SEVÊ EVÎN ÇÎÇEK

 

 LA  RESÝSTANCE  DE KOTCHGÝRÝ ET LE GENOCÝDE DES PEUPLES

 EN TURQUIE

 

L’ANALYSE  SOCIOLOGÝQUE

DU MOUVEMENT DE LÝBERATÝON  NATÝONALE  DE KOTCHGÝRÝ

Recherche comparative du point de vue de la sociologie  politique 

 

 

 

                                                                     Dédié à Monsieur le Docteur  ÝSMAÝL BEÞÝKÇÎ

 

 

INTRODUCTION

 

Cette recherche est consacrée à l’étude  de l’armée turque et à ses pratiques  politiques  et militaires vis-à-vis aux génocides des peuples (Arménien, Grec, Assyro Chaldéen, Kurde) en Turquie du point de vue de l’histoire politique comparative. Elle tente d’examiner non seulement l’étude de l’Armée Turque sur le plan historique, liée à la politique  militaire du «  Comité  Union  et Progrès » mais aussi d’élaborer des rapports profonds  historiques avec le kémalisme afin de mettre en lumière le lien historique qui existe    entre l’armée ottomane et son  l’Organisation spéciale « Teþkilat –ý-Mahsusa»  à la base des liens  militaires  et politiques  inséparables entre les unionistes  et les Kémaliste dont Mustafa Kémal était l ’un des fondateurs de l’Organisation Spéciale  et de l’Armée turque actuelle. Autrement dit     la Contre guérilla « Gladio » JITEM actuel de «l’État profond»,qui  ont commis des génocides des peuples, des Arméniens, des Grecs, des A1ssyro Chaldéens et des Kurdes   en Turquie  qui nie  en tant qu’ alliée   principale de l’OTAN. Contrairement aux structures militaires des armées dans les autres pays  des alliés de l’OTAN au sein de laquelle Israël qui nie le génocide des Arméniens comme la Turquie y  est intégré. La vérité c’est que  l’Armée Turque se distingue  par   ses caractéristiques  politico-militaires  et économiques d’une part, elle est  très différente et se différencie par ses structures économiques et militaires, des  investissements du système banquier   des autres forces armées du monde par ses pratiques  politiques   au sujet de la  démocratie  d’autre part La question qui se pose est savoir  pour quelle raison l’Etat Major turc actuel  avec les Universités et les structures de recherches en Turquie assume la responsabilité négationniste des génocides des peuples en premier lieu le génocide des Arméniens.[1] Les recherches  académiques effectuées par les chercheurs  turcs ou des universitaires en Turquie, même aux Etats-Unis,  ne portent pas du caractère scientifique  que représente l’idéologie officielle d’Etat, le kémalisme, sauf les travaux   scientifiques du  Dr Ismail Besikçi selon le sociologue  turc Dr Besikçi   « du point de vue des intérêts  de la recherche, les universités turques proclament leur appui aux « peuples opprimés »[2] alors que cela est très loin de la vérité. Cet aspect  de l’idéologie officielle est pris  pour argent comptant. Pourtant les choses ne sont pas simples. Mis à part  son côté scientifique,  le problème a aussi un côté éthique qui est le suivant : les réflexions critiques  sur le Kurdistan et la question des « peuples opprimés » sont passibles de poursuites. Il arrive  fréquemment que ceux qui s’occupent de ces questions–là soient envoyés en prison. Par contre, on accorde tout le soutien moral et financier nécessaire à ceux qui défendent l’idéologie officielle édifiée sur les mensonges. L’Etat se sert souvent des procès judiciaires pour étouffer et réprimer les pensées qui critiquent l’idéologie officielle. Les universités, les professeurs ; les écrivains et la presse ne manifestent  aucune  réaction. Le problème  n’est pas  discuté en Turquie du point de vue  de l’égalité  des droits. Ainsi,  même la politique  de l’Etat n’est pas critiquée. On laisse  toute possibilité de se développer à une forme  de pensée, c'est-à-dire à la défense de l’idéologie officielle. Loin de traiter sur pied d’égalité les défenseurs  de l’esprit scientifique, ont fait pressions sur eux et les incarcérés ».[3](1) En raison de ses recherches scientifiques, le Dr Grecs est  condamné  à vingt six  ans de peine de prison et il a purgé pendant dix-sept ans. La recherche scientifique du  Dr Besikçi  critiquait  l’idéologie officielle  en Turquie à savoir le kémalisme   tel qu’il exerce sa domination à travers les organes de l’Etat  qui est  une organisation spéciale d'un pouvoir  Militaire ; autrement dit, c'est l'organisation de la violence destinée  aux peuples opprimés et  à la destruction des minorités. Dans ce sens l’Etat Turc s’arme avec les capitaux de l’OYAK et se réarme avec frénésie pour faire la guerre au Kurdistan et au Moyen Orient avec ses alliées en utilisant les possibilités  militaires de l’OTAN pour procéder à un nouveau partage de la Mésopotamie. Le 10 mai 1980, de la prison  de Toptasi Dr Besikçi [4]écrivit  une lettre à Grecs ; le dirigeant des sociaux démocrates turcs, qui se disait « progressiste » et « combattant de la liberté » alors sa politique par rapport au Kurdistan ne se distinguait pas  de celle de Demirel (Chef du parti de la Justice ; conservateur)  ou de Turkes (chef du parti fasciste. Il critiqua dans cette lettre le point de vue Grecs ainsi que l’attitude et les conceptions racistes  de la social-démocratie turque.

 Face à la guerre au Kurdistan, la totalité des  universités de Turquie, des centres de recherches de Technologie, les Laboratoires  de l’Université  Technique du Moyen Orient (ODTU) et de l’Université Technique (ITU), du TUBITAK,  Les  Facultés des Sciences  Fondamentales et des Sciences  Sociales, des instituts de technologie et de l’histoire sont incorporés à la politique de l’armée. La presse turque, les médias sont  à la disposition de la politique du MGK (Conseil de Sécurité Nationale) A l’extérieur du pays ;  les recherches doctorales ,  présentées par les chercheurs turcs  réclament  l’attachement à l’Etat Major ; c’est le cas de Grecs , Mevlut, Michel(2-3) Unsaldi, Levent (4) Grecs Deniz(5),Vaner Semih, Kaleaðasý, Bahadýr (6),Kemal Karpat,(7), Ergun Ozbudun ,(8),Weiker Walter,(9) Metin Heper ;(10) Ahmet Evin,(11) y compris Ahmet Insel ; Artun Unsal,   qui  ont  des activités soit disant académiques, mais publicitaires  en faveur de l’armée turque, comme  instruments d’une guerre  psychologique  dont certains parmi eux , sont  bénéficiaires d’aide  de l’armée turque et de l’OTAN.

  La vérité c’est que ces recherches favorisent  les opérations  psychologiques en Turquie et aux Etats-Unis. « l’étude la plus complète sur les opérations psychologiques  et de celle du Ministère  américain de la  défense ;The Art and of Science of Psyhological Operations : Casse  Studies Of Militarys  Application( two volumes ; pamhlet no 525-71 ; Washington ;D.C/ Appril) » est une réalité. «  Cette étude présente  les principes ; doctrine, organisation qui gouvernent  l’action psychologique  aux Etats-Unis ; elle étudie en détail les relations avec les autorités civiles et d’autres  bureaux militaires (notamment les services  de renseignement et de relations publiques) ; analyse les conditions qui favorisent la réceptivité du message (théories de l’impact des communications de masse) ; enfin elle considère 

Quelques cas d’études (américains et étrangères) » (12). En Turquie, le Centre  des Recherches  Stratégiques  de l’Etat Major Turc  utilisent  les  activités des universités  sur le plan technologique  et militaire d’une part et   pour  la guerre  psychologique  au Kurdistan d’autre part. pour nier le génocide des Arméniens. Le SAREM, Centre d’Etudes et des Recherches Stratégiques auprès de l’Etat Major des Forces Armées de Turquie regroupe et sunventionne 129 académiciens étrangers et 800  turcs. C’est une politique de la militarisation de la science au sein de l’OTAN.

 

 Pascale Combelles, Siegel ; considère que  « La communication des armées est aussi un phénomène complexe dans la mesure où elle passe par un filtre extérieur : les médias. En effet, dans nos sociétés modernes, les institutions gouvernementales communiquent avec leurs audiences par le biais de la presse, devenue le principal moyen d’information de l’opinion publique… Cette approche se veut globalisante et systémique. Elle s’intéresse à la qualité de la relation (bonne, mauvaise, indifférente) en fonction du degré de controverse ou d’acrimonie qui existe entre les deux institutions. C’est une perspective qui a surgi dans les pays occidentaux dans la foulée des conflits de lutte pour l’indépendance nationale (Algérie, Irlande du Nord, Vietnam) au cours desquels on a assisté à une dégradation sensible des relations entre armées nation, et armées médias. Cette perspective a particulièrement dominé la réflexion aux Etats-Unis depuis la fin de la guerre du Vietnam (1973) jusqu’à la guerre du Golfe (1991) en raison de la controverse qui a longtemps opposé militaires et journalistes sur le rôle de la presse dans la défaite américaine au Vietnam » (13)[5] L’armée turque a utilisé les mêmes méthodes de guerre contre les Kurdes.

 

 

Militaires comme révolution ? D’abord, le coup d’état militaire du 27 mai 1960 est  une action militaire réalisée  par un groupe militaire désireux de gagner le pouvoir de renverser le pouvoir élu par peuple  et l’action de l’armée turque  est un événement  en dehors des procédures constitutionnelles. Appui plus ou moins poussé d'une partie de l'armée. Audace, soudaineté, clandestinité, éclate en surprise. Le succès dépend d'un contrôle de la parole et des endroits stratégiques. Par  le Communiqué d’intervention militaire du 27 mai 1960  les putschistes  ont déclaré que «  en raison de la crise  politique dans laquelle  notre démocratie  s’enlise et afin d’empêcher une guerre civile de plus en plus éventuelle ; les forces armées turques  viennent  de prendre le pouvoir ». Au fond  la révolution n’est l’oeuvre d’une armée ; puis le  un coup d’état militaire  n’est pas une révolution. La révolution est l’œuvre des masses politiquement  et militairement organisé contre la destruction de l’Etat capitaliste et ses moyens de production. Dans ce sens la révolution d’octobre n’est que d’un coup état militaire. Lénine lui-même a dit «   "1. Nous n'avions pas encore derrière nous la classe qui est l'avant-garde de la révolution. Nous n'avons pas encore la majorité parmi les ouvriers et les soldats des deux capitales. Aujourd'hui, nous l'avons dans les deux soviets. Elle a été créée uniquement par les événements des mois de juillet et d'août, par l'expérience des "répressions" contre les bolcheviks et par l'expérience de la rébellion de Kornilov. 2. L'enthousiasme révolutionnaire n'avait pas encore gagné la grande masse du peuple. Il l'a gagnée aujourd'hui, après la rébellion de Kornilov. C'est ce que prouvent les événements en province et la prise du pouvoir par les Soviets en maints endroits.  3. Il n'y avait pas alors d'hésitations d'une amplitude politique sérieuse parmi nos ennemis et parmi la petite bourgeoisie incertaine. Aujourd'hui, ces hésitations ont une grande ampleur (...) 4. C'est pourquoi, les 3 et 4 juillet l'insurrection aurait été une faute: nous n'aurions pu conserver le pouvoir ni physiquement, ni politiquement..." (14) "Camarades, J'écris ces lignes dans la soirée du 24, la situation est critique au dernier point. Il est clair comme le jour que maintenant retarder l'insurrection, c'est la mort." (15)Le 20 octobre, le Comité militaire révolutionnaire du soviet de Petrograd, siégeant à l'Institut Smolny sous la direction de Trotski, mit la dernière main aux préparations pratiques de l'action. Le 24 octobre, médias ordon­na l'arrestation du Comité militaire révolu­tionnaire. Le 25 octobre, à deux heures du matin Trotski donnait le signal de la prise de pou­voir.

"Les principales opérations commencèrent vers deux heures du matin. Par petits groupes militaires, ordinairement avec un noyau d'ouvriers armés ou de matelots, sous la direction des commissaires, l'on occupe simultanément ou consécutivement les gares, la centrale d'électrici­té, les arsenaux et les entrepôts d'approvisionnement, le service des eaux, le pont du palais, la centrale des téléphones, la banque d'État, les grandes imprimeries, et l'on s'assure des télégraphes et de la poste. Partout, l'on place une garde sûre." (16)

Dans sa thèse de doctorat d’Etat  en sociologie politique M. Grecs interprète  le coup d’Etat militaire  de 1960 de la manière  de Trotski «  A 2 heures  le 27 mai 1960 ; les unités des deux côtés du Bosphore ont reçu l(ordre de l’opération tant attendue ;Cependant un malentendu de la première heure se produisait entre  militaires, car les hommes d’Istanbul avaient interprété le message chiffré d’Ankara d’une autre façon, en avançant d’une heure le début de l’opération,ayant traduit/2730 au lieu 2740, c'est-à-dire : 27 mai 3 heures ou 4 heures,ce qui  a précipité  les choses à Istanbul : dès  trois heures, le unités  blindées  ont isolé et désarmé les cibles fixes. A trois et demie ; toute la ville était sous contrôle militaire. La junte d’Istanbul se mit à attendre l’annonce de la révolution à la radio d’Ankara.

Or, à Ankara, les opérations se déroulent comme prévu, c'est-à-dire avec une heure de décalage. D’abord quatre opération de commandos, à partir de 3 heures, pour neutraliser les personnes–clé. Les commandants du centre d’Ankara, de l’Etat de Siège ; des unités blindées, et certains généraux. En suite, à partir de 3 heures 30, l’occupation immédiate  des points névralgiques  de la capitale en vingt minuties :Ministères ; Assemblée Nationale, Quartier Généraux des  Armées de l’Etat de Siège ; de la Police ; Maison de la Radio ; P.P.T. et »(17)  «  Si on considère  que le fondement  de la spécificité  militaire réside  dans un  type d’emploi  sans équivalent  dans le civil ; ou  dans  les risques  d’être  tué ou blessé pour son pays  ou pour le bien commun, alors  les armées actuelles «  dit  Bernard Boëne, «  sont incomparablement moins militaire que celles qui les ont précédées »(18).  Pour Bernard Boëne « Le premier de ces fondements est celui de l'existence même des armées et de l'emploi de la force. Certes, les menaces militaires directes contre le territoire national se sont éloignées ; de même, les perspectives d’affrontements armés entre grandes nations se sont estompées ; plus globalement, la guerre, au sens historique du terme et avec le caractère dévastateur que lui confère désormais le pouvoir de destruction des armements modernes, semble céder la place aux crises multiformes à divers niveaux d'intensité, parfois sans adversaire clairement identifié. » Mais,  comment pouvons nous expliquer que  le Parti Démocrate(DP) en Turquie  a obtenu en 1950 53,5 %  contre  le Parti républicain du peuple (CHP) qui  a obtenu 40 %  et en 1954 65,5% contre 35,3 % c en 1957 47,7% contre 40,9  a été renversé pat les forces armées turques ? Comme les universitaires turcs, Lucien, Lardemelle considère que le coups d’Etat militaire de 1960 était une révolution (19) alors  que l’intervention de l’armée est dirigée contre un pouvoir élu légitimement par le peuple. Et le 15 septembre 1961 le Tribunal  de Yassiada a condamné 228 personnes à la peine capitale dont trois ont été exécutées : Armées Menderes ; premier Ministre ; F.R. Zorlu, Ministre des Affaires  Etrangères et Hasan Polatkan ; Ministre des Finances.

Alexandre Jevakhoff, conseiller de Michèle Alliot-Marie, à la Défense. Spécialiste de la Turquie contemporaine, il est par ailleurs l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le sujet. « Pour beaucoup d’observateurs ; le coup du 27 mai 1960 et les événements qui l’ont suivi annonçaient une véritable résurrection du kémalisme. Les généraux putschistes se plaçaient  délibérément sous la bénédiction d’Atatürk «Noble père ; si  vous nous approuvez et si vous estimez que nous marchons sur vos traces ; ce sera notre grande fierté » écrit armées médias  sur le livre d’or du Mausolée (20). Mais Alexandre Jevakhoff ne précise pas que le colonel Turkes demandait  à l’Ambassade des USA à Istanbul 50.000.000 dollars  et dans la même nuit 36 télégrammes  ont été envoyés  et le responsable de la CIA Warren  avait rendu visite chez armées médias  et l'Etat-Major turc envoya Turkes en formation à l'étranger, notamment aux États-Unis où il passa 3 ans. On le retrouve en 1960 porte-parole de la junte militaire qui le 27 mai 1960 renverse le gouvernement civil légitime et envoie à la potence le Premier ministre Armées Menderes et deux de ses ministres. La junte, où il joue un rôle important, met à la retraite d'office 300 généraux et plus de 700 colonels et commandants considérés comme " peu sûrs" car fidèles à la légitimité constitutionnelle. Et le Comité de l’Unité Nationale  a gracié les prisonniers sauf les Kurdes et 485 familles kurdes ont été emprisonnés dans un camps à Sivas où elles ont été détenues et puis envoyées à l’exil forcé et 49 intellectuels kurdes ont été  condamnés à des peine de prison. C’est le caractère anti kurde et anti-arménien [6] de l’armée turque  que nous examinerons.

             Lors des élections du 3 novembre 2002 le Parti de la justice et du développement (AKP) fait son entrée au sein de la Grande Assemblée nationale de Turquie et le Parti républicain du peuple (CHP), plus ancienne formation politique du pays, créée en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk, retrouve les bancs du Parlement dont il avait été évincé en 1999 pour la première fois de son histoire. Les islamistes obtiennent en 1999,  15,64% de voix  (111 sièges). Malgré que  les généraux ont chassé  Erbakan du pouvoir en 1997, le parti de la Justice et du développement (AK), islamiste, a remporté le 3 novembre une victoire sans précédent, d'une ampleur inattendue, aux législatives en Turquie. L'AK a obtenu 34,27% des suffrages et 363 des 550 sièges au parlement. Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), une formation laïque dirigé par Deniz Baykal, 64 ans, a obtenu 19,39% des suffrages et 178 sièges dans le prochain parlement. Neuf sièges sont allés à des indépendants. Aucun des autres 16 partis en lice --y compris ceux de la coalition gouvernementale tripartite sortante du Premier ministre Bulent Ecevit, le parti démocratique de Gauche (DSP, gauche nationaliste), Action nationaliste (MHP, ultranationaliste), Mère Patrie (ANAP, centre-droit)-- n'ont obtenu le minimum nécessaire de 10% des voix pour être représenté à l'Assemblée. C'est le cas également pour le parti démocratique du peuple (DEHAP), qui a obtenu 6,22% des votes au niveau national et plus de 40% dans plusieurs provinces kurdes à l'Est: Diyarbakir 56,20%, Batman 47,10%, Sirnak 46,00%, Hakkari 45,20%, Van 40,90%, Mardin 39,60%, Mus 37,90%, Agri 35,10%, armées nation 32,70%, Tunceli 32,50%, Siirt 32,20%, Israël 30,00%, Israël 22,00%, Urfa 19,3%. (Notes-3)

Depuis l’apparition de la Turquie moderne il y a 85 ans, une formation néo-islamiste et colonialiste  obtient la majorité absolue au Parlement et  peut donc diriger seule le pays. En raison de la loi électorale actuelle (qui fixe à 10% le pourcentage de suffrages requis pour qu’un parti entre au Parlement), 45% des 31 millions d’électeurs ne seront pas représentés dans la future Grande Assemblée nationale de Turquie et  l’armée turque a intervenu à trois reprises par la force dans la vie civile qu’il n’ y avait pas  de «  menaces militaires directes » Ce problème constitue d’ailleurs l’une des raisons avancées par le leader du Parti de la justice et du développement, Recep Tayyip Erdogan, pour expliquer la nécessité de modifier la Constitution. Le Parti démocratique du peuple (DEHAP), formation pro-kurde, recueille ainsi 6.5% des suffrages au niveau national et ne sera donc pas représenté au Parlement alors qu’il a obtenu plus de 40% des voix dans les principales villes » au Kurdistan Nord qui n’a pas pu élir un député au Parlement, mais lors des Elections en Turquie du 22 juillet 2007

C'est sans surprise que Armées raffle la mise en emportant la majorité absolue des suffrages (46.66%) et obtient 341 sièges y compris 75 députés réactionnaires religieux  Kurdes comme alliance des Tribus armées nation auprès de l’assassin rouge Sultan Albugo Hamide. Mr Gul qui afinancé Al religieux est le président de médias turc et Erdogan qui areçu chez lui  les Talibans est le premier Ministre et 75 députés sont des héritiers d’Idrissi Bitlisi qui a  massacré  avec  Yavuz Sultan Selim en 1514 700.000 Kotchgiriens et armées médias Ensuite arrive le parti de gauche nationaliste CHP puis enfin

le MHP, parti ultra nationaliste.En ce qui concerne le DTP qui avait présenté des candidats "indépendants" pour contourner la règle qui impose 10% au niveau national pour être représenté au parlement, il totalise 24 sièges.Selon  John Mason: « Une crise de légitimité touche globalement le pouvoir politique, liée à la tendance oligarchique d'un système marqué par des campagnes électorales impliquant de petites équipes d'experts, vendus au plus offrant, d'où des besoins financiers grandissants et finalement une faible participation. Comme l'opinion manifeste sa désaffection pour la plupart des institutions publiques à l'exception de l'armée, les élites politiques et militaires sont d'une extrême prudence pour son implication à l’extérieur. » (20) assassin -6)

Le rapport présenté en octobre 2004  à l’Assemblée Nationale  par le député  Guy Lengagne  accentue sur  la fonctionnalité  d’intervention militaire.

« La Turquie est une démocratie qui a subi trois coups État militaires en 1960, 1970 et 1980, une guerre civile de quinze ans contre des organisations kurdes faisant 35.000 morts, une instabilité gouvernementale chronique reflétant l'insatisfaction des électeurs les conduisant à essayer toutes les combinaisons possibles de coalition et à en changer à chaque élection, une crise financière de première ampleur largement provoquée par une manipulation du système bancaire par certains milieux corrompus, enfin un renversement des rôles dans lequel un gouvernement islamique modéré devenait le porteur de valeurs de la modernité et de la démocratie européennes à la place d'un pouvoir kémaliste qui en avait été le dépositaire historique tout au long du XXème siècle.» (22) Autrement  dit« la Turquie est en effet le seul pays avec lequel l'Union européenne a réalisé une union douanière. Par ailleurs, les chefs d’État et de gouvernement de l'Union européenne n'ont jamais contesté la légitimité de sa démarche lors des différentes étapes de l'examen des deux candidatures déposées successivement par ce pays, et n'ont émis que des objections tenant au respect de conditions applicables à tout État européen candidat.» selon le rapport. 

   Au fond, le rapport de la délégation française est une  approche diplomatique qui falsifie la réalité comme Mr Israël «La démocratie  turque a traversé » selon Israël « depuis ses débuts (1945-1950) trois étapes importantes dont deux sont marquées par des interventions militaires. Les voici : 1950-1960 ; Démocratique bipartite ; 1960 : intervention du 27 mai et 1960-70 : démocratie pluraliste ; 1971 : intervention du 12 mars ; 1970-1980 : démocratie sauvage » (23)La question qui se pose pour quelle raison la date du commencement de la démocratie turque commence à partir de 1945 alors que la République est fondée en 1920 ; et quel était le caractère du régime kémaliste qui a massacré vingt cinq fois le peuple kurde après les génocides des arméniens ; grecs ; assyro chaldéens et kurdes ? D’abord,  il n’y a pas de question kurde, ni le génocide  des Arméniens chez les universitaires  turcs  cités. Quant à Taner Akçam, est un néo kémaliste qui veut blanchir le kémalisme, alors que  Orhan  Pamuk et Mr Akçam savent que Kémal est l’un des premiers acteurs des génocides et il confirme dans  ses lettres à Enver Talat et Cemal  ses qualités  et ainsi que la haine contre la nation arménienne  dans ses lettres aux féodaux réactionnaires Kurdes. En reliant  Duverger,  insiste sur « un régime transitoire » « une étape nécessaire sur la voie du pluralisme », »une démocratie  en puissance » (24) n’existe  pas en  Turquie. Car de nombreux partis politiques  sont interdits en Turquie .Duverger pense que « ces deux attitudes n'expriment l'une et l'autre qu'une partie de la réalité. Les conservateurs les plus optimistes ne peuvent pas nier que, même si la politique a pour but de réaliser l'intégration sociale, elle l'atteint rarement d'une façon très satisfaisante. Ces cornéliens décrivent la politique telle qu'elle devrait être : plus raciniens, leurs adversaires la décrivent telle qu'elle est.  Mais eux-mêmes peuvent difficilement contester que leur peinture soit trop noire. Les gouvernements les plus oppresseurs, les plus injustes, remplissent quelques fonctions d'intérêt général, au moins dans des domaines techniques : ne serait-ce qu'en réglant la circulation automobile, en distribuant le courrier, en assurant l'évacuation des ordures ménagères. » (25). L’article de Maurice  Duverger du 27 mai 1961 paru dans le Journal Le Monde « pour les peuples semi développés (le kémalisme) est la véritable alternative au marxisme ». C’est inexact, «la Turquie, n’est  pas  une démocratie ; si elle l’est, ce n’est que la démocratie de «l'évacuation des ordures ménagères » par l’armée. La guerre contre le peuple kurde  n’est pas «une guerre civile de quinze ans contre des organisations kurdes». Depuis vingt trois ans l’armée turque, deuxième armée dans le monde, mène une  guerre  contre une seule organisation kurde qui dispose de 5000 hommes  et le pertes déclarées officiellement par l’Etat Major turc  sont 14526  soldats morts et 7961 blessés saufs les officiers et cadres supérieurs non déclarés. Alors les kurdes en Turquie représentent 20 % de la population active sur 80 millions. C’est une guerre, la Turquie doit la reconnaître. De plus,  la délégation a compté le nombre des morts  seulement  du côté des turques ; elle n’a pas  pris en considération le nombre  des Kurdes tués. Les chiffres relatifs aux Kurdes déportés, 250.000, manquent de précisions. Alors  que  selon l’organisation des Nations Unies le nombre des kurdes déplacés s’élève à plus  de 4000000.  De plus, la dépense annuelle de la guerre menée par l’Etat turc au Kurdistan coûte 10 milliards de dollars. Le résultat de la guerre déclenchée à l’encontre du peuple kurde est une destruction totale et catastrophique. Voici quelques preuves » avec l’aide militaire  accordée à la Turquie par la France  le bilan est le suivant/Environ 30 000 morts en 1997  (y compris les civils) 4000 villages détruits, évacués, déshumanisés. 3 millions d’exilés. Et 4 millions de déportés ainsi que 10.000 prisonniers politiques. Contrairement à l’avis de la délégation française, au sujet du nombre des victimes de guerre,  SIPRI, un certain nombre d’organismes un peu partout dans le monde étudient attentivement les conflits armés depuis des années. Parmi eux, l’Institut international d’études stratégiques (IIES) de Londres, l’Institut international de recherche sur la paix, à Oslo (PRIO), et le Interdisciplinary Research Programme on Causes of Human Rights Violations (PIOOM), à l’Université de Leyden, aux Pays-Bas.Le travail du PIOOM est particulièrement instructif. Celui-ci a élargi la portée de son étude sur la violence à des fins politiques au-delà des conflits armés majeurs pour inclure deux petites — mais tout aussi meurtrières — catégories de conflits : dont  les conflits de haute recensés par le PIOOM  en novembre 1999. Le nombre cumulatif de morts est  40.000. _ voir Notes –n-4)

         «  Jusqu’à présent, les sociologues se sont peu préoccupés de caractériser  et définir la méthode qu’ils appliquent à l’étude des faits sociaux. C’est  ainsi que, dans toute l’oeuvre de Spenser, le problème méthodologique n’occupe aucune  place ; car l’introduction à la science  sociale, dont le titre pourrait faire illusion, est consacrée à démontrer les difficultés et la possibilité de sociologie ; non à exposer les procédés dont elle doit se servir. Mill, il est vrai, s’est assez longuement occupé de la question » (26) ; mais il n’a fait que  passer au crédible de sa dialectique ce que Comte en avait dit, sans y rien ajouter de vraiment personnel. Un Chapitre du Cour de Philosophie positive, voila donc, à peu près, la seule étude originale et importante que nous possédions sur la matière(27) écrit Emile  Durkheim. «  On se contentait donc de peser  les mérités  comparés  de la déduction  et de l’induction et de faire une enquête sommaire sur les ressources les plus générales  dont  dispose  l’investigation sociologique » (28)

           Comme Emile Durkheim ; Dr. Ismail  Besikçi, dit, « Nous  avons un fait  social. Ce fait social est la nation kurde. Atatürk, lui  n’est pas partisan d’une solution démocratique de ce problème. Il s’engage pour une solution du problème  par la violence. De toute manière, il est impossible pour un gouvernement qui s’associe à la politique  de l’impérialisme occidental de partage  de la nation kurde. La politique  impérialiste du « diviser pour régner» d’approcher d’une question démocratique. Dans la constitution de 1924 se trouve, pour la première fois ; la solution d’un problème social et politique ; le problème de l’existence de la nation kurde, par des moyens idéologiques. Il ne fait pas de doute que  cette solution idéologique s’appuie essentiellement sur des moyens militaires. Selon  la Constitution de 1924, toute personne vivant sur le territoire est turque, placée sous la souveraineté  de la République turque. Et cette personne est censée être satisfaite et fière de son être turc. La formulation correspondante dans un arrêté de tribunal s’énonce  ainsi : « L’Etat turc est indivisible du point de vue national et territorial ». Ainsi se trouve résolue une question sociale et politique  par une formule constitutionnelle. Etant donné que, d’après  la Constitution, tout le monde est turc, il va de soi que les Kurdes également sont turcs. Cela signifie que les Kurdes  doivent renier leur identité nationale et leur personnalité et se percevoir comme turcs.Ils doivent crier : je suis turc et fier de l’être » et « heureux celui qui peut dire : je suis Turc ». Dans ces conditions ; ceux qui  revendiquent leur caractère kurde et veulent des droits  nationaux en tant que  kurdes sont poursuivis pour avoir enfreint la Constitution. Ils sont inculpés comme traîtres à leur pays. On part du principe que la Constitution exige la liquidation de tels gens et qu’il faut les isoler de la société. L’influence de leurs  opinions  doit être détruite irrémédiablement. La conséquence ultime de ces pensées et de leur mise  en exécution fut la liquidation par massacres, les déportations et les exécutions ainsi que la croissance rapide du rythme des entreprises d’assimilation »(29)

            Vingt six ans après  cette lettre du Dr Besikci s’est adressée  au Directeur de l’UNESCO le 27 avril 2007 le Chef de la L’Etat Major turc Mehmet Yasar Buyukkanit  a menacé directement les  Kurdes par son commandement « heureux celui qui peut dire : je suis Turc   et avec 250.000 soldats  stationnés à la frontière  turco irakienne, l’aviation turque  bombarde  régulièrement la région du Kurdistan Sud depuis le 6 mai dernier. Il faut préciser que c’est Yasar Buyukkanit qui a menacé directement l’écrivain arménien Hrant DINK[7] et  le 23 janvier 2007 nous avons expliqué que le général Veli Kuçuk  est impliqué avec Yasar Buyukkanit da           ns l’assassinat d’Hrant DINK et le Général Veli Kuçuk vient d’être arrêté avec son équipe un an après de notre article concerné.

Nous sommes en face d’une réalité des faits sociaux, falsifiés et niés   par les chercheurs  turcs, américains français, anglais, néerlandais et par les députés français ; européens  et nous pensons que le rôle de l’histoire politique comparative,  est  l’analyse  des  phénomènes  historiques, sociologiques objectivement en tant que tels dans la causalité des processus sociaux politiques par rapport à la réalité existante du réel dans son évolution historique.

 

POSITION DU PROBLEME METHODOLOGIQUE

La question qui se pose est qu'est-ce qui peut faire de l’histoire politique  une science positive  pour analyser le phénomène de  l’armée turque et ses expériences politiques  et militaires relatives aux génocides des peuples? Quelles sont les méthodes qui doivent être celles de cette discipline pour qu'elle soit scientifique par rapport   à la question  traitée? Telles sont les deux questions que  nous prendrons  des Règles de la méthode sociologique. Nous posons la question comme   Durkheim, « considérer les faits sociaux comme des choses. » « Choses » signifie ici « faits physiques ».mais pour nous « choses » « l’Armée turque et ses pratiques » relatives aux génocides  des Arméniens , des Grecs et des Kurdes .Cela signifie-t-il que les faits sociaux seraient assimilables à des faits historiques ? Ce n'est pas ainsi qu'il faut interpréter la phrase. Durkheim veut dire que la méthode en sociologie doit être analogue à la méthode en physique. Or que fait le physicien ? Il tente d'expliquer les faits. Expliquer n'est pas comprendre. Expliquer, c'est analyser, chercher les causes alors que comprendre, c'est ramener à l'unité, faire la synthèse. « Traiter les faits d'un certain ordre comme des choses, ce n'est pas les classer dans telle ou telle catégorie du réel ; c'est observer vis à vis d'eux une certaine attitude mentale. C'est en aborder l'étude en prenant pour principe qu'on ignore absolument ce qu'ils sont et que leurs propriétés caractéristiques, comme les causes inconnues dont elles dépendent, ne peuvent être découvertes par l'introspection même la plus attentive. »

Nous prendrons les choses  dans sa réalité historique à partir de l’analyse concrète. De l’empire ottoman  jusqu’à nos jours  la crise qui domine actuellement la situation en Turquie  a une double cause : militaire et politique. Les causes militaires de la crise sont en grande partie liées à des causes politiques. Car la Turquie qui est un pays membre de l’OTAN, a conclu un contrat d’un montant de 1,78 milliard de dollars portant sur l’achat de 30 chasseurs F-16 à l’avionneur américain Lockheed Martin, dans le cadre d’un ambitieux programme de modernisation de ses forces armées. En vertu du contrat, les avions seront fabriqués, montés, testés et livrés par la compagnie turque Tusas à Ankara, a déclaré le ministre turc de la Défense, Vecdi Gonul."Grâce à ce projet, des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers turcs auront de nouvelles possibilités d’emploi et cela compensera une partie du prix d’achat des 30 appareils", a dit Gonul au cours de la conférence de presse consécutive à la signature des contrats. L’ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, Ross Wilson, a déclaré voir dans ce contrat un exemple de coopération étroite entre les deux pays. La Turquie compte la deuxième armée de l’Otan après celle des Etats-Unis. Lockheed Martin est quant à lui le principal fournisseur du Pentagone.

            A la fin 2006, le groupe américain d'aéronautique et de défense Lockheed Martin a reçu du gouvernement américain un contrat de 635 millions de dollars pour la modernisation de la flotte de chasseurs F-16 de la Turquie. Au terme de ce contrat, daté du 22 décembre, Lockheed Martin fournira à l'armée de l'air turque 216 kits de modernisation pour ses avions de combat polyvalents F-16C et F-16D, ainsi que diverses prestations de type essais en vols, formation et support technique, a précisé le groupe. Ce sont ces avions que la Turquie utilise dans le bombardement du Kurdistan.

            L'exécution de ce contrat, qui s'appuie sur un accord gouvernemental américano-turc signé en avril 2005, doit durer jusqu'en février 2016. Le ministre turc de la Défense Vecdi Gönül a affirmé fin octobre 2006 que son pays s'engagerait à acheter à Lockheed Martin une centaine de chasseurs de nouvelle génération F-35, pour une valeur estimée de 11 à 12 milliards de dollars. J’ajoute que  l J’ajoute que   des centains de millions euros versés en Turquie  serviront comme à l’époque des crimes de génocide réalisés par Les kémalistes avec l’aide des bolchevicks à la rénovation des mosquées pour commettre des crimes contre l’humanité mais pas à la rénovation des Eglises  et des Monastères  Arméniennes et des Grecques.

             Au niveau de la gestion militaire, on sait  que le Conseil de l'Atlantique Nord, est le principal organe décisionnel de l'OTAN, qui se prononce sur le rôle de l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme. Les aspects spécifiques des activités de l’OTAN sont développés par l’intermédiaire d’organismes et de comités spécialisés au sein desquels le général  Yasar arrêté  avait effectué sa  spécialisation (30). Mais  au  sein de l’OTAN les forces armées turques utilisent depuis    des années des mécanisme du  terrorisme d’Etat avec  52 bases militaires  de l’OTAN ont été déployées pour contribuer à protéger l’attaque  de l’Armée turque au Kurdistan Sud.. « Les pays membres de l'OTAN et les pays partenaires collaborent aussi dans le but d'améliorer l'état de préparation civile face aux conséquences d'éventuels attentats terroristes perpétrés au moyen d'agents chimiques, biologiques ou radiologiques, et de pouvoir gérer ces conséquences. Dans un premier temps, ils ont établi un inventaire des capacités civiles et militaires nationales pouvant être mises à disposition pour aider les pays touchés. » Alors que ce sont les forces armées turques  qui ont utilisé  les armes chimiques  et bactériologiques contre les combattants  kurdes ; ont incendié nos forêts et ont détruit 4000 de nos villages et forcé à la déportation de 6000 000 kurdes.  Comme tellement bien  précisait Monsieur J.M. Demaldent[8] dans son article « Regard froid sur une tragique impasse »,«  On parle avec raison aujourd’hui des déportations de masse, des massacres et de la terreur auxquels procèdera Mustafa Kemal. On estime à au moins 1,5 million le nombre des Kurdes victimes des déportations pendant toute cette période. On attribue à juste titre cette politique au nationalisme qui constituait la plus importante des six «flèches» du kémalisme.

 

Il ne s’agit pas de minimiser en quoi que ce soit l’horreur qu’il faut imputer au kémalisme Mais on ne comprend rien à la tragédie encore actuelle quand on ne saisit pas ensemble tous les aspects de cette politique. C’est en luttant contre les révoltes kurdes religieuses et traditionnelles que Mustafa Kemal a accéléré ses réformes laïques et occidentalistes ; en leur conférant ainsi un fort parfum nationaliste turc et anti-impérialiste contre un séparatisme «féodal» et «fanatique» manipulé par les Anglais. En même temps, le nationalisme de Kemal revêtait une dimension «républicaine» et territoriale très différente du «racisme» dont certains kémalistes se réclamaient. On ne comprend rien au problème kurde actuel si on ne saisit pas que le progressisme républicain et laïc de Mustafa Kemal et la politique d’assimilation des Kurdes par la terreur et le militarisme sont historiquement liés et constituent un seul héritage. » Mais  il nous semble que  Mr Jaap de Hoop Scheffer  n’a jamasi  condamné  ces actes du terrorisme de l’Etat Turc, alors  les dirigeants de l’OTAN planifient  la nouvelle  stratégie suivante :

              « La Force de réaction  est composée de navires, d’aéronefs et de troupes terrestres capables de réagir à toutes sortes de situations de crise partout dans le monde sur un très court préavis. Elle fonctionne selon le principe des «rotations », les pays membres de l’OTAN engageant des unités terrestres, aériennes et navales ou des forces spéciales pour une période de six mois. L’entraînement est donc essentiel et c’est grâce à des mises à l’épreuve dans le cadre d’exercices de ce type que la NRF reste constamment prête à remplir n’importe quelle mission que les décideurs de l’OTAN pourraient choisir de lui confier. »  Et la  question qui se pose : Qu’est ce qu’une armée ? Qu’est- ce que l’Armée Turque ? Qu’est- ce que l’Armée verte?   Quelle est son histoire  et son programme politique et militaire ? Est-ce que l’Armée Turquie  est une armée  ottomane transformée en une autre forme militaire dirigée par les mêmes militaires et les mêmes  pachas ? Si oui, quelle était la place de l’Armée verte ? Comment pouvons-nous expliquer la continuité  militaire dans les  pratiques militaires   des actes génocidaires sont commis, plus particulièrement lors du génocide des chrétiens en 1861 en Syrie, des arméniens  en 1894 l’utilisation des forces armées hamidiennes formées par les généraux allemands  et ainsi que dans le génocide  des Arméniens de 1915 à 1923 et des Grecs  des Assyro Chaldéens  et des Kurdes et leur déportation de 400 000  en 1916 et 1917 par  Mustafa Kemal ? C’était  était le rôle de l’OS du CUP et  de l’armée kémaliste turque dès  dans la fondation du nouveau régime Sur quoi, sur  quelle structure militaire les armées sont constituées ? Quelles  étaient ses alliances  sur le plan historique  entre l’armée impérialiste  allemand et l’aide sociale impérialiste des bolchevicks ?

            Quel rapport établir entre l’Armée Turque et le pouvoir? Quel était le rôle de Mustafa Kemal, en tant que militaire dans la fondation de État quelle était l’influence  de la doctrine militaire  allemande sur la pensée militariste de Mustafa Kemal ; plus particulièrement  l’influence  de Karl Litzmann  et de Baron Von der  Goltz Pacha  comment Mustafa Kemal a traduit  et a publié à partir de 1909  dans la  mesure où Mustafa Kemal a lui-même expliqué dans ses ouvres complètes  qu’il n’arrive pas à parler l’allemand? Comment pouvons nous expliquer à la fois l’évolution historique de la société ottomane  et la transformation les trois coups d’état réalisés par l’Armée Turquie? Dans ce sens comment pouvons nous expliquer le rapport entre le pouvoir élu par le peuple et l’intervention de l’armée par la force pour renverser le régime politique? Quel rapport établir entre l’armée et État? Qu’est ce que État turc? Est-ce que l’État turc est un État profond ou non? Si oui quelles sont ses caractéristiques? Quelles sont les pratiques militaires actuelles de l’Armée Turquie? Quel est le rapport entre les gouvernement précèdent et avec État profond? Quelles sont ses pratiques militaires économiques au Kurdistan? Quels sont les critères d’accès à l’UE, dans la mesure où sur site Internet de l’État Major turc, un document Officiel niant le génocide des arméniens? Quel est le rôle de l’armée dans la guerre au Kurdistan de Turquie? Quel est le profit militaire des organismes de l’Armée Turquie? Autrement dit quelle est la structure militaire des forces armées turques, ses rapports avec l’OTAN, comment l’Armée Turquie fonctionne? Quelles sont les conséquences de la guerre au Kurdistan? Quel le rôle de l’Armée Turque dans la politique mondiale en tant que forme d’organisation militaire et politique sous le titre MGK (Conseil Général de la Sécurité Nationale) et ses rapports direct avec OYAK et ses systèmes banquiers? Comment pouvons nous expliquer l’investissement de ses capitaux par les structures financières de l’Armée Turquie au Kurdistan Sud et ses rapports avec les autres pays? Autrement dit ; compte tenu  des moyens de production militaire et civile privée de l’Armée  Turque, la question qui se pose  est de savoir  la mondialisation exerce-t-elle une influence sur la puissance militaire et les emplois de la force armée et, si oui, laquelle et jusqu’à quel point ? Les conséquences de la mondialisation sur la puissance militaire font l’objet d’intenses débats théoriques, empiriques et politiques. Les analystes d’inspiration libérale soulignent l’ampleur et l’influence de la mondialisation qui impose des contraintes de plus en plus rigides aux dirigeants politiques et militaires, limitant leur capacité à créer la puissance militaire et à employer la force armée. Inversement, les analystes d’inspiration réaliste contestent l’ampleur et l’influence de la mondialisation et, quand ils lui reconnaissent un rôle, elle leur apparaît comme une source de vulnérabilités qui favorisent l’emploi de la force armée et multiplient les conflits armés. En dépit de leurs différences, les lectures libérales et réalistes de l’impact de la mondialisation sur la puissance militaire ont, aujourd’hui comme dans les années 1970, un point commun : ce sont, le plus souvent, des approches «structurelles», situées au niveau du système international. Elles ne s’aventurent guère au niveau de «l’agent», les Etats, les armées, les acteurs politiques et militaires. Conséquence de ce primat des déterminants structurels, les hypothèses libérales et réalistes constituent un préalable indispensable et utile mais qui demeure indéterminé. Ces hypothèses négligent les perceptions et les pratiques des acteurs politiques et militaires et disent finalement peu de choses des processus politiques et organisationnels par lesquels les dirigeants politiques et les militaires s’approprient, ou  ignorent les dynamiques de la mondialisation, innovent, s’y adaptent ou la subissent. Cohérent avec cette approche « systémique », le problème des éventuelles conséquences de la mondialisation a souvent été abordé, et opérationnalisé sur le plan méthodologique, en terme d’impact du commerce (ce qui n’est qu’un aspect la mondialisation)  sur la guerre (ce qui n’est qu’un aspect la puissance militaire). De ce point de vue  comment pouvons nous analyser les trois coups  d’Etat militaires  et les autres coups d’Etat qui ont été considérés  « post modernes » ?

             Jean-Marie Demaldent considère qu’ « On ne peut ici reprendre la question d’un point de vue historique depuis l’Empire ottoman, malgré l’intérêt que cela représente. Mais au moins, convient-il de rappeler que le traité de Sèvres (1920) avait envisagé la création d’un Kurdistan au nord du vilayet de Mossoul et que les Kurdes du nord avaient participé activement à la “guerre d’indépendance” dont procèdera le nationalisme turc moderne aux côtés de Mustapha Kemal contre la double menace arménienne et grecque. II est vrai qu’à l’époque, Kemal mobilisait pour «libérer la terre d’islam souillée par les giaours» et reconnaissait l’existence d’un peuple kurde associé au peuple turc. Les Kurdes ne pouvaient pas imaginer alors que leur combat déboucherait sur la fondation d’une république laïque exclusivement turque où il serait même interdit de prononcer le mot de kurde; en même temps que sur le traité de Lausanne, partageant les Kurdes entre la Turquie, l’iran, l’irak et la Syrie. »[9]

 

A la lumière de ces questions nous avons posé nous examinerons dans un premier à partir d’une perspective historique ;  nous voulons analyser  l’histoire de l’armée ottomane et turque et ses alliances militaires, Alliance Franco –Ottomane ;  Alliance Germano Ottomane turque    et le renversement du régime du Sultan Abdul Hamid par les officiers du Comité  Union et Progrès  CUP son histoire, sa politique contre les nationalités; ainsi que le rôle politique et militaire du CUP et  de Mustafa Kemal dans les génocides  des Arméniens, des Grecs et des Asyro Chaldéens et des Kurdes  en tant que  fondateur de l’organisation « liberté  et patrie » et  avec  Enver Pacha ; Taalat et assassinat avec ses organisations paramilitaires « Teskilat i Mahsousa » Organisation Spéciale » et des partis politiques concernés, comme Ay YILDIZ (Lune et Astre) dans un deuxième temps nous voulons mettre l’accent sur le rôle  des cadres militaires du Comité de l’Union et Progrès dans  la fondation de 1’Etat turc, ainsi que dans pratiques et son passé et l’histoire de l’armée, en même temps de  préciser ses caractéristiques militaires et des moyens économiques qu’elle détient ainsi que  le rôle essentiel  de  Mustafa Kemal ; sa formation militaire ;  au travers de ses Œuvres Complètes  ses relations avec  les  bolcheviks et avec les chefs Kurdes ; dans une deuxième partie nous élaborons   les expériences  politiques de l’armée turque dans la réalisation de trois coups d’Etat précédents et les deux coups d’Etat post-modernes ainsi que le rôle économique  de l’Armée turque  dans le cas de précisait dans la phase de la globalisation et les conséquences de la guerre au Kurdistan. Dans la troisième et quatrième partie   nous examinerons  l’Armée turque, ainsi que le  coup d’Etat Militaire du 27 mai 1960 et le Comité de l’Union Nationale (CUN) Procès de Yassiada ,la révolte des officiers  des forces armées en février 1962 et en mai 1963 la  déportation des Kurdes et les camps militaires de Kabayazi,  a question Kurde et la dictature militaire . Le coup d’Etat Militaire du 12 Mars 1971 le coup d’Etat Militaire du 12 septembre 1980et la constitution  de la dictature militaire Colloque de l’UNESCO consacré à Mustafa Kemal  et La question nationale  arménienne et la colonisation de l’Arménie Occidentale ainsi que la négation n  génocide des Arméniens en tant que politique du terrorisme d’Etat. Nous examinerons  éga lement la lutte armée  contre l’Etat Colonialiste et impérialiste turc au Nord  Kurdistan et la déportation forcée des Kurdes ,la stratégie et la tactique   de la lutte armée au Nord Kurdistan et l’Avenir de l’Etat Fédéré du Sud Kurdistan

 

 

 

LE GENOCIDE  DE KOTCHGIRI

 

Les méthodes et les techniques  d’exterminations chez  Mustafa Kemal  le génocide de Kotchgiri :

DIVIDE ET IMPERIA

 

           Au fond le malheur kurde commence par l’Islam. L’islamisation du Kurdistan est le commencement du colonialisme, arabe, turc et perse. L’entrée des turcs en 1071, c’est l’entrée du mal entre les peuples d’Anatolie. L’existence du christianisme ne dérangeait pas de la cohabitation des  peuples convertis au zoroastrisme. Car le judaïsme et le christianisme étaient des religions qui ont été influencés par le zoroastrisme, En 1514, les Tribus Kurdes à l’Islam  Sunnite ont collaboré avec Yavuz Sultan Selim et plus 700.000 proches du zoroastrisme, Ehl –i Heq, Kizilbachs ont été massacrés avec l’aide d’Idris i Bitlisi et 300.000 ont été exclus de l’Armée ottomane.  En 1639, le Kurdistan est divisé entre l’Empire ottoman et persan. C’est pourquoi Mustafa Kemal utilise les mêmes méthodes et tactiques  du colonialisme islamique.

 Dans sa lettre en date du 16-06-1919  au Chef  Kurde  Cemil Pasazade Kasim Bey dit «  j’ai de confiance en vous  totale en vous , en raison de la défense du Khalife et de la monarchie en raison  des sacrifices  que  vous avez fait pour  l’indépendance totale  de l’Etat et je ne soutiens pas  la théorie selon laquelle Les Kurdes se séparent et de l’Etat et de fonder d’un Kurdistan indépendant sous l’égide de la domination anglaise. Car cette théorie est favorable  pour les arméniens. Le représentant anglais a déclaré que  les réfugiés arméniens vont rentrer sous la protection des militaires arméniens. Naturellement j’ai refusé  Les Kurdes et les turcs sont des frères ; notre but est d’empêcher à la division de notre Patrie. Pour que la liberté et la prospérité de mes frères  Kurdes  soient garanties  je suis totalement  sympathisant qu’ils puissent bénéficier  de tous les droits. »([10] )

 

 

 

 

 

Nous constatons que  Mustafa Kemal([11] )a envoyé de Sivas  dans le même jour de nombreuses lettres  aux Chefs des Tribus Kurdes, en tentant de faire tuer les Kurdes par les Kurdes? Sa politique militaire machiavélienne a pour but  l’utilisation des moyens pour arriver au but final. C’est, dans  sa lettre en date du 09-09-1919 aux commandants du 15.ème et 20.ème  Corps d’Armées,[12] qu’il l’a écrit ” Nous avons  fait la connaissance  que le Colonel anglais Major Noël accompagné par   Mevlenazade  Rifat, Berdixan Kamran et Celadet, Cemil Pasazade Ekrem Cemil bey  font la propagande contre notre patrie   pour la fondation d’un Kurdistan Indépendant, sont venus à Malatya et puis  le gouverneur d’Elaziz Ali Galip les a accompagné avec le muttésarrif de Sancak. Il a été décidé  l’envoyer  le 15 ème régiment d’Harput  les unités  militaires équipées des mitrailleuses  et deux régiments de  la cavalerie d’Aziziye ainsi que le 12 ème  régiment  de la cavalerie qui se trouve à Malatya et de les arrêter et de me communiquer  le résultat immédiatement.”(199)

La question qui se pose  quelles étaient les convictions politiques Cemil Pasazade Kasim? Quel rapport établir  entre Mustafa Kemal et Cemil Pasazade Ekrem? Est ce que Mustafa Kemal  luttait  pour Khalife et pour nation islamique ottomane? Si oui quels étaient ses liens  idéologiques et  politiques  avec Sa Majesté par rapport aux Kurdes ? Si non, quelles étaient la stratégie et tactique de Mustafa Kemal dans la politique  de l’utilisation des Kurdes  contre les anglais comme il a utilisé contre les Russes  puis les exterminer pour arriver à son but c’est à dire; c’est  l’occupation du marché divisé  et de  la colonisation du Kurdistan? Quel est le fondement idéologique de la turquisation de la politique kémaliste  afin de massacrer  les  autres peuples opprimés? Comment pouvons nous expliquer le double langage de Mustafa Kemal  dans les cas de ses rapports avec les deux frères  Djemil Pacha Zade vis à vis à la nation kurde d’hier et aujourd’hui?

Selon le  document de l’Archives de Vincennes[13] Ekrem bey,fils de Djemil pacha est originaire de Diyarbakir, fit campagne du Caucase comme officier de réserve sous l’ordre de  Mustafa  Kemal qui le  connait parfaitement. Pour  Ekrem Bey, « Mustafa Kemal  a été  pour  les Kurdes  ce qu’ont été Djémal pour les Arabes, Talaat et Enver pour les Arméniens, il est chargé  d’une mission ignoble et cruelle; l’extermination des Kurdes. Pour arriver à ce but; il a employé deux procédés: le pillage et le massacre/ Dans cette double besogne, il aidé de ses deux séides; le major Chevki et le colonel Arif. Le premier dirigeait l’opération du pillage, le second celle  des massacres. Le major Chevki a entassé une énorme richesse grâce à ses rapines. Il s’occupe aujourd’hui tranquillement de commerce. Le colonel Arif continue à servir son maître avec fidélité; il est lieutenant du chef  du Techkilazt i  à Afyon Kara Hisar, l’un des centres du Mouvement National. Il va  sans dire  que  dans l’ouvre d’extermination des Kurdes; comme les autres nationalités non  turques, le pouvoir civil marchai la main dans la main avec les autorités militaires.A cette époque, diyarvekir avait comme vali un nommé Bédri qu’il ne faut pas confondre avec l’ancien directeur de la police. Cet homme, une véritable  hyène, est l’un des hôtes de Malta.« L’impression que  les Kurdes  jouissaient, comme musulmans, de la confiance du  gouvernement turc est une erreur. La politique de  turquisation sans merci ne voulait pas faire   de distinction entre les éléments non turcs. Dès  le commencement, les Kurdes  étaient suspectés au même titre que les Arméniens  et les Grecs  »(200) La hostilité  de  Mustafa Kemal  envers du Peuple Kurde est au même niveau que des Arméniens et  des Grecs. Pour justifier prenons les réponses  Mustafa Kemal qui a donné aux journalistes  lors d’une Conférence de Presse   à Izmit le 16 janvier 1923. Le journaliste  Ahmet Emin Bey «  Vous avez posé  et parlé de la question kurde ? Qu’est ce que la question kurde? Est-elle une question interne?» Ghazi Mustafa Kemal Pacha a répondu (voir le texte ci dessus) que  du point de vue de nos intérêts ; c’est à dire  les  intérêts   des turcs il n’y aura  jamais une  question kurde. Comme vous le savez; les kurdes  sont si implantés  parmi  nos frontières  nationales turques, ils constituent une majorité absolue dans les régions dont les frontières sont limitées. Mais ils ont commencé à perdre leur majorité; en entrant parmi les éléments turcs; si nous voulons déterminer les frontières kurdes; alors nous allons détruire le turkisme et la Turquie»([14])

 

 

 

  Dans  sa réponse à la question  concernant Mousoul Mustafa Kemal a répondu que « Le département de Mossoul est dans  nos frontières nationales; j’ai utilisé  le concept  des”frontières nationales” il faut  des frontières nationales lord du débat du Traité. Que doivent être ces frontières ?... en vérité au Sud  de Mousoul nous avions une armée, puis  le commandant anglais est venu  et il a trompé Ihsan Pacha; et s’y est installé. Pour nous la ville de Mousoul représente une très grande valeur pour deux raisons. La première  consiste aux riches  sources pétrolières dans le département, la  deuxième; elle est aussi importante que les sources pétrolières; c’est la question kurde? Les  anglais veulent  former une gouvernement  Kurde;, si ce gouvernement  est instauré; cette situation va  influencer  les Kurdes  qui sont dans  nos frontières nationales. Pour empêcher à cela il faut définir l notre frontière sud.»([15])

Dans sa réponse  à la question posée par le correspondant  d’United Press à Edward  King lors de l’entretien  en date du 22 octobre 1922 “ Voulez vous  revendiquer la région pétrolière du Kurdistan?

 Mustafa Kemal  a répondu que :

La province de Mousoul est dans nos frontières nationales”([16])

D’abord; la déclaration de Mustafa Kemal  n’est pas juste  au sujet de l’aide  des britanniques accordée  au Peuple du Kurdistan Sud; car le Kurdistan Sud menait  la lutte armée  sous la direction de Cheik Mahmoud Berzenzi  contre l’impérialisme britannique et contre les provocation du Major Noël, Mahmoud Berzenzi marche sur Suleymanieh le 22 mai 1919 a fait prisonnier le major Greenhouse  se déclare le Roi du Kurdistan. La réplique  des anglais  est immédiate et assez dure ; le 17 juin 1919, le général Fraser marche sur Mahmoud Berzendji, installé  dans gorge de Darbendé  Baziyan. Capturé le 18 juin 1919 est amené à Bagdad  condamné à mort ; puis envoyé en exil en Inde. Alors qu’à cette époque  C’est Mustafa Kemal lui même qui  avait collaboré avec les Britanniques sous l’égide de Damat Ferid Pacha qu’il a quitté  Istanbul de Constantinople pour Samsoun  avec le visa britannique. Quant à Cheik Mahmoud Berzenzi   il revient au Kurdistan Sud en septembre 1922 il se proclame de nouveau »Roi » du Kurdistan (octobre 1922)  il émet des timbres postaux et fiscaux représentant deux poignard entrecroisés et fait éditer un journal : Roja Kurdistan_ le Soleil du Kurdistan). Celui-ci est replacé plus tard par la Voix de la Justice (Dengê Heq). Les conflits  ne tardent pas  à éclater de nouveau entre Cheik Mahmoud Berzenzi   et les anglais. Un nouveau soulèvement éclate, mails il est vite écrasé dans un  bain de sang par les R.A.F. (Air Royal Force) et le 3 mars 1923. Sous les bombardements aveugles, Cheik Mahmoud Berzenzi   est passé au Kurdistan Oriental au département de Sardecht. Désireux de prendre sa revanche, il revient au Kurdistan Sud en  juillet 1923, Mais il se heurte aux nouvelles attaque aériennes (le 16 août 25 décembre 1923 et 24 mai 1934 qui l’obligent à se réfugier à Pendjouin où il reste jusqu’en 1930, suite au nouveau soulèvement il a été capturé par les anglais envoyé au Sud d’Irak en résidence surveillé jusqu’en 1941. Quand à Mustafa Kemal qui accusait les  indépendantistes  du Kurdistan , lui-même il était au solde de l’impérialisme anglais. Au sujet  des villes de  Mousoul; en divisant et colonisant le Kurdistan  pour les intérêts   colonialistes et impérialistes anglais et turcs, il a joué avec les Soviétiques; les français et  les italiens. Alors qu’en 1916 ; débutaient les magnifiques victoires du Grand Duc Nicolas en Arménie Occidentale. En dépit des rigueurs de l’hiver  caucasien et difficultés de terrain considérables, les russes s’empares d’Erzeroum, clef de l’Arménie ; le 16 fèvrier-puis Mouch-Bitlis et de Trébizonde en mai.

« En Egypte, les anglais décidés mettre le canal Suez à l’abri d’un coup de main  germano-turc concentrent 200.000 hommes. L’attaque envisagée se produit en effet en août mais les turcs battus sont vigoureusement poursuivis par la cavalerie  britannique et en décembre  1916, les anglais à leur tour passent à l’offensive et s’empare El Arich puis de Rafa.

Mais  l’événement capital de 1914 est le soulèvement des Arabes contre la Porte Sublime. A la faveur de  faiblesse des garnisons turques du Hedjaz, du Yemen et de l’Asie, et poussées en sous main l’Angleterre, les Arabes, dirigés par l’influent Chérif Hussein, s’empare de la Mecque ; de Djedda, de Taif ; et de Médine. L’indépendance des Arabes vis-à-vis des Turcs est proclamée. Cet événement est le premier  symptôme de la dissolution de l’Empire ottoman. »([17])

Par des accords secrets conclus en mai 1916 entre la France et l’Angleterre ; l’Etat rabe  indépendant était reconnu. La France obtenait la reconnaissance de ses droits sur la Syrie  et la Cilicie, sur Sivas ; sur un territoire délimité d’accord avec la Russie et sur la région de Mousoul.

Pendant que l’Europe se déchire sous la Première Guerre Mondiale, la Grande Bretagne et la France signent, en mai 1916, un accord secret qui définit, pour l’après guerre, la partition du Moyen-Orient en zones distinctes gouvernés sous leur mandats. Ce contrat est réalisé par Sir Mark Sykes et M. François Georges Picot avec l’accord de la Russie, encore tsariste, et de l’Italie. Tous veulent leur part : la Russie exige Constantinople et la moitié septentrionale de la Perse, l’Italie veut des îles méditerranéennes et l’Anatolie, la France requête la Cilicie, la Syrie et le Liban et la Grande Bretagne se réserve la moitié méridionale de la Perse, la Palestine et la Mésopotamie. Français et Anglais seront les grands gagnants du partage.

 

 

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Cette manœuvre des deux grandes puissances coloniales reflète la face maligne de l’Europe car, sous l’étiquette salvatrice des peuples soumis et après tant de promesse d’indépendance faites aux différentes ethnies, ils les condamnent à continuer une existence opprimée mais sous un autre gouvernement. Un tel comportement ferait aujourd’hui scandale mais serait tout de même admis car la situation actuelle nous le montre en un Irak « démocratique » sous l’égide des Etats-Unis. Ces manières sont encore présentes un siècle après le traité Sykes-Picot.

  1. Suite au triomphe des puissances européennes sur l'Empire Ottoman en 1918, beaucoup de nouveaux apparaissent au Moyen Orient mais une nouvelle carte créée par les puissances coloniales divise la région en cinq zones distinctes sous administration Britannique et Anglaise. Ainsi, les européens ne respectent aucunement les promesses faites aux peuples « libérés ». zone bleue française, d'administration directe formée du Liban et de la Cilicie;
  2. zone arabe A, d'influence française comportant le nord de la Syrie et la province de Mossoul;
  3. zone rouge anglaise, d'administration directe formée du Koweït et de la Mésopotamie;