SEVÊ EVÎN ÇÎÇEK

 

 LA  RESÝSTANCE  DE KOTCHGÝRÝ ET LE GENOCÝDE DES PEUPLES

 EN TURQUIE

 

L’ANALYSE  SOCIOLOGÝQUE

DU MOUVEMENT DE LÝBERATÝON  NATÝONALE  DE KOTCHGÝRÝ

Recherche comparative du point de vue de la sociologie  politique 

 

 

 

                                                                     Dédié à Monsieur le Docteur  ÝSMAÝL BEÞÝKÇÎ

 

 

INTRODUCTION

 

Cette recherche est consacrée à l’étude  de l’armée turque et à ses pratiques  politiques  et militaires vis-à-vis aux génocides des peuples (Arménien, Grec, Assyro Chaldéen, Kurde) en Turquie du point de vue de l’histoire politique comparative. Elle tente d’examiner non seulement l’étude de l’Armée Turque sur le plan historique, liée à la politique  militaire du «  Comité  Union  et Progrès » mais aussi d’élaborer des rapports profonds  historiques avec le kémalisme afin de mettre en lumière le lien historique qui existe    entre l’armée ottomane et son  l’Organisation spéciale « Teþkilat –ý-Mahsusa»  à la base des liens  militaires  et politiques  inséparables entre les unionistes  et les Kémaliste dont Mustafa Kémal était l ’un des fondateurs de l’Organisation Spéciale  et de l’Armée turque actuelle. Autrement dit     la Contre guérilla « Gladio » JITEM actuel de «l’État profond»,qui  ont commis des génocides des peuples, des Arméniens, des Grecs, des A1ssyro Chaldéens et des Kurdes   en Turquie  qui nie  en tant qu’ alliée   principale de l’OTAN. Contrairement aux structures militaires des armées dans les autres pays  des alliés de l’OTAN au sein de laquelle Israël qui nie le génocide des Arméniens comme la Turquie y  est intégré. La vérité c’est que  l’Armée Turque se distingue  par   ses caractéristiques  politico-militaires  et économiques d’une part, elle est  très différente et se différencie par ses structures économiques et militaires, des  investissements du système banquier   des autres forces armées du monde par ses pratiques  politiques   au sujet de la  démocratie  d’autre part La question qui se pose est savoir  pour quelle raison l’Etat Major turc actuel  avec les Universités et les structures de recherches en Turquie assume la responsabilité négationniste des génocides des peuples en premier lieu le génocide des Arméniens.[1] Les recherches  académiques effectuées par les chercheurs  turcs ou des universitaires en Turquie, même aux Etats-Unis,  ne portent pas du caractère scientifique  que représente l’idéologie officielle d’Etat, le kémalisme, sauf les travaux   scientifiques du  Dr Ismail Besikçi selon le sociologue  turc Dr Besikçi   « du point de vue des intérêts  de la recherche, les universités turques proclament leur appui aux « peuples opprimés »[2] alors que cela est très loin de la vérité. Cet aspect  de l’idéologie officielle est pris  pour argent comptant. Pourtant les choses ne sont pas simples. Mis à part  son côté scientifique,  le problème a aussi un côté éthique qui est le suivant : les réflexions critiques  sur le Kurdistan et la question des « peuples opprimés » sont passibles de poursuites. Il arrive  fréquemment que ceux qui s’occupent de ces questions–là soient envoyés en prison. Par contre, on accorde tout le soutien moral et financier nécessaire à ceux qui défendent l’idéologie officielle édifiée sur les mensonges. L’Etat se sert souvent des procès judiciaires pour étouffer et réprimer les pensées qui critiquent l’idéologie officielle. Les universités, les professeurs ; les écrivains et la presse ne manifestent  aucune  réaction. Le problème  n’est pas  discuté en Turquie du point de vue  de l’égalité  des droits. Ainsi,  même la politique  de l’Etat n’est pas critiquée. On laisse  toute possibilité de se développer à une forme  de pensée, c'est-à-dire à la défense de l’idéologie officielle. Loin de traiter sur pied d’égalité les défenseurs  de l’esprit scientifique, ont fait pressions sur eux et les incarcérés ».[3](1) En raison de ses recherches scientifiques, le Dr Grecs est  condamné  à vingt six  ans de peine de prison et il a purgé pendant dix-sept ans. La recherche scientifique du  Dr Besikçi  critiquait  l’idéologie officielle  en Turquie à savoir le kémalisme   tel qu’il exerce sa domination à travers les organes de l’Etat  qui est  une organisation spéciale d'un pouvoir  Militaire ; autrement dit, c'est l'organisation de la violence destinée  aux peuples opprimés et  à la destruction des minorités. Dans ce sens l’Etat Turc s’arme avec les capitaux de l’OYAK et se réarme avec frénésie pour faire la guerre au Kurdistan et au Moyen Orient avec ses alliées en utilisant les possibilités  militaires de l’OTAN pour procéder à un nouveau partage de la Mésopotamie. Le 10 mai 1980, de la prison  de Toptasi Dr Besikçi [4]écrivit  une lettre à Grecs ; le dirigeant des sociaux démocrates turcs, qui se disait « progressiste » et « combattant de la liberté » alors sa politique par rapport au Kurdistan ne se distinguait pas  de celle de Demirel (Chef du parti de la Justice ; conservateur)  ou de Turkes (chef du parti fasciste. Il critiqua dans cette lettre le point de vue Grecs ainsi que l’attitude et les conceptions racistes  de la social-démocratie turque.

 Face à la guerre au Kurdistan, la totalité des  universités de Turquie, des centres de recherches de Technologie, les Laboratoires  de l’Université  Technique du Moyen Orient (ODTU) et de l’Université Technique (ITU), du TUBITAK,  Les  Facultés des Sciences  Fondamentales et des Sciences  Sociales, des instituts de technologie et de l’histoire sont incorporés à la politique de l’armée. La presse turque, les médias sont  à la disposition de la politique du MGK (Conseil de Sécurité Nationale) A l’extérieur du pays ;  les recherches doctorales ,  présentées par les chercheurs turcs  réclament  l’attachement à l’Etat Major ; c’est le cas de Grecs , Mevlut, Michel(2-3) Unsaldi, Levent (4) Grecs Deniz(5),Vaner Semih, Kaleaðasý, Bahadýr (6),Kemal Karpat,(7), Ergun Ozbudun ,(8),Weiker Walter,(9) Metin Heper ;(10) Ahmet Evin,(11) y compris Ahmet Insel ; Artun Unsal,   qui  ont  des activités soit disant académiques, mais publicitaires  en faveur de l’armée turque, comme  instruments d’une guerre  psychologique  dont certains parmi eux , sont  bénéficiaires d’aide  de l’armée turque et de l’OTAN.

  La vérité c’est que ces recherches favorisent  les opérations  psychologiques en Turquie et aux Etats-Unis. « l’étude la plus complète sur les opérations psychologiques  et de celle du Ministère  américain de la  défense ;The Art and of Science of Psyhological Operations : Casse  Studies Of Militarys  Application( two volumes ; pamhlet no 525-71 ; Washington ;D.C/ Appril) » est une réalité. «  Cette étude présente  les principes ; doctrine, organisation qui gouvernent  l’action psychologique  aux Etats-Unis ; elle étudie en détail les relations avec les autorités civiles et d’autres  bureaux militaires (notamment les services  de renseignement et de relations publiques) ; analyse les conditions qui favorisent la réceptivité du message (théories de l’impact des communications de masse) ; enfin elle considère 

Quelques cas d’études (américains et étrangères) » (12). En Turquie, le Centre  des Recherches  Stratégiques  de l’Etat Major Turc  utilisent  les  activités des universités  sur le plan technologique  et militaire d’une part et   pour  la guerre  psychologique  au Kurdistan d’autre part. pour nier le génocide des Arméniens. Le SAREM, Centre d’Etudes et des Recherches Stratégiques auprès de l’Etat Major des Forces Armées de Turquie regroupe et sunventionne 129 académiciens étrangers et 800  turcs. C’est une politique de la militarisation de la science au sein de l’OTAN.

 

 Pascale Combelles, Siegel ; considère que  « La communication des armées est aussi un phénomène complexe dans la mesure où elle passe par un filtre extérieur : les médias. En effet, dans nos sociétés modernes, les institutions gouvernementales communiquent avec leurs audiences par le biais de la presse, devenue le principal moyen d’information de l’opinion publique… Cette approche se veut globalisante et systémique. Elle s’intéresse à la qualité de la relation (bonne, mauvaise, indifférente) en fonction du degré de controverse ou d’acrimonie qui existe entre les deux institutions. C’est une perspective qui a surgi dans les pays occidentaux dans la foulée des conflits de lutte pour l’indépendance nationale (Algérie, Irlande du Nord, Vietnam) au cours desquels on a assisté à une dégradation sensible des relations entre armées nation, et armées médias. Cette perspective a particulièrement dominé la réflexion aux Etats-Unis depuis la fin de la guerre du Vietnam (1973) jusqu’à la guerre du Golfe (1991) en raison de la controverse qui a longtemps opposé militaires et journalistes sur le rôle de la presse dans la défaite américaine au Vietnam » (13)[5] L’armée turque a utilisé les mêmes méthodes de guerre contre les Kurdes.

 

 

Militaires comme révolution ? D’abord, le coup d’état militaire du 27 mai 1960 est  une action militaire réalisée  par un groupe militaire désireux de gagner le pouvoir de renverser le pouvoir élu par peuple  et l’action de l’armée turque  est un événement  en dehors des procédures constitutionnelles. Appui plus ou moins poussé d'une partie de l'armée. Audace, soudaineté, clandestinité, éclate en surprise. Le succès dépend d'un contrôle de la parole et des endroits stratégiques. Par  le Communiqué d’intervention militaire du 27 mai 1960  les putschistes  ont déclaré que «  en raison de la crise  politique dans laquelle  notre démocratie  s’enlise et afin d’empêcher une guerre civile de plus en plus éventuelle ; les forces armées turques  viennent  de prendre le pouvoir ». Au fond  la révolution n’est l’oeuvre d’une armée ; puis le  un coup d’état militaire  n’est pas une révolution. La révolution est l’œuvre des masses politiquement  et militairement organisé contre la destruction de l’Etat capitaliste et ses moyens de production. Dans ce sens la révolution d’octobre n’est que d’un coup état militaire. Lénine lui-même a dit «   "1. Nous n'avions pas encore derrière nous la classe qui est l'avant-garde de la révolution. Nous n'avons pas encore la majorité parmi les ouvriers et les soldats des deux capitales. Aujourd'hui, nous l'avons dans les deux soviets. Elle a été créée uniquement par les événements des mois de juillet et d'août, par l'expérience des "répressions" contre les bolcheviks et par l'expérience de la rébellion de Kornilov. 2. L'enthousiasme révolutionnaire n'avait pas encore gagné la grande masse du peuple. Il l'a gagnée aujourd'hui, après la rébellion de Kornilov. C'est ce que prouvent les événements en province et la prise du pouvoir par les Soviets en maints endroits.  3. Il n'y avait pas alors d'hésitations d'une amplitude politique sérieuse parmi nos ennemis et parmi la petite bourgeoisie incertaine. Aujourd'hui, ces hésitations ont une grande ampleur (...) 4. C'est pourquoi, les 3 et 4 juillet l'insurrection aurait été une faute: nous n'aurions pu conserver le pouvoir ni physiquement, ni politiquement..." (14) "Camarades, J'écris ces lignes dans la soirée du 24, la situation est critique au dernier point. Il est clair comme le jour que maintenant retarder l'insurrection, c'est la mort." (15)Le 20 octobre, le Comité militaire révolutionnaire du soviet de Petrograd, siégeant à l'Institut Smolny sous la direction de Trotski, mit la dernière main aux préparations pratiques de l'action. Le 24 octobre, médias ordon­na l'arrestation du Comité militaire révolu­tionnaire. Le 25 octobre, à deux heures du matin Trotski donnait le signal de la prise de pou­voir.

"Les principales opérations commencèrent vers deux heures du matin. Par petits groupes militaires, ordinairement avec un noyau d'ouvriers armés ou de matelots, sous la direction des commissaires, l'on occupe simultanément ou consécutivement les gares, la centrale d'électrici­té, les arsenaux et les entrepôts d'approvisionnement, le service des eaux, le pont du palais, la centrale des téléphones, la banque d'État, les grandes imprimeries, et l'on s'assure des télégraphes et de la poste. Partout, l'on place une garde sûre." (16)

Dans sa thèse de doctorat d’Etat  en sociologie politique M. Grecs interprète  le coup d’Etat militaire  de 1960 de la manière  de Trotski «  A 2 heures  le 27 mai 1960 ; les unités des deux côtés du Bosphore ont reçu l(ordre de l’opération tant attendue ;Cependant un malentendu de la première heure se produisait entre  militaires, car les hommes d’Istanbul avaient interprété le message chiffré d’Ankara d’une autre façon, en avançant d’une heure le début de l’opération,ayant traduit/2730 au lieu 2740, c'est-à-dire : 27 mai 3 heures ou 4 heures,ce qui  a précipité  les choses à Istanbul : dès  trois heures, le unités  blindées  ont isolé et désarmé les cibles fixes. A trois et demie ; toute la ville était sous contrôle militaire. La junte d’Istanbul se mit à attendre l’annonce de la révolution à la radio d’Ankara.

Or, à Ankara, les opérations se déroulent comme prévu, c'est-à-dire avec une heure de décalage. D’abord quatre opération de commandos, à partir de 3 heures, pour neutraliser les personnes–clé. Les commandants du centre d’Ankara, de l’Etat de Siège ; des unités blindées, et certains généraux. En suite, à partir de 3 heures 30, l’occupation immédiate  des points névralgiques  de la capitale en vingt minuties :Ministères ; Assemblée Nationale, Quartier Généraux des  Armées de l’Etat de Siège ; de la Police ; Maison de la Radio ; P.P.T. et »(17)  «  Si on considère  que le fondement  de la spécificité  militaire réside  dans un  type d’emploi  sans équivalent  dans le civil ; ou  dans  les risques  d’être  tué ou blessé pour son pays  ou pour le bien commun, alors  les armées actuelles «  dit  Bernard Boëne, «  sont incomparablement moins militaire que celles qui les ont précédées »(18).  Pour Bernard Boëne « Le premier de ces fondements est celui de l'existence même des armées et de l'emploi de la force. Certes, les menaces militaires directes contre le territoire national se sont éloignées ; de même, les perspectives d’affrontements armés entre grandes nations se sont estompées ; plus globalement, la guerre, au sens historique du terme et avec le caractère dévastateur que lui confère désormais le pouvoir de destruction des armements modernes, semble céder la place aux crises multiformes à divers niveaux d'intensité, parfois sans adversaire clairement identifié. » Mais,  comment pouvons nous expliquer que  le Parti Démocrate(DP) en Turquie  a obtenu en 1950 53,5 %  contre  le Parti républicain du peuple (CHP) qui  a obtenu 40 %  et en 1954 65,5% contre 35,3 % c en 1957 47,7% contre 40,9  a été renversé pat les forces armées turques ? Comme les universitaires turcs, Lucien, Lardemelle considère que le coups d’Etat militaire de 1960 était une révolution (19) alors  que l’intervention de l’armée est dirigée contre un pouvoir élu légitimement par le peuple. Et le 15 septembre 1961 le Tribunal  de Yassiada a condamné 228 personnes à la peine capitale dont trois ont été exécutées : Armées Menderes ; premier Ministre ; F.R. Zorlu, Ministre des Affaires  Etrangères et Hasan Polatkan ; Ministre des Finances.

Alexandre Jevakhoff, conseiller de Michèle Alliot-Marie, à la Défense. Spécialiste de la Turquie contemporaine, il est par ailleurs l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le sujet. « Pour beaucoup d’observateurs ; le coup du 27 mai 1960 et les événements qui l’ont suivi annonçaient une véritable résurrection du kémalisme. Les généraux putschistes se plaçaient  délibérément sous la bénédiction d’Atatürk «Noble père ; si  vous nous approuvez et si vous estimez que nous marchons sur vos traces ; ce sera notre grande fierté » écrit armées médias  sur le livre d’or du Mausolée (20). Mais Alexandre Jevakhoff ne précise pas que le colonel Turkes demandait  à l’Ambassade des USA à Istanbul 50.000.000 dollars  et dans la même nuit 36 télégrammes  ont été envoyés  et le responsable de la CIA Warren  avait rendu visite chez armées médias  et l'Etat-Major turc envoya Turkes en formation à l'étranger, notamment aux États-Unis où il passa 3 ans. On le retrouve en 1960 porte-parole de la junte militaire qui le 27 mai 1960 renverse le gouvernement civil légitime et envoie à la potence le Premier ministre Armées Menderes et deux de ses ministres. La junte, où il joue un rôle important, met à la retraite d'office 300 généraux et plus de 700 colonels et commandants considérés comme " peu sûrs" car fidèles à la légitimité constitutionnelle. Et le Comité de l’Unité Nationale  a gracié les prisonniers sauf les Kurdes et 485 familles kurdes ont été emprisonnés dans un camps à Sivas où elles ont été détenues et puis envoyées à l’exil forcé et 49 intellectuels kurdes ont été  condamnés à des peine de prison. C’est le caractère anti kurde et anti-arménien [6] de l’armée turque  que nous examinerons.

             Lors des élections du 3 novembre 2002 le Parti de la justice et du développement (AKP) fait son entrée au sein de la Grande Assemblée nationale de Turquie et le Parti républicain du peuple (CHP), plus ancienne formation politique du pays, créée en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk, retrouve les bancs du Parlement dont il avait été évincé en 1999 pour la première fois de son histoire. Les islamistes obtiennent en 1999,  15,64% de voix  (111 sièges). Malgré que  les généraux ont chassé  Erbakan du pouvoir en 1997, le parti de la Justice et du développement (AK), islamiste, a remporté le 3 novembre une victoire sans précédent, d'une ampleur inattendue, aux législatives en Turquie. L'AK a obtenu 34,27% des suffrages et 363 des 550 sièges au parlement. Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), une formation laïque dirigé par Deniz Baykal, 64 ans, a obtenu 19,39% des suffrages et 178 sièges dans le prochain parlement. Neuf sièges sont allés à des indépendants. Aucun des autres 16 partis en lice --y compris ceux de la coalition gouvernementale tripartite sortante du Premier ministre Bulent Ecevit, le parti démocratique de Gauche (DSP, gauche nationaliste), Action nationaliste (MHP, ultranationaliste), Mère Patrie (ANAP, centre-droit)-- n'ont obtenu le minimum nécessaire de 10% des voix pour être représenté à l'Assemblée. C'est le cas également pour le parti démocratique du peuple (DEHAP), qui a obtenu 6,22% des votes au niveau national et plus de 40% dans plusieurs provinces kurdes à l'Est: Diyarbakir 56,20%, Batman 47,10%, Sirnak 46,00%, Hakkari 45,20%, Van 40,90%, Mardin 39,60%, Mus 37,90%, Agri 35,10%, armées nation 32,70%, Tunceli 32,50%, Siirt 32,20%, Israël 30,00%, Israël 22,00%, Urfa 19,3%. (Notes-3)

Depuis l’apparition de la Turquie moderne il y a 85 ans, une formation néo-islamiste et colonialiste  obtient la majorité absolue au Parlement et  peut donc diriger seule le pays. En raison de la loi électorale actuelle (qui fixe à 10% le pourcentage de suffrages requis pour qu’un parti entre au Parlement), 45% des 31 millions d’électeurs ne seront pas représentés dans la future Grande Assemblée nationale de Turquie et  l’armée turque a intervenu à trois reprises par la force dans la vie civile qu’il n’ y avait pas  de «  menaces militaires directes » Ce problème constitue d’ailleurs l’une des raisons avancées par le leader du Parti de la justice et du développement, Recep Tayyip Erdogan, pour expliquer la nécessité de modifier la Constitution. Le Parti démocratique du peuple (DEHAP), formation pro-kurde, recueille ainsi 6.5% des suffrages au niveau national et ne sera donc pas représenté au Parlement alors qu’il a obtenu plus de 40% des voix dans les principales villes » au Kurdistan Nord qui n’a pas pu élir un député au Parlement, mais lors des Elections en Turquie du 22 juillet 2007

C'est sans surprise que Armées raffle la mise en emportant la majorité absolue des suffrages (46.66%) et obtient 341 sièges y compris 75 députés réactionnaires religieux  Kurdes comme alliance des Tribus armées nation auprès de l’assassin rouge Sultan Albugo Hamide. Mr Gul qui afinancé Al religieux est le président de médias turc et Erdogan qui areçu chez lui  les Talibans est le premier Ministre et 75 députés sont des héritiers d’Idrissi Bitlisi qui a  massacré  avec  Yavuz Sultan Selim en 1514 700.000 Kotchgiriens et armées médias Ensuite arrive le parti de gauche nationaliste CHP puis enfin

le MHP, parti ultra nationaliste.En ce qui concerne le DTP qui avait présenté des candidats "indépendants" pour contourner la règle qui impose 10% au niveau national pour être représenté au parlement, il totalise 24 sièges.Selon  John Mason: « Une crise de légitimité touche globalement le pouvoir politique, liée à la tendance oligarchique d'un système marqué par des campagnes électorales impliquant de petites équipes d'experts, vendus au plus offrant, d'où des besoins financiers grandissants et finalement une faible participation. Comme l'opinion manifeste sa désaffection pour la plupart des institutions publiques à l'exception de l'armée, les élites politiques et militaires sont d'une extrême prudence pour son implication à l’extérieur. » (20) assassin -6)

Le rapport présenté en octobre 2004  à l’Assemblée Nationale  par le député  Guy Lengagne  accentue sur  la fonctionnalité  d’intervention militaire.

« La Turquie est une démocratie qui a subi trois coups État militaires en 1960, 1970 et 1980, une guerre civile de quinze ans contre des organisations kurdes faisant 35.000 morts, une instabilité gouvernementale chronique reflétant l'insatisfaction des électeurs les conduisant à essayer toutes les combinaisons possibles de coalition et à en changer à chaque élection, une crise financière de première ampleur largement provoquée par une manipulation du système bancaire par certains milieux corrompus, enfin un renversement des rôles dans lequel un gouvernement islamique modéré devenait le porteur de valeurs de la modernité et de la démocratie européennes à la place d'un pouvoir kémaliste qui en avait été le dépositaire historique tout au long du XXème siècle.» (22) Autrement  dit« la Turquie est en effet le seul pays avec lequel l'Union européenne a réalisé une union douanière. Par ailleurs, les chefs d’État et de gouvernement de l'Union européenne n'ont jamais contesté la légitimité de sa démarche lors des différentes étapes de l'examen des deux candidatures déposées successivement par ce pays, et n'ont émis que des objections tenant au respect de conditions applicables à tout État européen candidat.» selon le rapport. 

   Au fond, le rapport de la délégation française est une  approche diplomatique qui falsifie la réalité comme Mr Israël «La démocratie  turque a traversé » selon Israël « depuis ses débuts (1945-1950) trois étapes importantes dont deux sont marquées par des interventions militaires. Les voici : 1950-1960 ; Démocratique bipartite ; 1960 : intervention du 27 mai et 1960-70 : démocratie pluraliste ; 1971 : intervention du 12 mars ; 1970-1980 : démocratie sauvage » (23)La question qui se pose pour quelle raison la date du commencement de la démocratie turque commence à partir de 1945 alors que la République est fondée en 1920 ; et quel était le caractère du régime kémaliste qui a massacré vingt cinq fois le peuple kurde après les génocides des arméniens ; grecs ; assyro chaldéens et kurdes ? D’abord,  il n’y a pas de question kurde, ni le génocide  des Arméniens chez les universitaires  turcs  cités. Quant à Taner Akçam, est un néo kémaliste qui veut blanchir le kémalisme, alors que  Orhan  Pamuk et Mr Akçam savent que Kémal est l’un des premiers acteurs des génocides et il confirme dans  ses lettres à Enver Talat et Cemal  ses qualités  et ainsi que la haine contre la nation arménienne  dans ses lettres aux féodaux réactionnaires Kurdes. En reliant  Duverger,  insiste sur « un régime transitoire » « une étape nécessaire sur la voie du pluralisme », »une démocratie  en puissance » (24) n’existe  pas en  Turquie. Car de nombreux partis politiques  sont interdits en Turquie .Duverger pense que « ces deux attitudes n'expriment l'une et l'autre qu'une partie de la réalité. Les conservateurs les plus optimistes ne peuvent pas nier que, même si la politique a pour but de réaliser l'intégration sociale, elle l'atteint rarement d'une façon très satisfaisante. Ces cornéliens décrivent la politique telle qu'elle devrait être : plus raciniens, leurs adversaires la décrivent telle qu'elle est.  Mais eux-mêmes peuvent difficilement contester que leur peinture soit trop noire. Les gouvernements les plus oppresseurs, les plus injustes, remplissent quelques fonctions d'intérêt général, au moins dans des domaines techniques : ne serait-ce qu'en réglant la circulation automobile, en distribuant le courrier, en assurant l'évacuation des ordures ménagères. » (25). L’article de Maurice  Duverger du 27 mai 1961 paru dans le Journal Le Monde « pour les peuples semi développés (le kémalisme) est la véritable alternative au marxisme ». C’est inexact, «la Turquie, n’est  pas  une démocratie ; si elle l’est, ce n’est que la démocratie de «l'évacuation des ordures ménagères » par l’armée. La guerre contre le peuple kurde  n’est pas «une guerre civile de quinze ans contre des organisations kurdes». Depuis vingt trois ans l’armée turque, deuxième armée dans le monde, mène une  guerre  contre une seule organisation kurde qui dispose de 5000 hommes  et le pertes déclarées officiellement par l’Etat Major turc  sont 14526  soldats morts et 7961 blessés saufs les officiers et cadres supérieurs non déclarés. Alors les kurdes en Turquie représentent 20 % de la population active sur 80 millions. C’est une guerre, la Turquie doit la reconnaître. De plus,  la délégation a compté le nombre des morts  seulement  du côté des turques ; elle n’a pas  pris en considération le nombre  des Kurdes tués. Les chiffres relatifs aux Kurdes déportés, 250.000, manquent de précisions. Alors  que  selon l’organisation des Nations Unies le nombre des kurdes déplacés s’élève à plus  de 4000000.  De plus, la dépense annuelle de la guerre menée par l’Etat turc au Kurdistan coûte 10 milliards de dollars. Le résultat de la guerre déclenchée à l’encontre du peuple kurde est une destruction totale et catastrophique. Voici quelques preuves » avec l’aide militaire  accordée à la Turquie par la France  le bilan est le suivant/Environ 30 000 morts en 1997  (y compris les civils) 4000 villages détruits, évacués, déshumanisés. 3 millions d’exilés. Et 4 millions de déportés ainsi que 10.000 prisonniers politiques. Contrairement à l’avis de la délégation française, au sujet du nombre des victimes de guerre,  SIPRI, un certain nombre d’organismes un peu partout dans le monde étudient attentivement les conflits armés depuis des années. Parmi eux, l’Institut international d’études stratégiques (IIES) de Londres, l’Institut international de recherche sur la paix, à Oslo (PRIO), et le Interdisciplinary Research Programme on Causes of Human Rights Violations (PIOOM), à l’Université de Leyden, aux Pays-Bas.Le travail du PIOOM est particulièrement instructif. Celui-ci a élargi la portée de son étude sur la violence à des fins politiques au-delà des conflits armés majeurs pour inclure deux petites — mais tout aussi meurtrières — catégories de conflits : dont  les conflits de haute recensés par le PIOOM  en novembre 1999. Le nombre cumulatif de morts est  40.000. _ voir Notes –n-4)

         «  Jusqu’à présent, les sociologues se sont peu préoccupés de caractériser  et définir la méthode qu’ils appliquent à l’étude des faits sociaux. C’est  ainsi que, dans toute l’oeuvre de Spenser, le problème méthodologique n’occupe aucune  place ; car l’introduction à la science  sociale, dont le titre pourrait faire illusion, est consacrée à démontrer les difficultés et la possibilité de sociologie ; non à exposer les procédés dont elle doit se servir. Mill, il est vrai, s’est assez longuement occupé de la question » (26) ; mais il n’a fait que  passer au crédible de sa dialectique ce que Comte en avait dit, sans y rien ajouter de vraiment personnel. Un Chapitre du Cour de Philosophie positive, voila donc, à peu près, la seule étude originale et importante que nous possédions sur la matière(27) écrit Emile  Durkheim. «  On se contentait donc de peser  les mérités  comparés  de la déduction  et de l’induction et de faire une enquête sommaire sur les ressources les plus générales  dont  dispose  l’investigation sociologique » (28)

           Comme Emile Durkheim ; Dr. Ismail  Besikçi, dit, « Nous  avons un fait  social. Ce fait social est la nation kurde. Atatürk, lui  n’est pas partisan d’une solution démocratique de ce problème. Il s’engage pour une solution du problème  par la violence. De toute manière, il est impossible pour un gouvernement qui s’associe à la politique  de l’impérialisme occidental de partage  de la nation kurde. La politique  impérialiste du « diviser pour régner» d’approcher d’une question démocratique. Dans la constitution de 1924 se trouve, pour la première fois ; la solution d’un problème social et politique ; le problème de l’existence de la nation kurde, par des moyens idéologiques. Il ne fait pas de doute que  cette solution idéologique s’appuie essentiellement sur des moyens militaires. Selon  la Constitution de 1924, toute personne vivant sur le territoire est turque, placée sous la souveraineté  de la République turque. Et cette personne est censée être satisfaite et fière de son être turc. La formulation correspondante dans un arrêté de tribunal s’énonce  ainsi : « L’Etat turc est indivisible du point de vue national et territorial ». Ainsi se trouve résolue une question sociale et politique  par une formule constitutionnelle. Etant donné que, d’après  la Constitution, tout le monde est turc, il va de soi que les Kurdes également sont turcs. Cela signifie que les Kurdes  doivent renier leur identité nationale et leur personnalité et se percevoir comme turcs.Ils doivent crier : je suis turc et fier de l’être » et « heureux celui qui peut dire : je suis Turc ». Dans ces conditions ; ceux qui  revendiquent leur caractère kurde et veulent des droits  nationaux en tant que  kurdes sont poursuivis pour avoir enfreint la Constitution. Ils sont inculpés comme traîtres à leur pays. On part du principe que la Constitution exige la liquidation de tels gens et qu’il faut les isoler de la société. L’influence de leurs  opinions  doit être détruite irrémédiablement. La conséquence ultime de ces pensées et de leur mise  en exécution fut la liquidation par massacres, les déportations et les exécutions ainsi que la croissance rapide du rythme des entreprises d’assimilation »(29)

            Vingt six ans après  cette lettre du Dr Besikci s’est adressée  au Directeur de l’UNESCO le 27 avril 2007 le Chef de la L’Etat Major turc Mehmet Yasar Buyukkanit  a menacé directement les  Kurdes par son commandement « heureux celui qui peut dire : je suis Turc   et avec 250.000 soldats  stationnés à la frontière  turco irakienne, l’aviation turque  bombarde  régulièrement la région du Kurdistan Sud depuis le 6 mai dernier. Il faut préciser que c’est Yasar Buyukkanit qui a menacé directement l’écrivain arménien Hrant DINK[7] et  le 23 janvier 2007 nous avons expliqué que le général Veli Kuçuk  est impliqué avec Yasar Buyukkanit da           ns l’assassinat d’Hrant DINK et le Général Veli Kuçuk vient d’être arrêté avec son équipe un an après de notre article concerné.

Nous sommes en face d’une réalité des faits sociaux, falsifiés et niés   par les chercheurs  turcs, américains français, anglais, néerlandais et par les députés français ; européens  et nous pensons que le rôle de l’histoire politique comparative,  est  l’analyse  des  phénomènes  historiques, sociologiques objectivement en tant que tels dans la causalité des processus sociaux politiques par rapport à la réalité existante du réel dans son évolution historique.

 

POSITION DU PROBLEME METHODOLOGIQUE

La question qui se pose est qu'est-ce qui peut faire de l’histoire politique  une science positive  pour analyser le phénomène de  l’armée turque et ses expériences politiques  et militaires relatives aux génocides des peuples? Quelles sont les méthodes qui doivent être celles de cette discipline pour qu'elle soit scientifique par rapport   à la question  traitée? Telles sont les deux questions que  nous prendrons  des Règles de la méthode sociologique. Nous posons la question comme   Durkheim, « considérer les faits sociaux comme des choses. » « Choses » signifie ici « faits physiques ».mais pour nous « choses » « l’Armée turque et ses pratiques » relatives aux génocides  des Arméniens , des Grecs et des Kurdes .Cela signifie-t-il que les faits sociaux seraient assimilables à des faits historiques ? Ce n'est pas ainsi qu'il faut interpréter la phrase. Durkheim veut dire que la méthode en sociologie doit être analogue à la méthode en physique. Or que fait le physicien ? Il tente d'expliquer les faits. Expliquer n'est pas comprendre. Expliquer, c'est analyser, chercher les causes alors que comprendre, c'est ramener à l'unité, faire la synthèse. « Traiter les faits d'un certain ordre comme des choses, ce n'est pas les classer dans telle ou telle catégorie du réel ; c'est observer vis à vis d'eux une certaine attitude mentale. C'est en aborder l'étude en prenant pour principe qu'on ignore absolument ce qu'ils sont et que leurs propriétés caractéristiques, comme les causes inconnues dont elles dépendent, ne peuvent être découvertes par l'introspection même la plus attentive. »

Nous prendrons les choses  dans sa réalité historique à partir de l’analyse concrète. De l’empire ottoman  jusqu’à nos jours  la crise qui domine actuellement la situation en Turquie  a une double cause : militaire et politique. Les causes militaires de la crise sont en grande partie liées à des causes politiques. Car la Turquie qui est un pays membre de l’OTAN, a conclu un contrat d’un montant de 1,78 milliard de dollars portant sur l’achat de 30 chasseurs F-16 à l’avionneur américain Lockheed Martin, dans le cadre d’un ambitieux programme de modernisation de ses forces armées. En vertu du contrat, les avions seront fabriqués, montés, testés et livrés par la compagnie turque Tusas à Ankara, a déclaré le ministre turc de la Défense, Vecdi Gonul."Grâce à ce projet, des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers turcs auront de nouvelles possibilités d’emploi et cela compensera une partie du prix d’achat des 30 appareils", a dit Gonul au cours de la conférence de presse consécutive à la signature des contrats. L’ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, Ross Wilson, a déclaré voir dans ce contrat un exemple de coopération étroite entre les deux pays. La Turquie compte la deuxième armée de l’Otan après celle des Etats-Unis. Lockheed Martin est quant à lui le principal fournisseur du Pentagone.

            A la fin 2006, le groupe américain d'aéronautique et de défense Lockheed Martin a reçu du gouvernement américain un contrat de 635 millions de dollars pour la modernisation de la flotte de chasseurs F-16 de la Turquie. Au terme de ce contrat, daté du 22 décembre, Lockheed Martin fournira à l'armée de l'air turque 216 kits de modernisation pour ses avions de combat polyvalents F-16C et F-16D, ainsi que diverses prestations de type essais en vols, formation et support technique, a précisé le groupe. Ce sont ces avions que la Turquie utilise dans le bombardement du Kurdistan.

            L'exécution de ce contrat, qui s'appuie sur un accord gouvernemental américano-turc signé en avril 2005, doit durer jusqu'en février 2016. Le ministre turc de la Défense Vecdi Gönül a affirmé fin octobre 2006 que son pays s'engagerait à acheter à Lockheed Martin une centaine de chasseurs de nouvelle génération F-35, pour une valeur estimée de 11 à 12 milliards de dollars. J’ajoute que  l J’ajoute que   des centains de millions euros versés en Turquie  serviront comme à l’époque des crimes de génocide réalisés par Les kémalistes avec l’aide des bolchevicks à la rénovation des mosquées pour commettre des crimes contre l’humanité mais pas à la rénovation des Eglises  et des Monastères  Arméniennes et des Grecques.

             Au niveau de la gestion militaire, on sait  que le Conseil de l'Atlantique Nord, est le principal organe décisionnel de l'OTAN, qui se prononce sur le rôle de l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme. Les aspects spécifiques des activités de l’OTAN sont développés par l’intermédiaire d’organismes et de comités spécialisés au sein desquels le général  Yasar arrêté  avait effectué sa  spécialisation (30). Mais  au  sein de l’OTAN les forces armées turques utilisent depuis    des années des mécanisme du  terrorisme d’Etat avec  52 bases militaires  de l’OTAN ont été déployées pour contribuer à protéger l’attaque  de l’Armée turque au Kurdistan Sud.. « Les pays membres de l'OTAN et les pays partenaires collaborent aussi dans le but d'améliorer l'état de préparation civile face aux conséquences d'éventuels attentats terroristes perpétrés au moyen d'agents chimiques, biologiques ou radiologiques, et de pouvoir gérer ces conséquences. Dans un premier temps, ils ont établi un inventaire des capacités civiles et militaires nationales pouvant être mises à disposition pour aider les pays touchés. » Alors que ce sont les forces armées turques  qui ont utilisé  les armes chimiques  et bactériologiques contre les combattants  kurdes ; ont incendié nos forêts et ont détruit 4000 de nos villages et forcé à la déportation de 6000 000 kurdes.  Comme tellement bien  précisait Monsieur J.M. Demaldent[8] dans son article « Regard froid sur une tragique impasse »,«  On parle avec raison aujourd’hui des déportations de masse, des massacres et de la terreur auxquels procèdera Mustafa Kemal. On estime à au moins 1,5 million le nombre des Kurdes victimes des déportations pendant toute cette période. On attribue à juste titre cette politique au nationalisme qui constituait la plus importante des six «flèches» du kémalisme.

 

Il ne s’agit pas de minimiser en quoi que ce soit l’horreur qu’il faut imputer au kémalisme Mais on ne comprend rien à la tragédie encore actuelle quand on ne saisit pas ensemble tous les aspects de cette politique. C’est en luttant contre les révoltes kurdes religieuses et traditionnelles que Mustafa Kemal a accéléré ses réformes laïques et occidentalistes ; en leur conférant ainsi un fort parfum nationaliste turc et anti-impérialiste contre un séparatisme «féodal» et «fanatique» manipulé par les Anglais. En même temps, le nationalisme de Kemal revêtait une dimension «républicaine» et territoriale très différente du «racisme» dont certains kémalistes se réclamaient. On ne comprend rien au problème kurde actuel si on ne saisit pas que le progressisme républicain et laïc de Mustafa Kemal et la politique d’assimilation des Kurdes par la terreur et le militarisme sont historiquement liés et constituent un seul héritage. » Mais  il nous semble que  Mr Jaap de Hoop Scheffer  n’a jamasi  condamné  ces actes du terrorisme de l’Etat Turc, alors  les dirigeants de l’OTAN planifient  la nouvelle  stratégie suivante :

              « La Force de réaction  est composée de navires, d’aéronefs et de troupes terrestres capables de réagir à toutes sortes de situations de crise partout dans le monde sur un très court préavis. Elle fonctionne selon le principe des «rotations », les pays membres de l’OTAN engageant des unités terrestres, aériennes et navales ou des forces spéciales pour une période de six mois. L’entraînement est donc essentiel et c’est grâce à des mises à l’épreuve dans le cadre d’exercices de ce type que la NRF reste constamment prête à remplir n’importe quelle mission que les décideurs de l’OTAN pourraient choisir de lui confier. »  Et la  question qui se pose : Qu’est ce qu’une armée ? Qu’est- ce que l’Armée Turque ? Qu’est- ce que l’Armée verte?   Quelle est son histoire  et son programme politique et militaire ? Est-ce que l’Armée Turquie  est une armée  ottomane transformée en une autre forme militaire dirigée par les mêmes militaires et les mêmes  pachas ? Si oui, quelle était la place de l’Armée verte ? Comment pouvons-nous expliquer la continuité  militaire dans les  pratiques militaires   des actes génocidaires sont commis, plus particulièrement lors du génocide des chrétiens en 1861 en Syrie, des arméniens  en 1894 l’utilisation des forces armées hamidiennes formées par les généraux allemands  et ainsi que dans le génocide  des Arméniens de 1915 à 1923 et des Grecs  des Assyro Chaldéens  et des Kurdes et leur déportation de 400 000  en 1916 et 1917 par  Mustafa Kemal ? C’était  était le rôle de l’OS du CUP et  de l’armée kémaliste turque dès  dans la fondation du nouveau régime Sur quoi, sur  quelle structure militaire les armées sont constituées ? Quelles  étaient ses alliances  sur le plan historique  entre l’armée impérialiste  allemand et l’aide sociale impérialiste des bolchevicks ?

            Quel rapport établir entre l’Armée Turque et le pouvoir? Quel était le rôle de Mustafa Kemal, en tant que militaire dans la fondation de État quelle était l’influence  de la doctrine militaire  allemande sur la pensée militariste de Mustafa Kemal ; plus particulièrement  l’influence  de Karl Litzmann  et de Baron Von der  Goltz Pacha  comment Mustafa Kemal a traduit  et a publié à partir de 1909  dans la  mesure où Mustafa Kemal a lui-même expliqué dans ses ouvres complètes  qu’il n’arrive pas à parler l’allemand? Comment pouvons nous expliquer à la fois l’évolution historique de la société ottomane  et la transformation les trois coups d’état réalisés par l’Armée Turquie? Dans ce sens comment pouvons nous expliquer le rapport entre le pouvoir élu par le peuple et l’intervention de l’armée par la force pour renverser le régime politique? Quel rapport établir entre l’armée et État? Qu’est ce que État turc? Est-ce que l’État turc est un État profond ou non? Si oui quelles sont ses caractéristiques? Quelles sont les pratiques militaires actuelles de l’Armée Turquie? Quel est le rapport entre les gouvernement précèdent et avec État profond? Quelles sont ses pratiques militaires économiques au Kurdistan? Quels sont les critères d’accès à l’UE, dans la mesure où sur site Internet de l’État Major turc, un document Officiel niant le génocide des arméniens? Quel est le rôle de l’armée dans la guerre au Kurdistan de Turquie? Quel est le profit militaire des organismes de l’Armée Turquie? Autrement dit quelle est la structure militaire des forces armées turques, ses rapports avec l’OTAN, comment l’Armée Turquie fonctionne? Quelles sont les conséquences de la guerre au Kurdistan? Quel le rôle de l’Armée Turque dans la politique mondiale en tant que forme d’organisation militaire et politique sous le titre MGK (Conseil Général de la Sécurité Nationale) et ses rapports direct avec OYAK et ses systèmes banquiers? Comment pouvons nous expliquer l’investissement de ses capitaux par les structures financières de l’Armée Turquie au Kurdistan Sud et ses rapports avec les autres pays? Autrement dit ; compte tenu  des moyens de production militaire et civile privée de l’Armée  Turque, la question qui se pose  est de savoir  la mondialisation exerce-t-elle une influence sur la puissance militaire et les emplois de la force armée et, si oui, laquelle et jusqu’à quel point ? Les conséquences de la mondialisation sur la puissance militaire font l’objet d’intenses débats théoriques, empiriques et politiques. Les analystes d’inspiration libérale soulignent l’ampleur et l’influence de la mondialisation qui impose des contraintes de plus en plus rigides aux dirigeants politiques et militaires, limitant leur capacité à créer la puissance militaire et à employer la force armée. Inversement, les analystes d’inspiration réaliste contestent l’ampleur et l’influence de la mondialisation et, quand ils lui reconnaissent un rôle, elle leur apparaît comme une source de vulnérabilités qui favorisent l’emploi de la force armée et multiplient les conflits armés. En dépit de leurs différences, les lectures libérales et réalistes de l’impact de la mondialisation sur la puissance militaire ont, aujourd’hui comme dans les années 1970, un point commun : ce sont, le plus souvent, des approches «structurelles», situées au niveau du système international. Elles ne s’aventurent guère au niveau de «l’agent», les Etats, les armées, les acteurs politiques et militaires. Conséquence de ce primat des déterminants structurels, les hypothèses libérales et réalistes constituent un préalable indispensable et utile mais qui demeure indéterminé. Ces hypothèses négligent les perceptions et les pratiques des acteurs politiques et militaires et disent finalement peu de choses des processus politiques et organisationnels par lesquels les dirigeants politiques et les militaires s’approprient, ou  ignorent les dynamiques de la mondialisation, innovent, s’y adaptent ou la subissent. Cohérent avec cette approche « systémique », le problème des éventuelles conséquences de la mondialisation a souvent été abordé, et opérationnalisé sur le plan méthodologique, en terme d’impact du commerce (ce qui n’est qu’un aspect la mondialisation)  sur la guerre (ce qui n’est qu’un aspect la puissance militaire). De ce point de vue  comment pouvons nous analyser les trois coups  d’Etat militaires  et les autres coups d’Etat qui ont été considérés  « post modernes » ?

             Jean-Marie Demaldent considère qu’ « On ne peut ici reprendre la question d’un point de vue historique depuis l’Empire ottoman, malgré l’intérêt que cela représente. Mais au moins, convient-il de rappeler que le traité de Sèvres (1920) avait envisagé la création d’un Kurdistan au nord du vilayet de Mossoul et que les Kurdes du nord avaient participé activement à la “guerre d’indépendance” dont procèdera le nationalisme turc moderne aux côtés de Mustapha Kemal contre la double menace arménienne et grecque. II est vrai qu’à l’époque, Kemal mobilisait pour «libérer la terre d’islam souillée par les giaours» et reconnaissait l’existence d’un peuple kurde associé au peuple turc. Les Kurdes ne pouvaient pas imaginer alors que leur combat déboucherait sur la fondation d’une république laïque exclusivement turque où il serait même interdit de prononcer le mot de kurde; en même temps que sur le traité de Lausanne, partageant les Kurdes entre la Turquie, l’iran, l’irak et la Syrie. »[9]

 

A la lumière de ces questions nous avons posé nous examinerons dans un premier à partir d’une perspective historique ;  nous voulons analyser  l’histoire de l’armée ottomane et turque et ses alliances militaires, Alliance Franco –Ottomane ;  Alliance Germano Ottomane turque    et le renversement du régime du Sultan Abdul Hamid par les officiers du Comité  Union et Progrès  CUP son histoire, sa politique contre les nationalités; ainsi que le rôle politique et militaire du CUP et  de Mustafa Kemal dans les génocides  des Arméniens, des Grecs et des Asyro Chaldéens et des Kurdes  en tant que  fondateur de l’organisation « liberté  et patrie » et  avec  Enver Pacha ; Taalat et assassinat avec ses organisations paramilitaires « Teskilat i Mahsousa » Organisation Spéciale » et des partis politiques concernés, comme Ay YILDIZ (Lune et Astre) dans un deuxième temps nous voulons mettre l’accent sur le rôle  des cadres militaires du Comité de l’Union et Progrès dans  la fondation de 1’Etat turc, ainsi que dans pratiques et son passé et l’histoire de l’armée, en même temps de  préciser ses caractéristiques militaires et des moyens économiques qu’elle détient ainsi que  le rôle essentiel  de  Mustafa Kemal ; sa formation militaire ;  au travers de ses Œuvres Complètes  ses relations avec  les  bolcheviks et avec les chefs Kurdes ; dans une deuxième partie nous élaborons   les expériences  politiques de l’armée turque dans la réalisation de trois coups d’Etat précédents et les deux coups d’Etat post-modernes ainsi que le rôle économique  de l’Armée turque  dans le cas de précisait dans la phase de la globalisation et les conséquences de la guerre au Kurdistan. Dans la troisième et quatrième partie   nous examinerons  l’Armée turque, ainsi que le  coup d’Etat Militaire du 27 mai 1960 et le Comité de l’Union Nationale (CUN) Procès de Yassiada ,la révolte des officiers  des forces armées en février 1962 et en mai 1963 la  déportation des Kurdes et les camps militaires de Kabayazi,  a question Kurde et la dictature militaire . Le coup d’Etat Militaire du 12 Mars 1971 le coup d’Etat Militaire du 12 septembre 1980et la constitution  de la dictature militaire Colloque de l’UNESCO consacré à Mustafa Kemal  et La question nationale  arménienne et la colonisation de l’Arménie Occidentale ainsi que la négation n  génocide des Arméniens en tant que politique du terrorisme d’Etat. Nous examinerons  éga lement la lutte armée  contre l’Etat Colonialiste et impérialiste turc au Nord  Kurdistan et la déportation forcée des Kurdes ,la stratégie et la tactique   de la lutte armée au Nord Kurdistan et l’Avenir de l’Etat Fédéré du Sud Kurdistan

 

 

 

LE GENOCIDE  DE KOTCHGIRI

 

Les méthodes et les techniques  d’exterminations chez  Mustafa Kemal  le génocide de Kotchgiri :

DIVIDE ET IMPERIA

 

           Au fond le malheur kurde commence par l’Islam. L’islamisation du Kurdistan est le commencement du colonialisme, arabe, turc et perse. L’entrée des turcs en 1071, c’est l’entrée du mal entre les peuples d’Anatolie. L’existence du christianisme ne dérangeait pas de la cohabitation des  peuples convertis au zoroastrisme. Car le judaïsme et le christianisme étaient des religions qui ont été influencés par le zoroastrisme, En 1514, les Tribus Kurdes à l’Islam  Sunnite ont collaboré avec Yavuz Sultan Selim et plus 700.000 proches du zoroastrisme, Ehl –i Heq, Kizilbachs ont été massacrés avec l’aide d’Idris i Bitlisi et 300.000 ont été exclus de l’Armée ottomane.  En 1639, le Kurdistan est divisé entre l’Empire ottoman et persan. C’est pourquoi Mustafa Kemal utilise les mêmes méthodes et tactiques  du colonialisme islamique.

 Dans sa lettre en date du 16-06-1919  au Chef  Kurde  Cemil Pasazade Kasim Bey dit «  j’ai de confiance en vous  totale en vous , en raison de la défense du Khalife et de la monarchie en raison  des sacrifices  que  vous avez fait pour  l’indépendance totale  de l’Etat et je ne soutiens pas  la théorie selon laquelle Les Kurdes se séparent et de l’Etat et de fonder d’un Kurdistan indépendant sous l’égide de la domination anglaise. Car cette théorie est favorable  pour les arméniens. Le représentant anglais a déclaré que  les réfugiés arméniens vont rentrer sous la protection des militaires arméniens. Naturellement j’ai refusé  Les Kurdes et les turcs sont des frères ; notre but est d’empêcher à la division de notre Patrie. Pour que la liberté et la prospérité de mes frères  Kurdes  soient garanties  je suis totalement  sympathisant qu’ils puissent bénéficier  de tous les droits. »([10] )

 

 

 

 

 

Nous constatons que  Mustafa Kemal([11] )a envoyé de Sivas  dans le même jour de nombreuses lettres  aux Chefs des Tribus Kurdes, en tentant de faire tuer les Kurdes par les Kurdes? Sa politique militaire machiavélienne a pour but  l’utilisation des moyens pour arriver au but final. C’est, dans  sa lettre en date du 09-09-1919 aux commandants du 15.ème et 20.ème  Corps d’Armées,[12] qu’il l’a écrit ” Nous avons  fait la connaissance  que le Colonel anglais Major Noël accompagné par   Mevlenazade  Rifat, Berdixan Kamran et Celadet, Cemil Pasazade Ekrem Cemil bey  font la propagande contre notre patrie   pour la fondation d’un Kurdistan Indépendant, sont venus à Malatya et puis  le gouverneur d’Elaziz Ali Galip les a accompagné avec le muttésarrif de Sancak. Il a été décidé  l’envoyer  le 15 ème régiment d’Harput  les unités  militaires équipées des mitrailleuses  et deux régiments de  la cavalerie d’Aziziye ainsi que le 12 ème  régiment  de la cavalerie qui se trouve à Malatya et de les arrêter et de me communiquer  le résultat immédiatement.”(199)

La question qui se pose  quelles étaient les convictions politiques Cemil Pasazade Kasim? Quel rapport établir  entre Mustafa Kemal et Cemil Pasazade Ekrem? Est ce que Mustafa Kemal  luttait  pour Khalife et pour nation islamique ottomane? Si oui quels étaient ses liens  idéologiques et  politiques  avec Sa Majesté par rapport aux Kurdes ? Si non, quelles étaient la stratégie et tactique de Mustafa Kemal dans la politique  de l’utilisation des Kurdes  contre les anglais comme il a utilisé contre les Russes  puis les exterminer pour arriver à son but c’est à dire; c’est  l’occupation du marché divisé  et de  la colonisation du Kurdistan? Quel est le fondement idéologique de la turquisation de la politique kémaliste  afin de massacrer  les  autres peuples opprimés? Comment pouvons nous expliquer le double langage de Mustafa Kemal  dans les cas de ses rapports avec les deux frères  Djemil Pacha Zade vis à vis à la nation kurde d’hier et aujourd’hui?

Selon le  document de l’Archives de Vincennes[13] Ekrem bey,fils de Djemil pacha est originaire de Diyarbakir, fit campagne du Caucase comme officier de réserve sous l’ordre de  Mustafa  Kemal qui le  connait parfaitement. Pour  Ekrem Bey, « Mustafa Kemal  a été  pour  les Kurdes  ce qu’ont été Djémal pour les Arabes, Talaat et Enver pour les Arméniens, il est chargé  d’une mission ignoble et cruelle; l’extermination des Kurdes. Pour arriver à ce but; il a employé deux procédés: le pillage et le massacre/ Dans cette double besogne, il aidé de ses deux séides; le major Chevki et le colonel Arif. Le premier dirigeait l’opération du pillage, le second celle  des massacres. Le major Chevki a entassé une énorme richesse grâce à ses rapines. Il s’occupe aujourd’hui tranquillement de commerce. Le colonel Arif continue à servir son maître avec fidélité; il est lieutenant du chef  du Techkilazt i  à Afyon Kara Hisar, l’un des centres du Mouvement National. Il va  sans dire  que  dans l’ouvre d’extermination des Kurdes; comme les autres nationalités non  turques, le pouvoir civil marchai la main dans la main avec les autorités militaires.A cette époque, diyarvekir avait comme vali un nommé Bédri qu’il ne faut pas confondre avec l’ancien directeur de la police. Cet homme, une véritable  hyène, est l’un des hôtes de Malta.« L’impression que  les Kurdes  jouissaient, comme musulmans, de la confiance du  gouvernement turc est une erreur. La politique de  turquisation sans merci ne voulait pas faire   de distinction entre les éléments non turcs. Dès  le commencement, les Kurdes  étaient suspectés au même titre que les Arméniens  et les Grecs  »(200) La hostilité  de  Mustafa Kemal  envers du Peuple Kurde est au même niveau que des Arméniens et  des Grecs. Pour justifier prenons les réponses  Mustafa Kemal qui a donné aux journalistes  lors d’une Conférence de Presse   à Izmit le 16 janvier 1923. Le journaliste  Ahmet Emin Bey «  Vous avez posé  et parlé de la question kurde ? Qu’est ce que la question kurde? Est-elle une question interne?» Ghazi Mustafa Kemal Pacha a répondu (voir le texte ci dessus) que  du point de vue de nos intérêts ; c’est à dire  les  intérêts   des turcs il n’y aura  jamais une  question kurde. Comme vous le savez; les kurdes  sont si implantés  parmi  nos frontières  nationales turques, ils constituent une majorité absolue dans les régions dont les frontières sont limitées. Mais ils ont commencé à perdre leur majorité; en entrant parmi les éléments turcs; si nous voulons déterminer les frontières kurdes; alors nous allons détruire le turkisme et la Turquie»([14])

 

 

 

  Dans  sa réponse à la question  concernant Mousoul Mustafa Kemal a répondu que « Le département de Mossoul est dans  nos frontières nationales; j’ai utilisé  le concept  des”frontières nationales” il faut  des frontières nationales lord du débat du Traité. Que doivent être ces frontières ?... en vérité au Sud  de Mousoul nous avions une armée, puis  le commandant anglais est venu  et il a trompé Ihsan Pacha; et s’y est installé. Pour nous la ville de Mousoul représente une très grande valeur pour deux raisons. La première  consiste aux riches  sources pétrolières dans le département, la  deuxième; elle est aussi importante que les sources pétrolières; c’est la question kurde? Les  anglais veulent  former une gouvernement  Kurde;, si ce gouvernement  est instauré; cette situation va  influencer  les Kurdes  qui sont dans  nos frontières nationales. Pour empêcher à cela il faut définir l notre frontière sud.»([15])

Dans sa réponse  à la question posée par le correspondant  d’United Press à Edward  King lors de l’entretien  en date du 22 octobre 1922 “ Voulez vous  revendiquer la région pétrolière du Kurdistan?

 Mustafa Kemal  a répondu que :

La province de Mousoul est dans nos frontières nationales”([16])

D’abord; la déclaration de Mustafa Kemal  n’est pas juste  au sujet de l’aide  des britanniques accordée  au Peuple du Kurdistan Sud; car le Kurdistan Sud menait  la lutte armée  sous la direction de Cheik Mahmoud Berzenzi  contre l’impérialisme britannique et contre les provocation du Major Noël, Mahmoud Berzenzi marche sur Suleymanieh le 22 mai 1919 a fait prisonnier le major Greenhouse  se déclare le Roi du Kurdistan. La réplique  des anglais  est immédiate et assez dure ; le 17 juin 1919, le général Fraser marche sur Mahmoud Berzendji, installé  dans gorge de Darbendé  Baziyan. Capturé le 18 juin 1919 est amené à Bagdad  condamné à mort ; puis envoyé en exil en Inde. Alors qu’à cette époque  C’est Mustafa Kemal lui même qui  avait collaboré avec les Britanniques sous l’égide de Damat Ferid Pacha qu’il a quitté  Istanbul de Constantinople pour Samsoun  avec le visa britannique. Quant à Cheik Mahmoud Berzenzi   il revient au Kurdistan Sud en septembre 1922 il se proclame de nouveau »Roi » du Kurdistan (octobre 1922)  il émet des timbres postaux et fiscaux représentant deux poignard entrecroisés et fait éditer un journal : Roja Kurdistan_ le Soleil du Kurdistan). Celui-ci est replacé plus tard par la Voix de la Justice (Dengê Heq). Les conflits  ne tardent pas  à éclater de nouveau entre Cheik Mahmoud Berzenzi   et les anglais. Un nouveau soulèvement éclate, mails il est vite écrasé dans un  bain de sang par les R.A.F. (Air Royal Force) et le 3 mars 1923. Sous les bombardements aveugles, Cheik Mahmoud Berzenzi   est passé au Kurdistan Oriental au département de Sardecht. Désireux de prendre sa revanche, il revient au Kurdistan Sud en  juillet 1923, Mais il se heurte aux nouvelles attaque aériennes (le 16 août 25 décembre 1923 et 24 mai 1934 qui l’obligent à se réfugier à Pendjouin où il reste jusqu’en 1930, suite au nouveau soulèvement il a été capturé par les anglais envoyé au Sud d’Irak en résidence surveillé jusqu’en 1941. Quand à Mustafa Kemal qui accusait les  indépendantistes  du Kurdistan , lui-même il était au solde de l’impérialisme anglais. Au sujet  des villes de  Mousoul; en divisant et colonisant le Kurdistan  pour les intérêts   colonialistes et impérialistes anglais et turcs, il a joué avec les Soviétiques; les français et  les italiens. Alors qu’en 1916 ; débutaient les magnifiques victoires du Grand Duc Nicolas en Arménie Occidentale. En dépit des rigueurs de l’hiver  caucasien et difficultés de terrain considérables, les russes s’empares d’Erzeroum, clef de l’Arménie ; le 16 fèvrier-puis Mouch-Bitlis et de Trébizonde en mai.

« En Egypte, les anglais décidés mettre le canal Suez à l’abri d’un coup de main  germano-turc concentrent 200.000 hommes. L’attaque envisagée se produit en effet en août mais les turcs battus sont vigoureusement poursuivis par la cavalerie  britannique et en décembre  1916, les anglais à leur tour passent à l’offensive et s’empare El Arich puis de Rafa.

Mais  l’événement capital de 1914 est le soulèvement des Arabes contre la Porte Sublime. A la faveur de  faiblesse des garnisons turques du Hedjaz, du Yemen et de l’Asie, et poussées en sous main l’Angleterre, les Arabes, dirigés par l’influent Chérif Hussein, s’empare de la Mecque ; de Djedda, de Taif ; et de Médine. L’indépendance des Arabes vis-à-vis des Turcs est proclamée. Cet événement est le premier  symptôme de la dissolution de l’Empire ottoman. »([17])

Par des accords secrets conclus en mai 1916 entre la France et l’Angleterre ; l’Etat rabe  indépendant était reconnu. La France obtenait la reconnaissance de ses droits sur la Syrie  et la Cilicie, sur Sivas ; sur un territoire délimité d’accord avec la Russie et sur la région de Mousoul.

Pendant que l’Europe se déchire sous la Première Guerre Mondiale, la Grande Bretagne et la France signent, en mai 1916, un accord secret qui définit, pour l’après guerre, la partition du Moyen-Orient en zones distinctes gouvernés sous leur mandats. Ce contrat est réalisé par Sir Mark Sykes et M. François Georges Picot avec l’accord de la Russie, encore tsariste, et de l’Italie. Tous veulent leur part : la Russie exige Constantinople et la moitié septentrionale de la Perse, l’Italie veut des îles méditerranéennes et l’Anatolie, la France requête la Cilicie, la Syrie et le Liban et la Grande Bretagne se réserve la moitié méridionale de la Perse, la Palestine et la Mésopotamie. Français et Anglais seront les grands gagnants du partage.

 

 

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Cette manœuvre des deux grandes puissances coloniales reflète la face maligne de l’Europe car, sous l’étiquette salvatrice des peuples soumis et après tant de promesse d’indépendance faites aux différentes ethnies, ils les condamnent à continuer une existence opprimée mais sous un autre gouvernement. Un tel comportement ferait aujourd’hui scandale mais serait tout de même admis car la situation actuelle nous le montre en un Irak « démocratique » sous l’égide des Etats-Unis. Ces manières sont encore présentes un siècle après le traité Sykes-Picot.

  1. Suite au triomphe des puissances européennes sur l'Empire Ottoman en 1918, beaucoup de nouveaux apparaissent au Moyen Orient mais une nouvelle carte créée par les puissances coloniales divise la région en cinq zones distinctes sous administration Britannique et Anglaise. Ainsi, les européens ne respectent aucunement les promesses faites aux peuples « libérés ». zone bleue française, d'administration directe formée du Liban et de la Cilicie;
  2. zone arabe A, d'influence française comportant le nord de la Syrie et la province de Mossoul;
  3. zone rouge anglaise, d'administration directe formée du Koweït et de la Mésopotamie;
  4. zone arabe B, d'influence anglaise, comprenant le sud de la Syrie, la Jordanie et la Palestine;zone brune, d'administration internationale comprenant Saint-Jean-d'Acre, Haïfa et Jérusalem

 Sans doute l’impérialisme britannique comme l’impérialisme  français  étaient  les premiers  pour diviser le Kurdistan avec le Traité de Sykes –Picot.

L’Angleterre  n’a pas voulu rester sur la défaire de Kut el Amara. Une nouvelle expédition sous les ordres  du Général Maud est soigne ment organisée  en 1917. Elle débute par la reprise de Kut el Amara et jalonnée par les victoires de Bagdad_ 11 mars 1917 et de Samara sur le Tigre et par une importante progression sur l’Euphrate.

En Palestine, également l’armée anglo-indienne se couvre de gloire. Magistralement dirigées par Général Allenby, les forces britanniques battent les troupes  turques de l’Allemand Kresse von Kressenstein s’emparent de Gaza et de Jaffa en novembre 1917 et le 9 décembre le Général Allenby ; accompagné du Colonel Français de Prepape, entre dans la ville de Jérusalem. Déclanchée le 18 septembre 1918 en Palestine, l’armées franco-anglaise  sous le Commandement du Général Allenby ;anéantissait en quelque jours  les forces de Liman von Sanders, entrait  à Damas le 1° Octobre  et à Alep le 27 pendant que, sur Tigre et Euphrate, le Général Marshall marchait sur Mousoul.

L’armistice fut  signé le 30 octobre à Mondros entre les représentants turcs et l’amiral anglais  Calthorpe ; commandant la flotte alliée de al Mer Egée ; Les conditions de l’Armistice de Mondros du 30 octobre comportaient entre autres ;

-L’ouverture des Derdannelles et  du Bosphore et le libre accès de la Mer Noire, l’occupation par les alliées des Détroits ; La démobilisation immédiate de l’armée turque sauf les troupes frontières  et la police intérieure ;la réédition de tous les bâtiments de guerre ; l’occupation éventuelle  de tous les points stratégiques ;-Contrôle de tous les chemins de fer turcs et occupation de Batoum et Bakou par les  alliés-Réddition des garnisons de l’Hedjaz ; Yémen, Syrie, Mésopotamie, de Tripolitaine

 D’abord l’Accord Franco-turc est signé à Londres le 11 mars 1921 entre Briand et Bekir sami Bey et l’article L prévoit« La frontière entre la Turquie et la Syrie partira d’un point à choisir sur le Golfe d’Alexandrette, immédiatement au sud de la Localité de Pays  et dirigeant sensiblement en Ligne  droite ver Meidan Ekbes (la station du chemin de fer et la localité restant à la Syrie.»( [18])Ainsi  une partie du Kurdistan a été soumise à la  domination française  sans consultation du Peuple Kurde divisé et  colonisé. Puis , la presse anglaise confirme que  selon  le Daily  Télégraphy du 23 mai  dit  « les kémalistes   menacent la France d’annuler les concessions promises  par le Traité d’Angora»(..) et le TIMES du juin disent que  les turcs ont été obligés de retirer des troupes qui se trouvent  dans la région de Diarbekir à cause des l’insuffisance des effectifs sur le front grec.Le ex-Cheik de Senussi a proposé de former  une armée  volontaire de Kurdes et d’Arabes  pour remplacer les réguliers. Le Cheik, qui  a passé dernièrement une année à  Diyarbakir. Aurait dit-on de remplacer le roi Fayçal sur le trône de Mésopotamie.»([19])

Nous constatons par le télégramme n°1203 du Général Pellé a envoyé de Constantinople à l’Etat Major de l’ Armée de Terre en date du 7 juillet 1921:

« Le Marquise de Garroni m’a confirmé que ;(d’après ) renseignements récupérés et qu’il regarde comme certains  major Henry s’était présenté à Inoboli avec cargaison comprenant 10.000 fusils et un lot important de munitions qu’il a offert au gouvernement kémaliste à condition bas prix et long crédit exceptionnellement avantageuses.»([20])

La deuxième preuve après avoir acheté des armes  anglaises  M Kemal  est en face d’une proposition  de la diplomatie anglaise« 2°) Thèse  présentée par les anglais semble été la suivante: Mustafa Kemal  a choix traiter avec les alliées  ou avec les soviets qui peuvent donner beaucoup moins et nourrir  ambitions beaucoup plus redoutables: Il doit être convaincu qu’Alliés accepteront  seulement conditions raisonnables»[21] et sa réponse  est confirmée par  le télégramme N°1214 « Si le gouvernement britannique est disposé à modifier traité de Sèvres  sur base principale d’indépendance de l’empire ottoman; Mustafa Kemal sera heureux de converser à ce sujet avec le Général  Harrington »([22]) En quoi consiste l’indépendance de l’Empire ottoman qui avait occupé les terres  des peuples opprimés?

Mais pourquoi Mustafa Kemal  pour mettre en place sa politique colonialiste au Kurdistan s’adresse  aux féodaux  Kurdes qui sont des collaborateurs de l’impérialisme ottoman.  Vont –ils lutter pour l’Islam encore pour les intérêts impérialistes ottoman? Pour quoi  Mustafa  Kemal est l’ennemi juré des  Kurdes indépendantistes; du fait le Kurdistan n’est pas sa patrie? Quelle est la logique de sa politique coloniale  vis à vis des féodaux et des Tribus Kurdes Sunnites? Autrement dit sa politique vis-à-vis de Sa Majesté est liée au replacement d’ex-Cheik de Senussi a proposé de former  une armée  volontaire de Kurdes et d’Arabes  pour remplacer le roi Fayçal sur le trône de Mésopotamie et la création  d’un Kurdistan indépendant qui a fait peur l’Empire ? Est ce que le projet d’une confédération Grecque ; Arménienne Kurde qui fait approcher la fin de l’Empire ? Quelle était l’origine  du replacement d’ex-Cheik de Senussi contre la Révolution du Kurdistan Sud et  les religieux alevis contre la révolution du Kurdistan Nord ; c'est-à-dire la révolution du Kotchgiri ? C’est l’unité dialectique de la révolution et de la contre-révolution et de ses contraires au Kurdistan.

Sa lettre en date du 16 juin 1919 à Kazim Karabekir, commandant 15. C.A l’inspecteur de la III. Armée l’Aide Adjoint de Sa Majesté le Général de Brigade Mustafa Kemal a écrit que  «Le Club Kurde de Diyarbakir est interdit en raison de ses activités  en faveur de la création d’un Kurdistan indépendant sous la domination anglaise, il a été décidé de juger ses membres. Selon les informations que j’ai obtenues  des notables Kurdes connus  au Kurdistan par des télégrammes; il a été constaté que  le Club Kurde ne représentait pas de sensibilité kurde parmi la population; ce sont des activités des individus isolés, indésirables. C’est pourquoi j’ai décidé de réunir  les Kurdes  sous mes mains comme mes frères  à l’intermédiaire des Association de Droit et de la Défense. Je ne cois pas qu’aucune force résistera contre  la volonté nationale»([23]) Quelle était l’origine  de cette forme de l’organisation?

Selon un rapport« Quelque temps avant l’armistice, Mustafa Kemal s’était brouillé avec Enver Pacha et comité directeur du CUP qu’il accusait de ne pas travailler pour le bien du pays( envoi ) son armée d’une division qui n’avait plus à son arrivée à Alep qu’un effectif de 2000 hommes) A l’arrivée de  Kemal  au Pouvoir, tous les clubs du CUP; transformé en clubs de Défense Nationale.Il est claire que  tous les membres  étaient des unionistes qui ne firent que changer d’étiquette. Tous les grands chefs du CUP s’étaient enfuis en Allemagne et en Russie par crainte de représailles de la part des Alliées  ou de nouveau gouvernement turc? Ils sont restés impunis et ont travaillé à la réorganisation du parti à son retour au pouvoir.Aujourd’hui tous sont de nouveau en Turquie.

La grande Assemblée d’Angora est composée d’une majorité de notables influents  nommés députés pour faciliter dans les régions...Appuyé par une partie de l (Armée et par son Etat Major (Ismet; Fevzi Nourettine Pacha par quelque politiciens»([24]) Selon le rapport  Les allemands et les Russes ont utilisé le Kémalisme contre les alliées? Ils ont cherché  à constituer l’union entre Berlin, Moscou. Actuellement les Russes ont des consuls et des agents commerciaux à Mersine,Adana,Adalia,Konia; Erzeroum,Samsoun et Trébizonde. Les Allemands ont quelques  militaires et quelques commerçants à Angora et Sansoun. Ils ont favorisé  l’action cachée du CUP et son arrivés à leurs fins.»

Au lieu du CUP; c’est le Parti AY YILDIZ, au lieu de l’Organisation Spéciale  et son organisation légale; c’est l’Association du Droit et de la Défense  sont en activités de pratiques d’extermination

 C’est dans ce sens  Mustafa Kemal après le génocide du Pont Euxin qu’il attaque au Kurdistan  cherche ses anciens  collaborateurs  et il écrit le 13-08-1919  au grand chef de Tribu Horsin Cheik Ziyaeddin en tant qu’ex- commandant inspecteur  du 3ème Corps d’Armée” Mon honorable Maître, pendant la guerre générale;  je sais que vous avez rendu des services précieux  aux forces armées de l’Empire Ottoman au Califat  Suprême et au Sultan auquel vous êtes attaché par coeur, c’est pourquoi j’ai beaucoup de respect pour vous. Vous savez maintenant  le pouvoir du Califat et le Sultan Ottoman, notre patrie sacrée ont humiliés et vous savez  qu’on veut attribuer aux arméniens  nos villes orientales... Avec le Congrès d’Erzeroum Association  pour le  Droit et la Défense d’Anatolie Orientale  est fondée. Nous allons organiser le Congrès de Sivas prochainement. Si Dieu nous aide et le prophète nous porte sa grâce  toute notre nation sera unie”[25]  

            Mustafa  Kemal, le même jour envoie une lettre au Chef des Tribus du Département de Garzan à Djemil Ceto Bey  j’ai appris que  vous  avez un très grand  respect  en faveur du Sultan vous avez attaché avec des liens éternels et juste  à son pourvoir et vous avez  fait des sacrifices pour la défense de notre patrie sacrée contre  les objectifs de l’ennemi. C’est pourquoi je très  heureux et je vous remercie.  Les  Etats  des Alliés ont décide d’attribuer nos villes orientales aux arméniens et de l’Asie Mineur aux Grecs; ont décide de fonder un gouvernement du Pont Euxin aux bordes  de la Mer Noire ; de l’autre côté  les anglais ont commencé à tromper la population de Diyarbakir. Lors de ma responsabilité au sein de la III ème, j’ai décidé  d’empêcher aux  traîtres.... J’ai été convoqué par Istanbul. Je n’ai pas accepté et j’ai décidé de démissionner  de l’Armée[26]  Ce qui est faux. Une autre lettre a été envoyée par Kemal au Cheikh  Kurde de Bitlis   Kufrevizade  Cheik Abdulbaki Effendi” vous le savez la  Porte Sublime et le Sultan se trouve dans  les difficultés  comme notre patrie et notre nation. J’ai démissionné de mon poste, car ma situation officielle m’empêchait”[27] Dans sa lettre  à Abdurrahman Agha, de Sirnak; à Omer Agha de Dersev et à Resul Agha de Musas« l’opinion publique sait vous êtes attachés à la porte Sublime et au pouvoir  du  Sultan et personne  n’est  jamais d’accord  que notre patrie sacrée soit mise sous les pied des arméniens. Je vous connais très proche de vos ouvres de valeur que vous  avez réalisé jusqu’à  maintenant  pour la patrie et pour la nation»[28] Dans sa lettre à Cheik Mahmoud Efendi « Tous le monde sait  vous avez des attachements profonds et justes envers  de la Porte Sublime  et au Sultan  de l’Empire ottoman; suite à la défaite de la Guerre Mondiale; l’Etat; La patrie et la nation ont fait l’objet des attaques qu’elles ne méritaient pas .Aucun musulman n’acceptera pas  la disparition de la Porte Sublime et de l’Empire Ottoman et que notre Patrie soient  mise sous les pieds des arméniens  et  que notre nation soit esclave  des arméniens. Tous les efforts de nos ennemis destinés à la division de notre patrie et à l’esclavage de notre nation.»[29]

            Dans sa lettre au ancien député de Kemah Sagirzade Halef Efendi « dans le but de la fondation d’un Kurdistan indépendant sous la domination britannique, chef de bataillon anglais Nowill fait la propagande avec Ekrem; Kamran Ali; Celadet qui ont vendu leur religion et leur patrie sont venus à Malatya et le gouverneur d’Harpout; traîtres de la patrie et de la nation a participé à leur propagande[30]

Nous constatons que Mustafa Kemal utilise et exalte  la haine raciale dans son discours contre les  Arméniens et contre les Grecs  et contre les Kurdes  indépendantistes   dans la théorie et dans la pratique, son langage est un langage de la propagande  colonialiste. D’abord “un Kurdistan indépendant sous la domination des anglais ; n’a rien avoir avec le Kurdistan indépendant. Toutes ces qualifications  sont des approches racistes  et colonialistes. De plus, il exalte la haine raciale au nom de la patrie, de la nation et au nom de l’Islam  pour sauver le royaume de  sa majesté; sa politique  est contradictoire ; car il prend Sa Majesté aussi  comme un objet d’exploitation politique. Il ne respecte pas  les accords internationaux signés sur les retours des réfugiés arméniens  chez eux. Pour concrétiser cette  approche, il convient de présenter l’étude du Prof.Yusuf Halacoglu, Président la  Société de l’Histoire turque.(Turk Tarih Kurumu) Il présente des  documents qui ne correspondent pas  à la réalité des faits allégués à l’interprétation et à la traduction. C’es le télégramme N°214 envoyé Par le Général Defrance  du Caire au Ministère des Affaires Etrangères le 10 septembre 1915 à 16h30 reçu 16h45 (voir Annexe) le texte en français« A djebel-Moussa dans le sud ainsi que golfe d’Alexandrette et près d’Antioche; six mille arméniens se sont révoltés pour éviter d’être  massacrées, ils demandent à nos bâtiments de guerre de leur donner des armes pour se défendre et d’emmener en lieu sur leurs femmes  et leurs enfants.» Le commentaire du Prof Halacoglu est la suivante; « A partir de 1914 les français ont fait la promesse qu’ils vont fonder un état  pour les Arméniens.Ils ont dessiné des cartes  et l’ont collaboré strictement (voir le document N°2)  En soutenant les Arméniens du Mont Mousa et environ de 5000 arménien de se retirer vers les montagnes ; les français   ont aidé  à leur lutte contre l’Etat Empire ottoman».

D’Abord il n’y a aucun rapport avec le document le commentaire du Prof. Halacoglu. Le général Defrance a seulement transmis le souhait  de six mille Arméniens   pas cinq mille.Ils ont demandé d’armes  pour se défendre et protéger leurs enfants. Mais comme dans le cas du Pont Euxin; Mustafa Kemal était pour le massacre des enfants; ici  par son  commentaire  du Prof. Hallacoglu est pour le massacre des enfants et des femmes qui n’ont rien avoir avec la lutte contre l’Etat ottoman. C’est une falsification. Le seconde document présenté a aucun rapport avec la réalité, c’est une très grande erreur d’un  Professeur de l’Université doit être exclu  du corps académique comme proposait le Prof. Dr;Ulug Nutku dans son article « l’escroquerie de l’histoire.»

 

Pourquoi cette falsification ? Malgré que les  Arméniens aient contribué  au renversement de la tyrannie d’Abdul Hamid et le CUP  a massacré les députés et même les Ministres arméniens au Cabinet du CUP. Comme chaque peuple sous domination de l’Empire ; les peuples arménien et kurde  avaient le droit à l’autodétermination. Mais la réponse des turcs  à la solution de la question  nationale était la déportation forcée et l’extermination et le génocide. Mes pratiques ont été niées  par l’Etat turc. Selon Halacoglu 640.000 Arméniens  sont rentrés de  l’Etranger en Anatolie.Pour la preuve  il présente un document(Belge-12-1-2) du patriarcat  arménien qui ne concerne pas le retour en Turquie, alors que document concerne  les nombre approximatif des 600.000 Arméniens avant le Traité de Sèvres. Prof.Dr.Kemal Cicek , chef du département de la Section Arménienne de SHT dans son article()[31] «  There is not a signle source that would indicate the population of the Ottoman Armenians was as high as 2 million » alors  que lors  du débat  sur la question des Minorités  en date du 13 décembre 1922 ord Gurzon posé la question à Ismet Inonu sur le sort de  trois millions Arméniens.([32])

 

Ces arméniens n’ont pas pu renter en Arménie Occidentale. Les  preuves contraires sont  le discours et les écrits de Mustafa Kemal  de celui d’Ismet Inonu mettent en évidence les  mensonges des  présidents de l’Etat Turc, Mustafa  Kemal et Ismet  Inonu  et de celui  des travaux  de la Société de l’Histoire turque  au sujet de non retour de 640 :900 réfugiés Arméniens.

  Mustafa Kemal  dans la lettre en date du 12 juin1919 au Ministère de la Défense  « Selon l’information que  j’ai obtenue d’Erzurum en date du 5 juin1919 un officier Anglais accompagné un interprète arménien  est venu d’Igdir à Bayezit  il a présenté et a notifié un jugement à l’administrateur conformément aux décisions  de la Conférence  que  dans un mois sous leur contrôle  dans un mois quinze mille réfugiés  Arméniens vont renter dans leur département natal Beyazid. .. Administrateur a répondu que le nombre des réfugiés  n’est pas  quinze mille mais huit mille il est inutile qu’ils rentrent avec le soldats  arméniens. Si le retour des réfugiés est admis; alors le nombre  ne saurait  7;8 milles. Selon le gouverneur d’Erzurum ; dans  le district de Beyazit, 80.000 musulmans résident; avec l’arrivée des réfugiés la population sera à l’environ de 100.000; ce problème posera un problème de hostilité entre les Kurdes et les Arméniens. En vérité dans cette région selon les recherches officielles dans ces  régions   que j’ai effectuées; dans la villes orientales, il est impossibles  de laisser  la terre en Arménie  et qu’  il n’y aura pas d’un pas de terre qui sera attribuée  en Arménie. Si un soldat arménien passe la frontière alors nous allons riposter en ouvrant l le feu  sur eux»([33]) Mustafa Kemal  en qualité d’aide au Sultan, avait écrit au Chef de l’Etat Major le 3 novembre 1919 d’Adana au sujet «  des préparation des unités militaires navales » afin de  prendre de «  précaution  pour le transfert des prisonniers arméniens  de guerre »([34]) s’agit –il d’une attaque prévue ? Du fait que Mustafa Kemal a écrit dans sa lettre([35]), à l’Etat Major au sujet de « l’aide des anglais accordée aux combattants arméniens » en tant que commandant des Armées de Foudres. Un mois après dans sa lettre au Premier Ministre Damad Férit Pacha  envoyée d’Erzeroum , il dit «  il s’agit de la division de l’Etat et de la nation et de les mettre sous la domination esclavagiste des Grecs et des Arméniens- une nation qui a dominé pendant six cent cinquante ans et Sa majesté divine à sa tête, de mettre Sa majesté en état esclave n’est pas un fait simple . »([36]) Suite  à la publication Mgr Zaven dans les Journaux  turc Ileri,Tasvir i Efkar ; Yenigun ; et Iradei Millet , Mustafa Kemal fait une déclaration au nom de l’Association de Droit et de la Défense  d’Anatolie et de Roumélie(ADDAR) ; «  D’abord aucune famille arménienne est déportée d’Erzindjan et d’Erzurum.. Jamais, jamais une famille arménienne n’est déportée.. Puis les religieux d’Haymana(konia) et d’Amasia  et de Tokat ; l’ensemble de la population chrétienne, sont des sympathisants du Mouvement National, ils ont envoyé  des télégrammes au Ministère de la Défense pour confirmer leurs attachements »([37] )mais sur la liste  présenté par le Président du SHT  figure le chiffre du retour 2000 arméniens  à Erzeroum 1000 à Tokat,10000 à Konia. Pour Mustafa Kemal «  aucune famille  arménienne est déportée d’Erzincan et d’Erzurum » Si ce que Mustafa Kemal a affirmé est juste  alors  il  y a aucun retour des arméniens. Parce qu’ils ont été tués par les Turcs. C’est  Soghomon Tehlirian qui a dit devant le Tribunal Allemand  lors du Procès de Talaat  à Berlin . Le militant arménien qui avait tué par est rentré  à Erzincan  sous l’occupation des Russes en 1916, il a constaté qu’il y a seulement deux familles  converties en Islam qui sont restées en vie. L’autre ’exemple le plus  frappant et de ce lui de Monseigneur Grigorias Balakian «  160 000 Arméniens,hommes, femmes, vieillards et enfants furent victimes  de ce massacres à  Deir es-Zor »([38]) Si « aucune famille arménienne  est déportée » alors toutes les la familles  sont massacrées ; il n’y a pas eu le retours de 640.900 Arméniens en Arménie Occidentale, si non, en décembre 1922, lors de la réunion de la Sous Commission des Minorités à Lausanne, Lord Gurzon ne posait pas  des questions à Ismet Inonu. Lors de la réunion ;  Lord Gurzon «  a marqué » une vive indignation à Ismet Inonu s’efforcer de rejeter sur les malheureux Arméniens la responsabilité des événements. Si les Turcs n’ont rien à se rapprocher à leur égard, d’où vient  que de trois millions ils soient aujourd’hui réduits à 130.000, d’où  vient que lors que  les troupes françaises ont abandonné  la Cilicie, elles aient  été suivies par fugitifs. Il est bien  tard pour parler de clémence envers  les arméniens alors qu’ils sont réduits à  une  poignée d’hommes et que la question arménienne est devenue d’un des grands scandales du monde »([39])

Selon le rapport établi par le Capitane A.Poidebard, Chef  de la Mission Militaire Française au Caucase « L’armée anglaise est rejetée de Bakou par les turcs ; se rembarquant à la hâte pour ENEZLI et pendant son matériel et ses transports à Bakou, les arméniens abandonnés et ne pouvant pas résister sont massacrés au nombre de 15000 par les turcs et par les tartares. »([40]) Capitane A.Poidebard ajoute que «  le  silence coupable de l’Allemagne au moment des manœuvres  terribles  qui accompagnèrent  ces déportations fut avoué par les comité secte du Reichstag réuni à cette occasion » il faut penser à nous d’abord, à l’Arménie ensuite » dirent les députés aux membres  du Gouvernement du  Transcaucasie venus pour protester à Berlin. 600.000 Arméniens  furent alors massacrés par la coupable abstention de l’Allemagne, alors toute puissante à Constantinople. ..Le  terrain était tout prêt pour l’action  de Moustafa Kemal, La force  dangereuse était l’armée de Chefki Pacha, à  Kars ; accrue des éléments  les plus fanatiques de l’Armée Nourri Pacha à Elisabetpol rejetaient  de profondes racines  dans les pays occupés. Chefki Pacha à  Kars  organisait et armait la population musulmane pour que le retour des réfugiés  arméniens  fut impossible et pour que l’administration de la République arménienne ne put s’y établir »([41])

Quant à  la délégation arménienne composée  de Mm. Gabriel Effendi Noradounghian, Aharonian et Khatissian ont  fait leurs observations lors de la séance de la Sous Commission des Minorités  en du 27 décembre 1922 «  M.Aharonians  estime 700.000 le nombre des Arméniens  de Turquie et de l’étranger qui peupleraient le territoire destiné à servir de foyer. Il pense qu’une entente serait possible entre les Arméniens  et les Kurdes qui ont avec eux des affinités de race et les ont aidés pendant la guerre ;»([42]) Par contre  Ismet Inonu, lors de son rencontre à Mm. Gabriel Effendi Noradounghian, a refusé  le retour des réfugiés. Selon Ismet Inonu, « Noradounghian, a conclu : Nous voulons le pays  arménien. J’ai posé  la question : » A quoi ressemble ce pays arménien ? Vous voulez diviser la Turquie » il m’a répondu quelle qu’elle soit la région  nous voulons  le pays arménien où nous allons nous réunir où voulons vivre » J’ai répondue pour quelle raison, une telle chose n’a jamais vue vous allez fonder une terre que n’appartient pas ? D’où vous avez eu cette idée ?. ; J’ai  dit ; « certainement nous refusons votre proposition ; nous n’accepterons jamais »([43])

L’année 1919 en Turquie peut être caractérisée ainsi :d’une part, dans le domaine de l’action, les alliées estiment l’heure du partage  de l’Empire ottoman venue, cherchent à garantir les intérêts particuliers,  à profiter de la carence allemande pour prendre la place libre.cette politique égoïste et intéressée a pour résultat de conduire  les Alliées à l’abandon de toute action  concertée et  collective ; et développer entre eux une rivalité dont la politique turque essaiera , non sans succès, de profiter. D’autre part dans le domaine général ; les alliées affirment leur programme ayant pour but de rejeter les turcs en Asie Mineure et de faire de la Turquie une puissance exclusivement asiatique.

Ces tendances  se manifestent notamment dans les tractations de Londres (novembre 1919)  l’Entente parait disposée à enlever  Constantinople au Sultan, puis par l’accueil brutal de la Délégation Tewfik-Damat Ferid venu à la Conférence de la Paix plaider le maintien du Khalifat ; souveraineté  religieuse du Sultan sur l’Islam à Constantinople, et qui évincée par le Consul des  Quatre.

L’Angleterre en particulier, recherche  l’emprise politique complète sur la Turquie, afin de rester maîtresse des Détroits et s’assurer des régions stratégiques couvrant l’accès  de l’Inde. Autrement l’Angleterre veut à tout prix être maîtresse des Portes de la Mer Noire. Quant  à la France, qui a placé avant la guerre de gros capitaux dans les entreprises économiques en Turquie ; entend les sauvegarder et affirmer de plus son prestige traditionnel dans le pays de Capitulations. L’Italie estimant le moment venu de s’assurer des gages pour l’avenir dans la partie de Turquie  qui lui assignée par l’accord en avril 1919.

 

 

Congrès d’Erzurum et de Sivas

 

Le 23 juillet 1919 Moustafa Kemal est assez fort pour réunir et présider un Congrès à Erzeroum et proclamer à la face d’une Porte impuissante et d’une Entente désunie les revendications qui constituent le Pacte national. Voici comment les Jeunes- Turcs réglaient la question de la paix tant au point de vue intérieur qu’au point de vue extérieur ; ils votèrent par acclamations les résolutions suivantes

 

«1- Les vilayets orientaux, avec le vilayet de Trébizonde et le district de Djanik, forment partie intégrante de l’Empire ottoman. Ces vilayets sont : Erzeroum, Sivas, Diarbékir, Kharpout, Bitiis. Ils ne peuvent être détachés les uns des autres. Tous les musulmans habitant ces vilayets se respectent mutuellement et sont de vrais frères;

 

2° Nous considérons que toute tentative d’occupation et d’intervention des puissances étrangères sera faite en faveur des Grecs et des Arméniens ; aussi, avons-nous résolu, à l’unanimité, de résister à pareilles tentatives. Nous reconnaissons les droits accordés à ces éléments par les lois ottomanes, mais nous ne permettrons jamais que les Grecs et les Arméniens agissent à l’encontre des droits de souveraineté ottomane et contre les droits des musulmans. Nous nous défendrons contre toute agression dirigée contre notre nation et notre patrie. Nous n’hésiterons jamais à défendre de toute notre force nos droits et nos possessions sacrés, contre toutes les démarches des Puissances ententistes qui se produiraient en faveur des chrétiens

3- Notre principe fondamental est la défense de l’Empire ottoman, du khalifat des musulmans. Nous agirons avec les autres provinces de l’Empire; au cas où cette coopération serait impossible, les vilayets orientaux se défendront seuls

 

4- Si le Gouvernement ottoman  était obligé de céder ces provinces en signant u n document proclamerons immédiatement un gouvernement provisoire dans les vilayets orientaux pour les restituer et les conserver à l’empire et au khalifat, et nous les gouvernerons sur la base des lois ottomanes. L’organisation d’un tel gouvernement ottoman sera communiquée, le cas échéant, à toutes les puissances. La commission administrative du Congrès prendra ensuite le gouvernement en main. Elle réunira immédiatement le Congrès en assemblée générale pour constituer un gouvernement définitif;

 

5- Le retour des émigrés dans les vilayets orientaux est strictement défendu sans la permission du Comité représentatif. Ce Comité a déjà pris en considération les endroits qui sont les plus exposés aux dangers ; un plan sera élaboré pour assurer l’approvisionnement du peuple. Les autorités locales peuvent prendre les mesures pour les déportations des populations, sous leur responsabilité, si elles ne sont pas en état de demander les ordres du Comité représentatif;

 

6°- Immédiatement après la clôture des séances de notre Congrès, nos buts nationaux seront portés officiellement à la connaissance du gouvernement et des puissances ententistes. Les sept provinces orientales formeront une unité, et les droits des musulmans ne pourront être lésés en aucune façon. Cette décision sera proclamée devant le monde entier. Les membres du Comité administratif et du Comité représentatif emploieront tous les moyens nécessaires pour la propagande de nos idées. Dans tout endroit où il y aura possibilité de publier des journaux, le Comité administratif aura son organe officiel. Ceux qui essaieront d’agir contre nos décisions soit par la parole soit par la plume, soit en critiquant nos actes qui sont issus de la Conférence nationale, seront considérés comme traîtres à la nation et à la patrie;

7° -Tous les partis et toutes les associations formés à la suite des événements actuels pour la défense de la patrie se réuniront sous le nom d’ «Association pour la défense des droits de

L’Anatolie orientale»;

 

Dans les articles 8, 9, 10, 11 et 12, le Congrès arrête l’organisation des forces nationales par village, district (nabié), arrondissement (caza), liva (mutessariflick), province (vilayet). 11 y auront tous les ans, le 23 juillet, un Congrès général où seront délégués des représentants des Comités administratifs. Les décisions de ce Congrès seront obligatoires pour toute la nation.»En même temps le Congrès publiait une proclamation dans laquelle il expliquait aux musulmans que ses intentions étaient dirigées contre les Arméniens et les Grecs et marquait sa résolution de défendre l’Anatolie orientale contre les Puissances de l’Entente. Devant ce mouvement à la fois inquiétant et irréfléchi, Damad Fend pacha, d’accord avec le souverain, décida de réagir d’une façon énergique. Moustafa Kemal ayant refusé de se soumettre à l’ordre de rentrer à Constantinople est tout d’abord rayé des cadres de l’armée. Puis, comme il brave la Porte, celle- ci ordonne son arrestation. Mais ces mesures étaient tardives. Il procède désormais à la façon des despotes qui n’ont pas de comptes à rendre. Tous ceux qui ne se soumettaient pas à la volonté des «forces nationales» étaient persécutés et pourchassés sans pitié. Moustafa Kemal nommait et destituait les fonctionnaires de tous grades. Des gouverneurs furent fusillés : aussitôt installés dans une localité ses agents prenaient possession du bureau télégraphique, ce qui, aussitôt, interrompait toute communication avec la capitale. En général, les commandants militaires étant unionistes prenaient fait et cause pour les forces nationales. Les dissidents étaient éloignés ou emprisonnés.

 

Pendant ce temps, la situation de Damad Ferid pacha s’était considérablement affaiblie. Son échec à la Conférence, l’anarchie de l’administration turque, le manque d’argent, bref la faiblesse de sa politique faite de ménagements à l’égard de tous, et les difficultés de toutes sortes contre lesquelles il se débattait, l’obligèrent à quitter le pouvoir. Un télégramme menaçant de Moustafa Kemal au Sultan renversa le Cabinet, qui fut remplacé par celui d’AIi Riza pacha que nous allons étudier.

 

Pour résumer les événements, il y a lieu de rappeler que, le 1er septembre 1919, un second Congrès  avait été réuni à Sivas par Moustafa Kemal. C’est ce Congrès qui en quelque sorte devait prononcer la déchéance de Damad Ferid  pacha. Voici les décisions qui furent communiquées au souverain:

 

«1° Les Turcs n’accepteront jamais, d’aucune façon, la limitation de leur indépendance. Ils ne consentiront pas qu’une partie quelconque d’un Vilayet habité par les Turcs soit détachée de l’Empire;

 

2° D’après le «Chériat» nous assurerons les droits et la tranquillité de nos compatriotes non-musulmans”



[1]  Voir  annexes   dix livres consacrés à la négnation du génocide  des Arméniens

[2] Le sociologue turc, Dr Ismail Besikçi  né en 1939 à  Iskilip près de Çorum. En 1961, étudiant  en sciences politiques à Ankara, il termina sa troisième  année d’études par un stage à Elazig (au Kurdistan Nord). A la suite de ce stage,il commença ses recherches sur les Kurdes. En 1962, après avoir terminé  ses études  de sciences politiques, il fit son service militaire à Bitlis et Hakkari ; au Kurdistan  et en même temps ; il continua ses recherches sur la formation de la société kurde. En 1964 il travailla d’abord comme fonctionnaire à Hozat au département de Dersim. Puis il reçut un poste d’assistant de sociologie) l’Université  d’Ankara où il obtint le grade « es docteurs en  sciences sociologiques ». Sa thèse de doctorat en sociologie politique intitulée «  Etudes sociologiques  sur  l’organisation sociale  d’une tribu nomade vivant l’hivers à Silvan et l’été  dans les montages de Nemrut et de Suphan ». Il est chargé  en qualité maître de conférence  à la faculté de lettres au département de Sociologie à l’Université Atatürk à Erzurum. En fin de 1967, il participa à des manifestations dans  différentes  villes et villages du Kurdistan : Silvan ; Diyarbakir ; Siverek ; Agri ; Dersim, Batman etc.  Et publia une analyse  de ces manifestations. Il publia  diverses études  sur les transformations  sociales  dans les tribus kurdes. En 1969 ; son premier livres  intitulé «Fondements économiques, sociaux et structurels de l’Est anatolien ». En 1970, il obtint un poste de Maître de Conférences à la Facultés des Sciences Politiques à l’Université d’ankara.Le 22 juin 1971 ; il reçut sa lettre de licenciement du recteur de l’Université suite au coup

 

[4] (suit DrBesikci) militaires qui  l’arrosèrent de grenades à gaz et tirèrent à la mitrailleuse sur la fenêtre de la cellule de Besikçi, cherchant  ainsi à attenter à sa vie. Ses affaires personnelles furent saisies et il fut transféré dans  une cellule d’isolement. En 1973 il fut  transféré au cours de l’été dans la prison de Bitlis, puis ; 3 mois plus tard : dans la prison d’Adana. En 1974, il fut libéré  dans le cadre d’une amnistie générale. Il publia  son œuvre sociologique intitulée «  La méthode de la Science. » En 1977 son livre intitulé «  la Déportation des Kurdes «   est publié par la Maison d’Editions Komal. Le 24 mai le livre fit l’objet d’une saisie et une plainte déposée contre le Dr Besikçi et le livre est interdit. Dans la même année  son livré intitulé «  le présupposé fondamental  de l’historiographie turque ; la théorie de la langue-soleil et la question kurde » est publié mais est saisi immédiatement et une plainte est déposée contre le sociologue  Dr Ismail  Besikçi  le 12 avril 1978  il a été condamné à 18 mois de peine de prison en raison de la  publication de son livre « la Déportation des Kurdes » et  le 6 décembre 1978 il a été condamné à trois ans de peine de prison à cause de son livre ««  le présupposé fondamental  de l’historiographie turque ; la théorie de la langue-soleil et la question kurde ». En 1979, il fut transféré  à la prison de Toptasi  à Istanbul. Le 23 mars 1982 ; Le Docteur Besikçi  fut condamné à dix ans de prison à cause d’une lettre adressée à Mme Boulanger ; Présidente  de l’Association des Ecrivains suisses. A cela fut ajoutée une peine  de cinq ans  de déportation et de mise  en résidence surveillée à Edirne.

 

[5] Il faut  noter qu’un «  séminaire  organisé par le Centre d’études Politiques et de la Défense à l’université de Paris 1 en 1975 (Presse et Armées, actes du colloque organisé par le Centre d’études politiques et de la défense, Paris 1, 1975) ainsi que la conférence organisée par le RUSI (Royal United Services Institute, Royaume-Uni) le 13 octobre 1970, sur le thème Defence and the mass media, illustrent parfaitement ce point de vue. Les participants établissent que la relation entre journalistes et militaires est basée sur une opposition irréductible. Les différences culturelles (entre des militaires plutôt conservateurs et des journalistes plutôt libéraux), professionnelles (entre des militaires qui préfèrent opérer dans le secret et des journalistes qui vivent de la publicité) et éthiques (entre des militaires respectueux de la hiérarchie et de l’ordre et des journalistes entraînés à questionner l’autorité et à chercher ce qui se cache derrière les apparences) entre les membres des deux institutions sont trop profondes pour que leur relation ne revête pas l’aspect d’un duel : “eux [les journalistes] contre nous [les militaires]”. William Kennedy dans son ouvrage The Military and the Media: Why the press cannot be trusted to cover a war (Westport, CT, Praeger, 1993), développe une these similaire. Ainsi, William Kennedy accuse les journalistes de ne pas remplir leur mandat constitutionnel (d’informer le public) par manque d’expérience et d’éducation. A défaut de reposer sur une démarche scientifique, l’ouvrage de William Kennedy offre un aperçu des sentiments que beaucoup de militaires dans les armées américaines arborent à l’encontre des journalistes. Ces points de vue sociologiques peuvent être utilement confrontés avec le récit de William Hammond sur les relations armées-médias pendant la guerre du Vietnam. Dans The Military and the Media (Washington, D.C., Center for Military History, deux volumes, 1988-1996), Hammond décrit et analyse comment les relations entre journalistes (d’un côté) et militaires et politiques (de l’autre) n’ont cessé de se dégrader au cours de la guerre du Vietnam. Il estime que l’acrimonie croissante qui s’est développée au cours de la guerre a cependant moins à voir avec les différences culturelles ou professionnelles qu’avec le fait que les médias ont progressivement critiqué la pertinence de la politique suivie et mis en doute les affirmations officielles selon lesquelles “les américains gagnaient la guerre”. Plusieurs auteurs se sont demandés comment et pourquoi les relations oscillaient vers plus ou moins d’antagonisme. Certains ont émis l’hypothèse selon laquelle le degré d’antagonisme entre militaires et journalistes peut être plus ou moins prononcé en fonction du contexte politique ou opérationnel. Dans La grande muette, petit écran : présentation et représentation du militaire dans les magazines de reportages : 1962-1981 (Paris, FEDN, 1986), Bernard Paqueteau montre comment les documentaires télévisés ont évolué dans leur traitement de l’armée en fonction du contexte politique général. Dans sa thèse sur Les militaires et l’organisation de leurs relations avec les médias en France: 1870-1987 (thèse de troisième cycle, science politique, Toulouse 1, 1992), Jean-Louis Maurin étudie la prise de conscience par les militaires du pouvoir des médias’ et l’organisation de leurs relations avec eux depuis environ un siècle. Il en conclut que les relations sont organisées différemment en fonction du contexte : paix, guerre, ou crise ; et que le, niveau de confrontation peut-être atténué selon le contexte et l’organisation des relations entre journalistes et militaires. L’étude de Florence Leclerc sur Les relations entre militaires et journalistes dans l’Espagne démocratique (mémoire de DEA, université de Toulouse 1, 1990), corrobore les conclusions de Maurin à travers l’étude des relations armées-médias dans l’Espagne post-Franquiste. Florence Leclerc conclut que la tentative du coup d’Etat de 1981 (contre le gouvernement dirigé par Felipe Gonzalez) a eu un effet bénéfique sur les relations entre journalistes (plutôt pro-démocratiques) et militaires (plutôt pro-franquistes) jusque-là marquées par la confrontation et la suspicion mutuelle. Dans “Opérations militaires et relations armées-médias : un essai de typologie” (Les Champs de Mars, printemps-été 1997, pp 63-82) Pascale Combelles Siegel et Adam Siegel montrent que les relations entre armées et journalistes varient en fonction du type d’opération.

 

[6]  Les Universités de Turquie sont à la dispositions  de l’Etat Major turc, le conseiller du Chef de l’Etat Major  et le Président de la République , responsable du département spécial de la question arménienne Monsieur Kemal Cicek  dans son article « REFUTATION OF THE ARMENIAN RESOLUTION ARTICLE BY ARTICLE-1 (PROF. DR. KEMAL ÇÝÇEK) 27 March 2007, Kaynak : Todays Zaman” Turkey is concerned that the Armenian genocide resolution which has been submitted to the US House of Representatives several times in the past will pass due to Nancy Pelosi, the new Democratic speaker of the House.  However, I don’t think there is any major significance if the law is passed or not. Firstly, similar resolutions have already been passed in state senates. According to ANCA, 47 states have passed such resolutions. Secondly, the bill cannot impose sanctions. The US president is under pressure to say on April 24 that 1.5 million Armenians were murdered. U.S Republican and Democratic presidents have always used terms similar to the word “genocide” when speaking on April 24. I am not saying that Turkey should stop lobbying against the resolution. Of course, Turkey should fight against this unjust and biased legislation and try to prevent the genocide label from being attached to the nation. Otherwise, those Turkish children who read in textbooks that their ancestors were murderers will suffer an inferiority complex and will become asocial in the countries in which they live.

 

[7]  voir EVIN  CICEK et Dr Ali KILIC, Hrant DINK ou La Liberté d’Expression, www.pen-kurd.org fransi

[8] Prof.J.M.Demaldent, « Regard froid sur une tragique impasse »,«  Confluences N° 6 Printemps 1993,pp.133-134

[9] Prof.J.ean-Marie .Demaldent, « Regard froid sur une gragique impasse »,«  Confluences N° 6 Printemps 1993,pp.133-134

[10] ; Mustafa Kemal ; Œuvres Complètes ; volume,II,p.388

[11] Lettre de Mustafa  Kemal aux Commandants  des 15 et 20 corps armés

[12], Mustafa Kemal, Oeuvres Complètes  volume, III, p.372 ; in  M.Kemal,Soylev,III ;pP.50-51

[13] , EMA ; Bulletin de Presse N°158 ,15 juillet 1925 ; in  7 N  3241

[14] , Mustafa Kemal ; Oeuvres Complètes, Volume ; XIV, p.273, édition 2004 ; Ankara

[15] , Mustafa Kemal ; Oeuvres Complètes, Volume ; XIV, p.269, édition 2004 ; Ankara

[16] , Mustafa Kemal , Oeuvres Complètes, Volume ; XIV, p.30, édition 2004 ; Ankara

 

[17] ,EMA ,La question d’Orient ,pp.4-5, in  7 N 3213

[18] EMA, Section d’Orient ; Accord Franco Turc, 11 mars 1921 ; in  7 N 3213

[19] EMA, Section d’Orient, Presse Anglaise, p.11, in  7N 3216

[20] EMA, Section d’Orient, Télégramme N°1203; 7 juillet, 1921 ; in  7 N3213

[21] EMA, Section d’Orient, Télégramme N°1213; 7 juillet, 1921 ; in  7 N3213

[22] , EMA, Section d’Orient, Télégramme N°1203; 7 juillet, 1921 ; in  7 N3213

[23] , M.Kemal, Lettre à Kazim Karabekir ; Amasia ; 16-06-1919 ; Œuvres Complètes, volume, II ; p.390-391

[24] ; EMA, Situation actuelle du CUP en Turquie, p.1-2, fin février 1922 in 7 N 3216

[25] M.Kemal; Oeuvres Completes III;p.268

[26] M,Kemal; ibid, p.270-71

[27] M. Kemal ,III ,p.264

[28] ,M. Kemal,III ,p.265

[29] , M. Kemal, III, p.267

[30] , M.Kemal, volume, I ; p.375

[31]  Prof.Dr .Kemal Cicek , ;Réfutation oft the Arménian Resolution,27 mars 2007 Zaman ;

[32] EMA , Télégramme N°145,Lausanne le 13-12-1922  ,p.2,

[33] , Mustafa Kemal , Oeuvres Complètes, volume , II , p.373

[34] , Mustafa Kemal , Lettre au Chef de l’Etat Major l,e 6-11-1919,  Oeuvres Complètes, volume , III , p. 65

[35]  Mustafa Kemal, Oeuvres Complètes, volume, III, p. 69

[36] Mustafa Kemal, Lettre à Damat Ferit Pacha  Oeuvres Complètes, volume, III, p. 149

[37] Mustafa Kemal, Oeuvres Complètes, Déclaration d’ADDAR le 21 oct. 1919 volume , IV , p. 352

[38] Monseigneur Girogorias Atatürk, Le Golgotha Arménien ; Volume, II, p.94

[39] , EMA, Télégramme N°145, Lausanne le 13-12-1922, p.2

[40] ,EMA, Capitane A.Poidebard,,  Notes Sur me Mouvement PanTouranien au Caucase et en  Perse ;1917-1919 p.6 , Mission Militaire Française au Caucase No :P/440 ; in 7N 3117

[41]-EMA Capitane A.Poidebard ibid.p.7,8,;9.

[42] , EMA, Télégramme N°213, Lausanne le 27-12-1922, p.2

[43] ,Ismet Innonu , Hatiralar, Volume ;I ; pp.80-81

3° Nous ne donnerons pas un pouce même de territoire à 1’ Arménie ou à une autre puissance étrangère. Une ligne de démarcation sera tirée du sud de Mossoul directement jusqu’à Alexandrette, et tout le reste, au nord

 

4°- Si les puissances européennes désirent en réalité rendre service à l’humanité et éviter que du sang soit versé inutilement, elles doivent accepter immédiatement nos exigences et nous donner de ce chef des assurances et des garanties réelles ; ainsi elles doivent évacuer immédiatement les vilayets de Smyrne, Adana, etc., et retirer immédiatement leurs troupes d’occupation des autres parties de l’Empire

 

5-La patrie et le pays ont avant tout besoin d’union et de résistance. Le gouvernement actuel agit avec partialité et animosité. Il est incapable de protéger les intérêts nationaux. Nous n’avons donc aucune confiance en lui. Si vous désirez enrayer la discorde et la désunion dans la patrie ottomane, il est absolument nécessaire de former un gouvernement composé de personnes expérimentées et honorables et de convoquer d’urgence la Chambre

 

6°- En communiquant nos décisions aux puissances ententistes avant

L’inauguration d’une activité définitive, il convient de s’adresser aux sentiments humanitaires de ces puissances

 

7°- Nous attendons impatiemment la réponse de nos demandes au bureau télégraphique.

Nous laissons à Votre Majesté le soin d’apprécier les conséquences formidables qui peuvent suivre un refus de nos demandes. Dans ce dernier cas, toutes les responsabilités retomberont sur le cabinet actuel et sur Votre Majesté. Alors, nous chercherons notre salut dans nos forces et nous montrerons au monde entier la grandeur des Turcs.

Le Comité du Congrès de Sivas.»

 

            Mustafa Kemal le 29 août 1919 a envoyé  un rapport  à Sa Majesté : « La situation de l’Etat et de la nation dans le tourbillon des événements qui se sont succédés depuis l’Armistice n’a été présentée à Votre Majesté que pat Sublime Porte, de sorte que les formidables dangers auxquels  sont exposés le peuple, le pays  et le trône impérial ne sont arrivés aux pieds de Votre  Majesté qu’après  avoir  été dénaturés et interprétés favorablement par ceux qui ne sont pas respectables, et si Votre Majesté n’était informé que du point de vue gouvernemental.  L’absence  d’une Assemblée nationale qui eut représenté l’opinion publique en cette période si grave et si critique et qui eu exposé  à Votre Majesté la situation intérieur depuis la conclusion de l’Armistice ; a eu des conséquences  désastreuse dont la porté s’est étendu considérablement. (_..) Majesté Votre gouvernement impérial ne s’et  pas contenté de considérer comme des rebelles  ce qui  se trouvent à la tête du mouvement d’Anatolie ; il a également  proclamé  que ce mouvement doit être réprimé par la force parce qu’il est contraire aux intérêts du pays ? De cette façon ce gouvernement impuissant a déclaré  ouvertement la guerre à toutes les forces  de cet Empire ; c'est-à-dire ; à la totalité  de la nation »

 

 Deux tactiques de Mustafa  Kemal : L’utilisation des  Congrès d’Erzurum et de Sivas contre  Sa Majesté  le Sultan  et contre l’indépendance du Kurdistan.

 

            La stratégie et tactique de Mustafa Kemal  a double aspect. Premièrement est  de collaborer avec Sa Majesté le Sultan  afin de renverser le gouvernement de Damat Ferid Pacha, deuxièmement est d’  utiliser les féodaux Kurdes sunnites  contre le pouvoir du Roi Faysal et contre les anglais pour remplacer Cheik Senussi si Sa Majesté  n’est pas d’accord avec lui ;pratiquer  la politique panislamiste jusqu’ à la conquête du pouvoir et pour sa consolidation  bénéficier  l’aide  des bolcheviks  sous l’idéologie pseuvdo-communiste  jusqu’à la suppression de l’opposition puis la liquidation de la Révoltions du Kurdistan Nord et de celle du Kurdistan Sud et en dernière  analyse de réconcilier avec les  forces impérialistes négocier le partage du Kurdistan.

 

            C’est pourquoi  Mustafa Kemal  envoie un télégramme le 29 août 1919 à Sa Majesté « l’heureuse nouvelle  communiquée le 30 juillet 1919 par sa S.A.I le prince héritier ;en réponse de mon exposé  et à mes demandes du 24 juillet 1919 a été immédiatement portée  à la connaissance de toute l’Anatolie qui l’accueille avec la joie la plus profonde et a renouvelé les vœux qu’elle forme pour le bonheur et la prospérité  de S.M. non seulement cette illustre promesse à la véracité de laquelle nous ajoutons  la me^me foi qu’aux promesses des prophètes n’a encore donné aucun résultat pratique, mais encore mettant à la tête de l’Armée  un vil personnage que la loi militaire expulse  pour toujours de l’armée ([1])  a fait publiquement  preuve  du plus profond mépris pour la sainte profession des armes. »([2])

 

            En effet, la lettre du Prince héritier Abdul Medjid effendi, adressée le 20 août  1920 au Sultan « Que le Dieu protège votre Empire et qu’il vous conserve éternellement sur le trône.

            (Tenant  compte de mon grand âge, et ayant peur de ne pouvoir suffrire à la tâche imposée par la dignité de souverain et de Calife ceci  par suite de la crise que connaît notre pays actuellement, je me suis permis de vous offrir, ma démission »([3])

 

 

Le 12 septembre 1919 ;  Ali Fuad  commandant du 20.° C.A ; Cevdet Bey Commandant du 13.° C.A , Kiazim Karabekir , commandant du 15.° C.A, Selahattine commandant du 3° C.A envoyant une lettre  à Sa Majesté Impérial le Sultan : 

 

« Notre Souverain bien-aimé,

Il est aujourd’hui prouvé  par des documents officiels authentiques ,que le Ministre de l’Intérieur Adil Bey, et le Ministre de  guerre se sont engagés moyennant une somme importante  à organiser suivant le plan secret par l’entremise  et sous la direction de Galip, vali de Mamouret-ul Aziz et avec  le concours de quelques espions ennemis de la religion et de la patrie des bandes recrutés çà et là parmi les Kurdes, dans le but de surprendre à main armée le Congrès réuni à Sivas ; Congrès qui national et légitime dans toute l’acceptation de ces mots et pour cela jouit de la confiance et du concours de Votre  impériale. L’exécution de ce plan qui ne saurait être conçu que par des ennemis aurait  eu pour résultat l’effusion de sang entre musulmans et le soulèvement du Kurdistan qui est une partie inaliénable  de Votre Empire et attaché  à Votre Trône et Votre Khalifet par les liens  d’un dévouement inébranlable.

 

Les forces réunies de toute la nation sont indemnes de toute influence politique.Vos armées impériales sont absolument à toute tendance politique et ne donnent leur concours qu’à la nation qui a résolu de défendre la patrie et Votre Personne  sacrée.(..)  Nous sommes  dans l’obligation de porter à  la  connaissance de Votre Majesté, que l’armée ne saurait en aucune façon se séparer  de nation qui vient de décider ne plus avoir  de relations avec le gouvernement central tant qu’il  ne sera pas donné satisfaction à Votre peuple et à Vos armées par la formation d’un nouveau cabinet entièrement fidèle à la Charte Constitutionnelle et composé de personnes  honnêtes,attachées à la foi et à la patrie et réellement dévouées à Votre Majesté,mesure qui doit être suivie d’une enquête et de sanctions énergiques et rapides  à l’égard  de la bande d’espions qui sont en tarin de trahir la patrie et la nation »([4])

 

 Nous  constatons que la politique kémaliste  prépare les attaques  pour supprimer le mouvement de libération nationale du Kurdistan à partir de la résistance de  Kotchgiri et de supprimer le Khalife  Sa Majesté le Sultan Mohammed VI sur les mêmes  bases d’accusation de  xénophobie britannique en recevant d’armes anglais. 

 

Le 11 Mars 1921, selon le rapport([5] )«  Le Gouvernement central n’attendant pas  l’éclaircissement des dernières malentendus qui se sont  produits  entre  les anglais et les représentants d’Angora. et agissants  sous l’influence du Sultan, a envoyé  à Tevfik Pacha  les instructions… b) évacuer la Mésopotamie et la Syrie  et aide au rétablissement  de la souveraineté du Sultan ; et au cas où ce serait impossible,assurer, l’autonomie de ces régions indépendamment de tout étranger » et de l’autre côté ; selon l’Archives Diplomatiques  du Ministère des Affaires Etrangères » , «  une dizaine d’agents désignés par l’Assemblée Nationale  d’Angora auraient été envoyés dans les diverses  villes du Kurdistan pour assassiner  Mustafa Pacha condamné  par contumace et  considéré par le gouvernement Nationaliste comme Agent Anglais »([6]) Ce sont des méthodes d’exterminations de l’Organisation  Teshkilat i Mahsousa  dont Kemal l’un des dirigeants et  a utilisé  contre  les dirigeants kurdes  avec  toute hypocrisie.

 

L’ARMEE TURQUE ET LES SOULEVEMENTS DU KURDISTAN

ET LE COMPLOT CONTRE LE SULTAN

 

La résistance  de Kotchgiri était l’objet de l’analyse de l’histoire  militaire turque effectuée par l’Etat Major. Dans le quatrième volume nous trouvons  l’interprétation suivante : « Le commencement du mouvement de l’indépendance  Kurde commence à l’époque d’Abdulhamit par la politique « divide et impera », « divise et dirige ». Finalement, pendant la première guerre mondiale, la Russie avait organisé les Arméniens qui ont constitué  un danger important pour l’armée turque. Le Gouvernement ottoman qui n’était pas capable  de protéger ses unités, était obligé de constituer des régiments parmi les Tribus Kurdes. »([7])

 

D’abord cette analyse n’est pas juste. Car les régiments d’Hamidiyé  ont été constitués par le Sultan Abdulhamid, non seulement parmi les Tribus Kurdes, mais aussi des Turcs, azeris ; turcomans, des Albanais, des Arabes ; des circassiens  à partir de l’année 1890.La première guerre mondiale commence en  1914, termine en 1918, alors que  les organisations Kurdes  ont été fondées avant 1908.

 

Selon l’approche  turque « Pendant la guerre de l’indépendance les anglais ont établi des liens avec les Tribus et ils ont promis aux Kurdes pour la fondation d’un Kurdistan Indépendant » ([8])  La question qui se pose pourquoi la nation Kurde  n’exige pas le droit à l’autodétermination mais ce sont  des anglais qui les imposent  alors ces impérialistes avaient toujours des relations avec les turcs. C’est un mensonge de Moustafa Kemal, qui a été nié plus tard après avoir massacré les Kurdes par Ismet Inonu.et de l’autre coté ils ont effectué  la propagande en utilisant les Enfants de Bedirxan Bey ». Nous allons montrer que  Mustafa Kemal après la perte de l’Arabie Saoudite  ne voulait pas perdre le marché pétrolier du Kurdistan. C’est pourquoi  dès au début de son arrivée son but est de supprimer toutes les organisations de libération des peuples d’Anatolie et de les criminaliser avec la politique anglaise ; Alors i qu’il était le grand collaborateur. Comme au Sud  et Nord Kurdistan les Kurdes menaient la lutte armée contre l’impérialisme anglais. Nous constatons cette contradiction dans l’interprétation de l’Etat Major : » Finalement  dans le département d’Ourmia en Iran, la Tribu plus proche à la frontière turque ; la Tribu Chiqaq ; son Chef SIMKO ; Ismail Agha ; avec l’aide des dépôts de munitions de la 15.C.A. il a défendu la région contre les forces nestoriens »([9]) Simko était le signataire du Traité des Soviets avec la Turquie signé à Trébizonde  Siwas le 27 octobre 1920.

 

 LE COUP D’ETAT MILITAIRE  DU 25 SEPTEMBRE 1919

 

 

Le 6 septembre 1919 le prince héritier Abdul Medjid effendi avait remis au Sultan un mémorandum où il relevait que le Cabinet de Férid Pacha n’était pas  en mesure de satisfaire les  aspirations des dirigeants  du mouvement national d’Anatolie et où il formulait certaines accusations contre le ministère. Le prince  héritier proposait la candidature de Tevfik pacha ; en remplaçant de Férid pacha ; avec l’attribution de porte-feulles à Izzet paca, Haidar Zadé Rifat, Féid bey, Tchhuruksoulou Mahmoud pacha ; ex-député de Feizan et  secrétaire  du parti »milli  ahrar ». Si on prend les conclusions du prince héritier » on arrive à la conclusion que ce sont des rapports entre Mustafa Kemal et le prince héritier qui ont déterminé  un tel mémorandum. « C’est le gouvernement de Férid pacha  qui serait responsable de l’occupation et des atrocités de Smyrne : Comment si ces catastrophes  n’avaient pas été préparées par les agissements de cette  clique de misérables qui par leurs diverses infamies ont trahi jusqu’à leur nationalité »([10])

 

            Pour suivre  la logique du coup d’Etat  nous constatons  que   quatre  télégrammes N° 2995 N° 2996N°2997 et N°2998 envoyé le 25 septembre 1919  justifient les tentatives du Coup d’Etat contre le Gouvernement Damad Ferrid  Pacha ; qui est le fruit de la collaboration entre le prince héritier Abdul Medjit et Sa Majesté Impérial dont lui-même sera l’objet de la même logique machiavélienne de Mustafa Kemal.

 

            N°2995-« D’après  les renseignements sérieux 1° le 21 septembre  trois délégués de Mustafa Kemal  pacha ont été reçus par le Sultan auraient fait connaître conditions auxquelles Mustafa  ferait soumission. Conditions essentielles  seraient démission de Damad Ferrid  et collaborateur. Leur remplacement par hommes d’Etat expérimentés ayant à leur tête Maréchal Izzet Pacha ; respect absolu du principe intégrité territoriale d’empire ottoman (suite N°2996). À l’exception province de langue arabe.Eloignement des troupes Ententistes. Au cas ou le souverain refuserait d’inviter le grand Vizir à donner sa démission, Mustafa Kemal  et partisans  seraient  décidés  à s’emparer  du pouvoir dans délai qui  excéderait pas 73 jour. D’après la même source sérieuse,, les affiliés du mouvement de Mustafa Kemal, qui résident à Constantinople, et qui ne sont seulement inquiétés par la police de Damad Ferid se seraient réunis plusieurs fois avec délégués de Mustafa Kemal chez Colonel Eumer Loutfi chef de  division  au Ministère de guerre.

 

            Au cour de ces réunions, présidés par Izzet Pacha toutes dispositions auraient prise du pouvoir. Mesures  prévues consistent à cerner Sublime Porte au moyen de partisans habillés  en soldats  et policiers turcs à faire pénétrer dans la salle du Conseil ; des hommes décidés, qui forceraient  Grand Vizir et collaborateurs  à donner  par écrit leur démission/ cette démission serait annoncée aussitôt au sultan qui chargerait Izzet Pacha  former  nouveau Ministère. 3-Moustafa Kemal aurait  télégraphié Sultan  le 23 septembre : Citation «  Les lâches  qui séparent la nation du Padichah seront châtiés dans quelque jours » 4°Dans ces conditions ministère  peut être renversé à bref délai par le coup de main analogue à celui d’Enver Pacha en 1913 »([11])

 

            C’est ainsi que  l’organisation  nationale  ferait venir  d’Anatolie trois bataillons au complot et parfaitement équipés à tous les points de vue. Ces trois bataillons arriveraient  ici dans le but d’empêcher toute tentative  de  résistance, ou d’attaque de la part des partis « Entente Libérale », « Nigahban », « Décentralisation de Trébizonde  » (.)  Le Parti militaire anti-unioniste « Niguiahban », se préparaient à combattre les unionistes par les armes s’ils réussissaient à prendre en main le gouvernement ; sous le nom du mouvement national. Car ce Parti est convaincu que  le mouvement national est un mouvement unioniste ; D’un autre côté  on affirme que le nouveau ministre  de la Guerre  Djémal Pacha ; serait déjà ordonné  des poursuites judiciaires contre ce clan militaire « Niguiahban », dont les dirigeants seraient  bientôt arrêtés.

           

         Finalement le Cabinet  d’Ali Riza pacha, en dépit du caractère neutre qu’il serait dès sa formation ; aura une attitude  conciliante vis-à-vis de l’organisation nationale. Ainsi d’une  personnalité telle  que Tewfik pacha et celle d’Izzet Pacha et nomination  de Djévad Pacha  et de Kiazim Pacha  aux fonctions du Chef et du Sous Chef de l’Etat Major prouvent  des tendances  à orienter la politique du Gouvernement vers l’Organisation nationale serait décidé de traduire devant le Tribunal Damad Ferid Pacha ; Adil bey Ministre de l’Intérieur, Suleyman Sefik pacha, Ministre de la Guerre ; ancien vali de Konia Djémal Bey ; le Directeur des Postes et Télégraphies Refik Halid ; Directeur du Journal « peyam » Ali Kemal »([12])

 

                        La vérité c’est que le chef du mouvement nationaliste  Mustafa Kemal se rend compter qu’il aura à vaincre des résistances obstinées pour triompher ; il recherche  alors des appuis extérieurs : Les Bolcheviques toujours prêts à s’allier à tous  les mécontents du globe offrant  leurs concours ; Mustafa les accepte  comme Alliées, non sans quelque anxiété d’ailleurs ; car  il redoute que le masque soviétique ne cache le visage  impérialiste de la Russie des Tzars. Néanmoins, il  trouve dans l’alliance  moscovite une aide précieuse : or ; munitions, matériels ; instructeurs ; contingents militaires lui arrivent du pays soviets par l’Arménie subjuguée.

 

            2-L’utilisation du Nouveau Gouvernement ottoman  contre le Sultan

 

            Au deuxième stade du développement la lutte  la tactique dans la stratégie militaire consiste à utiliser  Sa Majesté  Tevfik Pacha et Izzet pacha contre le Sultan. Mustafa Kemal exige de Tevfik Pacha  le 28 janvier 1920

 

« 1-Sa Majesté  proclamera  par un brefs rescrit impérial qu’Elle reconnaît la Grande Assemblée Nationale de Turquie ; Ce rescrit annoncera  simplement que Sa Majesté admet la Grande Assemblée  Nationale avec son organisation et ses attributions actuelles. L’insertion d’autres détails pourrait créer une confusion.

2-Une fois la clause  ci-dessus remplie notre situation intérieure qui est une affaire de  famille sera réglée de la façon suivante : Sa Majesté continue à résider à Constantinople.  La Grande Assemblée Nationale et son gouvernement qui détient l’autorité, assume al responsabilité et répond  toutes  les conditions d’indépendance, reste pour le moment ç Angora. Naturellement  il n’y aura plus  à Constantinople de corps s’appelant « Cabinet » toutefois, étant donné la situation particulière de Constantinople, il y aura auprès de S.Majesté  un conseil investi des attributions nécessaires  par la Grande Assemblée Nationale.

3-Le mode d’administration de la ville de Constantinople de ses environs sera envisagé et appliqué plus tard

4-Dans le cas où ces conditions seront acceptables et mises en exécution, les sommes nécessaires  pour les services des allocations de Sa Majesté et de la Famille impériale, qui figurent d’ailleurs  un budget voté par la Grande Assemblée Nationale, ainsi que pour le traitement des fonctionnaires et des retraités seront fournies par le gouvernement. Notre situation financière garantit ces paiements. »([13])

 

            Selon le télégramme  du Général Defrance, « l’audience du Sultan ayant été fixée au 11 octobre, j’ai réuni avant-hier mes collègues pour nous mettre en accord sur le sens général des opinions et des suggestions à exposer au Sultan.

 

            Le point le plus important était le marquer au Sultan que non seulement le maintien au pouvoir de Damad –Ferid n’était pas, comme le Grand Vizir lui faisait croire, désiré par les alliées ; mais que ceux-ci estimaient un changement de Gouvernement nécessaire pour la réussite de la procédure  de conciliation avec les nationalistes.

 

            Le 29 mars 1920 selon Lepissier « Les députés à la Chambre Ottomane ne pouvant rejoindre Angora, Kemal Pacha a prescrit de nouvelles élections. Chaque vali est invité ç envoyer immédiatement 5 représentants à l’Assemblée Nationale. Les chefs de file les plus violents sont les candidats qualifiés. »([14])

 

            Selon le télégramme  N°1721 par le Général Pellé « la force  gouvernementale basée sur la souveraineté personnelle y est déclarée  abolie dans les limites du pacte national à la date du 16 mars 1920. Il est ajouté que « le Khalifat revenant à la dynastie d’Osman, la GANT  choisit pour ce Khalifat le membre  de la dynastie el meilleur et le plus digne moralement et intellectuellement. L’Etat turc est le point d’appui du Khalifat »([15]) Or ; le gouvernement  d’Angora  n’est pas déclaré sur les bases  d’un régime démocratique ou laïque ; il est plus tôt monarchique et panislamique turc. Nous le trouvons  dans le télégramme adressé par Mustafa Kemal pacha à la Présidence  de l’Association de la Défense des Droits de Balikesir :

 

« Avec  la grâce de Dieu, le vendredi 23 Avril après la prière (de vendredi) sera ouverte la grande Assemblée Nationale ; Cette Assemblée aura pour tache à résoudre les questions les plus importantes et les plus vitales, de sauver le Califat, l’Empire (Sultanat) ; En choisissant comme jour de l’ouverture le Vendredi, nous avons voulu profité de la sainteté de ce jour.

Avant l’ouverture, tous  les députés feront leurs prières (de vendredi) dans la Mosquée de Hadji Baïram Véli pour jouir en abondance de la lumière  du Coran et des prières.

Après la prière, on déploiera, l’Etendar saint, emblème du bonheur et de la félicité, et on se rendra dans un pavillon spécial. Avant  d’y pénétrer on fera  des prières  et on immolera des moutons.

Au cours de cette cérémonie, le commandant militaire fera ranger des troupes sur le parcours de la Mosquée de ce pavillon.

 

Pour commémorer la sainteté de ce jour, à partir d’aujourd’hui, sous les suspices du Vali du Chef du vilayet, on lira des versets du Coran dont la dernière partie sera lue après la cérémonie du Vendredi dans la pavillon spécial »([16])

 

 La question qui se pose  est savoir  comment Mustafa Kemal a fait forcer les députés de Dersime  qui ne sont pas musulmans  et le faire la prière du Vendredi qui n’existe pas à Dersime et au département de Kotchgiri ?

 

            Le  communiqué de l’Ambassade de France([17]) à Angora signé par Lepissier  apporte  une  autre réponse: « 

            L’Assemblée Nationale d’Angora s’est ouverte le 23 avril, des prières publiques avaient été prescrites et sacrifices recommandée jusque dans les moindres villages. Le bureau de l’Assemblée comprenant de nombreuses personnalités s’est constitué en « grand conseil du gouvernement »

            Mustafa Kemal,Djalaleddin,, Arif, Tcetcelebi de  Konia ;  Le Cheik des Alevis, Djemal Eddin etc. en fait partie. Une place est réservée au Senoussi. » Mustafa Kemal est seul parmi les autorités religieuses  provinciales et les chefs des grandes confréries, comme  les Tchelebi de Koniah  ont déjà publié une réponse  à la dernière fetwa.

 

Le Général Pellé  dans son télégramme N°687( [18]) en date du 13 avril 1921 déclare que «   Salih pacha , ministre de la Marine,imitant Izzet pacha, a rendu publique sa démission. On dit  qu’Husein-Kiazim, Ministre du Commerce, serait également démissionnaire. 2°-Tewik Pacha attendu demain à Constantinople, remettre probablement au (Sultan) démission du Cabinet.3° Très confidentiel (Le Sultan), à qui j’avais  fait savoir indirectement combien le gouvernement de la République attacherait’ (importance) à la fusion des Gouvernements de Constantinople et Angora, n’a fait donner l’assurance formelle  qu’en aucun cas il ne formerait un cabinet de guerre contre (Angora)( [19] )

 

Le Général Pellé a déclaré que «  J’ai été reçu hier en audience par le Sultan. Le Grand Vizir et le Maréchal Izzet Pacha attachaient grande importance à cette visite ; craignant que le souverain ne fût intimidé par les pressions de toutes sortes qui s’exercent sur lui. Le Sultan m’a paru fatigué et déprimé »([20])

 

« Le 1 er novembre à 19 heures 30 l’unanimité et par des acclamations frénétiques ; après un discours de Mustafa Kemal pacha , l’Empire ottoman a été renversé  et le Gouvernement de la Grande Assemblée Nationale de Turquie proclamé son héritier. Le Khalife sera élu par la Grande Assemblée. »([21])

 

             Lors de la séance du 5 novembre 1922, Mustafa  Kemal a  fait un tableau sommaire et rapide  de l’Islam et de la Turquie ; il conclut qu’après avoir expérimenté mainte gouvernements et après avoir connu toutes les souffrances résultant du pouvoir personnel et autocratique, le peuple turc était cette fois décidé à prendre tous les droits de souveraineté. Le gouvernement de Constantinople, qui s’appuie sur  la souveraineté personnelle ; est passé à l’histoire depuis le 16 mars 1920

 

            Le 11 novembre 1922 «  en application du nouveau régime décrété par Angora, la prière a été dite hier dans les mosquées au nom de Mehmed VI,khalife et Commandeur des Croyants Les Appellation de Sultan, fils de sultan ont  été supprimées. »([22])

 

            Selon le télégramme  N°1937 signé par le Général Pellé «  l’ex-sultan s’étant mis sous la protection anglaise le Gouvernement d’Angora l’a considéré comme  étant énoncé au khalifat .En conséquence une séance à huit-clos s’est tenu  le 18 novembre  et 7 heures du soir Prince Abdul-Medjid Effendi était élu khalife par 148 voix sur 162 votants après le discours de Raouf bey qui a sévèrement jugé l’attitude de l’ancien sultan traître à la religion »([23])

            Finalement , « le Khalife Abdul Medjid a annoncé son investiture débute par un acte de soumission à la volonté du peuple exprimés par l’Assemblée : «  En vertu de l’élection faite par la Grande Assemblée,qui,se confiant à la volonté divine, a prouvé sa maturité et son discernement par les résolutions successives admirablement adaptée aux besoin de la nation qu’elle a prises depuis trois ans et demi et qui consolidé sa souveraineté,m’appuyant sur l’assistance de l’Assemblée, je prends avec fierté possession du trône du Khalife »([24])

 

            « Le départ du Sultan, dont le bruit s’est répandu en ville dans l’après-midi, a causé une assez forte émotion ? Une grande agitation régnait à la Sublime Porte où Refet Pacha a installé ses services. Le Haut Commissariat britannique a pu publié un communiqué peu heureux : « On annonce officiellement que Sa  Majesté Impériale le Sultan, craignant que sa liberté et sa vie soient en danger par la suite  de la situation actuelle, a demandé » l’asile «  Khalife de tous les Musulmans, la protection britannique et son départ immédiat de Constantinople. On a donné suite ce matin aux vœux de Sa Majesté.Le Général Harington s’est mis ç la disposition de Sa Majesté et l l’a accompagnés à bord d’un navire de guerre britannique. »

2- Les Bolchéviks, les kémalistes et les Kurdes

 

            La question qui pose  quels  sont des points communs entre le soutien de Lénine  au CUP, Enver Talat ; Djémal qu’il a hébergé à Moscou « Après le génocide des  Arméniens perpétré par le gouvernement jeune –turc en 1915 ; le Dachnak  a exercé le pouvoir en République d’Arménie ; crée  en Transcaucasie, de 1918 à 1920 avant  d’être  écrasé par la conjonction des Kémalistes et Azerbaidjanais, puis par l’Armée roue et  les Bolcheviques »  [25]et son soutien  aux unionistes  panislamistes pantouranismes à l’action de Mustafa Kemal sous  pseudo anti-impérialisme  dans la mesure où Mustafa Kemal n’a pas pris al distance avec la ligne unionistes qu’il a suivi jusqu’au bout.. Dans sa  lettre de Mustafa Kemal à Talat Pacha en date du 29-02-1920 justifie  son engagement commun  «  notre armée  des généraux plus supérieurs aux soldats sont tous membres de notre organisation il y a un Etat Major qui dépend à moi  et je  dirige la guerre  et les activités militaires ; un bureau spécial constitué et par formé par les camarades qui mènent des actions programmées ses taches limitées par Enver Pacha dont le projet d’une deuxième « Organisation Spéciale secrète»([26]) a été crée par Mustafa Kemal.

 

Quelle était l’analyse de Lénine  concernant  le  mouvement des jeunes turcs ?  Pour quelle raison Lénine   a soutenu ce mouvement   qui  a commis  des crimes de guerre ; des crimes contre l’humanité ? Autrement dit quels  étaient des  points communs et entre  «  le Bolchevisme russe et le communisme turc » ?  ([27]) Et le soutien des Bolcheviques  à Mustafa Kemal n’a pas  servi  de conduire de la même politique  à l’encontre des Grecs et des Kurdes et des assyro chaldéens? Quel rapport établir  entre la politique  d’Enver  de Talat Djemal à Moscou et de celle de Mustafa Kemal à Ankara ? La lettre de Mustafa Kemal à Talat  Pacha ( 29-02-1920)  ne justifie pas  de la continuité  des activités  de la deuxième  Organisation  Spéciale  et le Parti  Ay YILDIZ ? Quelles étaient des activités de Mustafa Kemal depuis 1908  au Kurdistan et sa nomination par le Sultan  au Kurdistan ? A travers de cette réalité  comment pouvons nous poser  à la fois la question de la  formation de l’armée verte contre  les Grecs ; les Arméniens?

 

Pour Lénine «  En Turquie, le mouvement révolutionnaire des militaires, dirigés par les Jeunes-turcs a remporté une victoire En vérité, il s’agit d’une demi victoire, et même moins, car le Nicolas II de Turquie a trouvé pour l’instant un moyen de s’en tirer en promettant de rétablir la fameuse constitution turque. Mais, quand dans les révolu des demi victoire de ce genre sont remportées, quand l’ancien régime est contraint à des concessions aussi précipitées, cela nous garantit de la façon la plus certaine que la guerre civile connaîtra de nouvelles péripéties ; cela nous  a garantit la façon  la plus certaine que la guerre civile  connaitra de nouvelles péripéties beaucoup plus  décisives « » ([28] )Lénine  voit seulement la Foret ; il se trompe de distinguer la particularité de l’arbre sa vision passe par son cliché politique : « La révolution persane menace de bouleverser toutes les délimitations des sphères d’influence que les puissances européennes avaient mises au point. En Turquie, les pillards capitalistes d’Europe disposaient d’une chasse gardée que le mouvement constitutionnel risque de leur arracher.» C’est une belle imagination pour les mollas réactionnaires qui a  été soutenue par les soviétiques en1979 ?

 

D’abord l’action de 1908 est un coup d’Etat militaire soutenu par l’impérialisme allemand et français. L’Etat  ottoman était un Etat colonialiste et impérialiste, disposait de nombreuses colonies. La pensée sociale démocrate de Lénine  ne pouvais pas aller au-delà. Lénine n’avait aucune étude scientifique sur la structure de l’économie politique de l’Empire Ottoman qui avait transformé la vie des peuples opprimés en enfer noir. Le CUP est le continuateur des génocides  sous l’égide de l’impérialisme allemande. Deuxièmement, c’était une faute assez grave  pour International socialiste qui a refusé  l’adhésion   du P.O.S.J  alors qu’Abdulhamid avait interdit le départ  des Juifs en Israël et toutes les terres de Palestine et d’Israël appartenaient  au Tyran et le CUP a suivi la même politique à l’égard des juifs malgré de nombreux juifs étaient à la Direction du CUP ; Djavid Bey ; Emmanuel Karasou  et les autres les kémalistes ont persécutés les juifs. Lénine dit  «  J’ai pris la parole une seconde fois pour dénoncer la manoeuvre de Roubanovitch tendant à rattacher les sionistes à P.O.S.J  autre sous- section alors qu’il ne citait aucune décision de sa propre sous-section en leur faveur. En conclusion, le Bureau a adopté à l’unanimité (moins deux abstentions celle de B et celle de Vaillant) la résolution suivante proposée par Adler« Le Bureau constate que l’admission des sionistes (avec voix consultative) concernait uniquement les séances du Congrès de Stuttgart, qu’à l’heure actuelle les sionistes ne sont pas affiliés au Bureau socialiste International, et passe aux questions suivantes. »La session du Bureau s’est terminée par l’adoption à l’unanimité, sur la proposition du délégué belge Do Brouckère, d’une motion de sympathie envers la révolution turque

 

« Le Bureau Socialiste  International se réjouit de la chute du régime honteux qu’Abdul Hamid a si longtemps imposé à la Turquie avec l’aide des grandes puissances.  se félicite de ce que les peuples de l’Empire ottoman aient maintenant la possibilité de disposer de leur propre destin et de bâtir un régime de liberté politique permettant au prolétariat en formation de mener sa propre lutte de classe dans une unité étroite avec le prolétariat du monde entier. »  Ce n’est pas  des liens avec le prolétariat  c’est le projet  de turquisation que  a été soutenu par le Bureau  Socialiste International. Pour Lénine «  Le capitalisme mondial et le mouvement russe de 1905 ont définitivement réveillé l’Asie. ([29])» La russification  du mouvement social mondial  est une maladie politique de Lénine. “Ce n’est pas tout. » dit Lénine, «  La révolution russe a mis aussi toute l’Asie en branle. Les révolutions de Turquie, de Perse et de Chine montrent que l’insurrection grandiose de 1905 a laissé des traces profondes et que son influence, qui se manifeste dans le mouvement ascendant de centaines et de centaines de millions de gens, est ineffaçable. »[30] Lénine exalte  le rôle de la Révolution Russe de 1905 il déclare que  « Or, 1905 a montré quelle doit être la politique extérieure de la révolution russe. C’est un fait qu’après le 17 octobre 1905 20 des manifestations monstres ont commencé dans les rues et des barricades ont été dressé à Vienne et à Prague. Après 1905 il y a eu 1908 en Turquie, 1909 en Perse, 1910 en Chine (.) Si cette politique était appliquée, notre armée de Turquie serait rendue libre et pourrait se porter sur d’autres fronts, car tous les peuples de l’Asie verraient que le peuple russe ne se borne pas à proclamer la paix sans annexions sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais que l’ouvrier et le paysan russes se mettent effectivement à la tête de toutes les nations opprimées; que pour eux la lutte contre l’impérialisme ne se réduit pas à un simple voeu et à une pompeuse phraséologie ministérielle, mais répond aux intérêts vitaux de la révolution. »([31] )

 

Dans ce sens  Lénine est pour l’exportation de la Révolution dans sa tête l’idée de la russification du monde via révolution russe existe ;  c’est le fondement  de son soutien aux Jeunes –turcs et aux kémalistes : « La révolution russe ; qui en 1905 déjà a suscite des  révolutions en Turquie , en Perse et en Chine  mettrait les impérialistes anglais et allemands dans une situation très difficile si elle réalisait une véritable alliance révolutionnaire avec les ouvriers et les paysans des pays coloniaux et semi coloniaux contre les despotes, contre les khans, pour expulser les Allemands de Turquie et les Anglais de Turquie, de Perse, d’Inde, d’Egypte, etc. ([32]). Or ce que Lénine confond tout  ; c’est l’Etat de l’Empire Ottoman était un état  colonialiste et impérialiste et  en alliance avec l’impérialisme allemand et  la dictature militaire  en 1908 est installée avec  aide militaire allemande : C’est à cause de cette situation grave toutes les relations politiques avec  la Turquie .Lénine affirme  que « Si l’on prend, à titre d’exemple, les révolutions du XX siècle, force sera de reconnaître que, de toute évidence, les révolutions portugaise et turque sont bourgeoises. Mais ni l’une ni l’autre ne sont « populaires», puisque la masse du peuple, son immense majorité, n’intervient d’une façon visible, active, autonome, avec ses revendications économiques et politiques propres, ni dans l’une ni dans l’autre de ces révolutions. Par contre, la révolution bourgeoise russe de 1905-1907, sans avoir remporté des succès aussi « éclatants » que ceux qui échurent de temps à autre aux révolutions portugaise et turque, a été sans conteste une révolution « populaire réelle ». Car la masse du peuple, sa majorité, ses couches sociales « inférieures » les plus profondes, accablées par le joug et l’exploitation, se sont soulevées spontanément et ont laissé sur toute la marche de la révolution l’empreinte de leurs revendications, de leurs tentatives de construire à leur manière une société nouvelle à la place de l’ancienne en cours de destruction. »([33]) Les social chauvins français et russes aiment évoquer 1793 pour faire oublier, par cette évocation saisissante, qu’ils trahissent la révolution. Mais justement on se refuse chez nous à admettre qu’une démocratie russe vraiment « révolutionnaire » puisse et doive se comporter envers les peuples opprimés et retardataires dans l’esprit de 1793. L’e alliance » avec les impérialistes, c’est-à-dire une dépendance honteuse à leur égard, telle est la politique extérieure des capitalistes et des petits bourgeois. L’alliance avec les révolutionnaires des pays avancés et avec tous les peuples opprimés contre les impérialistes de tout poil, telle est la politique extérieure du prolétariat.

 

 Selon Lénine « En Europe orientale et en Asie, l’époque des révolutions démocratiques bourgeoises n’a fait que commencer en1905. Les révolutions en Russie, en Perse, en Turquie, en Chine, les guerres balkaniques, telle sont la chaîne des événements mondiaux de notre époque, dans notre « Orient ». Et il faut être aveugle pour ne pas voir dans cette chaîne d’événements l’éveil de toute une série de mouvements nationaux démocratiques bourgeois, de tendances à la formation d’Etats nationaux indépendants et homogènes. C’est parce que la Russie et les pays voisins traversent cette époque, et uniquement pour cela, qu’il nous faut dans notre programme un paragraphe relatif au droit des nations à disposer d’elles-mêmes.

 

Mais Lénine lui-même est aveugle sous l’utopie de l’exportation de la révolution ; définit une politique erronée en matière de la question nationale en soutenant les jeunes turcs sous faux rapport  entre la révolution russe de 1905 et le mouvement des jeunes turcs il dit  « Nous savons qu’après 1905, des révolutions ont éclaté en Turquie., en Perse et en Chine, qu’un mouvement révolutionnaire s’est développé dans l’Inde. La guerre impérialiste a. aussi contribué à la montée du mouvement révolutionnaire, car il a fallu faire participer des régiments coloniaux tout entiers à la lutte des impérialistes d’Europe. La guerre impérialiste a aussi tiré de sa torpeur l’Orient, dont elle a entraîné les peuples dans la politique internationale. L’Angleterre et la France ont armé les peuples coloniaux, les ont aidés à se familiariser avec le matériel de guerre et les machines perfectionnées. Ils se serviront de ces connaissances contre messieurs les impérialistes. A la phase où l’Orient s’éveil le succède, dans la révolution actuelle, la phase où tous les peuples d’Orient contribuent à régler les destinées du monde, afin de n’être plus qu’une source d’enrichissement.

 

Les peuples d’Orient s’éveillent pour l’action pratique, pour que chaque peuple décide du sort de toute l’humanité. C’est pourquoi je pense que vous aurez, dans le cours de la révolution mondiale, qui, à en juger par ses débuts, durera des années et demandera beaucoup d’efforts, vous aurez dans la lutte révolutionnaire, dans le mouvement révolutionnaire, à jouer un rôle important et à vous associer à notre lutte contre l’impérialisme international. Votre participation à la révolution internationale vous imposera une tâche complexe et difficile dont la réalisation servira de base au succès commun, car c’est la première fois que la majorité de la population se met en mouvement pour son propre compte et sera un facteur actif dans la lutte pour le renversement de l’impérialisme international.

 

La plupart des peuples d’Orient sont dans une situation pire que la Russie, le pays le plus arriéré d’Europe ; mais nous avons réussi à grouper les paysans et les ouvriers russes dans la lutte contre les vestiges du féodalisme et le capitalisme, et si notre lutte a été aussi facile, c’est parce que paysans et ouvriers se sont unis contre le capital et le féodalisme. La liaison avec les peuples d’Orient est ici particulièrement importante, car la plupart de ces peuples sont les représentants typiques des masses laborieuses, non pas des ouvriers qui ont été à l’école des fabriques et usines capitalistes, mais les représentants typiques d’une masse travailleuse et exploitée de paysans accablés par un joug moyenâgeux. La révolution russe a montré qu’après avoir vaincu le capitalisme, les prolétaires unis aux millions de paysans travailleurs »([34])

 

 L’analyse de Lénine  sur le caractère semi –colonial de l’Empire Ottoman est complètement erronées ;  les deux empires  Perse et Ottoman  constituent des Etats colonialistes et impérialistes ; Après les massacres  de 1909 à  Cilicie réalisée par les forces de l’Empire Ottoman  en tête Mustafa Kemal, les génocides des Arméniens et des grecs et de la déportation de 1 ;200 :000  Kurdes  en 1916 et 1917   et le massacre de 700 :000 arméniens dans la Caucase .Malgré cela Lénine   le 28 février 1921 «  Avant de passer à l’examen de la situation intérieure qui présente naturellement un grand intérêt et inspire de grandes inquiétudes, permettez-moi de dire quelques mots à propos des principales nouvelles internationales. Pour être bref, je  ne noterai que trois événements: le premier, c’est la conférence avec les délégués turcs qui vient de s’ouvrir à Moscou. Il faut saluer tout particulièrement ce fait, car de nombreux obstacles à la tenue de pourparlers directs avec la délégation gouvernement turque; nous avons la certitude que maintenant qu’il est possible de s’entendre ici même, les bases les plus solides seront jetées pour un rapprochement et une amitié qui seront obtenus, bien entendu, non au moyen d’artifices diplomatiques (Sous ce rapport, nos adversaires Sont beaucoup plus forts que nous, nous ne craignons pas de l’avouer), mais parce qu’au cours de ces dernières années, les puissances impérialistes ont infligé à nos deux peuples des souffrances incroyables et indicibles. Un des orateurs précédents a parlé à cette tribune du préjudice que nous cause notre isolement des pays impérialistes. Mais lorsqu’un loup attaque un mouton, point n’est besoin de dire au mouton de ne pas s’isoler du loup. (Rires et applaudissements.) Et si, jusqu’à ce jour, les peuples de l’Orient n’ont été que des moutons devant le loup impérialiste »([35])Il ne faut pas oublier que le loup est el symbole du pantouranisme et pan islamise et panturquisme dont l’Etat Major turc représente l’héritage  de l’Empire Ottoman.

 

La vérité  c’est que « la première guerre mondiale  et la révolution russe de 1917 ont bouleversé le champs des idées politiques .Dès lors, ce n’est plus par rapport aux idéaux de la Révolution de 1789 qu’en règle générale  le débat  s’est engagé. C’est certaines exceptions près,par rapport à la révolution socialiste et ses  vicissitudes  que les sociaux-démocrates, les  marxistes et leurs adversaires se sont situés, tandis que  les déceptions de l’après-guerre et la crise  économique  mondiale ont engendré  de nouvelles idéologies, fascisme, nazisme,nationalismes et de toutes sortes,dont les  conséquences ont dépassé  le cadre des  affrontements idéologiques pour entrer dans le domaine de l’inhumain. Au même  moment, cependant, ont émergé les revendications nationalistes (en Inde, dans le Moyen Orient, notamment en Egypte), qui porteront leurs fruits ultérieurement »([36] )Au moment où Mustafa Kemal a décidé  de massacrer le peuple de Kotchgiri.

 

La  théorie Bolchévique : «  la Turquie  d’aujourd’hui et la Turquie impérialiste  d’hier »

 

En effet ; Mustafa Kemal avait décidé de massacrer le peuple de Kotchgiri qui demandait l’indépendance de son pays.1200 mineurs armés avec la paysannerie ont pris les armes  contre la Tyrannie. Dans ces circonstances  le 7 avril 1921 ; lors de l’ouverture de la Conférence Russo-Kémaliste de Moscou Tchitcherine a adressé l’allocution suivante  à la délégation turque :

«  Il y a une grande différence entre la Turquie  d’aujourd’hui et la Turquie impérialiste  d’hier. Des relations d’amitié et de fraternité existent entre les ouvriers de la Turquie et de la Russie. Désormais la Turquie appartient aux classes ouvrières  et paysannes  qui pour la première fois dirigent leurs destinés. Cette  Turquie modelés sur la Russie actuelle a subi les mêmes attaques. Mais depuis quelques mois la situation a complètement changé et les russes ont couru au secours des  turcs. »

Youssouf Kemal a répondu :

« Des malfaiteurs ont plus d’une fois élevé les Russes contre les Turcs.Le Traité  de Sèvres enlève tout la Turquie. Nous ne pouvons pas accepter ce Traité. Les turcs combattront  jusqu’à la fin. Ici devant les délégués Russes, je peux déclarer avec toute sincérité d’un Turc que la Turquie et la Russie rejettent le secours des capitaux étrangers. »([37])

 

D’abord « la Turquie impérialiste » était la même Turquie, au moment de cette Conférence de Moscou les génocides Arméniens ; Grecs, Kurdes  poursuivant et Moscou hébergeait les criminels Enver ; Djémal ; et Talant  et Kemal avait fondé un pseudo parti communiste qui massacraient les peuples  et la classe ouvrière.. C’est Youssouf Kemal qui est malfaiteur : c’est parce qu’à la fois la Turquie impérialiste qui reçoit l’argent  et l’or ; les armes de Moscou et qui utilise contre les peuples sous prétexte du danger de l’impérialisme anglais avec lequel elle collabore et à la fois  Subko chan-(Simko)représentant plénipotentiaire du peuple kurde était signataire du Traité des Soviets([38]) avec la Turquie le 27 octobre 1920 à Trébizonde Siwas .De plus  les soviets avaient de connaissances que Moustafa Kemal est chargé par le Palais YILDIZ pour supprimer les organisation de libération Nationales en Anatolie.  Avant de signer le Traité  Turco Soviétique ; Mustafa Kemal a signé une Convention secrète avec Kutschuk Khan à Menzil  le 18 juillet 1920.  Selon l’article 2 et 3 de  la Convention Secrète » , « 1- le  gouvernement impérial ottoman et le gouvernement Royal persan reconnaissent l’intégrité  territoriale des deux états  respectifs ;2- Les deux gouvernements  s’engagent de se prêter une aide  militaire »([39])le 13 juillet 1920 cinq  jours avant de la signature de la Convention Secrète, Nouri Pacha , frère d’Enver Pacha » «  a pénétré avec ses détachements dans la partie basse des districts de Djévanchir et Kariagin.De nouveles forces armées sont formées. Des Tatars desd disstrict d’Arèche ; de Noulka ; de Lenkoran et de Djévat se sont  joints à ces détachements. Nouri  Pacha s’est  proclamé  gouverneur du Karabagh. » ([40]) et le Journal  arménien « Jogovourd » communique, «  Nouri Pacha a été proclamé dictateur du Krabagh ?Il se trouve dans le district de Kaiagine ;où il mobilise  des troupes pour lutter contre les bolcheviks. Il était dans la région de « Charour où il rassemblait des débris  des unités des tatares pour s’opposer à l’avance des troupes arméniennes »([41])

 

L’opinion publique mondiale savait que le soulèvement d’Azerbaïdjan fut mené par un vétéran de la révolution constitutionnelle, Sheikh Mohammad Khiyabani. Le soulèvement du Guilan fut mené par Mirza Kuchek Khan qui avait aussi été mêlé à cette révolution . ([42])Ces deux hommes éprouvaient de forts sentiments anti Russes et anti—Anglais, allant de pair avec des aspirations pan islamiques (qui avaient été cultivées par l’Allemagne et la Turquie). C’est ici qui  réside l’importance de la Convention secrète signée entre  Mustafa Kémal  et Mirza Kuchek Khan , les deux sont anti-balchéviks et anti-communistes. Mais «  le gouvernement de Moscou a rappelé  la plus  grande partie de ses troupes de Perse ; il a autorisé les matelots volontaires à rester au Service  du gouvernement de Koutchouk-Khan ; celui-ci a promis de payer  à chaque volontaire 36 toumans par mois. De plus , on signale  l’envoi des détachements d’ouvriers persans formé à Bakou(6.500 hommes avec  mitrailleuse et fusils anglais »([43])

 

Lénine penchait vers une alliance temporaire avec les mouvements nationaux; il qualifiait chacun de “national révolutionnaire”, plutôt que de “bourgeois démocratique”. Il espérait que là où l’alliance pourrait aboutir, se créerait une situation favorable à une direction communiste (Inspiré par Lénine, mais gardant en tête le cas particulier de son propre pays, Sultan Zadeh, un éminent écrivain persan, suggéra qu’il fallait adopter une attitude souple vis—à—vis des mouvements bourgeois nationalistes et adaptée en tout cas aux besoins locaux.

 

   Lénine a  continué de soutenir la thèse selon laquelle  « Les masses laborieuses des pays coloniaux et semi coloniaux, qui forment l’immense majorité de la population du globe, ont été éveillées à la vie politique dès le début du XXe siècle, notamment par les révolutions de Russie, de Turquie, de Perse et de Chine. La guerre impérialiste de 914-1918 et le pouvoir soviétique en Russie font définitivement de ces masses un facteur actif de la politique mondiale et de la destruction révolutionnaire de l’impérialisme, bien que la petite bourgeoisie instruite d’Europe et d’Amérique, y compris les chefs de la IIe Internationale et de l’Internationale 11  ½, s’obstinent à ne pas le remarquer. »([44])

 

 La question qui se pose quelle était la composition de  la délégation turque et qui sont les travailleurs turcs organisés est ce que ce sont des  tracts distribués par le pseudo  Parti Communiste fondé par Mustafa Kemal ? Quels sont des rapports avec Enver Talat  Djemal ? Quels sont des problèmes discutés  lors du rencontre de Frounze à  Angora  et des critiques  faites par Upmal contre  Mustafa Kemal contre  lui devant lui ?

 

Le 22 décembre 1920 ; Lénine disait  dans son discours « Il nous faut signaler d’autre part que des relations d’amitié s’établissent de plus en plus et s’affermissent chez nous avec l’Afghanistan et davantage encore avec la Turquie. En ce qui concerne cette dernière puissance, les pays de l’Entente n’ont rien négligé pour rendre impossibles des rapports plus ou moins normaux entre la Turquie et les pays d’Europe occidentale. Ce fait, étant donné la consolidation du pouvoir des Soviets, est une garantie de plus en plus valable que, malgré toute l’opposition et toutes les menées de la bourgeoisie, malgré le maintien des pays bourgeois autour de la Russie, — l’alliance et les relations d’amitié de ce pays avec les nations opprimées d’Orient se resserrent, car l’essentiel dans toute la politique, c’est la violence impérialiste exercée sur les peuples qui n’ont pas eu la chance de compter parmi les vainqueurs, et cette politique mondiale de l’impérialisme provoque le rapprochement, l’alliance et l’amitié de tous les peuples opprimés. Le succès que nous avons remporté.» ([45] )Or qui sont les peuples opprimés ? Est ce  que ce sont turco ottoman qui ont massacrés  les peuples  Arménien, Grecs et Kurde ? Quel le fondement du soutien des bolcheviks  et quelle était la politique vis-à-vis des peuples  iraniens dont  lors du Congrès de Bakou ; Enver Pacha y était invité ; mais Seik Mahmod Berzenci qui menait la lutte armée contre l’impérialisme britannique  sa participation est refusée par les bolcheviques  ?

 

Le 9 avril 1921  Lénine ; « et il y a quelques jours (16-03-1921) seulement que nous avons signé avec la Turquie une convention de paix qui seule nous débarrassera des guerres perpétuelles au Caucase. A présent seulement nous avons conclu avec l’Angleterre un accord commercial d’importance mondiale; à présent seulement l’Angleterre s’est vue obligée d’entrer avec nous en relations commerciales; l’Amérique, par exemple, s’y refuse encore. Cela vous donne une idée de nos difficultés pour sortir de cette guerre. Si nous avions pu réaliser à l’époque les voeux du IX Congrès du Parti, nous aurions évidemment pu fournir beaucoup plus do produits. »([46] )

 

Lénine n’avait pas d’analyses scientifiques sur  les pays du Moyen Orient sur le Kurdistan et  ses idées   sont fondées  des rapports faux  et sur la base des données falsifiées .Par exemple  sur les références données par   Otto Hubner ( Tableau de géographie et Statistique ;  édition 1914) concernant  la population de l’Arménie et du  Kurdistan ; en 1900  et la superficie  de leurs pays ; 186 500 km 2 la population  2357436 »([47])

 

Au moment de la ratification de la Convention Russo-Turque a été ratifiée  à Moscou le 12 mars 1921, la classe ouvrière  armée de Kotchgiri menait  la lutte armée contre l’armée colonialiste tuque et  le Comité central   du parti Communiste et le Commissaire de la Marine de Guerre  le camarade KARAEV ont reçu le télégramme suivant du Kurdistan :

 

« Nous Kurdes,représentant de milliers de citoyens , nous réunissant dans une meeting et après avoir entendu la conférence sur le Kurdistan rouge du camarade BLEOUBEKOV,avons pris la résolution suivante : Nous Kurdes ,libres et acolytes du pouvoir soviétique,aujourd’hui  pour la première fois concevons notre-pouvoir d’ouvrier et paysans,empêchée et opprimée par de parasites ignobles, qui font tâche sur le peuple kurde Aujourd’hui libres des chaînes de l’esclavage nous tendons nos mains, à notre frère  Azerbaïdjan et à l’Armée rouge, dans la quelle nous versons notre glorieuse cavalerie rouge ; qui désormais sera inséparable de cette armée. »([48])

 

            La vérité c’est qu « en 1917, Lénine considère que la révolution est double : elle doit achever la révolution démocratique(terre,paix ;liberté) et ouvrir la perspective du socialisme, donne , néanmoins, l’ « instauration » ne serait menée à bien que si  la révolution russe donne le signal de l’offensive ouvrière dans les pays  développés. » explique Prof. J.M. Demaldent «  la thèse  de la révolution ininterrompue » de Lénine, très  liée à celle de la révolution « double » et de l’alliance avec la paysannerie est différente de la « révolution permanente » élaborée par Trotsky en 1906. Mais Lénine  n’a envisagé «  la construction du socialisme dans une seul pays » imposée par Staline au nom du « marxisme-léninisme ») Selon Prof. Demaldent , » Les « vieux bolcheviks », Kamenev,Rykov,Milioutine, Neguine, Kalinine ; Tomsky et Zinovievç jugeaient  cette stratégie insensée. Pour eux,il fallait seulement achever la révolution démocratique, dont réunifier les socialistes  et trouver avec tous, même les sociaux patriotes , une formule  de gouvernement de coalition.

 

            Lénine l’a emporté sur le thème : «  Les soviets partout.Tout le pouvoir aux soviets »([49])Mais les soviets ont oublié de soutenir  les conseil des bolcheviks  de la  Confédération du Pont Euxin y compris des Arméniens et des Kurdes  qui ont été exterminés par les kémalistes et le génocide  a été  planifié directement par Mustafa Kémal et ses forces armées turques.

 

 

     LES FORCES ARMEES TURQUES  ET LE GENOCIDE DU  KOTCHGIRI : L’EXTERMINATION DU MOUVEMENT DE LIBERATION NATIONAL DU KOTCHGIRI

 

 

La lutte de libération nationale  du peuple du Kotchgiri, n’est pas  une révolte des paysans opprimés Kurdes. Elle  était légitime  conforme aux principes du Droit des peuples à disposer d’eux même qui est devenu l’article de la Chartre de l’ONU. La représentation des  soixante douze  députés Kurdes au sein du Parlement colonialiste, ne pouvait réponde aux revendication du Kurdistan, divisé en dehors de sa volonté par la France et Angleterre, puis a abandonné aux colonialistes turc  perse et arabe. L’objectif de la résistance  Kurde était  un combat pour le droit à l’autodétermination du Kurdistan.

 

Les organisations des classes dominantes du Kurdistan et la collaboration des Tribus avec les colonialistes, ont amené   notre peuple  à la défaite.C’est ici qui réside  la tragédie du Kurdistan d’hier et aujourd’hui où la guerre d’aujourd’hui qui continue.

 

La dépendance des principautés  Kurdes à l’Etat impérialiste ottoman, est basée sur l’idéologie islamique réactionnaire ont dominé sur l’exploitation des richesses principales  du Peuple  Kurde ; par les massacres  et des impôts imposés au peuple opprimé.

 

 C’est pourquoi  l’Etat  major turc  le département de Kotchgiri est défini par les villes suivantes : « Hafik (koçhisar), Zara ; Imranli, susehri, Kemah, Divrigi ; Kangal ; Ovacik ; Kuruçay, Hamo, Zimara, et composé par 135 villages  à l’environ. La population  est 40.000 et résidait sur un territoire de 2000 klm2»[50] Selon Dr Nuri Dersimî ; 30000 familles   ([51]) )vivaient dans ce pays  et  Selon   Sir Mark Sykes([52]) 10400 familles, Le peuple de Kotchgiri parle deux dialectes  le  Kirmancki(dimili-zaza) et  le Kurmandji.

 

Selon le rapport de l’Etat Major « La tribu Koçkiri était constituée de cinq branches : les Ibikis,  Les zazas ; les balikis ; Les kertelis ; et les sarikis. Les plus fort sont des Ibikis. Ce sont eux qui ont  mené le soulèvement. Le président  des   Ibikis  était  Mustafa Pacha  fut  nommé par  le Sultan Abdul Hamit II au titre de Pacha. Alisan Bey  et Haydar sont des fils de Mustafa Pacha. ..Parmi les chef de Tribu il y avait Mehmet Izzet,  Hasan Askerî ; Kazim et Alisir. Ce sont des chefs qui dirigeants la Tribu de Kotchgiri. Par rapport au département de Kotchgiri, la situation à Hozat(Dersim) était la suivante. Dersim était une province indépendante  composée par  les districts  de Cemisgezek, Mazgirt, Ovacik (Pulur). La région est encerclée par le fleuve Euphrate et le fleuve Munzur divise  la région en deux régions ; Dersime Orientale et Dersime Occidentale qui se divise en deux départements. Le département du Sud Dersime où vivent les  Seyhk Hasanas  et au Nord Dersime  les  Seydans  qui ont révolté  contre l’Etat dans une façon permanente.Les Dersimis vivaient dans les montagnes ;ils ont compléments armés d’une part en raison de ses compatriotes ont déserté de al première guerre mondiale et d’autre ils ont organisé des embuscades contre les gendarmes  l’ont désarmé  et l’ont pris d’armes ([53].) »

3-a-L’analyse de  l’Etat Major Turc sur la résistance armée de Kotchgiri

             Selon l’Etat major ; l’événement de la résistance est suivant ;

« Le 7 Mars  1921 les insurgés ont attaqué et détruit les dix villages turcs

Le 13 mars   sous la direction d’Aliþer  500 révoltants sont venus de Dersime et ont stationné au village  de Terkilo ? Mais l’administrateur d’Erzincan a déclaré que les révoltants  sont libres et il a  voulu les convaincante,mais il n’a pas pu  finalement Aliþer  a occupé le centre ville avec ses forces et a fait prisonniers  des forces gouvernementales.

 

Le 21 mars 1921 l’affrontement a commencé entre les 300 insurgés et les forces  gouvernementales au nord  de Kemah et ont  dominé  sur les collines de Kemah et le même jours les forces du Chef de la Tribu Maksudu sous la direction Qasim Munzuroglu sont  entrées  à Karamusa au sud d’Erzincan et ils ont pris la position avec les autres groupes.

 

Le 23 mars 1921, les forces  qui ont pris  de l’Erzincan Sud ont attaqué et détruit les villages turcs sur ces événements  les forces  de la gendarmerie ont poursuit les insurgés  jusqu’à Hansart

 

Le mars 1921 les Insurgés ont mis en libertés les prisonniers de guerre et le sous gouverneur  et les notables de la ville  étaient chez Haydar Bey ; Directeur de Buck.

Le 23 Mars  1921 la nuits les insurgés  sont entrés dans les villages de  Karacaviran, Sorkun,Karahasan ; Atkiran et Bolucan

Le 26 mars 1921 le chef de la Tribut de Kotchgiri Aliþan  Bey a envoyé des lettres que l’Indépendant du Kurdistan  a  été reconnu par les Etats européens ; il a transmis cette lettre aux tribus de Pulumur.

Le 27 Mars  la division de la gendarmerie stationnée à la proximité de Kangal a fait l’objet de l’attaque. Les insurgés ont confisques les armes et les animaux de la division.

Le  29 mars  1921 les forces Kurdes  ont pris sous le contrôle les villages  les village de Kurucay  et ont fait prisonniers  le sous gouverneur de Divrigi ; le directeur des finances et le lieutenant de la gendarmerie  et 30 mars  ils marche sur Kemah »([54])

 

 Selon Dr Dersimî  les Kotchgiris affirment avoir quitté Dersime ([55]) et être venus s’installer dans cette partie de la région quelques siècles plus tôt. Leurs traditions culturelles et leur physionomie ressemblent typiquement à celles des Dersimis. Ils ont d’ailleurs gardé intactes leurs relations avec ces derniers avant et après la Révolte.Selon  Sir  Mark Sykes, “c’est une tribu à part : plus qu’une tribu, il faut les qualifier comme nation à part entière”([56] )

 

Selon l’Etat  major turc les causes   du soulèvement sont liées aux thèses développées par la Conférence de la Paix à Paris. «  Au début de l’année 1920, lors de la Conférence de Paix à Paris  l’Accord armeno-kurde  entre Chérif Pacha et  Bogos Nubar  Pacha  est signé  dans le but  pour revendiquer  la fondation d’un  Kurdistan indépendant et  d’une Arménie indépendante . Suite à l’accord l’Association d’Entre aide et du développement social du Kurdistan est fondé. Haydar bey fils de Mustafa Pacha avait  fondé un section de  l’Association Entre aide et du développement social du Kurdistan  Imranli (Maciran) et il a fait adhéré tous les chefs  des Tribus. Il a commencé à éditer une revue Kurde « Jin » (la vie). Cette revue diffusait des  articles consacrés à l’indépendance  Kurde. Le secrétaire de publication  de la Revue était  Aliþer»([57])

 

            Nous trouvons deux explications et deux réactions différentes concernant  le rapport[58] «  les considérations développés par la presse turque de Stamboul, sont déjà connue. Elles cherchent à diviser les Kurdes et les Arménient en insultants  que Chérif Pacha a vendu  les premiers en les attelants par son accord, au char ses revendications arméniennes.

 

            Par contre, M.K.Pastirmadjian, ancien député d’Erzeroum à la Chambre ottoman et actuellement représentant de la République arménienne  aux Etats-Unis, prétend que l’accord armeno-kurde, sous la forme  présentée la Conférence de la Paix par els deux parties,est préjudiciable aux intérêts des Arméniens.

 

            Le sénateur Abdul Kader Efendi aurait fait  les déclarations suivantes au rédacteur du Journal d’Orient :

 

«  On sait que les  Arméniens réclames six vilayets. Nous ; Kurdes, alléguant que  nous y formions la majorité de la population, nous nous adressât  au Conseil Suprême et lui demandâmes d’envoyer  sur place une commission d’enquête. Bogos Nubar y consentit et promit en outre de ne faire de propagande anti-kurde.

 

A ce sujet les déclarassions faites  par Nedjmeddine bey, un des fondateurs du parti kurde, le18 mars :

 

« A mon avis, les déclarations d’Abdul Kader effendi au Sénat,ne sont pas convenables, car il avait déjà fait,au sujet de l’autonomie kurde ; des déclarations très précises au sujet de l’autonomie kurde, des déclarassions très précises aux journaux, notamment  au « Tasvir i  Efkar é». En tout cas  sa rétraction au sénat n’a pas pu  avoir lieu que sur l’instance de nombreux amis. »

 

« Les déclaration d’Abdul Kadir effendi au sénat ne peuvent être approuvées par l’Association  du Relèvement du Kurdistan ».([59])

 

Parallèlement aux discussions relatées ci—dessus, Seyit Abdul Kadir demande aux jeunes de se rendre au Kurdistan et de mener des activités dans le cadre d’un programme d’autonomie, et dit qu’il ne serait en aucun cas d’accord pour la création d’une “République d’Arménie” qui empiéterait sur le territoire du Kurdistan d’après les principes de Wilson. C’est pourquoi, il réclame la nécessité de créer des organisations pour lutter contre ce projet »([60])

 

Mustafa Kemal poursuit au cours du même discours “Les soulèvements intérieurs qui commencèrent au cours de l’année 1919 contre l’action de nos organisations nationales, s’étendirent rapidement à toutes les parties du pays (...) dans la région d’Umraniye, Refahiye, Zara, Hafik, (.. . ). Le feu de la rébellion réduisait en cendre le pays tout entier” ([61] )L’un des ses buts du départ de Constantinople pour Samsoun est de supprimer la résistance nationale du Kurdistan, en premier lieu ; la résistance de Kotchgiri .

 

Parmi les écrits des Kurdes eux—mêmes, les mémoires de Nuri Dersimi et Ekrem Cemil Pasa constituent des sources précieuses. Ils ont été parmi les premiers à suivre les directives du Kurdistan Teali Ceiyeti qui demandait aux “jeunes de se rendre au Kurdistan afin de s’organiser là-bas”. Ekrem Cemil Pasa, qui adhéra à l’Association en 1919, sera une aide précieuse pour la création et l’organisation d’un Club kurde à Diyarbakir qui a été interdit par Mustsfa Kemal.. Nuri Dersimi nous relate cet épisode “Au cours d’une réunion sous la direction de Seyit Abdul Kadir, à laquelle participait Major Halil de Dersime, il fut décidé d’envoyer certains jeunes à l’Est pour mettre au point les préparatifs (de la révolte). Pour la sensibilisation et les relations entre Dersime, Sivas, Kotchgiri, quant à moi, pour pouvoir être parmi les tribus de Sivas, je fus nommé vétérinaire de Zara, Divrigi et de Kangal. Mais les formalités de transfert du major furent refusées par le Ministère de la défense Nationale, pour cette raison, après avoir quitté Istanbul au mois d’octobre 1918, je suis arrivé à Kotchgiri ([62])

 

De plus à cause de  « l’assassinat de Mustafa Pacha par le Sultan Abdul Hamit II, il devenait le tuteur de son fils Alisan.Aliser fut ainsi en mesure d’exercer une grande influence sur les tribus de Koçkiri et de Dersime Après le retrait en 1917 des forces russes du Kurdistan turc, les autorités militaires turques avaient préféré fermer les yeux sur le râle joué par Aliser dans la région d’Ovacik pour ne pas s’aliéner la population de la région de Dersime Mais Alþier avait continué de militer activement pour la cause du nationalisme kurde. »([63]) Selon Dr Dersimi, Aliþer était, non seulement dès 1920, membre du Kurdistan Teali Ceniiyeti mais il occupa également une place importante dans l’organisation des associations créées dans les environs ainsi que pour la sensibilisation de la population. Après avoir décidé de ce qui devait être fait au cours de la première réunion, Nuri Dersimi se rend à Dersime, il se fait connaître Au début juin 1919, Nuri Dersimi et Haydar Bey, après avoir quitté Istanbul, rejoignent le Kurdistan en passant Giresun par voie de nier. Arrivé à Umraniye, sans perdre de temps, les leaders partent pour le village de Bogazviran où habite Alisan Bey , le frère de Haydar Bey. Une réunion est rapidement organisée ; Aliser y participe. Finalement il est décidé d’envoyer A1iser à Dersime pour mettre sur pied une organisation et en lui recommandant de rester en contact permanent avec eux.

 

Aliþer fut ainsi en mesure d’exercer une grande influence sur les tribus de Kotchgiri et de Dersime Après le retrait en 1917 des forces russes du Kurdistan nord, les autorités militaires turques avaient préféré fermer les yeux sur le râle joué par Aliser dans la région d’Ovacik pour ne pas s’aliéner la population de la région de Dersime Mais Aliser avait continué de militer activement pour la cause du nationalisme kurde.([64]) Après avoir décidé de ce qui devait être fait au cours de la première réunion, Nuri Dersimi se rend à Dersime, il se fait connaître en qualité de vétérinaire auprès de Divriki, Zara, Kangal et de leurs environs. Il commence en toute légalité par occuper son poste de vétérinaire[65]. Cette partie du territoire accueille les tribus de Kinyan, Cerekan, adiyan, Kurmean et Canikan

 

De l’autre côté Cemil Pasazade Ekrem  qui se trouve à Diyarbakir  raconte dans ses mémoires “certaines parties du Kurdistan telles que Urfa, Antep, Mara, Malatya, Dersime, Kangal n’étaient pas “épuisées”. Mais avec les moyens de transports existants à l’époque et les possibilités dont nous disposions, il n’était pas possible d’agir de façon sérieuse dans ces régions du Kurdistan trop éloignées de nous, nos amis étant beaucoup trop harcelés”([66] )

 

b-Rencontre de Mustafa Kémal avec Alisan Bey, l’un des  dirigeants de la résistance et les revendications d’un Kurdistan indépendant

 

Mustafa Kemal, dès qu’il eut atteint Sivas après être passé par le colin de Çardak, demande par l’intermédiaire du gouverneur de Sivas à rencontrer les leaders kurdes qui mènent des activités nationalistes dans la région. A l’entrevue de septembre 1919, c’est Alisan qui se présente. Mustafa Kemal, souhaite entendre de la bouche même des leaders leurs objectifs, bien qu’il soit parfaitement au courant, leurs objectifs.

 

Alisan Bey “l’informe de la création d’une “République d’Arménie”, selon les 14 points du président américain Wilson, et qui englobera une grande partie du territoire du Kurdistan ; c’est pourquoi ils se doivent de défendre le Kurdistan en mettant en route un certain nombre d’actions”. Mustafa Kemal réplique que les 14 points de Wilson sont sans valeur pour les peuples de l’Est  et suggère que les Kurdes doivent coopérer avec leurs députés nationalistes de la région de Dersime([67]). Mustafa Kemal ajoute qu’il est dommage que Seyit Abdul Kadir soit devenu un instrument du gouvernement de Ferit Pasa (Istanbul) et aussi un instrument des Britanniques. Mustafa Kemal ajouté également qu’il possède des renseignements sur l’espion anglais, le major Noël, qui en compagnie d’un certain Bedirhan et des membres de la famille de Cemil Pava en coopération d’avec le Gouverneur d’Elazig projettent ensemble d’attaquer les forces kémalistes à Sivas. Il ajoute qu’au Congrès d’Erzurum (27/07 au 07/08/1919) tous les Kurdes avaient promis de lui apporter leur aide. C’est pourquoi, les Kurdes de Dersime et de Koçkiri doivent absolument le soutenir”(298)  Après l’entretien, Alisan Bey rentre à Kotchgiri et poursuit ses activités. La conversation qui s’est déroulée entre Mustafa Kemal et Alisan Bey , nous démontre que Mustafa Kemal suit de près les évènements au Kurdistan.

 

Le major Noël, dont Mustafa Kemal parle comme d’un “espion britannique” avait été chargé par la Conférence de la Paix à Paris (18/01/1919), de recenser la population de la région .[68] En rapport avec le sujet, la lettre datée du 06 octobre 1919 adressée par le lieutenant De Jean Costal (officier français de liaison) à Georges Picot (Haut Commissaire de la République Française), qui se trouve dans les archives du Ministère des Affaires Etrangères, nous informe que “l’officier politique britannique, le major Noël du groupe expéditionnaire de Mésopotamie, entreprend depuis le mois d’avril une série de voyages parmi les tribus kurdes situées dans toute la région s’étendant du vilayet de Mossoul jusqu’à Kharpout”([69])

 

L’action la plus importante à relever pour cette époque, est l’accord armeno-kurde  signé en commun par l’Arménien Bahos Nubar Pasa et le Kurde Chérif Pasa, daté du 20 novembre 1919 et soumis à la conférence de la Paix (de Paris)

 

Nous soussignés, représentants des Nations Arménienne et Kurde, avons l’honneur de faire connaître à la Conférence de la Paix, que nos deux nations, Aryennes toutes deux ont les mêmes intérêts et poursuivent le même but, à savoir leur libération et leur indépendance” Quelques mois plus tard, le 1er mars 1920, Serif Pasa présentera un mémoire en qualité de président de la délégation kurde . »([70])

 

Mustafa Kemal appuie l’entrée des représentants de Kotchgiri  et de Dersime à la Grande Assemblée Nationale Turque qui ouvre ses portes le 23 avril 1920. 11 encourage Alisan à se présenter en qualité de député (mebus). Tandis qu’Alisan refuse ce privilège, d’autres comme Meço Aga, Diyap Aga, Mustafa Bey, Ahmet Ramiz et Hasan Hayri acceptent de se rendre à Ankara. Les chefs des tribus Dersime et Kotchgiri qui ne veulent pas siéger, déclarent à Ankara, qu’ils soutiendraient la Grande Assemblée Nationale à la condition que le Kurdistan soit reconnu en tant que région autonome et ajoutent qu’en aucun cas les 72 députés ne les représentent »([71] )

 

L’organisation de la rébellion ne cesse de gagner du terrain. Entre les 72 députés de l’Est et les insurgés les dissensions éclatent au grand jour. Hasan Hayri est le plus virulent des 72 députés. Au cours d’une séance, il n’hésitera pas à clamer avec enthousiasme que les “Kurdes et les Turcs sont des frères et que ces deux peuples frères sont indivisibles quelles que soient les conditions”. Cette déclaration satisfait Mustafa Kemal qui demandera à ce député de l’Est d’arborer à la Grande Assemblée Nationale les “vêtements traditionnels kurdes([72])  Plus tard, sur la demande de Mustafa Kemal  Hasan Hayri  avant d’être jugé et condamné à mort, on reprochera au député de Dersime  de s’être présenté habillé avec les vêtements traditionnels kurdes à la Grande Assemblée Nationale Turque qui n’accepte jamais les députés  Kurdes avec leur identités.

 

La première réunion sérieuse de la préparation de la révolte du Koçkiri est celle qui se tiendra au tekke de Huseyin Abdal à Yellice (district de Kangal) sous la direction de Nuri Dersimi ; au cours de cette réunion la décision de “défendre le Kurdistan jusqu’au bout” est prise ([73]) A la même époque, l’organisation de la résistance différencie par rapport à l’organisation  armée de classe ouvrière c'est-à-dire 1200 mineurs sont armées pour mener la lutte armée.  C’est pourquoi  les Kurdes qui ont tiré des avantages politiques lors de la rencontre de Hozat font parvenir une déclaration le 15 novembre 1920 auprès d’Ankara.

 

1. “Le gouvernement d’Ankara doit statuer si oui ou non, il accepte officiellement la

Promesse d’une autonomie kurde, comme le gouvernement du sultan d’Istanbul le promettait.

2. Le gouvernement de Mustafa Kemal doit informer les dirigeants de Dersime de ses intentions à propos de l’autonomie kurde.

3. Tous les prisonniers kurdes à Elazig, Malatya, Sivas et Erzincan doivent être libérés.

4. Les administrateurs turcs doivent être retirés des régions à majorité kurde.

5. Les forces militaires turques envoyées dans le Koçkiri doivent se retirer”([74] )

 

Cette déclaration écrite de la main d’Ibrahim Aga, père du Dr Nuri Dersimi, sera remise au député de Dersime Riza Bey par le chef de la tribu des Abbasan, Meço Aga. Au cours de la même nuit, le député Riza Bey ; quitte Dersime pour Elazig afin d’avertir Ankara par les  moyens officiels.

 

 

Selon l’Etat major turc «  le 14 février 1921, le 6.ème régiment de la Cavalerie est arrivé à Imranli. Avec l’arrivée du régiment la propagande  a commencé  contres les forces militaires  nationales.Les Kurdes ont fait la propagandes que les turcs vont  les massacrer. Dans le but d’arrestation de  Zalim Cawus et de ramasser les déserteurs de l’armée et arrêter deux qui ont participé aux pillages. Dans un premier le régiment de la cavalerie a collaboré avec le sous gouverneur. En ce moment le sous gouverneur a envoyé l’information à la population en demandant ne soutenez  les bandits et remettez les  aux forces de l’ordres ? Mais les Kurdes  ont refusé cette proposition en répondant « qu’elle est totalement opposée  à notre tradition.  Entre temps ,ils ont occupé avec  1000 personnes armées les endroits stratégiques. Le 6 mars 1921,les insurgés ont attaqué à Imranli.Le combat a duré pendant toute la journée. Vers le soir  le chef de bataillon Dali est tombé martyr..Les munitions des soldats sont épuisés.»([75]) Selon Dr Dersimî « Le régiment turc a été obligé de se rendre. La Cour Martiale Militaire Spéciale se réunit et condamne le commandant Dali à mort. La peine prévue sera exécutée au centre d’Umraniye. Le commandant Halls sera passé par les armes ([76] )”. «  Au cours des affrontements un capitaine et plusieurs soldats turcs trouvent la mort, quant aux autres, ils se rendent avec : 135 chevaux, 203 fusils et 2 mitrailleuses lourdes ainsi que des dépôts de munitions tombent aux mains des Kurdes. »([77]) « Après avoir occupé toute la ville par insurgé ; Haydar Bey est sortie de chez lui, a invité  les officiers  capturés par les insurgés à sa maison ».([78])

 

 Les Kurdes hissent le drapeau du Kurdistan au centre ville d’Umraniye. L’affaire a fait beaucoup de remous à la Grande Assemblée Nationale. Les Kurdes rassemblent une délégation militaire qui remet un ordre de démobilisation aux soldats et aux gradés turcs retenus prisonniers. Elle accordera également l’autorisation aux Tcherkesses (Circassiens) et aux Kurdes enrôlés dans le régiment du Commandant Dali, de se joindre aux unités armées kurdes.L’événement continue à provoquer beaucoup de colère à Ankara. Et pour la première fois, Ankara parle de 1’ événement kurde de Koçkiri” ([79]) passé sous silence jusque là. Les Kurdes passent à l’action de tous côtés. Le mouvement se propage d’Umraniye à Koçhisar. La tribu de Kurmean de Koçhisar est dirigée par Seyit Aziz. « Haydar Bey envoie un message à son frère Alisan pour qu’il demande 50 hommes auprès de chacun des kabile (branche des tribus. Finalement sur cette lettre Alisan Alisan est rentré de Dersime avec 500 hommes armés à l’aide d’Umraniyé. »([80])

 

Cet événement qui va exacerber les sentiments nationaux, sera pour beaucoup dans la réussite d’Aliser Bey à l’organisation les forces régulières à l’Est de Dersime Tandis que la création d’une section du Kurdistan Teali Cemiyeti à Elaziz est aussi un facteur déterminant dans l’amélioration du moral des Kurdes.Un autre élément non négligeable durant la période des préparatifs de la révolte est le développement de l’action de guérilla kurde.

 

Le 20 octobre, les Kurdes saisissent un important convoi d’armes. Alisan Bey est très heureux de rallier plusieurs tribus kurdes à la rébellion pour le mouvement de l’indépendance. Finalement, jusqu’au 15 novembre les attaques se poursuivent en chaîne sous la direction de chefs de tribus Misto et Paso, Une importante partie de la région y compris Kangal, Zara, Refahiye est déjà passée sous le contrôle des Koçkiris. Les Kurdes qui obtiennent un sérieux avantage politique hissent le drapeau kurde sur le toit de la résidence du gouverneur à Refahiye. Une partie des Kurdes souhaitent proclamer dès maintenant et publiquement l’indépendance du Kurdistan.

 

Ankara qualifie la situation de catastrophique. Face au mémorandum, le gouvernement d’Ankara s’affole avant de décider, seule solution envisageable, de gagner du temps. Il envoie une commission du conseil (nasihat heyeti) d’Elazig à Dersime pour examiner les revendications. La commission accède aux demandes à condition que les tribus restent tranquilles  Pour les chefs de tribus, la parole de la commission est loin d’être convaincante, c’est pourquoi, les membres de la commission ne sont pas reçus. Nous constaterons que beaucoup de commissions de cette sorte seront envoyées à Koçkiri et à Dersime

 

Le 25 novembre, les Kurdes envoient à Ankara un télégramme par l’intermédiaire du Vilayet d’Elazig

 

A la présidence de la Grande Assemblée Nationale d ‘Ankara,  Un Kurdistan indépendant devrait être créé dans les vilayets de Diyarbakir, Elazig, Van et Bitlis comme stipulé dans le Traité de Sèvres. Et il doit l’être. Dans le cas contraire, nous nous verrons dans l’obligation de prendre par la force armée ce droit. Les Chefs de Tribus de l’Ouest Dersime”([81] )

 

La saison hivernale va interrompre le contact avec le Kurdistan Teali Cemiyeti. Dersime est la plus touchée. Une grande partie de la région se trouve isolée sous une couverture neigeuse. Ceci inquiète profondément les Kurdes. Au cours des discussions, les tribus de Dersime sont d’avis de retarder l’offensive au printemps prochain. Certains Koçkiris partagent cette opinion. Pour les Turcs, c’est un avantage inestimable. Le temps qu’ils n’ont pu gagner par la diplomatie, ils l’acquièrent par cette occasion. Nuri Dersimi nous relate le programme de ces jours

 

« ‘En premier lieu, la révolution devait être proclamée dans le Dersime Le drapeau kurde serait hissé à Hozat (Dersime), pendant que les forces armées kurdes devraient avancer d’Erzururn, d’Elazig et Malatya vers Sivas et devaient alors demander officiellement la reconnaissance d’un Kurdistan Indépendant par le Gouvernement d’Ankara, On pensait qu’Ankara accepterait cette demande qui serait appuyée par la force armée. »([82])

 

Ainsi que nous l’avons remarqué, Mustafa Kemal a permis aux chefs de tribus de Dersime et des environs l’accès à la Grande Assemblée, Les députés de l’Est, lorsqu’ils retournent au Kurdistan, diront que l’”Assemblée représente également les Kurdes et qu’elle défendra les droits du Kurdistan ([83])”. Le gouverneur d’Elazig en personne se rendit dans le district de Pertek et déclara à Meço Aga, nommé peu avant membre du parlement, que “Mustafa Kemal appuyait les demandes kurdes( [84]”). Selon Dr.Dersimi les dirigeants kurdes tombent dans le piège préparé par Ankara en acceptant la nomination d’autres personnalités au parlement par Mustafa Kemal. Malgré les incessants efforts du gouvernement d’Ankara pour attirer le peuple de Kotchgiri  et de Dersime. Seyit Riza est à Dersime et sur sa résidence d’Agdat flotte le drapeau kurde. Les députés de Dersime dépenseront beaucoup d’énergie pour le convaincre d’entrer au parlement. Ils renouvelleront leur proposition également auprès d’Alisan Bey qui avait refusé une première fois. Seyit Riza furieux de l’attitude des députés, descend à Dersime accompagné par une grande force armée et de là il enverra un télégramme

 

Les députés qui se trouvent au Parlement ne sont pas habilités à représenter le Dersime Je demande l’autonomie pour le Dersime, et ce n’est qu’après la reconnaissance d’Ankara de cette demande nationale et la proclamation officielle, que le Kurdistan pourrait sous forme de confédération mener un travail en commun avec le gouvernement ([85])”, écrira—t—il.

 

Selon le rapport de l’Etat Major turc « la première tentative  est faite  par le Gouverneur de Sivas avec les notables  et les religieux de la Province  et   d’envoyer des télégrammes aux chefs des Tribus d’Imranli  pour  les avertir . Mais les Présidents et les chefs des tribus de Dersime répondent  de la manière suivante 

 

«  Depuis  un certain temps l’Armée turque fait d’enquête sur les nombres des musulmans et non musulmans dans notre région. Ayant  compris que le résultats de ces enquêtes ont pour but de massacrer de supprimer les Kurdes , nous pensons que le droit à l’autodéfense  est conforme à la Constitution, par conséquence, la forme de l’action des tribus  de Kotchgiri est  juste »

 

Face à cette réponse l’Etat Major turc  a décidé d’envoyer dans  la région  une personne dont ses capacités  peuvent influencer les Tributs afin d’empêcher du conflit et il a été décidé d’envoyer à Zara, Sefik Bey, membre du Conseil Constitutionnel auquel  les  chefs des Tributs avaient de confiance et il y avait déjà des liens avec les Chefs des insurgés. »([86])

 

La véritable mission de  Sefik Bey de Bitlis,membre du Conseil Constitutionnel  qui prétend être kurde, n’est en fait que de diviser la révolte de l’intérieur. Le 15 mars 1921 Sefik passe par Sivas où il prend auprès de lui quelques Beys et se rend à la résidence de Haydar Bey à Bogazviran. Au cours d’une réunion qu’il organise il dit“qu’il est kurde et qu’il est pour l’indépendance du Kurdistan et pour garantir cela, il est accrédité de tous les pouvoirs gouvernementaux pour toutes sortes d’accords et qu’il est venu pour discuter avec les chefs et leaders kurdes, et est en droit d’accepter toutes les conditions présentées au nom du gouvernement et jusqu’à ce que les discussions prennent fin, et prie pour l’arrêt des combats ([87].)

 

 Selon l’Etat Major «  au début ces négociations  apparairent positive, mais il a été constaté que  les insurgés  veulent gagner du temps.Les négociations  n’ont pas donné  d’un résultat. » Car la réponse de la résistance était :

 

Vous avez prétendu être venu en qualité de représentant du gouvernement d’Ankara et examiner les conditions et accepter les droits du Kurdistan. Malgré cela, d’un autre côté, l’armée centrale poursuit son action de répression contre le Peuple de Kotchgiri Puisque vous êtes investi de tous les pouvoirs gouvernementaux, nous vous demandons avant tout d’arrêter cette action militaire. C’est seulement à cette condition qu’une amitié sérieuse pourrait exister. Dans le cas contraire, votre objectif n’est en fait que de nous tromper et vos paroles sont sans fondement ([88])”.

 

Une semaine avant la venue de Sefik de Bitlis, le 8 mars 1921, Aliser marche vers Koçkiri. Les chutes de neige abondantes laissent sous la neige Ovacik (Dersime). Pour cette raison, il ne pourra emmener avec lui qu’une force armée de 2 500 personnes. Dans ces jours où les combats font rage à Koçkiri, Aliþer parvient à l’atteindre tout en combattant en route. Cette force réussit à emprisonner le sous gouverneur  de Kemah, le commandant de la gendarmerie et beaucoup de simples soldats. Elle les ramène pour interrogatoire à Umraniye.

 

Cette même force, le 11 mars, envoie à la Grande Assemblée Nationale, avec les signatures de Muhamet et Tâki, chefs de tribu de Koçkiri, Mustafa, Seidhan, Muhamet, Munzur, chefs de la tribu de Dersime et enfin d’Aliser, un télégramme

 

Nous souhaitons que les kazas (districts) de Koçkiri (sauf le centre de Zara), Divrigi, Refahiye, Karacay et Kemah dont la majorité des habitants sont des Kurdes, deviennent des vilayets et qu’un préfet nommé parmi les Kurdes autochtones, administre le ministère de la justice et du corps civil ([89])”.

           

            En raison de cette situation souligne le rapport de l’Etat Major turc le 10 mars 1921 dans les départements d’Elazig ; de la province d’Erzincan, du département de Sivas et dans les provinces de Divrigi,Zara  l’Etat de Siège est déclaré. Pour réprimer la résistance  l’Etat Major a compris qu’il est impossible  de résoudre cette question et a envoyé au commandement de l’Armée Centrale le télégramme suivant :»([90])

 

« Tout spécialement, l’événement d’Umraniye représente le début d’un soulèvement nouveau et important, et il n’est pas possible de connaître jusqu’à quel point la nouvelle division armée qui vient d’être créée pour réprimer la révolte sera efficace ; en cas de défaite des forces qui seront envoyées petit à petit, elle augmentera le moral des révoltés et assurera la participation des villageois qui n’auraient pas encore pris part à la révolte. Il sera préférable de nommer pour l’action de répression de la révolte, le commandant de la 5e division armée de Caucase, le lieutenant—colonel Cemil  Cahit qui a démontré sa réussite et son expérience au cours d’autres rebellions sur le territoire et ainsi de lui permettre de se servir des unités de cavalerie déjà stationnées dans la région... »( [91])

 

c) La déclaration de  la guerre contre la résistance du Kotchgiri par le Gouvernement d’Angora

 

Le lieutenant-colonel Cemil Cahit, malade, refusera cette mission qui sera finalement assurée par Nurettin Pasa. Dès que l’Armée Centrale reçoit l’ordre,  le 13 mars 1921 elle décide la mobilisation et enrôle sous le drapeau beaucoup de jeunes.

 

La tâche de la répression de la résistance « est confiée au commandant de l’Armée  Centrale et un communique est publié le 14 mars 1921  et  l’ordre  de l’oppression a été prévue  le 3 avril :

 

Avec l’accord de la Grande Assemblée, le 14 mars Nurettin Pasa envoie ces instructions aux unités armées :

 

-Q. G. 14e  et 27 divisions armées de cavalerie et des unités rattachées Sivas et les soldats armés  seront stationnés  à Sivas et expédiés vers Zara

10 régiment de la 5 division de Caucase du Front Occidental est parti pour Ankara jusqu’- l’ordre du départ seront restées à Yozgat

5 division de l’attaque viendra à Rechadiyé

Le régiment des volontaires sous le commandement d’Osman Topal partira de  Kerasubndé à Refahiyé

-Q. G.  Brigade de cavalerie et des unités rattachées à Kemah prendra sa place sur le pont  d’Acemoglu et les autres forces vont stationner à Erzincan.

 

 

Contre c situation avec l’accord de  l’Assemblée  Nationale envoie ces instructions  aux unités  militaires :

« L’intensité de l’action militaire, doit être dirigée contre les organisations et

Les provocateurs du soulèvement. Avant toute action, chaque commandant d’une unité doit avertir la population et l’inviter à ne pas contrevenir à la loi.  Les conspirateurs et les provocateurs doivent se rendre. La durée de l’ultimatum ne doit pas dépasser les 48 h. Ceux qui ne respecteront pas cette durée seront considérés comme des insurgés. Il n’y aura pas de possibilités de fuite pour les prisonniers, car ils seront transférés et remis aux autorités centrales de Sivas. Ceux qui persisteraient dans la révolte et le banditisme verront leurs biens confisqués et remis aux autorités les plus proches. Leurs maisons seront détruites et brêlées.

 

Si les insurgés sont des villageois, ces mesures sont applicables à toute la population des villages. Ceux qui, volontairement ou involontairement, sous quelque forme que ce soit, auraient pris part au soulèvement et au banditisme, leurs armes seront confisquées. Pour ceux qui seraient soupçonnés de cacher des armes, ils devront être arrêtés.

 

 L’action militaire est applicable aux Koçkiris et aux insurgés venus de Dersime et ceux des environs qui auraient participé à la révolte ([92])”.

 

Les députés kurdes de la Grande Assemblée Nationale sont au courant des mouvements de troupes en direction de Koçkiri. Même s’ils n’approuvent pas cet acte, ces députés restent pourtant silencieux. Mustafa Kemal réussit à les convaincre avec la lecture de ce texte

 

I. “Les opérations militaires qui eurent lieu à la suite des événements malheureux d’Umraniye avaient pour objet d’en arrêter les instigateurs et de les punir. Il n’est pas vrai que des décisions ont été prises pour adopter des mesures sévères envers la tribu Koçkiri et envers celles qui lui sont associées, et qui ont éventuellement pu être forcées ou trompées lors de leur participation aux actes de brigandage mentionnées ci-dessus.

 

2. Nous avons appris que ces fauteurs de trouble, qui ont trompé les Koçkiris, et les gens à l’origine de la révolte d’Umraniye et qui conduisirent la population au désastre, ainsi que ceux qui, pour l’honneur de leur tribu, se mirent au service de nos ennemis étrangers, répandent des informations mensongères et des tracts où la réalité est déformée.

 

3. Il a également été découvert que les mesures prises par le Gouvernement à Umraniye, ont été présentées comme une tentative d’exterminer les Kurdes. Au nom du Gouvernement, ces allégations, lâches et fausses sont catégoriquement démenties, tout comme toute rumeur absurde tendant à créer n’importe quelle dissension.

 

4. Les mesures prises, ou sur le point de l’être, par le gouvernement, n’ont d’autre but que celui de restaurer le calme et la sécurité. Les Grecs, qui furent nos bourreaux au nom des puissances ennemies, ont commis les plus viles et les plus tragiques atrocités envers notre peuple. Le fait que des Grecs de même race et religion vivent paisiblement, en tant que sujets ottomans, dans notre pays et qu’ils exercent librement leurs droits civiques et religieux, est une preuve suffisante des sentiments de sollicitude et de respect qu’éprouve le Gouvernement National pour la population non—musulmane.

 

5. Il est également déclaré que tous ceux qui publieront et propageront des critiques envers les actes du Gouvernement et les opérations militaires, ainsi que les propagandistes qui essaieront. De semer la désunion parmi le peuple, seront  traduits en Cour Martiale et sévèrement punis  et. Et d’actes de cette nature et qui n’informeront pas les autorités compétentes seront aussi tenues pour responsables. »([93]) Selon le communique l’Armée Centrale demande que ces instructions que nous avons résumés en quelques articles, soient classées “top secret”. Il est également demandé de profiter de la force armée des populations fidèles au gouvernement. En dehors des mesures prises, le 13 mars la loi martiale est proclamée . »([94])

 

Au moment où les Kurdes sont victorieux sur le front de Kemah, Nurettin Pasa intensifie ses attaques contre les villages et les villageois. Plus tard, un communiqué de guerre nous informe sur la puissance des forces en présence. Ce communiqué, publié par le Conseil Historique de la Guerre (Tarih Raz-p Enciimeni) ([95]), nous donne la situation globale après le 14 mars

 

FORCES KURDES : 6185 hommes, ainsi répartis

— 500 Dersiinis commandés par Nuri, Aliþer, Munzur et Ibrahim à Umraniye.

— 300 Dersirnis commandés par Nuri, Aliþer, Munzur à Divrigi.

— 200 Dersimis dans les montagnes de Terkilo à Kemah.

— 300 Dersimis commandés par Ates au passage d’Erkigan à Kernah.

— 400 Dersimis commandés par Kasimo1u aux ponts d’Iliç et Seytan sur l’Euphrate.

— 300 Dersiinis commandés par Seyit Abbas dans les montagnes Hogos.

— 150 Dersimis commandés par Zeynel à Kemah.

— 300 Koçkiris commandés par Alisan Beyzade Mahmut et Nuri au village de Tuzla dans les montagnes Çamzti.

— 150 Koçkiris commandés par Aliþan, Mahmut et Nuri dans la région de Karaibo.

— 85 Koçkiris commandés par Filik Ail dans les montagnes de Ba1ama.

- 1 500 Koçkiris commandés par Haydar, Azamet, Taki dans la région de Bogazviran et Karata.

— 500 Kurmean commandés par Gizel Aa à Koçhisar.

    1 500 Kangal commandés par Zalim Çavus dans les montagnes de Divrigi.

 

FORCES TURQUES

— De Giresun : 2 e section d’artillerie du 11e régiment d’infanterie et les unités de þebinkarahisar, Çemiskezek, Arapgir et d’Egin.

— De Bayburt : 2e bataillon du 11e régiment de soldats d’infanterie.

— D’Erzincan Régiment de gendarmes et des milices.

— De Tokat : 32e régiment de cavalerie et 2e bataillon du 11e régiment.

— De Merzifon : 2e bataillon de la 5e division, section gendarmerie.

— D’Amasya : régiment de la 5e division.

— De Yozgat : 53e régiment de cavalerie et Bataillon de la 5e division armée.

    De l’Etat Major de l’Armée : 14e division de cavalerie et 13e compagnie de cavalerie.

     

«  Jusqu’au 20 mars, le centre des affrontements se situe entre Sivas et Kizilirmak. Les groupes de bandits dirigés par Topal Osman (Osman Le Boiteux), alliés aux unités de gendarmerie de Seyran, en agressant les Kurdes, ouvrent un autre front de combat. Les groupes de bandits de Topai Osman portent le nom de “régiments lazes” (Laz alaylari). Dans les documents concernant la révolte de Koçkiri, il est fait mention que ces bandes guerroyaient avec des méthodes des plus sauvages et barbares. »([96])

 

Le 3 avril l’Armée Centrale décide de passer en action. L’Armée Centrale rassemble sous ses ordres toutes les troupes :

— Q. G. 14e division armée de cavalerie et des unités rattachées Zara.

— Q. G. 13e brigade de cavalerie et des unités rattachées Zara

— Q.G. 27e brigade de cavalerie et des unités rattachées Kangal

— 6e régiment de cavalerie Sivas.

— 1ère section d’artilleurs (de montagne)

— Q. G. 28e brigade de cavalerie

— Q. G. régiment de cavalerie Hafik

— détachement de Giresun : une série d’artilleurs de montagne Réfahiye

— détachement de Kemah : Kemah

    détachement d’Egin : Egin

 



[1] , Suleyman Chefik Pacha ; Ministre de la Guerre a épous  à une certaine Rahl », danseuse à Alep et dont sa sœur,Djémilé continue à exercer le mêem métier.D’après la loi, tout militaire ayant fait un mariage de cette sorte est exclu de l’armée à perpétuité et banni.

[2] ,EMA ; Armées Alliées en Orient,Correspondance de Mustapha Kemal Pacha avec le Palais  6 septembre 1919 ; télégramme   de Mustapha Kemal  Pacha au Sultan Arrivée le 7-9-1919 N° rép.3211 ;Remise au :2°B

[3] ,EMA , in 20 N 157

[4] ,EMA, S.R.Marine, N°1124 ; Constantinople ;29-09-1919, 2.°Bureau CAA N°176,p.2,in 20N166

[5] ,EMA , Instructions de la Sublime Porte à son représentant à Londres ; N°2477-B-9 ; in  7 N3214

[6] AME ;Dossier du Kurdistan ; E-311-3 ; Kurdistan le 25 juillet 1921

[7] ;T.C.  Genel Kurmay harb tarihi Baslanligi ;Turk Istiklal Harbi ,VI. Cilt,Istiklal Harbinde Ayaklanmalar ;Ankara ; Genel Kurmay Basimevi 1974,pp.14-15

[8] T.C.  Genel Kurmay harb tarihi Baslanligi ;Turk Istiklal Harbi ,VI. Cilt,Istiklal Harbinde Ayaklanmalar ;Ankara ; Genel Kurmay Basimevi 1974,pp.15

[9] T.C.  Genel Kurmay Harb Tarihi Baslanligi ;Turk Istiklal Harbi ,VI. Cilt,Istiklal Harbinde Ayaklanmalar ;Ankara ; Genel Kurmay Basimevi 1974,pp.16

[10] ,EMA ,S.R. Marine,  La crise du Cabinet , Co,nstantinople ; le 12 septembre 1919 ; signé par Rollin.

 

[11] EMA , République Française , Ministère de la Guerre ; Cabinet du Ministre, N°381,N°382, N°934,N°16 en date du 25 septembre 1919 de 17h à 1740( voir à l’annexe)

[12] , EMA , in 20 N 166 ; Constantinople ; 7 octobre 1919 ,pp-2-6

[13] ,EMA, Lettre de Mustafa Kemal à Tevfik Pacha ,pp.3-4 signé par Rollin,28-01-1337i,n 7N3214 

 [14] EAM  Télégramme  N°13 Trébizonde par Constantinople le 3 avril 1920 in I BB 7 N°1731-41-6600

[15] [15] ,EMA,S.R.MARINE N°1721 ; Constantinople  le 3 nov 1922 N°2070-41in IBB

[16] ,EMA,S.R.MARINE N°2060 ; Constantinople  le 1 er mai 1920, Rapport Secret  sur la situation en Turquie, Pour L/V/GOYVET, Chef du  Service des Renseignements  de l’Armée Marine,p.5 in 20 N 168

[17] EAM  Télégramme  N°23 Trébizonde par Constantinople le 26 avril 1920 in I BB 7

[18] EMA, , télégramme N°687 le 13 avril 1921 in  7 N3213

[19] EAM  Télégramme  N°687  Constantinople le 16 avril 1921  in I BB 7 -160

[20] EAM  Télégramme  N°1011  Constantinople le 15 août 1922  in I BB 7 -160

[21] EAM  Télégramme  N°1715  Constantinople le 2 novembre 1922   in I BB 7 -160

[22] EAM  Télégramme  N°1827 Constantinople le 11 novembre 1922   in I BB 7 -160

[23] ETA ;Télégramme N°1937, Constantinople, 19 novembre 1922 ; 7 N3219

[24] EAM  Télégramme  N°1951 Constantinople le 26  novembre 1922   in I BB 7 -160

[25] Jean-Marie Demaldent Préface à  la Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998 de Minassian, Gaïdz ,Presses universitaires de France, 2002 Texte remanié de : Th. doct. : Sci. polit. : Paris 10-Nanterre : 1999. La Fédération révolutionnaire arménienne Dachnaktsoutioum, 1959-1998 ou L'utopie en suspens

[26]  M.Kemal,  Œuvres Complètes, Volume , VI .p.407

[27] , M , Kemal ; Lettre à Talat pacha,  le   16-10-1920 , Œuvres Complètes ; volume, X ;,pp. 45-46

[28] ,V.I.Lénine, Œuvres Complètes ; Volume ,XV ;p.195

[29] V.I.Lénine, La « Pravda » n° 103, 7 mai 1913, Oeuvres Complètes Vol.XIX pp.78-79

[30] V.I. Lénine, Oeuvres Complètes , volume, XXIII ;p.275)

[31] V.I. Lénine, Oeuvres Complètes , volume, XXV.,pp.36-37)

[32] , V.I. Lénine,ibid , p.86)

[33]V.I. Lénine , Oeuvres Complètes Volume :XXV , p.450

[34] V.I. Lénine , Oeuvres Complètes Volume ; :XXX ;p ;158-159)

[35] , V.I. Lénine , Oeuvres Complètes Volume, XXXII ,pp ;152-153

[36] Demaldent, Jean-Marie   Guchet, Yves (1938-....) Histoire des idées politiques. Tome 2, De la Révolution française à nos jours ,Introduction ;pp.5-6

Histoire des idées politiques. Publication :  Paris : A. Colin Description matérielle :  522 p. : couv. ill. en coul. ; 24 cm collection :  Collection U. Droit

[37] ,EMA  Ex.2, page.33,COMPTE RENDU de renseignements politiques N°1, II° Partie :La question Russe ; A-Russie des Soviets- Conference  Russo Kémaliste de Moscu, Presse Arménienne  du 7 avril 1921 in 7N3212

[38] EMA ; Traité des Soviets avec la Turquie, Mission Militaire Française en Pologne , N°578-2.R.Q.G. le 25fèvrier 1921,in 7 N3212

[39] ,Convention Secrèrte Mustafa Kémal-Kutschuk Khan ; Menzil le 18 juillet 1920,in 7 N 3117

[40] ,ETA ;N° 989 Revue de Presse du 10 au 20 Juillet 1920, in  7 N3117

[41] , Etat Major de Guerre –Paris-Compte Rendu des Renseignements militaires N°1 le 19 juillet 1920,p.3. in 7N3117

[42] Pour une étude complète de cette révolution voir Edward G. Browne, the persian revolution T1905—1909 (Cambridge, ENG., 1911).

[43] ,ETA , Midi-NE.AE.  Mission militaire française au CAUCASE ;Rapport Militaire  au 30 juillet 1920  Tiflis , le 30 juillet 1920 in 7 N 3117

[44] V.I. Lénine , volume. XXXII, pp ; 484-485  le 13 juin 1921)

 

[45] V.I. Lénine , volume. XXXI, pp 510-511

[46] V.I. Lénine ,Vol..XXXII,p ,307

[47] V.I. Lénine ,Vol..XXXVII,p ,316

[48] ,PRAVDA GROUZII, 4 Septembre 1921 in  ETA ;; Archives 2 , Renseignements Politiques , Presse Bolcheviste ; signé par Commandant  DENTZ

[49] ,Jean-Marie ,Demaldent ; Préface  in  Contribution  de l’Histoire de l’URSS de Victor Fay ; Ed.La Brèche,Paris ; Association des amis de Victor Fay,1994 p.10

[50] ,TC Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI.p.259

[51] Dr Dersimi Nuri ,  Kurdistan Tarihinde Dersim,Alep, 1952,p.62

[52]  Sykes, Mark  Through five Turkish provinces, by Mark Sykes,... [Texte imprimé]
Publication :  London : Bickers, 1900 Description matérielle :  In-8
̊ , XI-149 p., pl., carte
Notice n° : FRBNF31424735   et in The  History Of the Turkish  Empire London ; 1915; p.585    

[53] TC Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI.p.259

 

[54] ; EVIN ,CICEK ; ibid. 66

[55], Dr Dersimi Nuri ,  Kurdistan Tarihinde Dersim,Alep, 1952,p.62

[56]   Sykes, Mark  Through five Turkish provinces, by Mark Sykes,... [Texte imprimé]
Publication :  London : Bickers, 1900 Description matérielle :
 In-8 ̊ , XI-149 p., pl., carte
Notice n° : FRBNF31424735   et in The  History Of the Turkish  Empire London ; 1915; p.587    

[57] Harp Tarihi Arþivi( Archives  l’Histoire de Guerre ç N°4/502 Dlp.46 ;G .2 ;Kls2462.Dos/16F.32/3 ;Cit. TC Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI.p.261

[58] EMA ,               S.R. MARINE,Turquie N°1898-F4 ; Constantinople le 23-03-1920; L’accord Arméno-Kurde entre Cherif Pacha et Bogos Nubar, p.1

[59] EMA ,S.R. MARINE,Turquie N°1898-F4 ; Constantinople le 23-03-1920; L’accord Arméno-Kurde entre Cherif Pacha et Bogos Nubar, p.9

[60] ,KOMAL, Koçgiri Halk Hareketi ;II.Editions ;1976 Ankara ,pp.34-35

[61] , Mustafa Kemal, Nutuk ; I,p.442

[62],Dr.Nuri Dersimî,ibid.pp.121-122

[63] , Dr.Nuri Dersimî,ibid.p.281

[64] , Dr.Nuri Dersimî,ibid.p.281

[65] , Dr.Nuri Dersimî, Hatiratim, Roja Nu Suède,1986,p.78

[66] ,Cemil Pasazade Ekrem , Muhtasar Hayatim ,Institut Kurde de Bruxelles,p.34;

[67] ,Evin ;Cicek ; Koçgiri Ulusal Kurtlus Hareketi ,p.41

[68] KOMAL,ibid.p.40

[69]  Archives  du Ministère des Affaires Etrangères, Paris, Dossier Cucase-Kurdistan ;II-p.27

[70] Archives  du Ministère des Affaires Etrangères, Paris, Dossier Cucase-Kurdistan ;II-pp/64-67

[71] , KOMAL,ibid.p.41

[72] KOMAL,ibid.p.42

[73] , Dr Nuri Dersimî, ;KTD ,p.126

[74] , KOMAL,ibid.p.49

[75] Harp Tarihi Arþivi( Archives  l’Histoire de Guerre ç N°4/502 Dlp.46 ;G .2 ;Kls2462.Dos/16F.32/3 ;Cit. TC Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI.p.262

[76] Dr Nuri Dersimî, ;KTD ,p141

[77] , Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI.p.263

[78] , KOMAL,ibid.p.49

[79] KOMAL,ibid. p.59

[80] Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI  ibidem.

[81] ,KOMAL,ibid.p.50

[82] Dr Nuri Dersimî, ;KTD ,p130

[83] ,KOMAL,ibid.p.52

[84] ,KOMAL,ibid.p.52

[85] Dr Nuri Dersimî, ;KTD ,p133

[86] , Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI pp.263-264

[87] Dr Nuri Dersimî, ;KTD ,p144

[88] Dr Nuri Dersimî, ;KTD ,p145

[89] Dr Nuri Dersimî, ;KTD ,p143

[90] Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI p.264

[91] Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI p.ibidem

 

[92] Genel Kurmay Baskanligi; Turk Istiklal  tarihi, Istiklal Harbinde Ayaklanmalar,Cilt.VI p.264-265

[93] ,KOMAL,ibid.p.48

[94] ,Evin Cicek, ibid.p.62

[95] ,Dr Nuri Dersimi,p.pp.159-160-161

[96] ,Evin,Cicek ; ibid.p.128 et in Bulletin  Périodique de la Presse turque No°27 pages 3. 24-25 juin 1923

Le 24 mai le commandant de l’Armée Centrale, Nurettin Pasa envoie un télégramme à l’Etat Major

 

“L’opération de répression d’Umraniye est sur le point de se terminer, jusqu’à présent les régions entre le fleuve Euphrate, Erzincan, Umraniye sont totalement nettoyées, près de 500 insurgés ont été tués “([1])

Le 20 mai 1921 selon l’information de l’Etat Major français « Dernièrement les journaux d’Angora publiaient la nouvelle d’un soulèvement kurde dans la vilayet de Sivas. Le 30 avril on annonçait d’Angora  qu’un bataillon avait été cerné  et fait prisonnier.

            Enfin le 5 mai,on relatait que les commandants des Corps d’Armées de Sivas et d’Erzeroum réunis avaient réussi à battre les Kurdes  et à s’emparer  de leur artillerie.

Le 24 mai les Kurdes après le traité de Sèvres  escomptaient l’indépendance du Kurdistan. Dès qu’ils s’apperçuent que l’intention de Mustafa Kemal « tait contraire à leur désir,ils organisèrent le soulèvement La révolte éclata avec une vigueur qui surprit les Kémalistes,à deux reprises , Kemal tente un approchement sans succès.Alors actuelle ; les Arméniens  s’enrôlent par centaine dans les rangs des kurdes. Les tribus Kurdes  et Arabe de Mossoul et Bagdad se joignent au mouvement . »([2])

Selon Bulletin  de la Périodique de la Presse turque«  Les diverses  agences de  Constantinople ont annoncé  qu’un soulèvement kurde s’était produit au début de mai, dans le vilayets  orientaux de l’Asie Mineure. Les journaux anatoliens se sont empressés de démentir aussitôt »ces racontars » en avouant qu’un certaine effervescence était constatée parmi les tribus  nomades  de ces vilayets ? Dans un bref article qui semble  avoir  été inspiré le Hakimiyeti –Millet-(5-6) organe officieux du gouvernement kémaliste refuse les assertions des agences  anglos-hellènes »([3])Mais malgré cette politique nihiliste de la presse turque la revue « Bosphore » avait précisé que «  l’Assemblée  Nationale d’Angora a adressé un télégramme  de félicitations à Noureddine Pacha pour les efforts qu’il déploie dans la répression de la révolte kurde. »([4])

 

Alors que selon les déclarations parues dans le Journal « Réveil » , «  La révolte de Zara  et des autres localités habitées par les Kurdes a bel et bien  un caractère politique. Les Kurdes en ont assez des exactions des nationalistes turcs qui leur refusent le droit de disposer d’eux mêmes comme le reconnaît le Traité de Sèvres, droits que les kémalistes ne cessent de réclamer pour eux, à cor et à bri. La preuve que ce mouvement est provoqué par des raisons politiques  est que les dirigeants  kurdes  de l’Anatolie ont décidé de convoquer un grand Congrès  kurde  à la réunion duquel ils travaillent  activement.

 

Ce Congrès  prendra des mesures pour l’Administration du Kurdistan soit assumée par les Kurdes eux-mêmes,en évinçant les fonctionnaires turcs ».([5])

 

Dans la seconde phase de l’action de répression (24-27 avril) certaines tribus kurdes représentées par des députés kurdes à la Grande Assemblée Nationale, envoient des télégrammes qualifiant les Koçkiris de “brigands Au moment même o les Koçkiris reçoivent un nouveau coup de la part de leurs propres compatriotes, l’une des batailles des plus importantes est en train de se dérouler : la Bataille de Çiragedigi (Çiragea’igi Çarpismasi) menée par la 28e  brigade de cavalerie et du régiment de Giresun. Suite à une bonne résistance des Koçkiris, les soldats turcs sont repoussés. On dénombre de nombreux morts de part et d’autre,

 

Finalement, la victoire revient aux Koçkiris. Toutefois, la situation des Koçkiris sur les autres fronts est au plus mal, ils sont sur le point de perdre la guerre.

 

« Cette nouvelle donne l’occasion à l’Armée Centrale de s’organiser à nouveau. Les points de départs de la position des troupes turques pour la seconde phase de l’action de répression sont

— détachement d’Egin stationné à Kemaliye (Egin).

— détachement de Kemah stationné à Kemah.

— détachement d’Erzincan stationné au centre d’Erzincan.

— régiment de Giresun stationné dans la commune de Serefiye.

— 27e brigade de cavalerie stationné dans le district de Divirgi et Kangal.

— 28e brigade de cavalerie et la 54e régiment de cavalerie vers Baskoy

— 13e brigade de cavalerie à Karacaoren et Boluca (sur le champ de bataille).

— 5e bataillon d’attaque à Refahiye

Q. G. de l’Armée Centrale à Umraniye  »([6])

 

,Alors que les Kurdes pansent leurs blessures et surtout celles portées par de nombreux désistements et trahisons de l’intérieur, les méthodes inhumaines, utilisées par Topal Osman et Nurettin Pasa, et qui sont devenues de véritables massacres, provoquent l’ouverture d’un débat au sujet de cette révolte à la Grande Assemblée Nationale.

 

« Malgré les efforts du gouvernement kémaliste pour donner le moins de publicité  possible à la révolte kurde Erzeroum, de Van et de Sivas (Cf.Bulletin N°13 et 14), l’opinion publique  en Anatolie a été vivement alarmé par les nouvelles inquiétants qui ont cru ces derniers temps à Angora. Enfin ,pour la première fois depuis son existence, l’Assemblée Nationale  d’Angora a été  le théâtre de scènes   violentes  et confuses  à la suite  d’une interpellation sur la révolte kurde ; et seule arrivée de Mustapha Kemal pacha, mande de toute hâte, a pu calmer les passions  d’une assemblée  déchaînée.

 

d-Débat lors de la séancre secrète  à l’Assemblée Nationale sur les crimes commis par l’armée turque au  Kotchgiri

            La presse n’a pas pris part, directement, à la discussion. Au cours de la séance secrète , le gouvernement, pris à l’improviste,a, vu la tournure que prenaient  les débats, demandé les journaux publiaient le compte rendu de la discussion

Voici, d’après le Yeni-Gun(31-5) les parties  les plus intéressantes  des débats

 

 

“LE COLONEL AVNI BEY Le gouvernement ne nous a pas averti de la gravité de la révolte ni de la répression impitoyable qui s’en est suivie... (Violentes interruptions au centre : quel est le tort du gouvernement ?).

VOIX DIVERSES — C’est une dictature ! — Nous voulons savoir la vérité ! Oui ou non, sommes—nous les représentants de la Nation. . .

— Vous n’êtes que les valets du gouvernement (Tumulte violent et prolongé)

VEHBI EFENDI (centre gauche) — Le gouvernement veut cacher les fautes innombrables qu’il a commises. Pourquoi ne conseille—t—il pas l’envoi d’une commission d’enc1uête ?

DES VOIX A L’EXTREME-GALICJ-IE- Où donc voulez-vous envoyer la commission d’enquête ? Le Kurdistan est à feu et à sang et vous voulez encore par des mesures imbéciles et périmées...

VOIX A DROITE ET AU CENTRE - Taisez—vous, traître, ce n’est pas vrai (presque tous les députés sont debout et s’interpellent).

ABDUL-KADER KEMALI BEY bondit à la tribune : Le gouvernement ne respecte pas la loi... (Clameurs et cris). Il ment en disant que tout est calme au Kurdistan... (L’orateur est écarté de force de la tribune)”

 

HODJA RASSIH-_Centre) cet homme est fou ; il ne sait pas ce qu’il dit ? Jamais  le gouvernement  n’a exercé la tyrannie.. Les députés  qui tiennent  comme lui  ce langage éhonté sont des traîtres et des lâches. Les Turcs ne sont jamais  souillés des crimes  qu’on leur impute  Abdul-Kadir  Kemali effendi est un traître à la solde  des Anglais ?_ Des députés de la gauche  se lancent sur l’orateur, ceux de la droite essayaient de leur barrer le chemin : vociférations et échange de  coup). Le président n’arrive pas suspendre la séance. »

( [7] )Suite à ces discussions à la Grande Assemblée Nationale, il est finalement décidé de créer une commission parlementaire. Avec une délégation militaire, elle est chargée de remettre un rapport à l’Assemblée . »

 

            L’extermination de la population civile dans cette région est dirigée directement par  Mustafa Kemal et par les généraux qu’il a nommés. Le Journal grec «  Le « Proodos »prétend que » plus grave  c’est la question du Kurdistan. »

 

           Neologos, journal grec  avait affirmé à plusieurs reprises  les persécutions effectuées par l’Armée turque dans la région du Pont Euxin et ainsi qu’au Kurdistan. «  Il est encore  questions  d’une souscription de 60.000 livres  pour les réfugiés. Est-ce donc  un si grand crime que vouloir secourir les malheureuses victimes de Talaat rentrées dans leurs foyers après l’armistice dans la pensée que al guerre générale avait mis fin à leurs souffrances.

 

            Quant aux 2000 armes et au million de cartouches ,étaient  ils superflus  dans un pays placé  sous la protection d’Osman Agha et des bandes  de la fameuse organisation du Teskilati Mahsousé  qui avait pour mission d’anéantir les Arméniens . Le « Néologos » termine en disant  que les nations ne meurent pas, que la Grèce a survécu et que l’Arménie existe encore malgré  les Hamid, Les Talaat et les Noureddine. »

 

Avec le soutien de Murat Pasa, chef de la tribu de Ginyan, à Nurettin Pasa, une grande partie des tribus de Canbegan, Kurmsan et Ginyan est massacrée. L’ancien intellectuel ottoman et allié de Mustafa Kemal, Ebubekir Hazim Tepeyran évoque dans ses mémoires l’attitude de Nurettin Pasa

 

“‘Oui mais, tant de soldats se sont rassemblés et moi je suis venu jusque là, il faut absolument faire quelque chose’, aurait dit Nurettin Pasa. A la suite de quoi, l’action militaire s’est poursuivie et bien connue des autorités de Sivas. La véracité de cette rumeur m’a été personnellement confirmée par Sefik Bey” ([8])

 

Le 24 mai le commandant de l’Armée Centrale, Nurettin Pasa envoie un télégramme à l’Etat Major

 

L’opération de répression d’Umraniye est sur le point de se terminer, jusqu’à présent les régions entre le fleuve Euphrate, Erzincan, Umraniye sont totalement nettoyées, près de 500 insurgés ont été tués »([9])“

 

         Arrivée au pouvoir du parti militaire,sous l’impulsion de Mustafa Kemal,a eu pour le résultat immédiat d’activer la propagande nationaliste et panislamique à travers  l’Anatolie . C’est ainsi que  le chef des Senoussis  le Cheik Ahmed lors de l’attaque  militaire lancée  contre la résistance du Peuple Kurde  de Kotchgiri et de Dersime qui ne pratique pas l’Islam Mustafa Kemal  donne l’ordre à  Seid Ahmet Senousi  envoie à la mosquée de Sivas  où il a lu un « Khoutbé »( sermon) traduit par les professeurs du Lycée impérial de cette  ville ;a paru dans la revue islamique le Sébul u Rechad(5-05-1921) ; tant par la qualité de l’orateur que par la violente xénophobie dont il a fait preuve et il envoie les députés Kurdes  Kizilbach Alevis et zoroastriens  accompagnés par les Bektaschi Sebataistes  pour que la résistance déposé les armes. C’est cette pensée pseudo-laique de Kemal que les européens  surtout les français l’admirent pour récupérer  des profits des capitaux versés aux Jeunes turcs avant la première guerre mondiale. Le résumé du « Khoutbé » prononcé par le Seyh ul Islam de Mustafa Kemal parut dans le Yeni Gun (10-05-1921).

 

              « O musulmans! La lutte sacrée pour Dieu et la religion est trésor donné par le Tout-puissant à tout croyant qu’il aime. Les mudjadids( guerriers pour la foi) occupe une place incomparable auprès de Dieu qui désigne leur armée de cette manière : »Notre armée ». Quel grand honneur! Il ne  saurait y avoir de plus grand pour les mudjadids.

 

O musulmans!peuple bienfaiteur parmi tous! Dieu vous invite au respect, à l’honneur  et au relèvement. Prenez garde de vous déshonorer ? Ne passez pas autour de vote cou les chaînes  de l’esclavage ? Le musulman ne peut pas vivre sous la domination étrangère. Le Musulman ne reconnaît pas autre chose que le respect et l’indépendance. Le Coran les prescrit d’un bout à l’autre. Mais il ordonne aussi de frapper  l’infidèle, de le traquer impitoyablement. C’est là un exemple que le prophète a donné durant toute sa vie. C’est ainsi que  le monde  musulman s’est constitué et s’est élevé. C’est ainsi  qu’il mit fin à l’oppression et provoqua un grand changement dans le monde.(..) Les plus grand but poursuivi parle Coran est celui visant, l’honneur et l’indépendance de l’Islam. Voilà pourquoi le Tout-puissant a astreint toujours les musulmans au Djihihad  ( guerre sainte) : Les musulmans ne cesseront jamais leur lutte.Ils sacrifieront tout dans la voie du droit. Ils résigneront à supporter toutes les peines.Ils ne s’inclineront jamais devant l’ennemi et ne se résigneront jamais  subir l’oppression de l’infidèle…Mais vous  devez être  des loups pour les infidèles,lorsque  l’heure du Djihad a sonné . L’honneur et l’intérêt de tous les musulmans sont identiques. Agissez d’un commun accord…. Que votre épée soit vaillante et bien trempée. Qu’elle fracasse avec allégresse les crânes maudits de l’ennemi. Cette épée musulmane ne la rentre pas au fourreau, avant d’avoir anéanti les infidèles. »([10])

 

Malgré cette attaque  sanglante ; islamiste , des forces réactionnaire orchestrée par Mustafa Kemal contre la résistance de la lutte de libération nationale de Kotchgiri le 27 juillet 1921 le Journal Payam Sabah déclarait que « La révolte kurde, loin d‘être étouffée, a pris des proportions telles  qu’il a fallu  au gouvernement d’Angora ,envoyer à Angora deux divisions commandées par Nurettin Pacha,un meilleurs généraux de l’armée kémaliste. De ces deux divisions, l’une a dû se porter en toute  hâte sur le front occidental, et Nurettin pacha lui-même est appelé  à un commandant d’armée. Les Kurdes ,profitant  des difficultés des nationalistes, ont rédoublé d’activité.Ils ont marché contre les troupes d’Angora, qui ont été cernée,désarmées et décimées en parti ». Mustafa Kemal pacha  a bien intimé à l’ordre à Kara Bekir Kiazim pacha de détacher  une division armée  orientale et de l’envoyer  contre  les Kurdes .Mais Kazim Kara Bekir a fait sourde oreille.Il lui répugne de se battre contre des  musulmans et surtout  de s’enfoncer dans les déserts  du Kurdistan où son armée , mal ravitaillée et exposée  aux coups d’indigènes ne tarderait pas à fondre. »([11])

 

 

 Collège de Mustafa Kemal , Membre  de l’Organisation Spéciale Topal Osman avait pris part à la Guerre des Balkans en 1913 et à la Bataille de Sakarya. Sa bravoure avait vite été remarquée lors de la bataille des Balkans où il fut blessé à la jambe d’où le surnom de “Osman le Boiteux” (Topal Osman) Nuri Dersimi nous raconte les atrocités commises par les troupes lors des combats « dans les villages que les groupes de bandits réussissaient à investir, ils commettaient toutes sortes d’exactions tyranniques et abominables. Les innocents enfants kurdes étaient jetés au feu. Les bandits lazes se divertissaient et prenaient plaisir face à ces scènes insupportables.([12] )». C’est ainsi que les exactions de Topal Osman et de sa terrible bande s’accrurent sur la population civile de Koçkiri. Beko de Koçkiri est spécialement chargé de combattre cette bande. Finalement, il réussira à l’encercler dans les environs de Refahiye. Ce n’est que 25 mars avec l’aide providentielle des canons de la lIe troupe du 11e régiment d’Erzincan, que Topal Osman pourra s’en sortir.

 

Topal  Osman lui qui disait : “j’ai perdu une jambe au service de la patrie, je lui sacrifierai bien l’autre”([13]) deviendra un danger pour les kémalistes à partir du moment où il disposera d’une armée régulière organisée. Lui qui avait travaillé au service personnel de Mustafa Kemal pendant un certain temps, sera accusé de la mort du député de Trabzon a Ali Sukru  (tué le 27 mars 1923), membre de Terraki Perver !Hurriyet Firkasi.Topal Osman qui ne pourra être abattu par les Kurdes pour les atrocités qu’il commis, sera deux ans plus tard tué par ses propres amis kémalistes. L’épisode du fin exemplaire d’un officier kémaliste devenu opposant passe dans les journaux ainsi “Traqué par la police, il s’était réfugié dans un endroit nommé Papaz Kkii (Kiosque du prêtre) avec une bande de 120 hommes. C’est là qu’il fut assiégé par deux compagnies de réguliers, armées de mitrailleuses. Après un combat qui coûta cinq morts aux soldats et huit rebelles, sans compter les blessés que Osman Agha (Topai Osman) est tué le 2 avril avec un certain nombre de ces hommes. Son corps, amené sur un char à boeuf anatolien fut pendu pour exemple, non loin du palais de la Grande Assemblée Nationale ([14])”.

 

Le  gouverneur  de Sivas, Ebubekir Hazim Tepeyran, dit dans ses mémoires

 

“Je n’ai pris connaissance qu’après mon arrivée à Sivas par quelle fin tragique se termina l’opération de répression organisée par Nurettin Pasa”. Il est possible de se faire une idée plus précise des activités de Nurettin Pasa dans la suite de ses mémoires

 

“C’est de cette façon que 76 villages rattachés au district de Zara dans la région d’Umraniye et 57 autres du district de Divrigi, au total 132 [sic] villages furent incendiés et dévastés comme s’ils étaient des cachettes ennemies abritant des belligérants et des centaines de civils furent tués. D’autre part, tous les biens, les provisions et les animaux furent pillés. Et des milliers de personnes dans les montagnes et la campagne furent condamnées à mort par la faim et de misère”.([15] )

 

Avec un groupe de près de 1 000 hommes armés, Haydar Bey se constitue prisonnier. 400 de  ces hommes sont immédiatement envoyés en prison. Tandis que les 600 autres sont exilés à l’Ouest. D’après Komal, très peu réussirent à atteindre les lieux d’exils : soit ils moururent en route, soit ils furent exécutés. Car la décision  de  l’extermination des résistants avait pris dans  la séance secrète sous la direction de Mustafa Kemal dans ses Carnets de  Notes personnelles édités en septembre 2003 volume 11  à la page  233 «  il n’ y a pas de preuves  justifiant que  Nurettin Pacha  a été gracié  et puis puni sur la proposition signée par  moi au de  l’Assemblée Nationale  à la proposition d’amnistie «  des insurgés » sauf Aliþer([16]) »

Des lors que Haydar Bey déclarait : “je mourrai en me battant pour la défense de mes droits nationaux contre l’armée turque”, il assène un coup mortel à la révolte de Koçkiri en se rendant ainsi. Mahmut Bey, oncle de Haydar Bey prend sa succession. Il pense se retirer à Dersime pour se joindre au mouvement de repli général déjà entamé par d’autres commandants dont Aliser à leur tête qui, tout en poursuivant la lutte dans les régions de Divrigi, Kuruçay, Arapgir, reculent.

 

A partir de fin mai, la plupart des Kurdes acceptant la défaite décident de se constituer prisonniers. Tandis que Aliþer, Nuri Dersimi et beaucoup d’autres leaders ne voient d’autre solution que de se réfugier à Dersime constitue cette région où l’armée turque ne peut intervenir ou plutôt n’a pas le courage d’intervenir.

 

Le 17 juin 1921, Alisan et 32 commandants kurdes se Constituent prisonniers, tandis que 500 autres kurdes arrêtés, sont envoyés à Sivas pour y être jugés.

 

“(...) A la suite des événements de Kotchgiri, beaucoup de personnes innocentes furent tuées, leurs maisons détruites et leurs biens confisqués. Nurettin Pasa qui avait reçu l’ordre d’étouffer la révolte en douceur, réprima cette dernière avec une violence et une sauvagerie impensables. J’ai écrit à plusieurs reprises au Ministère de l’intérieur afin d’obtenir l’amnistie pour les habitants des 132 villages qui s’étaient réfugiés dans les montagnes pour survivre et où ils avaient été obligés de manger des herbes et afin qu’ils puissent rentrer dans leurs villages détruits. Mes requêtes restèrent sans réponse car Nurettin Pasa était opposé à l’ordre et au calme. Alors que la population civile suppliait de rentrer dans ses foyers avant la venue de l’hiver” ([17])

 

Les personnes qui s’étaient rendues ou avaient été arrêtées seront ultérieurement envoyées à Sivas par groupes afin d’y être jugées et condamnées, tandis que 1 000 combattants kurdes au côté de Nuri Dersimi réussissent à atteindre Dersime sans être inquiétés (fin mai 1921) [18] Dès que Nuri Dersimi atteint la région de Dersime, il rend visite à Seyit Riza afin de discuter des mesures à prendre concernant les prisonniers. C’est pourquoi, ils organisent une rencontre à laquelle prend part Aliser. Malgré la défaite de Koçkiri, Dersime continue à défendre la cause nationale, alors que le tribunal de la Loi Martiale à Sivas rend son verdict pour 400 prisonniers .

 

Dans la région de Kotchgiri, la population civile qui subit l’oppression de Nurettin Pasa est complètement désorientée. Le 5 juillet 1921 un groupe de 200 personnes Umraniyé envoie un télégramme Umraniyé à Ankara que le Gouverneur de Sivas  Tepeyran le cite ainsi.

 

Il n’y avait dans leurs manières aucune attitude susceptible de porter outrage à leur fidélité à l’Etat et à la suite de la conduite irraisonnée d’une dizaine de personnes, ils furent accusés d’être des “révoltés” et des “bandits” (asî ve saki). Ils étaient prêts à être envoyés sur le front pour la défense de la patrie et donner leur vie pour effacer cette tache de leur honneur. Ils demandaient une amnistie pour que les enfants isolés dans les montagnes ne périssent pas de faim et de froid” ([19])

 

Dans son jugement, la Cour Martiale condamna à mort 15 prisonniers parmi lesquels se trouvaient Haydar Bey et Seyyid Aziz. Quant aux 95 personnes absentes lors des audiences tels que Nuri Dersimi, Aliser, Mahmut fils de Mustafa Pasa, Memike   Tarbasé de Xanima Yeter , et Sabri, elles seront également condamnées à mort par contumace. Pour le restant des prisonniers selon la gravité de leurs actes, des peines de 5 à 15 ans seront prononcées. Ainsi seulement 110 personnes sur les 400 accusés  Mais cette libération se conclut par leur exil ([20] )Xanima Yeter, Aliser et son épouse Zarifé Xanim sont restés auprès de Seyyid Riza à Dersime  sont restés pendant dix huit ans.

 

Malgré l’insistance de beaucoup de députés qui souhaitent des discussions en séance secrète,  Le 3 octobre 1921 , Emin Bey,  député d’Erzingan  prend la parole.

Emin bey_ député d’Erzingan) ; Messieurs les députés,  Nous avons demandé la séance secrète. La raison de cette demande est basée sur les événements  d’Umraniyé et de ceux du  Kotchgiri. L’un de notre collègue avait suivi les  massacres ; c’est pratique terrible qui fait trembler l’individu. C’est la raison pour laquelle  j’ai demandé  une motion secrète ; car ce massacre a été fait au nom de la Grande  Assemblée Nationale  de  Turquie. L’explication de ce massacre  aura une influence à l’extérieur. Mêmes  si les individus sont au courant  nous ne voulons pas  les Etats  prennent la connaissance »

 

Huseyin Avni Bey (Député d’Erzeroum)-La grande  Assemblée  Nationale  doit se blanchir. Je pense qu’il est inutile de cacher un tel événement si important. L’opinion publique mondiale doit savoir  que nous  les dirigeants  de ce pays. . Sachons qu’il existe des personnes qui utilisent en mal les pouvoirs que nous leur attribuons”  Si non, tout sera douteux. Depuis deux ans  l’oppression a mis au zéro nos démarches sincères et  nos activités. Il faut savoir que le pouvoir a mal utilisé ses compétences. Il faut que tout soit connu et  la barbarie de cette tyrannie soit finie. »([21])

 

Après la participation au débat parlementaire de Tunali  Hilmi Bey(député de Bolu) Haci  Fevzi Efendi( député d’Erzingan)  dit « ‘l’affaite délicate » Hakki Hami bey(député de Sinop) propose  la constitution d’une Commission d’enquête. Un autre député d’Erzurum, Durak Bey, lui aussi opposé aux séances secrètes de la GANT, déclare

 

Durak Beyje suis sur que notre séances secrète n’aura pas du sens dans l’histoire. Il faut clamer au monde entier (...). Dans un pays les séances secrètes se tiennent contre un autre pays étranger. I]. faut que les fonctionnaires sachent aussi (...). Nous devons déclarer au monde entier les répressions faites dans notre pays (...). Tout le monde entier doit être mis au courant. Messieurs, tout ces malheurs, toutes ces oppressions se produisent parce que nous cachons les événements au peuple (...). La question est primordiale. Pour cette raison, nous voulons que les séances soient tenues ouvertement”  ([22])

 

Dans les Œuvres Complètes de Mustafa Kemal publié en 2003 les paroles  du député Burak  lors de la séance secrète  en date du 11 août 1921 sont compléments censurés.([23])Mais Mustafa  Kemal dans sa réponse  déclare que «  Messieurs les députés,  la motion déposée par 107 députés dont le contenu de la deuxième partie concerne la responsabilité du commandant en chef  de l’Etat  Major, pour déposée une telle motion il faut liquider et annuler la loi relative à la responsabilité du chef de l’Etat Major c’est pourquoi,  dans un premier temps il n’ y aura non lieu d’  un débat sur la motion déposée , dans un deuxième temps elle n’est pas valable  sur le plan  de forme en s’adressant au député  de Tokat Mustafa Bey ; je pense qu’il n’est pas juste de dire  je suis allé auprès du Ministre de l’Intérieur et j’ai déposé une demande auprès de lui,  il n’est pas raisonnable de signer une telle proposition »([24])

 

Le discours de Durak Bey vient conforter les déclarations précédentes. Le 8 août 1921, il avait vivement critiqué le gouvernement en ces termes “(...) le gouvernement réagit comme une bande de voleurs en prenant à la gorge le peuple. Il pille tous ses biens. Vole, casse, tue, sans que personne ne demande des comptes (...)([25])

 

A la suite de ces discussions, le Ministre des Affaires Intérieures Rafet (Bele) Pasa monte à la tribune “Rien ne doit rester secret. Tout doit être dit ouvertement (...). Une commission d’enquête doit être envoyée sur place et cette commission devra nous désigner les coupables et la justice devra s’en prendre aux coupables”([26] )

 

Finalement Emin Bey demande la mis en place d’une enquête parlementaire sur les agissements d’Osman Aga et de Nurettin Pasa

 

“Ce sont les forces de l’irresponsable Osman Aa sous les ordres de Nurettin Pasa. Evidemment que Nurettin Pasa avait été averti (...). Bien entendu, nous ne laisserons pas se produire de tels évènements. Alors Messieurs, est—ce que vous voulez une enquête parlementaire ? . Messieurs, le gouvernement est encore plus impuissant que nous”.

 

Dans la suite de ces discours, Emin Bey explique les raisons pour lesquelles les Dersimis ont soutenu les Kotchgiris par cette comparaison

 

“La chose appelée “opération de redressement” qui s’est déroulée à Umraniyé, cette chose qui ne saurait être acceptée, même par les barbares africains, a fait peur aux Dersimis. Ils ont dû se dire : “voilà l’exemple”. Cette tragédie n’a pas même été appliquée aux Arméniens”. Le député de Karahisarisahip, Sûkrû Bey, compare les activités de Nurettin Pasa et de Topal Osman aux pratiques des Grecs en Anatolie de l’Ouest. “Cette tragédie est allée si loin qu’elle imite l’exemple grec dans les vilayets de l’Anatolie de l’Ouest. Lorsque les Grecs violaient, brûlaient, Nurettin Pasa, et je cite sa propre expression, a déclaré : ‘je vais élargir les propositions du gouvernement’. Il tua, attaqua, viola (...). Dites-moi je vous prie, qui de nous pourrait résister à cette infamie ? Même les enfants de trois ans, ne pourraient l’admettre. Et dans une situation pareille, dites—moi je vous prie, ne répondriez—vous pas à vos agresseurs ? Ainsi une fortune de 5—18 millions s’est envolée. Cet argent a totalement disparu, je suis prêt à la prouver. Sans compter que 30000 têtes de bétail ont été confisquées par Osman Pasa (Topal Osman) (... ). J’ai un ami à Refahiye qui m’a raconté ce qui est arrivé à un Kotchgiri : à cet homme, on a confisqué ses biens et enlevé sa femme. Cet homme a été tué et accusé d’être alévi. Messieurs, dans quelles contrées du monde, rencontre—t—on le spectacle d’un père et d’un fils attachés par les mains et traînés sans pitié plus de six heures, jusqu’à la mort ?“([27])

 

La chose appeléeopération de redressement” qui s’est déroulée à Umraniyé, cette chose qui ne saurait être acceptée, même par les barbares africains, a fait peur aux Dersimis. Ils ont dû se dire : “voilà l’exemple”. Cette tragédie n’a pas même été appliquée aux Arméniens”.Le député de Karahisarisahip, Sûkrû Bey, compare les activités de Nurettin Pasa et de Topai Osman aux pratiques des Grecs en Anatolie de l’Ouest“Cette tragédie est allée si loin qu’elle imite l’exemple grec dans les vilayets de l’Anatolie de l’Ouest. Lorsque les Grecs violaient, brûlaient,tuaient la population civile, les mêmes choses se produisaient ici”([28] )

 

Les discussions se poursuivront encore le 10 octobre1921. Le député de Dersime, Mustafa Bey, prend la parole et s’écrit vivement “au nom de l’islam, on nous accuse de toucher de l’argent anglais ; Jusqu’à maintenant le peuple de Kotchgiri a versé l’impôt. Non seulement les Kurdes de Kotchgiri , à Kuruçay il y a aussi des turcs. Mufti Efendi le sait «( [29]) Agacé par les sous—entendus, il poursuit “(...) des femmes ont été violées... Le fils d’un homme a été tué, sa femme a été violée, sa fille âgée de cinq ans a été violée (...). Une lettre parvenue d’Amasya demande : ‘au nom d’Allah, c’est quoi toutes ces horreurs commises par Topai Osman ?‘ Je jure sur mon honneur que toute la région de Dersime ne s’est pas révoltée. D’abord commençons par pardonner à nos pauvres sans espoir, puis envoyons une enquête parlementaire. Si jamais il est prouvé que nous avons touché de l’argent anglais, pendez nous . Les discours des députés, nous donnent de précieux renseignement sur la Révolte. Mais ils ne donnent pas réponse pour ce qui est des viols, destructions des villages, assassinats d’enfants, des drames, des tortures. Alors pourquoi l’emploi de méthodes inhumaines contre les Kurdes ? Les députés eux—mêmes restent silencieux » et Hasan Hayri bey  le député  de Dersime prend la parole.

 

« La question qui se pose  quelles sont des idées des Kurdes  et quel est leur programme politique ? Il me semblent que les Kurdes n’ont pas déclaré  leurs points de vue politiques.par conséquence, la situation des Kurdes reste inconnue.C’est pourquoi je voudrais exprimer la situation inconnue des Kurdes. Dans un premier temps je veux insister la situation  inconnue des Kurdes de Dersime. Quelles sont les circonstances de vie des Kurdes de Dersime ? Comment ils ont veçu ? Quels sont leurs rapports avec le gouvernement ? Pour répond à ces questions il faut connaître leurs états d’âmes. Lors de l’époque Yakuza Sultan Selim, l(armée de l’Empire ottomane a massacré  tous les alevis de la région ;a pendu et les a massacré. <le reste des Kurdes sont montés dans les montagnes et puis ils  ont été l’objet des autres  formes de persécutions.. Certains députés ont posé des questions , depuis des années nos gouvernements ont fait des promesses aux Dersimis, est ce que nos gouvernements ont tenu comptes les revendications des Dersimis. Déjà ils sont libre et indépendants en leurs noms »([30])

 

Nurettin Pasa après avoir réprimé la révolte de Koçkiri, reçoit l’ordre de se rendre à Samsun “pour poursuivre les bandes rebelles “Roums” (Grecs de la région du Pont Euxin)  Après ces éclaircissements, Ziya Hurit déclare : “c’est Nurettin Pasa qui a poussé les Grecs à prendre le maquis, c’est lui qui les a provoqués”. Puis il poursuit en disant “(...) L’Assemblée doit démettre de ses fonctions cet homme, après tout ce qu’il a commis comme méfaits. Les crimes de cet homme sont évidents. Il ne faut pas perdre une seconde”. Le député de Trabzon, Hafiz Mehmet, explique les pillages survenus à Trabzon dont il a été témoin, et affirme que tout ceci est l’orchestration de Nurettin Pasa. Il ajoute “tant que cet homme restera là—bas, le secteur sera perdu”[31]. Le Ministre de l’Intérieur Fethi Bey est d’avis de révoquer Nurettin Pasa de ses fonctions.([32] )

 

Mustafa Kemal qui présidait la séance du 27 octobre 1921, déclarait “(...) Quant aux agissements hors la loi de Nurettin Pasa..., j’ai fait enquêter. J’en ai tiré certaines conclusions. Il n’est pas question de démettre de son poste Nurettin Pasa” ([33] )L’Assemblée n’en décida pas moins de relever de son poste et de juger Nurettin Pasa. Nurettin Papa appelé à Ankara pour y être jugé, rencontre Mustafa Kemal qui ne laissera pas l’affaire en rester là. Il demande à l’Assemblée de revoir son jugement trop excessif à son avis. Finalement, Nurettin Papa est présenté au Conseil des Ministres.

 

Lors de la séance secrète à la G.A.N.T.  En date du 29 octobre 1921 au sujet de Nurettin Pacha, Mustafa  Kemal «  Messieurs les députés, un dossier d’enquête se trouve au Cabinet du Ministre de l’intérieur. La  responsabilité  de cette affaire appartient au Ministre de l’Intérieur ;  et à moi, en tant que commandant en chef de l’Etat Major. Le commandant Nurettin Pacha est un commandant comme les autres. Il me semble que l’affaire a  été mise l’ordre jour au débat parlementaire la première fois au sujet  des révoltes relatives au recours la force des armées. L’intervention  militaire est issue de cette cause »([34])

 

Suite à l’analyse des discours de Mustafa Kemal faite par Kazim Ozturk   lors  des séances secrètes de  la Grand l’Assemblée Nationale de Turquie, il a été constaté que  Mustafa Kemal  a donné la réponse suivante :

 

« La délégation présidée par le Hasan Hayri Bey député de Dersime qui a posé des questions au Ministre de l’Intérieur et au Ministre des Finances  Dr Adnan Bey ; en raison des réponses de Ferid Bey  je vous de nous excuser  de ne pouvant pas répondre sujet  des pratiques des forces  militaires locales »([35])

 

L’affaire fera des remous jusqu’au 17 janvier 1923, date à laquelle Nurettin Pasa lira sa défense devant l’Assemblée. Pourtant elle sera close sans véritables sanctions à l’encontre de Nurettin Papa. En 1924, Nurettin Pasa est nommé membre du Haut Conseil d’Etat Militaire. Puis, il deviendra en 1925 député de Bursa . Voici un extrait du Nutuk où Mustafa Kemal parle de Nurettin Pasa Nurettin Pasa Sur les interpellations du Ministère de l’Intérieur Nurettin Pasa fut révoqué de son commandement, à la demande de l’Assemblée au début du mois de novembre 1921.

 

L’Assemblée décida la mise en jugement de Nurettin Pasa, c’est à ce propos que j’ai eu des difficultés avec le Conseil des Ministres. Pour ma part, je n’approuvai pas le traitement qu’on voulait appliquer au Pacha (...). Je défendis Nurettin Pava et lui évitai de subir un traitement humiliant. Huit mois plus tard, nous verrons Nurettin Pasa à la tête de la première armée”([36]) Mustafa Kemal qui n’hésitera pas à soutenir jusqu’au bout la cause de Nurettin Pasa.

“Le Haut Commandement, l’Etat Major de l’Armée et le Ministère de la Défense Nationale étaient parfaitement au courant des activités et mouvements de l’Armée Centrale. Il n’y avait aucun malentendu entre eux (...)“ ([37])

 

Certains députés, Lutfi Bey (Malatya), Haydar Bey (Van), Abdul Gafur Bey (Kars), Emin Bey (Erzincan) et Rasim Bey (Sivas), votent contre le projet et apportent leur appui à Salih Efendi ( Mais la grande majorité, 373 contre 64 députés, approuve le projet de loi.

Il semble que la plupart des députés qui votèrent contre le projet de loi étaient essentiellement des députés kurdes .

 

            e-Le génocide ou  la Loi d’Aministration pour le Kurdistan.

 

La question qui se pose pour en quoi sert  cette loi ; pourquoi une telle loi a été adoptée ? Autrement dit quels sont des  intérêts de l’Etat  turcs  après la révision du Traité de Sèvres par la France ? Est-ce que cette loi est ’une préparation  pour le Traité de Lausanne  afin de partager le Kurdistan définitivement  entre les impérialistes et les Etats colonialistes ?

 

 En effet Conclu en 1920, en présence         d'un délégué kurde, le Traité de Sèvres prévoit, dans ses «articles 62-64, Section III, la création d'un Kurdistan indépendant.    '

Par suite du coup d'état de Kemal Ataturk, ces dispositions n'ont jamais été appliquées; en 1923, les accords de Lausanne annulent les stipulations signées à Sèvres, la Turquie s'enga ge simplement à accorder à tous les habitants de son territoire pleine et entière protection de leur vie et de leur liberté, sans distinction aucune de naissance, de nationalité, de langue, de race ou de religion.

 

Avant la première guerre mondiale, les territoires kurdes étaient partagés entre la Turquie et la Perse, avec une petite communauté kurde en Russie. La conférence de la Paix et les différents traités avec la Turquie, l'Iran, l'Iraq, qui ont permis aux différents pays du Moyen-Orient d'établir des états de plus en plus indépendants ont abouti, au contraire, pour le Kurdistan, à un morcellement encore plus poussé.

 

Un territoire continu, s'étendant de la Mer Noire jusqu'au Golfe Persique, habité par un peuple homogène de neuf mil­lions, a été divisé de la manière suivante:

 

Pays

Superficie

totale en

Superficie

du territ.

Population

totale

Population

kurde et

'

kms. carrés

kurde

carrés

en km.

et -/­

 

pourcentage

TURQUIE

760,000

220,000

(29./•)

16,200,000

4,000,000 (25./•)

IRAN

1,600,000

190,000

(12./-)

15,000,000

3,500,000 (23./.)

IRAQ

300,000

105,900

(29./.)

3,500,000

1,000,000 (28./.)

 

2

Dix-neuf pour cent de5 territoires et vingt-quatre pour cent des populations, en moyenne, des trois plus grands états du Moyen-Orient, sont kurdes.

 

La Syrie d'une part, l'U.R.S.S. de l'autre, englobent, dans les régions limitrophes du Kurdistan turc, respectivement 250.000 et 160.000 Kurdes, ce qui porte le total de leur territoire à 530.000 km. Carrés, avec une population de près de neuf millions.

 

Il s'agit là d'un bloc homogène, les Kurdes étant nettement distincts de leurs voisins, puisque, par la race et Z la langue, ils appartiennent au groupe indo-européen. Toutes les tentatives faites, par les états intéressés,     pour leur imposer leurs langues respectives, ont échoué. Au milieu des peuples du Moyen-Orient divisés à l'infini par les différences de race: Touraniens, Sémites, Iraniens, Hamites; de nationalité: Turcs, Iraquiens, Iraniens, Syriens, Libanais, Arméniens, Juifs, Grecs; de langue: turque, arabe, persane; de religion: Sunnites, Chiites, Ismaélites, Alaouites, Druzes, Orthodoxes, Maronites; de moeurs: nomades et séden­taires, on se trouve devant un peuple fortement uni, qui a vigoureusement affirmé sa volonté; d'indépendance nationale.

 

Après la première guerre mondiale, à l'époque des Mandats, les Kurdes auraient accepté, comme d'autres peuples du Moyen Orient,             d'être guidés vers l'indépendance sous un régime sem­blable. Mais alors que certains peuples étaient dotés de guides Français, Anglais, Russes, qui assuraient leur sécurité et diri­geaient le développement de leurs institutions politiques et so­ciales,       qui leur enseignaient,  à      côté                                                          de          leur

Langue propre, une langue universelle,      leur    donnant          accès aux ' civilisations mondiales au contact desquelles leur niveau culturel ne pouvait que s'élever, les Kurdes, de leur côté, étaient livrés dans leur écrasante majorité à la Turquie, à l'Iraq et à l'Iran, qui essayaient de les anéantir physiquement par la déportation, les bombardements et les massacres, ou de les détruire moralement, par l'assimilation forcée.

Pour chacun des états qui se sont partagé le        Kurdistan, le territoire kurde compris dans ses frontières est comme une sorte de colonie que l'on craint de se voir arracher. On essaie de tirer de ce territoire le maximum d'impôts et de soldats, sans la contre valeur de mesures constructives. Toute industrie locale est supprimée, en faveur d'industries situées dans les territoires habités par les populations majoritaires. Dès qu'un état se sent assez fort, il entreprend l'assimilation forcée de cette minorité turbulente et irréductible.

Est-il possible de garantir les droits nationaux kurdes,  sans transformer la configuration politique          du            Moyen-Orient ?         Pour assurer la protection de ces droits, il faudrait instituer, dans chacun de ces états, un contrôle des puissances Alliées, qui

Serait si étroit que l'indépendance des pays en deviendrait illusoire.

 

Pourrait-on, pour simplifier le problème, incorporer les Kurdes à l'un des états du Moyen-Orient? Le plus fort d'entre eux, la Turquie, n'a      pu les assimiler.

 

Et en incorporant le Kurdistan à l'un quelconque des états du Moyen-Orient, on en ferait un pays à majorité kurde.                     ,

 

Au cours des dernières vingt-cinq années, la liste des sacri­fices du Kurdistan s'est tragiquement allongée. 11 pourrait sembler paradoxal que ce soit à une époque aussi éclairé que les Kurdes aient dû subir les persécutions les plus brutales de leur histoire. Ce paradoxe n'est pourtant qu'apparent; dans aucune période, les luttes nationales n'ont été aussi exaspérées. On l'a bien vu au cours de l'occupation allemande en Europe. Et, dans un monde qui professait la reconnaissance des droits nationaux des peuples, après le traité de Sèvres qui avait ranimé la conscience nationale kurde, Turcs et Persans ne pouvaient trouver d'autre solution à la question kurde que de la suppri­mer par la force.

 

Au début d'une longue série d'erreurs et d'abus, la trahison dont furent victimes les Chinois et les Ethiopiens était le premier chaînon d'une chaîne qui a abouti à la conflagration mondiale. Le monde dé demain ne peut permettre que des foyers d'injustice, de violence et d'oppression subsistent, où que ce soit.

 

La politique libérale et compréhensive de la Grande Bretagne, les traditions démocratiques des Etats-Unis, l'amour de la liberté dont est pétrie toute l'histoire de la France, la présence de l'URSS, apôtre de l'autonomie nationale des peuples, aux négo­ciations interalliées - gigantesque facteur nouveau - sont autant de garanties d'une solution définitive de la question kurde, par la création d'un Kurdistan uni, libre et indépendant.

 

           Quelles sont les révoltes Kurdes qui ont fait l’objet de la politique des forces armées ottomanes et turques ? Quelles sont des caractéristiques de l’armée turque  ses relations avec l’Armée verte ?

 

 D’bord Avec l’extermination  du Mouvement de libération du Kotchgiri officiellement le génocide des Kurdes a été planifié par l’Etat et par les  forces armées turques.La première période  de 1514 à 1895.La révolte de 1896 contre l’Empire ottoman  a été réprimée par Musir Zeki Pacha en 1896 et la  révolte n’a pas été battue  qui a duré jusqu’en 1905. Puis la révolte de 1907, les Kurdes de Dersime occupe la province de Kigi expulse les forces  de l’Empire Ottoman. Le commandant de la Quatrième armée  Musir Zeki Pacha malgré le renforcement des  force supplémentaires envoyées le soulèvement n’a pas été battu et  le soulèvement durera jusqu’en 1908. Le  Consul des USA à Harput  Evan E. Young ; Esquire  à avait envoyé  un  rapport  sur la révolte de 1907 en date du 10 février 1908([38]) «  les forces  militaires de Dersime disposent 25000 hommes armés ».Pendant les années de 1911-1912 et 1914 les révoltes  de Dersime continuent et en raison des massacres des arméniens  dans le département de Marache et Zeitoune  et Cesarre ; à Bitlis  et Moche  Dersime accueillent les réfugiés Arméniens  et les Derbies  ont convaincu  de réaliser unification de leurs forces. Lors de l’occupation de Russie ; les forces Russes accordent une importance particulière aux  forces  Derbies qui ne participent pas à la guerre de l’Empire ottoman contre la l Russie et les Kurdes de Dersime et Kotchgiri  et des Arméniens organisent le  Chourât _ Conseil Bolchevik et le gouvernement provisoire  des ouvriers et des paysans du Département d’Erzincan. Pour réprimer la révolte de 1916 ; l’Empire ottoman a nommé Mustafa Kemal à la direction du 16 : C : A. Le commandant Mustafa Kemal ; chef des renseignements militaires de l’Armée impérialiste Ottomane a tenté de fonder des forces paramilitaires dans le Département de Dersime. Le 30 mars 1916 ; al révolte s’est propagée jusqu’à Palu, Diyarbakir et Elazig. Les forces  militaires ottomanes  mettent  en mouvement le 13. Division d’infanterie, les forces populaires de Dersime ont repoussé les forces militaires ottomanes  le 16 avril 1916 et  ont libéré la ville de Palu. Mustafa Kemal ; commandant  de la 16.ème armée a fait réunir ses forces à Peri le 29 avril afin de réprimer la résistance de Dersime. Il n’a pas pu ; mais il a utilisé les Kurdes  Sunnites contre les Russes  à Van Mouche et Bitlis. Avec l’occupation  Erzincan par les russes les relations entre les Derbies et les Russes sont simplifiées. Aliser ; le commandant de la résistance de Kotchgiri a   avec Mustafa Vexa ont signé un Traité  non Agression avec le Russes.Lahof ; commandant des forces  armées russes  a réalisé des négociations avec les Kurdes de Dersime. Aliser  est rentré  dans la région de Kotchgiri avec les officiers russes à Kotchgiri ; lors de  discussions les forces turques sous le commandement de  Vehip  de la 3° armée  Pacha  l’ont attaqué  et Aliser et Haydar ont été mis en garde à vue ; En raison de cette situation les Derbies ses ont réunis dans la région de Karakoç  ont attaqué aux forces de l’Empire ottoman avec les forces militaires russes. C’est pourquoi l’extermination du Mouvement de Libération du Kotchgiri était le premier objectif du Génocide Kurde pour Mustafa Kemal ; la Loi adopté par l’Assemblée est  un commencement de la colonisation du Kurdistan et  négocier avec l’impérialisme anglais la division du Kurdistan. Pendant cette période la résistance du Kurdistan a continue.

 

La direction Générale de l’Histoire de guerre près le Chef de l’Etat Major des Forces  Armées Turques  avec la  Direction de al Gendarmerie Générale ont publié plus de dix volumes de livres sur les Révoltes au Kurdistan Nord. » Genel kurmay  Belgelerinde Kurt Isyanlari) ([39]). L’Etat  Major turc explique officiellement ces révoltes de la manière suivante :

 

1-« La répression de la révolte de Nasturi  du 12-28 septembre 1924 »([40])Malgré ces dates erronées par l’Etat Major Turc  nous constatons que  dans le même livre  pour réprimer  la révolte le Conseil des Ministres  a décidé de rendre une décision d’extermination de la population  nestorienne    le 14 août 1924 . »([41],)

 La résistance nationale  du Cheik Sait: Cette révolte a commencé le 13 février 1925 selon l’Etat Major turc a duré « 6-7 mois »([42]) Elle prend sa source de la lutte pour l’indépendance du Kurdistan et Mustafa Kemal appelle Ismet Inonu » j’était à Ankara le 21 février. Atatürk est venu me chercher à la gare nous sommes montés  à Cankaya. »([43]) , » Le gouvernement de Fethy Bey est tombé, car le Parti d’opposition «  Parti patriotique » était dans les activités d’opposition ([44]) et sous la direction d’Ismet Inonu le nouveau gouvernement a été constitué. Ismet Inonu affirme que «  nous n’avions  pas des preuves justifiant que  la révolte a été préparé par les anglais ». « Je pense qu’il faut faire  attention quand on analyse la révolte  de Sheik Said. »([45])L’aviation turque a bombardé pendant 350 heures les bases de la résistance et 350 tonnes  des bombes ont été larguées sur le sol du Kurdistan et les 47 dirigeants sont pendus à Diyarbakir. Devant le Tribunal  ils ont déclaré qu’ils ont lutté pour un Kurdistan liber et indépendantce. A ce sujet  Monsieur le Prof J.M. Demaldent pense que  « La première grande révolte kurde date de 1925 et elle a suivi l’abolition du Califat. Elle était dirigée par un Cheikh Nakshibendi, Saïd de Palu. C’était à la fois une révolte religieuse et une révolte kurde: dès lors que le Califat avait été aboli, les Kurdes ne pouvaient plus s’associer à la République. Cela a permis non seulement à Kemal d’imposer le parti unique et sa dictature, mais cette guerre lui a aussi fourni l’occasion d’accélérer au pas de charge ses réformes révolutionnaires: fermeture de tekkés, interdiction du fez («évolution du couvre-chef»), calendrier grégorien, code civil suisse, réforme de l’alphabet, élimination des références constitutionnelles à l’Islam, triomphe du laïcisme. Ces mesures occidentalistes revêtaient un parfum nationaliste au cours d’une guerre anti-séparatiste contre les féodaux fanatiques qui prolongeait la guerre d’indépendance. »([46])

 

La révolte de Raman Reckotan: commencée en 1925 elle se propagea en peu de temps dans les autres régions kurdes; cette fois l'armée de l'air brisa ce mouvement en coupant la tête de ses diri­geants qu’ils ont montré par la suite à la population de Mus.La décision d’extermination de la population « a été prise  le 1 er août 1925 par l’Etat Major Turc et le Ministre de l’Intérieur »([47])Cette révolte a été suivie  par les soulèvements de SASON qui a duré de 1925 à 1937.

 

En mai 1926 la première révolte d’Ararat([48]) a commencé parallèlement à la première révolte de Dersime ; c’est la dire   La révolte de Koc Usag commença en 1926 dans les régions d' Hot, Ovaire et Cemisgerek. L’armée turque a attaquée le 17 mai 1926 et quant à la révolte de Dersime les forces armées turques ont commencé à attaquer le 19 septembre 1926 avec une force de 10.- régiments. L’aviation turque a commencé « à bombarder le 4 octobre  1926 ; après bombardement ;  la 3° division  et 10.° régiment  d’artillerie  ont frappé  les groupes des tribus le bombardement a continué jusqu’au 30 novembre 1926 »([49] )Suite à cette révolte ; le soulèvement de MUTKI a commencé en mai 1927 et le combat a duré jusqu’au 25 août 1927 »([50]) Le combat  entre les forces gouvernementales et les résistants Kurdes d’Ararat a  commencé de nouveau le  septembre 1927, car les combattants Kurdes sont passés au Kurdistan du côté d’Iran. Et en même temps la révolte de Semdinli: le village de Semdinli se situe à la frontière turco iranienne, et à cause de cela la population de ce village subissait la répression la plus dure. La population s’est révoltée en Avril 1926 sous la direction de Seyit Fahmi, avec environ 5000 personnes que les gendarmes, les soldats ont fait prisonniers: Cette révolte se propagea en peu de temps dans toutes les régions du Kurdistan. Mais le gouvernement fit envoyer les forces armées pour mas­sacrer toute la population; les dirigeants des révoltés se réfugièrent en Iraq.

 

La résistance du BICAR qui a commencé en octobre 1927a fait l’objet de l’extermination de la population par l’armée turque avec la participation du 3°régiment et de la 2° division après l’enquête effectué pendant 34 jours  par le Colonel Mustafa  Muglali([51] ) Suite  à cette révolte  en mai 1929 une autre grande révolte a éclaté et les forces armées turques dans la région composées par « 59 officiers ; 1525 soldats ; 356 chevaux et 176 chevaux loués ; avec 1014 fusil ; 59 mitrailleuses ; 22 mitrailleuses lourdes 4 canons de Marque Krupp ; 355105 cartouches et des bombes à la main »([52]) ont attaqué au peule kurde du 5 juillet 1929 au 3 août 1929.

 

La révolte de Tenduruk ou bien du Cheik Abdullah a commencé en  1929 et «  la composition des forces militaires  turques  composées par les militaires  suivants :

 

« Le groupe du Colonel Esref est stationné à, tatli çay et  du lieutenant colonel Ibrahim à Asigiran ; le Groupe du Colonel Hakki à Beyazid et 41° régiment de la cavalerie à Kizildere 17°régiment à Karabulak et quartier général à Karakose »([53]) A coté de ces forces  terrestres l’aviation turque a bombardé les bases de la résistance. Cette révolte a été suivie par la résistance de Savur en 1930. Au fond l’Etat Turc avait peur de cette révolte qui portait son soutien à la révolte d’Ararat. L4Etat turc a qualifié comme dans le cas de la résistance nationale de Scheik Said  l’influence de l’Angleterre  alors que la Turquie était un allié  des anglais et la militarisation de ses effectifs dépendait des anglais, français allemands et les polonais. Selon  l’Etat Major turc le combat entre les forces Kurdes a duré  du 20 mai au 9 juin 1930 ».([54])

 

Pendant l’année de 1930 au Kurdistan Nord est en révolte permanente. D’abord   en juin 1930  le peuple de Zilan en juin  et du département d’Oramar en juillet d’Ararat en septembre 1930 et la 17° révolte de Dersime en octobre 1930 ont commencé. Pour réprimer La révolte de Zilan: en 1930, au Kurdistan Nord et aussi au Kurdistan  Ouest  contre le Chah. Mustafa Kemal qui voulait utiliser   le chef Kurde Simko contre les Anglais   avec ‘aide qu’ils ont accordé au Chah ; Simko a été tué. Dans la région d’Agri, de 1928 à 1932 eurent lieu des révoltes permanentes, mais Mustafa Kemal en s’associant avec le Shah d' Iran, envoya une troupe armée sous le commandement de Salih Omurtak et fit massacrer une dizaine de milliers de paysans kurdes.Selon Prof. J.M.Demaldent « La seconde révolte commencera en 1930, près du mont Ararat, aux frontières de l’URSS et de ifran. Elle était animée par le Hoyboun, un mouvement kurde unifié qui s’était réuni en Congrès au Liban, en présence de délégués arméniens du Dashnak. Pour les Kurdes, l’alliance avec le Dashnak arménien anti-bolchévique représentait l’espoir d’obtenir un soutien occidental ; pour le Dashnak, il s’agissait de trouver des forces pour combattre en territoire turc. Pour les Turcs, il s’agissait d’un prolongement de la «guerre d’indépendance» anti-impérialiste.

La dernière révolte aura lieu au nid d’aigle de Dersim (Tunceli). La répression sera la plus féroce, utilisant l’aviation et les gaz (1936). »[55](p135)

 

 

La grande révolution du Kurdistan est  la révolte de Dersime, en 1936 et 1941 bombardés par les avions des classes dominantes de Turquie, les villages de Demenu, Koye Suri, Heyderan, Ovaciq, Xozat furent incendiés.  Mustafa Kemal en personne a dirigé les forces armées turques sur place en 1937 il a donné des ordres  afin de pendre les  dirigeants  de la révolte le 11 dirigeants  ont été pendu le 17 novembre 1937. Aliyé Mirzaliyé Silemani, fils  d’Hemede Mizaliyé Silemani ; de la Tribu de Demenu est pendu avec Seyyid Reza.  En 1937 l’Etat turc après avoir pendu Aliyé Mizaliyé Silemani ; de son Tribu 250 familles ont été fusillées  à Marcik et les corps sont brûlés et n’ayant pas déposé les armes Hemede Mirzaliye Silemani  52 enfants et femmes prises en otage par l’Armée turque ont fusillés.selon les archives   française (EMA,)  en 1937 il y avait 500.000 âmes  et en juin  le nombre des guérilleros  était 26 :5000 : Après le génocide des arméniens en 1915, le 6 mars 1921 la résistance  nationale  de Kotchgiri a commencé, malgré la décision secrète de Mustafa Kemal et le massacre de la population kurde de Koçgiri en 1921 et 1936, l’Assemblée Nationale de Turquie a adopté une loi de Dersime, pour massacrer la population. Dersime a résisté pendant
des siècles aux invasions étrangères et a toujours réussi à garder une sorte d'«autonomie». Cette situation a persisté pendant les deux premières décennies de la nouvelle République turque proclamée en 1923. Après avoir fondé la Turquie, Atatürk avait donc une dernière chose à faire : « civiliser Dersime ». Nous comprenons mieux la nature de cette « mission de civilisation » à travers un de ses discours prononcé devant l'Assemblée nationale turque: « Dersime est une tumeur pour le gouvernement de la République. Quel que soit le prix, cette tumeur doit être enlevée grâce à une opération définitive » dit le « Chef Eternel » de la Turquie. Tout se passe très vite : En 1935 avec une nouvelle loi, on interdit l'utilisation du nom de Dersime et on rebaptise la région. Le nouveau nom ne manque pas d'ironie: Tunceli, c'est-à-dire la « main en bronze » en turc, le génocide de Dersime est fait par l’Etat Turc et des forces armées  dont le Président Mustafa  Kémal qui a dirigé les manouvres d’exterminations.

SEVÊ EVÎN ÇÎÇEK

 

Fribourg, 6 mars 2008



[1] ,Apak,Rahmi, Turk Istiklal, Harbi, Vol.VI ;Iç ayaklanmalar,, Ankara ; 1964,p.171

 

[2] ,EMA, Soulement,C.O.C. Bulletin de renseignements journaliers du 9-05 et 2° Bureau N°810 du 11 mai 1921

[3] ,EMA , Bulletin Périodique de la Presse turque, N°14, Avril-Mai 1921 pp-7-8 in 7 N 3254

[4] EMA ;S.R.R. Midi-I, Analyse de Presse  du  15 juin 1921, in 7 N3215

[5] ,EMA ;S.R.R. Midi-I, Analyse de Presse  du 27 juin 1921, in 7 N3215

[6] Apak, Rahmi; ibid.p.155

[7] ,Evin Cicek; ibid.p.89; in le soulèvement kurde   EMA, 7 N 3254; Bulletin Périodique de la Presse Turque; N°14, 12 avril au 24 mai 1921 p.7

[8] ,Tepeyran ;Ebubekir Hazi , Kurtulus Savasi Anilari, Cagdas Yayinlar, Istanbul p.73

[9] ,Dr Nuri Dersimî,ibid.172

[10] ; Archives d’ETA ; Le soulèvement Kurde  ,Bulletin Périodique de la Presse turque, N°14,pp.7-8 , du 12 avril 1921 au 22 mai 1921 in  7 N 3254

[11] Archives d’ETA , La révolte  Kurde  ,Bulletin Périodique de la Presse turque, N°16,pp.5 , du 26 juin 1921 au 01 août 1921 1 in  7 N 3254

[12] ,Dr Nuri, Dersimi ;ibid. ;p.148

[13] Bulletin  Périodique de la Presse turque No°27 pages 3. 24-25 juin 1923 ;p.3

[14]Bulletin  Périodique de la Presse turque No°27 pages 3. 24-25 juin 1923 ;p.3

[15] , Tepeyran,ibid.p.69

[16] , Mustafa Kemal , Œuvres Complètes ; volume ,XI , p.233 ; Ankara 2003

[17] ,Tepeyran, ibid.p.80

[18] ; Dr Nuri Dersimi ; Hatiratim,Roja Nu ; Suède,1986,,p.106

[19] , Tepeyran, ibid.pp.80-81

[20] Dr Nuri Dersimi , Kurdistan Tarihinde Dersim,p.162

 

[21]  EVIN CICEK,  Koçgiri Ulusal Kurtulus Hareketi , ibid.p.89; In Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.248

[22] EVIN CICEK,  Koçgiri Ulusal Kurtulus Hareketi , ibid.p.89; In Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.249

[23] Mustafa  Kemal Œuvres Complètes , volume ,XI,pp.317,318,319,320,321,322

[24] Mustafa  Kemal Œuvres Complètes , volume ,XI,pp.317,318

[25] EVIN CICEK,  Koçgiri Ulusal Kurtulus Hareketi , ibid. et Cf. Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.210

[26] EVIN CICEK,  Koçgiri Ulusal Kurtulus Hareketi , ibid. et Cf. Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.250

[27] Dr Nuri Dersimi , Kurdistan Tarihinde Dersim,p.166

[28]  Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.250

[29] EVIN CICEK,  Koçgiri Ulusal Kurtulus Hareketi , ibid.p.95  et Cf. Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.275

[30] EVIN CICEK,  Koçgiri Ulusal Kurtulus Hareketi , ibid.p.98  et Cf. Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.275

[31] Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.285

[32] Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.408

[33] Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.408

[34] , Mustafa Kémal ; Œuvres Complètes ;XII ; p.63

[35] Kazim Ozturk,Ataturk’un TBMM açik ve gizli oturumlarindaki konusmalari ; Ankara Kultur Bakanligi 1992,p.323

[36] ; Mustafa Kemal , Nutuk,(Discours)  Basbakanlik Basimevi,Ankara 1981,p.497

[37] Turkiye  Buyuk Millet Meclisi Gizli Zabitlari;Volume II;T.B.M.M.Y. Senem Matbaasi, (II.Ed.) Ankara ,p.434

 

 

[38] ,Evan,E.Young ; Esquire ; Consul des USA à Harput ;Archives du Département d’Etat des USA N° de dossier10044/15 ; rapport sur la révolte de Dersime 1907  Washington ; 24 mars 1908 p.4

[39] Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major ;éditées en 1992 en deux volumes ; par Kaynak yayinlari à Istanbul

[40] Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major turc  ; volume ; 1. p.37

[41] , Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major turc   volume ; 1. p.54 

[42] Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major turc  ,volume ; 1. p.114

[43] ; Ismet Inonu ; Hatiralar ; volume ; II ; p.198

[44] , Ismet Inonu ; Hatiralar ; volume ; II ; p.199

[45] Ismet Inonu ; Hatiralar ; volume ; II ; p.202

 

[46] Prof.J.M.Demaldent, « Regard froid sur une tragique impasse »,«  Confluences N° 6 Printemps 1993,p.134

[47]  Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major turc ; volume ; 1. p.205

[48]Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major  turc; volume ; 1. p.231

[49] Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major turc; volume ; 1. p.242

[50] Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major turc; volume ; 1. p.287

[51] Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major Turc ; volume ; 1. p.315

[52] Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major turc ; volume ; 1. p.315

[53] Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major  turc; volume ;II. p.19

[54] Les révoltes  Kurdes  dans les Archives  de l’Etat Major  turc; volume ;II. p.25

[55]  Prof. Jean-Marie, Demaldent , ibid.p.135

 

 

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