen candidat.» selon le rapport.  Le rapport des  députés  français  est une falsification de la réalité qui coïncide avec la visite de Mr Barroso et Mr Lelouche.

 La  deuxième la campagne pro sioniste entamée par  la Site d’Internet Zarathoustra News  dans  une  concurrence  avec les  dirigeants turcs. Yasar Buyukkanit  chef de l’Etat Major  d’origine juive  qui a signé des traités de cooppération  militaires et technologique à longue terme représentent  l’hégémonie impérialiste turco –israélienne sur le marché du Kurdistan ; Face à cette politique impérialiste     l’approche subjective  basée sur les déclarations  non fondées  ne peuvent pas changer  les rapports des forces  au Moyen et au Proche Orient. Les activités  des loges massoniques Kurdo- juives   Monsieur Shimon Pérez en tête avec son colloborateur  domicilié à Prague  ne peuvent pas passer  les fleuves  Tigre et de l’Euphrate. C’est Israël qui fourni en Turquie des AWACS  et a  envoyé  les F16  avec l’aide de la CIA pour bombarder  la résistance armée du Kurdistan .  L’achat  des terres du Kurdistan et la vente  d’armes sur marché du Kurdistan nous fait réfléchir profondément sur la tragédie des pauvres palestiniens qui sont au même niveau que les juifs massacrés par le nazis et que le terrorisme islamiste d’Hamas  n’est pas d’autre chose  que des fausses prières de l’enfer d’un paradis perdu dans la Mosquée de Jérusalem.  L’histoire juive  est renversée par l’inconscient pathologique   de la chiropratique sociale  des dirigeants  Israélites  ouvrant un trou noir  au dessous de la Mer Morte. Nous n’avons pas de confiance  ni aux Etats Arabes qui occupent les terres du Kurdistan, ni aux perses et ni aux turcs , ni  à l’Etat Israël ---- et ni aux américains ni aux anglais et aux pays européennes. Sans considérer que en 1700 Thomas Hyde[16]  a attaqué au Zoroastrisme  et qu’il a avancé que le Prophète Zoroastre  est d’origine juive Ces deux tendances seront l’objet d’une autre recherche.

 

I.                   L’analyse du jugement  de la  Septième Chambre  du Tribunal de première instance des Communautés  européennes

 

 Dans l’affaire  T-229-/02 concernant le PKK et le CNK[17]  les juges européens ont annulé  le 03-04-2008  la décision de l'UE, datant de 2002, d'inscrire le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) sur sa liste d'organisations terroristes. La décision annulée par le tribunal de première instance de la Cour européenne de justice avait été prise lorsque la liste terroriste de l'Union européenne a été mise au point pour la première fois dans la foulée des attentats de 2001.

          La liste a été plusieurs fois actualisée depuis en vertu de nouvelles décisions européennes, ce qui explique que l'arrêt de jeudi n'entraîne aucune modification, a expliqué un porte-parole européen. "La décision de la Cour se réfère à une décision ancienne (de l'UE), qui a déjà été remplacée par d'autres", a-t-il indiqué.


           Les juges de Luxembourg ont estimé que l'UE n'avait pas assez justifié sa décision en 2002, suivant ainsi le raisonnement qu'ils avaient tenu en décembre 2006 pour annuler l'inscription sur la liste d'un autre mouvement, l'organisation d'opposition iranienne   décision là aussi sans conséquence pratique. La question qui se pose    est de savoir quelle est la valeur juridique de cette décision ? Est-ce  cette décision influencera le processus pour une solution  politique à la question nationale et coloniale du Kurdistan  dans la mesure où le professeur  Ismet Cherif Vanly  dans son recours introduit le 31 juillet 2002 en tant que président du Congrès National  du Kurdistan ?

 

          Il me semble que le recours introduit par le Prof Vanly a une portée juridique internationale basée sur les fondements du Droit International. Prof. Val a déclaré «  nulle et de nul effet la décision du 2 mai 2002 du Conseil n( 2002/334/CE et la décision connexe du 17 juin 2002 en ce qui concerne son interdiction du PKK; (subsidiairement, déclarer illégal le règlement n( 2508/2001 dans la mesure où il s'applique aux parties requérantes »[18] Prof Valny a  formé son recours «  en vue de l'annulation partielle de la décision n( 2002/334/CE et de la décision 2002/460/CE, qui lui a succédé, aux termes desquelles le PKK figure sur la liste des organisations terroristes établie par l'UE. Ces décisions ont été arrêtées conformément au règlement n(2580/2001.

 

 À l'appui de ses conclusions Professeur  Vanly  a insisté sur « l'obligation d'appliquer les critères aux éléments de fait exacts et/ou de tenir compte du droit des conflits armés le cas échéant. Les parties requérantes déclarent à ce sujet que le Conseil a arrêté une interdiction frappant une organisation non existante (récemment dissoute), organisation, qui, par définition, était dans l'impossibilité de se livrer actuellement ou à l'avenir au terrorisme. Subsidiairement, si, ce qui est contesté, le PKK est censé continuer à exister en tant qu'organisation, le Conseil a failli complètement à son obligation de respecter la condition suivant laquelle toute organisation présumée à examiner au titre du règlement doit se livrer actuellement à des activités terroristes. En fait, depuis juillet 1999, le PKK a renoncé à exiger l'indépendance du Kurdistan et se borne à demander la reconnaissance du Kurdistan, en recourant à des moyens pacifiques et politiques.

-Violation du droit internationalement reconnu à l'autodétermination, des droits culturels, civils et politiques.

-Violation des droits fondamentaux d'expression et d'association.

-Violation d'autres principes de droit communautaire, tels que la proportionnalité, la sécurité, l'égalité et le droit à un procès équitable.

 

-Abus de pouvoir en ce sens que l'inscription par le Conseil du PKK sur la liste en cause est imputable à la pression politique exercée par la Turquie et n'est pas le résultat d'une application tant soit peu sérieuse des critères susvisés aux éléments de fait. »[19]

 

           Du point de  vue de la jurisprudence,  la procédure entamée  à l’encontre  du Conseil de  l’Union européenne recours en annulation  prévoyait  des mesures restrictives spécifiques à l’encontre de certaines personnes   physiques ou morales — Actes les concernant directement et individuellement  et appréciation  en vertu de l’article  (Art. 230, al. 4, CE) et la procédure entamée sur ce sujet

          a)  Procédure — Recevabilité des recours — Appréciation par référence à la situation au moment du dépôt de la requête — Absence d’incidence d’une décision remplaçant en cours d’instance la décision attaquée

            S’agissant de groupes ou entités auxquels s’appliquent des mesures restrictives dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les règles gouvernant la recevabilité d’un recours en annulation doivent être appréhendées selon les circonstances de l’espèce. En effet, il peut arriver que ceux-ci ne disposent pas d’existence légale, ou qu’ils n’étaient pas en mesure de respecter les règles juridiques habituellement applicables aux personnes morales. Dès lors, un formalisme excessif reviendrait à nier dans certains cas toute possibilité d’agir en annulation alors même que ces groupes et entités ont fait l’objet de mesures restrictives communautaires.

 Dans l’ordonnance en date du 15 février 2005 la Cour  a rejeté le recours par les moyens suivants ;

« Il ressort du dossier que le Kurdistan Workers’ Party (Parti des travailleurs du Kurdistan) (PKK) est apparu en 1978 et a engagé une lutte armée contre le gouvernement turc afin de faire reconnaître le droit des Kurdes à l’autodétermination. Selon le témoignage écrit de M. O. Ocalan, le PKK aurait déclaré un cessez-le-feu unilatéral, sous réserve du droit à l’autodéfense en juillet 1999. Selon le même témoignage, en avril 2002, afin de refléter cette réorientation, le congrès du PKK aurait décidé que « toutes les activités exercées sous le nom de ‘PKK’ cesseraient au 4 avril 2002 et toutes les activités menées au nom du PKK seraient considérées comme illégitimes » (annexe 2 de la requête, point 16). Un nouveau groupement, le Kongreya AzadÓ š Demokrasiya Kurdistan (Congrès pour la démocratie et la liberté du Kurdistan – KADEK), a été constitué afin d’atteindre démocratiquement des objectifs politiques au nom de la minorité kurde. M. A. Ocalan a été nommé président du KADEK.

Le Kurdistan National Congress (Congrès national du Kurdistan) (KNK) est une fédération regroupant une trentaine d’organisations. Le KNK a pour objectif de « renforcer l’unité et la coopération des Kurdes dans toutes les parties du Kurdistan et de soutenir leur combat à la lumière des intérêts supérieurs de la nation kurde » (article 7, paragraphe A, de la charte constitutive du KNK). Selon le témoignage écrit de M. S. Vanly, président du KNK, le dirigeant honoraire du PKK a été de ceux qui ont favorisé la création du KNK. Le PKK était membre du KNK et les membres individuels du PKK finançaient partiellement le KNK.

Le 27 décembre 2001, considérant qu’une action de la Communauté était nécessaire afin de mettre en œuvre la résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité des Nations unies, le Conseil a adopté la position commune 2001/930/PESC relative à la lutte contre le terrorisme (JO L 344, p. 90) et la position commune 2001/931/PESC relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme (JO L 344, p. 93).

Aux termes de l’article 2 de la position commune 2001/931 :   La Communauté européenne, agissant dans les limites des pouvoirs que lui confère le traité instituant la Communauté européenne, ordonne le gel des fonds et des autres avoirs financiers ou ressources économiques des personnes, groupes et entités dont la liste figure à l’annexe. »

Le 27 décembre 2001, le Conseil a adopté le règlement (CE) n° 2580/2001 concernant l’adoption de mesures restrictives spécifiques à l’encontre de certaines personnes et entités dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (JO L 344, p. 70).

Selon l’article 2 du règlement n° 2580/2001 :

«         À l’exception des dérogations autorisées dans le cadre des articles 5 et 6 :

a) tous les fonds détenus par, en possession de ou appartenant à une personne physique ou morale, un groupe ou une entité inclus dans la liste visée au paragraphe 3 [doivent être gelés] ;

b) les fonds, autres avoirs financiers et ressources économiques ne doivent pas être mis, directement ou indirectement, à la disposition ni utilisés au bénéfice des personnes physiques ou morales, des groupes ou des entités inclus dans la liste visée au paragraphe 3.  A l’exception des dérogations autorisées dans le cadre des articles 5 et 6, il est interdit de fournir des services financiers aux personnes physiques ou morales, groupes ou entités inclus dans la liste visée au paragraphe 3 ou au bénéfice de ces personnes, groupes ou entités. Le Conseil, statuant à l’unanimité, établit, révise et modifie la liste de personnes, de groupes et d’entités auxquels le présent règlement s’applique, conformément aux dispositions de l’article 1er, paragraphes 4, 5 et 6, de la position commune 2001/931/PESC. Cette liste mentionne :

i)

Les personnes physiques commettant ou tentant de commettre un acte de terrorisme, participant à un tel acte ou facilitant sa réalisation ;

ii)

Les personnes morales, groupes ou entités commettant ou tentant de commettre un acte de terrorisme, participant à un tel acte ou facilitant sa réalisation ;

ici)

les personnes morales, groupes ou entités détenus ou contrôlés par une ou plusieurs personnes physiques ou morales, groupes ou entités visés aux points i) et ii) ou

iv)

Les personnes physiques ou morales, groupes ou entités agissant pour le compte ou sous les ordres d’une ou de plusieurs personnes physiques ou morales, groupes ou entités visés aux points i) et ii). »

 

Le 2 mai 2002, le Conseil a adopté la décision 2002/334/CE mettant en œuvre l’article 2, paragraphe 3, du règlement n° 2580/2001 et abrogeant la décision 2001/927/CE (JO L 116, p. 33). Cette décision a inclus le PKK dans la liste prévue à l’article 2, paragraphe 3, du règlement n° 2580/2001 (ci-après la « liste litigieuse »).

 

Par requête enregistrée sous le numéro T‑206/02, le KNK a introduit un recours en annulation à l’encontre de la décision 2002/334.

 

Le 17 juin 2002, le Conseil a adopté la décision 2002/460/CE mettant en œuvre l’article 2, paragraphe 3, du règlement n° 2580/2001 et abrogeant la décision 2002/334 (JO L 160, p. 26). Le nom du PKK a été maintenu sur la liste litigieuse. Cette liste a ensuite été régulièrement mise à jour par décisions du Conseil.


Procédure et conclusions des parties

 

Par requête déposée au greffe du Tribunal le 31 juillet 2002, le KNK, représenté par M. S. Vanly, et le PKK, représenté par M. O. Ocalan, ont introduit le présent recours en annulation à l’encontre des décisions 2002/334 et 2002/460 (ci-après les « décisions litigieuses »).

 

Par ordonnance du 17 juin 2003, le Royaume-Uni et la Commission ont été admis à intervenir au soutien du Conseil.

 

Par acte séparé, le Conseil a soulevé une exception d’irrecevabilité dans la présente affaire en vertu de l’article 114, paragraphe 1, du règlement de procédure du Tribunal. Les requérants et la Commission ont déposé leurs observations sur ces exceptions dans les délais impartis. Le Royaume-Uni a renoncé à déposer de telles observations.

 

Le Conseil, soutenu par la Commission, conclut à ce qu’il plaise au Tribunal : déclarer le recours irrecevable ;

Condamner les requérants aux dépens.

Les requérants concluent à ce qu’il plaise au Tribunal :

Joindre les exceptions au fond ;

Déclarer les recours recevables ;

Annuler les décisions litigieuses et, à titre subsidiaire, déclarer illégal le règlement n° 2580/2001 ;

Condamner le Conseil aux dépens.


Sur la recevabilité

Arguments des parties

 

Le Conseil souligne à titre liminaire que le recours est introduit au nom du PKK et du KNK. Rien n’indiquerait que MM. O. Ocalan et S. Vanly interviennent à titre personnel.

 

Le Conseil et la Commission soutiennent que le recours est tardif dans la mesure où il porte sur la décision 2002/334.

Le Conseil estime que le PKK n’a pas la capacité à agir dès lors que ce requérant déclare lui-même ne plus exister. Le Conseil précise que cette observation est sans préjudice des conséquences que chaque État membre peut tirer de la dissolution apparente du PKK. La Commission estime que les preuves sont insuffisantes pour conclure que M. O. Ocalan peut légalement représenter le PKK.

S’agissant du KNK, le Conseil soulève une exception de litispendance en raison de l’identité des parties, de l’objet et des moyens invoqués dans les recours dans les affaires T‑206/02 et T‑229/02. La décision 2002/460 ne ferait qu’actualiser la liste litigieuse. La Commission avance que les requérants n’ont fourni aucune preuve de l’existence d’un facteur nouveau, ou d’un réexamen de leur cas, qui empêcherait que la décision 2002/460 soit considérée comme confirmative de la décision antérieure. Le Conseil estime que, si la bonne procédure consistait, pour les requérants, à étendre ou à adapter leur demande initiale de manière à couvrir le nouvel acte (arrêt de la Cour du 3 mars 1982, Alpha Steel/Commission, 14/81, Rec. p. 749, point 8), cette adaptation serait purement formelle en ce qu’elle consisterait simplement à remplacer la mention de la décision précédente par la décision subséquente. Le Conseil signale que le règlement n° 2580/2001 n’est attaqué que par voie incidente et que cette voie de recours ne saurait conduire à l’annulation dudit règlement.

 

À titre subsidiaire, le Conseil, soutenu par la Commission, prétend que le KNK n’est pas directement et individuellement concerné. Le Conseil rappelle que le KNK ne figure pas sur la liste litigieuse. L’argument du KNK selon lequel l’inscription du PKK porte atteinte à son efficacité et à sa crédibilité politiques est beaucoup trop vague et hypothétique. L’interdiction de mettre des fonds à la disposition des entités inscrites sur la liste litigieuse aurait une portée générale. Le fait que le KNK ait pu être à même, en raison de ses liens étroits avec le PKK, d’enfreindre cette interdiction ne saurait l’individualiser à suffisance de droit. Enfin, le KNK ne saurait se prévaloir de la défense des intérêts collectifs de ses membres, puisque son objectif est beaucoup trop général. Les requérants formulent, à titre liminaire, quatre observations. Premièrement, ils soulignent la grande portée juridique des décisions litigieuses qui ont pour effet d’interdire un parti politique et de limiter sérieusement l’action politique du KNK. Deuxièmement, du fait de l’impossibilité d’employer la procédure du renvoi préjudiciel, le présent recours en annulation serait la seule voie de droit ouverte aux requérants. Troisièmement, les conditions prévues par le traité CE en ce qui concerne la qualité pour agir devraient être interprétées à la lumière des droits fondamentaux et, plus particulièrement, du principe de protection juridictionnelle effective (arrêt de la Cour du 25 juillet 2002, Unión de Pequeños Agricultores/Conseil, C‑50/00 P, Rec. p. I‑6677, points 38, 39 et 44). Quatrièmement, il devrait être évident que les requérants ont formé ce recours en qualité de représentants de deux partis politiques. Étant donné que les droits et intérêts concernés sont non seulement ceux des requérants, mais également ceux de leurs membres, il conviendrait de ne pas faire preuve de formalisme excessif.

 

Les requérants soutiennent que leur recours a été déposé le 24 juillet 2002. Dès qu’ils ont été informés du fait que le Tribunal n’avait pas reçu l’original de la requête, malgré leur conviction à cet égard, ils ont immédiatement pris les dispositions nécessaires afin de remédier à cette situation. En tout état de cause, les délais auraient été respectés en ce qui concerne la décision 2002/460. Cette décision constitue une décision séparée, résultant d’un réexamen du bien-fondé de l’inscription du PKK sur la liste litigieuse.

 

S’agissant de la capacité à agir du PKK, les requérants estiment que l’argument du Conseil relatif à l’existence du PKK engage le fond du débat relatif à son inscription sur la liste litigieuse. Il est probable que le Conseil soutienne que le PKK existe encore lors du débat au fond pour justifier de son inscription sur la liste litigieuse alors qu’il invoque la dissolution de ce dernier au stade de la recevabilité.

 

Le PKK serait recevable à agir en annulation puisque, premièrement, aucune contestation n’a été formulée à l’encontre de la qualité pour agir de M. O. Ocalan, personne physique, quoiqu’il agisse dans une capacité de représentation. Deuxièmement, la circonstance qu’il a été décidé, en 2002, de cesser toutes les activités exercées au nom du PKK et de fonder une nouvelle organisation n’aurait aucune incidence en droit communautaire sur la continuité de la capacité à agir du PKK. En effet, le PKK serait dans la même situation qu’une société commerciale en liquidation (arrêt de la Cour du 11 octobre 2001, Commission/Oder-Plan Architektur e.a., C‑77/99, Rec. p. I‑7355). De plus, le Conseil aurait manifestement considéré que le PKK avait la capacité suffisante pour l’interdire. L’équité et la logique imposeraient, dans ces circonstances, que le PKK soit en mesure de contester les décisions litigieuses.

 

S’agissant du KNK, les requérants estiment que ce dernier est directement et individuellement concerné par les décisions litigieuses. Le PKK était la principale des organisations faisant partie du KNK et les deux partagent la même finalité et les mêmes objectifs politiques. L’interdiction totale du PKK exerce des « effets démoralisants » sur la capacité du KNK à poursuivre cette finalité et ces objectifs, alors que ce dernier est la seule entité susceptible de les poursuivre. Le KNK est, de plus, placé dans une situation d’incertitude tant en ce qui concerne ses membres que lui-même. La crainte de voir ses actifs gelés ou d’être accusé d’aider ou d’apporter des fonds à une organisation interdite a pour effet de restreindre fortement ses activités. Ces craintes seraient particulièrement sérieuses en ce qui concerne le KADEK, qui est un membre potentiel du KNK. Le KNK agirait donc tant pour son compte que pour celui de ses membres et de ses membres potentiels qui sont eux-mêmes directement et individuellement concernés par les décisions litigieuses.

 

Selon les requérants, les règles relatives au locus standi devant le Tribunal visent à s’assurer que les parties ne présentant pas de liens réels avec un acte des institutions ne puissent l’attaquer. Or, il ressort manifestement du litige que tel n’est pas le cas en l’espèce. De plus, les décisions litigieuses engendreraient des effets à l’égard des requérants de façon automatique, sans intervention des États membres. Le KNK serait individualisé d’une manière unique en raison du lien historique l’unissant au PKK. Enfin, si le PKK ne devait pas être considéré comme étant recevable à agir, le KNK serait le seul en mesure d’attaquer les décisions litigieuses.

 

Appréciation du Tribunal

 

En vertu de l’article 114, paragraphe 1, du règlement de procédure, si une partie le demande, le Tribunal peut statuer sur l’irrecevabilité sans engager le débat au fond. Conformément au paragraphe 3 du même article, la suite de la procédure est orale, sauf décision contraire du Tribunal. Le Tribunal estime, en l’espèce, être suffisamment éclairé par les pièces du dossier et qu’il n’y a pas lieu d’ouvrir la procédure orale. En particulier, le Tribunal est en mesure de statuer sur la présente exception d’irrecevabilité sans joindre celle-ci au fond.

 

Il y a lieu, tout d’abord, de constater que le PKK doit être considéré comme étant directement et individuellement concerné par les décisions litigieuses, dès lors qu’il y figure nommément.

 

Il convient, ensuite, de préciser que les règles gouvernant la recevabilité d’un recours en annulation s’agissant d’une personne figurant sur la liste litigieuse – à savoir la liste des personnes, groupes et entités auxquels s’appliquent des mesures restrictives dans le cadre de la lutte contre le terrorisme – doivent être appréhendées selon les circonstances de l’espèce. En effet, s’agissant en particulier de ces groupes ou entités, il peut arriver que ceux-ci ne disposent pas d’existence légale, ou qu’ils n’étaient pas en mesure de respecter les règles juridiques habituellement applicables aux personnes morales. Dès lors, un formalisme excessif reviendrait à nier dans certains cas toute possibilité d’agir en annulation alors même que ces groupes et entités ont fait l’objet de mesures restrictives communautaires.

Il y a lieu, enfin, de constater que les décisions litigieuses ont été abrogées depuis la date de l’introduction du présent recours et remplacées, à de nombreuses reprises, par de nouvelles décisions. Selon une jurisprudence constante, le principe de bonne administration de la justice veut que le requérant, confronté au remplacement de l’acte attaqué en cours d’instance par un acte ayant le même objet, ne soit pas appelé à introduire un nouveau recours mais puisse étendre ou adapter sa demande initiale de manière à couvrir le nouvel acte (arrêt Alpha Steel/Commission, point 18 supra, point 8, et arrêt de la Cour du 10 avril 2003, Hendrickx/Cedefop, C‑217/01 P, Rec. p. I‑3701).

 

Toutefois, selon une jurisprudence constante, la recevabilité d’un recours s’apprécie au moment de son introduction (arrêt de la Cour du 27 novembre 1984, Bensider e.a./Commission, 50/84, Rec. p. 3991, point 8, et ordonnance du président du Tribunal du 8 octobre 2001, Stauner e.a./Parlement et Commission, T‑236/00 R II, Rec. p. II­‑2943, point 49). Dès lors, même en cas d’adaptation des conclusions des requérants à la survenance de nouveaux actes durant l’instance, les conditions de recevabilité du recours, hormis celle concernant la persistance d’un intérêt à agir, ne sauraient être affectées par une telle adaptation. S’agissant de la recevabilité de leur recours, il n’y a dès lors pas lieu d’offrir aux requérants la possibilité d’adapter leurs conclusions au vu de l’adoption de nouvelles décisions abrogeant les décisions litigieuses.

 

Il convient d’examiner la recevabilité du présent recours en fonction des différents requérants ayant introduit celui-ci.

 

Sur le PKK

 

Conformément aux principes dégagés au point 28 ci-dessus, M. O. Ocalan, personne physique, est en droit de démontrer, par tout moyen de preuve, qu’il agit valablement au nom de la personne morale, le PKK, dont il prétend être le représentant. Toutefois, ces preuves doivent, à tout le moins, démontrer que le PKK avait réellement l’intention d’introduire le présent recours et qu’il n’a pas été instrumentalisé par un tiers, fût-il, le cas échéant, l’un de ses membres.

 

Il convient, également, de préciser qu’il n’appartient pas au Tribunal, dans le cadre du présent examen de la recevabilité du recours, de se prononcer sur la réalité de l’existence du PKK. La question posée dans le cadre de cet examen est strictement limitée à celle de savoir si M. O. Ocalan a la capacité d’introduire un recours pour le compte du PKK.

 

En premier lieu, il doit être noté que le recours est formellement introduit par M. O. Ocalan, pour le compte (« on behalf ») du PKK.

 

En deuxième lieu, force est de constater que les requérants affirment fortement que le PKK a été dissous en avril 2002. Qui plus est, selon le témoignage de M. O. Ocalan fourni en annexe de la requête, le congrès du PKK ayant prononcé sa dissolution aurait adopté dans le même temps la déclaration selon laquelle « toutes les activités menées au nom du PKK seraient [désormais] considérées comme illégitimes ».

 

En troisième lieu, il convient de constater que, à aucun moment dans les écrits des requérants, il n’est fait mention de M. O. Ocalan autrement qu’en tant que représentant du PKK. En particulier, il n’est jamais prétendu qu’il pourrait avoir un intérêt individuel quelconque à l’annulation des décisions litigieuses.

 

Loin de démontrer la capacité juridique de M. O. Ocalan à représenter le PKK, les requérants affirment au contraire que ce dernier n’existe plus. Or, il est impossible d’admettre qu’une personne morale disparue, à la supposer comme telle, puisse valablement désigner un représentant.

 

L’impossibilité d’admettre que M. O. Ocalan représente valablement le PKK est encore renforcée par son propre témoignage selon lequel toute action au nom du PKK serait illégitime après avril 2002. À suivre ce témoignage, l’action que prétend mener M. O. Ocalan au nom du PKK aurait été déclarée illégitime par son mandant lui-même.

 

Dès lors, les requérants placent le Tribunal devant la situation paradoxale dans laquelle la personne physique censée représenter une personne morale est non seulement dans l’incapacité de démontrer qu’il la représente valablement, mais, de plus, expose les raisons pour lesquelles elle ne peut pas la représenter.

 

Quant à l’argument des requérants fondé sur l’inexistence d’autres voies de recours, il ne saurait conduire à admettre le recours de toute personne ayant la volonté de défendre les intérêts d’un tiers.

 

Force est donc pour le Tribunal de constater que M. O. Ocalan a, de son propre chef, introduit un recours pour le compte du PKK. Partant, le recours formé par M. O. Ocalan pour le compte du PKK est irrecevable.

 

Il en résulte qu’il n’est pas besoin de se prononcer sur d’autres fins de non‑recevoir, telles que le caractère tardif du recours en ce qui concerne la décision 2002/334.

 

Sur le KNK

 

Il y a lieu de constater, au préalable, que le KNK a déjà attaqué la décision 2002/334 dans son rec