Sevê Evîn Çîçek

Fribourg   le 25-02-2008

 

La 52e session de la Commission de la condition de la femme

à  L’ONU

ET

La délégation de femmes du Kurdistan

 

          Je viens de recevoir  d’une lettre de Soraya Fallah, Membre du Centre de PEN KURDE  concernant  sa participation à  « La 52e session de la Commission de la condition de la femme se tiendra au siège des Nations Unies à New York du 25 février au 7 mars 2008 thème de la Commission est le financement de l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes.  Les représentants des États Membres réunir au Siège de l'ONU à New York pour évaluer les progrès dans l'égalité des sexes, de recenser les difficultés, établir des normes mondiales et d'élaborer des politiques visant à promouvoir l'égalité des sexes et le progrès des femmes dans le monde. Avec l'aide de KAES »[1] Soraya  fait partie de l'UNAUSA de la  délégation de  Californie et de la communauté des  femmes Kurdes. »[2]

 

       Tout d’abord je félicite Soraya Fallah  et la délégation des Femmes Kurdes  à l’ONU  en raison de leurs  participations  aux activités de la  Commission de la Condition  de la Femme et je souhaite  qu’elles parlent  de la tragédie des  femmes  au Kurdistan dans les conditions actuelles, au moment où  les forces armées turques ont détruit cinq ponts au Kurdistan Sud et depuis deux mois les bombardements  de l’aviation turque ont forcé  à la déportation de notre peuple  et  les forces colonialistes  turques ont perpétré un génocide à Sangal qu’une décision de  condamnation des Etats  colonialistes, Turquie, l’Iran et la Syrie soit prise par la Commission de l’ONU à l’encontre des forces  colonialistes devant  l’opinion publique mondiale et que les USA demandent le retrait immédiat  des forces occupantes turques. Comme   il a été précisé par Monsieur  Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, « Aujourd’hui, nous sommes réunis afin de lancer une campagne mondiale pour l’élimination de la violence contre les femmes. Je compte sur vous tous, qui défendez cette cause au niveau des États, dans la société civile ou à l’ONU, pour diffuser notre message partout dans le monde.


La violence contre les femmes appelle une action immédiate. Un regard sur les statistiques suffit pour s’en convaincre: la probabilité est qu’une femme sur trois sera battue, forcée d’avoir des rapports sexuels ou maltraitée d’une façon ou d’une autre au cours de sa vie. À cause de la sélection prénatale, d’innombrables filles n’ont même pas le droit de venir au monde. Aucun pays, aucune culture, aucune femme, jeune ou vieille, n’est à l’abri de ce fléau. Et bien trop souvent, le crime reste impuni, l’auteur n’est pas inquiété.

Les guerres ont toujours été effroyables, mais à présent les femmes et les filles sont visées en tant que telles dans les zones de conflit. Les armes d’aujourd’hui comprennent le viol, la violence sexuelle et l’enlèvement d’enfants, qui sont enrôlés comme soldats ou réduits en esclavage sexuel.


Dans des régions en guerre, j’ai rencontré des femmes qui avaient enduré des violences indicibles. Leurs souffrances me hanteront toujours, mais leur courage sera toujours pour moi une source d’inspiration. Ces femmes qui sont des mères, des sœurs, des filles et des amies sont déterminées à recommencer à vivr
e. »[3]

 

             Il faut rappeler qu’en 1957 l’ONU avait adopté  une  Convention sur la nationalité de la femme mais  y a t il un rapport avec le statut des femmes Kurdes ? Au fond, les lois relatives à la nationalité représentent l’un des liens juridiques fondamentaux entre l’individu et l’État.  Dans la mesure où l’Etat kurde n’existe pas  le lien juridique fondamental  de la femme kurde avec l’Etat  représente nullité des  choses. Alors que la Convention prévoit, en tant que principe général, que l’homme et la femme ont le même droit d’acquérir une nationalité, d’en changer ou de la conserver. L’ONU a adopté la déclaration de 1960, mais  cette déclaration n’a pas été appliquée à la situation  coloniale du Kurdistan. La Déclaration universelle des droits de l'homme affirme le principe de la non-discrimination et proclame que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit et que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune, notamment de sexe et l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées en vue de promouvoir l'égalité des droits de l'homme et de la femme et alors que les femmes continuent de faire l'objet d'importantes discriminations.

 

            Cette  discrimination à l'encontre des femmes viole les principes de l'égalité les droits et du respect de la dignité humaine, qu'elle entrave la participation des femmes, dans les mêmes conditions que les hommes, à la vie politique, sociale, économique et culturelle de leur pays, qu'elle fait obstacle à l'accroissement du bien-être de la société et de la famille et qu'elle empêche les femmes de servir leur pays et l'humanité dans toute la mesure de leurs possibilités,alors  que l'élimination de l'apartheid, de toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de colonialisme, de néo-colonialisme, d'agression, d'occupation et domination étrangères et d'ingérence dans les affaires intérieures des Etats est indispensable à la pleine jouissance par l'homme et la femme de leurs droits, Nous constatons  que l’ONU n’applique pas  les principes du Droit International  aux conditions coloniales du Kurdistan «  l'affirmation des principes de la justice, de l'égalité et de l'avantage mutuel dans les relations entre pays et la réalisation du droit des peuples assujettis à une domination étrangère et coloniale et à une occupation étrangère à l'autodétermination et à l'indépendance, ainsi que le respect de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale favoriseront le progrès social et le développement et contribueront par conséquent à la réalisation de la pleine égalité entre l'homme et la femme, »

Convaincus que le développement complet d'un pays, le bien-être du monde et la cause de la paix demandent la participation maximale des femmes, à l'égalité avec les hommes, dans tous les domaines, » n’ont pas respecté. et « une politique tendant à éliminer la discrimination à l'égard des femmes n’a pas été inscrit « dans constitution nationale ou toute autre disposition législative appropriée le principe de l'égalité des hommes et des femmes » n’ont pas respecté et « des mesures législatives et d'autres mesures appropriées assorties, y compris des sanctions en cas de besoin, interdisant toute discrimination à l'égard des femmes; » n’ont pas adopté et «  une protection juridictionnelle des droits des femmes sur un pied d'égalité avec les hommes et garantir, par le truchement des tribunaux nationaux compétents et d'autres institutions publiques, la protection effective des femmes contre tout acte discriminatoire » n’a pas été instaurée. Nous constatons que « la violence à l'égard des femmes constitue une violation des droits de la personne humaine et des libertés fondamentales et empêche partiellement ou totalement les femmes de jouir desdits droits et libertés, et préoccupée que ceux-ci ne soient toujours pas protégés dans les cas de violence à l'égard des femmes » continue.

            En effet, la question de la femme kurde au Kurdistan et au Moyen Orient n'est pas une simple question  de la nation opprimée  sans Etat pouvant être résolue dans le cadre des limites des Etats colonialistes, mais c’est une question nationale qui exige la résolution de la question du  Kurdistan comme une question fondamentale dans le processus de la fondation d'un Etat indépendant unifié kurde. Donc la question de la libération de la femme kurde est identique à celle de la libération du Kurdistan...C'est pourquoi la question de la femme kurde est la question de sa participation à tous les niveaux de la gestion de la société du Kurdistan en fondation. Tous les malheurs de la femme kurde doivent être posés par la révolution, dans la révolution, avec la révolution

 

            Le Kurdistan actuel est un pays de 40-45 millions d'habitants dont la langue et la culture sont interdites. Il est morcelé, colonisé par quatre Etats colonialistes (sauf pour le Kurdistan Sud actuel) qui exploitent les richesses du pays depuis des centaines d'années. Cette politique a jeté le peuple kurde dans la misère, la pauvreté et l'ignorance. Elle l'a condamné à une vie d'esclavage dans son propre pays. Des centaines de milliers de Kurdes vivent dans des conditions inhumaines à cause du chômage, de l'oppression ou de l'exil forcé, qui sont devenus le lot de presque chacune des familles kurdes.

 

           La résistance du peuple kurde contre le partage de sa patrie, le joug colonialiste, l'oppression, pour le droit à l'autodétermination, a été réprimée par la terreur et la barbarie dans vingt-cinq grandes révoltes en Turquie et une dizaine en Iran et en Irak. L'oppression pratiquée par ces pays contre le peuple kurde est aujourd'hui inhumain. Mais la lutte du peuple kurde continue malgré les bombardements d'armes chimiques.

 

            Avec l'utilisation du potentiel militaire américain et anglais dans la lutte pour le renversement du régime de Saddam et la fondation d'un Iraq Fédéral dont la Fédération du Kurdistan serait le programme minimum pour l'Unité du Kurdistan, aujourd'hui le Kurdistan occupe le premier plan de la politique mondiale depuis le 20 février les  2008  l’armée impérialiste et colonialiste turque  a envahit de nouveau notre pays le Kurdistan Sud. Cela est dû aux énormes richesses naturelles ainsi qu’à l'importance de la situation militaire stratégique de ce pays. Rappelons qu'une partie importante des richesses prospectées de pétrole du monde capitaliste se trouve au Kurdistan et l'extraction de l'or noir atteignait à certaines périodes (avant le conflit irano-rakien) un milliard de tonnes par an. De ces livraisons régulières dépend le fonctionnement normal de l'économie de nombreux pays d'Europe occidentale, du Japon et d'autres Etats. Les monopoles pétroliers, les puissants du monde capitaliste connus sous l'appellation des « sept sœurs » y opèrent.

De plus, s'employant à augmenter d'une manière ou d'une autre une politique dangereuse anti-humaine, les gouvernements turc, iranien et syrien accumulent les calomnies à l'égard du mouvement national du Kurdistan.

        En effet,   la Commission de la condition de la femme, qui s’apprêtait à achever les travaux de sa 49e session consacrée depuis le 28 février au suivi du Programme d’action de Beijing de 1995, date à laquelle une délégation des Femmes du Kurdistan présidée par Shemse KILIC[4] avait  participé et  a demandé,  aux gouvernements de prendre toutes les mesures appropriées pour éliminer la demande des femmes et des filles victimes de trafics pour toute forme d’exploitation. 

 

        La Commission a aussi demandé aux gouvernements de prendre les mesures voulues pour s’attaquer aux causes profondes du trafic, notamment la pauvreté et l’inégalité des sexes, ainsi qu’aux facteurs externes, les mariages forcés et le travail forcé, notamment en renforçant leur législation et de punir les coupables, sur le plan pénal et sur le plan civil.  La résolution adoptée sans vote leur demande également d’ériger en crime la traite des personnes, en particulier des femmes et des filles, sous toutes ses formes et de condamner et sanctionner les trafiquants et leurs intermédiaires, tout en assurant protection et assistance aux victimes de la traite, dans le plein respect de leurs droits fondamentaux.

 

        Tout en soutenant le texte, certains pays ont formulé un certain nombre d’observations, regrettant par exemple à l’instar des Pays-Bas et du Royaume-Uni, que ce texte n’inclue pas toutes les formes d’exploitation, conformément au Protocole de Palerme, comme le travail forcé, l’esclavage ou le commerce d’organes.  

 

        Des personnalités du monde universitaire, des chercheurs, experts et représentants de la société civile intervenant dans le cadre de tables rondes thématiques ont dégagé de nouvelles problématiques comme la synergie entre le Programme d’action de Beijing et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.  Il a également été question des progrès, liens et failles entre le Programme d’action de Beijing et les Objectifs du Millénaire pour le développement ; des difficultés persistantes en matière de statistiques ; le rôle des jeunes ; la prise en compte des sexospécificités dans la macroéconomie ; et le rôle des organisations régionales.

 

        Elle demande aux organismes des Nations unies et aux organisations internationales et locales de secours humanitaire de renforcer les dimensions sexospécifiques des mesures prises en cas de catastrophe, et demande instamment aux gouvernements et aux autres instances compétentes de pourvoir, dans le cadre des mesures prises en cas de catastrophe, aux besoins des populations touchées, tels que la nourriture, l’eau salubre, le logement et la sécurité physique, et de prévoir des services de santé, y compris de santé procréative et de santé psychologique, et des services d’aide et d’éducation psychosociales, en tenant compte des besoins particuliers des femmes et des filles.

 

        En outre, la Commission prie instamment les gouvernements, les organismes des Nations unies et les autres organismes compétents de prendre les mesures nécessaires, y compris l’élaboration et l’application des codes de conduite soucieux d’équité entre les sexes, afin de protéger les femmes et les filles de l’exploitation sexuelle, des sévices sexuels et de toute autre forme de violence en cas de catastrophes naturelles, et de fournir les soins appropriés aux femmes et aux filles qui ont été exposées à des sévices sexuels et à d’autres formes de violence.

 

        En décembre 1993, les Nations unies ont adopté la Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes, qui définit ce qui constitue cette violence et présente les mesures que les gouvernements et les communautés devraient adopter pour la prévenir. Un peu plus tôt, en juin 1993, la Conférence mondiale des droits de l'homme, qui s'est tenue à Vienne (Autriche), a réaffirmé que les droits de la femme étaient aussi des droits fondamentaux. La Conférence a eu notamment pour résultat la nomination d'un rapporteur spécial sur la violence contre les femmes. Ce rapporteur, qui collecte des informations sur cette violence, ses causes et ses conséquences, et qui recommande des mesures pour en venir à bout, rend compte de ses activités à la Commission des droits de l'homme.

 

       En ce qui concerne  le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a été créé en 1982 pour veiller à l'application de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

 

        Le Comité se compose de 23 experts élus par les pays qui ont ratifié la Convention. Ces experts, "d'une haute autorité morale et éminemment compétents dans les domaines auxquels s'applique la Convention", sont élus pour quatre ans et leur mandat est renouvelable. Bien que désignés par les gouvernements de leurs pays respectifs, ils siègent à titre personnel et non comme représentants de leurs pays d'origine. Depuis sa création, et à une seule exception, le Comité s'est toujours entièrement composé de femmes.

 

        Le Comité, qui se réunit une fois par an pendant trois semaines, examine les rapports présentés par les États parties sur l'application de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et évalue les progrès réalisés. Il peut proposer des mesures particulières et formuler des recommandations générales aux États parties sur la manière d'éliminer la discrimination à l'égard des femmes. Il peut également inviter les institutions spécialisées des Nations unies à présenter des rapports et peut recueillir des informations auprès d'organisations non gouvernementales.

 

        Le Comité rend compte chaque année de ses activités à l'Assemblée générale par l'intermédiaire du Conseil économique et social, qui transmet ses rapports pour information à la Commission de la condition de la femme.

 

      Quant à    la Commission de la condition de la femme est l'un des premiers organes mis en place par le Conseil économique et social de l'ONU. Créée en 1946, elle suit l'évolution de la situation des femmes et s'occupe de promouvoir leurs droits dans les sociétés du monde entier. Elle établit pour l'ONU des recommandations et des rapports sur les questions concernant les femmes. En cas d'urgence, elle peut faire pression afin d'obtenir une action internationale immédiate qui empêche ou atténue les violations des droits des femmes.

 

        Organe intergouvernemental, la Commission est composée de 45 membres qui sont tous élus pour quatre ans. Sa composition reflète la représentation géographique suivante : 13 États d'Afrique, 11 d'Asie, 4 d'Europe orientale, 9 d'Amérique latine et des Caraïbes et 8 d'Europe occidentale et autres États. La Commission se réunit chaque année pendant au moins huit jours. Cette année , « La 52e session de la Commission de la condition de la femme se tiendra au siège des Nations Unies à New York du 25 février au 7 mars 2008 » selon l’information donnée par Soraya.

 

        L'essentiel des travaux de la Commission consiste à établir des normes universelles concernant l'égalité entre les femmes et les hommes. C'est également la Commission qui a porté les préoccupations des femmes à l'attention des institutions spécialisées du système des Nations unies. Diverses conventions adoptées sous les auspices des Nations unies, notamment la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, constituent de nouvelles références en matière de droits de l'homme. Au cours des années, la Commission s'est occupée de questions telles que la participation des femmes à la vie politique et à la prise de décisions, et le rôle et la contribution des femmes en matière de développement. Elle a présenté des recommandations de principe concernant les droits des femmes à l'emploi et à l'éducation et leur rôle dans l'économie et la protection de l'environnement. Elle a également fait des recommandations concernant la façon d'aider les femmes à lutter contre la pauvreté. Ses travaux sur la violence à l'encontre des femmes ont abouti à l'adoption par l'Assemblée générale, en 1993, de la Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Consciente de l'importance de mécanismes d'appui à la promotion et aux droits des femmes, la Commission a présenté à plusieurs reprises des recommandations sur les mécanismes qui, aux niveaux national, régional et international, devraient permettre de promouvoir et d'appliquer l'idée d'un engagement politique en faveur de l'égalité des femmes.

 

        Le secrétariat du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes et de la Commission de la condition de la femme est assuré par la Division de la promotion de la femme (Département de la coordination des politiques et du développement durable). La Division de la promotion de la femme assure également le secrétariat des conférences mondiales sur les femmes. La Division mène des recherches afin de définir des orientations et elle suit l'exécution des programmes d'action adoptés lors des conférences mondiales sur les femmes. Elle diffuse régulièrement des informations auprès des ONG et des établissements universitaires qui, dans chaque pays, s'occupent de la promotion de la femme. Elle est également chargée de coordonner les activités menées en faveur des femmes dans l'ensemble du système des Nations unies.

 

         A ce sujet j’aimerais insister d’abord  sur les conditions de la femme  au Kurdistan face à la guerre coloniale et puis  j’examinerai  Le suicide des femmes Kurdes   du point de vue  sociologique.  

 

     Dans son dernier rapport sur la violence contre les femmes, Amnesty International se penche sur la violence familiale au Kurdýstan Nord et en Turquie. L’organisation a répertorié des cas de femmes battues, violées, parfois mêmes tuées ou contraintes au suicide. La tradition est parfois invoquée pour servir d’explication à des actes de brutalité exercés à l’encontre de femmes ayant voulu exercer un choix dans leur vie, ce qui laisse dans l’ombre la cause sous-jacente du problème – la discrimination dans tous les domaines de la vie.

La liberté des femmes est souvent entravée dans le but de contrôler leur sexualité. Selon les codes traditionnels de «l’honneur», qui fonctionne avec de nombreuses variantes dans différents endroits du monde, la conduite des femmes présente le plus de risques de «déshonneur» potentiel. Des menaces de violence ou de mort sont parfois utilisées pour faire respecter ces codes au sein de la communauté. Dans de nombreux cas, les morts ne sont pas déclarées ; des meurtres sont maquillés en suicides et les familles gardent le secret ; d’autres femmes sont contraintes ou conduites à se suicider. Mais Amnesty International n’a jamais parlé des femmes Kurdes  dans la guérilla qui sont mortes.                                                         

 

        L’incapacité souvent constatée des autorités à enquêter de manière approfondie sur les morts violentes ou les blessures infligées à des femmes rend extrêmement difficile toute tentative de répertorier ces crimes et de mener des actions de surveillance sur le terrain.

 

        Les femmes vivant au sein de communautés partageant ces croyances éprouvent d’énormes difficultés à s’élever contre les violences sexuelles. Si elles révèlent des agressions sexuelles, elles sont perçues comme des femmes qui «devraient avoir honte» de parler de questions «intimes» et sont parfois même considérées comme «coupables». Quelles que soient les preuves de l’agression, on tend à imputer la faute à la femme. Les personnes qui ne sont pas d’accord avec cette conception des choses risquent d’être soumises à la pression publique qui réclame «le châtiment» de la femme.

                                                                                                 

        La situation des femmes dans le Kurdistan et dans le monde entier, la place des femmes dans la politique ainsi que la démocratisation de la politique et de l’État ont été étudiées. Après l’évaluation de la situation politique, la situation a été étudiée dans le mouvement même des femmes kurdes organisées. Mais  la question du suicide des Femmes du Kurdistan a fait l’objet d’une étude  sociologique  comparative.

 

Selon Dr Demen Rowar( A.KILIC) «   Dans le monde, 815 000 personnes se sont suicidées en 2000, soit 14,5 décès pour 100 000 habitants (un décès toutes les 40 secondes)[4]. L'épidémiologie du suicide reste cependant très variable selon les pays, et parfois même entre communautés différentes dans un même pays Les tentatives de suicide sont beaucoup plus fréquentes, mais leur nombre est très difficile à évaluer. L’une est  le Suicide des Femmes en France et l’autre est celui du suicide  des femmes Kurdes au Kurdistan .Selon  les données  seulement au Kurdistan Sud, « de 1991 à 2007, 12.500 femmes ont été assassinées pour motifs d'«honneur» ou se sont suicidées dans les trois provinces kurdes d'Irak, dont 350 au cours des sept mois écoulés  en 2007 » Il est aussi  impossible de comparer les conditions des Femmes Kurdes avec des deux catégories différentes. Les femmes françaises  vivent dans une société démocratique et un Etat qui a une histoire  et mais  l’Etat du  Kurdistan. n’existe pas alors qu’il est  plus grand que la France où  les femmes  françaises  ne sont pas dans la lutte armée. Mais le suicide des  Femmes en France est une réalité. De plus  un suicide toutes les 50 minutes Environ 160 000 tentatives par an Plus de 10 000 morts chaque année 60 % des personnes ayant fait une tentative de suicide répètent leur geste.Selon les données Chaque année, plus de 10000 personnes se suicident en France ; ce qui représente un suicide toutes les 50 minutes. Encore ces chiffres sont-ils sous-estimés d'environ 20% selon un rapport du Haut Comité de la Santé Publique.  Le nombre de décès par suicide, après avoir connu une augmentation importante, baisse régulièrement depuis 1993. En France, le suicide fait deux fois plus de morts que la route. On dénombre entre 160 et 180 000 tentatives de suicide par an ; soit plus de 15 fois le nombre de suicidés.  Le nombre de décès par suicide est sous-estimé du fait d'un défaut de déclaration ou de l'existence de suicides "cachés", inscrits dans d'autres rubriques de décès comme les intoxications ou les accidents.  Le nombre de tentatives de suicide est lui aussi sous-estimé dans la mesure où la comptabilisation se fait par l'activité des urgences hospitalières et que toutes les tentatives ne font pas l'objet d'une hospitalisation. La religion islamique   est la cause du  suicide  des femmes  Kurdes au Nord Kurdistan,  autour de la ville de Batman, très pauvre, rurale et profondément influencée par l’Islam conservateur, une jeune femme se suicide. D’autres sont lapidées, étranglées, abattues par armes à feu ou brûlées vives. Leur faute va d’avoir regardé un garçon, à porter une robe trop courte, vouloir aller au cinéma, avoir été violée par un étranger ou un parent, ou avoir eu des relations sexuelles consentantes… Mais, au lieu de diminuer le nombre de tels crimes, les vies se terminent différemment. Les familles essayent d’épargner à leurs fils les lourdes peines associées au meurtre de leurs sœurs en faisant pressions sur les filles pour qu’elles se suicident. Selon les associations de femmes, il serait prouvé qu’un nombre croissant de filles « déshonorées » sont enfermées dans une pièce avec de la mort au rat, un pistolet ou une corde, leur famille leur ayant dit que le seul moyen d’obtenir la rédemption de leur faute était la mort.Batman  est une ville lugubre et poussiéreuse de 250.000 habitants.

 

Au cours des six dernières années il y a eu 165 suicides ou tentatives de suicide à Batman, dont 102 de femmes, soit en moyenne 16 par an. Selon les chiffres officiels de violence contre des femmes des Nations Unies, 36 femmes se sont suicidées rien que depuis le depuis le début de 2006. Les Nations Unies estiment que 5000 femmes sont tuées chaque année dans le monde par des proches les accusant de déshonorer leurs familles ; la majorité de ces meurtres a lieu au Moyen-Orient. Ce document résume les préoccupations d’Amnesty International exposées dans le rapport intitulé Turquie. Halte aux violences sexuelles contre les femmes en détention !

 

Chaque jour, à travers toute le Kurdistan des femmes sont victimes de violences sexuelles et autres violences physiques. Des femmes issues de tous les milieux sociaux et culturels sont brutalisées, agressées et violées par des membres des forces de sécurité de l’État, des connaissances, de parfaits inconnus ou des membres de leur famille, dont leurs conjoints ou partenaires.

 

La violence menace toutes les femmes. Mais au vu des pratiques spécifiques de discrimination qui règnent au Kurdistan, Amnesty International redoute que certaines soient davantage exposées aux violences perpétrées par les agents de l’État : les femmes qui défendent des opinions politiques jugées inacceptables par le gouvernement ou l’armée, et les Kurdes, notamment celles qui vivent dans le sud-est du pays.

 

Amnesty International déplore que, lorsque des représentants de l’État se rendent responsables de violences contre les femmes, ils délivrent un message clair cautionnant cette violence et favorisant une culture de la discrimination qui place toutes les femmes en situation de danger »[5]

 

        Dans le nouveau programme des Femmes du Kurdistan  sont rappelés comme objectifs à l’organisation, entre autres : le dépassement du patriarcat, le développement d’une société démocratique  l’abolition des procédures répressives et inégales contre la femme par un système social sexiste qui représente unilatéralement la volonté de l’homme. La démocratisation comme un moyen ainsi que comme une solution démocratique de la question du Kurdistan Nord devant lequel il y a des obstacles et je tiens à préciser que la guerre actuelle et l’occupation du Kurdistan Sud par l’armée turque  et la destruction des infrastructures pose  des questions  provocatrices de l’armée turque qui veut occuper les régions pétrolières du Kurdistan Sud et mettre fin aux acquis de notre révolution au Sud Kurdistan.

 

      Au Nord Kurdistan   en une semaine deux scandales policiers se sont produits dans la province d'Hakkari. Il y a moins d'une semaine, le 9 novembre, à Semdinli deux officiers de la gendarmerie nationale turque et un de leurs informateurs ont été pris en flagrant délit alors qu'ils venaient de plastiquer la librairie d'un patriote kurde qui venait d'être libéré de prison après plus de quinze ans de détention. Arrêtés par la foule juste après avoir fait exploser la librairie, les trois hommes ont été forcés d'avouer qu'ils appartenaient à la gendarmerie.

 

        Finalement deux jours après, l'état-major de la gendarmerie a fait une déclaration reconnaissant le statut des trois hommes mais en ajoutant qu'il s'agissait d'une cellule isolée et non d'une organisation plus générale.

 

        Alors, toute la population était encore sous le choc d’une affaire scandaleuse, qui démontre que la police a ouvert le feu sur des manifestants à Yuksekova (une ville voisine dans la même province), tuant quatre d'entre eux et faisant de nombreux blessés, d'après la déclaration du maire de Yuksekova.

 

        Ces deux affaires ne sont sans doute pas aussi isolées que le prétend l'état-major turc. En effet, l'affaire de Semdinli ressemble curieusement à une autre affaire survenue il y a quelques années à Susurluk, à l'ouest de la Turquie. Déjà à cette époque, on avait retrouvé dans la même voiture accidentée un chef de police, un député et un chef de la mafia. On est donc face à une pratique courante des services de sécurité turcs.

 

        Le troisième scandale quant à lui est totalement politique : à Copenhague le Premier ministre turc, Recep Tayip Erdogan, a quitté sa conférence de presse sous prétexte qu'une équipe de la télévision kurde ROJ TV se trouvait dans la salle. Le Premier ministre danois a vivement réagi et critiqué cette attitude. Selon lui, il s'agit d'une attaque au droit de la presse. Alors que les femmes se heurtent à de nombreuses barrières dans leur quête de justice et leur tentative de se protéger des violences :

 

 - Tout d’abord, la langue kurde  est strictement est  interdite  au Kurdistan Nord

et les policiers ne mènent souvent aucune enquête lorsqu’une femme dépose plainte, pensant à tort que leur rôle est de «faire la paix» des ménages ;

 

- de nombreuses femmes sont dans l’incapacité de déposer plainte, pour des raisons diverses ;

 

- les fonctionnaires adoptent souvent une attitude discriminatoire, manquant ainsi à leur devoir de faire respecter les droits des femmes et augmentant les risques auxquels celles-ci sont confrontées en considérant les violences à l’égard des femmes comme moins importantes qu’elles ne le sont ;


- les femmes en danger d’être tuées par leur partenaire ou des parents ne savent généralement pas où aller et bénéficient rarement de mesures de sûreté de la part de la justice ;                                                                                     


- le manque de confiance dans les responsables de l’application des lois fait que de nombreuses femmes ne vont pas rechercher le soutien ou l’aide de l’État ; cela contribue à rendre invisible la violence contre les femmes ;                


- il y a un manque aigu de structures d’accueil.

 

        Dans la plupart des cas, les autorités se révèlent incapables de faire en sorte que les auteurs présumés d’actes de violence à l’égard des femmes soient poursuivis et jugés lors de procès conformes aux normes internationales d’équité des procès. Aucune réponse prompte et rigoureuse n’est apportée par les autorités, à quelque niveau que ce soit au sein de la justice pénale, aux plaintes déposées par des femmes victimes de violences au sein de leur famille, qu’il s’agisse de coups, de viol, d’agression sexuelle, de harcèlement ou autres formes de violence.

 

        De nombreux groupes de défense des droits des femmes et un certain nombre d’organisations gouvernementales et non gouvernementales de défense des droits humains au Kurdistan Nord et  en Turquie ont fait pression avec succès, ces dernières années, pour que soient réformées des lois d’une autre époque. Des centres de femmes ont été établis pour aider les femmes à connaître leurs droits. Ils militent pour mettre fin à ce qu’on appelle les «crimes d’honneur» et empêcher que de tels actes ne soient commis et s’occupent des dossiers de femmes réclamant la protection de la loi. Ils ont aussi essayé de fournir un accueil aux femmes risquant d’être victimes de violences au sein de leur famille. Les organisations de défense des droits des femmes fournissent aux femmes des informations sur leurs droits et organisent des formations pour leur permettre d’acquérir confiance en elles-mêmes et de se faire une opinion positive d’elles-mêmes. Cependant, les auteurs de violences familiales étendent leurs menaces à ceux et celles qui militent en faveur du droit des femmes et du respect de leurs choix.

 

       Au regard du droit international, les États doivent veiller à ce que leurs représentants ne commettent aucune violation. Ils doivent également prévenir et punir toute violation commise par une personne privée ou un groupe et accorder réparation aux victimes. Mais ce n’est pas  pour les femmes Kurdes.

 

        La Turquie a ratifié un certain nombre de traités internationaux relatifs à la protection des droits des femmes, notamment le Protocole optionnel à la Convention des femmes qui offre aux femmes un moyen direct pour demander réparation au niveau international de la violation de leurs droits. En adhérant à ce protocole, la Turquie n’a pas encore autorisé la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes à examiner les plaintes déposées par des personnes à titre individuel ou par des groupes qui estiment que leurs droits au titre de la Convention ont été violés.

 

        "Il ne peut y avoir de véritable développement social sans amélioration de la condition des femmes. Les droits fondamentaux ne méritent pas ce qualificatif si la moitié féminine de l'humanité en est exclue. Le combat pour l'égalité des sexes fait partie intégrante de l'effort visant à offrir un monde meilleur à tous  et à toutes.

 

      La contribution de l'ONU à la promotion de la femme a commencé avec la signature de la Charte. Dans le préambule, en effet, les membres de l'Organisation des Nations unies proclament leur foi dans "les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites...".

 

 Selon La Convention sur les droits politiques de la femme (1952) « Souhaitant mettre en oeuvre le principe de l'égalité de droits des hommes et des femmes contenu dans la Charte des Nations unies,

 

« Reconnaissant que toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis, et d'accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays, et désirant accorder aux hommes et aux femmes l'égalité dans la jouissance et l'exercice des droits politiques, conformément à la Charte des Nations unies et aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme…  « Les femmes auront, dans des conditions d'égalité avec les hommes, le droit de vote dans toutes les élections, sans aucune discrimination. »

 

 « Les femmes seront, dans des conditions d'égalité avec les hommes, éligibles à tous les organismes publiquement élus, constitués en vertu de la législation nationale, sans aucune discrimination ».

 

 « Les femmes auront, dans des conditions d'égalité, le même droit que les hommes d'occuper tous les postes publics et d'exercer toutes les fonctions publiques établis en vertu de la législation nationale, sans aucune discrimination. »

 

        Selon la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, adoptée en 1979 par l'Assemblée générale des Nations Unies, est souvent présentée comme une déclaration internationale des droits des femmes. En un préambule et 30 articles, elle donne une définition de la discrimination à l'égard des femmes et établit un programme national d'action visant à mettre un terme à cette discrimination.

 

        Selon la Convention, on entend par discrimination à l'égard des femmes « …toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe qui a pour effet ou pour but de compromettre ou de détruire la reconnaissance, la jouissance ou l'exercice par les femmes, quel que soit leur état matrimonial, sur la base de l'égalité de l'homme et de la femme, des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil ou dans tout autre domaine."

 

        En reconnaissant la Convention, les États s'engagent à prendre une série de mesures pour mettre fin à toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Ces mesures consistent notamment à

 

 - Inscrire dans leur système juridique le principe de l'égalité des hommes et des femmes, abroger toutes les lois discriminatoires et adopter des lois interdisant toute discrimination à l'égard des femmes ;

 

 - Établir des tribunaux et d'autres institutions publiques pour garantir la protection effective des femmes contre la discrimination ;

 

-         Assurer l'élimination de tous les actes de discrimination à l'égard des femmes commis par des personnes, des organisations ou des entreprises.

-          

        La Convention fournit une base à partir de laquelle doit s'instituer l'égalité entre les hommes et les femmes en assurant l'égalité d'accès à la vie politique et à la vie publique, ainsi que l'égalité des chances dans ce domaine, y compris le droit de voter et de se présenter à des élections, tout comme l'égalité en matière d'éducation et d'emploi. Les États parties s'engagent à prendre toutes les mesures appropriées, y compris des dispositions législatives et des mesures spéciales provisoires, pour permettre aux femmes d'exercer toutes leurs libertés et tous leurs droits fondamentaux.

 

        La Convention est le seul traité relatif aux droits de l'homme qui affirme les droits de la femme en matière de procréation et reconnaît expressément l'influence de la culture et de la tradition dans la formation des rôles attribués à chaque sexe et des relations familiales. La Convention affirme le droit des femmes à acquérir, changer ou conserver leur nationalité et la nationalité de leurs enfants. Les États parties s'engagent également à prendre les mesures appropriées pour lutter contre toutes les formes de trafic et d'exploitation des femmes.

 

        Les pays qui ont ratifié la Convention ou y on adhéré sont juridiquement tenus d'appliquer ses dispositions. Ils s'engagent également à présenter, au moins tous les quatre ans, des rapports nationaux sur les mesures qu'ils ont adoptées pour se conformer aux obligations contractées en vertu des traités.[6]

En conclusion, je salue  l’initiative de la délégation des Femmes Kurdes  à l’ONU en raison de leurs  participations  aux activités de la  Commission de la Condition  de la Femme et je souhaite  qu’elles prennent des initiatives fortes  au sujet  de la tragédie des  femmes  au Kurdistan dans les conditions actuelles, au moment où  les forces armées turques ont détruit cinq ponts au Kurdistan Sud et depuis deux mois les bombardements  de l’aviation turque continuent et  ont forcé  à la déportation de notre peuple  et  les forces colonialistes  turques ont perpétré un génocide à Sangal ont massacré plus de 2000 personnes je souhaite  qu’une décision de  condamnation des Etats  colonialistes, Turquie, l’Iran et la Syrie soit prise par la Commission de l’ONU à l’encontre des forces  colonialistes occupantes au Kurdistan devant  l’opinion publique mondiale et que les USA demandent le retrait immédiat  des forces occupantes turques qu’une solution démocratique  à la question du Kurdistan soit poursuivit sous l’égide  de la Commission de l’ONU qu’elle met la question  du Kurdistan à l’ordre  du Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

Sevê Evîn Çîçek

 

Fribourg  Le 25-02-2008

 

 

 

   



[1] La lettre de Soraya Fallah, déléguée des Femmes Kurdes de  Californie

[2] , la lettre de Soraya Fallah, déléguée des Femmes Kurdes de  Californie

[3] Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, New York  25-02-2008

[4]  Shemse KILIC, avait présenté un rapport sur la Situation des Femmes du Kurdistan  à la Conférence  de Beijing de 1995

[5] Dr Demen Rowar(Ali KILIC) La philosophie  et le suicide des Femmes au Kurdistan, www.pen-kurd.org

[6] 1. Aux fins d'examiner les progrès réalisés dans l'application de la présente Convention, il est constitué un Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (ci-après dénommé le Comité), qui se compose, au moment de l'entrée en vigueur de la Convention, de dix-huit, et après sa ratification ou l'adhésion du trente-cinquième État partie, de vingt-trois experts d'une haute autorité morale et éminemment compétents dans le domaine auquel s'applique la présente Convention. Ces experts sont élus par les États parties parmi les ressortissants et siègent à titre personnel, compte tenu du principe d'une répartition géographique équitable et de la représentation des différentes formes de civilisation ainsi que des principaux systèmes juridiques.

2. Les membres du Comité sont élus au scrutin secret sur une liste de candidats désignés par les États parties. Chaque État partie peut désigner un candidat choisi parmi ses ressortissants.

 

3. La première élection a lieu six mois après la date d'entrée en vigueur de la présente Convention. Trois mois au moins avant la date de chaque élection, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies adresse une lettre aux États parties pour les inviter à soumettre leurs candidatures dans un délai de deux mois. Le Secrétaire général dresse une liste alphabétique de tous les candidats, en indiquant par quel État ils ont été désignés, liste qu'il communique aux États parties.

 

4. Les membres du Comité sont élus au cours d'une réunion des États parties convoquée par le Secrétaire général au Siège de l'Organisation des Nations unies. À cette réunion, où le quorum est constitué par les deux tiers des États parties, sont élus membres du Comité les candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix et la majorité absolue des votes des représentants des États parties présents et votants.

 

5. Les membres du Comité sont élus pour quatre ans. Toutefois, le mandat de neuf des membres élus à la première élection prendra fin au bout de deux ans ; le Président du Comité tirera au sort les noms de ces neuf membres immédiatement après la première élection.

 

6. L'élection des cinq membres additionnels du Comité se fera conformément aux dispositions des paragraphes 2, 3 et 4 du présent article à la suite de la trente-cinquième ratification ou adhésion. Le mandat de deux des membres additionnels élus à cette occasion prendra fin au bout de deux ans ; le nom de ces deux membres sera tiré au sort par le président du Comité.

 

7. Pour remplir les vacances fortuites, l'État partie dont l'expert a cessé d'exercer ses fonctions de membre de Comité nommera un autre expert parmi ses ressortissants, sous réserve de l'approbation du Comité.

 

8. Les membres du Comité reçoivent, avec l'approbation de l'Assemblée générale, des émoluments prélevés sur les ressources de l'Organisation des Nations unies dans les conditions fixées par l'Assemblée, eu égard à l'importance des fonctions du Comité.

 

9. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies met à la disposition du Comité le personnel et les moyens matériels qui lui sont nécessaires pour s'acquitter efficacement des fonctions. »

 

 

 

 

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