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EVIN ÇIÇEK Fribourg, le 24 juin 2007 LA DEPORTATION DU PEUPLE KURDE Et LE
JUGEMENT DE L’HISTOIRE Malgré
le jugement historique rendu aujourd’hui et qui a condamné à mort les
criminels irakiens, en premier lieu le cousin de Saddam Hussein en raison de
son utilisation d’armes chimiques contre le peuple kurde et en raison de
la déportation forcée du Peuple Kurde au Sud Kurdistan, la situation
dramatique du Kurdistan Nord (Turquie) depuis de la Première Guerre
Mondiale qui a entraîné le déplacement forcé de la population kurde à
l'intérieur et à l'extérieur du pays est restée sans réponse. J’annonce
aujourd’hui que des scientifiques et des savants kurdes ont préparé un
projet pour le Tribunal International afin de juger les crimes du génocide
et de la déportation de la population kurde de Qoçgiri et de Dersim de
1921 à 1937. La condamnation à mort des criminels de guerre au Sud
Kurdistan est une possibilité pour juger les criminels turcs et kémalistes
en raison du génocide qu’ils ont commis mais au sujet de la déportation,
il est impossible d'obtenir les chiffres exacts des déplacements internes
et externes car il n'existe à ce sujet aucune statistique complète.
L'ampleur de ces mouvements est si considérable que certaines organisations
des droits de l'homme n'hésitent pas à parler de politique délibérée,
de la part des autorités turques, de dispersion de la population kurde. Depuis
le renversement du régime de Saddam, les militaires turcs, tout en gardant
leur investissement impérialiste au Kurdistan Sud, n’ont pas abandonné
le projet pan-turquiste et pan-islamiste du kémalisme. HISTORIQUE
Sur le
plan historique, selon Jacob Kuntzler, en 1916 300'000 kurdes ont été déportés
seulement de trois villes kurdes. Mais vers où ? On l’ignore.
Combien de Kurdes ont été intégrés dans l’armée ottomane ?
Combien des milliers ont été capturés par l’armée britannique en
Palestine ou au Yémen ? Ont-ils été envoyés aux travaux forcés en
Inde ? L’historien Mesudî parle de la déportation de 700.000 kurdes
en plus, soit au total 1.000.000 de déportations pendant les vingt cinq
grandes révoltes de 1921 à 1937 du Qoçgiri et du Dersim. Selon les
chiffres officiels apparus en 1975, le nombre des civils déportés de la
ville de Dersim était de 740.000 et selon le journal l’Humanité de février
1985, le nombre des personnes déportées se comptait dix ans plus tard à
50.000 personnes dans la même ville. Certains
documents établis par l’Attaché Militaire de l’Ambassade de France en
Turquie nous indiquent l’ampleur des événements. Document
N°82-AM, en date du 31-03-1936,
arrivée à Paris à l’Etat Major de l’Armée le 08-04-1936, concerne
des civils kurdes « habillés exceptionnellement » et le second
document N°84-AM en date du
22-03-1937 concerne la commande de 22 avions de chasse allemands HEINKEL
lors de la Révolte de Dersim. Selon un autre document, lors de la révolte
de 1925, 750 tonnes de bombes ont été larguées par l’aviation turque
pendant 350 heures de bombardements. Une
dernière information se trouvant dans le dossier N°7N3241
indique que dans le « Bulletin de Presse N°158 en date du
25-07-1925 aux pages 109 – 110 », montre que « en 1917 au mois
de janvier, sur ordre de Mustafa Kemal, les Kurdes ont été forcés de se
rendre à Konia. La caravane des déportés devait passer par la ville de Dîyarbekir
même. » (Djemil Pacha Zade
Ekrem) De nos
jours les estimations du nombre de personnes d'origine kurde déplacées à
l'intérieur de la Turquie varient de 370.000 à 10 millions de personnes
selon les sources. Cet écart important s'explique par la difficulté de
différencier les mouvements migratoires naturels que l'on observe dans de
nombreux pays dues à des causes essentiellement économiques (l’exode
rural par exemple), et les déplacements forcés. Si les organisations de
droits de l'homme kurdes ont tendance à inclure dans la catégorie des
personnes déplacées de force toutes les personnes d'origine kurde vivant
en dehors du sud-est de la Turquie, les autorités turques limitent ce
nombre aux habitants des villages et hameaux détruits. La définition
exacte d'une personne déplacée est donc très difficile à établir en ce
qui concerne la population kurde. La décision individuelle de migrer repose
souvent sur un certain nombre de facteurs. Il est certain que le conflit armé,
l'insécurité générale dans la région et l'instabilité économique sont
des facteurs qui, tous, contribuent au dépeuplement de la région et il est
presque impossible, étant donné l'absence de statistiques fiables, de
distinguer les populations déplacées de force et les émigrants
volontaires qui n'ont aucune intention de revenir dans leur pays. La
majorité de la population rurale d'origine kurde déplacée vit aujourd'hui
dans des centres urbains aux conditions désastreuses accompagnées d’une
pauvreté extrême qui créent des problèmes d'intégration spécifiques
pour les communautés locales. Le principal problème est généralement
l'absence totale de ressources financières qui permettraient à la
population déplacée de mener une vie normale dans son nouvel
environnement. Le plus souvent, ces personnes ont été dépossédées de
leurs biens sans la moindre compensation. Elles n'ont généralement aucune
perspective d'emploi; aucun moyen de subsistance et elles sont contraintes
de vivre dans des bidonvilles sans aide sociale d’aucune sorte. Il est
courant que les enfants soient forcés de travailler. Inutile de dire que
ces conditions de vie catastrophiques ont entraîné une augmentation de la
délinquance, notamment parmi les jeunes, et renforcent l'audience des
mouvements radicaux. Selon Médecins
Sans Frontières, la grande majorité de ces personnes déplacées sont
considérées comme une population à risque du point de vue sanitaire. Les
soins de base font gravement défaut en l'absence quasi totale de services médicaux.
Cette situation trouve une illustration dans les statistiques suivantes :
si le nombre moyen des consultations par personne et par an a été en 1992
de 2,4 pour l'ensemble de la Turquie, il était de 0,26 à Diyarbakir. La
mortalité infantile, qui était officiellement de 60‰
pour l'ensemble du pays en 1990, a été de 87‰
à Diyarbakir et de 98‰
à Hakkari la même année. Un certain nombre de maladies contagieuses comme
la typhoïde, la paratyphoïde, le trachome, la brucellose et la dysenterie
amibienne sont endémiques dans la région. Le taux de vaccination est
faible et en déclin. L'état nutritionnel des populations déplacées est
critique. En
dehors de ces déplacements internes, un certain nombre de réfugiés turcs
d'origine kurde ont fui vers le nord de l'Irak. Après la fermeture pour des
raisons de sécurité du camp de réfugiés d’Atrush A, près de la frontière
turque, en 1995, et d'Atrush B en décembre 1996 à cause de la présence du
PKK, ces réfugiés se retrouvent aujourd'hui répartis en plusieurs
groupes. Un
groupe d'environ 6.800 personnes, qui se sont vu refuser l'asile en Irak, se
trouvaient jusqu'à récemment dans une sorte de no man's land entre le nord
de l'Irak, contrôlé par le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) de M.
Barzani, confiné dans le camp d'Ain-Sufni sous la protection du HCR qui
leur apporte une aide humanitaire de base, notamment en nourriture, soins,
installations sanitaires et abris temporaires. Le 14 Février 1997, ces
personnes ont quitté le camp pour des raisons de sécurité, laissant derrière
elles 70 personnes (que le HCR et les autorités locales ont relogées
ensuite dans le gouvernorat de Dohuk). Elles ont tenté une nouvelle fois
d'entrer sur le territoire irakien, mais n'y ont pas été admises. Au
moment de l'élaboration du présent rapport, elles campent près d’un
poste de contrôle irakien, dans un terrain vague en bordure de la route ou
sur la route elle-même, entourées de régions infestées de mines. Elles bénéficient
d'une assistance de base de la part du HCR et attendent les résultats des négociations
menées par le Haut Commissariat avec le Gouvernement irakien et l'antenne
locale du PDK à Dohuk. Notons
que ce groupe, composé en majeure partie de femmes et d'enfants, constitue
une catégorie de réfugiés particulièrement vulnérables, qui risquent
plus facilement d’être victimes de violations des droits de l'homme,
notamment sous la forme de menaces physique ou de violences sexuelles, sans
parler de problèmes de santé et autres besoins spécifiques. Il convient
donc d'accorder une grande importance à remédier à cette situation
dramatique. Un autre
groupe de quelque 4.000 réfugiés turcs d'origine kurde sont répartis en
dix-neuf colonies dans le gouvernorat de Dohuk, avec une vingtième dans le
gouvernorat d'Erbil. Ces personnes ont bénéficié de l'assistance
humanitaire du HCR, qui a également aidé les communautés d'accueil afin
de faciliter l'intégration. Selon
les chiffres publiés en Mars 1997 par le ministère turc de l'Intérieur,
environ 20.000 personnes d'origine kurde déplacées à l'intérieur du pays
sont rentrées dans les 108 villages et 90 hameaux qu'elles occupaient dans
le sud-est de la région en 1996. Le
premier ministre, M. Mesut Yilmaz, entré en fonctions en juillet 1997, et
beaucoup de ses ministres se sont engagés à améliorer la situation. Peu
après son entrée en fonctions, le vice-premier ministre Bulent Ecevit a
conduit une délégation à Diyarbakir, la capitale des régions kurdes de
Turquie, pour annoncer des programmes de création d'emplois, de logements
pour les personnes déplacées de force et d’établissements scolaires.
L'objectif des autorités turques était de créer 400 écoles régionales
avant l'an 2000. Des primes spéciales étaient versées aux enseignants qui
souhaitent venir dans la région, mais sur les 6.144 enseignants nommés en
1997, 3.173 ont déjà démissionné. Depuis 1992, 122 enseignants ont été
tués et 17 blessés. 2.076 écoles sont fermées parce que villageois ou
enseignants sont partis. 117.000 enfants ne fréquentent aucune école.
Toutes ces déclarations semblent pointer le doigt vers la mise en place
d’une nouvelle politique dans le sud-est de la Turquie. Rappelons
toutefois que, dans le passé déjà, des représentants de gouvernements
nouvellement arrivés au pouvoir ont fait des promesses et des déclarations
sur la question kurde qui n'ont pas été suivies d’effets. La raison
semble en être l'absence de contrôle civil sur l'armée et sur les forces
de sécurité qui, en pratique, constituent la seule autorité sur le
terrain. Il conviendra donc de juger le gouvernement sur ses actes. Un autre
problème grave résulte de la situation économique et sociale désastreuse
de l'ensemble de la région. La destruction systématique des
infrastructures, des ressources économiques, du bétail, des récoltes, des
maisons, des moyens de production, etc. ont rendu inhabitables des parties
entières de cette région qui, en tout état de cause, a toujours connu un
niveau de développement économique et social inférieur à celui des
autres régions de Turquie et qui se trouve encore pénalisée par le
conflit. Le taux d'illettrisme est de 35% dans les régions kurdes, contre
19,3% au niveau national; 60% de la population kurde du sud-est vit en
dessous du seuil de pauvreté, contre 30% environ dans les autres régions,
et le taux de mortalité est supérieur de 50% à ce qu'il est dans le reste
du pays. Avant de prévoir des retours en masse, des mesures devront être
prises pour relancer l'économie locale. La
Constitution turque interdit l'emploi d'une «langue interdite par la loi»
(Art. 26 et 28). Or, il existe au moins treize textes de loi qui
interdisent l'emploi du kurde et l’expression de la culture kurde. Les
articles 8 de la législation antiterroriste et 311, 312 et 159 du Code pénal
limitant la liberté d'opinion sont en vigueur, et en particulier l'article
8 qui, parce qu'il interdit de prôner le séparatisme, sert à poursuivre
et emprisonner des personnes qui expriment pacifiquement leurs opinions. Les
articles 168, 169 et 312 du Code pénal turc sont invoqués pour poursuivre
les écrivains, journalistes et militants politiques qui contestent la
politique menée par le gouvernement dans le sud-est du pays. Certains défenseurs
des droits de l'homme dans la région ont été jugés sur la base
d'accusations manifestement forgées de toutes pièces pour prouver une prétendue
appartenance ou un prétendu soutien à des groupes d'opposition armés.
Depuis 1995, la Cour européenne des Droits de l'Homme a prononcé douze arrêts
relatifs à des violations aux droits de l'homme perpétrées par les
autorités turques à l’égard de personnes d'origine kurde. La Cour
Constitutionnelle de Turquie, qui a été défendue par l’ancienne
ministre de la justice française Elisabeth Guigou pour accéder à l’UE,
a interdit officiellement la langue kurde. Les
pratiques de l’armée turque au Kurdistan et les enfants kurdes Dans les
législations de tous les Etats on peut trouver des articles protégeant les
enfants même si ces articles ne sont pas appliqués tel quel dans la réalité.
La protection des enfants ayant atteint un niveau international, des lois
universelles ont été légiférées. Le 20
novembre 1959, l'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une déclaration
Universelle des Droits de l'Enfant. Au cours de la 44e session de
l'Assemblée Générale des Nations Unies qui a eu lieu en 1989, les
dirigeants de 71 pays ont signé la Charte des Droits de l'Enfant. Tous ces
acquis n'étaient pas valables pour l'Etat turc envers les enfants kurdes.
La question qui se pose est de savoir si les Etats dit démocratiques et
protecteurs des droits humains sont au courant que les droits des enfants
kurdes ont été interdits par la Turquie, alors que la Turquie est
signataire de la Déclaration des Droits de l’Enfant suivante : Principe
premier
L'enfant doit jouir de tous les
droits énoncés dans la présente Déclaration. Ces droits doivent être
reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans distinction ou
discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la
religion, les opinions politiques ou autres, l'origine nationale ou sociale,
la fortune, la naissance, ou sur toute autre situation, que celle-ci
s'applique à l'enfant lui-même ou à sa famille. Principe
2
L'enfant doit bénéficier d'une
protection spéciale et se voir accorder des possibilités et des facilités
par l'effet de la loi et par d'autres moyens, afin d'être en mesure de se développer
d'une façon saine et normale sur le plan physique, intellectuel, moral,
spirituel et social, dans des conditions de liberté et de dignité. Dans
l'adoption de lois à cette fin, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être
la considération déterminante. Principe
3
L'enfant a droit, dès sa
naissance, à un nom et à une nationalité. Principe
4
L'enfant doit bénéficier de la sécurité
sociale, il doit pouvoir grandir et se développer d'une façon saine; à
cette fin, une aide et une protection spéciales doivent lui être assurées
ainsi qu'à sa mère, notamment des soins prénatals et postnatals adéquats.
L'enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs et à
des soins médicaux adéquats. Principe
5
L'enfant physiquement, mentalement
ou socialement désavantagé doit recevoir le traitement, l'éducation et
les soins spéciaux que nécessite son état ou sa situation. Principe
6
L'enfant, pour l'épanouissement
harmonieux de sa personnalité, a besoin d'amour et de compréhension. Il
doit, autant que possible, grandir sous la sauvegarde et sous la
responsabilité de ses parents et, en tout état de cause, dans une atmosphère
d'affection et de sécurité morale et matérielle; l'enfant en bas âge ne
doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, être séparé de sa mère. La
société et les pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin
particulier des enfants sans famille ou de ceux qui n'ont pas de moyens
d'existence suffisants. Il est souhaitable que soient accordées aux
familles nombreuses des allocations de l'Etat ou autres pour l'entretien des
enfants. Principe
7
L'enfant a droit à une éducation
qui doit être gratuite et obligatoire au moins aux niveaux élémentaires.
Il doit bénéficier d'une éducation qui contribue à sa culture générale
et lui permette, dans des conditions d'égalité de chances, de développer
ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités
morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société. L'intérêt
supérieur de l'enfant doit être le guide de ceux qui ont la responsabilité
de son éducation et de son orientation; cette responsabilité incombe en
priorité à ses parents. L'enfant
doit avoir toutes possibilités de se livrer à des jeux et à des activités
récréatives, qui doivent être orientés vers les fins visées par l'éducation;
la société et les pouvoirs publics doivent s'efforcer de favoriser la
jouissance de ce droit. Principe
8
L'enfant doit, en toutes
circonstances, être parmi les premiers à recevoir protection et secours. Principe
9
L'enfant doit être protégé
contre toute forme de négligence, de cruauté et d'exploitation, il ne doit
pas être soumis à la traite, sous quelque forme que ce soit. L'enfant
ne doit pas être admis à l'emploi avant d'avoir atteint un âge minimum
approprié; il ne doit en aucun cas être astreint ou autorisé à prendre
une occupation ou un emploi qui nuise à sa santé ou à son éducation, ou
qui entrave son développement physique, mental ou moral. Principe
10
L'enfant doit être protégé
contre les pratiques qui peuvent pousser à la discrimination raciale, à la
discrimination religieuse ou à toute autre forme de discrimination. Il doit
être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d'amitié
entre les peuples, de paix et de fraternité universelle, et dans le
sentiment qu'il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au
service de ses semblables. Nous
pouvons noter que avec la déportation, l'état turc, qui voulait exterminer
toute la population kurde, prenait les enfants pour cibles. Lui qui voulait
détruire tout un peuple avec une férocité fasciste, détestait surtout
les enfants kurdes qui sont ainsi devenus de grands martyrs de la guerre.
C’est le cas de la déportation par Mustafa Kemal le 17 janvier 1917 de
400.000 kurdes dont le but était de massacrer et exterminer les populations
de Qoçgiri, de Palu, d’Ararat et de Dersim en particulier. L'Etat a
fermé les établissements scolaires, a forcé les familles à l'exil et
fait assassiner les pères et les frères aînés de ces enfants. A la suite
de l'exil forcé, des milliers d'enfants ont été privés de soins médicaux,
de la possibilité de faire leurs études et, avec leurs familles, ont sombré
dans misère la plus profonde. Dans tous les lieux d'habitation du Kurdistan
des maladies frappant les enfants et le pourcentage de décès en découlant
a prit des allures catastrophiques. L’Etat
turc a signe la « Déclaration Universelle des Droits de l’Enfant »
mais ne les a jamais appliqués les articles de la Déclaration que nous
avons cité ci-dessus : "Le
droit à l'éducation des enfants dans leur langue maternelle"
et "le droit de sauvegarder et
de développer la culture et la langue des minorités nationales". Le
gouvernement turc n'a d'ailleurs pas encore signé les autres articles de la
déclaration. L’Etat turc, avec sa politique sanglante envers la jeunesse
kurde, se trouve en contradiction totale avec la "Déclaration
Universelle des Droits de l’Enfant" Pratiques
de l’Etat et de l’armée turque envers les familles. Après
le massacre des enfants à Dîyarbekir, il fallait venir sur les pratiques
de l’Etat turc à partir de l’année 1990. Les forces de la contre guérilla
ne font pas de différence entre les adultes et les enfants Un soir de juin
1990, des membres de la contre guérilla ont fait exploser une bombe dans la
maison de Necmettin Guler au village de Sinvanes, à Hakkari. Cette
explosion a tué Necmettin Guler et ses trois enfants : Nelime, Cevdet
(14 ans) et Felime Guler (9 ans). Ses deux autres enfants Mesut et Ubeyik (4
ans) ont été grièvement blessés. Le 18
juin 1992 les forces de la contre guérilla se trouvaient au village de
Zenger (Karabayir) du district de Kerboran (Dargecit). Elles ont bombardé
la maison de Zeki Say. Les deux enfants Bedia (12 ans) et Salim Say (1 ans)
sont morts avec leur père. La petite fille nommée Rewsen a alors perdu sa
jambe gauche à la suite du bombardement. Le 8 Août
1992, des équipes de la contre guérilla ont bombardé la maison de l'imam
Mehmet Sancar au village de Belitas (xerbesiti) du district de Cinar de
Diyarbakir. Tous les membres de la famille ont été blessés, y compris les
deux enfants, Zair (15 ans) et Mehmet-Sait (2 ans). Le 12
janvier 1993, les forces de la contre guérilla ont bombardé les maisons du
village de Xirabreske (Kolgéra) dépendant du village de Cibri (Guclu). Au
cours de ce bombardement, deux enfants, Nezir (8 ans) et Hacer Ergun (6 ans)
ont été tués avec leurs parents. Une des
méthodes utilisées par la contre guérilla est l'enlèvement de chrétiens
pour mander une rançon à leur famille en échange de leur libération.
Gurgiz Bayindir (5 ans), était le fils d'Isa Bayindir, un chrétien de l'église
synaque et travaillait en tant que dentiste à la ville d'Idil. Gurgiz a été
enlevé au moment où il jouait dans la rue. Le 7 Mai 1993, soit 36 jours
plus tard, on a trouvé son corps dans un puit. Selon le rapport d'autopsie,
l'enfant avait été tué depuis une vingtaine de jours déjà. Tuer
l’enfant au lieu de son père Pour
tuer un enfant il faut que le meurtrier soit doublé d'une perversité très
profonde. Hasan Rani était instituteur au village de Karabair du district
de Pazarcik. C'était un démocrate patriote et il soutenait le HEP. C'est
pourquoi il était continuellement menacé et plusieurs pièges lui avaient
été tendus. Des éléments de la contre guérilla, pour mettre en
difficulté l'instituteur, avaient descendu le drapeau turc se trouvant dans
la cour de l'école et, à sa place, ils avaient fixé un drapeau portant
les couleurs nationales Kurdes, C'est à dire jaune, rouge, vert. Les
pratiques de l’Armée Turque au Kurdistan et les femmes kurdes Quelle
est la situation de la femme kurde face à la guerre et â la discrimination
coloniale turco-persane et arabe ? Comment la femme Kurde peut-elle se
libérer en luttant contre le colonialisme et contre l'islamisme
fondamentaliste, se libérer du joug féodal du système de caste de
l'ancien système, de la mentalité réactionnaire et de celles des
pratiques de l'armée turc, perse et arabe ? La question de la femme
kurde au Kurdistan et au Moyen Orient n'est pas une simple question de
minorité ethnique sans état. Cette question peut être résolue dans le
cadre des limites des états colonialistes, mais elle reste une question
nationale qui exige la résolution de la question kurde comme une question
fondamentale dans le processus la fondation d’un état indépendant kurde.
La question de l’émancipation de la femme kurde est identique à celle de
la libération du Kurdistan, c'est pourquoi la question de sa participation
à tous les niveaux de la gestion société kurde, en prenant en compte tout
les malheurs de la femme kurde, doit être réalisée par la révolution
dans la révolution avec la révolution. Le
Kurdistan actuel est un pays comptant 40 à 45 millions d'habitants dont la
langue et la culture est interdite. Il est morcelé et annexé par quatre états
colonialistes (sauf le Kurdistan Sud actuel) qui exploitent ses richesses
depuis des centaines d’années. Cette politique a jeté le peuple kurde
dans la misère, la pauvreté et l’ignorance. Elle l'a condamné à une
vie d'esclave sur son propre territoire. Des centaines de milliers de kurdes
vivent dans des conditions inhumaines causées par chômage, oppression ou
exil forcé qui sont devenus le lot de presque chacune des familles kurde. La résistance
du peuple Kurde contre le partage de sa patrie, l'oppression et sa
revendication au droit d'autodétermination a été réprimée par la
terreur et la barbarie dans 25 grandes révoltes qui eurent lieu en Turquie
et une dizaine d’autres en Iran et Irak. L’opération pratiquée par ces
pays à l’encontre des kurdes est aujourd’hui inhumaine. Cependant, la
lutte du peuple kurde continue malgré les bombardements d’armes chimiques
découlant de l’utilisation du potentiel militaire américain et anglais
dans leur lutte pour le renversement du régime de Saddam. Un renversement
dont le but est la création d’une Iraq fédérale dans laquelle le
Kurdistan assurerait l’unité et occuperait ainsi le premier plan de la
politique mondiale. Cela est dû aux énormes richesses naturelles ainsi
qu’à l’importance militaire et stratégique de cette zone. Nous pouvons
ainsi rappeler qu’une importante partie des réserves du pétrole mondiale
se trouve dans le sous-sol kurde et son extraction atteignait en certaines périodes
(avant le conflit irano irakien) un milliard de tonnes par an. De ces
livraisons régulières dépend le fonctionnement de l’économie de
nombreux pays d’Europe, du Japon et d’autres états occidentalisés dont
les monopoles pétroliers, les plus puissants du système capitaliste, sont
connus sous l’appellation des sept sœurs. »
En
dehors du Kurdistan Sud, d’autres pays s'emploient à augmenter d'une manière
ou d'une autre une politique dangereuse et anti-humaine à l'égard du
mouvement national kurde : les gouvernements turc, et iranien, syrien. Le
Kurdistan Nord occupée par la Turquie, L'Armée
turque utilise des gaz de combat contre les populations kurdes. De plus, les
deux tiers de l’effectif militaire de l'état turc, c'est-à-dire 450.000
soldats et une unité spéciale comprenant 64.000 hommes et 60.000
mercenaires, sont stationnés au Kurdistan. Des dizaines de milliers de
kurdes sont emprisonnés arbitrairement et torturés dans un pays où le mot
« kurde » lui-même est banni du dictionnaire. Les démocrates
turcs sont également privés de liberté d'expression et d'activités
politiques. Dans cette partie du Kurdistan la femme, tout spécialement, est
l'une des principales cibles de la contre guérilla. Elle subit chaque jour
des incursions militaires dans les villages, des bombardements incessants,
des conséquents de mines anti-personnelles et reste également victime des
déportations. Ceux qui perdent leur vie lors des assauts de la contre guérilla
laissent derrière eux de nombreux enfants et des femmes en larmes. Généralement,
la société traditionnelle est défavorable à la condition de la femme.
Ainsi, au Kurdistan, du fait de la colonisation, elle y est davantage opprimée.
Les règles de la société et de la famille issues de l’islam oppriment
la femme de tout leur poids et la mettent à l'écart de la vie sociale. Le
fait que la femme kurde soit devenue la principale cible de l’état turc,
le viol étant aujourd'hui une de ses principales arme, n’est certes pas
anodin. Si elle a été choisie, c’est parce que la femme est synonyme
d’honneur dans la société kurde. La femme
kurde ne peut prendre aucune place dans la vie sociale et politique au
Kurdistan. La plupart d’entre elles sont analphabètes et n'ont pas la
possibilité de s'instruire. Elles ne bénéficient d'aucun suivi médical
lors de grossesse et les accouchements se déroulent sans assistance médicale.
Il est important le souligner par ailleurs que de nombreuses femmes font des
fausses couches provoquées d'une part par les violences et les brutalités
militaires mais aussi d'autre part par le corps médical lui-même. En
effet, lors du passage d'hôpitaux ambulants, les fausses couches sont délibérément
provoquées et des stérilisations consciemment pratiquées. Pourtant, le
monde entier parle de la liberté et de l'égalité de l'homme et de la
femme. Au Kurdistan, afin de préserver son honneur symbolisé par la femme,
l’homme peut en venir à tuer. Tout ceci est imposé par le gouvernement
turc afin de toujours mieux dominer la population kurde et empêcher l'éveil
de sa conscience nationale. Cependant
la femme kurde a pris conscience de sa situation grâce au réveil social et
national qui se développe au Kurdistan. La libération du Kurdistan est
devenue la condition essentielle de sa propre libération mais dans cette
lutte sa situation n'a pas changée. La domination féodale a été remplacée
par une autre domination dépendante au Parti unique, d'un chef dégradé
qui a déshonoré les acquis de la révolution à la quelle la femme kurde a
participé et qui a fait l'objet l'une de mes recherches. Désormais,
lorsque la femme est arrêtée, cela n'est plus considéré comme un désastre.
Elle peut entrer dans la guérilla et assumer des fonctions de commande. La
société approuve cette évolution de la femme kurde qui est dorénavant
représentée à tous les niveaux de la lutte de libération nationale. Les
femmes jouent aussi un rôle actif dans les manifestations qui sont organisées
dans les villes contre la répression de l’état. Dans la partie du
Kurdistan occupée par l'Iran, le régime de Khomeiny a fait assassiner
50.000 civils et plus 4000 résistants Kurdes ont été tués. Des centaines
d’habitations ont été détruites. La population de dizaines de villages
frontaliers avec l'Irak a été déportée depuis le cessez le feu après
que leur région ait servi de champ de bataille de la guerre Iran Irak.
L'Iran continue la même politique militaire en utilisant les chiites
irakiens contre les intérêts du peuple kurde. Dans la
partie du Kurdistan occupée par la Syrie, 350.000 kurdes ne possèdent pas
de citoyenneté, aucun droit civique et restent victimes des exactions
syriennes comme les crimes commis à Qamislo qui sont un crime contre
l'Humanité. Dans la
partie du Kurdistan Sud, pendent le régime de Saddam, plus de 30 fois les
armes chimiques ont été utilisées, 5000 villages ont été détruits et
un million et demi de villageois éloignés du Kurdistan. Les montagnes, les
champs, les vergers ont été incendiés. On estime à 500.000 personnes de
la population de 22 petites villes concernées. Les zones interdites par le
régime furent bombardées jour et nuit. Les soldats pillaient et tuaient.
Plus de 8.000 familles ont disparus. Le plus célèbre de ces villes
martyres, Halabja, fut détruit le 16 mars 1988 et sa population massacrée
par les gaz chimiques reste aujourd'hui le symbole de la répression contre
la nation kurde. Halabja, haute cité de la résistance dont les criminels
de sont pas jugés. L'O.N.U.,
saisi à ce sujet, a condamné l'utilisation des armes chimiques et a désigné
des experts afin d'enquêter sur place. Le gouvernement irakien s'est
officiellement opposé à recevoir cette commission d'enquête, et nié
l'utilisation d'armes chimiques au Kurdistan tandis que son Ministre de la défense,
K. Adnan, déclarait à Bagdad lors d'une conférence de presse: « Nous
avons et nous fabriquons des armes chimiques. Ces armes sont légales et
l'armée irakienne les utilise. Personne n'a le droit d'intervenir sur notre
manière d'en user, même sur notre propre peuple, ceci étant bien sur un
problème interne. » Malgré la capture de Saddam, il a été considéré
comme un prisonnier de guerre par les Américains, cette situation n'est pas
compatible avec les crimes contre l'humanité commis par Saddam. Aujourd’hui
le jugement est rendu par l’histoire. « Ali le Chimique »,
cousin de l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein, et deux autres hauts
responsables de l'ancien régime ont été condamnés à mort dimanche par
le Haut tribunal pénal irakien pour le massacre de 182.000 Kurdes en 1988.
Ces anciens responsables, jugés avec trois autres, ont été condamnés à
la peine capitale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre
l'humanité commis lors d'une campagne d'exécutions de masse et de
bombardements chimiques menée au Kurdistan irakien et baptisée opération
"Anfal". Principale figure de ce procès, "Ali le
Chimique" a été le dernier à connaître son sort, la peine capitale
par pendaison. L'homme âgé de 66 ans, la tête couverte d'un keffieh et vêtu
d'une robe traditionnelle arabe, avait l'air épuisé et a écouté en
silence la lecture du verdict. Le tribunal l'a reconnu coupable d'avoir
ordonné aux forces de sécurité d'utiliser des armes chimiques contre les
kurdes et le président du tribunal d'expliquer au cours de l'audience :
"la peine est la mort par pendaison pour avoir commis des crimes avec
préméditation et tué des gens dans des circonstances cruelles. C'est un
crime contre l'humanité". Deux autres accusés, Farhan al-Joubouri et
Sabir al-Douri, anciens dirigeants des puissants services du renseignement
militaire, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
"Ali le Chimique" avait ouvertement reconnu avoir ordonné le
recours à l'arme chimique pour gazer des Kurdes : "C'est moi qui
ai donné les ordres à l'armée pour détruire des villages et reloger les
villageois" avait-il dit, affirmant à plusieurs reprises ne pas avoir
commis d'"erreur". En janvier, les poursuites contre Saddam
Hussein avaient été officiellement abandonnées, après l'exécution par
pendaison le 30 décembre 2006 de l'ex-raïs, condamné dans une autre
affaire pour son rôle dans la mort de 148 villageois chiites dans les années
1980 à Doujaïl, au nord de Bagdad. Durant ce procès, des dizaines de témoins
ont détaillé les atrocités (armes chimiques, tortures, viols, exécutions
sommaires) commises contre les populations kurdes. Réagissant à la décision
du tribunal, le gouvernement régional du Kurdistan a estimé que
l'aboutissement de cette procédure était "un triomphe pour l'état de
droit et les pratiques démocratiques absentes sous l'ancien régime, mais
que les autorités judiciaires s'efforcent de remettre en place dans l'Irak
d'aujourd'hui". Selon AFP. De nombreux Kurdes d'Irak sont descendus
dans la rue pour exprimer leur joie dimanche après la condamnation à mort
du cousin de Saddam Hussein, "Ali le chimique", pour le génocide
kurde en 1988, tandis que les premières réactions politiques étaient
partagées. » C’est le tour de l’armée turque et de ses
dirigeants d’être condamné pour les crimes qu’ils ont perpétrés
comme les dirigeants fascistes irakiens. Dans le
cas de l'adhésion de Turquie à l'Union Européenne, la Constitution Européenne
n'est pas favorable pour la reconnaissance des droits du peuple kurde en
Turquie. Si l'union respecte la « richesse de sa diversité culturelle
et linguistique, » alors elle doit respecter l'identité du peuple
Kurde. Mais malgré le fait que l’ex président Valéry Giscard d'Estaing
est contre l'adhésion de la Turquie, sa logique constitutionnelle étatique
est favorable pour les intérêts colonialistes turcs. Par exemple, dans la
Section 1, la politique de sécurité et de défense commune, la
Constitution Européenne contribue à l'état turc, dans le cas où le
peuple kurde en Turquie revendiquerait le droit à l'autodétermination de
la nation kurde, conformément aux « missions visées à l'article 1 -
40 paragraphe 1, l'Union peut avoir recours à des moyens civils et
militaire. » (ibid.p279). Ces moyens seront utilisés contre les
droits à l'autodétermination de la nation kurde. Ainsi, voila la raison
pour laquelle les kurdes doivent agir contre l'adhésion de Turquie à
l'Union Européenne. Pour apprécier l'importance permanente du rôle et de
la place de l'ONU et de UE dans la politique mondiale, il faut remonter à
sa création issue de la victoire des forces de la démocratie et du progrès
sur celles du fascisme et du militarisme. L'Organisation des Nations Unies a
été un des résultats de cette lutte pour débarrasser les peuples
asservis du joug fasciste et colonial. Nous pouvons dés lors espérer et
croire en une reconnaissance future de notre identité, celle des kurdes. EVIN
ÇIÇEK Fribourg,
le 24 juin 2007 Fonds
Recueil Archives
de Vincennes de l’Etat Major de l’Armée de Terre Référence
: Cote 1°
Ambassade de France en Turquie, Stamboul, le 31-03-1936 L’Attaché
Militaire N° 82-A.M 2°
Ambassade de France en Turquie, Stamboul, le 22-03-1937 L’Attaché
Militaire N° 84-A.M 3°
Archives de Vincennes de l’Etat Major de l’Armée de Terre 7
N 3241, Bulletin de Presse N°158 en date du 15 juillet 1925 pages
105-113 Djemil
Pacha Zade Ekrem Intitulé
du fond: (Archives de Vincennes de l’Etat Major de l’Armée
de Terre) Dates
extrêmes : 1325 (- 1936- et) 1937 Niveau
de description : Au sous-dossier Importance
matérielle : Chemise Historique
de la conservation : recueil constitué et coté en 1925 Présentation
du contenu du fonds : rédigé comme rapport secret et constitué
comme bulletin de presse Langue
et écriture des documents : français
Fonds
Recueil. Archives de Vincennes de l’Etat Major
de l’Armée de Terre Référence:
Cote 1°
Ambassade de France en Turquie,
Stamboul, le 31-03-1936 L’Attache
Militaire N° 82-A.M 2°
Ambassade de France en Turquie,
Stamboul, le 22-03-1937 L’Attache
Militaire N° 84-A.M 3
Archives de Vincennes de
l’Etat Major de l’Armée de
Terre 7 N
3241, Bulletin de Presse N°158
en date du 15 juillet 1925 pages
105-113 Djemil
Pacha Zade Ekrem Intitulé
du fonds: (Archives de Vincennes de l’Etat Major
de l’Armée de Terre) Dates
extrêmes: 1325 (- 1936- et) 1937 Niveau
de description : Au sous-dossier Importance
matérielle: Chemise Historique
de la conservation : recueil constitué et coté en 1925 Présentation
du contenu du fonds : rédigé comme
rapport secret et constitué comme
bulletin de presse
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