LES
BASES HISTORIQUES DE LA SOLIDARITE DES ECRIVAINS DU KURDISTAN AVEC LA NATION
BASQUE ET LES ECRIVAINS ET
JOURNALISTES BASQUES
Nous
savons que l’histoire du Peuple Basque a fait l’objet d'études
innombrables de la part de chercheurs en anthropologie, en biologie ou
linguistes depuis plus d’un siècle. Un grand nombre d’hypothèses des
plus sérieuses au plus farfelues ont donné des résultats qui confirment désormais
l’enracinement des Basques dans cette partie de l’Europe depuis la préhistoire
et tendent à classifier le peuple au rang d’ancêtre. La
Nation Basque vit dans
les sept provinces historiques du Pays Basque (20 747 km²) et se répartissent
entre la France et l'Espagne, à proximité du golfe de Gascogne au
bord de l'océan Atlantique, sur les deux versants des montag nes pyrénéennes,
de Mauléon-Licharre à Bilbao. L’analyse
des faits historiques et des éléments archéologiques
et linguistiques justifie que le Peuple Basque fait l’objet d’un génocide
culturel. Comme le peuple Basque le Peuple du Kurdistan a fait l’objet
d’un génocide physique et biologique ; culturel et écologique.
Toutes les recherches archéologiques
au Kurdistan sont falsifiées par les Etats
colonialistes Turquie
l’Iran et l’Irak et la
Syrie. La construction des huit barrages
sur le fleuve sacré de Mounzoure qui a une longueur de 85 km dans le
département de Dersime au Kurdistan Nord est une négation de la
civilisation et un génocide écologique et
culturel. En comparant avec
la situation du Peuple Basque nous constatons que les pièces de monnaie
ci-dessus du 1 er
et II èmes siècles avant J-C ont été trouvés dans le nord de
l’Espagne avec l’inscription suivante écrite utilisant un alphabet ibérien :
Barscunes. Les lieux dans lesquels elles auraient été monnayées ne
sont pas identifiés avec certitude mais les historiens avancent l’hypothèse
de la région de Pampelune ou de Roquefort
car ceux sont des secteurs où se situaient les Vascons durant cette
période. Aujourd'hui, on pense que Vasco en latin vient de la racine
basque et aquitaine employée par les Basques pour se nommer eux-mêmes.
Cette racine est eusk -, qui est en effet étroitement lié au latin. Il y
avait également des peuples d'Aquitains que les Romains ont appelés les
Ausci, et qui semblent également venir de la même racine. Pour
remédier à cet imbroglio, un néologisme a été inventé au XIXe siècle,
avec le mot euskotar ou euskotarrak au pluriel, qui signifie
qu’une personne est ethniquement basque, qu’elle le parle ou pas. Tous
ces mots proviennent du mot basque qu’ils utilisent pour nommer leur
langue : Euskara. Des chercheurs ont reconstitué la
prononciation et le vocabulaire du basque antique, et Alfonso Irigoyen
propose que le mot euskara vienne du verbe "pour indiquer" en
basque antique, qui était enautsi prononcé (esan en basque
moderne), et du suffixe -(k)ara ("manière (de faire quelque
chose)"). Euskara signifierait ainsi littéralement la "manière
de dire" ou la "manière de parler". Une preuve de ceci est
trouvée dans le livre espagnol Compendio Historial écrit en 1571 par
l'auteur Esteban de Garibay de Vasco, qui a enregistré le mot originel de
la langue Basque en tant qu’ "Enusquera". Au XIXe siècle,
l'activiste nationaliste basque Sabino Arana
a pensé qu'il y avait un euzko originel à partir de la
racine eguzkiko ("du soleil" issue d'une religion
solaire). Il créa par la suite le néologisme Euzkadi pour
parler d’un Pays basque indépendant. Cette théorie sur la racine
eguzkiko est totalement critiquée aujourd'hui, la seule étymologie sérieuse
étant de l'enautsi et -(k)ara, mais cependant le néologisme Euzkadi, Euskadi
dans l'orthographe régulier, est encore largement populaire chez les
Basques. La
question d’ eguzkiko ("du soleil" issue d'une
religion solaire montre des points communs entre les inscriptions qui se
trouvent dans le département de Dersime
au Kurdistan Nord et ainsi que l’Inscription Ser i Puli
au Kurdistan oriental. Nous
considérons que le pays Basque est une colonie internationale divisée
entre la France et l’Espagne. La tradition coloniale des deux pays exploite
les richesses fondamentales du Pays Basque ont
empêché aux développement
des forces productives de ce pays. Actuellement les deux pays colonialistes
ont signé des accords
entre eux contre le droit à l’autodétermination du Peuple Basque comme
les Etats colonialistes et impérialistes,
qui ont divisé et colonisé le Kurdistan. Comme
le Peuple du Kurdistan , le Peuple Basque
vit dans des montagnes (Baïgorry), des vallées (Guernica), dans des
massifs cristallins et primaires (Bidarray), sur la côte Atlantique
(Guetaria et Guéthary), des hauts plateaux de calcaire (Pampelune) mais
principalement dans de grands centres urbains (Donostia). Le
Peuple Basque est dispersé en raison de la politique coloniale, forcé à
la déportation massive .Plus d'une centaine de milliers de Basques vivent
dans le reste de l'Europe, principalement en Espagne et en France, et dans
une moindre mesure en Allemagne et en Grande-Bretagne. C’est le résultat
de l’occupation coloniale. La question nationale et coloniale
relative au statut du pays Basque n’a pas été posée et la déportation
forcée n’a pas été examinée. Durant tout le XIXe
siècle, sur une population de 120 000 habitants en Iparralde, 90 000
émigrèrent sans que la population diminue. Aujourd'hui on estime à 15
millions de personnes ayant une ascendance directe avec les Basques après 5
siècles d’émigration vers l'Amérique. Simon Bolivar et Che Guevara en
sont deux exemples célèbres. La majorité d'entre eux s'est assimilée aux
sociétés qui les ont accueillis et ont coupé leurs liens avec le Pays
basque. Cependant, il reste de nombreux patronymes d’origine basque qui
justifient le grand nombre de descendants. Parmi cette diaspora, quelques
milliers de gens veulent retrouver leurs racines basques et ainsi se définissent
d’origine ethnique basque tout en restant nationalement attachés au pays
dans lequel ils sont nés. Les personnes qui représentent actuellement la
diaspora vivent principalement en Argentine (15 000 dont 3,9 millions
de descendants (10%)) et au nord-ouest des États-Unis (58 000). Il y a
en a aussi en Allemagne (31 000), au Mexique (21 000), en Uruguay
(11 000), en Australie (10 000) et au Chili (9 000). Grâce
aux centaines d’Euskal etxeak (les maisons basques), qui
sont des associations réunissant les Basques et qui proposent des activités
socioculturelles, un lien est créé entre la diaspora et le gouvernement de
la Communauté Autonome Basque, ainsi qu'avec les municipalités du reste du
Pays basque favorisant par la suite des échanges. Nombreuses sont les
chorale set les danseurs traditionnels qui parcourent l’Amérique pour
faire découvrir leur culture régionale par l’intermédiaire des Euskal
etxeak. La diaspora reste nombreuse mais âgée et dispersée, l'émigration
s'étant pratiquement arrêtée dans les années 1960. Mais
nous constatons que ces types d’activités ne dépassent pas les
limites de la politique coloniale internationale imposée au Peuple Basque
et la division de son pays est un résultat du colonialisme/ En
France, 800 000 personnes ont un patronyme basque (1.3% de la
population totale) et 4 400 000 en Espagne (13% de la population
totale). En France, la plus forte concentration de nom de famille basque se
trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques. De plus le
gouvernement basque (CAB) a recensé plus de 10 100 patronymes basques
ou noms de famille en les croisant avec le recensement électoral national,
en Euskadi et dans d'autres communautés autonomes. Donc la vaste majorité
des personnes ayant un patronyme basque aujourd’hui sont des personnes
unilingues espagnoles ou françaises et qui vivent hors du Pays basque.
Cependant, la forte majorité des 1 120 000 personnes vivant en
Hegoalde et ayant un nom basque peuvent exprimer avec plus de facilité leur
basquitude et sont le plus souvent bascophones. Parc conséquence,
l’interdiction de la langue
et de la culture du Peuple Basque est une
politique du génocide culturelle appliquée. La diversité
culturelle au sein de l’Union Euroépenne est niée ; comme la
question nationale et coloniale du Kurdistan, la question nationale Basque a
été réduite au problème interne des pays colonialistes qui refusent
les droits fondamentaux du Peuple Basque y compris les droits des
peuples à disposer eux mêmes
. Cette situation n’est pas conforme avec la Chartre des Nations
Unis et au Droit International. De plus, le visage
ethnique se diversifie et l’hispanisme continue de grandir sous Franco. En
1975, les descendants directs des Basques avant l’industrialisation de
1880 représentent moins de la moitié de la population totale du Pays
basque. Avec
l’arrivée au pouvoir du PNV en 1978, une nouvelle loi pragmatique surgit
avec l’article 7 du statut d’autonomie qui stipule : que toute
personne ayant établi sa résidence administrative dans la région jouira
de la qualité de Basque. Cette redéfinition sera à l’origine de
l’intégration des
populations immigrantes dans la CAB, car aujourd’hui 38% des fils
d’immigrants espagnols se disent basques d’abord contre 92% pour les
descendants basques. Par contre seulement 43 % se considère basque au
labourd et 34% en Navarre où respectivement on se sent d’abord plus français
et navarrais (espagnol ou basque ensuite). La migration au Pays Basque français
fut négative, beaucoup de basques vont faire leur vie ailleurs comme à
Bordeaux ou Paris tandis que de nombreux retraités français s’installent
depuis 25 ans sur la côte. Quant à la Navarre, elle a plutôt subit une
migration des régions rurales vers ces centres urbains. L’Avala et la
Navarre ont rattraper leur retard économique dans les années 60 à 80.
Suite au statut d’autonomie de 1982 de la Navarre, (Article 9) le
castillan fut décrété la langue officielle de la Navarre et le basque
aurait aussi caractère de langue officielle dans les zones bascophones de
la Navarre. Mais depuis une nouvelle loi,Ley foral 18/86, du 15 décembre
1986, stipule que la Navarre est linguistiquement divisée en 3 zones
(272 communes). Au nord, 61 communes dans la zone dite Bascophone,
qui représente 11% de la population totale de la Navarre, où le castillan
et le basque ont un statut de co-officialité. - Au centre nord, 50 communes
dans la zone dite Mixte (basco navarraise) qui représente 54% de la
population totale de la Navarre (dont la ville de Pampelune), où des
services bilingues sont prévus à l’intention des bascophones. La langue
basque y progresse depuis son introduction dans le système scolaire. - Au
sud, dans la zone hispanophone qui représente 35% de la population totale
de la Navarre où seul le castillan est langue officielle. Pour
l'Union européenne, la langue basque est seulement reconnue «langue
d’usage» dans les institutions européennes dès lors que, à l'occasion
de son adhésion à l'Union, l’Espagne, n’a pas officialisé les langues
régionales. Ces langues ne sont pas des langues officielles de travail et
le basque a seulement un statut de langue régionale et minoritaire. Communauté
autonome basque : Dès 1978, la Constitution espagnole autorise les régions
historiques d’Espagne à se doter d’assemblées pourvues de larges compétences.
Les Basques vont se doter en 1979 d’un statut linguistique avec la
formation de la Communauté autonome basque composé seulement de 3
provinces (Guipúzcoa, Biscaye et Alava). La province de Navarre, territoire
moins « basquisé», décida de ne pas s’y joindre et de prendre un
autre chemin. Le basque a un statut de langue co-officielle avec
l’espagnol. Mais enFrance :
L'article 2 de la Constitution précise que «La langue de la République
est le français», il n'existe aucun statut spécifique des langues régionales
ou minoritaires. Cela n'empêche pas l'État lui-même, notamment via la Délégation
générale à la langue française et aux langues de France et
l'enseignement public et les collectivités locales d'entreprendre diverses
actions culturelles ou éducatives au profit de la langue basque mais
seulement avec des aménagements symboliques ou peu importants, ainsi que
des tolérances ou des dérogations envisageables. Seul le français a
juridiquement accès à l'usage public. La France est un des pays de l'UE à
avoir signé la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires
mais elle ne l'a pas ratifiée car la Charte III avait une liste
d’obligations et comportait des clauses contraires à la Constitution française.
Pour accepter qu'une autre langue tel que le basque soit érigé en principe
républicain, cela revient à lui donner forcement des usages formels et
juridiques dans un cadre démocratique. [2]
C'est en réaction et par l'intermédiaire de la formation Batera qui
regroupe 52% des 159 maires du Pays basque, qu'est demandé entre autres la
co-officialisation du basque avec le français. Quant
à l’article 3 de la
constitution d’Espagne stipule que le castillan est la langue espagnole officielle de
l'État. Tous les Espagnols ont le devoir de le connaître et le droit de
l'utiliser. Les autres langues espagnoles seront également officielles dans
les différentes Communautés autonomes en accord avec leurs Statuts. Alors
que la nation Basque a une littérature
assez riche et la musique du
peuple Basque a une histoire millénaire. Au
niveau de la littérature orale basque
avec ses contes traditionnels, son théâtre populaire, ses ballades et poésies
lyriques ainsi que le Bertsolarisme phénomène d'improvisation de chants poétiques
sur la place publique sont les prémices de cet art dont Mattin Treku fut
l'un des illustres improvisateurs. Le premier livre basque fut écrit par un
curé, le père Dechepare qui écrivit un recueil de poésies en 1545 et en
1571, J. Leizarraga traduisit la première bible en basque. La littérature
basque était fondamentalement religieuse jusqu'à la moitié du XXe
siècle. Aujourd'hui 1500 livres sont produits chaque année, du conte pour
enfants à l'essai politique. Les grands écrivains sont entre autres Miguel
de Unamuno, Pío Baroja, Iribarren Rodríguez et Campión.
Au niveau de la musique moderne
est aussi variée qu'ailleurs cependant quelques instruments traditionnels
lui donne un son particulier tels que les flûtes Txistu et Txilibito,
l'accordéon diatonique(trikitixa), la tambourine (pandero),
le hautbois (dultzaina), des percussions (txalaparta), des
tambourins (tamboril ou ttun-ttun), le supriñu, le musukitara et la
clarinette (alboka).
Les Euskal dantzak existent sous 200
formes différentes. La plus célèbre est le fandango mais chaque
province à ses danses. La Biscaye a le Kaxarranka, Dantzari
Dantza, Xemeingo Dantza (danza de Jeméin) et l' ezpata dantza
ou danse de l'épée. Le Guipúzcoa a l' Arku Dantza (des arcs), Zinta
Dantza (du ruban), Kontrapas et la Sorgin Dantza (des
sorcières). La Navarre a l' Otsagiko Dantzak (d'Ochogavía), Axuri
Beltza, Luzaideko Ihauteria (carnaval de Lazaide), Sagar
Dantza (de la pomme), Iribasko Ingurutxoa et Larrain Dantza.
Et en Iparralde, il y a le Lapurdiko Ihauteria (carnaval du Labourt),
Zuberoako Maskarada (mascarade souletine), les kaskarotak qui
sont costumés avec des grelots, banderriak ou les porteurs d'Ikurriña,
aurresku, ariñ-ariñ, joaldunak couverts d'une peau de
mouton, brokel dantza, ziganteak ou les géants et bien
d'autres. D'autres
études ont démontré que les Basques possèdent le plus haut taux de fréquences
génétiques du marqueur M173, qui correspondent à la jonction des
peuplades européennes et asiatiques il y a 30 000 ans, et du marqueur
M170 originaires du Moyen-Orient. La première trace laissée par ces
populations est la “ Dame de Brassempouy ”, du nom du village des Landes
(statuette en ivoire d’une femme) qui prouve l’existence humaine il y a
environ 25 000 ans dans cette partie de l’Europe. Quand une nouvelle
glaciation a envahi l’Europe il y a 18 000 ans, la région de la
Cantabrie et pyrénéenne fut propice à la survie des peuplades par la
douceur du climat. Elles se redisperseront plus tard dans toute l’Europe
quand le climat deviendra plus favorable à une migration, c’est-à-dire
il y a 10 000 ans. À cette même période, une vague de néolithisation
qui correspond à la venue de l’agriculture du Moyen-Orient se répandit
dans toute l'Europe mais elle n'arriva au Pays basque que 5 000 ans
plus tard (preuve fournie par la datation de germes de blé). La carence en
fer des Européens, excepté des Basques, qui indique la faible consommation
de viande des populations sédentarisées, démontre aussi que ces derniers
ont continué à vivre de cueillette et de chasse sur 250 générations et
pourquoi les sites paléolithiques sont si nombreux. La question est
maintenant de savoir pourquoi les Basques ont mis 5000 ans de plus que leurs
voisins avant de se sédentariser. Autres
indices : Les Basques ont le plus grand nombre de marqueurs H et V,
transmis par l’ADN mitochondrial, et qui correspond à la repopulation de
l’Europe à partir du Pays basque actuel. Les Basques sont donc sans aucun
doute les descendants des premières peuplades venues du Moyen-Orient durant
la période paléolithique. Leurs caractères génétiques prouvent leur présence
avant l’arrivée des peuples indo-européens qui forment 850 millions
d'habitants, soit 99,5% des Européens aujourd’hui, les indo-européens
ayant au fil des siècles conquis ou assimilé les populations autochtones. Comme
nous avons précisé dans un autre article ; nous pensons que La nation
Basque a à la fois à le droit
à l’autodétermination et de décider librement
son avenir pour l’indépendance nationale et garantir l’unification de son territoire occupés
par les Etats l’Espagne et la France
et à la fois de bénéficier de
la Déclaration de l’ONU l et de la Chartre des Nations Unies y compris les déclarations
des Droits des Peuples à décider de disposer leur avenir d’eux-mêmes.
Car L’Assemblée
générale, Prenant acte de
la recommandation faite par le Conseil des droits de l’homme dans sa résolution
1/2 du 29 juin 2007, par laquelle il a adopté le texte de la Déclaration
des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, Rappelant sa résolution 61/178 du 20 décembre 2006, par
laquelle elle a décidé, d’une part, d’attendre, pour examiner la Déclaration
et prendre une décision à son sujet, d’avoir eu le temps de tenir des
consultations supplémentaires sur la question, et, de l’autre, de finir
de l’examiner avant la fin de sa soixante et unième session, Adopte
la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones dont le texte est annexé à la présente résolution. L’Assemblée
générale, Guidée
par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies
et convaincue que les États se conformeront aux obligations que leur impose
la Charte,
Affirmant
que les peuples autochtones sont
égaux à tous les autres peuples, tout en reconnaissant le droit de tous
les peuples d’être différents, de s’estimer différents et d’être
respectés en tant que tels,
Affirmant également
que tous les peuples contribuent à la diversité et à la richesse
des civilisations et des cultures, qui constituent le patrimoine commun de
l’humanité, Affirmant
en outre que toutes les
doctrines, politiques et pratiques qui invoquent ou prônent la supériorité
de peuples ou d’individus en se fondant sur des différences d’ordre
national, racial, religieux, ethnique ou culturel sont racistes,
scientifiquement fausses, juridiquement sans valeur, moralement condamnables
et socialement injustes,
Réaffirmant
que les peuples autochtones, dans l’exercice de leurs droits, ne Doivent
faire l’objet d’aucune forme de discrimination,
Préoccupée par le fait
que les peuples autochtones ont subi des injustices historiques à cause,
entre autres, de la colonisation et de la dépossession de leurs terres,
territoires et ressources, ce qui les a empêchés d’exercer, notamment,
leur droit au développement conformément à leurs propres besoins et intérêts,
Consciente
de la nécessité urgente de
respecter et de promouvoir les droits Intrinsèques des peuples autochtones,
qui découlent de leurs structures politiques, Économiques et sociales et
de leur culture, de leurs traditions spirituelles, de leur Histoire et de
leur philosophie, en particulier leurs droits à leurs terres, territoires
et Ressources,
Consciente
également de la nécessité
urgente de respecter et de promouvoir les Droits des peuples autochtones
affirmés dans les traités, accords et autres Arrangements constructifs
conclus avec les États, Se félicitant
du fait que les peuples
autochtones s’organisent pour améliorer Leur situation sur les plans
politique, économique, social et culturel et mettre fin à Toutes les
formes de discrimination et d’oppression partout où elles se produisent, Convaincue
que le contrôle, par les
peuples autochtones, des événements qui Les concernent, eux et leurs
terres, territoires et ressources, leur permettra de Perpétuer et de
renforcer leurs institutions, leur culture et leurs traditions et de
Promouvoir leur développement selon leurs aspirations et leurs besoins, Considérant
que le respect des savoirs, des cultures et des pratiques Traditionnelles
autochtones contribue à une mise en valeur durable et équitable de
L’environnement et à sa bonne gestion, Soulignant
la contribution de la démilitarisation
des terres et territoires des Peuples autochtones à la paix, au progrès économique
et social et au développement, à la compréhension et aux relations
amicales entre les nations et les peuples du monde,
Considérant
en particulier le droit des
familles et des communautés Autochtones de conserver la responsabilité
partagée de l’éducation, de la formation, de
l’instruction et du bien-être de leurs enfants, conformément aux droits
de l’enfant, Estimant que
les droits affirmés dans les traités, accords et autres arrangements
constructifs entre les États et les peuples autochtones sont, dans
certaines situations, des sujets de préoccupation, d’intérêt et de
responsabilité à l’échelle internationale et présentent un caractère
international, Estimant
également que les traités,
accords et autres arrangements constructifs, ainsi que les relations
qu’ils représentent, sont la base d’un partenariat renforcé entre les
peuples autochtones et les États, Constatant que
la Charte des Nations Unies, le Pacte international relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels1 et le Pacte international relatif aux droits civils et
politiques2, ainsi que la Déclaration et le Programme d’action de
Vienne3, affirment l’importance fondamentale du droit de tous les peuples
de disposer d’eux-mêmes, droit en vertu duquel ils déterminent librement
leur statut politique et assurent
librement leur développement économique, social et culturel, Consciente qu’aucune
disposition de la présente Déclaration ne pourra être invoquée pour dénier
à un peuple quel qu’il soit son droit à l’autodétermination, exercé
conformément au droit international, Convaincue que
la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans la présente Déclaration
encouragera des relations harmonieuses et de coopération entre les États
et les peuples autochtones, fondées sur les principes de justice, de démocratie,
de respect des droits de l’homme, de non-discrimination et de bonne foi, Encourageant
les États à respecter et
à mettre en oeuvre effectivement toutes leurs obligations applicables aux
peuples autochtones en vertu des instruments internationaux, en particulier
ceux relatifs aux droits de l’homme, en consultation et en
coopération avec les peuples concernés, Soulignant que
l’Organisation des Nations Unies a un rôle important et continu à jouer
dans la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, Convaincue
que la présente Déclaration est une nouvelle étape importante sur
la voie de la reconnaissance, de la promotion et de la protection des droits
et libertés des
peuple Considérant et réaffirmant
que les autochtones sont admis à bénéficier sans aucune discrimination de tous les
droits de l’homme reconnus en droit international, et que les peuples autochtones ont
des droits collectifs qui sont indispensables à leur existence,
à leur bien-être et à leur développement intégral en tant que peuples,
autochtones et dans le développement des activités pertinentes du Système
des Nations Unies dans ce domaine, Considérant également
que la situation des peuples
autochtones n’est pas la même
selon les régions et les pays, et qu’il faut tenir compte de
l’importance des particularités
nationales ou régionales, ainsi que de la variété des contextes
historiques et culturels » LA
LIBERTE ET L’INDEPENDANCE
POUR LE PEUPLE BASQUE Sevê
Evîn Cîçek, sociologue,écrivaine,
journaliste Kurde 16
Avril 2008 BIBLOGRAPHIE 1- C.
Jullian,... Les Basques... Paris : A. Colin, 1902
Description matérielle : In-8 ̊, 16 2-Allières,
Jacques (1929-2000)
Les Basques [Paris]
PUF, 197741-Vendôme : Impr. des PUF Description
matérielle : 128
p. : carte ; 18 cm Collection : Que sais-je ? ; 1668 3-Cabrol,
Bernard[Texte imprimé]
/ photogr. de Bertrand Cabrol ; texte et légendes de Bernard CabrolPublication
: Bordeaux
: Sud-Ouest, cop. 1991, 85-Luçon : Impr. PollinaDescription matérielle
: 14 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 38 cm 4-Roger
Collins, The
Basques [Texte imprimé] / New-York : B. Blackwell, 1987Description
matérielle : XIII-272 p.-45 p. de pl. : ill., 27 cartes, jaquette
ill. en coul. ; 24 cmCollection : The peoples of Europe 5-
Roger Collins
Les Basques [Texte imprimé] /; trad. de l'anglais par René
Ponthus 6- Farinel,
Michel (1649-1726 ).
Compositeur 7-bis
-Les Basques, un peuple une nation
[Texte imprimé] : Euskadi dans l'Europe / Altabizkar 8-Branaa,
Eric (1963-....) Basques from America [Texte imprimé] /
par Jean-Eric Branaa ; trad. de l'anglais par l'auteurPublication
: Bayonne : Impr. Edisud, 1989Description matérielle : 157
p. : couv. ill. en coul. ; 21 cmNote(s) : Bibliogr. p. 155-156.
Index Autre(s) forme(s) du titre : - Titre(s) parallèle(s) : Les
Basques d'Amérique 9-Clark,
Robert P. The Basques [Texte imprimé] :
the Franco years and beyond / Robert P. Clark 10-
Dibildos, abbé Les Basques. Essai de psychologie pittoresque
[Texte imprimé] 11-Dzidziguri,
Šotha Varlamisdze Basques
et Géorgiens [Texte imprimé] / Chota Dzidzigouri ; trad. du géorgien
par N. Kalatozichvili Traduction
de : Baskevi da
khartvelebi Publication : Tbilissi : Editions de l'Université,
1983 12-Gachiteguy,
Adrien, Les
Basques dans l'Ouest américain [Texte imprimé]. Préface de Joseph
PeyrePublication : Bordeaux,
Éditions Ezkila (impr. de Delmas), 1955. In-8 ̊ (24 cm), II-194 p.,
fig., pl., carte, couv. en coul. 750 fr. [D. L. 5383-56] -VIIIh11-VIIIe-Description
matérielle : 259 p. ; 26 cm 13--Goyhenetche,
Jean (19..-2004) Les Basques et leur histoire [Texte imprimé] : mythes et réalités
/ 14-
Gil G. Reicher.
Les Basques [Texte imprimé]. Leur mystique, leur passé, leur
littérature 15-Lambert-Gorges,
Martine Basques et Navarrais dans l'Ordre de
Santiago [Texte imprimé] : 1580-1620 / Martine Lambert-Gorges,...Publication
: Paris : Éd. du
Centre national de la recherche scientifique, 198533-Pessac : Impr. PéchadeDescription
matérielle : 225 p. : ill., couv. ill. ; 30 cm 16-Letamendía,
Francisco (1944-....)
Les Basques [Texte imprimé] : un peuple contre
les États / Francisco Letamendía ; trad. de l'espagnol par
Isabelle Garma et Annie MaisaniTraduction de : Los Vascos : ayer, hoy
y mañanaPublication :
Paris : Éditions
du Seuil, 1977 86-Ligugé : impr. Aubin Description matérielle : 283
p. ; 21 cmCollection : Combats Lien à la collection : Combats
(Paris). 17-Pialloux,
Georges (1920-....) Basques
et corsaires [Texte imprimé] / Dr Georges Pialloux 18-Sarramone,
Alberto (1935-....) Les Basques en Amérique
[Texte imprimé] / Alberto Sarramone 19-Veyrin,
Philippe Les
Basques [Texte imprimé] : de Labourd, de Soule et de Basse-Navarre,
leur histoire et leurs traditions / Philippe Veyrin ; [avec la collaboration
de Jean Haritschelhar] 20--Vinson,
Julien (1843-1926) Les Basques et le Pays Basque [Texte
imprimé] / Julien Vinson 21-Les
Basques, leur origine, leur langue, leur territoire, leurs moeurs et leurs
usages, leurs jeux et leurs divertissements. Extraits des ouvrages
de Humboldt, Le Play, le général Serviez, Vinson, Elisée Reclus,
Francisque Michel, Pierre Loti. Résumé de la pastorale
″Abraham″. Quelques poésies basques (texte et traduction)
[Texte imprimé]Publication : Saint-Jean-de-Luz
: publication de ″l'Eskualduna″, journal basque-français, 1897 Description
matérielle : In-8 ̊ Sujet(s) : Pays basque (HA) 22-Amorrortu,
Estibaliz (1969-....) Basque sociolinguistics [Texte imprimé] :
language, society, and culture / Estibaliz
AmorrortuPublication : Reno (Nev.) : University of Nevada,
center for basque studies, cop. 2003 Description matérielle : 1
vol. (231 p.) ; 21 cm Collection : Basque textbooks series Lien
à la collection : Basque
textbooks series 23-Kurlansky,
Mark
The Basque history of the world [Texte
imprimé] / Mark Kurlansky 24-Nicolaï,
Alexandre (1864-1952) Basques d'autrefois, conférence faite à
Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1897 [Texte
imprimé]Publication : Ligugé (Vienne) : impr. de
Saint-Martin, 1898 Description matérielle : In-8 ̊ , 31
p.Notice n° : FRBNF31015193 25- Payne,
Stanley G. (1934-....) Basque nationalism
[Texte imprimé] / Stanley G. Payne 26-Webster,
Wentworth (1828-1907) Légendes
basques [Texte imprimé] : recueillies principalement dans la
province du Labourd / Wentworth Webster ; traduction,
recherches et notes de Nicolas Burguete. suivies de Un essai sur la langue
basque / par Julien Vinson Traduction de : Basque legends Publication
: [Anglet] : Aubéron, impr. 2005 27-Webster,
Wentworth (1828-1907) Leyendas
vascas [Texte imprimé] / Wentworth Webster ; [traducción Julio
Velasco Cobelo] Traduction
de : Basque legends 28-West, Geoffrey (1950-....)
The
Basque region
[Texte imprimé] / Geoffrey West, comp. 29-Sánchez-Cuenca,
Ignacio ETA
contra el Estado [Texte imprimé] : las estrategias del
terrorismo / Ignacio Sánchez-Cuenca Publication :
Barcelona
: Tusquets, 2001 Description matérielle : 271 p. ; 21 cm 30-Sullivan, John L. (1932-....)
ETA
and Basque nationalism
[Texte imprimé] : the fight for Euskadi, 1890-1986 / John
SullivanPublication : London
: Routledge, 1988Description matérielle : VII-299 p. ; 23 cmSujet(s)
: Pays
basque
-- Histoire
-- Autonomie et mouvements indépendantistes 31-ETA,
une histoire [Texte imprimé] / Antonio Elorza, José María
Garmendia, Gurutz Jáuregui... [et al.] ;
trad. de l'espagnol par Annick TréguerTraduction de : La historia de
ETA 32-Euskal
dialektologiaren hastapenak
[Texte imprimé] / [koordinatzaile eta zuzentzaileak Txillardegi eta G.
Aurrekoetxea] Édition : 2.
edizioa Publication : Udako euskal unibertsitatea, 1987 Description
matérielle : LXII-604 p. : cartes ; 26 cm 34- Euskal
erria. Revista mensual baskongada del Uruguay [Texte imprimé] 35-Amézaga,
Elías (1921-....)
Euskadi [Texte imprimé] : al cruce de tres culturas / Elías
Amézaga 36- Chauché,
Eric (1967?-.... ).
Illustrateur Oyhamburu,
Philippe 37-Forné,
José Euskadi, nation et idéologie [Texte
imprimé] / José Forné ; [publ. parle] CNRS, Centre régional de
publication de ToulousePublication : Paris
: Éd. du CNRS, 1990 38-Intxausti,
Joseba Euskal
Herria [Texte imprimé] : le pays de la langue basque
/ Joseba Intxausti Publication : Vitoria
: Service de publicité du Gouvernement basque, 1992 39- Zubiri
Ibarrondo, Ilari 40-Mikel
Duvert : Des origines du Peuple basque,
Elkarlanean S.L., 2005, ISBN 291315669X 41-Peio
Etcheverry et Alexandre Hurel : Dictionnaire thématique de
culture et civilisation basque, Pimientos, 2004, ISBN 2912789346 42-Luis
Núñez Astrain : El Euskera Arcaico, Txalaparta,
Tafalla. 2003, ISBN 8481363006 43-Pierre
Bidart : La singularité basque - Généalogie et usages,
Presses Universitaires de France, mai 2001, ISBN 213051538 44-Jean-Marie
Izquierdo : La Question basque, © Édition complexe
2000, ISBN 2870278551 45-Guy
Gaunègre : Pays basque, une nation sous le feu de E.T.A,
Édition Golias, Novembre 2000, ISBN 2911453964 46-Barbara
Loyer : Géopolitique du Pays basque, © L'Harmattan
1997 47-Louis
Charpentier : Le mystère basque, 30 décembre 1999,
ISBN 849338495X 48-Jean
Daniel Chaussier : Quel territoire pour le Pays basque?
Les cartes de l'identité, Éditions L'Harmattan, 1996, ISBN 2738441173 49-Michel
Morvan: Les origines linguistiques du basque, Presses
Universitaires de Bordeaux, 1996, ISBN 2-86781-182-1 50-Jean-Baptiste
Orpustan: Nouvelle toponymie basque, Bordeaux, 2006, ISBN
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