Dr Ali KILIC et EVIN CICEK Paris le 31-08-2007

MANIFESTATION DE PARIS

LA LIBERTE ET LE DROIT A VIE

POUR ADNAN HASSANPOUR ET HIWA BOUTIMAR

 

 

La question de liberté pour Adnan Hassanpour était l’objet de l’un de nos articles en date du 23-02-2007 , affiché sur la site (www.pen-kurd.org) . Six mois après la publication de l’article nous pensons que la manifestation de Paris, est tardive par rapport à la question de liberté pour les prisonniers politiques dans les prison de l’Etat colonialiste et islamiste d’Iran ; Au fond nos activités débutent avant de cette date. Nous pensons que nous avons posé malgré la tardivité de cette manifestation, car Adnan Hassanpour et Hiwa Boutimar ont entamé la Grève de la faim depuis plus de 40 jours. Mais cette manifestation est une bonne action  pour sensibiliser l’opinion publique suite à la déclaration de Monsieur Kouchner ; Ministre Français des Affaires Etrangères ; je pense qu’il est légitime que le Président de la République Mr Nicolas Sarkozy assume sa responsabilité face à la peine de mort prononcé contre les deux journalistes Kurdes.

 

La Déclaration des droits de l'homme de 1795, la définissait ainsi : « La liberté consiste à pouvoir faire ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui ». « Vivre libre ou mourir » fut une grande devise républicaine, mais la liberté  pour un intellectuel ou des intellectuels du Kurdistan, est  inséparable de liberté et de l’indépendance du Kurdistan. Autrement dit Vivre libre ou mourir  pour la liberté  et l’indépendance du Kurdistan, est un principe de l’éthique de la science dans notre philosophie pratique. Pour exprimer de quoi  nous parlons  nous viendrons sur l’analyse des faits.

Le Dr Zorab Aloyan, secrétaire Général du Centre de PEN KURDE, nous a envoyé  un message  le 19-02-2007à notre président Mr le Dr Z.Haco  sur la proposition faite par le Dr Yekta Uzunoglu Geylani au sujet de la campagne en faveur de la libération du journaliste et l’avocat kurde Adnan Hassanpour  qui n’était pas adhérant  de notre Centre des Ecrivains du Kurdistan. Pouvons nous agir ? Oui et Non ?

  Non, dans sa réponse logique et diplomatique notre président, Monsieur le  Dr Z Haco, a préféré de consulter à la direction du PEN International ce qui est très logique et très juste du point de vue  du fonctionnement harmonieux de notre Centre de PEN KURDE dépend du PEN International.

  Oui, en tant qu’un intellectuels  du Kurdistan face à l’arrestation des  intellectuels du Kurdistan par les Etats colonialistes, Turquie, Iran et la Syrie; nous agissons  moralement, en tenant compte  que le Centre de PEN KURDE, dépend du PEN International nous devons respecter son statut et des procédure.  Mais nous agissons uniquement pour agir moralement et non pas par recherche d´un quelconque intérêt personnel. Comme  Kant  le disais  « « Agis de façon telle que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen. ».Au fond Kant nous fait apprendre rien, plus particulièrement  aux écrivains du Kurdistan, mais seulement  pour mieux expliquer notre  situation à nos amis européens.

 A notre avis contrairement aux impératifs hypothétiques, avancés par Kant  cet impératif catégorique est unique et oblige inconditionnellement. Si j´agis selon ce principe ce n´est pas pour atteindre une fin particulière mais uniquement par volonté de suivre ce principe. L´action morale pour Kant est en outre universellement bonne c´est-à-dire bonne en toute circonstance et pas uniquement pour une personne précise ou dans une situation particulière. Le critère fondamental pour savoir si une action est moralement bonne est même le fait qu´on puisse universaliser sa maxime. D´où la célèbre formule : « Agis selon la maxime qui peut en même temps se transformer en loi universelle » Il ne s'agit en fait que d'une nouvelle formulation de l'impératif catégorique, dont Kant propose aussi une troisième formulation : « Agis selon des maximes qui puissent en même temps se prendre elles-mêmes pour objet comme lois universelles de la nature. « 

À partir de la Critique de la raison pratique Kant est d´avis que la liberté telle qu´il l´avait définie dans la Critique de la raison pure est le fondement (transcendantal) de la loi morale. Si je ne suis pas libre c´est-à-dire capable d´agir en-dehors de toute motivation comme l´intérêt personnel ou le désir, l´action morale est impossible. Un agent incapable d´agir par lui-même serait toujours guidé par ses désirs ou par la recherche de l´intérêt. Il serait incapable de suivre un impératif catégorique. C'est la problématique de l'autonomie : l'agent moral doit être autonome, il ne doit pas être aliéné par sa dimension sensible (ou animale) et doit tenter de suivre sa dimension rationnelle où il découvre les principes de la moralité. Dans ce sens, La philosophie du droit est une des branches de la philosophie pratique. Même une action « juridique », c´est-à-dire conforme à la morale, n´est pas motivée par la recherche de la morale. Elle est « hétéronome » comme dit Kant. La philosophie kantienne sur ce sujet s'expose dans la Doctrine du droit, première partie de Métaphysique des moeurs nous n’avons pas tellement besoin. Seulement pour montrer à l’opinion publique mondiale que l’Etat iranien qui dispose de l’arme nucléaire et  l’idéologie islamique qui est aussi dangereux au sujet des droits de l’homme.

En Iran, les défenseurs des droits humains kurdes sont en danger. Plusieurs défenseurs et journalistes ayant participé aux manifestations de juillet 2005 ont été menacés de mort. Liberté de conscience, droits individuels ou égalité des sexes sont des concepts très anciens dans la société iranienne. Les traces les plus anciennes connues de ces principes, sources du concept des droits de l’homme finalisés en Occident il y a deux siècles, ont été retrouvées dans l'antiquité perse. Ils ont connu des modifications importantes au cours de la longue histoire du pays. Au cours du XXe siècle, l’Iran subit à plusieurs reprises de profonds bouleversements sociaux et politiques, s'accompagnant de changements multiples dans l'application des droits humains fondamentaux. Une période de terreur suit l'instauration de la république islamique, mais la généralisation de l'accès à l'éducation et l'arrivée au pouvoir de réformistes se traduisent par la mise en place d'une liberté relativement plus importante. Malgré des critiques internationales très sévères, plusieurs résolutions de l'Assemblée générale et de la commission des droits de l’homme de l’ONU portant sur la manière dont l’Iran applique la convention internationale sur les droits de l'homme ; le gouvernement de la république Islamique d’Iran continue de restreindre la liberté d’expression, d’avoir recours à la torture, et à la peine capitale. Des femmes et des minorités sont discriminées. Conformément  aux Résolutions du Parlement Européen sur l’ Ýran,  nous estimons  d’une part  que «  la situation des droits civils et des libertés fondamentales s'est détériorée en Iran depuis les élections législatives de février 2004, malgré les engagements que le gouvernement de ce pays avait pris. Il condamne le maintien de la peine de mort pour les mineurs et demande à la présidence du Conseil de l'Union européenne ainsi qu'aux représentants diplomatiques des États membres dans ce pays d'ouvrer de concert en faveur de la libération des journalistes emprisonnés. Il attend du Conseil et de la Commission qu'ils suivent étroitement ces développements et qu'ils soulèvent ces questions dans le cadre du dialogue Union européenne-Iran sur les droits de l'homme. En outre, le Parlement appelle le gouvernement iranien à poursuivre ses efforts dans le sens du respect des droits de l'homme et de l'État de droit, rappelant que le dialogue sur les droits de l'homme est efficace à condition d'être suivi d'actes concrets, à long comme à court terme. » .  Et d’autre part «  Adoption par le Parlement européen, le 13 janvier. Le Parlement s'insurge contre les condamnations à la peine capitale en Iran, de même que contre les exécutions en découlant, en particulier celles de jeunes délinquants, de femmes enceintes et d'handicapés mentaux. En outre, il demande aux autorités iraniennes d'apporter la preuve qu'elles appliquent le moratoire annoncé sur la lapidation. Il exige par ailleurs la mise en oeuvre immédiate de l'interdiction de la torture votée par le Parlement iranien et approuvée par le "Conseil des gardiens", ainsi que la libération immédiate de toutes les personnes détenues, poursuivies ou condamnées pour des délits sans violence, liés à la presse et à la liberté d'expression. À ce titre, le Parlement exhorte les institutions iraniennes compétentes à respecter les garanties juridiques internationalement reconnues. Il attend de la création d'une délégation interparlementaire pour les relations avec l'Iran qu'elle soit l'occasion de discussions constructives avec le Parlement et la société civile iraniens. Plus généralement, le Parlement européen se réjouit du processus de négociations Union européenne-Iran concernant les questions nucléaires, y voyant une opportunité de faire progresser, entre autres, le dialogue Union européenne-Iran en matière de droits de l'homme. Enfin, il se rallie aux attentes du Conseil de voir l'Iran agir dans certains domaines intéressant l'Union européenne, à savoir: le soutien que ce pays apporte aux organisations terroristes; le non-respect des droits de l'homme; son approche du processus de paix au Moyen-Orient.

Quel est l’objectif de la manifestation à Paris  après l’intervention de la Sénatrice Nicole Borvo auprès de l’Ambassade d’Iran à Paris en date du 01-08-2007. Suite à notre lettre envoyée au Ministre des Affaires Etrangères ; Bernard Kouchner a fait le même jour la déclaration en faveur des deux journalistes Kurdes que la Présidente de la Commission des Lois au Sénat de France.

Monsieur Kouchner a déclaré que « Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a exprimé mercredi sa "vive préoccupation" après la condamnation à mort prononcée en Iran contre deux journalistes kurdes iraniens et demandé que cette sentence ne soit pas appliquée.

"J'ai appris avec la plus vive préoccupation la condamnation à mort de deux journalistes iraniens d'origine kurde", déclare le chef de la diplomatie française dans un communiqué. "La France, pleinement engagée avec ses partenaires de l'Union européenne en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort, appelle les autorités iraniennes à ne pas exécuter cette peine", ajoute-t-il.

M. Kouchner appelle également Téhéran "à respecter la liberté d'expression et de la presse conformément à ses obligations internationales". L'Iran a confirmé pour la première fois mardi que deux journalistes kurdes iraniens, Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour, avaient été condamnés à la pendaison comme "ennemis de Dieu".

Madame La présidente de la Commission des Lois au Sénat Borvo  Nicole dans sa lettre a demandé à l’Ambassadeur d’Iran :

 

 

 

Suite à notre demande auprès du Parlement Européen à Monsieur le député Francis Wurtz et au Premier Ministre du Portugal Monsieur José Socrates  et à Monsieur Massimo d’Alema ; Ministre Italien des Affaires Etrangères a pris une décision avec les 25 députés italiens ; l’affaire d’Adnan Hassanpour et Hiwa Boutimar a été traduit devant le Parlement Européen. Une déclaration commune a été adopté : « L'UE est profondément préoccupée par la série d'exécutions collectives publiques qui ont eu lieu dans plusieurs régions de l'Iran le mois dernier ainsi que par le nombre croissant de condamnations à mort prononcées tant par les tribunaux que par la Cour suprême.

À cet égard, l'UE est particulièrement préoccupée par les peines de mort frappant deux journalistes kurdes, MM. Adnan Hassanpour et Abdolvahed Boutimar. Elle est aussi particulièrement inquiète de la répression croissante contre tous les groupes qui exercent leur droit à la liberté d'expression, notamment dans les régions comptant des minorités arabe et kurde.

L'UE demande instamment à la République islamique d'Iran de respecter pleinement le code de  procédure pénale iranien et de reconnaître à chacun le droit à un procès équitable, notamment en ayant accès à l'assistance d'un avocat dès le début de la procédure judiciaire.

L'UE engage la République islamique d'Iran à surseoir à l'exécution de MM. Adnan Hassanpour et Abdolvahed Boutimar et à faire en sorte que les deux accusés aient droit à un procès équitable, conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que l'Iran a ratifié, et à la constitution de la République islamique d'Iran.

L'UE condamne le recours croissant à la peine de mort en République islamique d'Iran et rappelle qu'elle y est depuis longtemps opposée, en toutes circonstances. »

Suite à nos démarches nos amis de PEN BASQUE ont adopté une décision en faveur d’Adnan Hassanpour ; qui a été admis comme membre de l’Honneur de PEN BASQUE. La présidente Laura Matigni ; a fait une émission en deux langues sur la TV Basque en langue basque et espagnole.

Dans notre lettre en date du 12-07-2007 à Monsieur le Président de la République ; Mr Nicolas Sarkozy , nous avons précisé que « Nous pensons que ces deux journalistes kurdes ne sont pas différents de  jeune communiste Guy Môquet pour lequel  vous avez prononcé le discours suivant : 

« si j'ai tenu au premier jour de mon quinquennat à rendre hommage à ces jeunes résistants pour lesquels la France comptait davantage que leur parti ou leur Eglise,
si j'ai voulu que fût lue la lettre si émouvante que Guy Môquet écrivit à ses parents à la veille d'être fusillé, c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, et de leur montrer à travers le sacrifice de quelques-uns de ces héros anonymes dont les livres d'histoire ne parlent pas, ce qu'est la grandeur d'un homme qui se donne à une cause plus grande que lui. Je veux par ce geste que nos enfants mesurent l'horreur de la guerre et à quelle extrémité barbare elle peut conduire les peuples les plus civilisés.

Souvenez-vous, enfants de France, que des hommes admirables ont conquis par leur sacrifice la liberté dont vous jouissez. »

Nous avons aussi envoyé une lettre au Président Daniel Ortega  qui a été traduite en langue espagnole par notre ami de l’Argentine Mr Gustavo  Ricardo,Espeja  à tous les journaux de Nicaragua. Nous avons exigé son intervention auprès des autorités iraniennes pour que la peine de mort ne soit pas exécutée et les deux journalistes Kurdes soient mises en liberté dans condition.


 

 

 

Dans notre lettre à Monsieur Daniel Ortega ; nous avons expliqué en deux phases.

Primo, les Etats sous la domination desquels se trouvent les Kurdes sont aujourd'hui comme par le passé des Etats totalement étrangers aux critères démocratiques, au respect des droits de l'homme, des droits des peuples et de ceux des minorités. Dans ces pays, toute aspiration des peuples opprimés, y compris le peuple kurde, est réprimée sans merci dans le sang, sous divers prétextes, notamment celui de combattre le séparatisme. Depuis l'avènement de la République islamique EN Iran, un prétexte supplémentaire est utilisé pour justifier la répression dont est victime le peuple kurde en Iran. C'est l'imam Khomeiny en personne qui, qualifiant les Kurdes d'Iran globalement d'"enfants de Satan" et les dirigeants du mouvement kurde d'"ennemis de Dieu", a proclamé le 19 août 1979 le Djihad (guerre sainte) contre le peuple  kurde d'Iran. C'est ainsi que les nouvelles autorités iraniennes se sont livrées sans vergogne au Kurdistan à des massacres impitoyables, à des destructions de villages kurdes, à des actes terroristes contre les dirigeants du Kurdistan.

En outre, ces Etats s'opposent obstinément à toute possibilité de résoudre le problème par le dialogue et d'une manière pacifique, ne laissant aux Kurdes d'autres moyens que celui du recours à la résistance armée pour se défendre. Dans ce domaine, la supériorité militaire, économique et technique de ces Etats a fait que depuis près d'un siècle, malgré la bravoure et les sacrifices héroïques des combattants kurdes, l'avantage est resté aux forces gouvernementales.

Il existe un autre obstacle d'ordre interne et régional jouant en défaveur des Kurdes : ce sont les tensions, les désaccords et les divisions régnant entre les forces kurdes, aboutissant le plus souvent à des affrontements sanglants et de longue durée, portant des coups sérieux à leurs mouvements de libération. Ces affrontements qui sont la plupart du temps le résultat de machinations et de manipulations des Etats de la région, atteignent parfois un point tel que les forces kurdes oublient leur lutte contre les Etats qui les dominent et consacrent leur énergie et tous leurs efforts au combat contre la partie adverse kurde. Ces guerres inter kurdes leur ont parfois fait perdre de grandes occasions.

Secundo, les obstacles d'ordre externe : la situation géopolitique du Kurdistan et la place sensible qu'il occupe au Moyen-Orient (lui-même constituant une des régions les plus sensibles du monde) ont fait que le sort du peuple kurde a été, dans le passé, une sorte de jouet entre l'ex-Union soviétique et les pays occidentaux. Aujourd'hui, à la poursuite de leurs seuls intérêts mercantiles, les pays occidentaux mènent le même jeu vis-à-vis des Kurdes. Cette politique occidentale ne s'arrête pas là : avec les moyens techniques et militaires très destructeurs qu'ils fournissent aux Etats, ces pays participent indirectement à la répression barbare dont est victime le peuple kurde.

A l'heure actuelle, les pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, soutiennent les revendications des Kurdes irakiens qui, forts de ce soutien, réclament le fédéralisme au lieu de l'autonomie reconnue par la Constitution irakienne. En ce qui concerne le Kurdistan de Turquie, les Etats-Unis et les pays européens font apparemment pression sur la Turquie afin que celle-ci résolve le problème kurde par des moyens pacifiques avec les élections  une trentaine  des députés indépendantistes kurde sont élus  dans le Parlement turc et dans la pratique, rien de concret n'a encore été fait. Pour ce qui est du Kurdistan d'Iran qui, après le Kurdistan de Turquie abrite le plus grand nombre de Kurdes, les Etats-Unis ont opté pour une politique de silence : même pas un mot sur les droits de près de dix millions de Kurdes dans ce pays ! Les Etats européens ne font pas mieux : occupés par leurs rivalités économiques dans ce pays et par les profits énormes qu'ils tirent du marché iranien, ils mènent eux aussi une politique de silence sur les droits des Kurdes en Iran et ferment les yeux sur la répression. Peut-être l'une des raisons de ce silence sur les Kurdes en Iran vient de ce que nous, les Kurdes d'Iran, nous sommes pour une solution pacifique du problème, refusant de recourir à des actes aventuriers comme la pratique du terrorisme, la pose de bombes et le détournement d'avions.

En Iran, les défenseurs des droits humains kurdes sont en danger. Plusieurs défenseurs et journalistes ayant participé aux manifestations de juillet 2005 ont été menacés de mort. Liberté de conscience, droits individuels ou égalité des sexes sont des concepts très anciens dans la société iranienne. Les traces les plus anciennes connues de ces principes, sources du concept des droits de l’homme finalisés en Occident il y a deux siècles, ont été retrouvées dans l'antiquité perse. Ils ont connu des modifications importantes au cours de la longue histoire du pays. Au cours du XXe siècle, l’Iran subit à plusieurs reprises de profonds bouleversements sociaux et politiques, s'accompagnant de changements multiples dans l'application des droits humains fondamentaux. Une période de terreur suit l'instauration de la

République islamique, mais la généralisation de l'accès à l'éducation et l'arrivée au pouvoir de réformistes se traduisent par la mise en place d'une liberté relativement plus importante. Malgré des critiques internationales très sévères, plusieurs résolutions de l'Assemblée générale et de la commission des droits de l’homme de l’ONU portant sur la manière dont l’Iran applique la convention internationale sur les droits de l'homme ; le gouvernement de la république Islamique d’Iran continue de restreindre la liberté d’expression, d’avoir recours à la torture, et à la peine capitale. Des femmes et des minorités sont discriminées. Paradoxalement, la société iranienne change et se modernise. Des élections sont régulièrement organisées, et leurs résultats influencent la manière dont sont appliqués les droits de l'homme en Iran. « www.pen-kurd.org »

 

 

 

Dans notre lettre envoyée à Monsieur Massimo d’Alema ; nous avons demandé par la conclusion suivante :

Monsieur le Ministre,

« Affirmant que le renforcement de la paix et de la sécurité internationales, le relâchement de la tension internationale, la coopération entre tous les Etats quels que soient leurs systèmes sociaux et économiques, le désarmement général et complet et, en particulier, le désarmement nucléaire sous contrôle international strict et efficace, l'affirmation des principes de la justice, de l'égalité et de l'avantage mutuel dans les relations entre pays et la réalisation du droit des peuples assujettis à une domination étrangère et coloniale et à une occupation étrangère à l'autodétermination et à l'indépendance, ainsi que le respect de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale favoriseront le progrès social et le développement et contribueront par conséquent à la réalisation de la pleine égalité entre l'homme et la femme. C’est  la raison pour laquelle  nous  souhaitons  votre intervention auprès  de la République Islamique d’Iran  permettra ‘d’  obtenir des éclaircissements sur les circonstances dans lesquelles les autorités ont procédé à l’exécution des personnes susmentionnées ; il convient de demander  également des précisions sur les procédures judiciaires dont celles-ci ont fait l’objet, et notamment sur la nature des charges retenues contre elles ; il sera souhaitable d’une part, que les autorités  de la République  Islamique d’Iran  n’exécutent pas la peine mort confirmée   à l’encontre  des deux journalistes Kurdes   ADNAN HASSANPOUR   et HIWA BUTIMAR ».

 

Nous pensons qu’au XXI. Siècle ; la liberté d’expression st menacée comme la liberté de chaque être humain ; comme la liberté de chaque kurde dans le monde. Nous sommes solidaires avec les familles des Journalistes ; plus particulièrement nous transmettons notre solidarité à l’aide LH et AK ; aux Avocats ç Adnan et à Hiwa notre amitié ; fraternité plus profonde nous irons jusqu’au bout nous pensons que si  la liberté consiste à pouvoir faire ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui ». « Vivre libre ou mourir » fut une grande devise républicaine, mais la liberté  pour un intellectuel ou des intellectuels du Kurdistan, est  inséparable de liberté et de l’indépendance du Kurdistan. Autrement dit Vivre libre ou mourir  pour la liberté  et l’indépendance du Kurdistan, est un principe de l’éthique de la science dans notre philosophie pratique. La manifestation de Paris ; est un résultat et nos démarches pour la liberté d’Adnan Hassapour et Hiwa Boutimar ainsi que pour tous les prisonniers politiques en Iran et dans le monde.

Paris le 31-08-2007

EVIN CICEK et Dr ALI KILIC

 

 

Bibliographie

Liberté pour Adnan Hassanpour et pour tous les prisonniers politiques en Iran ; 23-02-2007 in www.pen-kurd.org.

2 Lettre à Monsieur Bernard Kouchner et sa déclaration ; en date du 01.08.2007

Emmanuel Kant Fondement pour la métaphysique des moeurs ; trad. originale, analyse [par] Ole Hansen-Løve,...Traduction de : Grundlegung zur Metaphysik der Sitten Publication :  Paris : Hatier, 2000

Kant, Immanuel (1724-1804)  Critique de la raison pratique ; trad., introd. et notes par Jean-Pierre Fussler ; index établi par Michaël Foessel Traduction de : Kritik der praktischen Vernunft
Publication :  Paris : Flammarion, 2003

 Kant, Immanuel (1724-1804)
 Critique de la raison pure ; traduction française avec notes par A. Tremesaygues et B. Pacaud ; préface de Ch. SerrusTraduction de : Kritik der reinen VernunftÉdition : 10e éd.
Publication : Paris : P.U.F., 1984

 Kant, Immanuel (1724-1804)
 Doctrine du droit ; préface par M. Villey,...

Traduction de : Metaphysische Anfangsgründe der Rechtslehre Titre d'ensemble :  Métaphysique des mœurs ;
Lien au titre d'ensemble :  
Métaphysique des mœurs Édition :  2 éd.
Publication :  Paris : J. Vrin, 1979

7-Lettre à la Présidente Nicole Borvo et sa lettre lettre à l’Amabssadeur d’Iran à Paris

 

 


 

 

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