|
|
- SECTION
FRANCAISE DU CENTRE DE PEN KURDE
- 4, rue de Saverne, Appt., 21000
–DIOJN -télé : 06-31-55-68-96, emeil :
dralikilic@yahoo.fr
- Secrétaires :
- Dr
Ali KILIC Docteur en philosophie des sciences
- Evin
CICEK, économiste, écrivain, Journaliste scientifique

DIJON le 12.07.2007
Objet :
DROIT A
VIE POUR ADNAN HASSANPOUR et POUR HIWA BUTIMAR
A
l’attention de Monsieur le Président
de la République Française
Nicolas SARKOZY
Présidence
de la République
Palais Elysée
Paris
Monsieur le
Président,
Nous
avons l’honneur de solliciter votre intervention au nom du droit à vie pour
ADNAN HASSANPOUR,
écrivain et journaliste
kurde et pour HIWA BUTIMAR emprisonnés et condamnés à mort le 11 07 2007 par les autorités
de la République Islamique avec
HIWA Butimar, pour qu’ils soient graciés conformément à
la déclaration Universelle des Droits de l’Homme à la Chartre de
l’ONU, au Pacte international sur les droits civils et politiques à la
Convention sur les Droits de l’Enfant dont l‘ran est signataire.
Comme
j’avais précisé dans ma lettre du 23-02-2007 au sujet
des deux autres journalistes emprisonnés au Kurdistan je viens de
recevoir d’information concernant la condamnation à mort
de notre compatriote kurde. Adnan Hassanpour, du
Kurdistan Est(iranien) directeur de
l'hebdomadaire "Asou"(Horizon) , est détenu à la prison
de Mahabad depuis
janvier 2007 sans pouvoir recevoir de visites de sa famille ou son
avocat. Il a été arrêté le 25 janvier 2007 devant son domicile. On est
également sans nouvelles de Kaveh Javanmard, de l'hebdomadaire
"Karfto", détenu depuis le 18 décembre 2006 à la prison
centrale de Sanandaj. Les charges retenues contre les deux journalistes ne
sont pas connues. La vérité c’est que Adnan Hassanpour, et Hiwa Butimar
sont condamnés à mort le 11 juillet 2007 par les autorités de la République
Islamique. Nous pensons que ces deux journalistes kurdes ne sont pas différents
de jeune communiste Guy Môquet
pour lequel vous avez prononcé
le discours suivant :
« si
j'ai tenu au premier jour de mon quinquennat à rendre hommage à ces jeunes
résistants pour lesquels la France comptait davantage que leur parti ou
leur Eglise,
si j'ai voulu que fût lue la lettre si émouvante que Guy Môquet écrivit
à ses parents à la veille d'être fusillé,
c'est
parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est
un jeune Français, et de leur montrer à travers le sacrifice de
quelques-uns de ces héros anonymes dont les livres d'histoire ne parlent
pas, ce qu'est la grandeur d'un homme qui se donne à une cause plus grande
que lui.
Je
veux par ce geste que nos enfants mesurent l'horreur de la guerre et à
quelle extrémité barbare elle peut conduire les peuples les plus civilisés.
Souvenez-vous,
enfants de France, que des hommes admirables ont conquis par leur sacrifice
la liberté dont vous jouissez. »
Monsieur
le Président,
Nous affirmons que le 11
mars 2007, la Commission d'autorisation et de surveillance de la presse,
sous l'autorité du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique,
a suspendu l'hebdomadaire en langue kurde "Payam Kurdistan" pour
"propagation d'idées séparatistes", après la publication dans
le dernier numéro d'une carte représentant le "Grand Kurdistan".
Adnan Hassanpour
aurait été transféré à la prison de Marivan le 26 mars, en même temps
qu'un autre journaliste kurde, Mansour Tayfouri. Les deux hommes auraient eu
les yeux bandés pendant toute la durée du transfert. Aucune charge n'a été
retenue contre eux.
Adnan Hassanpour œuvre en faveur des droits culturels
des Kurdes iraniens. Il a été arrêté le 25 janvier à Marivan, où il
vit, dans la province du Kurdistan. Il a été conduit dans un centre de détention
géré par le ministère du Renseignement à Sanandaj, la capitale de la
province, où il a apparemment été détenu au secret, une situation
l'exposant au risque d'être torturé ou soumis à d'autres formes de
mauvais traitements. Adnan Hassanpour est un ancien membre du Comité de rédaction
d'Asou (Horizon), un hebdomadaire kurdo-perse supprimé par les
autorités iraniennes en août 2005. Il aurait déjà été jugé pour des
infractions liées, semble-t-il, à des articles publiés dans ce magazine
et Adnan Hassanpour, ont
été condamnés le 11 juillet 2007 à mort avec
Hiwa Butimar militant de
la cause kurde.
Monsieur le Président de la République,
Comme
vous le savez ,la peine de mort (ou peine capitale) est une sentence appliquée
par le pouvoir judiciaire consistant à retirer légalement la vie à une
personne ayant été reconnue coupable d'un crime
tombant sous une qualification pénale passible de cette peine.
9 octobre 1981, la peine de mort est
abolie en France. Ce vote par le Parlement en septembre 1981 est
l'aboutissement d'un long combat mené depuis le XVIII. ème siècle par des
écrivains, des juristes, des parlementaires.
Lorsque Robert Badinter
s'exprime à la tribune de l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981, cent
quatre vingt-six ans après Le Pelletier de Saint-Fargeau devant la
Convention, le moment est historique, solennel : "Monsieur le président,
mesdames, messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de
la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la
peine de mort en France." Il disait « Aujourd’hui, 90 % des exécutions
dans le monde sont le fait de 4 Etats : la Chine, les Etats-Unis, l’Arabie
saoudite et l’Iran. L’alliance entre totalitarisme, fanatisme et
peine de mort est historique. La première question, dans la marche à
l’abolition universelle, est celle de la situation aux Etats-Unis, seule
grande démocratie à recourir à la peine de mort. En dépit de
l’attachement de l’opinion publique américaine à la peine de mort, des
signes encourageants se manifestent : moratoires des exécutions dans
certains Etats, diminution du nombre des exécutions et des condamnations à
mort depuis le début de l’année, ralliement de grands média à
l’abolition. Au jour d’hui le
11 juillet 2007, le Gouvernement de la République Islamique a condamné à
mort l’écrivain kurde,
journaliste, Adnan
Hassanpour et Hiwa Butimar à
cause de ses idées pacifiques
en faveur de la libération du
Peuple kurde

La
peine de mort est un sujet qui depuis l’Antiquité partage les opinions sur son abolition ou son maintien. Bien
que le débat soit ancien, les arguments ont peu changé avec le temps.
Alors que les uns invoquent le droit à vie,
l'irréversibilité de la peine et l'importance du pardon, les autres
appellent la protection de la société s et la nécessité de l'exemple
pour dissuader les crimes. Protagoras (dont la pensée est rapportée par
Platon, critiquait le principe de vengeance. Ainsi la peine de mort
ne pouvait être infligée que pour la protection de la société contre
l’accusé. Comme Socrate ; Protagoras est condamné à mort à causes
de ses idées. Giordano Bruno, Michel Servet, Vanini, condamnés
à mort et Aliyé
Mirzaliyé Silemani est pendu avec 11 résistants de Dersime en 1937. Comme le
cas d’Aliyé Mizaliyé Sîlemani les
exécutions se produisent habituellement par pendaison, mais
aussi parfois par lapidation. Dans ce cas, le condamné est enveloppé des
pieds à la tête dans un vêtement blanc et enterré (la femme jusqu'aux
aisselles, l'homme jusqu'à la taille) ; un chargement de pierres est livré
sur le lieu de l’exécution et les fonctionnaires en charge - voire
parfois même dans certains cas de simples citadins autorisés par les
autorités - accomplissent l'exécution. L'art. 104 du Code Pénal établit
que "les pierres ne doivent pas être assez grandes pour provoquer la
mort avec un ou deux coups", afin que la mort soit lente et
douloureuse. Si le condamné réussit à survivre, il restera emprisonné au
moins 15 ans, mais il ne sera pas exécuté.
La lapidation frappe surtout les femmes et est critiquée au sein même
du pays. L'ex Président, l'ayatollah Akbar Hashemi Rafsanjani, la définit
comme une pratique arriérée employée par les juges des zones rurales. Les
défenseurs de la lapidation soutiennent que les preuves nécessaires pour
prouver l'adultère (4 témoins hommes) en font une peine très rarement
prononcée.
Le 27 mai 2003, le Grand Ayatollah Naser Makarem Shirazi a émis un
édit religieux qui impose aux juges de ne pas commander d'exécutions par
lapidation. L'édit va dans le sens d’une élimination à terme de cette
pratique controversée.
A la fin 2002, la magistrature avait émis des ordres provisoires
pour que les juges sanctionnent l'adultère avec des peines différentes,
mais la mesure, pour devenir une loi définitive, requiert le vote du
Parlement, puis l’approbation des organes de contrôle législatif, le
Conseil des Gardiens et le Conseil d'Arbitrage. Par ailleurs, la punition
alternative destinée à la remplacer n’est pas clairement précisée.
Depuis
l’avènement de la République islamique en 1979, les exécutions se
comptent par milliers en Iran. Certaines victimes auraient été exécutées
sans jugement ou après avoir été condamnées à une peine
d’emprisonnement ; bon nombre d’entre elles ont été exécutées à
l’issue de procédures contraires aux normes internationales. Parmi les
personnes exécutées depuis 1979 figurent un nombre inconnu d’opposants
politiques dont beaucoup ont été jugés et exécutés secrètement pour
leurs activités politiques non violentes ou leurs convictions religieuses.
Un grand nombre de personnes ont également été exécutées pour meurtre,
trafic et usage de stupéfiants, et opposition armée au gouvernement. Des
milliers de personnes ont péri lors de la vague d’exécutions arbitraires
qui a atteint son apogée au début des années 80.
La
loi de hodoud (crimes contre la volonté de Dieu; au singulier
hadd) et qesas (réparation) fait partie intégrante du Code pénal
islamique iranien adopté pour une période d’essai par l’Assemblée
consultative islamique en 1982. Elle prévoit la peine de mort pour un grand
nombre de délits, dont l’assassinat, le viol et les crimes « moraux «
tels l’adultère, la sodomie et la consommation d’alcool en récidive.
Sont également passibles de la peine capitale, aux, termes de la loi de hodoud
et qesas, les condamnés déclarés « corrompus sur terre « ou «
ennemis de Dieu. Ces termes très
vagues peuvent s’appliquer aux opposants politiques, y compris à ceux qui
expriment leurs opinions sans recourir à la violence.
L’application
de la peine de mort à titre de châtiment possible pour meurtre est déterminée
par le principe de qesas selon une interprétation du droit musulman,
le plus proche parent masculin de la victime d’un meurtre a le droit
d’obtenir réparation ou d’exiger le prix du sang. Tout condamné pour
meurtre ne peut être exécuté qu’avec le consentement de ce plus proche
parent qui peut choisir de recevoir une indemnité compensatoire (diya,
le prix du sang) plutôt que de réclamer l’exécution du coupable. La
peine capitale pour meurtre ne peut être infligée aux aliénés, aux
personnes âgées de moins de dix-huit ans au moment des faits ni aux
aveugles. Le Code pénal stipule qu’aucune peine ne sera prononcée pour
le meurtre de certaines catégories de personnes, notamment celles qui ont
insulté le Prophète ou les imams.La peine de mort est obligatoire pour
certains crimes prévus par le Code pénal tels l’adultère, la sodomie et
l’accusation calomnieuse qui sont considérés comme des crimes contre
Dieu (hodoud) et donc passibles d’un châtiment divin.
La
peine de mort peut être prononcée par les cours d’assises ou par les
tribunaux révolutionnaires islamiques, qui sont respectivement compétents
pour des catégories différentes d’infractions. Relèvent des tribunaux révolutionnaires
islamiques les crimes suivants tous les crimes contre la sûreté intérieure
et la sécurité extérieure de l’Etat; la «corruption sur terre ‘ ou
le fait d’être « ennemi de Dieu < ; les tentatives d’assassinat des
hommes politiques ; le trafic de drogue ; les atteintes â la lutte du
peuple iranien; le détournement de fonds publics et l’enrichissement
illicite.
Selon
les textes officiels, les tribunaux révolutionnaires islamiques doivent être
composés de trois personnes dont deux magistrats. En pratique, ils ne sont
formés le plus souvent que d’un seul juge religieux. Dans certains cas,
la présomption de culpabilité s’est traduite par des procès qui se sont
résumés à la lecture de l’acte d’accusation et au prononcé de ta
condamnation. D’après les informations parvenues à Amnesty
International, dans les affaires politiques, les aveux seraient extorqués
sous la torture et serviraient de base aux condamnations à mort. A la
connaissance de l’Organisation, aucun accusé comparaissant pour un délit
politique devant un tribunal révolutionnaire islamique n’a pu être
assisté d’un avocat.
Au
début des années 80, des milliers de personnes ont été exécutées
sommairement à l’issue de procès rapides et inéquitables devant des
tribunaux révolutionnaires islamiques. Amnesty International a appris que
toutes les condamnations à mort prononcées par ces tribunaux sont désormais
soumises à l’approbation du Conseil judiciaire suprême, formé
d’experts en jurisprudence islamique, qui peut à son tour renvoyer le
dossier devant le même tribunal pour révision. Cette procédure a parfois
entraîné l’ajournement des exécutions. Il semble toutefois - au moins
dans les affaires politiques que le condamné ne dispose pas du droit
d’appel de la déclaration de culpabilité ni de la peine à un niveau supérieur
de juridiction; il ne peut pas non plus obtenir une révision judiciaire des
erreurs éventuelles du tribunal. En pratique, la plus grande partie des
condamnations à mort sont encore prononcées par les tribunaux révolutionnaires
islamiques.
Le
Code pénal insiste sur le rôle du témoignage d’« hommes irréprochables
comme moyen de preuve de la culpabilité pour les crimes passibles de la
peine de mort, ce témoignage pouvant être prouvé par le serment au nom de
Dieu (qassameh). Ce système peut également servir comme preuve
suffisante de la culpabilité devant les cours d’assises jugeant des
crimes comme le meurtre. Les déclarations sous serment au nom de Dieu ne
peuvent être contestées par l’accusé, mais elles peuvent constituer
l’unique motif de la condamnation. Amnesty International n’a toutefois
pas eu connaissance d’exécutions découlant de tels cas.
Le
droit d’interjeter appel de la déclaration de culpabilité et de la
condamnation n’existe pas pour les infractions jugées par les cours
d’assises. Toutefois, la Cour suprême de cassation doit vérifier la
conformité de la procédure avec la loi toutes les fois que les cours
d’assises prononcent la peine capitale ou d’autres sanctions graves.
Aucun jugement n’est exécutoire du
peuple (Oimp) ont été pendus en public dans des villes de l’Ouest
de l’Iran, à la suite d’une incursion armée de l’Armée de libération
nationale (soutenue par l’Oimp) sur le territoire iranien.
A
la même époque, des rapports non officiels ont fait état d’une
augmentation des exécutions secrètes de prisonniers politiques. Le fait
que les familles n’aient pu rendre visite aux prisonniers politiques et
que des hauts fonctionnaires aient réclamé, dans leurs discours, l’exécution
de ces prisonniers, tout ceci a laissé penser que des centaines de
personnes avaient été exécutées. Amnesty International ne peut cependant
évaluer le nombre d’exécutions secrètes effectuées pendant cette période.
Amnesty
International a recensé pas moins de 28 exécutions en Iran, dont les
quatre du 14 février.
Un des quatre hommes, l'enseignant Risan Sawari, âgé de
trente-deux ans, aurait été exécuté mercredi 14 février dans un endroit
inconnu, au Khuzestan. Sa famille aurait été informée de son exécution
mais la dépouille ne lui a toujours pas été remise. Risan Sawari aurait
été arrêté en avril 2005, puis libéré et interpellé de nouveau en
septembre 2005.
Les trois autres hommes exécutés le 14 février -- il s'agirait
d'Abdulreza Sanawati Zergani, Qasem Salamat et Majed Alboghubaish --
auraient eux aussi été reconnus coupables, en même temps que sept autres
personnes, de mohareb pour leur participation présumée à des
attentats contre la ville d'Ahvaz 2005. Détenus à l'isolement avant, et
peut-être aussi après, leur procès, ils ont été reconnus coupables et
condamnés à l'issue de procès iniques sans avoir pu bénéficier d'aucune
assistance juridique.
Dans un entretien donné à la fin du mois de janvier 2006 à la
radio Zamaneh, basée aux Pays-Bas, le défenseur des droits humains
Emaddedin Baghi, qui a suivi ces affaires avec attention, a déclaré que
les accusés n'avaient pas pu consulter d'avocats et qu'ils avaient été
maintenus à l'isolement pendant des mois. «Ils n'ont pas bénéficié
d'un procès équitable», a-t-il conclu.
La condamnation à mort qui pesait sur Mahabad Fatehi, connue sous le
nom de Nazanin, dix-neuf ans, a été annulée par le jugement rendu lors de
son nouveau procès. Cette affaire souligne à quel point il est urgent de réformer
le système judiciaire en Iran afin que la peine capitale ne soit plus
prononcée contre des personnes accusées de crimes commis alors qu'elles
n'avaient pas dix-huit ans.
Le
14 janvier 2006, les juges d'un tribunal pénal de Téhéran ont innocenté
Nazanin Fatehi de l'accusation de meurtre prémédité, quelques jours après
l'audience qui s'est tenue le 10 janvier. Ils lui ont ordonné de payer la Diya
(prix du sang) à la famille de l'homme qu'elle a tué en état de légitime
défense en mars 2005. Elle avait été condamnée à mort pour cet homicide
en janvier 2006. En raison des protestations internationales, notamment
relayées par Nazanin Afshin-Jam, reine de beauté canadienne d'origine
iranienne, sa condamnation avait été annulée par la Cour suprême en mai
2006 et son affaire renvoyée pour être rejugée.
Dans
une autre affaire, le musicien Sina Paymand, condamné à mort pour
le meurtre d'un autre adolescent alors qu'il était âgé de seize ans,
aurait bénéficié d'un sursis ordonné par le responsable du pouvoir
judiciaire. En septembre 2006, quelques jours après son 18e anniversaire,
Sina Paymand devait être exécuté ; alors qu'il se trouvait sur la
potence, il a joué de la ney (flûte moyen-orientale), sa dernière
volonté. Les proches de la victime ont été si émus par sa musique qu'ils
lui ont accordé un sursis de dernière minute. Son exécution a été
repoussée de deux mois afin que les deux parties puissent trouver un
accord. Mais la famille de la victime a exigé 150 millions de toumans (plus
de 123000 euro) comme paiement de la Diya, somme que la famille de
Sina Paymand n'est pas en mesure de verser. Sina Paymand risque donc
toujours d'être exécuté. En outre, son avocat a demandé un réexamen de
son cas en novembre 2006, après avoir présenté de nouveaux éléments
prouvant que le tribunal n'avait pas suffisamment pris en compte les éléments
de preuve selon lesquels ce garçon souffrait de troubles mentaux.
Au moins 23 autres mineurs délinquants se trouveraient dans le quartier des
condamnés à mort en Iran. Voici leurs noms et leurs âges (le cas échéant)
à l'époque des faits dont ils sont accusés :
1- Beniamin Rasouli, 17
2- Hossein Toranj, 17
3- Hossein Haghi, 17
4- Morteza Feizi, 16
5- Saeed Jazee, 17
6- AliMahin Torabi, 16
7- Milad Bakhtiari, 16
8- Farshad Saeedi, 17
9- Mostafa, 16
10- Mahmoud, 17
11- Saber
12- Hamid, 17
13- Sajjad, 17
14- Farzad, 15
15- Hossein Gharabaghloo, 16
16- Asghar, 16
17- Iman, 17
18- Nemat, 15
19- Mohammad Mousavi,
20- Delara Darabi, 17
21- Hamzeh S, 17
22- Shahram Pourmansouri, 17
23- Hedayat Niroumand, 15
En tant qu'État partie au Pacte international relatif aux droits
civils et politiques (PIDCP) et à la Convention relative aux droits de
l'enfant, l'Iran s'est engagé à ne pas exécuter des délinquants pour des
infractions commises alors qu'ils n'avaient pas dix-huit ans. Pourtant,
depuis 1990, Amnesty International a recensé 21 exécutions de mineurs délinquants
dans ce pays. En 2006, l'Iran et le Pakistan étaient les seuls pays du
globe à poursuivre cette pratique (bien que le Pakistan ait promulgué en
2000 l'Ordonnance relative à la justice pour mineurs, qui a aboli la peine
capitale dans la majeure partie du pays pour les personnes âgées de moins
de dix-huit ans au moment des faits reprochés). D'après la Kurdistan
Human Rights Organisation (Organisation de défense des droits humains
du Kurdistan), Naser Batmani, vingt-deux ans, a été pendu fin décembre
2006 dans la prison de Sanandaj pour un meurtre commis alors qu'il n'avait
pas dix-huit ans. Il semble que les autorités gardent les mineurs condamnés
à mort derrière les barreaux jusqu'à leur 18e anniversaire, avant de procéder
à leur mise à mort.
Depuis
plusieurs années, les autorités iraniennes envisagent d'adopter une loi
interdisant l'imposition de la peine capitale contre des personnes âgées
de moins de dix-huit ans au moment des faits qui leur sont reprochés. Un
projet de loi prévoyant la création de tribunaux spéciaux pour les
enfants et les adolescents aurait été adopté par le Majlis-e Shoura-e
Islami (Assemblée consultative islamique) au cours de l'été 2006,
mais n'aurait toujours pas été approuvé par le Shoura-e Nigahban
(Conseil des gardiens), chargé de s'assurer de la conformité des lois
iraniennes avec les principes islamiques.
En janvier 2005, le Comité des droits de l'enfant (CDE), organe
chargé de surveiller l'application de la Convention relative aux droits de
l'enfant par les États parties, a exhorté l'Iran à suspendre immédiatement
toutes les exécutions de personnes reconnues coupables de crimes commis
alors qu'elles n'avaient pas dix-huit ans et à ne plus recourir à la peine
de mort contre des mineurs.
Le
19 décembre 2006, trois d'entre eux, Abdullah Suleymani (d'abord présenté
comme Alireza Asakreh), Malek Banitamim et Ali Matouri Zadeh auraient été
exécutés dans une prison de la province du Khuzestan. Les corps des
suppliciés n'ont, semble-t-il, pas été rendus aux familles et l'on craint
qu'ils n'aient été enterrés dans une fosse commune anonyme que l'on nomme
La'natabad (le «lieu des damnés» ). Selon certaines
sources, les forces de sécurité auraient empêché toute visite de condoléances
aux familles.
Selon
les informations dont dispose Amnesty International, le 2 mars 2006 ou
quelques jours avant ou après cette date et avant même son arrestation,
Khalaf Derhab Khudayrawi aurait été blessé par balles par des membres des
forces de sécurité avant d'être emmené. Sa famille croyait qu'il était
décédé de ses blessures mais quelques jour plus tard un coup de fil des
autorités leur apprenait qu'il avait été transféré au centre de détention
de Sepidar. Son épouse, Soghra Khudayrawi et leur fils de quatre ans,
Zeidan, ont été arrêtés le 7 mars 2006 et tous deux sont toujours en détention
(voir Action urgente 65/06, MDE 13/028/2006 du 23 mars 2006 et Iran
Le
10 janvier 2007, trois experts des Nations unis spécialisés dans les
questions de droits humains – Philip Alston, rapporteur spécial
sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Leandro
Despouy, rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats et
Manfred Nowak, rapporteur spécial sur la torture – ont lancé un appel
conjoint au gouvernement iranien pour qu'il stoppe l'exécution imminente de
sept hommes, membres de la minorité arabe d'Ahvaz et leur accorde un procès
public et équitable. Les sept personnes concernées auraient été
Abdulreza Sanawati Zergani, Qasem Salamat, Mohammad Jaab Pour, Abdulamir
Farjallah Jaab, Alireza Asakreh, Majed Alboghubaish Khalaf et Derhab
Khudayrawi. Les rapporteurs ont déclaré avoir pleinement conscience de la
gravité des accusations pesant sur ces hommes, ajoutant que cela ne
justifiait pas leur condamnation et leur exécution au terme de procès qui
sont une parodie des procédures requises.
Plus
de la moitié des pays du monde ont aboli la peine de mort dans la législation
ou dans les faits. En effet, selon les dernières informations recueillies
par Amnesty International :89 pays et territoires ont aboli la peine
capitale pour tous les crimes ; 10
pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes sauf les crimes
exceptionnels, tels que ceux commis en temps de guerre ; 30 pays
peuvent être considérés comme abolitionnistes de facto : la
peine de mort est toujours prévue par leur législation, mais ils n'ont
procédé à aucune exécution depuis au moins dix ans.Ce sont ainsi 129
pays et territoires qui ont aboli la peine capitale de jure ou de
facto.68 pays maintiennent la peine de mort et appliquent ce châtiment.
Cependant le nombre de pays qui procèdent à des exécutions chaque année
est nettement inférieur.
Depuis
1990, plus de 40 pays et territoires ont aboli la peine de mort pour
tous les crimes. Certains sont des pays d'Afrique (parmi les exemples
récents figurent la Côte d'Ivoire ou le Libéria) ; d'autres, des Amériques
(Canada, Mexique, Paraguay) ; d’autres encore, d'Asie et du Pacifique
(Philippines, Bhoutan, Samoa) ou bien d'Europe et d’Asie centrale (Albanie,
Moldavie, Monténégro, Serbie, Turquie).
Il
est rare que la peine capitale soit rétablie après avoir été abolie.
Depuis 1985, plus de 50 pays ont banni la peine de mort de leur législation,
ou l'ont abolie pour tous les crimes alors qu'elle n'était déjà plus
prononcée pour les crimes de droit commun. Au cours de la même période,
seuls quatre pays abolitionnistes ont rétabli la peine capitale. Deux,
le Népal et Philippines, l'ont de nouveau abolie depuis. Dans les deux
autres pays (la Gambie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée), aucun condamné à
mort n'a été exécuté.
Au
cours de l'année 2006, au moins 1,591 prisonniers ont été exécutés
dans 25 pays et territoires et 3,861 personnes condamnées à
mort dans 55 pays et territoires. Ces chiffres reflètent uniquement
les cas dont Amnesty International a eu connaissance et sont certainement en
deçà de la réalité.
En
2006, 91 p. cent des exécutions recensées ont eu lieu en Chine,
Iran, Pakistan, Iraq, le Soudan et aux États-Unis.. Sur la base des
documents publics disponibles, Amnesty International estime que la Chine a
exécuté au moins 1 010 personnes au cours de l'année, mais ce
chiffre est vraisemblablement très en deçà de la réalité. Selon des
propos attribués à un juriste chinois, il est possible d'évaluer à
environ 8 000 le nombre d'exécutions en s'appuyant sur des données
provenant de magistrats et de responsables politiques locaux, mais les
statistiques nationales officielles sur l'application de la peine capitale
restent un secret d'État.
L'Iran
a exécuté 177 personnes, Pakistan 82, Iraq et le Soudan
chaqu'un au moin 65 mais ces chiffres sont sans doute bien inférieurs aux
chiffres réels. Aux États-Unis, on a enregistré 53 exécutions
dans 12 Etats.
Les
traités internationaux relatifs aux droits humains interdisent
l'application de la peine capitale pour les crimes commis par des personnes
âgées de moins de dix-huit ans au moment des faits. Cette interdiction est
inscrite dans le Pacte international relatif aux droits civils et
politiques, dans la Convention relative aux droits de l'enfant, dans la
Convention américaine relative aux droits de l'homme, ainsi que dans la
Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant. Plus de 110 États
qui maintiennent la peine capitale pour un certain nombre d'infractions
interdisent expressément l'exécution de mineurs délinquants dans leur législation,
ou doivent exclure ce type d'exécution puisqu'ils sont parties à l'un ou
l'autre de ces traités. Un petit nombre de pays continuent toutefois d'exécuter
des mineurs délinquants.
Depuis
1990, à la connaissance d'Amnesty International, neuf pays ont exécuté
53 prisonniers condamnés à mort pour des crimes commis alors qu'ils
avaient moins de dix-huit ans : l'Arabie saoudite, la Chine, les États-Unis,
l'Iran, le Nigéria, le Pakistan, la République démocratique du Congo
(RDC), le Soudan et le Yémen. La Chine, les États-Unis, le Pakistan et le
Yémen ont depuis lors fait passer à dix-huit ans l'âge minimum que doit
avoir un délinquant au moment des faits pour être passible de la peine de
mort. Les États-Unis et l'Iran ont chacun procédé à plus d'exécutions
de mineurs délinquants que les sept autres pays réunis, et l'Iran a même
dépassé les États-Unis, qui ont exécuté 19 mineurs délinquants depuis
1990.Quatre mineurs délinquants ont été exécutés en Iran et un
au Pakistan en 2006.
Monsieur
le Président de la République,
L'un
des progrès majeurs réalisés ces dernières années réside dans
l'adoption de traités internationaux par lesquels les États s'engagent à
ne pas avoir recours à la peine capitale. Ces traités sont actuellement au
nombre de quatre :
- le
Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international
relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de
mort, qui a été ratifié par 60 États. Huit autres pays
ont signé le Protocole, signifiant ainsi leur intention de devenir
partie à cet instrument à une date ultérieure ;
- le
Protocole à la Convention américaine relative aux droits de
l'homme, traitant de l'abolition de la peine de mort, qui a été
ratifié par huit États du continent américain et signé par deux
autres ;
- le
Protocole n° 6 à la Convention de sauvegarde des droits de l'homme
et des libertés fondamentales (Convention européenne des droits de
l'homme) concernant l'abolition de la peine de mort, qui a été
ratifié par 45 États européens et signé par un autre ;
- le
Protocole n° 13 à la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et
des libertés fondamentales, relatif à l'abolition de la peine de mort
en toutes circonstances, qui a été ratifié par 39 États
européens et signé par 6 autres.
L'objet
du Protocole n° 6 à la Convention européenne des droits de l'homme est
l'abolition de la peine de mort en temps de paix. Les deux autres
protocoles prévoient l'abolition totale de la peine capitale, mais
laissent aux États qui le souhaitent la possibilité d'y avoir
exceptionnellement recours en temps de guerre. Le Protocole n° 13 à la
Convention européenne des droits de l'homme prévoit l'abolition totale
de la peine de mort en toutes circonstances.
Comme
vous le savez Monsieur le Président
de la République, Le peuple
Kurde, est un Peuple indo-européen établi de longue date sur un territoire
grand comme la France, le Kurdistan, riche en eau et en pétrole, les trente
cinq millions de Kurdes n'ont jamais pu obtenir leur indépendance et
restent aujourd'hui divisés entre quatre Etats du Moyen-Orient (Turquie,
Irak, Syrie, Iran). Les Kurdes
constituent, aussi bien sur le plan régional qu'au niveau mondial, la plus
grande nation sans Etat, dont le pays se trouve partagé entre plusieurs
Etats de la région, tous de nature tyrannique et totalitaire, qui ne répondent
aux revendications démocratiques et légitimes du peuple du Kurdistan que
par la violence et la répression. Dans ce domaine, malheureusement,
l'histoire de notre peuple est remplie de tragédies, de massacres et
d'atrocités. Vu le partage du Kurdistan contre la volonté de la nation
et du peuple kurde, vu l'oppression et les barbaries dont il(elle) a
été et est encore victime, et enfin, vu le droit des peuples à l'autodétermination
(dont l'indépendance constitue l'expression ultime) reconnu par la
communauté internationale, on pourrait au premier regard avancer l'idée de
l'établissement d'un Etat indépendant kurde dans chaque partie du
Kurdistan, ou bien de la réunification de toutes les parties du Kurdistan,
sous l'autorité d'un seul Etat kurde indépendant, comme l'unique solution
au problème. Mais un ensemble d'importants d'obstacles d'ordre interne, régional
et international empêche les Kurdes d'y accéder.
Primo,
les Etats sous la domination desquels se trouvent les Kurdes sont
aujourd'hui comme par le passé des Etats totalement étrangers aux critères
démocratiques, au respect des droits de l'homme, des droits des peuples et
de ceux des minorités. Dans ces pays, toute aspiration des peuples opprimés,
y compris le peuple kurde, est réprimée sans merci dans le sang, sous
divers prétextes, notamment celui de combattre le séparatisme. Depuis l'avènement
de la République islamique EN Iran, un prétexte supplémentaire est utilisé
pour justifier la répression dont est victime le peuple kurde en Iran.
C'est l'imam Khomeiny en personne qui, qualifiant les Kurdes d'Iran
globalement d'"enfants de Satan" et les dirigeants du mouvement
kurde d'"ennemis de Dieu", a proclamé le 19 août 1979 le Djihad
(guerre sainte) contre le peuple kurde
d'Iran. C'est ainsi que les nouvelles autorités iraniennes se sont livrées
sans vergogne au Kurdistan à des massacres impitoyables, à des
destructions de villages kurdes, à des actes terroristes contre les
dirigeants du Kurdistan.
En
outre, ces Etats s'opposent obstinément à toute possibilité de résoudre
le problème par le dialogue et d'une manière pacifique, ne laissant aux
Kurdes d'autres moyens que celui du recours à la résistance armée pour se
défendre. Dans ce domaine, la supériorité militaire, économique et
technique de ces Etats a fait que depuis près d'un siècle, malgré la
bravoure et les sacrifices héroïques des combattants kurdes, l'avantage
est resté aux forces gouvernementales.
Il
existe un autre obstacle d'ordre interne et régional jouant en défaveur
des Kurdes : ce sont les tensions, les désaccords et les divisions régnant
entre les forces kurdes, aboutissant le plus souvent à des affrontements
sanglants et de longue durée, portant des coups sérieux à leurs
mouvements de libération. Ces affrontements qui sont la plupart du temps le
résultat de machinations et de manipulations des Etats de la région,
atteignent parfois un point tel que les forces kurdes oublient leur lutte
contre les Etats qui les dominent et consacrent leur énergie et tous leurs
efforts au combat contre la partie adverse kurde. Ces guerres inter kurdes
leur ont parfois fait perdre de grandes occasions.
Secundo,
les obstacles d'ordre externe : la situation géopolitique du Kurdistan et
la place sensible qu'il occupe au Moyen-Orient (lui-même constituant une
des régions les plus sensibles du monde) ont fait que le sort du peuple
kurde a été, dans le passé, une sorte de jouet entre l'ex-Union soviétique
et les pays occidentaux. Aujourd'hui, à la poursuite de leurs seuls intérêts
mercantiles, les pays occidentaux mènent le même jeu vis-à-vis des
Kurdes. Cette politique occidentale ne s'arrête pas là : avec les moyens
techniques et militaires très destructeurs qu'ils fournissent aux Etats,
ces pays participent indirectement à la répression barbare dont est
victime le peuple kurde.
A
l'heure actuelle, les pays occidentaux, notamment les Etats-Unis,
soutiennent les revendications des Kurdes irakiens qui, forts de ce soutien,
réclament le fédéralisme au lieu de l'autonomie reconnue par la
Constitution irakienne. En ce qui concerne le Kurdistan de Turquie, , les
Etats-Unis et les pays européens font apparemment pression sur la Turquie
afin que celle-ci résolve le problème kurde par des moyens pacifiques avec
les derniers élections une
trentaine députés indépendantistes kurde sont élus au Parlement Turc. .
Mais jusqu'à présent, dans la pratique, rien de concret n'a encore été
fait. Pour ce qui est du Kurdistan d'Iran qui, après le Kurdistan de
Turquie abrite le plus grand nombre de Kurdes, les Etats-Unis ont opté
pour une politique de silence : même pas un mot sur les droits de près de
dix millions de Kurdes dans ce pays ! Les Etats européens ne font pas mieux
: occupés par leurs rivalités économiques dans ce pays et par les profits
énormes qu'ils tirent du marché iranien, ils mènent eux aussi une
politique de silence sur les droits des Kurdes en Iran et ferment les yeux
sur la répression. Peut-être l'une des raisons de ce silence sur les
Kurdes en Iran vient de ce que nous, les Kurdes d'Iran, nous sommes pour une
solution pacifique du problème, refusant de recourir à des actes
aventuriers comme la pratique du terrorisme, la pose de bombes et le détournement
d'avions.
En
Iran, les défenseurs des droits humains kurdes sont en danger. Plusieurs défenseurs
et journalistes ayant participé aux manifestations de juillet 2005 ont été
menacés de mort. La liberté de conscience droits individuels ou égalité des
sexes sont des concepts très anciens dans la société iranienne. Les
traces les plus anciennes connues de ces principes, sources du concept des
droits de l’homme. Finalisé en Occident. il y a deux siècles, ont été
retrouvées dans l'antiquité perse. Ils
ont connu des modifications importantes au cours de la longue histoire du
pays. Au cours du XXe siècle, l’Iran subit à plusieurs reprises de
profonds bouleversements sociaux et politiques, s'accompagnant de
changements multiples dans l'application des droits humains fondamentaux..
Une période de terreur suit l'instauration de la république islamique,
mais la généralisation de l'accès à l'éducationn et l'arrivée au
pouvoir de réformistes se traduisent par la mise en place d'une liberté
relativement plus importante. Malgré des critiques internationales très sévères,
plusieurs résolutions de l'Assemblée générale et de la commission des
droits de l’homme de l’ONU portant sur la manière dont l’Iran
applique la convention internationale sur les droits de l'homme ; le
gouvernement de la république
Islamique d’Iran continue de restreindre la liberté d’expression,
d’avoir recours à la torture, et à la peine capitale. Des femmes et des
minorités sont discriminées. Paradoxalement, la société iranienne change
et se modernise. Des élections sont régulièrement organisées, et leurs résultats
influencent la manière dont sont appliqués les droits de l'homme en Iran.
Le
8 janvier 2006, Sarveh Komkar, également
membre de l'Organisation de défense des droits humains du Kurdistan, aurait
été appréhendée par une unité spéciale de renseignement et de sécurité
des pasdaran (gardiens de la révolution)
à Mahabad, au Kurdistan, sous les yeux de plusieurs témoins. Elle a été
libérée cinq heures plus tard à la suite de plaintes aux autorités émanant
de sa famille et des membres de l'Organisation de défense des droits
humains du Kurdistan, qui ont mis en avant l'absence de preuves contre elle.
Sarveh Komkar avait subi un violent passage à tabac qui lui a laissé
ecchymoses et blessures. D'autres membres de l'organisation sont également
en prison ou sous le coup de poursuites judiciaires en raison, semble-t-il,
de leurs activités pacifiques en faveur de la minorité kurde d'Iran. –
Le
gouvernement iranien a intensifié sa politique de torture, d’arrestations
arbitraires et de détentions d’opposants politiques, a affirmé Human
Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Alors qu’en mai passé,
le parlement iranien réformiste a voté une loi interdisant l’usage de la
torture, celle ci n’a montré aucune mise en oeuvre efficace.
Le
rapport de 73 pages intitulé « Tels des cadavres dans leurs cercueils :
torture, détention et répression de la dissidence en Iran » constitue le
premier récit exhaustif au sujet du traitement des détenus politiques dans
la prison d’Evin de Téhéran et dans les prisons secrètes de la capitale
depuis que le gouvernement a lancé, en 2000, la politique de répression
actuelle. Les recherches menées par Human Rights Watch révèlent les abus
systématiques commis envers les détenus politiques tels que les
arrestations arbitraires, la détention sans procès, l’utilisation de la
torture pour obtenir des confessions, l’isolement cellulaire (« le trou
») à durée prolongée et les abus violents physiques et psychologiques.
«
Dire que les réformes en Iran ont mis fin à l’utilisation de la torture
est tout simplement un mensonge » a déclaré Sarah
Leah Whitson, Directrice de la division Moyen Orient et Afrique du Nord
de Human Rights Watch. « Plus
que jamais, les journalistes, les intellectuels et les militants ont peur
d’exprimer leurs critiques contre le gouvernement ».
L’utilisation
par le gouvernement de ces méthodes excessives a, en grande partie, écrasé
l’opposition politique et la presse indépendante du pays. Ces quatre
dernières années, en réaction à la montée d’une pression politique réformatrice,
le gouvernement a renforcé sa politique de répression envers la
dissidence. Au premier juin le gouvernement avait déjà pratiquement fermé
toutes les maisons indépendantes de la presse écrite, plusieurs
journalistes et auteurs importants avaient fui le pays, de nombreux auteurs
et militants éminents avaient été emprisonnés et un grand nombre d’étudiants
militants avaient mis fin à leur activité politique pacifique après avoir
étés sujets d’actes d’intimidation. Bien que l’action même du
gouvernement Iranien de fermer les maisons de presse ait été largement
rapportée par les médias, personne n’a jamais raconté dans son intégralité
l’histoire des abus dont ont été victimes les journalistes, les
intellectuels et les protestataires emprisonnés.
Le rapport de Human Rights Watch
fournit des éléments prouvant que l’utilisation systématique de
l’isolement carcéral à durée prolongée a pour but d’anéantir la
volonté des dissidents et d’obtenir des confessions par la force. Les
personnes interrogées au cours de la recherche pour le rapport, en partie
des auteurs et des journalistes, ont décrit à Human Rights Watch les
interrogatoires brutaux durant lesquels les détenus aux yeux bandés,
recevaient des menaces physiques et étaient forcées de renier à leurs
opinions politiques. D’anciens détenus ont décrit les cellules situées
dans les sous-sols où ils étaient privés de tout contact humain pendant
plusieurs semaines d’affilée. Ils ont aussi évoqué les provocations des
juges qui les menaçaient de prolonger indéfiniment leur isolement si
aucune confession n’était faite.
Des
militants étudiants ont raconté à Human Rights Watch les tortures
physiques qu’ils ont subies entre les mains des hommes des services de
renseignement et de la sécurité habillés en civil. Le rapport présente
les renseignements recueillis sur les cas de passage à tabac,
l’emprisonnement prolongé dans des positions inconfortables, les coups de
pieds donnés avec des bottes militaires, la pendaison des détenus par les
bras et les jambes et les menaces d’exécution de personnes refusant de
faire une confession.
Le
rapport prend soin de décrire aussi en détail les services de
renseignement dont les agents sont habillés en civil. Ces services qui sont
liés au système judiciaire sont directement responsables pour la détention
et la torture des personnes critiquant le gouvernement. Ces services sont
souvent parallèles ou extérieurs aux structures administratives classiques
du gouvernement et travaillent sous l’autorité directe des responsables
religieux iraniens. Les membres de ces « forces parallèles », que les
anciens détenus décrivent comme les fantassins de la bataille contre les
dissidents, ne sont pas reconnus responsables de leurs actes.
Human
Rights Watch a démontré la présence de juges
dans les salles d’interrogatoire, et même souvent dans les prisons secrètes,
dirigeant des interrogatoires abusifs et violents, agressant les détenus et
leur conseillant vivement de signer de fausses déclarations, allant
jusqu’à proférer eux-mêmes des menaces. Plusieurs membres de
l’autorité judiciaire, dont le procureur de notoriété publique Said
Mortazavi, ne remplissent manifestement plus leur devoir consistant à
rendre la justice de façon équitable préférant au contraire donner
l’ordre de torturer des détenus politiques. Un certain nombre d’anciens détenus ont également raconté
qu’après avoir réclamé l’aide d’un avocat ou des renseignements
concernant leur dossier juridique, ils avaient été traités encore plus
violemment. Le rapport
appelle l’Union européenne à faire davantage pression sur l’Iran pour
que ce pays prenne des mesures sérieuses afin de mettre fin à la torture
et aux mauvais traitements des détenus, mais aussi afin de restaurer la
liberté d’expression dans le pays. Le dialogue en cours entre l’Union
européenne et l’Iran concernant les droits de l’homme tiendra sa
prochaine réunion à Téhéran le 14 et 15 juin. Ce dialogue, déjà dans
sa troisième année, n’a donné aucun résultat tangible. En réalité,
la situation en matière des droits de l’homme en Iran s’est
sensiblement détériorée depuis que le dialogue a commencé.
« La faible réponse de l’Union européenne face à la poursuite
des violations des droits de l’homme en Iran est une grande source
d’inquiétude » a déclaré S. Whitson, « Il est temps que l’Union
européenne condamne l’Iran pour son usage des persécutions et de la
torture et qu’elle détermine clairement les progrès à faire par ce
gouvernement. » Human Rights
Watch a appelé le gouvernement iranien à libérer tous les prisonniers
politiques et à faire appliquer immédiatement l’interdiction du recours
à la torture.
La
population agitée du Kurdistan a été victime de l’oppression systématique
du pouvoir religieux depuis la révolution islamique de 1979 y compris les scientifiques
comme Dr Abdel Ghassemlou,
Prof. Sharafkandi , Azad et Selah
et de nombreux politiciens sont
massacrés directement par les services secrets iraniens.
Après
le meurtre d’un jeune Kurde de la ville de Mahabad au Kurdistan d’Iran
le 9 juillet 2005 de nombreuses manifestations ont eu lieu pendant 6
semaines dans différentes villes kurdes.
Les
forces de sécurité ont répondu violemment en ouvrant les feux sur ces
marches pacifiques. Des dizaines de civils ont été tués ou blessés et
plus de 500 d’entres elles arrêtées. Les efforts des familles de ces
prisonniers pour avoir des nouvelles se sont révélés vains. Récemment
environ 200 prisonniers ont été transférés au sinistre prison de Evin à
Téhéran. Deux magazines indépendants kurdes ont été interdits.
Parmi
tous ces prisonniers figurent de nombreux militants des Droits de l’Homme
dont, une activiste féministe et une membre de l’Association de défense
des femmes du Kurdistan et membre du Centre de
PEN KURD, Union des
Ecrivains Kurdes. Elle a été arrêtée le 1er août au cours d’une
manifestation demandant la libération de prisonniers.
Monsieur
le Président de la République,
Le
journaliste et défenseur des droits humains kurde Mohammad Sadiq Kabudvand
est détenu dans un lieu inconnu, qui pourrait être la section 209 de la
prison d’Evin. Il a été arrêté le 1er juillet 2007 sur son
lieu de travail, à Téhéran, par des membres des forces de sécurité en
civil. Amnesty International craint qu’il ne soit torturé ou soumis à
d’autres formes de mauvais traitements et pense qu’il s’agit très
probablement d’un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir
exercé de manière pacifique son droit à la liberté d’expression et
d’association.
Juste
après son arrestation, le 01-07-2007 Mohammad Sadiq Kabudvand a été
conduit à son domicile à Téhéran, où les forces de sécurité ont saisi
trois ordinateurs, des livres, des photographies, des vidéos de sa famille
ainsi que des documents personnels, avant de l’emmener pour une
destination inconnue. Amnesty International pense qu’il n’a eu aucun
contact avec sa famille depuis son interpellation.
Président
de l’Organisation kurde des droits humains (RMMK), dont le siège se
trouve à Téhéran, Mohammad Sadiq Kabudvand est également le rédacteur
en chef de Payam-e Mardom-e Kurdestan
(Le Message du peuple du Kurdistan), un hebdomadaire publié en kurde et en
persan, qui a été interdit le 27 juin 2004 après seulement 13 numéros,
pour « diffusion d’idées séparatistes et publication de fausses
informations ». Déclaré coupable, par un tribunal révolutionnaire
de Sanandaj, dans l’ouest de l’Iran, d’avoir « répandu des
informations susceptibles de créer des tensions ethniques et publié des
articles provocateurs » et d’avoir « répandu des
mensonges dans le but de troubler l’opinion publique », Mohammad
Sadiq Kabudvand a été condamné, le 18 août 2005, à une peine de prison
avec sursis de dix-huit mois, et s’est vu interdire d’exercer son métier
de journaliste pendant cinq ans. Sa condamnation aurait été confirmée en
appel et sa sentence alourdie : le journaliste doit purger une peine
d’un an de prison ferme. En septembre 2006, il a été convoqué afin que
celle-ci soit appliquée, mais il reste libre en attendant que la Cour suprême
se prononce sur le recours qu’il a formé contre sa condamnation.
Deux
journalistes kurdes iraniens défenseurs des droits humains ont été arrêtés
début juillet. Le 1er juillet, des policiers en civil sont venus arrêter Mohammad
Sadiq Kabudvand, président de l’Organisation des droits humains du
Kurdistan (Kurdistan Human Rights Organisation, RMMK) à son bureau à Téhéran.
Il risque une peine d’une année d’emprisonnement pour des articles
qu’il a publiés dans le Payam-e Mardom-e Kurdestan (Message du
Peuple du Kurdistan) aujourd’hui interdit, mais on ne sait pas clairement
si c’est là la véritable raison de son placement en détention. Ajlal
Qavami, membre de la direction du RMKK, ancien journaliste du Payam-e
Mardom-e Kurdestan et membre du conseil de rédaction de
l’hebdomadaire bilingue Didgah (Point de vue), a été arrêté le 9
juillet ou à une date proche après avoir été cité à comparaître
devant le tribunal révolutionnaire de Sanandaj. Il avait précédemment été
condamné à trois années d’emprisonnement par la première Chambre du
tribunal révolutionnaire de Sanandaj pour avoir organisé une manifestation
de protestation en juillet 2005, après l’assassinat de Showan Qaderi,
membre de la minorité kurde, par les forces de sécurité. Il avait fait
appel de sa condamnation, mais son appel aurait été rejeté, bien que ni
Ajlal Qavami ni son avocat n’en ait été informé avant l’arrestation
d’Ajlal Qavami. Saïd Saedi, un autre journaliste kurde, qui avait été
condamné à deux années et demie d’emprisonnement dans la même affaire,
courrait maintenant aussi le risque d’être arrêté.
Nous
pensons que non
seulement dans le domaine du nucléaire, mais aussi, dans le domaine des
droits de l’Homme et des droits du peuple kurde la France pourra agir. Nous
espérons que grâce à votre
intervention avec le
droit à vie pour ADNAN
HASSANPOUR et HIWA
BUTIMAR soient
libérés et le Président de
la République d’Iran doit
respecter aux exigences de l’ONU et
aux résolutions relatives des
droits de l’Homme en Iran. L’Iran poursuit
sa politique de l'apartheid, raciste, colonialiste, agressive,
qui n’est pas conforme à l'article
27 (1) du Traité « Soulignant que l'élimination de l'apartheid, de
toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de colonialisme, de
néocolonialisme, d'agression, d'occupation et domination étrangères et
d'ingérence dans les affaires intérieures des Etats est indispensable à
la pleine jouissance par l'homme et la femme de leurs droits,
Affirmant
que le renforcement de la paix et de la sécurité internationales, le relâchement
de la tension internationale, la coopération entre tous les Etats quels que
soient leurs systèmes sociaux et économiques, le désarmement général et
complet et, en particulier, le désarmement nucléaire sous contrôle
international strict et efficace, l'affirmation des principes de la justice,
de l'égalité et de l'avantage mutuel dans les relations entre pays et la réalisation
du droit des peuples assujettis à une domination étrangère et coloniale
et à une occupation étrangère à l'autodétermination et à l'indépendance,
ainsi que le respect de la souveraineté nationale et de l'intégrité
territoriale favoriseront le progrès social et le développement et
contribueront par conséquent à la réalisation de la pleine égalité
entre l'homme et la femme »
Comme
vous le savez, six personnes, toutes anciennement
membres ou sympathisants de la cause
kurde ont été exécutées
entre le 7 et le 13 octobre 2002. Parmi elles figuraient quatre personnes
dont le nom était mentionné dans l’AU 69/02 (MDE 13/005/02 du 6 mars
2002). Amnesty International ne dispose d’aucune information sur la nature
des charges retenues contre ces six personnes, ni sur les procédures
juridiques menées contre elles. Les quatre personnes suivantes auraient été
exécutées : Muhammad Sharverani, qui avait été condamné à la peine
capitale en 2000, Khaled Shoghi, que les autorités turques auraient renvoyé
contre son gré en Iran, où il aurait été arrêté en 1997 et torturé,
Saleh Goudarzi, condamné à mort en 1999, ainsi que Jalil Zevai, qui aurait
été soumis à la torture avant son exécution. Les autorités iraniennes
ont également ôté la vie à Hamzeh Ghaderi ainsi qu’à une femme dont
on ignore l’identité, et qui pourrait avoir des liens avec cet homme.
Amnesty International ne dispose d’aucune information complémentaire sur
les autres personnes mentionnées dans l’AU 69/02 : Khaled Faraidouni,
Nader Afani, Hasan Mahmoudi, Kheder Viesi, Rasul agressive, Anvar Alizadeh,
Mohammad Esmailzadeh ou Esmaili, Mohammad Mehdi Zaliye ainsi que les cinq
Arabes de sexe masculin, Fadhil Muqaddam, Rahim Sawari, Amir Saidi, Hashem
Bawi et Abbas Sherhani.
Des
mesures de sécurité renforcées auraient notamment été mises en œuvre
dans ces deux régions, car l’éventualité d’une action militaire en
Irak, pays voisin, a donné lieu à des tensions politiques accrues. À
titre d’exemple, le 5 novembre 2002, Mostafa Jula et Ali Kak Jalil, deux
anciens membres du Komala
auraient été exécutés dans la ville de Marivan. Selon les
informations recueillies, ces deux hommes n’ont été soumis à aucun
interrogatoire, pas plus qu’ils n’ont bénéficié d’un procès. Très
récemment, le 2 mars 2003, Mohammad Golabi aurait été exécuté par
pendaison ; il s’agissait d’un membre du Komala.
Amnesty International ne dispose d’aucune information sur la nature des
charges retenues contre cet homme, ni sur son procès. Beaucoup craignent
que les autorités ne procèdent à ces exécutions dans le but d’effrayer
la population kurde. Amnesty International a recensé 113 exécutions en
Iran au cours de l’année 2002, mais il est possible que ce chiffre soit
très en deçà de la réalité. La peine de mort est le châtiment le plus
cruel, inhumain et dégradant qui soit, et constitue une atteinte à la Déclaration
universelle des droits de l'homme. L’Iran est partie au Pacte
international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), dont
l'article 6 dispose : «Dans les pays
où la peine de mort n'a pas été abolie, une sentence de mort ne peut être
prononcée que pour les crimes les plus graves». En vertu de
l’article 14-5 de cet instrument, toute personne reconnue coupable d’une
infraction a le droit de former un recours contre sa condamnation à la
peine capitale, c’est la
raison pour laquelle nous
souhaitons votre
intervention auprès de la République
Islamique d’Iran permettra
d’ obtenir des éclaircissements
sur les circonstances dans lesquelles les autorités ont procédé à l’exécution
des personnes susmentionnées ; il convient de demander également des précisions sur les procédures judiciaires
dont celles-ci ont fait l’objet, et notamment sur la nature des charges
retenues contre elles ; il sera souhaitable d’une part, que les
autorités de la République Islamique d’Iran libèrent
ADNAN HASSANPOUR et avec
les autres femmes et hommes
prisonniers politiques
et d’autre part
c’est l’honneur de la France de saisir
l’ONU , qu’elle reconnaît que les États ont le droit et le devoir de
traduire en justice les auteurs présumés d'infractions prévues par la
loi, mais qu’elle est fermement opposée à la peine de mort, qui
constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit ; et
afin de
rappeler aux autorités
iraniennes que la peine capitale constitue une atteinte à la Déclaration
universelle des droits de l'homme, ainsi qu’une violation du Pacte
international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel
l’Iran est partie; et les
autorités ont obligé de donner
immédiatement des précisions sur le lieu de détention de Khaled
Faraidouni, Nader Afani, Hasan Mahmoudi, Kheder Viesi, Rasul agressive,
Anvar Alizadeh, Mohammad Esmailzadeh ou Esmaili et Mohammad Mehdi Zaliye,
ainsi que des cinq Arabes de sexe masculin, Fadhil Muqaddam, Rahim Sawari,
Amir Saidi, Hashem Bawi et Abbas Sherhani, Mohammad Sadiq Kabudvand
et de toute autre personne maintenue en détention ;
Dans
l’attente de votre intervention, nous
vous prions de croire, Monsieur
le Président de la République, à
l’assurance de notre haute
considération.
Evin
CICEK, économiste, écrivain,
Journaliste scientifique
Dr Ali
KILIC, Docteur en philosophie des
Sciences.
Dijon le
12-07-2007
-
|
|
|